Archive pour le Tag 'région'

Région Alsace : comme la Corse, un statut spécifique ?

Région Alsace : comme la Corse, un statut spécifique ?

 

Le gouvernement serait prêt à envisager un statut spécifique pour l’Alsace. Un statut qui se justifierait tout autant sinon davantage que celui de la Corse et qui pourrait même être inscrit dans la constitution il s’agirait d’une nouvelle collectivité avec des compétences particulières liées à l’histoire, à la culture et à la position géographique des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Ce serait sans doute aussi une excellente manière pour montrer à certains Corse que des spécificités existent aussi ailleurs que dans leur région, des spécificités qui ne sont pas instrumentalisées pour des revendications nationalistes voir indépendantistes. À ce propos, le gouvernement ferait bien d’engager une réflexion globale sur les régions dont beaucoup présentent des particularités qui mériteraient des délégations de compétences, bref une grande autonomie. Une autonomie qui pourrait concerner aussi la Lorraine pour certaines raisons identiques à celles de l’Alsace. Mais une autonomie plus générale concernant l’ensemble des régions françaises qui ont besoin de se libérer du carcan étatiste où par exemple les administrations centrales décentralisées font double emploi avec les administrations territoriales. À terme il faudrait situer un chef de gouvernement régional au préfet actuel ;  c’est-à-dire créer de véritables entités disposant d’une large autonomie notamment en matière économique ; tout simplement comme cela se pratique dans la plupart des grands pays européens Le gouvernement français serait donc  à envisager la reconstitution d’une collectivité en Alsace, où l‘on est entré en guerre contre la création, en 2015, de la région Grand-Est qui menacerait selon ses détracteurs l’identité et le potentiel alsaciens. Jean-Louis Marx, le préfet de région, a déclaré vendredi à des journalistes que le Premier ministre Edouard Philippe lui avait confié une mission pour étudier la possibilité de créer une collectivité à statut particulier par fusion de ses deux départements et délégations de compétences, répondant à la revendication des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. “Il me demande de mener une réflexion sur une évolution du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à l’intérieur du Grand-Est”, a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes. Matignon lui prescrit d’évaluer “la réalité des volontés exprimées”, les avantages et inconvénients d’une fusion et de confronter les possibles au cadre constitutionnel et à d’éventuelles évolutions législatives. Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, respectivement présidents des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, qui ont multiplié ces derniers mois les rendez-vous avec des responsables gouvernementaux et parlementaires, se sont félicités d’une décision qui «montre que l’avenir de l’Alsace est devenu un sujet d’intérêt national». Les deux élus de centre-droit ont renoncé à leur demande initiale d’une sortie du Grand-Est, qui réunit l’Alsace, son moteur économique, la Lorraine et Champagne-Ardennes. «Pour nous, ce serait l’idéal. Mais le président de la République, fin octobre, nous avait dit qu’on pouvait réfléchir à une évolution institutionnelle mais que le cadre était le Grand-Est », a expliqué à Reuters Brigitte Klinkert. Les deux départements demandent à l’Etat de lui transférer la coopération transfrontalière, le bilinguisme, l’apprentissage ainsi que la gestion des routes nationales et des autoroutes non concédées. Ils revendiquent également la compétence aujourd’hui régionale sur le développement économique et le tourisme. Les spécificités historiques et géographiques de l’Alsace, seule région française de culture germanique avec le département lorrain de la Moselle, justifient, à leurs yeux, cette démarche. «La chance de l’Alsace, qui est aussi la chance du Grand-Est et de la France, c’est son ouverture vers le Bade-Wurtemberg (allemand) et la Suisse du nord-ouest, les deux régions les plus prospères d’Europe», justifie Brigitte Klinkert.

Emplois en 2017 :25% en région parisienne

Emplois en 2017 :25% en région parisienne

Proportionnellement au nombre d’habitants la région Parisienne offre le plus d’emplois. En  France, la région parisienne occupe la première marche du podium, avec 1.683.100 offres d’emploi publiées en 2017. Soit 25,1% des offres françaises.  Dans la capitale, 461.212 offres ont été proposées en 2017. Ensuite, loin derrière, on découvre Nanterre (44.919 offres), Boulogne Billancourt (23.112 occurrences), Saint-Denis (19.347 offres), Versailles (16.310 offres), Évry (15.010 emplois proposés), Créteil (14.428 offres), Courbevoie (13.619 offres), Levallois-Perret (12.322 offres), et enfin Issy-les-Moulineaux, qui a enregistré 11.751 offres. Ces chiffres ont été obtenus sur la base de 7 millions d’offres d’emploi recueillies et analysées par Jobijoba durant l’année 2017. La deuxième région la plus dynamique en matière d’offres d’emploi est l’Auvergne-Rhône Alpes, avec 13,5%, soit quasiment deux fois moins que la région parisienne… On retrouve ensuite la Nouvelle-Aquitaine sur la troisième marche du podium avec 7,7%, puis les Pays de la Loire, quatrième avec 7,3% des offres captées. La Provence-Alpes Côte d’Azur et les Hauts-de-France sont en plein milieu du classement, qui se termine à la 13e et 14e place avec les DOM-TOM (1,8%) et la Corse (0,2%) qui ferme la marche.  Le baromètre a également isolé six secteurs attractifs, qui ont proposé le plus d’offres d’emploi sur le marché français en 2017. Le grand gagnant: le secteur du commerce-vente qui a concentré 16,5% des offres, secondé par l’informatique et ses 9,4% d’offres d’emploi. Vient ensuite le secteur des Ressources humaines-gestion (8,7%), l’industrie (7,8%) et enfin la comptabilité et les métiers liés au secrétariat-administratif (qui représentent chacun 6% d’offres captées).

Un centralisme à contre courant (Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie)

Un centralisme à contre courant (Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie)

 

Dans une tribune parue dans le JDD, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, Carole Delga  s’inquiète d’une recentralisation qui va à l’encontre de l’histoire.

 

 

« L’État, c’est moi. » Cette formule attribuée à Louis XIV est-elle en passe de redevenir d’actualité à l’heure où le président Macron entame un acte de recentralisation qui ne dit pas son nom? Une recentralisation à contre-courant de l’histoire, de la mondialisation et de la proximité demandée par nos concitoyens. Le gouvernement vient de revenir sur la décision prise en 2016 de permettre aux Régions d’assumer la compétence économique des départements en leur octroyant 450 millions d’euros pour compenser ce transfert. Et de quelle façon! Gérald Darmanin a ainsi déclaré : « Les Régions voulaient le fromage, le dessert, le plat et l’entrée et peut-être aussi le digestif. »  Autre manifestation de cette volonté de limiter la liberté des collectivités : l’article 10 du nouveau projet de loi de programmation des finances publiques voté la semaine dernière à l’Assemblée institue un encadrement de leurs dépenses. C’en est fini des collectivités qui « s’administrent librement pour l’exercice de leurs compétences », selon l’article 72 de la Constitution. Un inquiétant et inadmissible retour en arrière. Six mois ne se sont pas écoulés depuis l’instauration du gouvernement Philippe et déjà le pacte girondin est remplacé par l’autorité jacobine froide et brutale. La signature de l’État n’a plus que la valeur de l’encre. Les assemblées élues sont court-circuitées par Bercy. Les élus locaux, jugés « trop nombreux » et « dispendieux », reçoivent la leçon de Paris qui sait tout et voit tout. Face à cette recentralisation, je propose une « République des territoires » basée sur la confiance et le respect. Régions, départements, intercommunalités, communes ont démontré, depuis les premières lois de décentralisation voici trente-cinq ans, leur capacité à s’entendre, à bâtir, à investir pour nos concitoyens. Oui, l’État, c’est nous! Et nous tous!

 

 

Financement région : à vous de trouver les sous (Valls)

Financement région : à vous de trouver les sous (Valls)

 

C’est en substance ce qu’a dit Manuel Valls aux régions après leur refus de mettre en place une nouvelle taxe pour financer les compétences des régions en matière d’économie. Le Premier ministre Manuel Valls demande aux régions de trouver un moyen pour dégager 600 millions d’euros de recettes supplémentaires en 2017. Irrité par l’attitude des régions, le gouvernement met la pression. Le Premier ministre Manuel Valls a en effet prévenu les régions dans un courrier que leurs propositions pour remplacer la taxe qui devait compenser leur engagement dans le domaine économique devront s’inscrire dans le cadre de la « trajectoire des finances publiques » du gouvernement. L’association des régions de France (ARF) avait en effet indiqué en début de semaine qu’elle ne voulait plus de cette nouvelle taxe, dont le principe avait été acté fin juin avec le gouvernement, au moment de la signature de « l’Acte II de la plateforme Etat- Régions » le 28 juin dernier. « Le gouvernement restera naturellement à l’écoute de vos propositions qui devront s’inscrire néanmoins dans le cadre de notre trajectoire de finances publiques, nécessaire au redressement de la France », a écrit le Premier ministre dans cette lettre adressée jeudi à Philippe Richert, le président (LR) de l’ARF. Manuel Valls rappelle que deux plateformes Etat-Régions ont été élaborées depuis début 2016 pour consolider le rôle des régions en faveur de l’emploi, la formation, la santé et les transports. Ce recul de l’ARF est donc un coup d’arrêt dans les bonnes relations nouées ces derniers mois entre les régions, majoritairement de droite, et le gouvernement. Fin juin, rappelle le Premier ministre, « un consensus » avait été « esquissé », « sur la possibilité pour les régions de dégager une recette supplémentaire de 600 millions d’euros en 2017, au travers d’une taxe spéciale d’équipement régionale (TSER), dont l’activation serait facultative ». « L’ARF avait souligné publiquement l’intérêt et l’équilibre d’un tel dispositif », note-t-il. Plusieurs présidents de régions, majoritairement de la droite et du centre depuis les élections régionales de décembre, aux premiers rangs desquels les « LR » Christian Estrosi (Paca) et Xavier Bertrand (Hauts-de-France), se sont par la suite opposés à cette nouvelle taxe. La droite s’est en effet engagée durant la campagne des régionales à ne pas augmenter ou créer d’impôts. Autrement dit, les présidents de région n’assument pas politiquement cet accord du 28 juin.  Pour financer ces 600 millions d’euros, l’ARF a donc demandé au Premier ministre « la réouverture des discussions sur le volet financier » de leurs engagements, et un rendez-vous dans les plus brefs délais. Les présidents demandent au gouvernement de réfléchir à un autre mécanisme basé sur une modulation des dotations, sur l’octroi d’une enveloppe ou même sur le transfert d’une taxe spécifique, comme la TICPE. Manuel Valls en « prend acte » et laisse la porte ouverte à de nouveaux échanges pour parvenir à une autre solution, mais il dit bien que c’est aux régions de proposer, et dans un cadre budgétaire rigoureux. Ce qui de facto exclut certaines solutions évoquées par les régions. Les négociations risquent donc d’être difficiles dans ces prochaines semaines.

(Avec AFP)

Financement région : à vous de trouver les sous ! (Valls)

Financement région : à vous de trouver les sous (Valls)

 

C’est en substance ce qu’a dit Manuel Valls aux régions après leur refus de mettre en place une nouvelle taxe pour financer les compétences des régions en matière d’économie. Le Premier ministre Manuel Valls demande aux régions de trouver un moyen pour dégager 600 millions d’euros de recettes supplémentaires en 2017. Irrité par l’attitude des régions, le gouvernement met la pression. Le Premier ministre Manuel Valls a en effet prévenu les régions dans un courrier que leurs propositions pour remplacer la taxe qui devait compenser leur engagement dans le domaine économique devront s’inscrire dans le cadre de la « trajectoire des finances publiques » du gouvernement. L’association des régions de France (ARF) avait en effet indiqué en début de semaine qu’elle ne voulait plus de cette nouvelle taxe, dont le principe avait été acté fin juin avec le gouvernement, au moment de la signature de « l’Acte II de la plateforme Etat- Régions » le 28 juin dernier.

« Le gouvernement restera naturellement à l’écoute de vos propositions qui devront s’inscrire néanmoins dans le cadre de notre trajectoire de finances publiques, nécessaire au redressement de la France », a écrit le Premier ministre dans cette lettre adressée jeudi à Philippe Richert, le président (LR) de l’ARF. Manuel Valls rappelle que deux plateformes Etat-Régions ont été élaborées depuis début 2016 pour consolider le rôle des régions en faveur de l’emploi, la formation, la santé et les transports. Ce recul de l’ARF est donc un coup d’arrêt dans les bonnes relations nouées ces derniers mois entre les régions, majoritairement de droite, et le gouvernement. Fin juin, rappelle le Premier ministre, « un consensus » avait été « esquissé », « sur la possibilité pour les régions de dégager une recette supplémentaire de 600 millions d’euros en 2017, au travers d’une taxe spéciale d’équipement régionale (TSER), dont l’activation serait facultative ». « L’ARF avait souligné publiquement l’intérêt et l’équilibre d’un tel dispositif », note-t-il. Plusieurs présidents de régions, majoritairement de la droite et du centre depuis les élections régionales de décembre, aux premiers rangs desquels les « LR » Christian Estrosi (Paca) et Xavier Bertrand (Hauts-de-France), se sont par la suite opposés à cette nouvelle taxe. La droite s’est en effet engagée durant la campagne des régionales à ne pas augmenter ou créer d’impôts. Autrement dit, les présidents de région n’assument pas politiquement cet accord du 28 juin.  Pour financer ces 600 millions d’euros, l’ARF a donc demandé au Premier ministre « la réouverture des discussions sur le volet financier » de leurs engagements, et un rendez-vous dans les plus brefs délais. Les présidents demandent au gouvernement de réfléchir à un autre mécanisme basé sur une modulation des dotations, sur l’octroi d’une enveloppe ou même sur le transfert d’une taxe spécifique, comme la TICPE. Manuel Valls en « prend acte » et laisse la porte ouverte à de nouveaux échanges pour parvenir à une autre solution, mais il dit bien que c’est aux régions de proposer, et dans un cadre budgétaire rigoureux. Ce qui de facto exclut certaines solutions évoquées par les régions. Les négociations risquent donc d’être difficiles dans ces prochaines semaines.

(Avec AFP)

Résultats Elections régionales: aucune région pour le FN

Elections régionales: aucune région pour le FN

Les abstentionnistes du premier tour se sont réveillés au second et ont fait barrage au FN qui ne remporterait aucune région. Ce dimanche se déroule le second tour des élections régionales en France. Plus de 45 millions de Français sont attendus aux urnes pour ces dernières élections avant les présidentielles de 2017. C’est par ailleurs le premier scrutin régional à 13 régions. Voici les premiers résultats, selon RTBF, c’est le républicain Xavier Bertrand qui aurait remporté le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au détriment de Marine Le Pen. En PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), c’est Christian Estrosi qui remporterait la région. , Philippe Richert (LR) aurait battu le candidat FN Floriant Philippot en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le socialiste Alain Rousset resterait en tête. François Bonneau (PS+PRG) aurait gagné le Centre-Val de Loire, Gilles Simeoni aurait remporté la Corse, Bruno Retailleau (LR) serait en tête de la région Pays de Loire et Jean-Yves Le Drian (PS) aurait remporté la Bretagne.

Claude Bartolone : changer le nom de l’Ile de France en « région de Paris »

Claude Bartolone : changer le nom de l’Ile de France en « région de Paris »  

 

Bartolone candidat en <ile de France aux régionales veut changer le nom «  Ile de France jugé trop ringard. Il  a annoncé mardi envisager de modifier le nom de la région qu’il voudrait présider. Face aux étudiants de l’école de commerce Essec, il a affirmé que le terme « Île-de-France » n’était pas assez reconnaissable à l’international, raconte Le Figaro. Selon un étudiant qui a assisté à la conférence, le président de l’Assemblée nationale voudrait intégrer « Paris » dans le nom de la collectivité, tout en disant ne pas savoir « si ce sera possible ». Mais il estime qu’actuellement, la région ne profite pas « de la marque la plus connue au monde après Coca-cola, c’est dommage ». Il faudrait « tenir compte de la tradition mais aussi [...] d’une adresse plus compréhensible dans le cadre de la mondialisation », a précisé auprès du Figaro l’élu de Seine-Saint-Denis.Claude Bartolone se dit « persuadé » que cette proposition pourra mener à une discussion s’il est élu face à Valérie Pécresse lors des régionales de décembre 2015. 

Immobilier : la région Pays de Loire, zone sinistrée en dehors de Nantes

Immobilier : la région pays de Loire, zone sinistrée en dehors de Nantes

Le Figaro rapporte aujourd’hui les  éléments d’une étude du crédit foncier qui constate que le prix de l’immobilier est environ 30 % moins chers dans la région des Pays de la Loire. Un constat en contradiction avec une situation économique considérée comme dynamique par rapport au reste de la France. 4e PIB par habitant de France, taux de chômage le plus faible, et 3e croissance démographique sur l’ensemble des 13 régions. Effectivement le prix de l’immobilier est nettement en baisse depuis quelques années. Des prix qui dans l’ancien se négocient en moyenne autour de un peu plus de 2000 € le mètre carré. Mais il s’agit d’une moyenne et plus on s’éloigne de Nantes  vers l’est et plus les prix ne diminuent. En cause notamment la fermeture d’innombrables entreprises dans les villes moyennes et petites de la région. La région ce caractérise en effet par de très grande disparité sociale et économique. Certaines petites villes comme Saumur par exemple perdant même de la population. Dans le nord saumurois il est même possible acquérir un bien pour 100 000 € voir 80 000. La  région se concentre de plus en plus autour de Nantes et la désertification s’installe quand on s’en éloigne. La population des Pays de la Loire a augmenté de 18% entre 1990 et 2014, contre 13% au niveau national. Si l’on fait les comptes sur une année, la région gagne environ 30.000 habitants par an. Où s’installent en majorité ces nouveaux arrivants? C’est toute l’aire urbaine nantaise qui est la grande gagnante.  Avec près de 300.000 habitants dans sa commune et 900.000 dans son aire urbaine, Nantes constitue la sixième ville de France et la première de l’Ouest du pays. Les villes d’Angers et du Mans sont relativement peu dynamiques comparées à la région.  La région Pays de la Loire compte environ 1,9 million de logements, ce qui représente 6% du parc de logements. À noter que la région rassemble également 6% de la population nationale. De quoi est composé ce parc de logements ligériens? Aux trois quarts (73%) de maisons, selon le Crédit Foncier, soit quasiment 20 points de plus que la moyenne nationale, qui est de 56%. Les appartements ne représentent que 27% des logements, et ce, malgré la présence d’une grande métropole comme Nantes. Sur l’ensemble de la région, la proportion propriétaires/locataires est similaire à la tendance observée en France: 65% de propriétaires, contre 35% de locataires.  Les  prix de l’immobilier dans cette région sont inférieurs à la moyenne nationale, dans l’ancien comme dans le neuf. Le prix au mètre carré d’un logement ancien se monnaie à 2223 euros, quasiment 1000 euros moins cher dans cette région que dans le reste de la France. Pour le marché du neuf, cette tendance se vérifie, mais elle est moins accentuée. Le mètre carré se vend 3007 euros, contre 3655 euros pour l’ensemble du pays.

Président délégué de région : un nouveau job pour les politiques

Président délégué’ de région : un nouveau job pour les politiques

La France croule déjà sous le nombre de superstructures, d’autorités administratives et  politiques, d’élus locaux, de députés, de sénateurs, pourtant on va sans doute décider de créer un nouveau poste : celui de président délégué de région. Un poste hiérarchiquement entre le président et les vice-présidents. Cela pour combler le vide existentiel de certains élus des régions qui vont disparaître. Il est clair que ce vice-président délégué aura bien entendu besoin d’une superstructure de locaux de moyens financiers qui ne feront qu’ajouter au gaspillage actuel. Du coup la réforme territoriale complètement manquée du fait du maintien des départements sera d’autant plus ratée. La semaine dernière, Damien Alary annonçait, après une rencontre avec Manuel Valls, la création d’un poste de « président délégué » pour chacune des 13 nouvelles grandes régions. Une fonction qui s’intercalera entre « les vice-présidents et le président » et verra le jour à travers « un texte de loi » présenté à l’automne au Parlement. Depuis, l’actuel président de la région Languedoc-Roussillon, qui fusionne avec Midi-Pyrénées, fait l’objet de nombreuses critiques. Le ticket PS-PRG – validé fin juillet – prévoit un « quatuor » composé de Carole Delga (PS) et Damien Allary (PS), Sylvia Pinel (PRG) et Didier Cordoniou (PRG). En cas de victoire, la présidence de la région reviendra à Carole Delga et le poste de premier vice-président à Sylvia Pinel. « Il crée un poste et une loi pour lui. C’est hallucinant », dénonçait dans le JDD Gérard Onesta, son adversaire écologiste. « C’est la bonne petite cuisine au beurre de Solferino », complétait Philippe Saurel, le maire (ex-PS) de Montpellier.  Dans l’entourage du principal concerné, on se défend de toute « loi Alary ». « C’est une proposition qui émane de Paris. Il s’agira d’une mesure nationale pour assurer l’équilibre entre les territoires et une meilleure convergence des politiques publiques dans un esprit de bonne gouvernance. Et ce, dans toutes les régions qui fusionnent », indique au JDD.fr Renaud Holfer-Aubrac, le directeur de cabinet de Damien Alary. « Elle n’est absolument pas réservée à la seule région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées », ajoute-t-il. Contrairement au découpage géographique et aux compétences, la gouvernance n’était pas traitée dans la loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République). « Avoir une personne qui soit le garant de la bonne adaptation des politiques publiques de son territoire dans un espace plus grand n’est pas totalement saugrenu », renchéri également l’un des proches de l’actuel président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui rappelle que l’accord a été validé par le PRG. Dans Le Figaro, le candidat Les Républicains, Dominique Reynié, critiquait mardi une réforme qui « va coûter 114 millions d’euros » aux contribuables. « Avec la grande région, nous passerons de 32 élus composant les gouvernances du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées à – deux présidents et 30 vice-présidents – à 17, avec un président, un président délégué et 15 vice-présidents », lui répond Renaud Holfer-Aubrac. Malgré les critiques autour de cette annonce, Damien Alary n’a pas encore publiquement et personnellement réagi. Le 18 juillet, soit avant l’accord et la polémique, il déclarait dans Midi-Pyrénées Politiques : « J’irai au bout du binôme que je forme avec Carole Delga. Je suis favorable à un accord avec le PRG (…) Une absence d’accord avec le PRG peut faire perdre 2 ou 3 points au PS. Mais le fait que le Languedoc ne soit pas représenté peut en coûter 10 ou 12. » Reste à savoir quelle forme prendra ce futur « texte de loi » entérinant la création de la présidence déléguée. Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée, ni par Damien Alary lors de sa conférence de presse, ni par Matignon. Tout juste sait-on qu’il sera présenté à la rentrée au Parlement. Mercredi, Le Canard Enchaîné évoque « une proposition de loi relative à l’organisation des exécutifs régionaux », qui serait soumise lors de la session extraordinaire qui débute le 14 septembre. Le texte devra être voté avant les élections régionales de décembre.

 

Région-département : une réforme pour rien !

Région-département : une réforme pour rien !

 

Finalement une reforme pour rien. On devait supprimer les départements : ils sont maintenus. On devait transférer le maximum de compétences aux régions : les départements en conserveront de nombreuses. Restera l ‘intercommunalité maintenu à 20 000 habitants. Un critère idiot puisque dans certaines zones très urbanisée l’intercommunalité s’effectuera sur 1 ou 2 kms dans d’autres zones très rurale jusqu’à 70 kms ! Avec en plus des découpages tout a fait arbitraire.   Les députés français ont adopté vendredi en deuxième lecture le projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République (dite « loi NOTRe ») qui redéfinit les compétences des nouvelles régions, des départements et des communes. Ce texte, qui complète la loi ramenant de 22 à 13 le nombre des régions métropolitaines, limite les transferts de compétences des départements aux régions et aux intercommunalités, contrairement aux ambitions initiales du projet du gouvernement qui souhaitait réduire fortement le coûteux « mille-feuille » administratif français. Le texte initial proposait de transférer le maximum de compétences des départements aux régions et aux intercommunalités en vue de la suppression des conseils départementaux en 2020. Mais de nombreux élus, notamment les radicaux de gauche qui appartiennent à la majorité présidentielle, ont obtenu du Premier ministre Manuel Valls qu’il se prononce en faveur du maintien des départements, notamment en zone rurale. Les députés ont également réduit les pouvoirs et moyens de la future métropole du Grand Paris (MGP). Un amendement du gouvernement a été voté qui fixe au début de 2017 le transfert à celle-ci de ses principales compétences. Les groupes PS, écologiste et radicaux de gauche ont voté ce texte dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir supprimé de nombreuses dispositions ajoutées par le Sénat, où la droite est majoritaire. Les groupes Les Républicains, UDI (centriste) et Front de gauche ont voté contre. A la demande du gouvernement, les députés ont décidé de transférer aux régions la gestion des transports scolaires alors que le Sénat proposait de les laisser aux départements. L’Assemblée a également rétabli à 20.000 habitants – le Sénat l’avait fixé à 5.000 – le seuil minimal d’une intercommunalité et a décidé que les conseillers intercommunaux seraient élus au suffrage universel direct. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat devrait se réunir prochainement afin de tenter de mettre au point un texte commun aux deux assemblées.

 

Jean-Marie Le Pen renonce à la région Paca

Jean-Marie Le Pen renonce à la région Paca

C’est une  sorte de renoncement à la future présidence de la région PACA pour Jean Marie Lepen puisqu’il consent à être remplacé comme candidat par sa petite fille Marion Maréchal Lepen. Une orientation qu’avait déjà avancé Marine Lepen. Jean-Marie Le Pen, dont la rupture avec sa fille Marine, présidente du Front national, est consommée, ne semble donc  plus exclure de renoncer à se présenter aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur mais à condition que sa petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen, soit investie à sa place. Marine Le Pen a annoncé qu’elle s’opposerait à la candidature de son père après une nouvelle salve de provocations du fondateur et président d’honneur du FN, notamment dans une interview au journal d’extrême droite Rivarol. Le bureau exécutif du Front national est convoqué le 17 avril pour examiner les investitures des têtes de liste aux régionales de décembre. « Je ferai connaître ma position lundi », annonce Jean-Marie Le Pen, 86 ans, dans Le Journal du Dimanche (JDD). « Si je n’étais pas candidat, je ne vois que Marion », ajoute-t-il. « Il n’y a aucune autre personnalité qui ait autant de notoriété et de particularité au sein du Front national pour cette région. » Marion Maréchal-Le Pen, 25 ans, nièce de Marine Le Pen et députée du Vaucluse, a toujours, jusqu’ici, refusé de prendre parti contre son grand-père et il paraît peu probable qu’elle accepte l’investiture du FN s’il conduit une liste dissidente. Marine Le Pen juge les provocations répétées de son père nuisibles à sa stratégie de « dédiabolisation » et d’implantation électorale du FN et a annoncé jeudi qu’elle engagerait contre lui une procédure disciplinaire. Une annonce que l’intéressé tourne en dérision : « Je ne suis au courant de rien », dit-il au JDD. « Cela doit être la honte qui les freine. Qui attachera la clochette à la queue du chat ? »

 

Trois Français sur dix pour une région FN,

Trois Français sur dix pour une  région FN

 

C’est comme au poker globalement 75% des Français ne jugent pas la politique économique très crédible mais ils veulent voir et 30% souhaitent qu’une région soit dirigée par le FN. Pour voir justement ce que cela peut donner. A noter qu’il est possible que le FN remporte un ou deux régions aux élections régionales notamment la région PACA. Plus de trois Français sur dix souhaitent donc que le Front national dirige au moins une région française à l’issue des élections de décembre prochain, selon un sondage BVA pour Orange et iTELE diffusé samedi. A la question de savoir s’ils voudraient voir une région de France dirigée par un élu FN, 31% des personnes interrogées répondent oui, soit un niveau supérieur à tous les scores moyens à l’échelle nationale dans l’histoire du FN. Un peu plus d’un tiers (37%) des sympathisants UMP répondent par l’affirmative à cette question, contre 5% pour l’ensemble des sympathisants de gauche. A huit mois du scrutin des 6 et 13 décembre, dont le mode de scrutin, la proportionnelle à deux tours, pourrait profiter au parti de Marine Le Pen qui a obtenu 22,23% des suffrages au premier tour des élections départementales de mars, 68% des sondés disent toutefois ne pas souhaiter une arrivée du FN au pouvoir dans une région. De même, alors que le Front national confirme à chaque élection ses bons résultats et son ancrage territorial naissant, 24% des sondés affirment qu’ils pourraient voter pour Marine Le Pen à la présidentielle de 2017. La question ne précise pas les conditions du vote : premier ou second tour, et adversaires possibles. En 2012, François Hollande et Nicolas Sarkozy s’étaient qualifiés pour le second tour avec respectivement 28,63% et 27,18% des voix. Marine Le Pen avait obtenu 17,90% des suffrages. Le sondage a été réalisé par téléphone puis sur internet les 2 et 3 avril auprès d’un échantillon de 1.030 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et constitué selon la méthode des quotas.

 

Régions: bricolage territorial voté par l’assemblée

Régions: bricolage territorial voté par l’assemblée

Le bricolage territorial à 13 régions a été voté par l’assemblée. Du bricolage parce sur un  tel enjeu une consultation démocratique aurait été nécessaire. Ensuite parce qu’on ne tient pas assez compte de réalités économiques et sociales, exemple cette région Centre qui ne correspond à rien (aujourd’hui comme demain).Parce  que le découpage tient surtout compte des intérêts électoraux enfin et surtout parce qu’il fallait commencer par supprimer les départements (mais il aurait fallu une réforme institutionnelle que Hollande ne pouvait réaliser).   Les députés ont  donc adopté mercredi le premier volet de la réforme territoriale qui prévoit une nouvelle carte de France à 13 régions et le report des élections départementales et régionales de mars à décembre 2015. Le projet de loi a été approuvé par 261 députés, 205 votant contre et 85 s’abstenant. Il repartira en seconde lecture à l’automne au Sénat où la carte pourrait encore évoluer. Les parlementaires débattront également à l’automne du second volet, qui renforcera les compétences de ces grandes régions au détriment des conseils généraux. La carte, redessinée par les socialistes, prévoit, par rapport au projet original du gouvernement, la fusion des régions Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine, le rattachement de Champagne-Ardenne à l’Alsace et la Lorraine et l’union entre le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. « Cette carte correspond à ce qu’il faut pour le pays », avait dit aux députés Manuel Valls, le chef du gouvernement, lors de la séance de questions au gouvernement. Le texte était soutenu par le PS, rejeté par le Front de gauche et l’UMP. Les écologistes se sont abstenus, tout comme une majorité de l’UDI. Les radicaux de gauche se sont divisés, une majorité s’abstenant ou votant contre.

Circulation alternée à Paris et région parisienne

Circulation alternée à paris et région Parisienne

 

Le gouvernement a décidé d’imposer la circulation alternée à Paris et dans la petite couronne, lundi 17 mars, en raison du pic de pollution observé en région parisienne ces derniers jours. La mesure est effective depuis ce matin, 5h30. Voici ce qu’il faut savoir sur cette mesure.

La mesure de circulation alternée s’applique à Paris et dans les communes suivantes :
- Dans les Hauts-de-Seine : Montrouge, Malakoff, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret et Clichy
- En Seine-Saint-Denis : Saint-Ouen, Pantin, Le-Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Bagnolet, Montreuil, Aubervilliers et Saint-Denis
- Dans le Val-de-Marne : Vincennes, Saint-Mandé, Charenton-le-Pont, Ivry-sur-Seine, Le Kremlin-Bicêtre et Gentilly

Dans ces communes, seule l’A86 n’est pas concernée par les mesures, de manière à permettre un transit routier normal autour de la zone de restriction parisienne. Dans la pratique, seuls les véhicules, y compris les deux roues immatriculés, portant une plaque impaire pourront circuler.  Toutefois, les véhicules électriques ou hybrides seront autorisés, quel que soit leur numéro d’immatriculation, de même que les voitures avec au moins trois personnes à bord. Une pratique considérée comme du covoiturage. Selon Frédéric Mazzela, PDG de covoiturage.fr, « on a constaté une augmentation des recherches de 42% et des offres de 17%. On a plus de demandes que d’offres mais on voit une augmentation significative de l’activité ». Tous les poids lourds seront interdits à l’exception des véhicules d’urgences, des camions frigorifiques, des voitures auto-écoles et des taxis, ainsi que les véhicules des titulaires de la carte professionnelle des journalistes et des représentants de commerce. « Des contrôles de police permettront de sanctionner d’une amende de 22 euros ceux qui voudraient contrevenir », a précisé le ministre de l’Écologie, Philippe Martin. En tout, 700 policiers seront mobilisés à Paris et dans les communes limitrophes pour veilleur à ce que les règles soient bien respectées. L’amende de 22 euros est la seule sanction prévue par le Code de la route, il n’y a pas de risque de perdre des points de permis. « S’il y avait des automobilistes particulièrement récalcitrants, il (pourra) y avoir immobilisation du véhicule », a précisé le préfet de police de Paris, Bernard Boucault.

 

Regroupement Structure administratives : pour un référendum

Regroupement Structure administratives : pour un référendum

 

Hollande a enfin compris qu’il fallait mettre fin au mille feuilles administratif. Problème toutefois sur r la méthode car c’est surtout sur la base du volontariat. En clair en fonction des intérêts et envies des élus ; Curieuse méthode de laisser à chacun le soin  de décider sur un enjeu aussi central Ainsi on pourrait regrouper avec Paris les départements voisins (ce que veut en particulier Ayrault)  comprenant chacun plus d’une million d’habitants tandis qu’on laisserait le Limousin par exemple demeurer en structure régionale et départementale pour 700 000 habitants (pour l’ensemble de la région). C’est la structuration de l’espace à la demande ! En faiat il ne faut surtout pas trop contrarier les élus qui constitue la base de l’oligarchie, cela vaut  aussi pour les communes : 36 000 incitées elles aussi au regroupement mais pas trop. Sur un enjeu aussi politique mais aussi économique, la bonne méthode aurait consisté à décider par referendum et non par marchandage de type Hollandais. . . François Hollande a affirmé mardi sa volonté d’en finir avec « les enchevêtrements, les doublons et les confusions » dans les collectivités territoriales françaises pour rationaliser leur gestion et, à terme, réduire les dépenses publiques. Il a laissé entendre que le nombre des régions et des départements pourrait être réduit à la faveur de fusions et souhaité un renforcement des compétences des premières. Le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée, Thierry Mandon, a ainsi estimé que le nombre de régions pourrait être ramené à une quinzaine en métropole, sur un total de 22, ce qui est pour lui un nombre plancher sous lequel il ne serait « pas raisonnable » de descendre. Mais la future réforme ne se cantonnera pas aux régions. « Nous encouragerons toutes les fusions de collectivités territoriales quelle qu’en soit la nature », a déclaré à Reuters la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Cela concernera donc les régions, les 101 départements, les 36.600 communes et les 18.000 groupements intercommunaux de France, qui seront ainsi incités à se rapprocher, se regrouper ou fusionner sur une base volontaire.Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est ainsi dit favorable à la fusion des départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne avec Paris, constituée en « métropole » comme 12 autres grandes agglomérations françaises. « Autour des métropoles, il faut sûrement simplifier », a-t-il expliqué jeudi sur France Inter. « Je prends la métropole de Paris, et bien moi je suis favorable à ce qu’on aille vers la suppression des départements de la première couronne. » Le gouvernement modulera les dotations financières de l’Etat aux collectivités territoriales en fonction de leurs efforts de mutualisation de leurs services, d’intégration, voire de fusion, confirment les ministres concernés. « On conjuguera l’obligation, par exemple, de faire des conventions entre les métropoles et les départements avant le 1er janvier 2017, et une démarche d’incitation et d’aide », a expliqué à Reuters Marylise Lebranchu. François Hollande s’efforce ainsi de donner une impulsion à une nouvelle phase de la décentralisation engagée avec le vote en décembre de la loi créant les « métropoles ». Deux autres textes sont en préparation, dont l’un, sur les compétences des régions. Ce sont eux qui doivent être repris et enrichis pour tenir compte de la volonté présidentielle. Selon leur rapporteur à l’Assemblée, le député PS Olivier Dussopt, et Marylise Lebranchu, Jean-Marc Ayrault a décidé d’accélérer le processus en les regroupant en un texte, qui sera soumis au Parlement avant l’été pour adoption avant fin 2014. L’idée est que le cadre législatif soit en place avant les élections régionales et cantonales de 2015. Mais la réforme ne pourra être appliquée qu’après ces scrutins, dit la ministre. L’idée de réduire le nombre de collectivités, agitée depuis longtemps en France, s’est jusqu’ici heurtée aux résistances des élus. Paradoxalement, ce « mille-feuille » est pourtant considéré comme une source de gaspillages. Il n’y a ainsi que 16 Länder en Allemagne, qui gèrent un budget global de 286 milliards d’euros et 1,9 million d’agents publics, selon l’Association des régions de France (ARF). Mais ils exercent des compétences dévolues à l’Etat central dans d’autres pays, comme la France, dont les 27 régions (y compris celles d’Outre-mer) gèrent un budget de 26 milliards d’euros et 80.00 agents territoriaux. L’Allemagne (82 millions d’habitants) compte en revanche trois fois moins de communes que la France et ses 66 millions d’âmes. Selon le ministère de la Fonction publique, l’ensemble des collectivités locales françaises emploient 1,186 million de fonctionnaires, soit un budget global de 54,75 milliards d’euros, dont une partie financée par l’Etat par le biais de la dotation globale de fonctionnement (41,5 milliards en 2013). Cette dotation ne constitue qu’une partie des transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales, qui atteignent 100 milliards d’euros, selon la Cour des comptes. Ces collectivités contribuent à plus de 20% des dépenses des administrations, plus de 70% de l’investissement public et près de 10% de la dette publique française. Ce qui alimente des appels réguliers, notamment à droite, à une rationalisation. Le président de l’UMP, Jean-François Copé propose ainsi de fusionner l’ensemble des départements et des régions, une réforme esquissée sous Nicolas Sarkozy mais interrompue par son successeur et qui permettrait selon lui une économie de 10 milliards d’euros. Un chiffre contesté par Marylise Lebranchu: « Personne ne peut chiffrer aujourd’hui les économies. Ce que ne fera pas le département, quelqu’un d’autre devra le faire. Il faut se méfier de ces gens qui font des économies à coups de sabre et qui, en fait, transfèrent in fine ces dépenses. ». Quant au président PS de l’ARF, Alain Rousset, il estime que les économies ne résident pas tant dans la réduction du nombre de collectivités que dans la clarification de leurs compétences. Clarification également demandée par François Hollande.

 

La Mordavie : la région de Depardieu ! Un paradis ou presque

La Mordavie : la région de Depardieu ! Un paradis ou presque

 

Gérard Depardieu a fait le choix de s’installer en Russie et plus particulièrement en Mordovie, l’une des républiques qui forme la grande fédération du Caucase. A l’inverse, certains n’ont qu’une idée en tête : partir coûte que coûte. C’est le cas de Zara Mourtazalieva. Cette Tchétchène a passé huit ans et demi dans un camp de travail en Mordovie, à 500 km de la capitale, la région où sont actuellement retenues les « Pussy Riot ». A vingt ans, alors qu’elle faisait des études à Moscou, elle est contrôlée par la police. Elle montre ses papiers d’identité et se retrouve accusée de terrorisme. En réalité, les forces de l’ordre avaient mis à tort des explosifs dans son sac. Il y a trois mois, Zara Mourtazalieva a été libérée. Elle est arrivée en France où elle demande aujourd’hui l’asile politique. Depuis sa petite chambre à Paris, elle a suivi à la télévision toutes les images de Gérard Depardieu, tout sourire sur le tarmac de l’aéroport de Saransk. Pour elle, la Mordovie, c’est celle des camps de travail, qui datent de l’ère stalinienne. Elle se souvient des journées passées à coudre des uniformes de sept heures du matin à minuit. Alors imaginer Gérard Depardieu dans cette république la fait presque rire aujourd’hui. « J’ai du mal à croire que Gérard Depardieu aille vraiment s’installer là-bas. Une personne normale n’irait pas vivre là-bas. Lorsqu’on se réveille, on voit des camps, des grilles, des chiens, des hommes en uniforme… C’est un endroit oublié en Russie, froid et pluvieux. On dit qu’il n’y a jamais de soleil. Les seuls qui habitent là-bas, ce sont les fonctionnaires qui travaillent dans les camps », témoigne cette rescapée au micro d’Europe 1. La politique menée actuellement par Vladimir Poutine ne lui évoque donc que dégoût. « Alors peut-être que Depardieu aime la Russie, oui… Moi aussi j’aime la Russie ! Mais pas celle-là, pas celle d’aujourd’hui, pas lorsqu’on continue d’enfermer les opposants », déplore Zara Mourtazalieva.Pendant ces huit années passées en Mordovie, la vie n’a été qu’un enfer. « J’ai encore aujourd’hui dans la tête le bruit des grilles qui se referment derrière moi, les punitions des chefs qui voulaient ‘nous apprendre la vie’. Par exemple, quand on ne disait pas bonjour, on devait rester debout dehors toute la nuit par moins 30 degrés. Sans manteau. Et ça, jusqu’à ce qu’on tombe de fatigue ou de froid », raconte cette réfugiée qui conclut : « c’est ça ma Mordovie à moi ».

 




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