Archive pour le Tag 'réformes'

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Moody’s sceptique sur les réformes de Hollande

Moody’s  sceptique sur les réformes de Hollande

 

L’agence de notation Moody’s a annoncé vendredi le maintien de la note de la dette française à Aa1, soit le deuxième meilleur niveau de son échelle, mais exprimé son scepticisme à l’égard du succès des réformes de François Hollande. Moody’s continue de juger « négative » la perspective de la note française, signifiant qu’elle n’exclut pas de l’abaisser à moyen terme. « Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures » économiques, « la réalisation et l’efficacité de ces initiatives se heurtent à la persistance de rigidités » notamment sur le marché du travail, et à des « tensions politiques et sociales », estime l’agence dans son communiqué.   »Je ne peux que me réjouir » de l’annonce de Moody’s, a déclaré Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, ajoutant que la « France continue de bénéficier d’une note très élevée » auprès des agences de notation. « C’est la deuxième décision positive concernant la France après celle de Fitch », qui avait maintenu la note de la France, assortie d’une perspective stable le 20 décembre.  Alors que Moody’s estime que le Pacte de responsabilité annoncé par le gouvernement manquait de détails, le ministre a affirmé qu’il serait bâti « pendant les trois mois qui viennent ». « Nous avons pris la bonne direction », a-t-il conclu.

 

France : réformes et stabilité fiscale (Draghi)

France : réformes et stabilité fiscale (Draghi)

Pour Draghi la France à besoin de stabilité fiscale autrement dit elle ne peut plus augmenter les impôts. Et elle doit engager des réformes de structures, ce que de toute évidence de l’avis du président de la BCE, elle n’a pas fait. Contrairement à l’Allemane sous la conduite du social démocrate Schroeder ;  Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, donne crédit à la France d’avoir engagé « de gros efforts » mais estime qu’elle doit encore se réformer et retrouver une « stabilité fiscale », dans une interview au Journal du Dimanche. « De gros efforts ont été engagés, l’important est de continuer sur le chemin des réformes. Le gouvernement et les Français le savent », déclare Draghi, interrogé sur la situation du pays. « La compétitivité reste insuffisante et le redressement des comptes publics ne peut plus reposer sur la hausse des impôts. La France a besoin de retrouver une stabilité fiscale pour que les entreprises recommencent à investir », ajoute-t-il. Interrogé a contrario sur la bonne santé de l’Allemagne, le patron de la BCE met en avant que la première économie de la zone euro « va mieux que ses voisins parce qu’elle s’est donnée les moyens d’être plus compétitive grâce à des réformes structurelles courageuses ». Rendant hommage notamment aux réformes du marché du travail conduites sous l’ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schroeder, il estime que le pays « reste un exemple à suivre », même s’il « ne doit pas se reposer sur ses lauriers et (…) doit favoriser l’investissement, notamment dans ses infrastructures». Revenant également sur les critiques fréquentes d’orthodoxie de la BCE, Mario Draghi se défend en rappelant le mandat de l’institution, dont la « principale mission » de l’institution reste de « maintenir la stabilité des prix ». « Dans la mesure où nos actions stabilisent l’économie, elles contribuent à la réduction du chômage », souligne-t-il également. « Mais nous ne pouvons pas réduire le niveau structurel de chômage qui dépend du bon fonctionnement du marché du travail », ajoute-t-il. Interrogé par ailleurs sur l’opportunité de faire baisser l’euro face au dollar pour le rendre plus compétitif, Mario Draghi récuse toute « envie de spéculer sur la bonne parité eurodollar ». « Un taux de change élevé a des conséquences sur la croissance et l’inflation en Europe », reconnaît-il, tout en ajoutant n’avoir « pas d’objectif de change ».

 

Chine: nouvelles réformes et corruptions ?

Chine:  nouvelles réformes et corruptions ?

 

De nouvelles réformes pourraient être décidées pour libérer l’économie mais on voit mal comment elles pourraient être acceptées sans corruption ; c’est en effet la corruption de l’appareil qui avait permis de faire passer les précédentes réformes. En échange d’avantages, les membres de l’appareil s’étaient laissé convaincre. Les nouveaux riches chinois sont pour la plupart des anciens apparatchiks (comme en Russie). Les 376 membres du Comité central du Parti se réuniront à huis clos samedi sous haute garde dans un hôtel discret de Pékin pour un plenum de quatre jours, le troisième de ce type depuis la transition il y a un an au sommet du régime. Les deux premiers plenums servent traditionnellement à désigner les dirigeants du Parti et de l’Etat, le troisième à fixer les grandes lignes politiques et économiques. Avec parfois un impact décisif: c’est à cette occasion que Deng Xiaoping avait lancé en 1978 sa grande modernisation de l’économie chinoise. Cette fois, la réunion « devrait marquer un tournant, car des mesures drastiques de politique économique y seront dévoilées », a assuré l’agence officielle Chine nouvelle, à l’unisson de roulements de tambours dans la presse officielle. L’idée reste toutefois de donner plus de marges de manoeuvres aux marchés et non de saper le rôle du parti unique: selon des professeurs de l’école du PCC interrogés par Chine nouvelle, l’objectif d’éventuelles réformes politiques sera « de renforcer l’autorité du Parti et non de l’amoindrir. La réunion « déblaiera le terrain » vers « une croissance économique plus durable », grâce à « des réformes étendues et sans précédent », a promis un conseiller gouvernemental, cité lundi par le China Daily. De fait, le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Keqiang, en place depuis mars, affichent leur volonté de rééquilibrer la croissance de la deuxième économie mondiale, pour la rendre moins dépendante des exportations et des investissements dans les infrastructures. « Libérer les entreprises de l’emprise visible de l’Etat est l’une des préoccupations majeures du gouvernement », et le lancement d’une zone franche à Shanghai a été « un signal encourageant », a observé Yao Wei, économiste de la Société Générale. « Le plenum va certainement réaffirmer la détermination de Pékin à accélérer ces développements », mais « il ne faut pas espérer autre chose qu’une feuille de route avec de vagues échéances », a-t-elle aussitôt tempéré. Un scepticisme unanimement partagé par les experts de l’économie chinoise. « Certains sujets seront abordés: la protection sociale, la fiscalité, ou les réformes des marchés financiers. Mais il ne faut pas s’attendre à un train de mesures exhaustif et impliquant des évolutions radicales », abonde Cai Hongbin, professeur de finances à l’Université de Pékin. Selon lui, certaines mesures spécifiques pourraient même attendre le 13e plan quinquennal en… 2015. Le Parti pourrait certes décider d’autoriser les gouvernements locaux, lourdement endettés, à lever des fonds via des émissions obligataires — leur offrant une source de revenus autre que les opérations immobilières. Mais sur d’autre sujets cruciaux, le plenum pourrait en rester aux intentions, faute de consensus — notamment sur le devenir des grands groupes publics, parfois peu rentables mais bénéficiant d’un généreux appui des gouvernements locaux, et s’arrogeant de confortables monopoles sur des secteurs entiers. « Toute réforme serait confrontée à une résistance acharnée des intéressés, et serait extrêmement difficile à appliquer étant donné les liens très étroits entre groupes publics, gouvernements locaux et banques », ont ainsi expliqué Mark Williams et Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics. Un influent think tank gouvernemental avait plaidé fin octobre pour des réformes sociales ambitieuses, dont l’autorisation pour les agriculteurs de vendre leurs terres, et surtout une suppression du système du « hukou », le permis de résidence. Celui-ci, très restrictif, interdit aux quelque 300 millions de ruraux ayant migré vers les villes d’accéder aux services publics de santé, d?éducation, et autres avantages sociaux.  Là encore, les attentes sont ténues: « On peut imaginer des programmes pilotes pour réformer la propriété agraire », mais « il ne faut s’attendre à aucune avancée significative sur le hukou pour les grandes métropoles et capitales provinciales », même si une évolution est attendue pour les villes moyennes, ont prévenu les analystes de Bank of America Merrill Lynch. « Il y a plus de chance de voir la nouvelle administration proposer un programme de réformes plus satisfaisant dans les prochaines années, une fois qu’elle aura solidifié son pouvoir et accumulé davantage de soutien » dans le Parti, ont-ils observé.

Le FMI veut des réformes budgétaires et structurelles au Japon

Le FMI veut des réformes budgétaires et structurelles au Japon

L’économie du Japon devrait afficher 2% de croissance en 2013, grâce aux mesures budgétaires et d’assouplissement monétaire, mais elle devrait ralentir à 1,2% en 2014, selon le Fonds monétaire international.  Le FMI a souligné « les changements spectaculaires » et « le programme ambitieux » de la politique économique du Japon qui a permis « à la conjoncture de s’améliorer considérablement ».  La croissance a grimpé à 4,1% en rythme annualisé au premier trimestre, a noté le chef de la mission du FMI au Japon Jerry Schiff lors d’une conférence téléphonique lundi.  Mais le FMI enjoint le Japon de mettre en place les réformes structurelles et budgétaires comme le prévoit le troisième pan du programme à « trois flèches » des autorités. Ce plan mis en place par le Premier ministre de droite Shinzo Abe, revenu au pouvoir en décembre dernier a pour objectif de mettre un terme à la chute des prix qui freine la croissance japonaise depuis une quinzaine d’années via trois outils (souplesse monétaire, largesse budgétaire et stratégie de croissance).   »Elles doivent être concrètes et de grande envergure », estime le FMI dans son avis citant notamment une réforme du marché du travail ouvrant davantage l’emploi aux femmes. Le Fonds réclame aussi un « plan budgétaire à moyen terme crédible » pour réduire l’endettement.

Sondage Hollande : réformes trop lentes pour 62%

Sondage Hollande : réformes trop lentes pour 62%

Selon un sondage réalisé par CSA pour l’émission de télévision Capital de M6, 64% des sondés jugent en effet le rythme des réformes engagées par François Hollande « trop lent ». « Ça prends du temps », a reconnu le chef de l’Etat dimanche sur le plateau de l’émission, avant de rappeler que son gouvernement a pourtant agi très tôt : « je n’ai pas attendu. Dès le 1er juillet 2012, j’ai pris des mesures pour le redressement des comptes publics », a-t-il assuré. « On a pris la mesure de la crise et on a pris les mesures », a conclu le président.

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