Archive pour le Tag 'réformes'

Les réformes Macron fiscalité : aucun effet sur l’économie

Les réformes Macron fiscalité : aucun effet sur l’économie

 

Pour vendre sa réforme sur la fiscalité, Macron n’avait pas manqué de souligner les conséquences bénéfiques des mesures sur la croissance et l’emploi. En allégeant ainsi le poids des impôts des plus riches, l’argent devait s’orienter vers l’investissement productif et donc soutenir l’activité. La vérité, c’est que Macron devait renvoyer l’ascenseur au plus riches de la France qui ont soutenu sa campagne (une enquête est toujours en cours sur ce sujet et sera sans doute enterrée). En outre, l’évaluation de ce genre  de dispositifs est toujours difficile à effectuer car on ne dispose pas de période de référence. Ceci étant  d’après un rapport d’un comité indépendant (une relative indépendance car les membres ne sont jamais choisis au hasard !),  la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital, deux mesures décidées par Emmanuel Macron au début de son quinquennat, n’ont pour l’instant pas produit d’effet visible sur l’emploi et la croissance en France, montre un rapport publié mardi par le comité indépendant chargé de l’évaluation de ces mesures.

Ce comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital a cependant constaté une forte progression des dividendes perçus par les ménages en 2018, année où ces mesures sont entrées en vigueur, et une chute du nombre de départs à l’étranger de contribuables soumis à l’ISF en 2017, année où Emmanuel Macron, candidat puis président, avait annoncé ces projets fiscaux.

Faute de recul et de données à l’égard de mesures instaurées début 2018, le comité déclare qu’il ne peut pas dès à présent fournir une évaluation complète de ces réformes, “tout simplement parce que celles-ci mettront des années à porter l’ensemble des fruits que l’on en attend”. Pour être honnête le comité d’évaluation devrait aussi préciser qu’il est possible qu’on ne voit jamais les fruits attendus saufs dans la poches des très riches.

L’opinion soutient encore les réformes de Jean-Michel Blanquer

L’opinion soutient encore les réformes de Jean-Michel Blanquer 

D’après un sondage publié par le Figaro,  les décisions qui concernent l’école maternelle et l’école primaire sont largement soutenues par les Français. La volonté de restreindre à 24 élèves maximum les classes de CP et CE1 (89 % favorables), le dédoublement des classes de grande section, CP et CE1 dans les quartiers défavorisés (75 %) et l’école obligatoire dès 3 ans (66 %) remportent l’adhésion des personnes interrogées.

Au sujet du lycée, les avis divergent sur les changements apportés à son organisation et à l’examen final. Si la suppression des séries S, ES et L, remplacées par des enseignements de spécialité, suscite la défiance d’une majorité (54 %), l’introduction d’une part de contrôle continu au bac et une réduction du nombre d’épreuves à l’examen convainc 71 % du panel.

Plus problématique pour le ministre de l’Éducation nationale, une majorité de Français (53 %) estime que ces réformes ne permettront pas d’améliorer l’enseignement en France. Sociologiquement, 66 % des ouvriers et 63 % des salariés du public n’imaginent pas d’amélioration à venir avec ces décisions du ministre. Mais Jean-Michel Blanquer peut se satisfaire de voir 55 % des 18-24 ans (la tranche d’âge la plus proche des élèves concernés) penser que ces réformes seront efficaces.

Enfin, une majorité des interrogés (52 %) estime que d’éventuelles grèves d’enseignants en septembre seraient «justifiées», notamment parmi chez les sympathisants LFI (82 %), RN (61 %) et PS (60 %).

 

Réformes Macron : c’est fini !

Réformes Macron : c’est fini !

 Compte tenu de l’environnement social et politique particulièrement délétère il est vraisemblable que c’est la fin des réformes Macron. Ce que pense en tout cas les Français- Selon le  sondage Odoxa-Dentsu Consulting,  un Français sur deux (51 %) émet désormais des doutes sur la suite du quinquennat, alors qu’ils étaient 60 % à lui faire confiance en septembre 2017. Ce chiffre a de quoi inquiéter le couple exécutif, tant les chantiers prévus en 2019 sont sensibles: retraites, fonction publique, assurance-chômage, lois de bioéthique, révision constitutionnelle… Pour Gaël Sliman, président d’Odoxa, «c’est sans doute là le plus lourd et le plus fâcheux des dommages causés par la crise des “gilets jaunes” à l’image du président, car cela vient le priver de sa principale ressource aux yeux de l’opinion, et grèvera certainement sa capacité d’action dans les mois à venir pour imposer des réformes difficiles».L étude révèle également que les réponses politiques apportées par le président, pour tenter de répondre à la crise de représentativité qui s’exprime à travers les «gilets jaunes», peinent à convaincre les Français. C’est le cas du grand débat lancé mercredi: près d’un sondé sur deux (49 %) estime qu’il s’agit simplement d’une «opération de communication inutile». A contrario, on constate un plébiscite très net (78 %) en faveur du fameux référendum d’initiative citoyenne (RIC). Ce thème, qui apparaît comme la revendication principale des «gilets jaunes», est particulièrement redouté par l’exécutif. Mercredi, à l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a d’ailleurs mis en garde. Estimant que le grand débat devait déboucher, d’ici «fin mars-mi avril», sur «des propositions très concrètes en fonction des consensus identifiés», il a prévenu qu’il n’était pas question de «détricoter» ce qui avait été «mis en place depuis dix-huit mois». Or c’est précisément ce qu’espèrent obtenir les «gilets jaunes» avec la mise en place de ce fameux RIC. «Le consensus est quasiment absolu dans l’opinion, relève Gaël Sliman. Il n’y a qu’une seule et unique catégorie de population en France à ne pas (y) être massivement favorable… Ce sont les sympathisants de LaREM: 58 % d’entre eux s’y déclarent opposés.»

 

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Il est clair que le gouvernement risque de mettre la pédale douce pour les prochaines réformes concernant la réforme de l’État, l’indemnisation du chômage et surtout la réforme des retraites. Cela pour plusieurs raisons. Il y a d’abord l’environnement social notamment caractérisé par la colère des gilets jaunes. Le moins que l’on puisse  dire c’est que l’environnement social n’est guère favorable à la mise en œuvre de réformes qui mettraient en cause la protection des salariés. Certes le mouvement des gilets jaunes  risque de se tasser sérieusement dans les jours et semaines à venir. Un phénomène d’usure bien connue dans les conflits sociaux sans parler de la trêve des confiseurs. Mais cette mise entre parenthèses des gilets jaunes pourrait représenter plus tard un risque de réveil à l’occasion de la première réforme sociale qui viendra sur le tapis. Cette fois d’ailleurs le mécontentement pourrait ne pas être seulement exprimé par les gilets  jaunes mais aussi par les syndicats. La seconde raison qui milite en faveur d’une grande prudence vis-à-vis des réformes : réside dans le fait que les réformes déjà réalisées n’ont pas permis d’obtenir de résultats miraculeux ni sur le plan économique, ni sur le plan social. La réforme dite du travail n’a pas apporté grand chose d’autant qu’elle a été largement amputée de sa disposition centrale visait à décentraliser la négociation. La réforme de la formation permanente quant à elle ne modifie qu’à la marge les anciennes dispositions. Pour parler clair on a été incapable de mettre le paquet sur la formation des chômeurs et les organisations de formation continue se gaver  des 35 milliards annuels de collecte. Politiquement le gouvernement ne peut plus tenir le rythme et devra en rabattre sur le contenu. Actuellement En position de faiblesse, le gouvernement aura des difficultés  à opérer une réforme de l’État qu’il n’a même pas réussi à engager alors que les conditions étaient favorables. L’obstacle le plus important pour le gouvernement sera constitué par la réforme des retraites dont on dit vouloir modifier les modalités et qui viserait  à passer à passer d’un système en annuités avec des prestations déterminées à un système à points ; le slogan du gouvernement c’est qu’un euro de retraite versée aurait la même valeur les salariés. Une remise en cause donc des régimes sociaux mais aussi un vaste programme de toutes les retraites avec une incitation payer des retraites complémentaires via les assurances privées.

« On ne comprend plus rien aux réformes »(Bayrou)

« On ne comprend plus rien aux réformes »(Bayrou)

 

François Bayrou président du MoDem estime que les Français ne comprennent plus rien aux réformes et qu’ils n’en saisissent pas la FINALITE. Le patron du mouvement démocrate se livre donc à une interprétation de ce que pensent les Français mais exprime sans doute aussi son propre avis sur la politique DE MACrON. Le reproche central se fonde sur le manque de cohérence entre des réformes menées au pas de charge et un projet global TRES PEU LISIBLE. Pour dire LES CHOSES SIMPLEMENT, Bayrou se demande où Macon mène la France même si parallèlement il assure le président de la république de sa loyauté (une loyauté dont il a forcément besoin pour espérer en retour le soutien électoral de la république en MARCHE). Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, estime donc que les Français “ne voient plus bien où conduisent les réformes” et conseille à Emmanuel Macron de donner une “ligne directrice” au pays. Dans un entretien publié jeudi sur le site internet du Figaro, le dirigeant centriste réaffirme toutefois la “parfaite loyauté” de son camp “à l’intérieur de la majorité”, dont il est le principal allié à l’Assemblée nationale. “Les Français ne voient plus bien où conduisent les réformes qui sont successivement proposées. Or il ne s’agit pas de traiter des dossiers les uns après les autres mais de construire une société et de retrouver un pays”, dit-il à propos de la politique du chef de l’Etat, dont la cote de popularité ne cesse de décliner dans les sondages. “La responsabilité précise du président de la République est de donner une ligne directrice, de dire ce qui relie les décisions qui sont prises, d’expliquer le fil conducteur”, conseille l’ancien ministre. Le maire de Pau dit comprendre les impatiences de certains députés MoDem comme Jean-Louis Bourlanges, qui ont regretté le manque de considération de LaREM à l’occasion de cette élection. “Nous serons entendus, mais non pas en raison d’accords d’appareils mais uniquement parce que nous disons et dirons des choses fortes et justes”, dit celui qui fut un éphémère ministre de la Justice au printemps 2017.

Réformes : le sulfureux Ferrand demande du temps aux Français !

Réformes : le sulfureux Ferrand  demande du temps aux Français !

 

Vraiment gonflé Richard Ferrand de demander aux Français d’attendre pour voir les résultats de la politique du gouvernement ; pas vraiment qualifié pour justifier les efforts demandé lui qui a mis les doigts dans le pot de confiture en permettant à sa compagne de enrichir à bon compte grâce à la politique. L’affaire est toujours en cours ! Au fait on en est où ?  On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association avait  donc déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Cette plainte avec constitution de partie civile avait  été déposée auprès du doyen des juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris, avait-t-on appris jeudi auprès de l’avocat de l’association anticorruption. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ».. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. La promesse de location octroyée lui aurait permis d’obtenir un prêt bancaire à hauteur du prix de ces locaux,  »en mauvais état », qui ont été ensuite rénovés à grands frais par la mutuelle pour la somme de 184.000 euros. Six ans plus tard, la valeur des parts détenues par la société immobilière aurait été multipliée par 3.000 avait  écrit le journal satirique. Il serait temps qu’en marche s’interroge sérieusement sur le maintien de Ferrand dans ses fonctions et qu’il invite l’intéressé à ne pas parler de justice sociale.

 

 

Réformes Macron : des ambitions qui font pschitt ? (Olivier Passet, Xerfi)

Réformes Macron : des ambitions qui font pschitt ? (Olivier Passet, Xerfi)

Une analyse de Xerfi dans la Tribune sur l’efficacité des réformes Macron.

« Emmanuel Macron est-il en train de changer en profondeur le modèle économique français ? Dans son ouvrage « révolution », il ne proposait pas de renverser la table. Mais de refonder notre système social en opérant une mise à jour du pacte hérité du conseil national de la résistance. Il annonçait l’exploration d’une « troisième voie », dans lequel notre filet de sécurité serait mis en phase avec la mondialisation, dans l’esprit de ce qui se fait dans les pays scandinaves. L’idée aussi que les réformes doivent être menées en indemnisant les perdants.

Plus d’un an après l’élection, à défaut de révolution, peut-on parler de refondation ? Sur le papier, les briques qui doivent fonder la mise en place d’une flexi-sécurité à la française sont bien là. Côté flexibilité du travail, il y a la loi travail, la remise en cause du statut des cheminots, le recours accru aux contractuels dans la fonction publique….. Ces réformes sont des réformes à instillation lente néanmoins, dont la portée demeure encore incertaine. Côté sécurité, il y a la réforme de l’assurance chômage, qui a accouché d’une souris : une extension de la protection aux indépendants, uniquement s’ils sont en liquidation judiciaire, et avec de forte réserves du conseil d’État. Une extension aux démissionnaires aussi, mais avec des restrictions drastiques. Quant au bonus-malus sur les contrats précaires, la négociation reste dans le flou total. La réforme du système de formation vient aussi renforcer le dispositif. Mais peut-on parler de rupture ? Elle s’inscrit dans le prolongement des précédentes, avec une extension du DIF. Elle introduit néanmoins un vrai mécanisme de transfert des grandes entreprises vers les PME concernant le financement de la formation. Et un fléchage sur les chômeurs et les moins qualifiés. Toujours dans cette optique de flexi-securité, il y a la bascule de certaines cotisations sur la CSG, qui poursuit à la marge le mouvement déjà largement entamé de fiscalisation de la protection sociale. Côté entreprises, Macron surfe sur la médiatisation de la start-up nation. Il est dans l’hyper-communication de l’existant. Il s’inscrit dans le droit fil de l’héritage Sarkozy Hollande, entre la politique des pôles de compétitivité, le programme d’investissement d’avenir, la BPI etc… tout ce qui a contribué à faire de la France une pépinière plutôt féconde. Mais côté fiscalité des entreprises, c’est plutôt le statu quo. Il transforme l’essai du pacte de responsabilité, avec la conversion du CICE en baisse de charges et la baisse de l’IS. Il rajoute une petite dose de baisse de charge au niveau du SMIC, dans le droit fil de ce qui se fait depuis plus de 20 ans. Mais rien du côté des impôts sur la production, terrain sur lequel l’attendait le MEDEF.  Il y a ensuite la politique en faveur de la détention de capital mobilier et au détriment du capital immobilier… celle qui lui confère l’étiquette de président des riches. C’est vrai qu’elle concentre ses effets positifs sur le haut de la distribution des revenus. Mais c’est vrai aussi qu’elle participe à la convergence fiscale européenne. Côté européen enfin, qui devait être le grand terrain de transformation, celui ou se jouait l’avenir de la croissance hexagonale… que dire, si ce n’est que rien ne se passe pour l’heure, à l’exception d’une petite victoire partielle sur le travail détaché. Le bilan est incontestablement en demi-teinte. Et il a son coût. Les réformes s’achètent pour Macron. En l’occurrence dans le cas d’espèce, elles ont couté la suppression de la taxe d’habitation, pour 20 milliards, et la reprise de la dette SNCF, pour 35 milliards. Bref, pour l’heure difficile de parler de révolution Macron. Parlons plutôt à ce stade d’infusion Macron. Une infusion achetée au prix fort, au risque d’hypothéquer les chances de réformes plus profondes. »

A lire auusi  sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

Baromètre Ifop/JDD : les réformes de Macron contestées

Baromètre Ifop/JDD : les  réformes de Macron contestées

Une majorité de Français conteste dans le baromètre de l’IFOP JDD l’efficacité de la politique de Macron. . Ils reconnaissent bien volontiers la volonté et le courage du mouvement de réformes engagé. Ils soutiennent la réforme de la SNCF, celle de la moralisation de la vie politique ou le chantier achevé de la transformation du Code du travail. Mais le processus de transformation du pays engagé il y a un an est aujourd’hui confronté à trois grands risques. Le premier est celui d’une transformation qui mettrait à mal la préservation de l’identité de la France. En un an, le réflexe identitaire a progressé de près de 20 points.

Le second risque, c’est celui d’une transformation associée au discrédit actuel de l’Europe. Dans cette quatrième vague du baromètre de la transformation, rien qui ne permette de conclure à un rejet de l’idée européenne mais, en revanche, une volonté claire affichée par trois Français sur quatre de voir la France renforcer son pouvoir au détriment de celui de Bruxelles. Le troisième risque, enfin, n’est pas le moindre : celui d’une transformation qui réserverait ses bénéfices aux catégories les plus favorisées. Pour la première fois, une majorité de Français doutent des conséquences positives de la transformation pour eux-mêmes et leurs proches.

 

Réformes européennes de Macron : on verra plus tard !

Réformes européennes de Macron : on verra plus tard !

 

C’est évidemment un échec cuisant pour Macron qui voulait se substituer à Merkel pour réformer l’Europe. Concernant l’immigration, l’accord est à la fois particulièrement hypocrite et au surplus inapplicable. En clair cet accord laisse chaque pays libre de l’appliquer ou non concernant en particulier les centres accueil d’immigrés. Une proposition de la France …pourtant qui ne veut pas sur son territoire. (Comme bien d’autres pays). Du coup les autres points relatifs à la réforme de la zone euro sont passés inaperçus et renvoyés à plus tard. Macron voulait un budget, un ministre, un parlement, une solidarité financière. Il n’aura rien de tout cela. Dans une déclaration adoptée à l’issue d’un Sommet de la zone euro auquel participaient tous les Etats membres à l’exception du Royaume-Uni, les chefs d’Etat et de Gouvernement disent accueillir « favorablement » les contributions nationales, « y compris celle présentée par la France et l’Allemagne ». Ils sont aussi convenus que le Mécanisme européen de stabilité (MES) était appelé à jouer un plus grand rôle. Une nouveau Sommet de la zone euro aura lieu en décembre.. La déclaration adoptée vendredi à Bruxelles par les dirigeants européens ne mentionne à aucun moment directement le projet de budget de la zone euro cher à Emmanuel Macron.

 

Réformes de Macron : encore des progrès à réaliser (FMI)

Réformes de Macron : encore des progrès à réaliser (FMI)

 

Il est clair que Macron et Lagarde la directrice du Fmi se tiennent  par la barbichette. Macron a besoin  d’une certaine tolérance du FMI vis-à-vis de la situation française. Cela d’autant plus qu’en réalité rien n’a encore été entrepris pour réduite les dépenses publiques ; Le rééquilibrage du budget  découle entièrement de la croissance. Inversement Lagarde a également besoin du soutien de Macron au FMI compte tenu notamment de son implication dans l’affaire tapie où pour l’instant elle a été seulement grondée pour avoir accordé 400 millions à l’ancien propriétaire d’Adidas ; Une affaire qui traine d’autant plus que l’autre acteur impliqué à savoir Richard, ancien directeur de cabinet de Lagarde est patron de la très stratégique entreprise Orange. Pour résumer,  le FMI félicite la France pour les réformes engagées, en encourage d’autres et souhaitent surtout qu’on s’attaque aux déficits structurels lié à l’armée mexicaine que représente le système administratif Dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l’économie française, publiées lundi, le FMI souligne que la France est devenue “un chef de file” des réformes en Europe et invite les autorités à poursuivre plus avant “pour s’attaquer aux problèmes structurels qui subsistent et accroître la résilience aux chocs”.

La difficulté des réformes, pourquoi ? (Gilbert Cette)

La difficulté des réformes, pourquoi ? (Gilbert Cette)

Un article intéressant de Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille qui analyse les facteurs de résistance aux changements en France. Mais cet économiste qui a soutenu Macron en 2017 fait comme le président de la république l’impasse total su rôles facteurs explicatifs de  la médiocrité des relations sociales en France. De ce point de vue « la lutte des classes » évoquée par l’intéressé est largemenet entretenue par le gouvernement, les patrons et le tecnos.  L’impasse sur les raisons de cette médiocrité  du dialogue avec les acteurs  affecte la pertinence de l’analyse.

 

 


 

 

« De nombreuses analyses et expériences étrangères montrent que des réformes structurelles pertinentes peuvent avoir des effets économiques très favorables. Pourtant, l’engagement de telles réformes se heurte souvent à de grandes difficultés, comme en témoigne les conflits en cours en France. Une illustration de ces difficultés est fournie par les professions réglementées. Une multitude de rapports a préconisé la réforme des professions réglementées. Le plus ancien est le rapport Armand-Rueff publié en 1960, qui fut réalisé à la demande du Premier ministre Michel Debré. Il préconise d’abaisser les régulations anticoncurrentielles dont les barrières à l’entrée pour de nombreuses professions, dont les professions juridiques. D’autres rapports et travaux ont abouti aux mêmes préconisations. Entre autres, citons par exemple le rapport de Cahuc et Kramarz (2004) réalisé à la demande des ministres de l’Economie (Sarkozy) et de l’Emploi (Borloo), le rapport Camdessus (2004) réalisé simultanément à la demande du ministre de l’Economie (Sarkozy), les rapports de la commission Attali (2008, 2010) constituée en 2007 à la demande du président de la République (Sarkozy) et du Premier ministre (Fillon), le rapport Darrois (2009) réalisé à la demande du président de la République (Sarkozy), ainsi que d’autres rapports et analyses, comme ceux de Aghion et al. (2007, 2011, 2014) ou de Delpla et Wyplosz (2007)… Préconisée dans ces nombreux rapports officiels et analyses, la réforme des professions réglementées demeure d’actualité plus d’un demi-siècle après la réalisation de l’ambitieux rapport Armand-Rueff. La loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances  » du 6 août 2015 (ou « loi Macron ») introduit des éléments de réformes appréciables, mais il ne s’agit encore que d’un premier pas. Elle « constitue une avancée remarquable en introduisant des changements significatifs concernant certaines réglementations protectrices pour les professions du droit. Pour autant, sur certains aspects comme le périmètre d’activités réservées ou l’ouverture du capital, ces changements sont bien en-deçà des préconisations de plusieurs rapports et de la situation d’une grande majorité des autres pays développés » (Cette, 2015). Ce domaine des professions réglementées témoigne ainsi des difficultés à réformer qui existent aussi dans d’autres domaines (le marché du travail par exemple). Nous évoquons ici les difficultés qui nous paraissent les plus importantes.

 

Une première difficulté concerne les réformes qui visent à réduire les régulations abaissant la concurrence dans certaines professions (activités juridiques, certaines activités médicales…). Ces régulations permettent aux professions concernées de bénéficier de rentes, via des prix plus élevés, au détriment des utilisateurs qui peuvent être les consommateurs ou d’autres entreprises. Ces professions ne veulent pas de réformes qui leur feraient perdre des rentes. On retrouve ici la situation habituelle d’insiders défendant leurs intérêts spécifiques, même si ces derniers sont préjudiciables aux outsiders et plus largement à la collectivité dans son ensemble. Souvent, ces rentes anticompétitives bénéficient à peu de personnes, mais sont payées au contraire par un grand nombre d’utilisateurs. En conséquence, les réformes structurelles reçoivent un faible soutien de ceux qui en bénéficieraient, car ce bénéfice potentiel est dispersé et donc faible pour chacun, et une opposition forte et déterminée des professions concernées. Le rapport Camdessus (2004) évoque ce problème en remarquant que « la difficulté de la remise en cause de ces réglementations réside dans le fait que la disparition de l’une d’entre elles produira des effets certes favorables, mais dilués et peu perceptibles dans toute l’économie, alors que leurs bénéficiaires actuels sont eux bien au fait de la rente qu’elles rapportent ».

Une deuxième difficulté vient des modalités mêmes de l’opposition des professions réglementées aux réformes réduisant par exemple les barrières à l’entrée. Cette opposition, généralement farouche, se manifeste par la mise en œuvre d’un pouvoir de nuisance (par exemple le blocage de villes dans le cas de la profession de taxis) ou par un lobbying intensif auprès des pouvoirs publics et bien sûr des membres du Parlement, dans lequel ces professions sont d’ailleurs souvent sur-représentées (ces aspects sont détaillés par Jamet et Piccino, 2009) et y bénéficient d’oreilles attentives et bienveillantes. Les professions les plus riches interviennent même parfois dans les médias pour prendre à partie l’opinion publique (ce fut ainsi le cas durant les débats sur la loi Macron pour les professions du droit).  Ainsi, sont invoqués dans le débat, par les partisans des réformes, leurs effets sur la croissance et l’emploi ou des considérations d’égalité ou bien encore les effets sur le pouvoir d’achat des utilisateurs des services concernés, et par les opposants la qualité et la spécificité des services ou l’inspiration supposée libérale de ces réformes. Ces fortes oppositions amènent souvent un affaiblissement des réformes envisagées (ce fut le cas concernant la loi Macron en 2015). Mais dans certains rares cas, elles ont pu être contournées. Ce fut le cas par l’émergence encadrée des VTC, en France comme dans de nombreux autres pays, comme réponse à l’opposition des taxis à la réforme de leur profession.

Une troisième difficulté est liée à la progressivité des effets favorables de nombreuses réformes structurelles, qui renforce sur le court-moyen terme le coût électoral de leur mise en œuvre. L’Allemagne illustre bien ce risque politique : des réformes ambitieuses du marché du travail, les « réformes Hartz » du nom de leur concepteur qui fut précédemment directeur des relations humaines du groupe Volkswagen, y ont été engagées par le gouvernement de Gerhard Schröder au début des années 2000. Mais ce dernier en a payé le coût politique par la perte des élections de 2005. Angela Merkel a tiré ensuite le plein bénéfice de ces réformes qu’elle n’a pas remises en cause. Aucun chef de l’exécutif dans un pays ne veut reproduire l’expérience de Gerhard Schröder. C’est pourquoi il est utile d’engager les réformes en tout début de mandat politique, afin d’en tirer le plus grand bénéfice avant le terme du mandat électoral.

Les trois difficultés qui viennent d’être évoquées concernent, certes à des degrés divers, tous les pays. Les deux suivantes concernent plus particulièrement, au sein des pays les plus développés, ceux de l’Europe du sud dont la France.

Une quatrième difficulté vient de certaines représentations erronées de l’économie et de son fonctionnement. Ces représentations supposent par exemple que les régulations et plus globalement l’intervention publique sont a priori protectrices pour les travailleurs et bénéfiques pour une croissance inclusive. Elles se manifestent dans de nombreux domaines dont nous ne donnons ici que quelques illustrations :

1) l’augmentation des dépenses publiques est un moyen toujours efficace pour abaisser le chômage, y compris dans un pays comme la France où, exprimée en pourcentage du PIB, ces dépenses sont déjà les plus élevées de tous les pays de l’OCDE ce qui n’y empêche pas l’existence d’un chômage massif ;

2) la progressivité de l’impôt est le moyen le plus efficace pour réduire les inégalités, sans prendre en compte l’effet de l’impôt sur les innovations et la croissance et en ignorant la dimension la plus détestable des inégalités en France : une faible mobilité sociale ;

3) le relèvement du salaire minimum contribue à réduire les inégalités, alors que de nombreuses études ont montré l’inefficacité d’un tel choix en ce domaine ;

4) un code du travail plus épais est nécessairement plus protecteur pour les travailleurs, alors que de nombreux travaux ont montré que cela peut induire un renchérissement du risque qui inhibe l’initiative économique et donc la croissance et l’emploi ;

5) la gratuité et l’absence de sélection à l’université favorisent la mobilité sociale alors qu’il a été montré que la France pâtit d’une faible mobilité sociale du fait des déficiences de son système éducatif et de la dualité (université et grandes écoles) de l’enseignement supérieur…

Les illustrations de telles représentations ignorant les apports de nombreuses analyses pourraient être multipliées, comme l’ont montré Aghion, Cette et Cohen (2014). Ces représentations aboutissent à une opposition forte aux réformes structurelles.

Une cinquième difficulté est liée à l’existence d’une « culture de lutte de classes » plus particulièrement développée dans certains pays. Elle postule que si les entreprises trouvent avantage à un changement, les travailleurs y perdent nécessairement (et vice-versa). Cette culture s’oppose à celle du compromis et de la réforme, ainsi qu’à l’idée de possibles gains réciproques via la négociation collective. Dans cette logique, les réformes structurelles sont perçues comme des changements favorables aux seules entreprises et défavorables aux salariés.

 

Un premier symptôme est le résultat d’enquêtes réalisées par le World Economic Forum auprès de dirigeants de grandes entreprises internationales concernant la qualité coopérative des relations entre employeurs et salariés. Le rang des pays concernant cette qualité perçue par des dirigeants d’entreprises internationales fournit une indication de la culture coopérative ou conflictuelle des relations entre salariés et employeurs. Sans surprise, les pays d’Europe du sud (France, Italie et Espagne) apparaissent très mal classés, ce qui témoigne d’une forte prégnance d’une culture de lutte de classes. À l’inverse, les pays nordiques et scandinaves (Danemark, Norvège, Suède et Finlande) ainsi que, en Europe, la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne et hors de l’Europe Singapour, le Japon et les pays anglo-saxons (Canada, Royaume-Uni et États-Unis) sont bien classés.

 

Un autre symptôme de cette culture de lutte de classes est fourni par les jours de travail perdus du fait de grèves et d’arrêts de travail. Les données rassemblées par le Bureau international du travail indiquent que sur l’année 2015 (dernière année informée, la hiérarchie des pays étant très proche pour d’autres années antérieures), ce nombre de jours perdus pour 1 000 salariés dépasse les 50 en France et en Italie, quand il est inférieur à 20 aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et bien sûr en Suisse, en Suède et aux Pays-Bas. Il connaît une position intermédiaire, entre 20 et 50 jours, en Espagne.

Les effets favorables de réformes structurelles peuvent être importants, mais le coût politique de leur mise en œuvre bride souvent les énergies réformatrices. L’analyse des trajectoires d’autres pays est en ce domaine un apport essentiel pour apprécier les effets des réformes et pour développer une pédagogie visant à émousser les résistances à la mise en œuvre de celles qui paraissent les plus porteuses. Au-delà, la nécessité d’une évaluation approfondie ex ante (avant leur mise en œuvre) et ex post (après cette mise en œuvre) s’impose. Cette évaluation ne peut prétendre empêcher les oppositions de la part de ceux qui pensent être les « perdants » des réformes. Mais elle peut éclairer les choix retenus et renforcer au moins le soutien des « gagnants », généralement majoritaires.

Sondage Macron : 58% mécontents mais pour certaines réformes

Sondage Macron : 58% mécontents mais pour certaines réformes

Très majoritairement les Français sont mécontents même s’ils approuvent certaines réformes ; les reproches principaux concerne le manque de justice de la politique du gouvernemenet et le coté distant de Macron. D’après sondage réalisé par Ifop-Fiducial pour Paris Match, Sud Radio et CNews publié mercredi une  majorité de Français se disent au final mécontents de l’action du président de la République Emmanuel Macron, près d’un an après son élection. Selon cette enquête, 42% des personnes interrogées s’estiment satisfaites de l’action du chef de l’Etat, 58% plutôt mécontentes ou très mécontentes. Les sondés sont 57% à estimer qu’Emmanuel Macron a tenu ses promesses de campagne. Pour près de trois quarts des personnes interrogées, le terme « autoritaire » s’applique bien à Emmanuel Macron, 58% le pensent porteur d’une vision pour le pays, 55% le voient comme défenseur des intérêts de la France et 53% le qualifient de « sympathique ». Le bilan d’Emmanuel Macron est jugé positif en matière de relation avec l’Union européenne (67% d’opinions favorables) et d’image de la France à l’étranger. La mesure du gouvernement la plus populaire est le projet de réforme du baccalauréat (plébiscité à 66%) mais aussi celle de la SNCF (59%), tandis que l’abaissement de la vitesse maximale sur les routes secondaires à 80 km/h n’est approuvée que par 25% des personnes interrogées. Près de 45% de sondés sont satisfaits du bilan en matière de lutte contre le chômage. Mais sur la maîtrise de l’immigration, la réforme des retraites, le pouvoir d’achat et la situation à l’hôpital, moins d’un tiers des personnes interrogées voient le bilan gouvernemental d’un œil positif. Et moins d’un tiers des personnes interrogées le considèrent cependant proche des préoccupations des Français et 37% seulement disent le trouver « juste ».

 

Méthodologie : Le sondage a été effectué en ligne du 12 au 16 avril auprès d’un échantillon de 1.201 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Réformes fiscales : 260.000 emplois créés d’ici 2025 ?

Réformes fiscales : 260.000 emplois créés d’ici 2025 ?

D’après un rapport diffusé par les Echos, le gouvernement a indiqué à Bruxelles que la France pourrait créer 260 000 emplois grâce aux reformes de fiscalité. De réformes qui comprennent notamment l’impôt sur la fortune (ISF), la “flat tax” sur le capital, la baisse de l’impôt sur les sociétés (IS), de la fiscalité écologique et la suppression de la taxe d’habitation. Les principales mesures fiscales engagées “devraient coûter plus de 12 milliards d’euros aux finances publiques, mais cette facture devrait être plus que compensée par les recettes nouvelles générées par le surcroît d’activité”, ajoute le journal. L’impact attendu sur la croissance serait de 1.6% d’ici 2025 et 3.3 à plus long terme. Le pari n’est pas impossible si l’on s’en tient aux résultats de 2017.  En France au cours de l’année 2017. 268 800 postes salariés (+ 1,1 %) ont été créés l’an passé par l’économie française. Dans le détail, 277 700 créations ont été recensées dans le privé (+ 1,5 %), alors que la fonction publique a perdu 8 900 postes (- 0,2 %).  La France employait 25,07 millions de salariés fin 2017, dont 19,28 millions dans le privé, des effectifs record.  Les services et, dans une moindre mesure, l’intérim ont été les locomotives de l’emploi. Le secteur tertiaire marchand a créé, hors intérim, 169 500 postes sur l’année (+ 1,5 %), tandis que l’intérim en a créé 56 200 (+ 8,2 %). Avec 743 400 postes, l’intérim a atteint un record fin 2017. La construction et l’industrie ont connu leur première année dans le vert respectivement depuis 2008 et 2000. Les chantiers ont créé 30 100 emplois salariés (+ 2,3 %) en 2017 et les usines, 1 100. L’agriculture (+ 5 000, + 1,7 %) et les services non marchands (+ 6 900, + 0,1 %) ont aussi vu leurs effectifs augmenter sur l’année. Mais, pour les services non marchands (associations, fonction publique…), l’année s’est terminée sur une baisse au quatrième trimestre (- 7 700, - 0,1 %) alors que le secteur est touché par une baisse drastique des prescriptions de contrats aidés depuis le dernier l’été. Pour résumer les mesures fiscales permettrait de créer un surplus de croissance d’environ 0.2% par et 30 000 emplois en plus également par an d’ici 2025. .Il sera toujours difficile d’imputer cette éventuelle augmentation à la fiscalité ou à d’autres facteurs comme la conjoncture internationale.

Réformes zones euro de Macron : on verra plus tard (Olaf Schol, ministre des finances allemand)

Réformes zones euro de Macron : on verra plus tard (Olaf Schol, ministre des finances allemand)

 

 

Macron a proposé de réformer la zone euro avec en particulier un budget, une solidarité financière, un ministre. On verra plus tard répond en substance le nouveau ministre social démocrate des finances Olaf Schol. On se contentera de l’évolution du MES qui se transformera en mini fonds monétaire. La preuve supplémentaire que l’Allemagne reste l’Allemagne en dépit des difficultés politiques outre-Rhin. Une Allemagne pas prêt à satisfaire les souhaits de Macron par peur d’en payer le coût financier.   Les réformes qu’Emmanuel Macron préconise de mener au sein de la zone euro doivent être examinées avant les élections européennes prévues l’année prochaines mais elles ne pourront pas toutes être appliquées, a prévenu samedi le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz.  Dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, il annonce que Berlin travaillera avec Paris sur les propositions françaises afin de déterminer quelles réformes pourront être engagées. La France insiste depuis plusieurs mois auprès de l’Allemagne et d’autres pays membres du bloc communautaire afin qu’avancent les dossiers de l’union bancaire et de la régulation des marchés de capitaux. “Nous allons examiner ce qu’il est possible de faire sans surcharger les capacités des Etats membres”, a déclaré Olaf Scholz, l’un des membres du Parti social-démocrate qui a intégré le gouvernement de coalition constitué autour de la chancelière Angela Merkel. Ces propos interviennent quelques jours avant la visite qu’effectuera Emmanuel Macron la semaine prochaine à Berlin. Dans l’interview accordée à l’édition dominicale du FAZ, Olaf Scholz prévient les Allemands que leur pays devra augmenter sa contribution à l’Union européenne en raison de la sortie du Royaume-Uni, prévue pour 2019, tout en adressant à leurs partenaires européens le message selon lequel il n’est pas question que l’Allemagne couvre seule le déficit provoqué par ce départ. Evoquant les réformes proposées par la France, Olaf Scholz a exprimé son soutien au projet de transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en Fonds monétaire européen (FME) tout rappelant les réticences de Berlin sur l’approfondissement de l’union bancaire. “Il ne faudrait pas que survienne une situation injuste dans laquelle des pays membres apporteraient les fonds nécessaires à la sécurisation des dépôts tandis que d’autres ne respecteraient pas les normes requises”, a-t-il dit. Prié de réagir au projet français de création d’un budget européen, Olaf Scholz a répondu: “ces idées apportent un nouvel élan au projet européen dont nous avons besoin. Mais le président français sait aussi que toutes ses idées ne pourront pas être réalisées”.

Loi « pacte » Réformes de l’épargne vers les entreprises

Loi pacte Réformes de l’épargne vers les entreprises

Le volet financement de la future loi “Pacte” (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises vise à faciliter  le financement  des  entreprises.

Principales annonces faites par le ministre à l’occasion du Forum Entreprises en action réuni à Bercy:

* EPARGNE RETRAITE-             Plus grande mobilité  entre les différents produits existants (Perp, Perco, contrats Madelin…).  Il s’agit aussi, selon Bercy, d’”offrir de meilleures perspectives de rendement aux épargnants par l’introduction d’une option par défaut de ‘gestion pilotée’, qui permet de sécuriser progressivement l’épargne à mesure que la date de départ en retraite approche”. Le taux de forfait social (cotisation payée par les employeurs) sera réduit de quatre points, à 16%, lorsque les versements sont effectués dans des fonds investis pour partie dans des actions de PME et des ETI.

* ASSURANCE VIE-“, 1.700 milliards d’euros d’encours, il s’agit de  relancer les contrats Eurocroissance, un produit intermédiaire en termes de risque entre les contrats classiques en euros et ceux en unités de compte qui peine à décoller depuis son lancement en 2014. Il sera rendu plus lisible par l’affichage d’un rendement unifié pour tous les épargnants année après année, qui pourra être bonifié pour des engagements d’investissement plus longs, notamment dans des PME. La réforme permettra également de faciliter le paiement des contrats d’assurance vie en titres ou en parts de fonds de capital-risque, pour favoriser le développement de ces investissements par les assureurs, et d’élargir la liste des fonds éligibles, notamment les fonds de capital-investissement. L’ambition est de porter l’encours des fonds Eurocroissance à 20 milliards d’euros d’ici deux ans, contre 2,3 milliards actuellement.

* PEA-PME,  (1,1 milliard d’encours et 65.000 titulaires). Sans modifier sa fiscalité, le gouvernement l’ouvrira aux titres émis dans le cadre des financements participatifs et simplifiera le transfert des titres des sociétés non cotées.

* CROWDFUNDING, Le seuil de levée de fonds par projet sera relevé à cinq millions d’euros “au minimum” contre 2,5 millions aujourd’hui.

* ACCÈS AUX MARCHÉS FINANCIERS, Les entreprises désireuses de lever les fonds sur les marchés pourront se contenter d’un document d’information “très simplifié” si leur chiffre d’affaires est inférieur à huit millions d’euros. Parallèlement à ces actions, le gouvernement entend soutenir, au niveau européen, des actions visant à favoriser les investissements en fonds propres, à commencer par une révision à la baisse du capital exigé pour les investissements en actions des assureurs dans le cadre de la réglementation prudentielle dite Solvabilité 2.

Allemagne, Angela Merkel : pédale douce sur les réformes de l’’Europe

  Allemagne, Angela Merkel : pédale douce sur les réformes de l’’Europe

Angela Merkel lors de son discours de politique générale a surtout évoqué la politique intérieure. L’Allemagne peut encore compter sur uen croissance solide cette année. La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes. Merkel s’est montrée très discrète sur les reformes européennes contrairement à Macron. En cause, le fait que de nombreuses divergences opposent l’Allemagne et le France. L’Allemagne qui défend d’abord ses intérêts et ne veut surtout pas d’une mutualisation des risques qui mettaient en cause ses équilibres  Macron, lui,  aurait  souhaité que soient “réarticulées” les principes de responsabilité et de solidarité. En clair, que l’Allemagne se montre plus solidaire financièrement. La dirigeante a mis en avant deux facettes concernant l’Union économique et monétaire : “la stabilisation durable de l’euro et l’amélioration de notre compétitivité internationale” – liée aux capacités d’innovation en Europe. Cette feuille de route, qui sera progressivement soumise aux autres membres de la zone euro et de l’Union, portera en particulier sur l’union bancaire, le Mécanisme européen de stabilité (MES), une capacité budgétaire, l’innovation et des convergences notamment fiscales, a-t-on précisé à l’Elysée. Rappelons que Macron voulait notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Un soutien mais sur un champ réduit puisque que le fonds se réduira à une transformation du MES. Pour le reste, Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et le nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituer  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement ”. Le président français avait  répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique En matière de budget commun, Macron  a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone. Au final, Macron devra réviser à la basse ses prétentions et comme toujours accepter le limites imposées par l’Allemagne. Dernier exemple en date les freins mis par l’Allemagne pour la constitution de l’union bancaire qui la rendrait trop responsables des risques des pays en difficulté.

Calendrier de réformes futures : pédale douce sur le rythme

Calendrier de réformes futures : pédale douce sur le rythme

Le gouvernement sensibilisé par la baisse de popularité et le mécontentement de certaines catégories semble avoir mis sérieusement la pédale douce sur le rythme des réformes pour le prochain trimestre. On se contentera de gérer l’énorme programme annoncé et en cours depuis le début de l’année en y ajoutant seulement que les reformes au demeurant moins conflictuelles. . Le gouvernement s’est d’annoncer  le projet de loi contre les violences sexuelles, préparé par la secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, est programmé mercredi en Conseil des ministres, selon Matignon. Au Conseil des ministres du 28 mars, suivra le projet de loi sur la fraude fiscale, dans la foulée du plan présenté par Gérald Darmanin début février. Suivra le 4 avril le projet de loi Logement préparé par le ministre Jacques Mézard et son secrétaire d’Etat Julien Denormandie. . Trois autres textes sont à l’ordre du jour du Conseil des ministres entre mi-avril et début mai: le projet de loi sur la Justice piloté par Nicole Belloubet (18 avril), le projet de loi sur les parcours professionnels (formation, apprentissage, assurance-chômage) de la ministre du Travail Muriel Pénicaud le 25. Puis le projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) le 2 mai. Ces dates sont susceptibles d’évoluer, a précisé Matignon. Il faut noter que des réformes sont reportées comme sur les retraites, en principe en 2019, que la réforme constitutionnelle n’est pas programmée en raion notamment des oppositions en particulier du sénat et de l’opposition. De la m^me manière le deuxième volet de la réforme de l’Etat est renvoyé à plus tard.

UE: Macron et Merkel révisent à la baisse les réformes européennes

UE: Macron et Merkel révisent à la baisse les réformes européennes

 

 

 

Macron a déclaré après sa rencontre avec Merkel qu’une feuille de route serait élaborée d’ici juin, une feuille de route ambitieuse ! En fait les orientations communes  sont assez loin des propositions initiales de Macron. Macron comptait sans doute sur la faiblesse passagère de Merkel durant la formation de son gouvernemenet. Mais l’Allemagne reste l’Allemagne qui défend d’abord ses intérêts et ne veut surtout pas d’uen mutualisation des risques qui mettaient en cause ses équilibres  Macron, lui,  aurait  souhaité que soient “réarticulées” les principes de responsabilité et de solidarité. En clair que l’Allemagne se montre plus solidaire financièrement. La dirigeante a mis en avant deux facettes concernant l’Union économique et monétaire : “la stabilisation durable de l’euro et l’amélioration de notre compétitivité internationale” – liée aux capacités d’innovation en Europe. Cette feuille de route, qui sera progressivement soumise aux autres membres de la zone euro et de l’Union, portera en particulier sur l’union bancaire, le Mécanisme européen de stabilité (MES), une capacité budgétaire, l’innovation et des convergences notamment fiscales, a-t-on précisé à l’Elysée. Rappelons que Macron voulait notamment un budget, un ministre et la création d’un fonds monétaire européen. Le président de la république française milite aussi pour un parlement spécifique à la zone euro. Sur la question d’un fonds monétaire spécifique à l’Europe, Macron il a le soutien de l’Allemagne,  notamment du  ministre des finances Schaüble. Un soutien mais sur un champ réduit puisque que le fonds se réduira à une transformation du MES. Pour le reste, Merkel n’est pas en désaccord mais restera à définir l’ampleur et le nature budget européen ainsi que les prérogatives du ministre des finances. On voit mal d’un coup un budget européen se substituait  totalement aux budgets des Etats. Si l’idée est retenue, il faudra notamment l’appui des Allemands. Ce ministère européen  aura nécessairement un champ de compétence et des moyens réduits par rapport à ceux  des Etats. Il ne faudrait pas pour contenter Macon que  la zone euros se satisfasse d’un ministère  gadget. Mieux vaudrait sans doute encourager les coopérations volontaires sur le financement de projets économiques stratégiques. Des coopérations à géométrie variable. L’exemple d’Airbus est là pour montrer  qu’il est possible d’avancer dans certains domaines avec quelques pays seulement ”. Le président français avait  répété qu‘il souhaitait la création d’“un vrai budget de la zone euro”, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Sur ce dernier aspect l’idée paraît intéressante mais ce Parlement va s’ajouter à celui de l’union européenne qui vraisemblablement va continuer d’exister. En clair mieux vaut quelques coopérations sur des projets précis et stratégiques que de rajouter supplémentaire au millefeuille politique En matière de budget commun, Macron  a souhaité que ce futur budget représente plusieurs centaines de milliards d‘euros et s‘accompagne d‘une capacité de lever de la dette en commun sur les marchés. Pas sûr que sur ce dernier point ils tiennent un vrai soutien des Allemands qui ont toujours refusé tout concept de mutualisation des dettes quelques soit sa forme.  Emmanuel Macron a évoqué la  proposition du ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, à laquelle Angela Merkel a apporté son soutien, pour élargir le rôle du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de sauvetage de la zone. Au final, Macron devra réviser à la basse ses prétentions et comme toujours accepter le limites imposées par l’Allemagne. Dernier exemple en date les freins mis par l’Allemagne pour la constitution de l’union bancaire qui la rendrait trop responsables des risques des pays en difficulté.

Zone euro : Piano sur les réformes pour les pays du nord

Zone euro : Piano sur  les réformes pour les pays du nord

Ce n’est pas un désaveu de Macron mais presque. Huit Etats du nord de l’Europe déclarent mardi que les réformes de la zone euro doivent porter avant tout sur l’achèvement de l’union bancaire, l’amélioration du respect des règles budgétaires et la mise en place d’un Fonds monétaire européen, et qu’il faut remettre à plus tard des plans plus ambitieux.Ces pays, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, ces deux derniers pays ne faisant pas partie de la zone euro, font référence aux propositions de la France visant à renforcer l’intégration de la zone euro.Le dialogue à ce sujet, suspendu pendant les tractations sur la mise en place d’un nouveau gouvernement en Allemagne, est désormais en situation d’être relancé. La France propose notamment un budget commun à la zone euro et un ministère commun des Finances. Il faut se concentrer sur les domaines où les Etats membres sont proches d’un compromis, comme par exemple l’achèvement de l’union bancaire, estiment les signataires. »Il y a des réformes plaisantes, comme un ministère des Finances commun, mais elles ne résolvent pas les véritables problèmes. Cela ne sera fait que par des mesures pragmatiques », déclare le ministre finlandais des Finances Petteri Orpo joint par téléphone par Reuters. « Il ne faut pas mettre en oeuvre des quasi-réformes mais être honnête et savoir quelles réformes résolvent vraiment les problèmes que nous avons », martèle-t-il. Le groupe dit être favorable à l’idée de la transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen (FME) mais n’est pas d’accord sur la proposition de la Commission européenne qui souhaite qu’il soit supervisé par le Parlement européen. « Un FME devrait avoir des responsabilités accrues pour le développement et la surveillance de programmes d’assistance financière. Mais la prise de décision devrait rester dans les mains des Etats membres », lit-on dans le communiqué.

Sondages : Quelle réformes pour la démocratie?

Sondages : Quelle réformes pour la démocratie?

Selon une enquête ViaVoice ,  ils sont   77 %  en faveur  une mesure obligeant  les élus à débattre d’un sujet ou à étudier une proposition de loi si une pétition a recueilli un nombre très important de signatures ». . Les Français interrogés sont aussi massivement nombreux (69 %) à souhaiter qu’une pétition puisse obliger à organiser un référendum si elle obtient un nombre important de signatures.  Interrogés sur des mesures qui figurent dans les projets du gouvernement, qui ambitionne de réformer les institutions en 2018, les sondés ont majoritairement approuvé la diminution du nombre de parlementaires (72 %), le non-cumul des mandats dans le temps (69 %) et l’introduction de la proportionnelle dans les assemblées élues (56 %). L’intégration du vote blanc dans les suffrages exprimés est aussi approuvée par les sondés (à 72 %). La confiance des Français dans la démocratie de leur pays s’est nettement améliorée selon cette étude : les sondés étaient 30 % à juger qu’elle fonctionnait bien en avril 2014, puis 36 % en septembre 2016 et 54 % fin décembre 2017. « De minoritaires, ils sont devenus majoritaires », insiste Aurélien Preud’homme, qui souligne que la progression est plus forte chez les 18-34 ans (voir page 10). « C’est le début d’un renversement de la perception des Français de leur démocratie »,

 

 

* Etude réalisée par Viavoice et financée par la Fondation Jean Jaurès et La Revue Civique. Interviews effectuées en ligne du 22 au 28 décembre 2017.

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