Archive pour le Tag 'réforme bancaire'

Réforme bancaire: texte vide (UDI)

Réforme bancaire: texte vide (UDI)

Le porte-parole des députés UDI, Jean-Christophe Lagarde, a estimé aujourd’hui que le projet de réforme bancaire du gouvernement, qui impose aux banques d’isoler leurs activités spéculatives dans une filiale, était un texte « quasiment vide ». Le texte, qui sera examiné par l’Assemblée nationale en première lecture à compter du 12 février, « est quasiment vide, il n’y aura aucune séparation, il s’agit de filialisation », a déclaré M. Lagarde devant la presse. Il a par ailleurs qualifié de « surréaliste » « la situation dans laquelle nous légiférons maintenant, alors que l’Europe va dans quelques mois nous dire dans quel cadre on va réformer le système bancaire ».

 

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Réforme bancaire : durcissement à Londres et Berlin mais pas en France !

Alors qu’en France le Credit agricole et la Société générale intervenaient encore la semaine dernière au parlement pour défendre le modèle de la banque française dit modèle universel pour limiter au minimum la reforme bancaire (une filiale peut-être sur les produits a risques et encore pas sur tous), à Berlin et Londres, on durcit la réforme. Haro sur les banques! En Grande-Bretagne, le gouvernement muscle sa réforme bancaire et en Allemagne, Berlin veut emprisonner les banquiers imprudents. Les responsables politiques veulent mettre le secteur au pas. « Nous n’allons pas répéter les erreurs du passé (…) nous allons électrifier la cloison‘ ». Le chancelier de l’échiquier (l’équivalent du ministre des Finances au Royaume-Uni, en charge du Trésor), a prévenu les banques: leurs activités de détail et d’investissement si elles ne respectent pas les nouvelles règles. Le chancelier de l’échiquier a dû durcir sa réforme qui prévoyait initialement un simple décloisonnement des activités, au sein de la même entité. Georges Osborne a dû composer avec une opinion publique excédée par le scandale du Libor et par les milliards de livres dépensés depuis 2008 pour sauver les banques britanniques. Au cours de la crise financière 2007-2009, Londres a en effet consacré 65 milliards de livres (75 milliard d’euros) au sauvetage de Lloyds Banking Group et de Royal Bank of Scotland, aujourd’hui contrôlées par l’Etat. En Allemagne aussi, l’heure est à la réforme du système bancaire. Le gouvernement veut contraindre les grandes banques à isoler leurs activités de trading de la collecte des dépôts. C’est d’ailleurs l’objet d’un projet de loi. Par ailleurs, si celui-ci est adopté, les banquiers coupables de prises de risques inconsidérées risqueront désormais jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

 

Réforme bancaire : duel de fonctionnaires

Réforme bancaire : duel de fonctionnaires

Séparation des activités de spéculation et des activités de dépôts (et prêts). Ce qu’on appelle la réforme bancaire. Un duel de spécialistes, enfin plus exactement de fonctionnaires; A ma gauche, Oudéa, patron de la société générale, énarque  (promotion 1987). Inspecteur des finances, il a notamment travaillé en 1993 au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et de la Communication, chargé notamment des questions sociales. En 1995, il entre à la Société générale. Après avoir occupé différentes fonctions à Londres et au siège français de la banque, il en devient le directeur financier en 2003. Suite à l’affaire Kerviel, il devient directeur général de la Société générale en 2008, puis PDG en mai 2009. Le 9 mars 2009, il reçoit, avec Daniel Bouton de la Société générale, un lot de stock options (en ce qui le concerne, 150 000 titres à 24,45 euros), alors que la banque est aidée par l’État. Il est membre de l’Institut de la finance internationale [.À partir de 1976, affecté à la direction du Trésor du ministère de l’Économie et des finances. De 1980 à 1982 il est à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes. En 1982, il est nommé chef du bureau pour les règlementation et relations du Ministère des finances avec la profession bancaire, tout en assurant de 1984 à 1987 le secrétariat général de l’association des anciens élèves de l’ENA. Ensuite il revient au trésor en occupant différents postes, avec plusieurs missions pour Édouard Balladur, gravissant les échelons avant de prendre la direction du Trésor en 1993. A ma droite, Christian Noyer, énarque aussi qui  fut de nombreuses fois membre des cabinets des ministres des finances de droite. De 1986 à 1988, il est conseiller au cabinet du ministre des Finances Édouard Balladur De 1993 à 1995, directeur de cabinet d’Edmond Alphandéry, ministre des Finances. De 1995 à 1997, directeur de cabinet de Jean Arthuis, ministre des Finances. Au milieu, Après ses études au lycée Condorcet, il obtient un DEA de sciences économiques et un DEA de philosophie. Il sortira ensuite diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) et de l’ENA (promotion Louise Michel (1982-1984)). Au milieu, le ministre Moscovici, énarque  affecté à la Cour des comptes, où il est conseiller maître depuis 2003 mais qui est surtout responsable politique.  Objet du combat : «la constitution, au sein des groupes bancaires, d’une filiale dédiée aux activités de marchés qui ne sont pas nécessaires au financement de l’économie». Derrière cette idée de filialisation se cache en filigrane une perspective d’éradication car cette nouvelle entité devra être tellement capitalisée que les activités qui y seront exilées risquent tout bonnement de ne plus être rentables. Et le gouvernement compte aller plus loin concernant «certaines activités spéculatives fortement critiquées» qui seront «purement et simplement interdites». Le trading à haute fréquence et les dérivés sur matières premières agricoles devront ainsi être abandonnés par les banques françaises. Reste à savoir quels sont les métiers «utiles» au financement de l’économie que les banques pourront continuer à exercer comme auparavant. Une question pas si simple à trancher dans un univers aussi technique. Un débat organisé par l’Autorité des marchés financiers et la Banque de France, opposant les ténors de la place financière, s’est d’ailleurs lancé jeudi sur la difficulté de «distinguer les boîtes de camembert des sachets de drogue», selon le résumé de Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France… L’enjeu est crucial. Les BNP Paribas ou Crédit agricole se battent pour convaincre les politiques que les activités de marchés ne sont pas toutes à jeter à la poubelle. Au contraire. Au moment même où la régulation Bâle III réduit la capacité des banques à prêter, c’est «une tentation suicidaire» a prévenu Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale. Les entreprises, en effet, auront encore plus besoin d’être épaulées pour accéder aux marchés financiers.  «Nous sommes des supermarchés, à la différence près que nous reprenons les produits de nos clients», a expliqué le banquier qui craint les conséquences d’une réforme trop sévère en France ou en Europe par rapport aux concurrents américains: «je veux être compétitif pour mes clients. Être Leclerc et pas Félix Potin». Supermarché, oui, «mais on ne doit pas y vendre de la drogue», a rétorqué Ramon Fernandez, le directeur du Trésor. Finalement un débat de très haut niveau entre experts en carrière politisée. On peut être rassuré, le système financier français est bien dirigé.

Banques : séparation des activités à risques et les dépôts, les établissements bancaires résistent a appuyés par la Banque de France !

Banques : séparation des activités à risques et les dépôts, les établissements bancaires résistent a appuyés par la Banque de France !

 

Curieux de voir les grandes banques françaises dirigées par d’anciens hauts fonctionnaires et appuyé par la banque de France faire de la résistance face aux réformes voulues par le gouvernement. Les grandes banques françaises s’activent en effet en coulisse pour limiter l’impact des réformes financières promises par François Hollande, qui souhaite lancer le chantier dès cet été. Le chef de l’Etat veut dans le même temps séparer les activités de dépôts des activités de marché les plus spéculatives pour rendre le système bancaire plus sûr, augmenter de 15% la taxation des banques, lutter contre les produits « toxiques » et interdire aux établissements financiers d’exercer dans les paradis fiscaux. Selon des banquiers et des sources au fait des réflexions en cours, des banques comme BNP Paribas et Société générale envisagent tous les scénarios et en évaluent les conséquences prévisibles sur leurs activités. A première vue, elles devraient éviter le pire. « Les banques bataillent ferme pour limiter les répercussions », confie une des sources. « Au bout du compte, tout le débat tourne autour de questions de terminologie, pour savoir ce qui est ‘risqué’ et ce qui ne l’est pas. » « Et on en arrive à la conclusion que les choses ne changeront pas beaucoup », ajoute-t-elle. Un haut responsable d’une banque française renchérit : « Quand on discute avec les proches de François Hollande et qu’on essaie de déterminer ce que sont les activités spéculatives, on constate vite que cela ne concerne que quelques activités. » Pour l’heure, les contours de la réforme restent flous. Mais celles engagées dans les pays anglo-saxons permettent d’esquisser des pistes de réflexion. Aux Etats-Unis, la règle Volcker prévoit par exemple d’interdire aux banques les activités de trading pour compte propre. Au Royaume-Uni, la norme Vickers vise à cantonner banque de détail et banque commerciale et à filialiser les activités de marché. Selon les estimations des analystes de Citi, le coût pour les banques françaises d’une norme de type Volcker est estimé à environ 6% de leur bénéfice annuel, tandis qu’une règle de type Vickers leur coûterait le double, soit entre 11% et 13%. D’abord farouchement opposées à toute séparation de leurs activités, les banques françaises se sont peu à peu résolues ces dernières semaines à l’idée de devoir sécuriser les dépôts de leurs clients. Elles se disent ainsi ouvertes à une réglementation inspirée de la règle américaine Volcker, mais prônent un débat au niveau européen. C’est également, dit-on, la piste privilégiée à l’Elysée. « François Hollande préfère plutôt une réforme s’inspirant de ce qu’on appelle la règle de M. Volcker plutôt que celle imaginée par M. Vickers. Je pense qu’il a raison », explique une source dans l’entourage du chef de l’Etat. La Commission européenne a de son côté constitué en début d’année un groupe d’experts pour étudier l’organisation des banques, et un rapport est attendu dans les prochaines semaines. Il est peu probable que le groupe de travail préconise une scission ou une séparation complète des activités de banque de détail et de banque d’investissement. L’Allemagne et la France restent profondément attachées au modèle de banque universelle qui les héberge toutes les deux sous un même toit.  « C’est un argument complètement fallacieux de dire que la banque universelle est plus solide », commente Christophe Nijdam, analyste chez Alphavalue. « La banque à tout faire (…) c’est un échec. » L’analyste, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse, estime qu’une scission juridique entre banque de détail et banque de financement d’un côté, banque d’investissement de l’autre – à l’image du Glass-Steagall Act de 1933 aux Etats-Unis – serait plus efficace. Appuyées par la Banque de France, les banques françaises s’accrochent à leur modèle et se réfèrent aux faillites en 2007 et 2008 de la britannique Northern Rock et de l’américaine Lehman Brothers, deux établissements spécialisés sur un secteur d’activité, pour étayer leur argumentation. Elles assurent aussi que le trading pour compte propre ne représente qu’une part marginale de leurs revenus. Sollicitée par Reuters, la SocGen s’est refusée à tout commentaire, tandis que des messages laissés chez BNP Paribas sont restés sans réponse. « Il est clair que les banques se préparent », résume Benoît Sommier, associé au sein de la société de conseil Altiad. « Mais avec l’éventail des scénarios possibles, il y a aussi beaucoup d’incertitudes. »

 




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