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Referendum grec : des prix Nobel pour le non

Referendum grec : des prix Nobel pour le non

 

Dans une interview au magazine Time, Joe Stiglitz, ancien chef économiste de la Banque Mondiale et prix Nobel d’économie en 2001 affirme n’avoir jamais vu une «dépression aussi délibérément imposée» à la Grèce par l’Europe, ajoutant qu’il «s’agit plus de pouvoir que d’économie». Stiglitz va plus loin et considère que la troïka a une «responsabilité criminelle dans le chaos» actuel, rappelant que «60 % des jeunes Grecs sont au chômage». Une diatribe sévère à l’encontre des créanciers de la Grèce, le FMI et les pays européens. Joseph Stiglitz propose à la troïka d’effacer purement et simplement la dette grecque, estimée à 300 milliards d’euros, et de verser à la Grèce des fonds afin de lui permettre de relancer son économie.  De son côté Paul Krugman a lui aussi appelé les Grecs à voter «non» lors du référendum, dans sa tribune du New York Times. Le prix Nobel d’économie en 2008 souligne que «l’économie grecque s’est effondrée principalement à cause des mesures d’austérité imposées à la Grèce». L’économiste juge qu’accroître l’austérité ne ferait que conduire à une impasse le pays qui «n’a jamais été aussi affaibli» et estime que «le gouvernement grec devrait être préparé à sortir de l’euro si nécessaire». Paul Krugman se prononce néanmoins contre un «Grexit», qui selon lui, engendrerait une panique bancaire dévastatrice.

Grèce : Un referendum pour rien

Grèce : Un referendum pour rien

 

L’Europe comme la Grèce joue depuis des mois à « coucou ,  fais-moi peur ! ». Derniere grande trouille en date : le referendum. Qui va changer quoi ? Pratiquement rien car sitôt après le referendum l les discussions vont reprendre, régler le court terme et s’éterniser à nouveau. La question centrale set celle de la réduction de la dette globale, impossible à rembourser, mais on ne peut régler ce problème définitivement car la France est dans uen situation identique à celle de la Grèce (les Italien, les espagnols pas loin). 31 000euros de dette par habitant pour la France et 28 000 pour les Grecs ! Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a d’ailleurs déclaré à un journal allemand s’attendre à parvenir à un accord avec les créanciers de son pays lundi, quel que soit le résultat du référendum de dimanche.   »Je m’attends à ce que nous ayons un accord lundi. Et cela ne dépendra pas du fait qu’une majorité vote ‘oui’ ou ‘non’ lors du référendum », a-t-il dit au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung selon des extraits de l’entretien publiés samedi. « N’écoutez pas ceux qui disent que l’offre n’est plus sur la table: bien sûr qu’elle y est toujours, puisque c’est ce qu’ils veulent », a-t-il ajouté à propos des propositions des créanciers.  Il s’en est également pris à son homologue allemand, Wolfgang Schäuble.   »M. Schäuble a clairement dit en 2012 qu’il préférerait un Grexit », a-t-il dit selon le journal.

Un référendum qui ne changera pas grand-chose

Un  référendum qui ne changera pas grand-chose

 

En faiat compte tenu de l’ambigüité de la question ce referendum ne servira pas à grand-chose. Après il faudra reprendre les négociations. Ce que vient d’ailleurs de déclarer Tsipras. Il y a même à parier que le feuilleton grec va durer encore très longtemps avec un accord partiel et temporaire fort possible.  Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est en effet  voulu rassurant vendredi à propos du référendum de dimanche, estimant que l’avenir de la Grèce dans la zone euro n’était pas lié au vote et que les négociations avec les créanciers internationaux de la Grèce se poursuivraient après la consultation. Les Grecs doivent dire dimanche s’ils approuvent ou non le plan de sauvetage « argent frais contre réformes » mis au point par les créanciers de la Grèce. Les sondages donnent le « oui » et le « non » au coude à coude. Certains observateurs estiment qu’un « non » obligerait la Grèce à sortir de la zone euro.  Dans une allocution télévisée au dernier jour de la campagne référendaire, Alexis Tsipras a de nouveau appelé les Grecs à voter « non ». Le chef du gouvernement de la gauche radicale estime qu’un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la dette de la Grèce publié jeudi, qui estime que la dette grecque ne pourra être remboursée sans annulation massive, justifie le rejet par son gouvernement des propositions des créanciers du pays. « Ce qui est en jeu dimanche n’est pas l’adhésion de la Grèce à l’Europe, ce qui est en jeu est (de savoir) si le chantage nous conduira à accepter la poursuite d’une politique que les créanciers eux-mêmes reconnaissent comme une impasse », a lancé le chef du gouvernement. « Ce qui est en jeu dimanche est de donner ou non notre consentement à la mort lente de l’économie. » Les dirigeants européens ont à l’inverse mis en garde contre une victoire du « non » du référendum.   »Si les Grecs votent ‘non’, la position grecque en sortira considérablement affaiblie », a estimé vendredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors d’une conférence de presse.

 

Grèce – un référendum piège

Grèce – un référendum piège

Tsipras a raison de renvoyer à la démocratie la question de l’accord probable avec Bruxelles. Un accord qui va prévoir une nouvelle aide mais aussi de nouvelles mesures d’austérité qui n’étaient pas tellement contenues dans le programme de Tsipras. Toutefois un referendum piège , d’abord parce que Tsipras devra donner sa position et d’une  certaine manière risque de se discréditer par rapport à ses  promesses initiales qui ont permis son élection. Ensuite et surtout parce que la date fixée au 5 juillet n’est pas raisonnable. En gros tout cela va donc se résumer à une question : pour ou contre l’euro. On ne peut organiser un referendum vraiment démocratique en quelques jours , c’est une  caricature de démocratie. Même les journalistes des grands médias seraient bien incapables aujourd’hui d’analyser le futur accord entre Bruxelles et la Grèce. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a donc annoncé dans la nuit de vendredi à samedi qu’il allait organiser un référendum concernant le plan d’aide européen. Le pays est à quelques jours d’un possible défaut de paiement et devra donc trancher sur l’accord avec les créanciers. Le président de la République François Hollande avait annoncé vendredi, tout comme la Chancelière allemande Angela Merkel, que l’Eurogroupe de samedi serait « décisif » en vue d’un accord entre les créanciers et la Grèce. Le référendum portera sur le texte qui pourrait résulter samedi de l’Eurogroupe prévu à Bruxelles entre Athènes et ses créanciers.  »Le peuple doit décider hors de tout chantage (…), le référendum aura lieu le 5 juillet », a déclaré le Premier ministre dans une allocution télévisée diffusée vers 1 heure locale (minuit en France) sur les chaînes de télévision grecques, à la veille d’une ultime réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles avant un possible défaut de paiement de la Grèce au FMI le 30 juin. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis participera bien samedi à l’Eurogroupe qui se tiendra à Bruxelles au sujet de la Grèce, a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi le porte-parole du Premier ministre Gabriel Sakellaridis. Le doute a flotté un moment sur cette participation, à la suite de l’annonce en termes très rudes par le Premier ministre Alexis Tsipras d’un référendum dimanche 5 juillet autour des discussions avec les créanciers, mais finalement la délégation grecque sera présente. Le gouvernement a annoncé par ailleurs que la procédure d’acceptation par le Parlement de ce référendum aurait lieu samedi avec vote dans la soirée.

Un référendum sur le service civique ?

Un référendum sur le service civique ?

 

 

On sait que Hollande et la classe politique en général n’est pas favorable à un service civique obligatoire mais plutôt à une espèce d’ersatz de service national. Coincé entre son immobilisme habituel et l’opinion des Français, Hollande pourrait bien s’en sortir en envisageant un referendum (Près de 80 % de la population sont favorables à ce service national obligatoire). Ce pourrait même être une bonne opération politique pour Hollande clairement menacé en 2017 par Valls. De quoi remonter un peu la pente des intentions de vote en sa faveur qui en dépit des évènements tragiques n’a guère bougé (à ne pas confondre avec sa cote de popularité qui elle s’est nettement redressée).   ».  L’idée d’un service civique obligatoire est donc bel et bien sur la table et du coup, l’Elysée examine très sérieusement l’hypothèse d’un référendum. « Ce serait nécessaire, juridiquement et politiquement, dit un conseiller. Si on choisit de contraindre de jeunes adultes, il faut une adhésion du peuple. » François Hollande hésite encore ; il ne veut pas d’une mesure « gadget », qui serait perçue négativement par les jeunes.  Si on choisit de contraindre de jeunes adultes, il faut une adhésion du peuple. Mais il y a une fenêtre de tir. Beaucoup d’élus, à commencer par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, sont favorables à cette idée. Le groupe socialiste va déposer une proposition en ce sens et toutes les remontées de terrain depuis les attentats de janvier le montrent : les Français attendent des mesures fortes en matière de cohésion nationale. « Or, fait remarquer un conseiller ministériel, symboliquement, il n’y a rien de plus fort que le service civique obligatoire. »

Droit de vote des étrangers : pour un référendum (Xavier Bertrand)

Droit de vote des étrangers : pour un  référendum (Xavier Bertrand)

Hollande s’est piégé tout seul en se prononçant pour le droit de vote des étrangers, surtout en affirmant qu’il convenait de prendre ses responsabilités. Il a en fait renvoyé cette responsabilité au parlement alors que c’est impossible en ‘état du rapport de forces droite-gauche. Du coup il n’y a que le referendum pour statuer ; ce que vient de lui rappeler  Xavier Bertrand. Mais Hollande ne la pas évoqué car il sait qu’il perdrait cette consultation populaire.  Invité de France Info ce mardi, le député-maire UMP de Saint-Quentin, a donc appelé François Hollande à consulter les Français sur le droit de vote des étrangers. Et prôné un départ à la retraite à 65 ans.  « Ce n’est pas aux partis politiques de prendre leurs responsabilités (sur le droit de vote des étrangers). C’est au président de la République. Moi pour ma part je suis totalement contre. Et je demande à François Hollande de se tourner vers les Français et qu’ils disent une fois pour toutes » ce qu’ils veulent a déclaré Xavier Bertrand. Ce lundi, François Hollande a appelé les « forces républicaines » à prendre leurs responsabilités sur le droit de vote des  étrangers. Lui y est « favorable ». Mais « rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5e » au Parlement. Une majorité qu’il n’a pas.

Referendum suisse : non au modèle français de sécu

Referendum suisse : non au modèle français de sécu  

Les suisses ne veulent pas de sécu à la française, ils craignent surtout la création d’un déficit abyssal. Près de 62 % des Suisse  se sont prononcés contre la «caisse unique» et souhaitent donc conserver la kyrielle de 61 caisses privées qui gèrent aujourd’hui l’assurance-maladie de base. L’initiative populaire, portée notamment par les Verts et le Parti socialiste, a échoué à changer les mentalités, sept ans après un précédent vote qui allait déjà dans le même sens.  En Suisse, l’assurance-maladie est obligatoire. Mais, à la différence de la France, c’est à chaque personne de choisir l’organisme qui va rembourser ses frais. Pas gratuitement, puisque tous les mois, il faut payer des primes. Celles-ci varient selon les cantons. Et comme chez les assureurs automobiles, il y a une franchise: plus elle est élevée, moins les primes sont importantes. Le principe est le même pour tous, à l’exception des enfants, qui ont des tarifs préférentiels.  Selon la dernière loi, entrée en vigueur en 1996, la concurrence entre les caisses privées est censée faire baisser les prix. Le problème, c’est que le nombre de caisses se réduit et qu’un Suisse sur dix seulement change de caisse régulièrement pour dénicher les meilleurs tarifs. «Il faut en finir avec la fausse concurrence sur les primes», affirmait ainsi Pierre-Yves Maillard, ministre socialiste de la Santé dans le canton de Vaud et grand défenseur de la caisse unique. Les primes, elles, ne cessent d’augmenter. L’année prochaine, elles grimperont de 4 % – en moyenne, chaque Suisse paiera 412 francs par mois, soit 340 euros. Et bien souvent, la facture devient difficile à régler. Dans la catégorie des ménages aux revenus les plus faibles, une personne sur cinq ne peut pas s’en acquitter, selon une étude réalisée à Genève entre 2007 et 2012. Du coup, certains se rendent régulièrement en France afin de se faire soigner. Chez les opposants à l’initiative, l’Hexagone a pourtant servi de puissant contre-exemple. Sur l’une des affiches de campagne, un citoyen déclarait: «Je ne veux pas m’enfermer dans un système à la française.» Et de brandir l’argument massue du déficit de la Sécurité sociale, qui a atteint les 12,5 milliards d’euros en 2013. En Suisse, il n’y a pas de pas de déficit, car l’argent collecté sert à payer les dépenses de l’année en cours. Chaque année, les recettes sont adaptées aux dépenses.

 

PS- réforme territoriale : la trouille du referendum

PS- réforme territoriale : la trouille du referendum

 

Pas fous les députés PS, ils ne veulent pas de referendum concernant la réforme des regions.la reforme concoctée dans les arrière cuisines  électorales de Hollande est favorable aux intérêts des barons locaux, pas question d’y toucher. Quant aux Français,  « circulez, il n’ya rien à voir ! En Substance ce que signifie le scrutin de l’assemblée nationale qui refuse le referendum. Un véritable déni de démocratie qui coûtera très cher au PS. D’autant que cette réforme bâclée n’a aucune cohérence économique, sociale  voire culturelle. Sur le strict plan économique,  il y a tout au plus une dizaine de régions correspondant à des entités économiques réelles (autour des grands pôles d’échanges de flux de biens et de personnes).   Il n’y aura donc pas de référendum pour la réforme territoriale. La discussion générale sur un texte qui doit ramener de 22 à 14 le nombre de régions métropolitaines et reporter à décembre 2015 les élections cantonales et régionales de mars pourra commencer au Sénat jeudi à partir de 16h45, alors qu’elle devait initialement débuter mardi après-midi. La motion du Sénat demandant ce référendum n’a été voté à l’Assemblée que par le Front de gauche, les radicaux de gauche et l’UMP. « C’est pour nous un impératif démocratique incontournable car la réforme territoriale s’attaque aux fondements même de l’organisation républicaine de notre pays », a plaidé Marc Dolez pour le Front de gauche. « Le gouvernement traite cet enjeu comme il s’agit d’un problème subalterne », a renchéri le radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg. Pour l’UMP Valérie Pécresse, « il y a urgence de demander au peuple de se prononcer sur cette réforme ubuesque ». Socialistes, écologistes et UDI ont voté contre. « Les partisans d’un référendum sont ceux qui sont favorables au statu quo. Le risque est qu’un cartel des non, hétéroclite et inefficace, fasse échouer la réforme territoriale », a jugé le socialiste Carlos Da Silva.  »Nous devons être en capacité de débattre de chacune des modalités de cette réforme, de la carte des régions, des modes de scrutin et du calendrier électoral », ce qui sera impossible par une « question binaire », a plaidé l’UDI Charles de Courson. « C’est notre métier de parlementaires d’amender ce texte, nous voulons débattre sans plus attendre », a renchéri l’écologiste François de Rugy, déplorant le début d’une « longue bataille d’obstruction au Sénat. Au Sénat, la motion avait été votée par 175 voix pour, les sénateurs UMP, communistes et radicaux de gauche. 134 sénateurs, PS et Ecologistes, l’ont rejetée. Les centristes se sont abstenus. Depuis son dépôt au Sénat, le 18 juin, la réforme territoriale fait l’objet d’une série d’obstructions à la Haute Assemblée, où le gouvernement affronte l’hostilité non seulement de la droite, mais aussi du RDSE (à majorité radicale de gauche) et du groupe CRC (Communiste, républicain et citoyen) dont les voix lui sont indispensables. La nouvelle carte des régions devra passer en première lecture au Sénat mais aussi à l’Assemblée nationale « avant la fin de la session extraordinaire de l’été », a assuré mercredi le Premier ministre Manuel Valls, se disant prêt à faire siéger le Sénat « le week-end, tout le mois de juillet ou tout le mois d’août ».

 

Régions : Valls refuse un referendum

Régions : Valls refuse un referendum

 

Pas fou Valls, il ne veut pas de referendum qui inévitablement se transformerait en vote anti-Hollande. Dans un contexte de révolte d’une minorité grandissante de parlementaires socialistes et de la défiance de l’opinion, l’exercice aurait été extrêmement périlleux dans les deux cas. Le Premier ministre, Manuel Valls, a exclu de consulter les Français compte tenu de l’impopularité de François Hollande. « Face à cette question d’intérêt général, vous répondriez à une autre question, vous répondriez concernant le président de la République car ce serait lui qui poserait la question », a estimé sur BFM-TV Manuel Valls, qui a dit redouter « l’addition de tous les contraires » sur ce type de scrutin. Afin d’apaiser la « grogne » suscitée par la réforme, le Premier ministre a promis de laisser une part d’initiative, encore à définir, aux parlementaires. « Il peut y avoir des évolutions, l’essentiel est de réduire le nombre de régions », a dit le Premier ministre, précisant que le débat s’ouvrirait en juillet au Sénat, après la présentation de deux textes de loi en conseil de ministre, le 18 juin. Le gouvernement espère boucler la réforme en novembre, au prix d’une bataille parlementaire, afin de pouvoir procéder aux élections régionales et départementales l’année suivante. Le coût politique de la réforme s’annonce lourd pour le président qui ne peut compter sur ses effets à court terme pour réduire la dépense publique. Pour le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, André Vallini, les synergies attendues de la création des super-régions dotées de pouvoirs économiques élargis ne viendront que dans quelques années seulement. « Je pense qu’à moyen terme, entre cinq et dix ans, en faisant des économies d’échelle, en supprimant les chevauchements de compétences, les doublons, on peut arriver à une dizaine de milliards d’euros d’économies », soit un peu moins de 5% du budget global des collectivités locales françaises. Mais des spécialistes des finances publiques, de gauche comme de droite, et des experts indépendants doutent de ce chiffre et tablent sur des économies plus faibles.

Réforme territoriale : imposer un referendum pour éviter la magouille

Réforme territoriale : imposer un referendum pour éviter la magouille

 

 

Repousser les élections, bricoler le découpage administratif, tripatouiller le nombre d’élus et surtout éviter de consulter les Français, c’est la démarche de Hollande qui s’oppose à tout référendum sur la question. Cette réforme- nécessaire – ne doit pas se faire sans consulter les électeurs (qui approuvent en majorité sur le principe mais pas sur la méthode), il s’agit en effet dune modification constitutionnelle qui ne peut s’effectuer en douce. François Hollande est resté sourd aux appels de l’opposition, de droite comme de gauche, réclamant un référendum sur la réforme territoriale à propos de laquelle le président a achevé vendredi l’audition des partis politiques représentés au Parlement.  Du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à la présidente du Front national, Marine Le Pen, le chef de l’Etat a consulté sur trois jours les élus de 14 formations sur son plan qui prévoit la réduction de moitié du nombre de régions et la suppression des conseils départementaux.  Cette réforme pourrait permettre à l’Etat de faire entre 12 et 25 milliards d’euros d’économies par an à terme, selon le secrétaire d’Etat chargé du dossier, André Vallini.  L’entourage de François Hollande a décrit des entretiens « riches et fournis », où chacun « a constaté qu’une réforme est nécessaire ». « Après, il peut y avoir des nuances, voire des divergences sur la carte territoriale, le calendrier, la mise en œuvre de la réforme et les conséquences pour les élections ».  On annonce de même source que « le président s’exprimera prochainement pour faire le bilan » sans préciser la forme ni la date de cette intervention.  François Hollande prendra d’ici là « le temps de réfléchir » et de consulter le Premier ministre, Manuel Valls, et les ministres concernés, ajoute-t-on.

 

Réforme territoriale : Valls a la trouille du referendum

Réforme territoriale : Valls a la trouille  du referendum

Pas fou Valls, il sait qu’un referendum serait une occasion de votre massivement contre Hollande. Du coup il n’en veut surtout pas( du coup la reforme devient illusoire) Manuel Valls a en effet  rejeté mercredi « je ne sais quelle idée de référendum » demandée par certains dans l’opposition sur le projet de réforme territoriale du gouvernement prévoyant notamment la division par deux du nombre de régions.  »Rejoignez-nous dans cette volonté de réforme, sans arrière-pensée, sans trouver je ne sais quelle idée de référendum », a lancé Manuel Valls, interrogé sur ce point par les députés UMP Xavier Bertrand (Aisne) et Alain Marc (Aveyron). « Cette réforme est nécessaire pour le pays, elle est attendue par les Français, elle se fera, c’est l’engagement que j’ai pris devant l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté lors de la séance des questions d’actualité.  »Le président de la République veut accélérer le rythme. Donc soyez au rendez-vous, soyez sincères, soyez courageux et réformons ensemble notre pays », a poursuivi le Premier ministre. Pour défendre le report des élections cantonales et régionales prévues en 2015, annoncé mardi par le président Hollande, Manuel Valls a fait valoir le temps nécessaire pour mettre en place la division par deux du nombre de régions et la suppression des conseils départementaux.   »Cela n’est pas possible en quelques mois avec l’échéance électorale de mars prochain », a estimé le Premier ministre, assurant toutefois ne pas vouloir perdre « un seul instant », « pas un seul jour ».

Pour un référendum » sur la réforme territoriale (Raffarin)

Pour un référendum » sur la réforme territoriale (Raffarin)

 

Hollande a annoncé le nouveau découpage électoral avant 2017, or il n’a pas la majorité des 3/3 du parlement pour la faire adopter. Raffarin a donc raison de demander un referendum sur le sujet. Pas sûr que Hollande s’y risque car ce serait sans doute une vote sanction vis-à-vis du président. Son report de la date des régions pour cette réforme relève donc du tripatouillage électoral . L’ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a jugé sévèrement l’interview du chef de l’Etat, mardi, à l’occasion des deux ans de son quinquennat. « Je l’ai pas trouvé président de la République (…) François Hollande se refuse à incarner la France », a taclé le sénateur de la Vienne, invité mercredi matin sur Europe 1. « A force d’être normal, il en devient banal », a ajouté Jean-Pierre Raffarin, reprochant à François Hollande « de ne pas avoir parlé d’Europe, de pouvoir d’achat ». François Hollande a envisagé mardi un report des élections régionales et cantonales de 2015 en 2016, estimant qu’il « serait intelligent » de tenir ces élections « avec le nouveau découpage » territorial que doit mettre en œuvre le gouvernement. Interrogé sur ce « big-bang territorial », Jean-Pierre Raffarin a fustigé « une improvisation » et estime que François Hollande « doit faire un référendum » sur cette nouvelle organisation territoriale.

Municipales : referendum aussi en Turquie

Municipales :  referendum aussi en Turquie

 

Municipales en Turquie qui comme en France ont des allures de referendum. Dans un climat pollué par les affaires politico-financières visant le régime, ce scrutin s’est transformé en vote de confiance pour Recep Tayyip Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis douze ans. Le chef du gouvernement, 60 ans, est acclamé par ses partisans comme l’artisan de l’impressionnant développement économique turc, et dénoncé comme un « dictateur » par ceux qui lui reprochent sa dérive islamiste et autoritaire. La dernière journée de la campagne électorale, âpre et violente, a illustré samedi ces fractures. Fidèle à sa rhétorique agressive et provocatrice, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses troupes à donner une « grosse claque » à ses adversaires et à « donner une leçon » aux « espions » et aux « traîtres » qui complotent contre lui. Dans sa ligne de mire, l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, retiré aux Etats-Unis, accusée d’avoir infiltré l’Etat, notamment la police et la magistrature, et de propager des accusations de corruption et des écoutes téléphoniques embarrassantes pour nuire à son régime.  Cette guerre fratricide entre les deux ex-alliés de la mouvance islamo-conservatrice a connu son apogée jeudi, avec la diffusion du script d’une réunion « top secret », dans laquelle quatre hauts responsables évoquent l’opportunité, en pleine agitation électorale, d’une intervention militaire en Syrie. Malmenés par ces révélations en cascade, le gouvernement et son chef ont répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage des réseaux sociaux Twitter et YouTube qui leur ont valu une pluie de critiques. Ravie de l’aubaine, l’opposition a sauté sur l’occasion et tape à bras raccourcis sur Recep Tayyip Erdogan et son régime, devenus à ses yeux « illégitimes ».  »Il nous faut laver la classe politique de ceux qui la salissent », a vociféré samedi le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu en point final à sa campagne. Dix mois après la grande fronde antigouvernementale du printemps dernier, des centaines de milliers de personnes ont profité ce mois-ci des funérailles d’un adolescent mortellement blessé par la police pour descendre dans la rue et exiger la démission de « l’assassin » Erdogan. Depuis sa mise en cause dans un vaste scandale de corruption en décembre, le Premier ministre aborde ce scrutin affaibli, mais il dispose encore de solides bases au cœur de l’Anatolie pieuse et modeste. Son Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté toutes les élections depuis 2002 et devrait rester dimanche le premier parti de Turquie, mais nettement en-dessous des 50% obtenus aux législatives de 2011. La course aux mairies d’Istanbul, qui réunit 20% des électeurs du pays, et d’Ankara s’annonce serrée et la chute d’une des deux plus grandes villes du pays entre les mains de l’opposition constituerait un revers personnel pour le Premier ministre. « Celui qui gagne Istanbul remporte la Turquie », a répété lui-même l’ancien maire de la mégapole aux 15 millions d’habitants.  Le sort de ces deux villes et le score national de l’AKP vont largement déterminer le calendrier politique du pays et l’avenir de Recep Tayyip Erdogan. Une large victoire, improbable, peut le décider à briguer en août la présidence de la République, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Un score plus serré le convaincrait plutôt de prolonger son mandat à la tête du gouvernement lors des législatives de 2015, au prix d’une modification des statuts de l’AKP. Il y a toutefois peu de chance que le scrutin de dimanche ne parvienne à apaiser les tensions dans un pays aujourd’hui à vif.  »Qu’Erdogan reste au-delà de 2015 ou pas, les dégâts provoqués par cette crise sont immenses et ne seront pas réparés facilement », juge Brent Sasley, chercheur à l’université du Texas, « la politique de la peur et de la conspiration semble plus enracinée que jamais dans la vie politique turque ».

 

Refonte régions et départements : pour un referendum

Refonte régions et départements : pour un referendum

 

Il est évident que les annonces très timides de Hollande pour réduire le nombre de régions et supprimer (en fait regrouper) les départements ne sont pas susceptibles d’être mise en œuvre rapidement. Avec cette méthode qui laisse finalement les élus libres de décider (avec quelques marchandages financiers), ce n’est certainement pas avant la fin du quinquennat de Hollande que de réels progrès auront été réalisés. Flou sur l’objectif, Hollande l’est tout autant sur la méthode. Sur cet enjeu central pour réduire les dépenses publiques la clarté et la détermination auraient pourtant été nécessaires ; il fallait nettement dire qu’un dizaine de régions étaient suffisantes pour rivaliser avec les régions allemandes, espagnoles ou italiennes ; Que les départements devaient être purement et simplement supprimés. Il s’agit de supprimer des étages administratifs et politiques coûteux en fonctionnement, en investissement et en procédures. En même temps,  il s’agit surtout de diminuer le nombre d’élus, y compris des communes (communes trois fois plus nombreuses en France qu’en Allemagne). Des élus qui sécrètent réglementation, fiscalités, procédures qui tuent l’initiative et la compétitivité. Les réactions des élus ne se sont pas faiat attendre la plupart sont contre, évidemment puisque cela remet en cause leur gagne-pain. Dès lors lorsqu’il est question d’un enjeu institutionnel de cette importance, d’une question surtout vitale pour la compétitivité, il fallait envisager de faire un referendum. Malheureusement nos derniers présidents de la République ont peur de cette démarche démocratique ; surtout Hollande qui ne recueille pus que 20% environ dans l’opinion. Or 70% des français sons désormais pour cette réformes des structures.

Regroupement Structure administratives : pour un référendum

Regroupement Structure administratives : pour un référendum

 

Hollande a enfin compris qu’il fallait mettre fin au mille feuilles administratif. Problème toutefois sur r la méthode car c’est surtout sur la base du volontariat. En clair en fonction des intérêts et envies des élus ; Curieuse méthode de laisser à chacun le soin  de décider sur un enjeu aussi central Ainsi on pourrait regrouper avec Paris les départements voisins (ce que veut en particulier Ayrault)  comprenant chacun plus d’une million d’habitants tandis qu’on laisserait le Limousin par exemple demeurer en structure régionale et départementale pour 700 000 habitants (pour l’ensemble de la région). C’est la structuration de l’espace à la demande ! En faiat il ne faut surtout pas trop contrarier les élus qui constitue la base de l’oligarchie, cela vaut  aussi pour les communes : 36 000 incitées elles aussi au regroupement mais pas trop. Sur un enjeu aussi politique mais aussi économique, la bonne méthode aurait consisté à décider par referendum et non par marchandage de type Hollandais. . . François Hollande a affirmé mardi sa volonté d’en finir avec « les enchevêtrements, les doublons et les confusions » dans les collectivités territoriales françaises pour rationaliser leur gestion et, à terme, réduire les dépenses publiques. Il a laissé entendre que le nombre des régions et des départements pourrait être réduit à la faveur de fusions et souhaité un renforcement des compétences des premières. Le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée, Thierry Mandon, a ainsi estimé que le nombre de régions pourrait être ramené à une quinzaine en métropole, sur un total de 22, ce qui est pour lui un nombre plancher sous lequel il ne serait « pas raisonnable » de descendre. Mais la future réforme ne se cantonnera pas aux régions. « Nous encouragerons toutes les fusions de collectivités territoriales quelle qu’en soit la nature », a déclaré à Reuters la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Cela concernera donc les régions, les 101 départements, les 36.600 communes et les 18.000 groupements intercommunaux de France, qui seront ainsi incités à se rapprocher, se regrouper ou fusionner sur une base volontaire.Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s’est ainsi dit favorable à la fusion des départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne avec Paris, constituée en « métropole » comme 12 autres grandes agglomérations françaises. « Autour des métropoles, il faut sûrement simplifier », a-t-il expliqué jeudi sur France Inter. « Je prends la métropole de Paris, et bien moi je suis favorable à ce qu’on aille vers la suppression des départements de la première couronne. » Le gouvernement modulera les dotations financières de l’Etat aux collectivités territoriales en fonction de leurs efforts de mutualisation de leurs services, d’intégration, voire de fusion, confirment les ministres concernés. « On conjuguera l’obligation, par exemple, de faire des conventions entre les métropoles et les départements avant le 1er janvier 2017, et une démarche d’incitation et d’aide », a expliqué à Reuters Marylise Lebranchu. François Hollande s’efforce ainsi de donner une impulsion à une nouvelle phase de la décentralisation engagée avec le vote en décembre de la loi créant les « métropoles ». Deux autres textes sont en préparation, dont l’un, sur les compétences des régions. Ce sont eux qui doivent être repris et enrichis pour tenir compte de la volonté présidentielle. Selon leur rapporteur à l’Assemblée, le député PS Olivier Dussopt, et Marylise Lebranchu, Jean-Marc Ayrault a décidé d’accélérer le processus en les regroupant en un texte, qui sera soumis au Parlement avant l’été pour adoption avant fin 2014. L’idée est que le cadre législatif soit en place avant les élections régionales et cantonales de 2015. Mais la réforme ne pourra être appliquée qu’après ces scrutins, dit la ministre. L’idée de réduire le nombre de collectivités, agitée depuis longtemps en France, s’est jusqu’ici heurtée aux résistances des élus. Paradoxalement, ce « mille-feuille » est pourtant considéré comme une source de gaspillages. Il n’y a ainsi que 16 Länder en Allemagne, qui gèrent un budget global de 286 milliards d’euros et 1,9 million d’agents publics, selon l’Association des régions de France (ARF). Mais ils exercent des compétences dévolues à l’Etat central dans d’autres pays, comme la France, dont les 27 régions (y compris celles d’Outre-mer) gèrent un budget de 26 milliards d’euros et 80.00 agents territoriaux. L’Allemagne (82 millions d’habitants) compte en revanche trois fois moins de communes que la France et ses 66 millions d’âmes. Selon le ministère de la Fonction publique, l’ensemble des collectivités locales françaises emploient 1,186 million de fonctionnaires, soit un budget global de 54,75 milliards d’euros, dont une partie financée par l’Etat par le biais de la dotation globale de fonctionnement (41,5 milliards en 2013). Cette dotation ne constitue qu’une partie des transferts financiers de l’Etat aux collectivités territoriales, qui atteignent 100 milliards d’euros, selon la Cour des comptes. Ces collectivités contribuent à plus de 20% des dépenses des administrations, plus de 70% de l’investissement public et près de 10% de la dette publique française. Ce qui alimente des appels réguliers, notamment à droite, à une rationalisation. Le président de l’UMP, Jean-François Copé propose ainsi de fusionner l’ensemble des départements et des régions, une réforme esquissée sous Nicolas Sarkozy mais interrompue par son successeur et qui permettrait selon lui une économie de 10 milliards d’euros. Un chiffre contesté par Marylise Lebranchu: « Personne ne peut chiffrer aujourd’hui les économies. Ce que ne fera pas le département, quelqu’un d’autre devra le faire. Il faut se méfier de ces gens qui font des économies à coups de sabre et qui, en fait, transfèrent in fine ces dépenses. ». Quant au président PS de l’ARF, Alain Rousset, il estime que les économies ne résident pas tant dans la réduction du nombre de collectivités que dans la clarification de leurs compétences. Clarification également demandée par François Hollande.

 

Référendum d’initiative populaire… pour changer de politique ?

Référendum d’initiative populaire… pour changer de politique ?

 

 

Prudent Sarkozy n’avait jamais rendu applicable le référendum d’initiative populaire ; Hollande, lui, le veut pour la fin 2013. En dépit des conditions requises (un cinquième des députés et 4.5 millions d’électeurs) il pourrait bien y avoir un effet boomerang pour Hollande qui n’est plus soutenu que par moins d’un quart des français. Les sujets de mécontentement ne manquent pas surtout la politique économique rénettée par près de 80%. L’opposition pourrait bien se saisir d’un sujet populaire comme le marquage fiscal pour lancer une procédure référendaire au moins pour faire de l’agit-prop car les modalités sont telles qu’un référendum de ce type n’est pas prêt de voir le jour tellement les modalités sont complexes. (En faiat un référendum alibi).  François Hollande veut pourtant l’adoption d’un texte pour appliquer le référendum d’initiative populaire. Au moins pour faire un effet d’annonce.  «La révision constitutionnelle de 2008 avait prévu le référendum d’initiative populaire. La loi organique pour l’application de cette mesure n’a toujours pas été adoptée. J’ai demandé au gouvernement de soumettre un projet au Parlement avant la fin de l’année», a déclaré le chef de l’Etat dans un discours au Conseil constitutionnel, devant plus de 200 ministres et ex-ministres de tous bords politiques, à l’occasion des cérémonies des 55 ans de la Constitution . Pour le chef de l’Etat, il s’agit «de mieux associer les citoyens à la vie publique». Le référendum d’initiative populaire fait partie de la révision constitutionnelle du 21 juillet 2008 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Cette disposition nécessite une loi organique pour être appliquée. Le projet de loi a déjà passé le cap des deux lectures à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais les versions des deux assemblées diffèrent. Le gouvernement va convoquer à cet effet d’ici à la fin octobre une Commission mixte paritaire (députés/sénateurs) pour arriver à une version commune, faute de quoi l’Assemblée aura le dernier mot, selon l’entourage du ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies. Lequel n’est pas favorable à un référendum sur n’importe quelle question et dans n’importe quelles conditions !  Le texte a été voté en première lecture le 10 janvier 2012 par l’Assemblée, avant l’élection présidentielle, puis le 28 février 2012 par le Sénat, et en deuxième lecture cette année le 25 avril par les députés et le 12 juin par les sénateurs.

 

Un referendum pour une moralisation de la vie publique (Bayrou)

Un referendum pour une moralisation de la vie publique (Bayrou)

En écho aux aveux de Jérôme Cahuzac, François Bayrou, président du Modem, a lancé mercredi une pétition auprès des citoyens français pour obtenir de l’exécutif une loi de moralisation de la vie publique, soit par voie parlementaire, sinon, par référendum. « Nous lançons un appel national que les Français pourront signer pour obtenir un acte décisif de moralisation de la vie politique », a annoncé François Bayrou lors d’un point presse au siège du MoDem où il a évoqué les suites de l’affaire Cahuzac. « En faisant pression sur les gouvernants », cette signature « sera une action citoyenne en un moment clé où se mesure la dégradation de notre bien commun, la démocratie de la France », a-t-il ajouté en annonçant la création d’un site « Moralisation.fr » ouvert à tous et dédié à cette pétition.  Le président du MoDem s’est exprimé un an jour pour jour après avoir lancé un appel à la moralisation de la vie publique et proposé un certain nombre de réformes par référendum. Après avoir manifesté son intérêt pour cette démarche durant la campagne présidentielle, François Hollande n’avait finalement retenu qu’une partie de ces propositions et choisi de privilégier la voie parlementaire. « Le scandale Cahuzac, après tant de mensonges publics, venant après tant d’autres scandales, a créé une onde de choc sur le gouvernement, sur la vie politique de notre pays », a estimé l’ancien candidat à la présidentielle pour qui répéter en boucle « République exemplaire » est « une manière, si rien ne change, d’enlever aux mots leur sens ». « La France a besoin d’une métamorphose en profondeur, d’une démarche globale, d’une réponse dure s’il le faut, qui permette aux citoyens d’obtenir la certitude que ce sont les fondations qui changent vraiment dans la République », a plaidé François Bayrou. Pour l’ancien député béarnais, la nouvelle loi de moralisation de la vie politique doit « permettre d’interdire les conflits d’intérêts par l’adoption rapide de mesures proposées par le rapport Sauvé ». Le leader centriste a notamment évoqué la création d’une autorité de déontologie de la vie publique, la réduction du nombre de ministres et de parlementaires, un changement du mode de scrutin législatif avec une dose de proportionnelle et la fin immédiate du cumul des mandats.  « Je dis à François Hollande que renvoyer à 2017 l’application de cette règle, c’est se moquer des citoyens », a-t-il lancé.  « Dans une démocratie consciente de ses responsabilités de telles décisions devraient pouvoir être prises par le Parlement », a expliqué François Bayrou, tout en exprimant des doutes sur la capacité de l’Assemblée à « abolir un certain nombre de ses privilèges ». « Il faudra alors que le président de la République ait le courage de se tourner vers le peuple pour qu’il s’exprime par référendum », a-t-il ajouté en se disant certain que le succès de sa pétition pourra l’aider à passer à l’acte.

 

Limitation salaires abusifs : referendum en Suisse

Limitation salaires abusifs : referendum en Suisse

 

La Suisse se prononcera sur une initiative du sénateur et entrepreneur Thomas Minder déposée en février 2008, qui propose d’encadrer les salaires et de donner plus de pouvoir aux actionnaires des sociétés anonymes cotées en Bourse. Autrement dit, tous les secteurs d’activités seront concernés, y compris le secteur financier qui a fait la fortune et la notoriété de la Suisse. Si le projet devait être validé, cela pourrait freiner les délocalisations de traders de Londres à Zurich ou Genève. L’assemblée générale décidera chaque année «la somme globale des rémunérations: argent et valeur des prestations en nature du conseil d’administration, de la direction et du comité consultatif», est-il inscrit dans le texte soumis à votation. Autre nouveauté de taille, il supprime les parachutes dorés. «Les membres ne reçoivent ni indemnité de départ, ni autre indemnité, aucune rémunération anticipée, ni prime pour des achats ou des ventes d’entreprises», détaille l’initiative populaire. À en croire les derniers sondages qui donnent le oui à 65 %, cette initiative populaire a toutes les chances de passer dimanche. La polémique a enflé ces derniers mois sur les salaires exorbitants perçus par les grands patrons. Dernière en date: le bonus de 72 millions de francs suisses (59 millions d’euros) que devait toucher Daniel Vasella, le président sortant du géant pharmaceutique Novartis. Le patron a bien tenté d’éteindre l’incendie en renonçant à son indemnité. Mais trop tard, «le mal était fait», rappelle le quotidien suisse roman Le Matin.  Les patrons suisses sont les mieux payés d’Europe, devant les Britanniques et les Allemands. Ce qui n’empêche pas Novartis d’afficher l’un des plus gros écarts de rémunération, d’après la TV suisse ro­mande: le salaire le plus élevé est 270 fois plus important que le plus bas! Malgré un contexte politique favorable, renforcé par la crise européenne et des opinions indignées par les excès des banques, Thomas Minder a dû passer par de multiples péripéties institutionnelles pour obtenir cette votation.  Voilà plus de dix ans que le chef d’entreprise du canton de Schaffhouse, choqué à l’époque par la faillite de Swissair et le salaire exorbitant perçu par son PDG, s’est lancé dans la bataille. Après avoir réuni, en février 2008, plus de 100.000 signatures – le minimum requis pour soumettre sa proposition au vote populaire -, celui que l’on surnomme «Robin des bois» a dû faire face à un contre-projet du gouvernement, moins sévère, et à une révision de la loi par le Parlement. Le texte du Parlement reprend les principales propositions de l’initiative «Minder», sauf les sanctions pénales en cas d’infraction. Il s’appliquerait en cas de rejet du référendum.

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Marine Le Pen ; un référendum sur la sortie de l’UE ou de Hollande ?

Marine Le Pen ; un référendum sur la sortie de l’UE ou de Hollande ?

Marine Lepen demande un  référendum sur la sortie de l’Union Européenne ; En fait un référendum à double tiroir qui vise aussi la sortie de Hollande.  Elle ne l’obtiendra pas évidemment mais sa proposition va gêner Hollande qui s’interroge sur un référendum sans trop de risques pour remonter une popularité qui s’écroule ; Du coup la proposition de Le Pen risque de bloquer Hollande sur l’éventualité d’une consultation nationale. Il est clair que quelque soit le sujet, les français –comme souvent – risquent de ne pas répondre à la question et de manifester leur mécontentement à l’égard de Hollande. « Je demande solennellement au président de la République d’organiser en janvier 2014 (…) un référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne », a déclaré Mme Le Pen à l’issue de la réunion du Conseil national de son parti dans un hôtel à Sèvres (Hauts-de-Seine).   »Nous appellerons quant à nous à voter pour cette sortie de l’UE, sauf si le gouvernement français parvient entre-temps à ouvrir de solides négociations et qu’il obtient l’ensemble des quatre réformes de fond minimales », a prévenu la dirigeante d’extrême droite.  Ces quatre réformes sont un « retour organisé aux monnaies nationales », la « dissolution de l’espace Schengen », « l’autorisation du patriotisme économique et la réindustrialisation avec le protectionnisme à nos frontières », et enfin la « primauté à nouveau du droit national sur le droit européen ».  Mais, a jugé Mme Le Pen, « nous ne croyons pas que le gouvernement veuille ou puisse obtenir ces résultats, et nous pensons que la sortie de l’UE sera en réalité la seule issue possible, aussi positive qu’enthousiasmante ».  La présidente du FN avait émis déjà à plusieurs reprises cette proposition de référendum mais sans la dater, expliquant encore vendredi dans un entretien au Figaro qu’elle « défendrait ce plan d’action » à l’occasion des élections européennes de 2014, soit après la date à laquelle elle demande désormais ce référendum.   »Si le gouvernement (le) refuse, nous ferons des élections européennes un grand référendum pour ou contre la sortie de l’UE », a menacé Mme Le Pen.   »Si la classe politique se refuse à organiser ce référendum, c’est parce qu’ils sont convaincus que les Français n’ont plus envie de cette UE », estime la leader frontiste. Elle affirme toutefois « entrevoir un printemps des peuples européens » après notamment « la révolte des urnes en Italie qui a permis de chasser le candidat des banques et de l’UE Mario Monti ». Cela « mènera vers la libération de tout ce qui nous asservit et de la force qui en est l’origine: l’UE », a-t-elle prédit.  D’après elle, la France sera en janvier 2014 à « la croisée des chemins » face à « la disparition des frontières », « l’austérité » et « la disparition de toutes les protections ».  La députée européenne a notamment pointé à plusieurs reprises le danger que représenterait « l’arrivée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen sans aucune limite », une arrivée qui n’est pour l’instant pas encore acquise, plusieurs pays ayant exprimé leurs réticences.  Interrogée sur son attitude en cas victoire du non au référendum qu’elle propose s’il était accepté, la patronne du FN a expliqué qu’elle ne ferait pas comme le général de Gaulle en 1969: « Non, je ne me retirerais pas, car je ne suis pas dans (sa) situation, j’aimerais d’ailleurs, bien sûr », a-t-elle lancé.

 

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Vers un référendum usine à gaz sur la constitution?

Vers un référendum usine à gaz sur la constitution?

 

Dans le Figaro, à paraître samedi, le député de Seine-et-Marne, Olivier Faure,  longtemps conseiller politique du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, prône un système de questionnaire à choix multiple évitant la « tentation plébiscitaire », avec une question unique. « Les Français seraient appelés à se prononcer indépendamment sur chaque volet de la réforme: le non-cumul des mandats, l’indépendance de la justice, le statut pénal du chef de l’État et, pourquoi pas, le droit de vote des étrangers aux élections locales », explique-t-il. Olivier Faure rappelle que l’engagement de François Hollande d’en revenir à une « République exemplaire » suppose une réforme de la constitution. Celle-ci implique d’obtenir la majorité des trois cinquièmes du Parlement, ce qui suppose qu’une partie des voix de l’opposition se joigne à la majorité. « Aujourd’hui, les contacts pris par le Premier ministre montrent que cette volonté de réforme n’existe ni à l’UMP ni chez les centristes. Il faut dépasser cette situation de blocage, car rien ne serait pire que le renoncement », dit Olivier Faure. Jean-Louis Borloo, le président de l’UDI, a qualifié par avance le système du questionnaire à choix multiple « d’usine à gaz ». Mais pour le responsable socialiste, « les critiques viennent du camp de ceux qui précisément ne veulent rien changer. » « Jean-Louis Borloo ne veut pas de cette réforme par la voie parlementaire, il est logique qu’il ne souhaite pas davantage que les Français soient appelés comme recours contre l’immobilisme », estime-t-il.

 

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