Archive pour le Tag 'referendum'

Page 4 sur 5

Notre-Dame-des-Landes : un référendum qui pose question

Notre-Dame-des-Landes : un référendum qui pose question

 

François Hollande a donc décidé d’organiser un référendum local sur le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes près de Nantes. On comprend évidemment la manœuvre politique, il s’agissait surtout de donner des gages aux écologistes entrés dans le gouvernement. En même temps, il s’agit d’une porte de sortie dans la mesure où les positions sont très tranchées au sein même du gouvernement. Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls soutiennent fermement la création d’un nouvel aéroport tandis que Ségolène Royal et les écologistes entrés au gouvernement le dénonçaient. Cette décision de François Hollande pose peut-être davantage de questions qu’elle n’en résout. A priori on peut se féliciter du recours à l’opinion sur un dossier particulièrement clivant. Mais d’une certaine manière on oppose la démocratie directe à la démocratie représentative. En effet, ce référendum prend un peu à contre-pied la quasi-totalité des élus qui eux s’étaient prononcés en faveur du nouvel équipement aéroportuaire. Deuxième question posée et non des moindres : peut-on réduire la consultation à la seule région de Nantes ? S’il s’agissait d’un projet d’infrastructure à intérêt purement local on comprendrait qu’on puisse ne consulter que la population locale. Mais il s’agit d’un projet d’intérêt national d’autant plus qu’on envisage de faire de Notre-Dame des Landes un grand pôle de desserte internationale. C’est un peu comme si par exemple pour la création d’une ligne TGV on décidait de ne consulter qu’une des villes desservies. Pour un aéroport d’intérêt national et international, la décision doit relever du niveau national. Du coup la consultation devrait elle aussi être nationale par exemple dans le cadre du schéma d’infrastructure pour ne pas limiter la question au seul aéroport nantais. Il faut aussi s’attendre à de nombreuses contestations d’ordre juridique précisément pour les raisons évoquées ci-dessus. De nombreux recours vont tenter de contester la légitimité du référendum. Des recours surtout de ceux  qui sont favorables à la réalisation de l’aéroport mais paradoxalement des recours qui vont encore retarder la réalisation. Ce référendum va encore complexifier la problématique de Notre-Dame des Landes. Un projet déjà économiquement contestable, politiquement douteux (il s’agit surtout d’une opération urbanistique) et juridiquement bancal. Un référendum qui pourrait en outre faire jurisprudence et d’une certaine manière remettre en cause la démocratie représentative. Une démocratie représentative très critiquable tellement l’écart est grand entre les promesses et les résultats. De ce point de vue le recours à la consultation de l’opinion publique est susceptible de redonner un peu de dynamisme à une démocratie qui s’essouffle. Pour autant encore faut-il que l’objet du référendum et son champ présente une légitimité politique.

La CFDT favorable au référendum d’entreprise

La CFDT favorable au référendum d’entreprise

 

Avec un certain courage, aussi quelques conditions voire quelques contradictions, la CFDT constatant l’état délétère du dialogue social se prononce en faveur du référendum d’entreprise. Il s’agit là d’une prise de position majeure qui s’appuie sans doute sur le constat de la baisse de crédibilité des syndicats dans l’opinion publique. (Interview RTL de Laurent Berger-CFDT)

Comment jugez-vous l’état du dialogue social ?

Force est de constater que les acteurs – syndicats, patronat, gouvernement – ne jouent pas tous le jeu. Une partie du Medef est violemment hostile au dialogue social et cela empêche d’avancer. Il faut remonter loin en arrière pour retrouver un tel climat au sein du patronat ! Les progressistes en son sein doivent mener un combat pour affirmer la nécessité d’un vrai dialogue économique et social avec les syndicats. Côté syndicats, aucun acteur majeur autre que la CFDT et la CFTC ne considère que le dialogue social est la voie pour avancer. Je constate qu’en Allemagne, patronat et syndicats ont une constance sur le sujet. Chez nous, ce n’est pas le cas. Quant au gouvernement, il n’affiche pas une volonté pleine et entière de dialogue social non plus. J’en veux pour preuve sa manière de pointer le sujet de la dégressivité des allocations chômage alors même que la négociation débute et que les partenaires sociaux n’en veulent pas… Le gouvernement aurait mieux à faire que de se mobiliser sur des sujets stériles comme la déchéance de nationalité…

Vous semblez bien pessimiste sur vos interlocuteurs. Pourquoi vous accrocher alors au dialogue social?

D’abord la CFDT n’est pas seule. Nous nous retrouvons avec la CFTC, l’Unsa et parfois, la CGC. Ensuite, il n’est pas question pour nous de changer notre fusil d’épaule car la négociation produit des résultats positifs pour les salariés. Mais pour cela, les syndicats doivent regarder la réalité en face, s’engager dans les négociations et être en proximité avec les salariés, ce que fait la CFDT. Notre problème n’est pas de changer notre conception du syndicalisme, mais de faire savoir qu’il existe et produit des résultats. On a créé depuis 2008 de nouveaux dispositifs assurant à la fois la sécurité pour les salariés et la souplesse pour les entreprises, comme la rupture conventionnelle du CDI ou la négociation des plans sociaux. Cela marche. Maintenant il faut absolument parler stratégie, instaurer un véritable dialogue économique et social dans les entreprises. Celles qui jouent ce jeu sont plus performantes mais le patronat n’a pas le courage de partager un peu son pouvoir.

 

La lutte contre le chômage étant un échec collectif, quelle est la part de responsabilité des syndicats ?

Nous pouvons sans doute faire plus pour l’accès à l’emploi de ceux qui en sont exclus, en particulier les jeunes. Par exemple, sur l’apprentissage, nous pouvons davantage revendiquer d’embauches dans les entreprises. Mais la CFDT ne peut pas être accusée d’avoir entretenu la frontière entre insiders et outsiders, au contraire.

La ministre du Travail veut faire valider les accords minoritaires par un référendum auprès des salariés. Qu’en pensez-vous ?

La CFDT revendique l’accord majoritaire. Ce n’est donc pas notre idée mais nous sommes favorables à la consultation des salariés. Derrière cette idée, il y a la prise en compte d’une évolution fondamentale de la société. Nous vivons une crise de la représentativité et une crise de la démocratie qui imposent de changer nos modes de pensée. Qui peut avoir peur de consulter les salariés ? Pas nous. C’est même une démarche utile pour re-légitimer les organisations syndicales. Nous devons prendre des risques. Lorsqu’un accord est validé par des syndicats représentant 30 % des salariés, je ne suis pas hostile à ce que l’on consulte les salariés au contraire. Mais cette proposition n’est acceptable qu’à la condition que la consultation ne soit pas une mesure au service des patrons. Il faut qu’elle ne puisse intervenir qu’à l’issue de la négociation et à la seule initiative des syndicats signataires.

L’échec de certaines négociations sur le travail du dimanche (grands magasins, Fnac) montre-t-il les limites du seul dialogue social ?

Les négociations vont se faire magasin par magasin. A la Fnac, nous avons signé l’accord mais les syndicats majoritaires ont fait valoir leur droit d’opposition. Je vous donne rendez-vous aux prochaines élections professionnelles. Nous verrons ce qu’en ont pensé les salariés…

 

La négociation sur l’avenir de l’assurance-chômage va bientôt s’ouvrir. Le déficit financier impose-t-il des économies ?

On peut aussi rentrer dans la discussion en s’interrogeant sur les ressources supplémentaires que l’on pourrait dégager. Nous réfutons une approche qui serait purement économique et une approche qui serait punitive. On n’arrive pas à résorber le chômage et il faudrait le faire payer aux chômeurs. Notre priorité est de conforter l’indemnisation et la simplification des règles engagée depuis 2009 et de renforcer l’accompagnement et la formation. Il faut aussi s’interroger sur le comportement des employeurs, notamment sur l’utilisation des contrats courts. Dans le dernier accord nous avons mis un tout petit pied dans la porte, en taxant plus ces contrats. Il faut aller bien plus loin. Peut-être faudrait-il inciter les entreprises à garder plus longtemps les salariés en instaurant une cotisation dégressive selon la durée des contrats.

 

La dégressivité des allocations chômage est-elle envisageable à certaines conditions ?

C’est totalement exclu. C’est économiquement inutile et socialement injuste Il y a un côté quasi-obsessionnel du gouvernement sur le sujet. En revanche, un sujet comme la refonte de la filière des seniors n’est pas tabou.

Que pensez-vous de la condamnation de salariés de Goodyear à 9 mois de prison ferme pour avoir séquestré leurs patrons ?

Elle est inacceptable. Tout le monde sait que nous ne partageons pas la stratégie qui a été menée par la CGT à Goodyear. Que ce soit là ou à Air France, ma parole n’a jamais tremblé pour condamner ces violences. Mais une peine de prison ferme est complètement inappropriée et je n’ai aucun état d’âme à le dire.

 

Les taxis et les VTC sont en plein conflit. Qui a raison ?

Le nouveau modèle d’économie numérique crée des emplois, et des emplois occupés par une population que le marché du travail a pour certains laissé de côté. La question n’est pas qu’il soit plus vertueux que l’ancien, la question est de réguler et d’organiser la transition pour ne pas sacrifier ceux qui, comme les taxis, voient émerger une nouvelle forme de concurrence. Je ne serai jamais de ceux qui disent qu’il faut défendre mordicus le monde d’hier car rien ne doit bouger. Mais j’ai le souci de préserver l’équilibre économique et social. Ce conflit est typique d’un défaut d’anticipation. Tout le monde l’avait vu venir mais on a laissé pourrir la situation.

 

Accords d’entreprises par référendum (la ministre du travail)

Accords   d’entreprises par référendum (la ministre du travail)

Pour la ministre du travail, un  accord doit obtenir la signature de syndicats recueillant au moins 50% des voix aux élections professionnelles, a-t-elle rappelé, soit « une autre voie » peut être suivie, la signature d’un accord par des organisations syndicales représentant au moins 30%, « plus » l’assentiment majoritaire des salariés. Cette voie consisterait donc à donner à ces syndicats signataires, s’ils représentent au moins 30%, « la possibilité de déclencher un référendum d’entreprise », a expliqué la ministre du Travail. Il faut « donner cette capacité d’entendre aussi les salariés », a dit Mme El Khomri, en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait « pas d’un référendum à la main des entreprises mais d’un référendum à la main des organisations syndicales ». Que se passerait-il si le résultat de ce référendum était en contradiction avec l’expression des syndicats majoritaires, y aurait-il une possibilité pour eux de mettre leur veto à cet accord? « Non », a répondu la ministre, ce référendum sera « contraignant ». « Voilà la règle qui serait une nouvelle règle », a-t-elle ajouté. ‘(AFP)

Déchéance de nationalité: un référendum ?

Déchéance de nationalité: un référendum?

Hollande pourrait bien prendre à contre-pied à la fois les bobos de gauche qui s’opposent à  de déchéance de nationalité pour les binationaux et ceux qui ergotent  à droite par peur d’être piégés par le gouvernement. Du coup,  Hollande pourrait menacer de lancer un référendum sur la question. Sans doute une des rares questions sur laquelle il serait facile de recueillir au moins 80 % de voix favorables. Une sorte de référendum plébiscite pour Hollande qui gênerait tout autant la droite, l’extrême droite que les bobos de gauche. Certes cette mesure de déchéance de nationalité est à elle seule bien insuffisante  pour répondre aux enjeux du terrorisme ; des politiques plus globales seront à prendre en compte. Mais cette mesure forte peut constituer un tournant significatif pour s’attaquer à la mafia des djihadistes qui œuvrent en France sous couverture pseudo religieuse. Face à cette incertitude, la présidence de la République aurait déjà un plan B selon Le Parisien. Si d’aventure le projet de réforme constitutionnelle était rejeté, François Hollande serait prêt à consulter directement les Français par… référendum. Une initiative assurément risquée mais assumée par le chef de l’Etat. « Bien sûr qu’il le fera! L’option est sur la table », assure un fidèle de l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste dans les colonnes du quotidien. En soupesant cette option, le chef de l’Etat a sûrement en tête le sondage Elabe « L’opinion en direct » réalisé pour BFTMV, le 19 novembre, trois jours après le discours de François Hollande au congrès. 94% des Français s’y déclaraient favorable à la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme – à condition qu’elles disposent d’une autre nationalité. 78% des sondés s’y disaient même « tout à fait favorable. »Pour l’instant, l’exécutif espère bien ne pas avoir à recourir au référendum. Et pour cela, François Hollande et Manuel Valls comptent sur les voix de la droite – plus divisée que jamais sur le sujet.

 

Congo : Référendum coup d’Etat

Congo : Référendum coup d’Etat

Les électeurs congolais sont appelés à se prononcer ce dimanche sur un projet de nouvelle Constitution. Le texte vise à permettre au président sortant, Denis Sassou N’guesso, de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat l’année prochaine. L’opposition dénonce un coup d’Etat constitutionnel et appelle à la désobéissance civile. Ces derniers jours, les heurts violents se sont multipliés.  Exit la limite à deux des mandats présidentiels, exit l’âge limite de 70 ans pour être candidat à la magistrature suprême, un texte taille sur mesure. Denis Sassou N’guesso, 72 ans cette année, cumule plus de trois décennies passées au pouvoir et n’entend pas en rester là. Battu lors des premières élections pluralistes organisées sous la pression internationale en 1992, le président congolais est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile. Réélu en 2002, puis en 2009 lors de scrutions controversés, Denis Sassou N’guesso a depuis resserré le périmètre de la démocratie.

PS-référendum sur l’unité de la gauche : un bide annoncé et confirmé

PS-référendum sur  l’unité de la gauche : un bide annoncé et confirmé

 

 

Des chiffres tout à faiat approximatifs et finalemenet faibles. Une question ambigüe et au final une consultation qui n’apporte strictement rien. Près de 90% de votants auraient  dit « oui » à l’union de la gauche et des écologistes pour les élections régionales de décembre lors du référendum organisé par le Parti socialiste, selon des estimations annoncées dimanche par Jean-Christophe Cambadélis. Au total, 251.327 personnes (135.027 dans les points de vote, 116.300 sur internet) ont répondu à la question « Face à la droite et à l’extrême droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales? » Selon les estimations livrées par le premier secrétaire du PS, qui espérait une participation de 200.000 à 300.000 votants, 89,74% ont dit « oui », 10,26% ont dit « non ». Pudiquement, sur le site créé pour ce référendum, le PS explique que dans les fédérations de Charente, Cotes d’Armor, Creuse, Finistère, Ille-et-Vilaine, Landes, Meuse, Nièvre, Somme et Tarn-et-Garonne, l’adresse des points de vote est… «À venir». Dans la Nièvre aussi, on avait, semble-t-il, mieux à faire. «La réaction spontanée de plein de militants, c’est que ce truc ne servait à rien et n’avait ni queue ni tête. Personne ne voulait l’organiser. Moi-même, je ne voulais pas perdre de temps avec cette connerie», confie le responsable du PS dans la Nièvre, Sylvain Mathieu.

Référendum du PS : Cambadélis va porter plainte contre qui ? Les abstentionnistes ?

Référendum du PS : Cambadélis va porter plainte contre qui ? Les abstentionnistes

 

Le fiasco total se confirme pour ce référendum ridicule voulu par Cambadélis qui pose la question de savoir si les électeurs veulent l’union de la gauche aux régionales ! Oui bien sûr mais pourquoi et à quelles conditions ? Dès lors ce referendum apparait comme une opération de pub pour le PS et Cambadélis en particulier. Les résultats seront catastrophiques du faiat de l’indigence da la participation. Et cambadélis veut porter pliante contre X …. A cause des manipulations/ Contre qui le abstentionnistes ?  Jean-Christophe Cambadélis a annoncé que le  Parti socialiste allait porter plainte contre X pour « faux et usage de faux » ainsi qu’ »usurpation d’identité » après les « incidents » constatés vendredi, au premier jour de son « référendum » controversé sur l’unité de la gauche aux régionales. Le PS a indiqué samedi à l’AFP avoir pris cette décision après que plusieurs personnalités politiques, dont la secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, ont tweeté avoir reçu un message de remerciement pour leur vote alors qu’elles n’avaient pas pris part à cette consultation. Plusieurs journalistes ont raillé vendredi l’organisation de ce « référendum » en indiquant avoir pu voter plusieurs fois par internet via différents adresses mail. D’autres personnes, dont des journalistes, ont assuré sur les réseaux sociaux qu’elles s’étaient amusées à voter sous des noms empruntés à des personnalités.

Référendum régionales PS : un bide annoncé

Référendum régionales PS : un bide annoncé

C’est forcément le bide certain pour ce curieux référendum, d’abord la question n’a pas de sens. « Voulez-vous l’union de la gauche pour les régionales » ? La réponse est évidemment oui mais pas sans condition. Du coup aucune interprétation sérieuse ne pourra être faite de cette bizarre consultation. D’autant plus que la participation sera très faible. Et pour cause, 70% des Français (et 52% des sympathisants PS) n’ont pas entendu parler du référendum que le PS organise ce week-end sur les marchés et sur Internet, selon un sondage pour iTélé et Paris Match.   Plus d’un sympathisant socialiste sur deux (52%) n’a « pas entendu parler » du « référendum » sur l’unité de la gauche en vue des régionales organisé par le Parti socialiste, selon un sondage Odoxa pour l’émission CQFD sur iTélé et Paris-Match publié vendredi.  Si on considère l’ensemble des Français interrogés, le pourcentage de sondés n’ayant pas entendu parler de cette consultation grimpe à 70%, 9% sachant précisément de quoi il retourne. 50% des sympathisants PS pensent que l’organisation de cette consultation « permettra de rassembler efficacement la gauche dès le premier tour des élections régionales », un résultat en baisse de 14 points par rapport au précédent sondage de ce type publié le 26 septembre dernier. Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, escompte quelque 200.000 votants, contre 300.000 initialement, afin de répondre à la question : « Face à la droite et à l’extrême droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales? » Seuls le PS et les nombreux partis écolo-centristes favorables au gouvernement ont appelé à participer à ce référendum.

 

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

En apparence le référendum pourrait apparaître comme une alternative aux syndicats. Ce serait cependant simplifié la problématique. Certes le dialogue social en France est proche de la nullité mais les responsabilités sont multiples. Responsabilités notamment du pouvoir public qui à gauche comme à droite favorise l’intervention étatiste qui déresponsabilise les acteurs économiques. Le référendum pourrait toutefois être bien davantage utilisé dans de nombreuses circonstances. La première sans doute lorsqu’il s’agit de déclencher une grève. Paradoxalement les syndicats demandent l’avis des salariés pour la reprise du travail mais exceptionnellement au moment du déclenchement de la grève. Un vrai problème de démocratie. Au-delà des modalités de consultation des travailleurs ce pose surtout en France une conception du dialogue social entre patrons et salariés. Malgré des les avancées dans certaines entreprises ses relations restent encore à l’air préhistorique. À la différence de ce qui se pratique en Allemagne c’est-à-dire pratiquement la cogestion qui permet de mettre en débat les enjeux aussi bien sociaux économie que financier. Une mise en débat plus général donc qui responsabilise les syndicats qui ne les cantonnent plus à la défense des acquis sociaux.  Smart, Sephora… et peut-être Air France. La pratique du referendum en entreprise connaît une nouvelle actualité. Quelles sont les règles qui entourent cette consultation? Sa généralisation prônée par certains constitue t-elle une déclaration de guerre aux syndicats?

PS : un référendum sur l’unité de la gauche, pour quoi faire ?

PS :  un référendum sur l’unité de la gauche, pour quoi faire ?

 

On ce demande bien quel peut-être l’intérêt d’un référendum organisé par le PS sur la nécessité ou non de l’union de la gauche pour les élections régionales. Il est vraisemblable que les Français portent davantage d’intérêt aux propositions et aux capacités d’action des ces organisations politiques qu’à leur stratégie d’alliance. La question centrale est l’unité de la gauche oui mais pourquoi faire ? Surtout pour des  les élections régionales qui n’ont pas vraiment d’intérêt économique et social. Faut-il rappeler que l’enjeu de ces élections régionales visait  à réformer complètement l’organisation administrative en supprimant notamment les départements. Sous la pression du lobby des élus les départements ont été maintenus et on a simplement regroupé des régions. Une réforme finalement sabotée qui ne produira malheureusement que très peu de réduction de dépenses. Face au risque d’une déroute aux élections régionales, Jean-Christophe Cambadélis a donc annoncé samedi soir l’organisation par le PS d’un référendum auprès du «peuple de gauche», en octobre, en vue des régionales de décembre. Le parti souhaite savoir si les sympathisants de gauche sont favorables à une unité entre le PS et les autres partis de gauche.  «La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours: elle portera sur “Oui ou non à l’unité dès maintenant pour les élections régionales?”», a indiqué le premier secrétaire du Parti socialiste devant la presse à l’issue du conseil national, le «parlement» du PS, réuni à la Mutualité. La question concerne l’unité aux deux tours, comme l’a précisé Jean-Christophe Cambadélis. Le référendum «se déroulera sur trois jours», du 16 au 18 octobre. «Il y aura à la fois des urnes sur chacun des marchés de France, où l’on pourra voter», a précisé le premier secrétaire du PS, mais aussi, à partir du vendredi «un site dédié qui permettra de voter en ligne». «C’est ouvert au peuple de gauche. La seule chose que l’on va demander, c’est qu’on laisse noms, prénoms, adresses et surtout mails», a détaillé Jean-Christophe Cambadélis, expliquant que «cela permettra d’avoir un minimum de contrôle». . Interrogé sur les doutes et les questionnements que ne manquera pas de soulever ce scrutin, le chef de parti a répondu: «Il est très important d’avoir la gauche rassemblée pour garder les régions. Donc, nous prenons notre risque.»

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

 

Sur la plan financier ce référendum ne change rien, il y a toujours  le risque d’un chaos pour la Grèce. Pour autant cela confère à Tsipras uen autorité pour vraiment négocier avec des partenaires certes réticents mais qui doivent prendre en compte la situation explosive de la région. Pour l’ancien commissaire européen, après le référendum, le Premier ministre grec « est donc en meilleure position de négociation ». Mais Pascal Lamy s’inquiète : « La situation empire tous les jours. L’économie grecque est en chute libre ». Il craint que la Grèce « s’effondre dans un chaos ».  Pour Pascal Lamy, « le non au référendum ne change rien à la situation économique et financière de la Grèce. Les banques sont fermées. Le pays va vers une situation où il n’y aura plus de cash du tout. Par contre, l’équation politique a changé. Le Premier ministre, en réussissant son pari (…) est en meilleure position de négociation. Ses interlocuteurs européens vont devoir davantage aider la Grèce qu’ils ne l’auraient fait avant ce référendum. La contrepartie, c’est qu’Alexis Tsipras a aussi une autorité plus forte sur sa propre majorité ». Le premier ministre grec a-t-il eu raison ? « Il a eu, pour l’instant, raison« , répond Pascal Lamy. « Il ressort avec une main politique renforcée mais aussi avec une responsabilité renforcée. Pour tous ceux qui sont pour le maintien du pays dans la zone euro, y compris en Grèce, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. » L’ancien commissaire européen au Commerce appelle les dirigeants français et allemands à « se mettre d’accord pour qu’ensuite le Conseil européen reconstruise les ponts avec la Grèce et regarde ce sujet avec l’angle qu’il faut et qui n’est pas l’angle comptable, mais qui est un angle géoéconomique et géopolitique ». « Si la Grèce s’effondre dans un chaos, c’est un problème majeur pour l’Europe compte tenu de ce qui se passe dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient. »

Referendum grec : des prix Nobel pour le non

Referendum grec : des prix Nobel pour le non

 

Dans une interview au magazine Time, Joe Stiglitz, ancien chef économiste de la Banque Mondiale et prix Nobel d’économie en 2001 affirme n’avoir jamais vu une «dépression aussi délibérément imposée» à la Grèce par l’Europe, ajoutant qu’il «s’agit plus de pouvoir que d’économie». Stiglitz va plus loin et considère que la troïka a une «responsabilité criminelle dans le chaos» actuel, rappelant que «60 % des jeunes Grecs sont au chômage». Une diatribe sévère à l’encontre des créanciers de la Grèce, le FMI et les pays européens. Joseph Stiglitz propose à la troïka d’effacer purement et simplement la dette grecque, estimée à 300 milliards d’euros, et de verser à la Grèce des fonds afin de lui permettre de relancer son économie.  De son côté Paul Krugman a lui aussi appelé les Grecs à voter «non» lors du référendum, dans sa tribune du New York Times. Le prix Nobel d’économie en 2008 souligne que «l’économie grecque s’est effondrée principalement à cause des mesures d’austérité imposées à la Grèce». L’économiste juge qu’accroître l’austérité ne ferait que conduire à une impasse le pays qui «n’a jamais été aussi affaibli» et estime que «le gouvernement grec devrait être préparé à sortir de l’euro si nécessaire». Paul Krugman se prononce néanmoins contre un «Grexit», qui selon lui, engendrerait une panique bancaire dévastatrice.

Grèce : Un referendum pour rien

Grèce : Un referendum pour rien

 

L’Europe comme la Grèce joue depuis des mois à « coucou ,  fais-moi peur ! ». Derniere grande trouille en date : le referendum. Qui va changer quoi ? Pratiquement rien car sitôt après le referendum l les discussions vont reprendre, régler le court terme et s’éterniser à nouveau. La question centrale set celle de la réduction de la dette globale, impossible à rembourser, mais on ne peut régler ce problème définitivement car la France est dans uen situation identique à celle de la Grèce (les Italien, les espagnols pas loin). 31 000euros de dette par habitant pour la France et 28 000 pour les Grecs ! Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a d’ailleurs déclaré à un journal allemand s’attendre à parvenir à un accord avec les créanciers de son pays lundi, quel que soit le résultat du référendum de dimanche.   »Je m’attends à ce que nous ayons un accord lundi. Et cela ne dépendra pas du fait qu’une majorité vote ‘oui’ ou ‘non’ lors du référendum », a-t-il dit au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung selon des extraits de l’entretien publiés samedi. « N’écoutez pas ceux qui disent que l’offre n’est plus sur la table: bien sûr qu’elle y est toujours, puisque c’est ce qu’ils veulent », a-t-il ajouté à propos des propositions des créanciers.  Il s’en est également pris à son homologue allemand, Wolfgang Schäuble.   »M. Schäuble a clairement dit en 2012 qu’il préférerait un Grexit », a-t-il dit selon le journal.

Un référendum qui ne changera pas grand-chose

Un  référendum qui ne changera pas grand-chose

 

En faiat compte tenu de l’ambigüité de la question ce referendum ne servira pas à grand-chose. Après il faudra reprendre les négociations. Ce que vient d’ailleurs de déclarer Tsipras. Il y a même à parier que le feuilleton grec va durer encore très longtemps avec un accord partiel et temporaire fort possible.  Le Premier ministre grec Alexis Tsipras s’est en effet  voulu rassurant vendredi à propos du référendum de dimanche, estimant que l’avenir de la Grèce dans la zone euro n’était pas lié au vote et que les négociations avec les créanciers internationaux de la Grèce se poursuivraient après la consultation. Les Grecs doivent dire dimanche s’ils approuvent ou non le plan de sauvetage « argent frais contre réformes » mis au point par les créanciers de la Grèce. Les sondages donnent le « oui » et le « non » au coude à coude. Certains observateurs estiment qu’un « non » obligerait la Grèce à sortir de la zone euro.  Dans une allocution télévisée au dernier jour de la campagne référendaire, Alexis Tsipras a de nouveau appelé les Grecs à voter « non ». Le chef du gouvernement de la gauche radicale estime qu’un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la dette de la Grèce publié jeudi, qui estime que la dette grecque ne pourra être remboursée sans annulation massive, justifie le rejet par son gouvernement des propositions des créanciers du pays. « Ce qui est en jeu dimanche n’est pas l’adhésion de la Grèce à l’Europe, ce qui est en jeu est (de savoir) si le chantage nous conduira à accepter la poursuite d’une politique que les créanciers eux-mêmes reconnaissent comme une impasse », a lancé le chef du gouvernement. « Ce qui est en jeu dimanche est de donner ou non notre consentement à la mort lente de l’économie. » Les dirigeants européens ont à l’inverse mis en garde contre une victoire du « non » du référendum.   »Si les Grecs votent ‘non’, la position grecque en sortira considérablement affaiblie », a estimé vendredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors d’une conférence de presse.

 

Grèce – un référendum piège

Grèce – un référendum piège

Tsipras a raison de renvoyer à la démocratie la question de l’accord probable avec Bruxelles. Un accord qui va prévoir une nouvelle aide mais aussi de nouvelles mesures d’austérité qui n’étaient pas tellement contenues dans le programme de Tsipras. Toutefois un referendum piège , d’abord parce que Tsipras devra donner sa position et d’une  certaine manière risque de se discréditer par rapport à ses  promesses initiales qui ont permis son élection. Ensuite et surtout parce que la date fixée au 5 juillet n’est pas raisonnable. En gros tout cela va donc se résumer à une question : pour ou contre l’euro. On ne peut organiser un referendum vraiment démocratique en quelques jours , c’est une  caricature de démocratie. Même les journalistes des grands médias seraient bien incapables aujourd’hui d’analyser le futur accord entre Bruxelles et la Grèce. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a donc annoncé dans la nuit de vendredi à samedi qu’il allait organiser un référendum concernant le plan d’aide européen. Le pays est à quelques jours d’un possible défaut de paiement et devra donc trancher sur l’accord avec les créanciers. Le président de la République François Hollande avait annoncé vendredi, tout comme la Chancelière allemande Angela Merkel, que l’Eurogroupe de samedi serait « décisif » en vue d’un accord entre les créanciers et la Grèce. Le référendum portera sur le texte qui pourrait résulter samedi de l’Eurogroupe prévu à Bruxelles entre Athènes et ses créanciers.  »Le peuple doit décider hors de tout chantage (…), le référendum aura lieu le 5 juillet », a déclaré le Premier ministre dans une allocution télévisée diffusée vers 1 heure locale (minuit en France) sur les chaînes de télévision grecques, à la veille d’une ultime réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles avant un possible défaut de paiement de la Grèce au FMI le 30 juin. Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis participera bien samedi à l’Eurogroupe qui se tiendra à Bruxelles au sujet de la Grèce, a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi le porte-parole du Premier ministre Gabriel Sakellaridis. Le doute a flotté un moment sur cette participation, à la suite de l’annonce en termes très rudes par le Premier ministre Alexis Tsipras d’un référendum dimanche 5 juillet autour des discussions avec les créanciers, mais finalement la délégation grecque sera présente. Le gouvernement a annoncé par ailleurs que la procédure d’acceptation par le Parlement de ce référendum aurait lieu samedi avec vote dans la soirée.

Un référendum sur le service civique ?

Un référendum sur le service civique ?

 

 

On sait que Hollande et la classe politique en général n’est pas favorable à un service civique obligatoire mais plutôt à une espèce d’ersatz de service national. Coincé entre son immobilisme habituel et l’opinion des Français, Hollande pourrait bien s’en sortir en envisageant un referendum (Près de 80 % de la population sont favorables à ce service national obligatoire). Ce pourrait même être une bonne opération politique pour Hollande clairement menacé en 2017 par Valls. De quoi remonter un peu la pente des intentions de vote en sa faveur qui en dépit des évènements tragiques n’a guère bougé (à ne pas confondre avec sa cote de popularité qui elle s’est nettement redressée).   ».  L’idée d’un service civique obligatoire est donc bel et bien sur la table et du coup, l’Elysée examine très sérieusement l’hypothèse d’un référendum. « Ce serait nécessaire, juridiquement et politiquement, dit un conseiller. Si on choisit de contraindre de jeunes adultes, il faut une adhésion du peuple. » François Hollande hésite encore ; il ne veut pas d’une mesure « gadget », qui serait perçue négativement par les jeunes.  Si on choisit de contraindre de jeunes adultes, il faut une adhésion du peuple. Mais il y a une fenêtre de tir. Beaucoup d’élus, à commencer par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, sont favorables à cette idée. Le groupe socialiste va déposer une proposition en ce sens et toutes les remontées de terrain depuis les attentats de janvier le montrent : les Français attendent des mesures fortes en matière de cohésion nationale. « Or, fait remarquer un conseiller ministériel, symboliquement, il n’y a rien de plus fort que le service civique obligatoire. »

Droit de vote des étrangers : pour un référendum (Xavier Bertrand)

Droit de vote des étrangers : pour un  référendum (Xavier Bertrand)

Hollande s’est piégé tout seul en se prononçant pour le droit de vote des étrangers, surtout en affirmant qu’il convenait de prendre ses responsabilités. Il a en fait renvoyé cette responsabilité au parlement alors que c’est impossible en ‘état du rapport de forces droite-gauche. Du coup il n’y a que le referendum pour statuer ; ce que vient de lui rappeler  Xavier Bertrand. Mais Hollande ne la pas évoqué car il sait qu’il perdrait cette consultation populaire.  Invité de France Info ce mardi, le député-maire UMP de Saint-Quentin, a donc appelé François Hollande à consulter les Français sur le droit de vote des étrangers. Et prôné un départ à la retraite à 65 ans.  « Ce n’est pas aux partis politiques de prendre leurs responsabilités (sur le droit de vote des étrangers). C’est au président de la République. Moi pour ma part je suis totalement contre. Et je demande à François Hollande de se tourner vers les Français et qu’ils disent une fois pour toutes » ce qu’ils veulent a déclaré Xavier Bertrand. Ce lundi, François Hollande a appelé les « forces républicaines » à prendre leurs responsabilités sur le droit de vote des  étrangers. Lui y est « favorable ». Mais « rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5e » au Parlement. Une majorité qu’il n’a pas.

Referendum suisse : non au modèle français de sécu

Referendum suisse : non au modèle français de sécu  

Les suisses ne veulent pas de sécu à la française, ils craignent surtout la création d’un déficit abyssal. Près de 62 % des Suisse  se sont prononcés contre la «caisse unique» et souhaitent donc conserver la kyrielle de 61 caisses privées qui gèrent aujourd’hui l’assurance-maladie de base. L’initiative populaire, portée notamment par les Verts et le Parti socialiste, a échoué à changer les mentalités, sept ans après un précédent vote qui allait déjà dans le même sens.  En Suisse, l’assurance-maladie est obligatoire. Mais, à la différence de la France, c’est à chaque personne de choisir l’organisme qui va rembourser ses frais. Pas gratuitement, puisque tous les mois, il faut payer des primes. Celles-ci varient selon les cantons. Et comme chez les assureurs automobiles, il y a une franchise: plus elle est élevée, moins les primes sont importantes. Le principe est le même pour tous, à l’exception des enfants, qui ont des tarifs préférentiels.  Selon la dernière loi, entrée en vigueur en 1996, la concurrence entre les caisses privées est censée faire baisser les prix. Le problème, c’est que le nombre de caisses se réduit et qu’un Suisse sur dix seulement change de caisse régulièrement pour dénicher les meilleurs tarifs. «Il faut en finir avec la fausse concurrence sur les primes», affirmait ainsi Pierre-Yves Maillard, ministre socialiste de la Santé dans le canton de Vaud et grand défenseur de la caisse unique. Les primes, elles, ne cessent d’augmenter. L’année prochaine, elles grimperont de 4 % – en moyenne, chaque Suisse paiera 412 francs par mois, soit 340 euros. Et bien souvent, la facture devient difficile à régler. Dans la catégorie des ménages aux revenus les plus faibles, une personne sur cinq ne peut pas s’en acquitter, selon une étude réalisée à Genève entre 2007 et 2012. Du coup, certains se rendent régulièrement en France afin de se faire soigner. Chez les opposants à l’initiative, l’Hexagone a pourtant servi de puissant contre-exemple. Sur l’une des affiches de campagne, un citoyen déclarait: «Je ne veux pas m’enfermer dans un système à la française.» Et de brandir l’argument massue du déficit de la Sécurité sociale, qui a atteint les 12,5 milliards d’euros en 2013. En Suisse, il n’y a pas de pas de déficit, car l’argent collecté sert à payer les dépenses de l’année en cours. Chaque année, les recettes sont adaptées aux dépenses.

 

PS- réforme territoriale : la trouille du referendum

PS- réforme territoriale : la trouille du referendum

 

Pas fous les députés PS, ils ne veulent pas de referendum concernant la réforme des regions.la reforme concoctée dans les arrière cuisines  électorales de Hollande est favorable aux intérêts des barons locaux, pas question d’y toucher. Quant aux Français,  « circulez, il n’ya rien à voir ! En Substance ce que signifie le scrutin de l’assemblée nationale qui refuse le referendum. Un véritable déni de démocratie qui coûtera très cher au PS. D’autant que cette réforme bâclée n’a aucune cohérence économique, sociale  voire culturelle. Sur le strict plan économique,  il y a tout au plus une dizaine de régions correspondant à des entités économiques réelles (autour des grands pôles d’échanges de flux de biens et de personnes).   Il n’y aura donc pas de référendum pour la réforme territoriale. La discussion générale sur un texte qui doit ramener de 22 à 14 le nombre de régions métropolitaines et reporter à décembre 2015 les élections cantonales et régionales de mars pourra commencer au Sénat jeudi à partir de 16h45, alors qu’elle devait initialement débuter mardi après-midi. La motion du Sénat demandant ce référendum n’a été voté à l’Assemblée que par le Front de gauche, les radicaux de gauche et l’UMP. « C’est pour nous un impératif démocratique incontournable car la réforme territoriale s’attaque aux fondements même de l’organisation républicaine de notre pays », a plaidé Marc Dolez pour le Front de gauche. « Le gouvernement traite cet enjeu comme il s’agit d’un problème subalterne », a renchéri le radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg. Pour l’UMP Valérie Pécresse, « il y a urgence de demander au peuple de se prononcer sur cette réforme ubuesque ». Socialistes, écologistes et UDI ont voté contre. « Les partisans d’un référendum sont ceux qui sont favorables au statu quo. Le risque est qu’un cartel des non, hétéroclite et inefficace, fasse échouer la réforme territoriale », a jugé le socialiste Carlos Da Silva.  »Nous devons être en capacité de débattre de chacune des modalités de cette réforme, de la carte des régions, des modes de scrutin et du calendrier électoral », ce qui sera impossible par une « question binaire », a plaidé l’UDI Charles de Courson. « C’est notre métier de parlementaires d’amender ce texte, nous voulons débattre sans plus attendre », a renchéri l’écologiste François de Rugy, déplorant le début d’une « longue bataille d’obstruction au Sénat. Au Sénat, la motion avait été votée par 175 voix pour, les sénateurs UMP, communistes et radicaux de gauche. 134 sénateurs, PS et Ecologistes, l’ont rejetée. Les centristes se sont abstenus. Depuis son dépôt au Sénat, le 18 juin, la réforme territoriale fait l’objet d’une série d’obstructions à la Haute Assemblée, où le gouvernement affronte l’hostilité non seulement de la droite, mais aussi du RDSE (à majorité radicale de gauche) et du groupe CRC (Communiste, républicain et citoyen) dont les voix lui sont indispensables. La nouvelle carte des régions devra passer en première lecture au Sénat mais aussi à l’Assemblée nationale « avant la fin de la session extraordinaire de l’été », a assuré mercredi le Premier ministre Manuel Valls, se disant prêt à faire siéger le Sénat « le week-end, tout le mois de juillet ou tout le mois d’août ».

 

Régions : Valls refuse un referendum

Régions : Valls refuse un referendum

 

Pas fou Valls, il ne veut pas de referendum qui inévitablement se transformerait en vote anti-Hollande. Dans un contexte de révolte d’une minorité grandissante de parlementaires socialistes et de la défiance de l’opinion, l’exercice aurait été extrêmement périlleux dans les deux cas. Le Premier ministre, Manuel Valls, a exclu de consulter les Français compte tenu de l’impopularité de François Hollande. « Face à cette question d’intérêt général, vous répondriez à une autre question, vous répondriez concernant le président de la République car ce serait lui qui poserait la question », a estimé sur BFM-TV Manuel Valls, qui a dit redouter « l’addition de tous les contraires » sur ce type de scrutin. Afin d’apaiser la « grogne » suscitée par la réforme, le Premier ministre a promis de laisser une part d’initiative, encore à définir, aux parlementaires. « Il peut y avoir des évolutions, l’essentiel est de réduire le nombre de régions », a dit le Premier ministre, précisant que le débat s’ouvrirait en juillet au Sénat, après la présentation de deux textes de loi en conseil de ministre, le 18 juin. Le gouvernement espère boucler la réforme en novembre, au prix d’une bataille parlementaire, afin de pouvoir procéder aux élections régionales et départementales l’année suivante. Le coût politique de la réforme s’annonce lourd pour le président qui ne peut compter sur ses effets à court terme pour réduire la dépense publique. Pour le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, André Vallini, les synergies attendues de la création des super-régions dotées de pouvoirs économiques élargis ne viendront que dans quelques années seulement. « Je pense qu’à moyen terme, entre cinq et dix ans, en faisant des économies d’échelle, en supprimant les chevauchements de compétences, les doublons, on peut arriver à une dizaine de milliards d’euros d’économies », soit un peu moins de 5% du budget global des collectivités locales françaises. Mais des spécialistes des finances publiques, de gauche comme de droite, et des experts indépendants doutent de ce chiffre et tablent sur des économies plus faibles.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol