Archive pour le Tag 'referendum'

Italie : échec du référendum d’initiative populaire

Italie : échec du référendum d’initiative populaire


En Italie un triple échec pour le référendum d’initiative populaire. Un échec puisque seulement 30 % se sont rendus dans les urnes alors qu’il fallait une majorité de votants. Un échec aussi pour les organisations de gauche à l’initiative de cette consultation qui visait à réduire le temps nécessaire à un immigré pour devenir italien. Échec aussi sur l’annulation des lois de libéralisation du travail.

Cette consultation était voulue par la principale confédération syndicale, la CGIL (gauche), qui avait collecté les 500 000 signatures nécessaires à l’organisation du scrutin.

De nombreux membres du gouvernement avaient appelé leurs partisans à s’abstenir de voter afin que le seuil nécessaire de votants ne soit pas atteint. « Les oppositions ont voulu transformer ce référendum en un référendum sur le gouvernement Meloni. La réponse semble très claire : le gouvernement en sort encore plus fort et la gauche encore plus faible », a déclaré Giovanbattista Fazzolari, le bras droit de la présidente du Conseil.

Référendum et budget : un contournement de notre démocratie parlementaire

Référendum sur le budget : un contournement de notre démocratie parlementaire

Les assemblées parlementaires sont nées du droit des représentants à voter l’impôt. En proposant de contourner l’Assemblée nationale et le Sénat, François Bayrou envoie un message « fleurant le poujadisme dans une version modernisée », estime l’économiste Isabelle This Saint-Jean dans une tribune au « Monde ».

Faire face aux défis écologiques, économiques, technologiques et géopolitiques de notre époque, sans remettre en cause notre modèle social (et venir ainsi aggraver la poussée de l’extrême droite), est une tâche d’autant plus complexe que l’état des finances publiques de la France est aujourd’hui fortement dégradé. Faut-il rappeler sa dette à 3 305 milliards d’euros, soit 113 % du produit intérieur brut (PIB), les intérêts versés, qui s’élèvent à 58 milliards d’euros, et son déficit à 5,8 % du PIB ? Placée, depuis juillet 2024, en procédure de déficit excessif, la France, budget après budget, décret d’annulation après décret d’annulation, « surgels » après gels, court désormais après des dizaines de milliards d’euros d’économies. Pour le budget 2026, ce sera 40 milliards.

Le débat budgétaire, qui détermine le cadre financier de l’ensemble des politiques publiques, souvent terriblement technique et difficilement compréhensible par les non-spécialistes, est donc plus que jamais essentiel. Ne faut-il pas alors saluer la proposition de François Bayrou de faire adopter par le biais d’un référendum un « plan d’ensemble » sur la réduction des déficits et de la dette et de redonner ainsi à tous la possibilité de se prononcer sur un choix aussi fondamental ? Certes, on comprend l’intérêt pour un gouvernement qui n’a pas de majorité de limiter au maximum l’épreuve du débat parlementaire et de pouvoir se prévaloir du « soutien » du peuple français. Toutefois, cette idée est dangereuse et va à l’encontre des principes qui sont au fondement de la démocratie parlementaire.

Comme on peut le lire sur le site de la direction de l’information légale et administrative rattachée aux services mêmes du premier ministre, « les assemblées parlementaires jouent un rôle primordial dans l’organisation des finances publiques, car elles sont nées du droit des représentants à voter l’impôt ». Ce rôle des assemblées dans le vote et le contrôle du budget s’est en effet construit dans l’opposition à la royauté, et ce dès le Moyen Age. Mais c’est avec la Révolution française et la convocation des Etats généraux de 1789 que les pouvoirs financiers du Parlement sont clairement établis et qu’ils ne cesseront dès lors de croître. Ils sont clairement réaffirmés dans l’article 47 de la Constitution de 1958, qui acte que le Parlement « vote les projets de loi de finances dans les conditions prévues par une loi organique ». Le gouvernement devra donc l’intégrer même si avec la dissolution nous avions déjà assisté à la remise en cause de tous les usages qui règlent la discussion budgétaire .

Référendum sur le budget : un contournement de notre démocratie parlementaire

Référendum sur le budget : un contournement de notre démocratie parlementaire

Les assemblées parlementaires sont nées du droit des représentants à voter l’impôt. En proposant de contourner l’Assemblée nationale et le Sénat, François Bayrou envoie un message « fleurant le poujadisme dans une version modernisée », estime l’économiste Isabelle This Saint-Jean dans une tribune au « Monde ».

Faire face aux défis écologiques, économiques, technologiques et géopolitiques de notre époque, sans remettre en cause notre modèle social (et venir ainsi aggraver la poussée de l’extrême droite), est une tâche d’autant plus complexe que l’état des finances publiques de la France est aujourd’hui fortement dégradé. Faut-il rappeler sa dette à 3 305 milliards d’euros, soit 113 % du produit intérieur brut (PIB), les intérêts versés, qui s’élèvent à 58 milliards d’euros, et son déficit à 5,8 % du PIB ? Placée, depuis juillet 2024, en procédure de déficit excessif, la France, budget après budget, décret d’annulation après décret d’annulation, « surgels » après gels, court désormais après des dizaines de milliards d’euros d’économies. Pour le budget 2026, ce sera 40 milliards.

Le débat budgétaire, qui détermine le cadre financier de l’ensemble des politiques publiques, souvent terriblement technique et difficilement compréhensible par les non-spécialistes, est donc plus que jamais essentiel. Ne faut-il pas alors saluer la proposition de François Bayrou de faire adopter par le biais d’un référendum un « plan d’ensemble » sur la réduction des déficits et de la dette et de redonner ainsi à tous la possibilité de se prononcer sur un choix aussi fondamental ? Certes, on comprend l’intérêt pour un gouvernement qui n’a pas de majorité de limiter au maximum l’épreuve du débat parlementaire et de pouvoir se prévaloir du « soutien » du peuple français. Toutefois, cette idée est dangereuse et va à l’encontre des principes qui sont au fondement de la démocratie parlementaire.

Comme on peut le lire sur le site de la direction de l’information légale et administrative rattachée aux services mêmes du premier ministre, « les assemblées parlementaires jouent un rôle primordial dans l’organisation des finances publiques, car elles sont nées du droit des représentants à voter l’impôt ». Ce rôle des assemblées dans le vote et le contrôle du budget s’est en effet construit dans l’opposition à la royauté, et ce dès le Moyen Age. Mais c’est avec la Révolution française et la convocation des Etats généraux de 1789 que les pouvoirs financiers du Parlement sont clairement établis et qu’ils ne cesseront dès lors de croître. Ils sont clairement réaffirmés dans l’article 47 de la Constitution de 1958, qui acte que le Parlement « vote les projets de loi de finances dans les conditions prévues par une loi organique ». Le gouvernement devra donc l’intégrer même si avec la dissolution nous avions déjà assisté à la remise en cause de tous les usages qui règlent la discussion budgétaire .

Politique: Sondage référendums : 67 % en faveur de référendums sur les finances publiques et l’immigration

Politique: Sondage référendums : 67 % en faveur de référendums sur les finances publiques et l’immigration

Le président de la République devrait annoncer mardi prochain, à l’occasion d’une émission exceptionnelle à 20h10 sur TF1, l’organisation de plusieurs référendums le même jour, avec deux voire trois sujets soumis aux électeurs.

Une idée pour deux tiers (67%) des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, qui fait consensus du RN jusqu’à LFI, en passant par le bloc central.

Cependant, ils sont 60% à penser que le président de la République n’ira pas jusqu’au bout de la démarche et n’organisera pas ces référendums.

En cause sans doute les risques politiques mais aussi la complexité de la problématique des questions.

Référendum: Quels sujets ?

Référendum: Quels sujets ?

Alors que le premier ministre a émis l’idée d’un référendum sur le déficit budgétaire, François-Xavier Millet, professeur agrégé de droit public, rappelle, dans une tribune au « Monde », que la question soumise à l’opinion publique doit être simple, claire et appeler un choix binaire : oui ou non.

Lors de ses vœux pour la nouvelle année, le président de la République, Emmanuel Macron, formulait le souhait que les Français tranchent des sujets déterminants. Alors que le référendum tomba en disgrâce lorsque les Français rejetèrent le traité constitutionnel européen, il y a très exactement vingt ans, en 2005, le premier ministre, François Bayrou, vient de relancer l’idée, sur le thème de la réduction des déficits.

Sans doute, dans une démocratie mature, le peuple mérite-t-il de se prononcer directement sur certaines questions à intervalles réguliers. Entre 1958 et 2005, les Français furent consultés par la voie du référendum au rythme soutenu d’un tous les cinq ans en moyenne. Aujourd’hui, un référendum législatif apparaît d’autant plus opportun que, faute de majorité à l’Assemblée pour adopter les lois, les représentants du peuple éprouvent des difficultés à exercer la souveraineté nationale.

Néanmoins, la pratique référendaire en France souffre de deux écueils principaux : d’abord, un sujet inadapté ou formulé de manière équivoque ; ensuite, la dimension plébiscitaire du référendum en France, qui se traduit régulièrement par un vote pour ou contre le président de la République. Si ces risques existent, leur réalisation n’est cependant pas inéluctable, ainsi que l’attestent les pratiques saines de référendums dans d’autres démocraties.

Elargir le champ de la consultation

Un bon usage du référendum implique d’abord un bon sujet. Il s’agit d’éviter des thématiques complexes et techniques dont les enjeux sont multiples et pour lesquels il est difficile de faire preuve de pédagogie, à l’image d’un traité dans son intégralité, d’une réforme institutionnelle (telle que l’introduction de la proportionnelle aux élections législatives) ou de la réduction des déficits. Non seulement le sujet doit-il intéresser l’opinion publique, mais il doit être simple, clair et appeler un choix binaire : oui ou non.

Les questions de société apparaissent ainsi tout indiquées…pour une consultation référendaire…

Sondage référendum: 67 % en faveur référendum sur les finances publiques et l’immigration

Sondage : 67 % en faveur référendum sur les finances publiques et l’immigration

Le président de la République devrait annoncer mardi prochain, à l’occasion d’une émission exceptionnelle à 20h10 sur TF1, l’organisation de plusieurs référendums le même jour, avec deux voire trois sujets soumis aux électeurs.

Une idée pour deux tiers (67%) des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, qui fait consensus du RN jusqu’à LFI, en passant par le bloc central.

Cependant, ils sont 60% à penser que le président de la République n’ira pas jusqu’au bout de la démarche et n’organisera pas ces référendums.

En cause sans doute les risques politiques mais aussi la complexité de la problématique des questions.

Référendum: Quel bon sujet ?

Référendum: Quel bon sujet ?

Alors que le premier ministre a émis l’idée d’un référendum sur le déficit budgétaire, François-Xavier Millet, professeur agrégé de droit public, rappelle, dans une tribune au « Monde », que la question soumise à l’opinion publique doit être simple, claire et appeler un choix binaire : oui ou non.

Lors de ses vœux pour la nouvelle année, le président de la République, Emmanuel Macron, formulait le souhait que les Français tranchent des sujets déterminants. Alors que le référendum tomba en disgrâce lorsque les Français rejetèrent le traité constitutionnel européen, il y a très exactement vingt ans, en 2005, le premier ministre, François Bayrou, vient de relancer l’idée, sur le thème de la réduction des déficits.

Sans doute, dans une démocratie mature, le peuple mérite-t-il de se prononcer directement sur certaines questions à intervalles réguliers. Entre 1958 et 2005, les Français furent consultés par la voie du référendum au rythme soutenu d’un tous les cinq ans en moyenne. Aujourd’hui, un référendum législatif apparaît d’autant plus opportun que, faute de majorité à l’Assemblée pour adopter les lois, les représentants du peuple éprouvent des difficultés à exercer la souveraineté nationale.

Néanmoins, la pratique référendaire en France souffre de deux écueils principaux : d’abord, un sujet inadapté ou formulé de manière équivoque ; ensuite, la dimension plébiscitaire du référendum en France, qui se traduit régulièrement par un vote pour ou contre le président de la République. Si ces risques existent, leur réalisation n’est cependant pas inéluctable, ainsi que l’attestent les pratiques saines de référendums dans d’autres démocraties.

Elargir le champ de la consultation

Un bon usage du référendum implique d’abord un bon sujet. Il s’agit d’éviter des thématiques complexes et techniques dont les enjeux sont multiples et pour lesquels il est difficile de faire preuve de pédagogie, à l’image d’un traité dans son intégralité, d’une réforme institutionnelle (telle que l’introduction de la proportionnelle aux élections législatives) ou de la réduction des déficits. Non seulement le sujet doit-il intéresser l’opinion publique, mais il doit être simple, clair et appeler un choix binaire : oui ou non.

Les questions de société apparaissent ainsi tout indiquées…pour une consultation référendaire…

Sondage : 67 % en faveur référendum sur les finances publiques et l’immigration

Sondage : 67 % en faveur référendum sur les finances publiques et l’immigration

Le président de la République devrait annoncer mardi prochain, à l’occasion d’une émission exceptionnelle à 20h10 sur TF1, l’organisation de plusieurs référendums le même jour, avec deux voire trois sujets soumis aux électeurs.

Une idée pour deux tiers (67%) des Français, selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, qui fait consensus du RN jusqu’à LFI, en passant par le bloc central.

Cependant, ils sont 60% à penser que le président de la République n’ira pas jusqu’au bout de la démarche et n’organisera pas ces référendums.

En cause sans doute les risques politiques mais aussi la complexité de la problématique des questions.

Finances publiques « Un référendum pour éviter le désastre ? »

Finances publiques « Un référendum pour éviter le désastre ? »

La France, souvent perçue comme réfractaire aux réformes, fait face à une crise financière grandissante. Entre la crainte de perdre des acquis sociaux et des difficultés politiques internes, les gouvernements successifs peinent à trouver un consensus pour redresser la situation économique. Face à une Assemblée nationale divisée, la proposition de François Bayrou d’un référendum populaire pourrait offrir une issue à cette impasse. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC dans La Tribune

La France est réputée irréformable, ou du moins cette crainte hante nos courageux dirigeants. Certes, les Français tiennent à leurs acquis sociaux, qu’il s’agisse des RTT, des 35 heures ou des jours fériés. Par ailleurs, tout droit obtenu dans un contexte difficile est considéré comme acquis, et ce, bien longtemps après la disparition des conditions défavorables qui ont justifié l’aide publique. En 2021, le rapport de la commission Blanchard-Tirole, à l’initiative du chef de l’État, avait souligné la difficulté de faire passer des réformes en France, indépendamment de leur caractère urgent ou simplement nécessaire. Selon ce rapport, le blocage des réformes venait d’un manque d’explication compréhensible, couplé avec un certain déficit de connaissances économiques, et accentué par une redistribution mal gérée, incapable de compenser les éventuels perdants de manière équitable.

Depuis 2021, la situation budgétaire française s’est encore dégradée. Déficit public abyssal, croissance en berne et taux d’intérêt élevé constituent un cocktail destructeur. Sans effort majeur de rééquilibrage par une politique d’austérité assumée, combinant hausse d’impôts et réduction des dépenses publiques, une crise financière peut se déclencher à tout moment, à l’image de la crise qui a touché la Grèce en 2012 et a conduit ce pays au défaut souverain. Une crise d’illiquidité ne s’installe pas progressivement. Elle débute par une fuite brutale des investisseurs. Une fois le processus enclenché, chacun cherche à se débarrasser des obligations de l’État en difficulté avant les autres, ce qui entraîne une chute du prix de ces titres. Les banques doivent alors réévaluer leurs actifs à la baisse, le crédit se contracte, et un cercle vicieux s’enclenche. Comme pour la Grèce, une crise financière de grande ampleur va imposer d’elle-même des décisions d’urgence, dictées par les garants de la stabilité financière en Europe : Commission Européenne, BCE, FMI et indirectement, l’Allemagne.

Malheureusement, depuis la désastreuse dissolution de l’Assemblée nationale, les deux gouvernements successifs n’ont plus de ligne claire d’action. Tant l’éphémère gouvernement Barnier que le gouvernement Bayrou se confrontent à la difficulté de mettre en place un ensemble de mesures cohérentes conjuguant baisse des dépenses publiques et hausse des recettes fiscales. Cette difficulté résulte de l’absence de majorité à la chambre. Le gouvernement — exposé en permanence à la censure — est incapable de réunir une majorité sur des sujets politiquement sensibles dans un contexte de compte à rebours avant la prochaine élection législative. Outre ce contexte électoral, la France n’a pas l’expérience de la négociation parlementaire capable de produire une combinaison de hausses d’impôts et de réductions des dépenses susceptible de recueillir le soutien à la fois du centre gauche et du centre droit. Chacun, par ailleurs, fait un point d’honneur à refuser les initiatives de l’autre. À ce jour, toutes les tentatives d’accord sur le budget 2026 semblent vouées à l’échec.

Pour sortir de l’ornière, François Bayrou semble vouloir faire appel aux Français : exposer la gravité de la situation aux électeurs, puis leur proposer un programme de réformes global et synchronisé, assorti d’un calendrier clair et d’objectifs précis, soumis à l’approbation des Français par référendum. Il y a longtemps, J. M. Keynes remarquait que les individus sont essentiellement préoccupés par la comparaison avec les autres ; un programme de réformes imposant des coûts à tous, sans exception, et permettant de contenir le risque de crise, pourrait ainsi être accepté. Cette stratégie politique permettrait en effet de contourner le blocage d’une Assemblée nationale divisée. En termes de théorie des jeux, la solution non coopérative serait remplacée par une solution coopérative, dans le cadre d’une négociation directe entre le gouvernement et les Français.

L’idée du Premier ministre a du sens et mérite d’être expérimentée. Les députés LFI sont bien sûr outrés, dans la mesure où ils n’existent que par leur force de blocage. Il n’est pas sûr que les autres partis approuvent l’idée pour des raisons évidentes de perte de visibilité.

En revanche, rien ne garantit que le gouvernement soit en mesure de proposer des réformes véritablement équitables. Traditionnellement, les gouvernements précédents ont ménagé les catégories de la population disposant d’un fort pouvoir de blocage, tout en faisant les poches des catégories sans défense. Un programme cohérent devrait proposer des mesures à large spectre, garantissant une répartition équitable des coûts sur l’ensemble de la société. Mais une forte incertitude subsiste quant à la définition même de l’équité fiscale, et des débats persistent sur les moyens de l’atteindre. Les propositions du chapitre sur la fiscalité du rapport Blanchard-Tirole pourraient constituer une bonne base de départ. On y apprend, par exemple, « qu’un impôt proportionnel, voire légèrement régressif comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pourrait accroître la progressivité générale du système d’imposition et de transfert s’il sert à financer des dépenses ciblant précisément les personnes à faible revenu. Un impôt donné, considéré isolément, ne dit pas grand-chose de la progressivité et de la régressivité du système ou de l’impact économique. »

Nous souhaitons bonne chance au gouvernement pour réussir à convaincre nos concitoyens que cette fois-ci l’effort qu’il propose sera partagé par tout le monde, et que cet effort permettra de remettre l’économie française sur un chemin de croissance. C’est notre dernière chance.

Référendum sur le budget : un contournement de notre démocratie parlementaire »

Référendum sur le budget : un contournement de notre démocratie parlementaire »

Les assemblées parlementaires sont nées du droit des représentants à voter l’impôt. En proposant de contourner l’Assemblée nationale et le Sénat, François Bayrou envoie un message « fleurant le poujadisme dans une version modernisée », estime l’économiste Isabelle This Saint-Jean dans une tribune au « Monde ».

Faire face aux défis écologiques, économiques, technologiques et géopolitiques de notre époque, sans remettre en cause notre modèle social (et venir ainsi aggraver la poussée de l’extrême droite), est une tâche d’autant plus complexe que l’état des finances publiques de la France est aujourd’hui fortement dégradé. Faut-il rappeler sa dette à 3 305 milliards d’euros, soit 113 % du produit intérieur brut (PIB), les intérêts versés, qui s’élèvent à 58 milliards d’euros, et son déficit à 5,8 % du PIB ? Placée, depuis juillet 2024, en procédure de déficit excessif, la France, budget après budget, décret d’annulation après décret d’annulation, « surgels » après gels, court désormais après des dizaines de milliards d’euros d’économies. Pour le budget 2026, ce sera 40 milliards.

Le débat budgétaire, qui détermine le cadre financier de l’ensemble des politiques publiques, souvent terriblement technique et difficilement compréhensible par les non-spécialistes, est donc plus que jamais essentiel. Ne faut-il pas alors saluer la proposition de François Bayrou de faire adopter par le biais d’un référendum un « plan d’ensemble » sur la réduction des déficits et de la dette et de redonner ainsi à tous la possibilité de se prononcer sur un choix aussi fondamental ? Certes, on comprend l’intérêt pour un gouvernement qui n’a pas de majorité de limiter au maximum l’épreuve du débat parlementaire et de pouvoir se prévaloir du « soutien » du peuple français. Toutefois, cette idée est dangereuse et va à l’encontre des principes qui sont au fondement de la démocratie parlementaire.

Comme on peut le lire sur le site de la direction de l’information légale et administrative rattachée aux services mêmes du premier ministre, « les assemblées parlementaires jouent un rôle primordial dans l’organisation des finances publiques, car elles sont nées du droit des représentants à voter l’impôt ». Ce rôle des assemblées dans le vote et le contrôle du budget s’est en effet construit dans l’opposition à la royauté, et ce dès le Moyen Age. Mais c’est avec la Révolution française et la convocation des Etats généraux de 1789 que les pouvoirs financiers du Parlement sont clairement établis et qu’ils ne cesseront dès lors de croître. Ils sont clairement réaffirmés dans l’article 47 de la Constitution de 1958, qui acte que le Parlement « vote les projets de loi de finances dans les conditions prévues par une loi organique ». Le gouvernement devra donc l’intégrer même si avec la dissolution nous avions déjà assisté à la remise en cause de tous les usages qui règlent la discussion budgétaire .

Budget : Macron fusille le projet le référendum de Bayrou

Budget : Macon fusille le projet le référendum de Bayrou

Par avance Macon a déjà fusillé le projet de référendum de Bayrou sur le budget. Deux raisons à cela d’abord cette idée ne vient pas de l’Élysée ! Ensuite la faisabilité d’une telle consultation est très douteuse. Enfin ce référendum risque de se transformer en consultation pour condamner le pouvoir en place a commencer par le président de la république qui parle souvent de référendum mais n’en décide jamais.

Emmanuel Macron estime donc qu’il est « difficile » à ce stade de se prononcer sur l’idée d’un référendum avancée par le premier ministre François Bayrou pour faire adopter un «plan d’ensemble» sur la réduction des déficits et de la dette, a indiqué dimanche un proche du président. «Le premier ministre évoque un plan de réformes et d’économies et il est difficile de dire quoi que ce soit tant que ce plan n’est pas présenté», a dit ce proche à l’AFP.

Le premier ministre François Bayrou a évoqué la possibilité de tenir un référendum sur «un plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles» visant à réduire les déficits et la dette, dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD). «C’est un plan d’ensemble que je veux soumettre, il demandera des efforts à tout le monde, et par l’ampleur qui doit être la sienne, il ne peut réussir si le peuple français ne le soutient pas», a-t-il déclaré.

40 milliards d’euros à trouver pour respecter ses objectifs
François Bayrou, qui a prévenu Emmanuel Macron de sa proposition, a rappelé que la tenue d’un référendum était une prérogative du chef de l’État. «Le gouvernement propose, le président décide. Mais la question de l’adhésion des Français aux réformes est bien la question centrale», a-t-il dit.

Le gouvernement de François Bayrou, qui est parvenu à faire adopter les budgets 2025 de l’État et de la sécurité sociale en début d’année, en échappant à une série de motions de censure, est désormais engagé dans la préparation du budget pour 2026. Il estime qu’il lui faut trouver 40 milliards d’euros pour respecter ses objectifs de réduction du déficit public, et entend présenter ses propositions pour le budget 2026 d’ici au 14 juillet.

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Un référendum sur le budget ! ou l’illusion démocratique (Bayrou)

Un référendum sur le budget ! ou l’illusion démocratique (Bayrou)

Quand le pouvoir politique n’a plus ni courage et ou ni d’idées, il sollicite une nouvelle fois l’hypothèse d’un référendum. Il est évident que la complexité de la problématique budgétaire rendrait impossible toute consultation. En outre la question tournerait vite autour de « voulez-vous ou non des impôts supplémentaires ? » Bref, il y aurait vite un détournement de consultation. C’est pourtant ce qu’envisage ce premier ministre réduit à l’immobilisme presque total faute de soutien politique.

Cette affaire de nouveau référendum d’une certaine manière ressemble aussi à l’autre consultation envisagée par Macron sur les horaires scolaires. Le procédé marque de courage évident. En plus une arnaque politique car ces référendums ne se dérouleront pas; ils tourneraient vite à une consultation pour ou contre le pouvoir en place.

En multipliant les pseudos initiatives de référendum et autres conventions citoyennes, le pouvoir politique discrédite en même temps la démocratie représentative. Le travail des élus est de proposer avant les élections et de décider ensuite et non de tourner autour du pot en envisageant une démocratie directe impossible et dangereuse.

Le Premier ministre François Bayrou a pourtant évoqué la possibilité de tenir un référendum sur «un plan cohérent, avec des propositions claires, lisibles» visant à réduire les déficits et la dette, dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD) mis en ligne samedi soir.

«C’est un plan d’ensemble que je veux soumettre, il demandera des efforts à tout le monde, et par l’ampleur qui doit être la sienne, il ne peut réussir si le peuple français ne le soutient pas», a-t-il déclaré, tout en rappelant qu’«un référendum ne peut être décidé que par le président de la République». «Le gouvernement propose, le président décide. Mais la question de l’adhésion des Français aux réformes est bien la question centrale», a-t-il poursuivi.

Retraites : Bayrou envisage un référendum pour dépasser les corporatismes et les incompétences

Retraites : Bayrou envisage un référendum pour dépasser les corporatismes et les incompétences
Les partenaires sociaux risquent de faire une grave erreur en accroissant leur clivage et leurs contradictions. Macron les avait complètement ignorés, c’était donc l’occasion de réinsérer les organisations représentatives dans le dialogue social. Mais certains déjà préfèrent partir avant même que les travaux est déjà commencé comme FO. Pas vraiment une grande perte compte-tenu de la compétence de son secrétaire général. Il faudra aussi compter avec le radicalisme de la CGT , du corporatisme d’autres. Du coup ,Bayrou envisage de surmonter les oppositions en élargissant le débat dans le cadre  d’un référendum. Un piège qui pourrait bien discréditer encore un peu plus des organisations déjà en perte de vitesse du fait de leur manque de compétence et de courage

 

 

« J’ai toujours dit que lorsque des questions sont bloquées, lorsqu’il n’y a pas de résolution possible, le référendum est une issue », explique le chef du gouvernement.« Il faut que nous nous interrogions sur une trajectoire, peut-être à vingt ans, pour parvenir à un rééquilibrage, avec des méthodes différentes, novatrices. »
Dans une lettre de mission envoyée mercredi soir, François Bayrou demande désormais aux partenaires sociaux de rétablir l’équilibre du système dans un délai de cinq ans, ce qui implique de trouver 6 milliards d’euros d’économies supplémentaires d’ici 2030. Jusqu’à présent, le gouvernement exigeait simplement que les comptes ne soient pas « dégradés ». Mais le Premier ministre exclut toute baisse des pensions : « L’accepter, ce serait rendre impossible la réforme », tranche-t-il. « La retraite, disait-on autrefois, est un salaire différé. Je fais droit à cette approche. »

Il estime également qu’un système par points, esquissé sous l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, « ne sera probablement pas la solution retenue, car elle est très exigeante ». Pour autant, il reconnaît ses trois avantages : « garantir l’équilibre financier du système, offrir un choix plus individualisé du départ en retraite et donner aux partenaires sociaux la responsabilité de la gestion, du moins dans le privé. »

me obtenue par l’AFP. François Bayrou a promis que si les partenaires sociaux parviennent à un accord pour amender la très impopulaire réforme de 2023, le texte sera soumis au Parlement.

(Avec AFP)

Politique–Loi ou référendum sur l’immigration ?

Politique–Loi ou référendum sur l’immigration ?
Retailleau, le ministre de la justice serait partisan d’un référendum sur l’immigration, il rejoint d’une certaine manière la proposition de Darmanin, ministre de la justice. Sur cette question évidemment très sensible, le premier ministre tente de prendre de la hauteur. Il n’exclut pas de légiférer.

Par contre il souhaite un débat préalable et large. «La question pour moi, a voulu préciser le maire de Pau, est beaucoup plus large : qu’est-ce que c’est d’être français ? À quels droits et, surtout, à quels devoirs cela ouvre-t-il ? À quoi croyons-nous ensemble ? À quoi adhérons-nous en entrant dans la communauté nationale ? À quoi adhèrent ceux qui naissent français ? Au nom de quelle légitimité devient-on français ?»

Pour lui un changement de loi paraît nécessaire dans la mesure où le dispositif législatif ne permet pas par exemple de renvoyer chez lui en Algérie cet influenceur pourtant condamné à plus de 10 ans de prison.

À noter que la gauche dans son ensemble considère la question comme hors sujet ! Encore un déni de réalité même si un référendum n’est pas forcément pertinent juridiquement (Il faudrait sans doute modifier la constitution) et politiquement (Un plébiscite a priori mais qui pourrait se transformer en référendum anti Macron) .

Loi ou référendum sur l’immigration ?

Loi ou référendum sur l’immigration ?

Retailleau, le ministre de la justice serait partisan d’un référendum sur l’immigration, il rejoint d’une certaine manière la proposition de Darmanin, ministre de la justice. Sur cette question évidemment très sensible le premier ministre tente de prendre de la hauteur. Il n’exclut pas de légiférer.
Par contre il souhaite un débat préalable et large.  «La question pour moi, a voulu préciser le maire de Pau, est beaucoup plus large : qu’est-ce que c’est d’être français ? À quels droits et, surtout, à quels devoirs cela ouvre-t-il ? À quoi croyons-nous ensemble ? À quoi adhérons-nous en entrant dans la communauté nationale ? À quoi adhèrent ceux qui naissent français ? Au nom de quelle légitimité devient-on français ?» 
Pour lui un changement de loi paraît nécessaire dans la mesure où le dispositif législatif ne permet pas par exemple de renvoyer chez lui en Algérie cet influenceur pourtant condamné à plus de 10 ans de prison.

 

 

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