Archive pour le Tag 'redresser'

Un protocole d’accord avec l’UE pour redresser la City

Un protocole d’accord avec l’UE pour redresser la City

Pari perdu pour l’instant par Boris Johnson qui pensait faire de Londres Singapour sur Tamise avec comme support principal, la city. En fait les échanges financiers ont surtout profité à l’UE et en particulier  à Amsterdam.

Du coup le Royaume Uni tente de combler le vide de l’accord du Brexit qui oubliait les transactions financières et boursières. La finance a été  en effet la grande oubliée de l’accord commercial sur le Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Après l’effondrement du jour au lendemain au début de l’année de sa part de marché dans les échanges boursiers, au profit d’Amsterdam, la City de Londres attend avec nervosité une normalisation des relations. Dans ce sens, un protocole d’accord sur la coopération en matière de réglementation financière a été conclu vendredi, à l’image de celui qui existe entre l’Europe et les États-Unis. Mais cette déclaration de bonnes intentions ne suffit pas à rassurer les professionnels britanniques du secteur.

«Ce n’est pas un accord commercial sur la finance, mais un cadre sur la façon dont on communique sur ces sujets», relativise Miles Celic, directeur général du lobby TheCityUK. Derrière ce petit pas, les Britanniques restent suspendus au bon vouloir de Bruxelles sur les «équivalences» sectorielles nécessaires pour exercer leurs activités sur le continent.

« Six idées pour redresser la France »

« Six idées pour redresser la France »

Yvon Gattaz l’ancien président de l’organisation patronale évoque les solutions pour sortir de la crise (chronique dans l’Opinion )

 

 

Comme dans toute crise, je lis beaucoup d’analyses qui pointent les faiblesses (réelles) de notre pays et en concluent à un déclassement inéluctable. Mais ce constat déprimant n’est pas accompagné d’un plan d’actions. Or, comme chef d’entreprise et comme responsable patronal, je crois que rien n’est perdu. Partons des besoins de nos concitoyens pour retrouver le bien-être et l’optimisme, et la prospérité de notre pays suivra. Je vois six besoins qui doivent se penser comme une pyramide qui, à l’instar de celle de Maslow, ne peut trouver sa cohérence que sur la solidité des couches de la base.

Le premier besoin est la sécurité : sécurité physique et matérielle minimum, sécurité de l’environnement familial, sécurité sanitaire, sécurité environnementale. C’est clairement l’urgence et c’est le plus compliqué. Rétablir la sécurité dans les villes, dans la vie de tous les jours, restaurer l’Etat de droit, le respect de la police et de la justice, le respect des citoyens, et permettre néanmoins un droit d’expression sans haine et sans violence, que ce soit au travers des idées ou de manifestations… Cela suppose de changer d’approche : d’édicter des règles simples et compréhensibles, de faire confiance aux acteurs de terrain et de les accompagner, tout en sanctionnant les fautes. Bref, de repenser notre approche législative, réglementaire et notre organisation administrative.

Le deuxième besoin est l’éducation et la formation. L’éducation de base à l’école, bien évidemment pour les acquis indispensables, dont les notions de citoyenneté et de laïcité. Mais aussi la formation à un métier en variant les approches pédagogiques, en misant réellement sur l’apprentissage si maltraité en France depuis quarante ans, et pourtant tellement essentiel pour nos jeunes. Et, bien sûr, organiser la formation tout au long de la vie puisque tout bouge continuellement et que rien n’est définitivement acquis.

Le troisième besoin est l’emploi. Besoin essentiel pour tout être humain. L’emploi, et donc le métier, apporte ressources financières, épanouissement, fierté et dignité humaine. Mais sans entreprise performante, pas d’emploi durable et viable. C’est pour cela qu’il est important que l’économie du pays fonctionne correctement, notamment au niveau industriel. C’est l’économie qui tire le social. Pas l’inverse.

Le quatrième besoin est le pouvoir d’achat. Si l’emploi n’est pas suffisamment rémunérateur, ou si le niveau de taxation est trop élevé, alors il peut y avoir une énorme frustration. On travaille mais pour rien ! La fiscalité joue un rôle considérable sur les ressources nettes de chaque concitoyen et de chaque entreprise. Si cette fiscalité est trop lourde en raison notamment de dépenses publiques trop élevées, alors nos concitoyens seront asphyxiés et nos entreprises exsangues. Il faut donc diminuer les dépenses publiques au niveau de la moyenne européenne, à 49% du PIB. Nous sommes à 56 % à fin 2019, avant la crise. Une France surtaxée est asphyxiante pour ces entreprises et ces concitoyens.

 

 Le cinquième besoin est l’espoir. L’espoir est essentiel dans le bien-être de chacun. Si les étages inférieurs de la pyramide sont assouvis mais s’il n’y a pas d’espoir pour un individu ou pour sa famille, alors il peut y avoir pessimisme, dépression ou colère. Il est donc fondamental pour le pays, comme pour une entreprise, de construire l’avenir, de lancer des projets, notamment en répondant aux grands défis de l’humanité qui sont autant de marchés à développer et d’espoir à retrouver : les énergies renouvelables, les nouvelles mobilités, la santé, la révolution digitale, l’entreprenariat sous toutes ses formes… La France doit de nouveau regarder l’avenir et le construire. L’audace, l’innovation et le courage en sont les principaux ingrédients.

Enfin, le sixième besoin est la fierté. La fierté, c’est celle du travail accompli individuellement, collectivement, au niveau d’une entreprise ou d’une association, d’un pays ou d’une communauté de pays. Même si les cinq étages précédents sont correctement assouvis, s’il manque la fierté d’être Français et Européen, alors la pyramide sera imparfaite et vacillante. Comme dans nos entreprises et dans tout projet humain, la fierté est un très grand moteur de motivation pour avancer, accélérer, surmonter les épreuves, et à la fin gagner.

Redonner confiance à tous nos compatriotes, regarder ensemble vers le futur, le construire, et in fine redresser durablement notre pays, c’est possible. Il faut y croire !

Ancien président du Medef, Pierre Gattaz est président du directoire de Radiall et président de l’association patronale européenne Business Europe.

Redresser le système (scolaire Jean-Michel Blanquer)

Redresser le système (scolaire Jean-Michel Blanquer)

Le ministre de l’éducation persiste et signe en rappelant que son action vise à redresser un système scolaire en décomposition et caractérisé par exemple par le fait que 20% des enfants du primaire ne maîtrisent pas les fondamentaux.  Dans les colonnes du JDD, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer fait un premier bilan, un an après son entrée en fonction. Il retrace et explique les réformes qu’il a entreprises pour redresser le système scolaire français.  »Un an, c’est court », note-t-il avant de rappeler les « priorités fixées » (« le primaire, le lycée professionnel et une action résolue pour les territoires défavorisés, urbains et ruraux ») et les « leviers actionnés », comme le dédoublement des CP en éducation prioritaire ou la réforme du lycée et du bac.

« Je l’ai souvent répété : 20% des élèves sortent de l’école primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux, explique-t-il encore. Améliorer ces résultats médiocres et retrouver le goût de l’excellence sont mes obsessions. » Et d’ajouter : « L’idée est d’enclencher le cercle vertueux de la confiance. C’est la clé du succès : les pays qui s’en sortent le mieux sur le plan scolaire sont ceux où la société a confiance en son école. ». De la maternelle au lycée, Jean-Michel Blanquer passe en revue l’ensemble des réformes mises en œuvre et se défend d’avoir opté pour une vision passéiste de l’école : « N’en déplaise aux agacés professionnels, il faut examiner nos forces et nos faiblesses, regarder ce qui marche mieux dans d’autres pays et ce que dit la recherche internationale. Être moderne, ce n’est pas édulcorer. Ceux qui nient l’apport des sciences nouvelles peuvent-ils se proclamer progressistes? »

 

Propositions patronales pour redresser l’industrie

Propositions patronales pour redresser l’industrie

 

 

La désindustrialisation des économies développées est réversible. Voilà le message très optimiste que veut faire passer le Cercle de l’Industrie, le lobby regroupant les grands patrons de l’industrie et actuellement présidé par Philippe Varin (président du conseil d’administration d’Areva, et ex-président du directoire de PSA).   Il en veut pour preuve la Suède ou le Royaume-Uni où l’industrie automobile a opéré un remarquable décollage. Pour ce faire, le Cercle délivre plusieurs propositions à l’attention des candidats à l’élection présidentielle.

> Une réforme des prélèvements obligatoires. Le Cercle demande en fait d’alléger les prélèvements de 50 milliards d’euros sur cinq ans via une loi de programmation dans les 100 premiers jours du mandat. Dans le détail, il s’agit de réduire de 10 à 15 milliards les cotisations sociales employeurs, de 20 milliards les impôts qui pèsent sur les coûts de production « via un plafonnement de ces impôts en pourcentage de la valeur ajoutée », ainsi que la fiscalité du capital de 15 à 20 milliards d’euros.

> Dynamiser le marché du travail avec notamment la mise en place d’un contrat de travail unique qui remplacerait donc la dualité CDI/CDD avec des droits progressifs et une période d’essai « maximale ramenée à six mois ». Une proposition déjà faite  prix Nobel d’économie 2014 Jean Tirole qui milite depuis longtemps pour ce type de solution.

> Développer davantage l’apprentissage. Le Cercle propose par exemple de transformer les lycées professionnels en centres de formation des apprentis, et de développer une filière de pré-apprentissage accessible dès l’âge de 14 ans.

> Renforcer les avantages tricolores en matière de Recherche et Développement, en sanctuarisant le Crédit d’impôt recherche et en encourageant les initiatives fédérant les start-up comme la French Tech. Le Cercle demande par ailleurs de la flexibilité au niveau du principe de précaution en « intégrant la nécessité de la prise de risque et de l’innovation ».

> « Oser plus d’Europe » en coordonnant mieux les politiques énergétiques nationales et en développant un environnement favorable pour la connectivité, la couverture internet et la cybersécurité. Le Cercle propose aussi de créer « des pôles européens de compétitivité » ainsi qu’un « plan européen pour les industries stratégiques ».

> Enfin, le Cercle réclame des efforts pour « accompagner la transformation numérique et le déploiement des industries du futur ». Notamment en « proposant un cadre favorable au développement de l’entrepreneuriat et des talents ».

 

(Reuters)

Les recettes de cuisine de la Banque de France pour redresser la compétitivité ?

 Les recettes de cuisine de la Banque de France pour redresser la compétitivité ?

La Banque de France et France Stratégie ont uni leurs efforts pour délivrer comme d’habitude leurs banalités et ont organiseé conjointement un énième colloque sur le sujet ce mercredi. Intitulé « La compétitivité française : nouveaux enjeux, nouvelles mesures » et comme d’habitude propos de technocrates, réflexions de bistrot et philosophie ultra- libérale.  Le gouverneur de la Banque de France a d’abord rappelé l’action volontariste de le Banque centrale européenne, et ses limites, – «  pour autant, gardons-nous de tout attendre de la politique monétaire« , explique-t-il -, l’ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et ex-directeur général délégué de BNP Paribas suggère plusieurs pistes. S’il constate les effets des réformes introduites récemment par le gouvernement pour soutenir la compétitivité-coût, comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et les allègements de charges contenues dans le Pacte de responsabilité et de solidarité, il estime que ces «  réformes ont un coût et ne sont que partielles  ». «  En témoigne l’exemple de la difficile réforme des règles de revalorisation du SMIC, qui sont pour partie à l’origine de l’augmentation relative des coûts salariaux unitaires en France et de la faiblesse de l’emploi  ». François Villeroy de Galhau est également favorable à une réforme du système d’éducation et de formation, à commencer par l’apprentissage.   Dans la foulée de la loi Macron, il prône un nouvel allègement de la régulation de certaines professions, de réformer l’ouverture des marchés, des biens et du service comme du travail. L’objectif de cette dérégulation est de « rechercher une meilleure efficacité des secteurs abrités de la concurrence  », qui, parce qu’ils affichent un niveau élevé de valeur ajoutée, captent une partie de la compétitivité des secteurs exposés à la mondialisation. Bref des propos déjà entendus qui n’apportent pas grand-chose et peuvent en outre être contre-productifs pour lutter contre la dérive déflationniste qui menace le pays.




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