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Industrie Automobile : la France recule encore

Industrie Automobile : la France recule encore

« La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne » derrière l’Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle « est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, note l’Insee. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008″, soulignent les auteurs de l’étude, qui ne prend pas en compte les données postérieures à 2016. « les parts de marché prises par les marques étrangères importées », mais aussi par « l’internationalisation de la production » des groupes français. « Les productions des groupes français à l’étranger » réduisent la balance commerciale de deux façons: lorsqu’elles sont réimportées vers la France, mais aussi « lorsqu’elles servent la demande locale [et] se substituent potentiellement à des productions nationales exportées », expliquent les auteurs. Le déclin français s’inscrit dans une crise industrielle plus large explique Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers; il  souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.

  • « Pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.
  • Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.
  • En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.
  • Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.
  • Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….
  • Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel. »

USA-Chine: Trump recule sur l’accord commercial

USA-Chine: Trump  recule sur l’accord commercial

Donald Trump souffle chaud et le froid concernant les perspectives du futur accord commercial entre les États-Unis et la Chine. On sait que compte tenu du déficit abyssal de la balance commerciale les États-Unis ont imposé plusieurs vagues d’augmentation des tarifs douaniers et cela de manière unilatérale. De son côté la Chine a répliqué un peu de la même manière. Pour l’instant, on ne peut pas dire qu’il y ait de bénéficiaire dans cette guerre économique dans la mesure où la Chine enregistre un net tassement de sa croissance. Les effets ne sont guère bénéfiques pour les États-Unis qui connaît aussi un affaiblissement de son activité générale et devrait perdre autour de 1 % d’augmentation du PIB en 2020. La balance commerciale des États-Unis est toujours aussi déséquilibrée. Certes le volume des échanges a diminué entre les deux pays mais cela n’a pas profitéaux États-Unis. DonaldTrump  est par ailleurs très influencé par son électorat mais sa stratégie est fluctuant. Selon les moments, il menace de punir sévèrement les importations d’origine chinoise en les assommant de taxes douanières. Dans d’autres moments,  il se montre  plutôt très conciliant considérant que l’accord avec la Chine est pratiquement réalisé sur les conditions futures des échanges . Le problème c’est que cette politique de punition douanière de la Chine porte aussi préjudice aux États-Unis et que l’activité s’en ressent ( exemple pour les exportations de soja et autres produits agricole). Cet effet a tendance à rendre Trump  plus conciliant vis-à-vis de  la Chine. En même temps, il doit afficher une certaine radicalité vis-à-vis des électeurs nationalistes qui ne comprennent pas grand-chose à l’économie. Dans sa dernière déclaration , le président américain a remis en cause ses propos précédents, il  a déclaré vendredi à des journalistes ne pas avoir donné son accord à la levée des droits de douane imposés à la Chine et précisé qu’un accord commercial entre Pékin et Washington serait signé aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis et la Chine se sont mis d’accord pour lever par étapes les droits de douane supplémentaires qu’ils se sont imposés ces derniers mois, dans le cadre de la première phase d’un accord censé mettre fin à leur guerre commerciale.

Cette perspective suscite une vive opposition de la part de plusieurs conseillers de Donald Trump qui espère signer la “phase 1” de l’accord avec son homologue Xi Jinping avant la fin de l’année. Le problème c’est que Donald Trump  est coincé entre une problématique économique et une problématique électorale.

HONG KONG : Pékin recule !

HONG KONG : Pékin recule !

Indéniablement Pékin recule en renonçant à sa perspective d’extradition des habitants de Hong Kong. La contestation n’est sans doute pas pour autant terminée car le conflit est entretenu par d’autres motifs relatifs en général aux libertés individuelles et collectives. Le mouvement de protestation pourrait continuer mais il prend le risque de provoquer les forces de répression chinoise y compris de  l’armée stationnée à proximité. Pékin a sans doute du tenir compte du contexte général de la Chine caractérisée en ce moment par une assez grave crise économique mais aussi sociale. Certes,  le régime communiste n’est pas contesté en tant que tel dans l’intérieur de la Chine d’autant qu’il n’existe aucune information libre par contre les Chinois sont forcément sensibles à la dégradation de l’activité et aux pertes d’emplois. La période n’est peut-être pas tellement favorable une reprise en main brutale et spectaculaire de Hong Kong. Sans parler encore de violence type Tienanmen ; Il faut prendre également  la possibilité pour les pays développés de prendre des mesures de rétorsion économique qui s’ajouteraient déjà à celle des États-Unis qui étranglent la Chine. “Le gouvernement va formellement retirer ce projet de loi afin de dissiper totalement les craintes. J’espère que cette annonce va aider la société à avancer”, a déclaré à la télévision la dirigeante imposée par Pékin en 2017.

“Nous nous devons de trouver des moyens de répondre au mécontentement”, a-t-elle ajouté, déplorant que les violences des derniers mois aient “ébranlé les fondations” de la société hongkongaise et placé l’ancienne colonie britannique “dans une situation de vulnérabilité et de danger”.

Les médias de Hong Kong rapportaient depuis le début de la journée que Carrie Lam s’apprêtait à accéder à l’une des principales demandes des manifestants, après avoir seulement suspendu le projet de loi controversé en juin.

Le chômage recule : du pipeau

Le chômage recule : du pipeau 

Comme les informations se font rares pendant cette période de vacances évidemment les rédactions en mal de papier ont repris à peu près intégralement l’argumentation du gouvernement concernant la baisse du chômage au deuxième trimestre 2019. Une baisse pour le moins curieuse dans la mesure où précisément on a constaté un net recul de la croissance qui tombe à 0,2 %. Cela signifierait que la France est capable de créer des emplois sans augmentation significative de l’activité. En réalité, le chômage n’a pas bougé du tout. Il a diminué de l’ordre de 60 000 chômeurs mais dans le même temps le halo du chômage (ceux  qui ne s’inscrivent pas formellement à pour l’emploi et qui ne recherchent plus réellement de travail) a lui aussi augmenté de 60 000. Notons également que l’INSEE, lui-même, indique que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé. Dès lors on a du mal à comprendre que le chômage ait  diminué. En fait, la conjoncture est plutôt caractérisée par des tendances inverses,  que la croissance mondiale comme celle de la France est en train de reculer dangereusement au point qu’on craigne maintenant la récession. Il faut aussi préciser que le taux de chômage en France est particulièrement excessif en comparaison des pays voisins même si les emplois considérés sont parfois précaires. Mais c’est aussi le cas en France se développe de plus en plus l’intérim et les embauches en CDD sont la majorité à hauteur de plus de 80 %. Sans parler des autos auto entrepreneur dont beaucoup se lancent dans l’expérience faute de mieux. La plupart n’en tire d’ailleurs qu’un revenu dérisoire. Les résultats insignifiants  du chômage n’ont pas empêché le gouvernement de crier victoire qualifiant le marché du travail de « très dynamique », expliquant : « Les petites entreprises n’ont plus peur d’embaucher ». ) »Les réformes du gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens », s’est félicité la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

« Les réformes du gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens », s’est félicité la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans un communiqué diffusé sur Twitter, citant « les transformations du Code du travail, de l’apprentissage et de la formation professionnelle ».

Selon elle, « les petites entreprises n’ont plus peur d’embaucher ». Au début de l’été, elle qualifiait le marché du travail de « très dynamique ».

A noter que la France s’inscrit dans la dynamique européenne: dans la zone euro, le chômage était au plus bas depuis 11 ans à 7,5% en juin et ne cesse de reculer depuis septembre 2016.

Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

La France entière excluant uniquement Mayotte, compte 2,525 millions de chômeurs. Ce qui fait dire à la ministre du Travail qu’il y a « 300.000 chômeurs de moins » depuis le début du quinquennat. A l’arrivé d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la France comptait 2,817 millions de chômeurs.

« Vous avez envie de travailler? Il y a des offres! », avait lancé en juin le président de la République à des chômeurs à l’occasion d’une visite surprise dans une agence Pôle emploi des quartiers Nord de Marseille

Entre avril et juin, toutes les tranches d’âge bénéficient de la baisse: -0,6 pt pour les 15-24 ans, -0,2 pt pour les plus de 50 ans et les 25-49 ans.

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre (+63.000). Il s’agit des personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, soit environ 1,5 million de personnes.

Si l’exécutif met en avant les réformes déjà entreprises, il mise aussi sur la réforme de l’assurance chômage, dont les décrets sont parus en juillet, pour faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi.

Les premières mesures entreront en vigueur en novembre, notamment celles qui rallongent la durée de travail pour accéder à l’indemnisation. A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé « 130 jours ou 910 heures », soit six mois, sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers. Le seuil permettant un rechargement des droits sera également de six mois contre un mois aujourd’hui.

Cette réforme pourrait avoir plus de répercussions sur le nombre d’inscrits à Pôle emploi mais moins sur le taux de chômage au sens du BIT, qui lui repose sur une enquête auprès des ménages pour savoir si leurs membres recherchent un emploi.

Popularité Macron : baisse de 3 points

Popularité Macron : baisse   de 3 points

Contrairement au JDD qui a tenté d’installer la tendance à la remontée de Macron,  un sondage Elabe pour Les Echos et Radio classique publié jeudi démo Macron démontre que Macron est en baisse de 3 points et n’atteint plus que 28%. La divergence vient sans doute du caractère de plus en plus militant du JDD dont le rédacteur en chef s’affiche comme un macroniste convaincu y compris sur les chaines d‘info. Sans parler du propriétaire du JDD ; Bolloré grand soutien de Macron. .

Pour Elabe, 67% des Français (+3 points) déclarent ne pas lui faire confiance pour régler les principaux problèmes du pays, dont 37% ne pas lui faire confiance “du tout”.

Cette cote de confiance, qui était à 45% en mai 2017, date d’entrée en fonction d’Emmanuel Macron, a fortement chuté à partir de l’été 2018 pour atteindre un plancher à 23% en décembre 2018, en pleine crise des “Gilets jaunes”. Elle est remontée à 32% en juin mais redescend depuis.

La cote de confiance du Premier ministre, Edouard Philippe, s’établit aussi à 28%, soit une baisse de deux points. Soixante-quatre pour cent des Français déclarent ne pas lui faire confiance (+4 points), dont 33% pas confiance du tout.

Le sondage a été réalisé en ligne les 30 et 31 juillet auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Pour déblayer le terrain du rapport Delevoye, le gouvernement recule

Pour déblayer  le terrain du rapport Delevoye, le gouvernement recule

Cette fois, le terrain a été bien déblayé pour que le rapport Delevoye sorte cette semaine sans trop de problèmes. Il faut se souvenir qu’une opposition entre Delevoye et le gouvernement portait sur l’exigence d’économie dés 2020. Finalement, le gouvernement devrait  reculer sérieusement à propos de la retraite. La première chose serait l’abandon de mesures d’économies dès 2020. Ensuite sans doute, une nouvelle concertation pour préparer la mise en place du nouveau régime par points dont l’entrée en vigueur pourrait n’intervenir qu’en 2025 et qui pourrait être étalée sur une vingtaine d’années. On  abandonnerait donc les mesures de court terme et on étalerait largement la période de mise en place.  Un changement pour des raisons politiques et sociales mais aussi pour des questions de complexité car le futur régime sera loin d’être complètement universel. Subsisteront  en effet des régimes spéciaux et il faudra aussi financer ce qui  pour l’instant reste un slogan mais dont les modalités restent largement à préciser. Dans l’immédiat en tout cas, le gouvernement n’envisage pas un décalage du  départ à la retraite et un allongement de la durée des cotisations. Cependant ces objectifs ne sont pas abandonnés. Plusieurs options sont donc encore sur la table pour l’après 2020 : accélérer la réforme Touraine, votée en 2014, qui prévoit d’allonger les durées de cotisation pour obtenir la retraite à taux plein, ou bien décaler l’âge de départ moyen avec un mécanisme de décote/surcote. Dans les deux cas, l’âge d’équilibre du système, soit l’âge moyen de départ à la retraite qui garantit au régime une pérennité financière, doit se situer autour de 64 ans en 2025.Cette borne d’âge pourra être décalée chaque année pour tenir compte de la hausse de l’espérance de vie de chaque génération. Cette décision de l’exécutif pourrait apaiser la colère des syndicats, très remontés par la perspective d’une réforme paramétrique en amont de la réforme globale du système. «Si l’annonce est doublée d’une mesure applicable dès 2020, par exemple l’augmentation de la durée de cotisation, la discussion sera terminée pour la CFDT», a dit Laurent Berger, secrétaire général du syndicat, au Figaro en début de semaine. «Il ne serait pas difficile d’enclencher une mobilisation sur ce sujet», a-t-il ajouté.

 

Classement environnement Business : la France recule

Classement environnement Business : la France recule

La France recule à la 29ème place dance ce classement de la Banque Mondiale., elle a cédé deux rangs. Ce n’est pas faute d’avoir mis en place des réformes facilitant la vie des entreprises. La Banque mondiale se félicite ainsi de l’abaissement de la redevance pour la création de bureaux dans la loi de finance rectificative de décembre 2015. Egalement à l’actif de la France, la réforme du printemps 2016 des prud’hommes, l’ouverture des magasins le dimanche dans les zones touristiques et l’extension des horaires nocturnes sont également salués. En revanche, la Banque reproche « un renchérissement du transfert de la propriété ». Si l’Hexagone est loin derrière d’autres pays européens comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, il devance néanmoins l’Espagne, l’Italie ou la Belgique. Selon les critères retenus, la France conserve sa première place pour la facilité d’exportation et d’importation à partir de son territoire. Elle a raccourci de 4 à 3,5 jours le délai nécessaire pour démarrer une activité. Il en faut plus de 5 aux Etats-Unis, plus de 10 en Allemagne et près de 30 en Chine. Le temps de construction d’un hangar est encore long puisqu’il faut 183 jours contre 64 au Danemark, 93 en Nouvelle- Zélande mais 227 en Italie et 244 en Chine. Il faut, en moyenne, 71 jours pour être raccordé au réseau électrique, alors que 28 sont nécessaires en Allemagne, mais près de 90 aux Etats-Unis et 143 en Chine.

Competitivite : la France recule au 22ème rang mondial

competitivite : la France recule au 22ème rang

Il est clair que la France, sixième puissance économique mondiale ne se caractérise pas par une compétitivité exceptionnelle. Le meilleur indicateur est sans doute l’État de la balance commerciale. Alors que l’Allemagne peut s’enorgueillir de dégager un excédent annuel de l’ordre de 250 milliards grâce au dynamisme de ses exportations, la France, elle, enregistre tout aussi régulièrement un déficit annuel de leur de 60 milliards. Pas étonnant donc que dans le classement du forum de Davos la France perde encore une place et se retrouve en 22e position. Un recul d’ailleurs régulier depuis 1970, ce qui coïncide aussi avec l’abandon d’une grande partie de l’industrie française. La compétitivité de la France a donc légèrement baissé selon le dernier rapport de la compétitivité mondiale 2017/2018 du Forum économique mondial (WEF), établi tous les ans et diffusé mercredi. Selon cette publication, la France se classe au 22e rang, perdant une place par rapport au classement de l’année dernière et s’éloignant encore un peu plus de sa 15e place obtenue en 2010, selon le WEF, qui organise chaque année le Forum de Davos. L’étude du WEF, réalisée auprès de 14.000 chefs d’entreprises dans 137 pays, donne un classement mondial des pays les plus compétitifs, sur la base de 12 piliers, considérés comme des indicateurs de la compétitivité. Il s’agit notamment des infrastructures, de l’environnement macroéconomique, de la santé, de l’éducation primaire, de l’efficacité du marché du travail ou de l’innovation. La  Suisse conserve sa première place d’économie la plus compétitive au monde, devant les Etats-Unis, qui récupèrent une place, et Singapour. D’autres économies du G20 figurent parmi les dix premiers : les Pays-Bas (4e), l’Allemagne (5e), la Suède (7e), le Royaume-Uni (8e), le Japon (9e) ou encore la Finlande (10e). Concernant les pays émergents, le rapport note que la Chine est  »le mieux classé des pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud, NDLR) aux grands marchés émergents». Elle gagne une place et occupe le 27e rang. La Russie, elle, continue de grappiller des places et se hisse au 38e rang. L’Inde perd une place (40e) mais demeure « le pays le plus compétitif en Asie du Sud ».

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

 

 

Un tout petit recul du déficit au premier semestre essentiellement dues à des mécaniques comptables. Cependant un recul annoncé à grand renfort de trompettes sans doute pour rassurer Bruxelles. La deuxième partie de l’année sera autrement plus difficile avec le recul des rentrées fiscales dues au tassement de la croissance ; Il faut noter que par ailleurs les dépenses n’évoluent guère. En gros que les efforts de l’Etat sont très marginaux ; Concernant les dépenses, au 30 juin, elles s’établissaient à 199,9 milliards d’euros contre 201,5 milliards un an plus tôt. Cette évolution recouvre une quasi-stabilité des dépenses du budget général (à 171,6 milliards d’euros contre 172 milliards à fin juin 2017) et une baisse des prélèvements sur recettes (28,3 milliards d’euros, en amélioration de 1,2 milliard). Bercy explique cette situation par « l’effet notamment du remplacement d’une partie de la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales [et] par le transfert d’une fraction de TVA aux régions depuis le 1er janvier 2018 ».

À la même date, les recettes s’élevaient à 159,4 milliards d’euros, contre 160,2 milliards à fin juin 2017. Les recettes fiscales nettes ont diminué de 2,3 % à périmètre courant, soit 3,5 milliards d’euros de moins par rapport à la fin juin 2017. Cette situation est liée à la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). (Un petit cadeau de 3 milliards de la part de Macron aux plus fortunés soumis à l’ancien ISFF)Les recettes non fiscales s’inscrivent quant à elles en hausse de 3,6 milliards d’euros par rapport au 30 juin 2017, notamment du fait de l’encaissement plus précoce du dividende versé par la Banque de France.

PIB: la France recule à la 7ème place mondiale

PIB: la France recule à la 7ème place mondiale

 

2582 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB en France), contre 2597 milliards à l’inde selon les dernières données de la Banque mondiale. Du coup, la France se retrouve à la 7 ème place mondiale.  Cependant le produit par habitant n’y culmine encore qu’à 7055,6 dollars annuels, contre 42.778,9 dollars en France. Un écart certes vertigineux, pourtant la France n’a pas particulièrement à s’enorgueillir de cette statistique: elle se situe au 28ème rang, loin derrière de nombreux micro-États et pétromonarchies, et juste devant l’Italie (39.817,2$) et l’Espagne (38.090,9$). L’indice de Développement Humain (IDH) va plus loin et prend en compte, en plus du PIB par habitant, l’espérance de vie et le niveau d’éducation des jeunes générations. Là encore, la différence est flagrante, la France se classe 21ème sur 188, dans le groupe des pays au développement humain «très élevé», quand l’Inde est encore au 131ème rang avec un développement «moyen». Une seule satisfaction la France pourrait devancer la Grande Bretagne. Mai se retrouver quand m^me rétrogradé vers la 10mè place assez rapidement.

Bétonnage du littoral : la majorité recule

Bétonnage du  littoral : la majorité recule 

 

Le gouvernement voulait ouvrir la porte au bétonnage du littoral en revenant sur la loi de 1986 à travers une disposition du projet de loi logement. Par parenthèse, on voit mal en quoi le bétonnage du littoral aurait servi la cause de la construction de logement à caractère accessible. C’était evidemmenet une  concession faite au lobby immobilier et fiancer.  L’un des amendements contestés qui était porté le gouvernement  permettait au cas par cas, le « comblement des dents creuses », ces parcelles vides situées entre deux bâtiments construits dans un même hameau. Pour les associations de défense de l’environnement comme France nature environnement, il s’agissait d’une brèche dangereuse dans la loi de 1986 puisqu’aurait été autorisée  »la densification des hameaux de bord de mer, au risque de leur conférer le statut de village », qui aurait donc ensuite été ramené au principe de continuité pour les espaces urbains…  Vendredi, le gouvernement a finalement voulu éviter « des interprétations malencontreuses ». Cette « possibilité de densifier les formes urbaines intermédiaires entre le village et l’urbanisation diffuse » ne pourra pas « s’appliquer ni dans la bande des 100 mètres » (du littoral, ce qui n’était déjà pas prévu) ni « dans les espaces proches du rivage », selon les nouveaux amendements adoptés. D’autres amendements LR et LREM ont également été votés pour que ces constructions « soient réservées aux logements et aux services publics » d’une part et que « l’autorisation soit refusée » lorsqu’elles sont « de nature à porter atteinte à l’environnement ou aux paysages ».

Le marché de l’automédication a reculé en France

Le marché de l’automédication a reculé en France

Gonflée l’Afipa, l’association regroupant essentiellement les laboratoires pharmaceutiques et qui recommande le développement de l’automédication. L’association déplore « un manque de volonté politique » pour soutenir le développement de l’automédication en France, qui trouverait « toute sa légitimité dans la stratégie nationale de santé 2017-2022, qui place la prévention et la promotion de la santé au cœur de ses priorités ». Pourtant chacun sait que cette auto médication est souvent inutile voire dangereux d’une part parce que non précédé d’un diagnostic sérieux d’autre part parce que certaines molécules peuvent entraîner des troubles graves enfin parce que d’autres produits ne sont que des placebos au demeurant très coûteux.  Les ventes de médicaments sans ordonnance et non remboursés ont reculé l’an dernier en France, en raison de pathologies saisonnières de moindre intensité et de la récente interdiction de la vente libre de médicaments à base de codéine notamment. Le chiffre d’affaires de l’automédication en pharmacie a baissé de 3,7% à 2,2 milliards d’euros en 2017, après deux années de forte hausse, selon l’étude annuelle de l’association du secteur Afipa, publiée vendredi.  Habituellement porteur, ce segment a décliné du fait d’épidémies saisonnières de moindre ampleur que les années précédentes, mais aussi en raison de la nouvelle obligation en France de vendre uniquement sur ordonnance des médicaments à base de codéine, de dérivés d’opium ou de morphine, afin de combattre les usages détournés. Au quatrième trimestre, les ventes de ces médicaments désormais vendus sous ordonnance ont chuté de 31% sur un an, à 52,4 millions d’euros, a détaillé l’Afipa. Presque toutes les catégories de l’automédication ont affiché des ventes en baisse l’an dernier, en particulier les médicaments pour les voies respiratoires (-8,4% en valeur). Mais certaines catégories ont tiré leur épingle du jeu, comme les médicaments homéopathiques, qui ont enregistré une croissance de 2,4%. En agrégeant les ventes de médicaments hors prescription avec celles des dispositifs médicaux non prescrits (+3,5%) et des compléments alimentaires (+12,1%), le marché global de l’automédication a stagné sur un an, à 3,9 milliards d’euros. Ce marché a représenté l’an dernier 10,8% du total du chiffre d’affaires des officines (36,2 milliards d’euros, stable sur un an), selon des données du cabinet OpenHealth citées par l’Afipa.

Investissement Afrique: la France recule

Investissement Afrique: la France recule

 

Selon  le dernier rapport publié par l’OCDE sur les apports financiers extérieurs en Afrique sur  la période 2015-2016, les investissements chinois sont exponentiels et atteignent 38,4 milliards  « Les investissements chinois en Afrique entre janvier et novembre 2016 ont augmenté de 1.400 % par rapport à 2015 », insistent les auteurs du rapport. Loin derrière, les Emirats Arabes Unis, second au palmarès, se sont contentés d’un montant de 15 milliards de dollars. L’écart entre les différentes enveloppes se réduit ensuite puisque l’Italie, dernier pays du podium, a cumulé 11,6 milliards de dollars d’investissement publics et privés entre 2015 et 2016.  L’Hexagone, qui reste un partenaire historique de l’Afrique, n’est en réalité arrivé qu’en sixième position l’année dernière, selon le document, avec 7,7 milliards de dollars investis. Aux quatrièmes et cinquièmes places apparaissent les Etats-Unis (10,4 milliards de dollars) et le Maroc (8,1 milliards de dollars), premier pays investisseur intra-africain. Les investissements chinois  se répartissent entre le pétrole, les transports, la construction et l’habillement. Mais si l’année dernière les milliards chinois à destination de l’Afrique se sont comptés par dizaine, c’est d’abord grâce à l’accord de 20 milliards de dollars signé entre l’Egypte et la China Fortune Land Development Co en octobre 2016.  Le projet : l’aménagement et la gestion de 5.700 hectares à l’Est de la ville du Caire pour abriter la nouvelle capitale administrative du pays. D’après l’OCDE, les firmes chinoises auraient créé pas moins de 38.000 emplois pour un total de 64 projets, un nombre inédit, annoncés en l’espace de dix mois à peine. Dix pays captent à eux seuls 92 % des investissements étrangers annoncés pour le continent en 2016. En premier figure l’Egypte, suivie du Maroc, de l’Angola, du Ghana, du Mozambique, de l’Ethiopie, de l’Afrique du Sud, du Nigéria, de la Tanzanie et du Kenya. Au total, 495 entreprises ont investi en Afrique sur la période. D’après l’OCDE, les investissements des entreprises ont pour principale motivation « des considérations de localisation ». En effet, plus de 50 % des projets avaient pour objet l’accès aux marchés intérieurs.

 

Bureaucratie : la France recule au 31ème rang mondial

Bureaucratie : la France recule au 31ème rang mondial

 

La France recule encore dans le classement mondial de la bureaucratie. En cause deux facteurs explicatifs majeurs. D’abord un surdimensionnement de l’administration française qui s’applique à tout compliquer pour des motifs existentiels ( maintien des effectifs notamment) aussi un système juridique reposant sur environ 10 000 lois et plus de 100 000 décrets alimentés en permanence par des parlementaires aussi trop nombreux ( 577 députés !). Dans ce maquis juridique,  seuls peuvent s’orienter des spécialistes  dont le recours n’est pas gratuit ‘ (experts, juristes, avocats etc.) et accessible seulement à ceux qui disposent des revenus financiers …et du temps à perdre.  Sur 10 critères sont retenus par la Banque mondiale, la France recule encore. Les dix critères retenus  : création d’entreprise, octroi de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité. La France a été rétrogradée au 31e rang d’un classement international sur le climat des affaires pour les petites et moyennes entreprises (PME), dominé une nouvelle fois par la Nouvelle-Zélande. Intitulé  »Doing Business »  et publié depuis 2003 par la Banque mondiale, ce rapport passe au crible le cadre réglementaire qui s’applique aux PME dans 190 économies, en évaluant notamment dans quelles conditions celles-ci peuvent lancer leur activité, avoir accès à l’électricité, au crédit ou payer leurs impôts. Dans ce palmarès, la France a obtenu la note de 76 sur 100. . Le pays reste globalement distancé par ses voisins allemand et portugais qui rétrogradent pourtant rétrospectivement à la 20e position (-3 places) et la 29e position (-4 places). L’Espagne, qui connaît l’une des croissances les plus dynamiques d’Europe de l’Ouest, double également la France en se hissant à la 28e position (+4 places). Mais les derniers rebondissements en Catalogne pourraient modifier les perspectives économiques du pays. La Chine, elle, stagne à la 78e place. , le Venezuela, qui traverse une grave crise politique et économique, perd une place et est rétrogradé en 188e position.

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Au départ la position de la France était claire : un refus catégorique des propositions de l’union européenne concernant une nouvelle autorisation de 10 ans pour le glysophate. Compte tenu des fortes oppositions de certains pays,  Bruxelles était prêt à envisager un délai de cinq à sept ans au lieu de 10 ans. Une position soutenue par le ministre de l’agriculture français. Le ministre de l’écologie, lui, proposait un délai qui s’inscrivait dans la magistrature en cours en France donc environ cinq ans. Finalement on pourrait ce rallier à un délai de quatre ans ce qu’a indiqué Christophe Castaner qui  a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que cette durée de quatre ans semblait désormais être celle visée par la Commission européenne pour sortir les discussions de l‘impasse. La licence d‘utilisation de cet herbicide de Monsanto, très utilisé dans l‘agriculture et le jardinage et jugé cancérigène par ses adversaires, expire à la fin de l‘année. Cette situation a engendré, notamment en France, des tensions entre ministères de l‘Agriculture et de l‘Ecologie. Mercredi, les Etats européens ont une nouvelle fois reporté leur décision sur le renouvellement de la licence. Une nouvelle réunion du comité des Vingt-Huit chargé de se prononcer aura lieu à une date ultérieure qui n‘a pas été précisée par la Commission. L‘exécutif européen avait proposé d‘autoriser à nouveau le glyphosate pour dix ans, avant de proposer cinq à sept ans et désormais, selon Christophe Castaner, quatre ans. Pour être validée, la proposition de la Commission doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE. Dans une résolution non contraignante adoptée mardi, le Parlement européen s‘est prononcé pour un renouvellement de l‘autorisation de l‘herbicide pour cinq ans.

Logement : Macron recule

Logement : Macron recule

 

Indiscutablement, Macron a profité du dossier logement pour rééquilibrer son image à gauche. Il a dû lâcher du lest sur ses propositions initiales. Il a ainsi  a annoncé vendredi que le prêt à taux zéro (PTZ), principal dispositif d‘aide à l‘accession à la propriété, ne serait pas supprimé mais serait prolongé dans les zones rurales, contrairement à ce qui était prévu dans la première mouture du plan logement, mais avec un plafond réduit. Le chef de l‘Etat, qui s‘exprimait devant une conférence organisée par la Fédération nationale du bâtiment, a fait un autre geste pour apaiser les craintes des professionnels du secteur en proposant des discussions sur l’évolution du périmètre de crédit d‘impôt pour la transition énergétique (CITE), afin d’éviter une “rupture brutale”. Le plan présenté le mois dernier prévoyait le recentrage du PTZ sur les seules zones “tendues” (A et B1), à savoir pour l‘essentiel Paris, une partie de l‘Ile-de-France et la Côte-d‘Azur, à compter de 2018. Cette décision a provoqué l‘inquiétude chez les élus des communes rurales et les constructeurs de maisons individuelles, les principaux acteurs du logement dans ces zones, qui ont estimé que “50 à 70.000 ménages modestes” seraient privés d‘une aide indispensable pour s‘engager dans l‘accession. Emmanuel Macron a dit avoir entendu leurs doléances sur des mesures “qui pouvaient donner le sentiment d‘une fracture”. “Ce que je demande au gouvernement, c‘est de garder la philosophie d‘ensemble de la réforme mais que, sur le PTZ en zones B2 et C, on puisse ouvrir très rapidement la semaine prochaine une concertation”, a-t-il déclaré. Alors que le PTZ permet de financer jusqu’à 40% du coût d‘une opération, il a évoqué la possibilité d‘en ramener le plafond à 20% dans ces zones non prioritaires. S‘agissant du périmètre du CITE, l‘exclusion programmée des portes, fenêtres et vitrages de ce dispositif à partir de mars prochain dans le projet de loi de finances 2018 a été critiquée par les artisans du bâtiment, qui ont dénoncé “un coup de massue” pour la rénovation énergétique des bâtiments. Là aussi, Emmanuel Macron a proposé d‘ouvrir des discussions avec les professionnels sur le sujet. “Je souhaite qu‘on puisse l‘accompagner en sifflet, qu‘il y ait une discussion avec le secteur et qu‘on puisse en 2018 mettre sur pied quelque chose de plus intelligent”, a-t-il dit. Il a cependant réaffirmé sa volonté de “recentrer” le dispositif sur le seul double vitrage à finalité thermique. Il a par ailleurs annoncé que cette aide passerait “du crédit d‘impôt à une dotation sur base déclarative”, ce qui permettra aux ménages de recevoir les aides au moment où ils font les travaux, sans décalage dans le temps. Pour le reste, le président de la République a défendu le plan logement, qui repose aussi sur une baisse des aides au logement compensée par une baisse des loyers dans les HLM, une proposition mal accueillie par les bailleurs sociaux.

Immigration : Donald Trump recule

Immigration : Donald Trump recule

Déjà englué dans des affaires de relations sulfureuses, c’est-à-dire financières, avec la Russie (qui ont contraint un de ses conseillers à démissionner), le nouveau président américain recule encore sur l’immigration. Comme il fallait s’y attendre, l’amateurisme de Trump se confirme. Il vient en effet de renoncer à son décret interdisant l’entrée des musulmans de sept pays. Il renonce aussi de solliciter la cour suprême craignant sans doute de perdre. Pour donner le change, il promet un nouveau décret qui n’aurait pas grand-chose à voir avec le précédent mais dont l’objet est surtout de sauver la face « Plutôt que de poursuivre ce litige en justice, le président a l’intention d’abroger son décret et de le remplacer par un nouveau décret, grandement révisé », ont écrit les avocats du gouvernement dans un mémorandum transmis à la cour. Le nouveau décret « éliminera ce que la cour a estimé, de façon erronée et  soulève des questions constitutionnelles », ont-ils ajouté. « En agissant ainsi, le président permettra une protection immédiate du pays, plutôt de poursuivre une action en justice potentiellement de longue en durée ». Ce mémorandum n’est qu’un souhait exprimé par le gouvernement et n’éteint pas automatiquement le litige juridique en cours. Le gouvernement demande d’ailleurs au minimum que la procédure soit mise entre parenthèses, en attendant le nouveau décret. Donald Trump a essuyé coup sur coup deux revers judiciaires sur son décret de fermeture partielle des frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans: le 3 février, un juge de Seattle en a bloqué l’application. Le 9 février, la cour d’appel de San Francisco a maintenu cette suspension. Malgré ces deux camouflets, le président américain s’était déclaré certain de remporter la manche décisive en donnant « rendez-vous au tribunal ». Sa mesure emblématique, qui a pris du plomb dans l’aile, fait toujours l’objet d’une double procédure.  Elle est attaquée par deux Etats devant ce même tribunal de Seattle, où doit s’organiser un débat sur le fond, tandis que la cour d’appel de San Francisco, cette fois en formation plénière, pourrait examiner à nouveau le dossier.

Sondage : Fillon recule de 16 points, 61 % de mauvaises opinions

Sondage : Fillon recule de 16 points, 61 % de mauvaises opinions

 

 

Le plongeon de Fillon dans l’opinion est spectaculaire. La tendance à la baisse était déjà enregistrée depuis plusieurs semaines notamment depuis le flou relatif aux mesures de Fillon visant le remboursement maladie de la sécu. Ces approximations  avaient déjà fait douter de la détermination de l’intéressé à engager des réformes ; en outre son projet de ne faire rembourser que les maladies graves par la sécurité sociale avaient été très mal reçu par l’opinion. Évidemment,  l’affaire du salaire fictif de son  épouse a fini d’achever la popularité d’un François Fillon pris en flagrant délit de contradiction en matière de rigueur. Le sondage Odoxa réaliser il y a deux jours témoigne durant ce renversement spectaculaire de l’image de Fillon.  En effet La popularité de François Fillon recule de 16 points par rapport à novembre, selon un sondage Odoxa pour Franceinfo publié vendredi et réalisé après les révélations sur des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope.Selon ce sondage, 61% des Français ont une mauvaise opinion de François Fillon et 38% une bonne opinion. Seuls 31% des sondés estiment qu’il est proche des préoccupations de Français, 32% qu’il est honnête et 39% qu’il est convaincant, une majorité d’entre eux (54%) estimant qu’il est courageux.

 

Classement mondial Universités : la France recule

Classement mondial Universités : la France recule

Déjà mal placée, la France recule encore au palmarès des universités. Les universités américaines continuent de caracoler en tête du classement alors qu’Harvard conserve sa première place pour la 14e année consécutive.  Harvard conserve sa place de numéro 1. Pour la 14e année consécutive, l’université américaine s’est classée sur la plus haute marche de ce classement des 500 meilleurs établissements du monde réalisé par le cabinet indépendant Shanghai Rankink Consultancy. Et autant dire que les universités américaines dominent ce classement haut la main. Stanford, déjà deuxième l’an dernier, et Berkeley, qui gagne une place, complète ce podium.  Encore mieux, les universités américaines trustent seize des vingt premières places. Le premier établissement non-américain, l’université britannique de Cambridge arrive 4e. Elle grimpe d’une place par rapport à 2015 alors que le MIT (5e) et Princeton (6e) suivent derrière. L’université d’Oxford prend la 7e place (+13), l’Université College de Londres la 17e (+1), l’Institut fédéral de technologie de Zurich la 19e place (+1) alors que la 20e place est occupée par un établissement asiatique avec l’Université de Tokyo (+1). Du côté des Français, il faut descendre à la 39e place pour voir le premier représentant tricolore : l’Université Pierre et Marie Curie. Malgré un léger recul par rapport au précédent classement de Shanghai, la France classe trois établissements parmi les cent meilleurs du monde alors que Paris-Sud arrive à la 46e position et l’École normale supérieure à la 87e.  L’université d’Aix-Marseille, de Strasbourg et de Paris-Diderot se classent entre la 100e et la 150e place.  Le classement de Shanghai, créé en 2003, prend en compte six critères pour distinguer 500 des 1.200 établissements répertoriés dans le monde, dont le nombre de Nobel parmi les anciens élèves, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans « Science » et « Nature ». Si le cabinet décrit ce classement comme « le plus fiable », ses critères tournés vers la recherche et les sciences de la vie, occultant entre autres les sciences humaines et sociales, sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements.

(Avec AFP)

Industrie automobile : la France recule

Industrie automobile : la France recule

 

La France qui occupait  le quatrième rang mondial pour la production automobile se retrouve en 10e place. En cause la délocalisation de plusieurs sites qui se rapprochent  des marchés étrangers, aussi le manque général de compétitivité de l’économie, compétitivité plombée notamment par la fiscalité enfin la forte croissance des véhicules importés y compris de marque française ; l’exemple le plus significatif étend sans doute celui de Dacia Le déficit commercial du secteur automobile français se creuse sur les cinq premiers mois de l’année. D’après les chiffres publiés par Les Echos, et délivrés par les douanes françaises, ce déficit s’est élevé à 4 milliards d’euros. Un an auparavant, il n’était que de 2,5 milliards d’euros. Si la tendance se confirme sur l’année, le secteur pourrait enregistrer sa dixième année d’exercice déficitaire. En 2015, le déficit avait atteint 7,7 milliards d’euros, loin des 3,8 milliards d’excédent enregistrés en 2006. Pourtant, la production automobile française s’est récemment accrue, notamment avec la réaffectation de modèles et le lancement de nouveaux modèles sur les sites français. Les nouveaux Scenic, Espace et Talisman dans l’usine Renault de Douai, l’arrivée de la Micra à Flins, l’arrivée de nouveaux utilitaires dans l’usine SevelNord de PSA près de Valenciennes, idem à Sandouville pour les utilitaires Renault… Au final, la production a augmenté de 5% en 2015 en France, et devrait continuer à augmenter avec la montée en puissance des derniers modèles lancés sur le marché (3008, Scenic…). Ainsi, les exportations ont augmenté de 12,2% à 28 milliards d’euros. Mais les importations ont atteint, elles, un niveau record à 37,4 milliards d’euros. Pas uniquement à cause des voitures allemandes qui, si elles sont moins nombreuses en volumes, sont beaucoup plus chers en valeur. Il y a aussi toutes les voitures de marques françaises fabriquées à l’étranger. Le rebond des ventes de Dacia a contribué au creusement du déficit. La Sandero s’est même hissée parmi les voitures les plus vendues en France. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que désormais, même les équipementiers automobiles contribuent à la détérioration de la balance commerciale de la France. Ce secteur bascule pour la première fois dans le rouge avec un déficit de 100 millions d’euros sur les cinq premiers mois de l’année. Un an auparavant, ce secteur était excédentaire de 400 millions d’euros. L’érosion de l’excédent commercial des équipementiers automobiles a commencé en 2010, son année record. Il est passé d’un excédent de 3,1 milliards à 700 millions d’euros seulement en 2015. La note des douanes françaises observe que les équipementiers ont tendance à affecter leur production au plus près de leurs clients. « Les fabricants français privilégient l’implantation de filiales à l’étranger pour être présents sur les marchés dynamiques », peut-on y lire. La dégradation de la balance commerciale des équipementiers s’explique, « pour l’essentiel », par le marché du pneu qui a enregistré un déficit de 600 millions d’euros en 2015 (600 millions d’excédent en 2005). « Cette progression relève à la fois d’une filialisation croissante des fabricants français et de la concurrence étrangère (Allemagne et Royaume-Uni) », écrivent les douanes françaises. En guise de conclusion, les douanes constatent que la situation de la France s’est également détériorée en matière de parts de marché. Ainsi, l’Hexagone est passé du 4ème rang mondial en 2004 aussi bien dans le domaine des véhicules que des équipements à la 7ème place dans les équipements, voire au 10ème rang concernant les voitures. Elle se fait ainsi largement distancée par l’Allemagne qui a su rester numéro un mondial dans ces deux domaines. (Avec Reuters et le Tribune)

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