Archive pour le Tag 'reconfinement'

« Le reconfinement des droits » ?

« Le reconfinement des droits » ?

 

Si le droit du confinement porte gravement préjudice aux libertés fondamentales, il le fait pour le bien du recul de l’épidémie de Covid-19 et la conservation des droits des plus vulnérables, estime, dans une tribune au « Monde », le juriste Olivier Cayla.

Tribune.

 

On se souvient de la raideur du premier confinement : le 16 mars, en vue de juguler l’épidémie de covid-19 qui menaçait d’engorger le système hospitalier du pays et donc d’anéantir la garantie de la santé publique, le président de la République fit part à ses 67 millions de concitoyens de sa décision de les séquestrer.

Aussitôt, le premier ministre mit cette décision en musique juridique par deux décrets interdisant d’abord « le déplacement de toute personne hors de son domicile » – sauf ceux nécessités par des raisons professionnelles, médicales, alimentaires, familiales ou motivés par le besoin de promenade (la sienne propre, voire celle du chien) – et frappant ensuite d’une amende salée tout contrevenant à cette interdiction.

Etonnamment, les Français assujettis à cette emprise étatique sur leurs corps ont validé, par une obéissance massive, cette prescription unilatérale de leur jeune chef et ont implicitement consenti à leur propre rétention. Aucun bracelet électronique n’a été requis pour assurer le succès de cette assignation à résidence et chacun s’est mis, docilement, à s’autodélivrer l’insolite « attestation de déplacement dérogatoire » qui conditionnait la légalité de son tour de pâté de maisons.

Grâce à cette discrète reconnaissance de la légitimité du confinement, le jupitérien commandement présidentiel a bel et bien accouché de normativité juridique. Le remède du confinement, qui a sans doute fait reculer l’épidémie plus sûrement que n’a su le faire la médecine totalement désarmée, a donc été le remède du droit. Le confinement, cela a été le vaccin juridique. Aussi, sa stratégie oblique d’obtention du bien a-t-elle été celle de la lutte contre le mal par l’administration du mal, à triple titre.

D’abord, dans son principe, il se met au service, d’intérêt général, de la santé publique, par l’interruption de la vie sociale. La « défense de la société » s’opère ainsi paradoxalement par le retour obligatoire à l’état de nature de chacun, devenu régressif Robinson coffré dans son île. Car, en cas de contagion, l’enfer c’est bel et bien les autres et la méfiance, voire la défiance à leur égard est de mise.

D’où les blessures psychologiques qui s’ensuivent, chacun devant arbitrer entre son appétit de socialité par le travail en présentiel, par le rassemblement festif au bord du canal, par l’urbanité de l’apéro avec les voisins, par la communion avec le club dans les tribunes du stade, et le renoncement à ses passions sociales par la considération de ce que le droit, au nom de la raison, lui commande : l’isolement.

 

La France couvrira les coûts du reconfinement par des bons du Trésor !

La France couvrira les coûts du reconfinement par des bons du Trésor !

Curieux cette information du ministère des finances qui indique que les coûts supplémentaires entraînés à la crise sanitaire vont être financés par des bons du Trésor. Des dépenses supplémentaires qu’on évolue à 20 milliards d’euros. Or les bons du Trésor constituent des sortes d’emprunts à court terme d’une durée maximale d’un an qui sont mal adaptés à des coûts qui ne pourront s’amortir que sur des années. En clair, il  faudra d’autres modes de financement comme les obligations classiques pour rembourser les bons du Trésor qui ne constituent qu’une facilité de trésorerie. Le gouvernement français absorbera la pression supplémentaire que le reconfinement va exercer sur le budget 2020 par l’émission de bons du Trésor, a-t-on donc appris mardi de sources au sein du ministère des Finances.

Ce second confinement, décidé pour amortir la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus, est entré en vigueur vendredi dernier et doit rester d’actualité au moins jusqu’à début décembre.

Il va entraîner au moins 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour l’Etat qui figureront dans le projet de loi de finances rectificatives présenté mercredi en conseil des ministres (le quatrième depuis le début de l’année).

A Bercy, on indique on indique d’ailleurs que des émissions obligataires compléteront l’addition.

“Sur les montant, les émissions de titres à moyen et long terme net de rachats devraient rester inchangées à 260 milliards d’euros. Les ajustements nécessaires se feront sur les autres moyens de financements, notamment à court terme”, dit-on à Bercy.

Le ministère des Finances s’attend désormais pour l’année en cours à un déficit budgétaire record à 11,3% du PIB et à une contraction de l’économie de 11%.

Reconfinement : acheter des biens «non essentiels» seulement par téléphone ou mail

Reconfinement : acheter des biens «non essentiels» seulement par téléphone ou mail

Concernant les magasins actuellement fermés, il reste possible de commander ses produits par téléphone ou par mail avant de venir les chercher «physiquement» devant la boutique (y entrer reste interdit). Certains magasins continuent d’ailleurs de privilégier ce mode de fonctionnement, «à l’ancienne», en affichant leur numéro de téléphone ou leur adresse mail sur leur devanture.

En revanche, comme le confirme le ministère de l’Économie au Figaro, il n’est pas possible de venir «physiquement» acheter un produit devant une boutique sans avoir commandé auparavant (que ce soit par téléphone, par mail ou via le «click and collect»).

 

Reconfinement : produits non essentiels interdis mardi dans les grandes surfaces, encore une grosse connerie !

Reconfinement : produits non essentiels interdis mardi dans les grandes surfaces, encore une grosse connerie !

 

On peut légitimement se demander si ce gouvernement multiplie les erreurs par volonté ou par incompétence. En effet, la décision du Premier ministre d’interdire la vente de produits non essentiels dans les grandes surfaces constitue une belle connerie. Le problème est en effet de ne pas créer de distorsions de concurrence entre les grands magasins et les petits commerces mais aussi de ne pas favoriser par des décisions anachroniques les plates-formes numériques de distribution comme Amazon.

 La solution n’était pas d’interdire la vente de produits non  essentiels mais d’autoriser la réouverture des petits commerces sous réserve bien entendu de mesures barrière effectivement respectées. Notons que dans les grandes surfaces, les clients se côtoient voire se bousculent, tripotent les produits en toute impunité et contre toute logique de protection sanitaire.

Comme précédemment, il aurait été possible d’ouvrir les petits commerces quitte à limiter le nombre de clients présents au même moment dans l’établissement. En même temps,  le Premier ministre offre  un énorme cadeau à des plates-formes comme Amazon qui vont pouvoir commercialiser les produits n’en essentiels désormais interdits dans les supermarchés.

Parmi les incohérences il faudrait aussi ajouter la fermeture des magasins commercialisant des produits culturels ou encore l’interdiction du sport de plein air.

 

Reconfinement en Angleterre

Reconfinement en Angleterre

Boris Johnson a annoncé ce samedi un reconfinement de l’ensemble de l’Angleterre à compter de jeudi, et ce jusqu’au 2 décembre. Les Britanniques devront rester chez eux, ne pourront plus s’inviter les uns chez les autres, et ne pourront continuer de voir qu’une seule personne d’un autre foyer à la fois, pour faire de l’exercice ou se promener en extérieur. Tous les voyages à l’étranger seront interdits, sauf pour des raisons professionnels.

Déjà largement éprouvés par le premier confinement décrété le 23 mars dernier , les restaurants, pubs et cafés ainsi que tous

le nombre de nouveaux cas quotidiens de contaminations a bondi de 47% la semaine dernière par rapport aux sept jours précédents en Angleterre, à près de 52.000 selon un rapport de l’Office for National Statistics (ONS) publié vendredi. Et le nombre d’infections et d’hospitalisations y a dépassé le pire des scénarios qui avaient été envisagés, selon une note du Sage, le groupe de scientifiques qui conseille le gouvernement, datant du 14 octobre et elle aussi publiée vendredi.

 

Noël : Olivier Véran prépare les esprits pour le reconfinement

Noël : Olivier Véran  prépare les esprits pour le reconfinement

Le ministre de la santé prépare les esprits à des mesures de confinement pour Noël. Les fêtes de fin d’année ne seront pas comme d’habitude, même s’il assure que le gouvernement cherche  »à créer les conditions pour vivre un Noël le moins contraignant possible » affirme-t-il dans le JDD. (Interview)

 

Quatre semaines de confinement ne permettront vraisemblablement pas d’aplatir la courbe épidémique. Faudra-t-il rester confinés six voire huit semaines?
Plus on respecte le confinement, moins il sera long, c’est la règle. Plus on est attentif, plus on réduit ses contacts sociaux, moins le risque est grand de contaminer les autres et d’être soi-même contaminé. Même si la situation est très critique, le virus circule légèrement moins vite qu’au printemps et avec une accélération moins forte que chez certains de nos voisins. Si le freinage est réussi, le nombre de nouvelles contaminations pourrait baisser dans les prochains jours, entraînant, dans deux semaines, une baisse de celui des nouveaux cas graves. Nous disposerons également, dans deux ou trois jours, des premiers éléments permettant d’évaluer l’impact des mesures de couvre-feu. Tout ça peut nous permettre d’atteindre un niveau de circulation du virus compatible avec la reprise de certaines activités. Par contre, si le confinement n’est pas bien respecté, il faudra prendre des mesures complémentaires.

Faut-il nous préparer à passer Noël confinés?
Nous cherchons à créer les conditions pour vivre un Noël le moins contraignant possible. Hélas, comme ailleurs dans le monde, ce ne sera pas une fête normale. C’est difficile d’envisager de grandes soirées pour le réveillon du 31 cette année. Mais notre but est que la pression épidémique retombe pour qu’on puisse faire des courses à temps, se préparer dans la joie, pour que soient créées les conditions permettant aux familles de se retrouver.

Vous avez dit craindre une troisième vague. Le cycle infernal confinement-déconfinement est-il une fatalité?
A mesure qu’on l’observe, on comprend mieux comment fonctionne ce virus. Nous faisons face à une deuxième vague ; les Etats-Unis à une troisième. Il y aura vraisemblablement des vagues successives. Comparaison n’est pas raison, et le Sars-CoV-2 n’est pas la grippe espagnole de 1918-1920, qui a fait plus de 50  millions de morts, avec une deuxième vague beaucoup plus meurtrière que la première. Un virus s’arrête en général de circuler quand il ne peut plus trouver d’hôte pour se diffuser. Il peut alors arriver qu’il circule pendant plusieurs mois ou années sans faire de vagues ni contaminer des milliers de personnes. D’autres, comme le Sras, font une seule vague puis disparaissent.

Sommes-nous condamnés à attendre la vague d’après en espérant qu’elle ne vienne pas?
Notre horizon est de casser la deuxième vague le plus tôt possible pour qu’elle ne fasse pas trop de victimes. Ensuite, il nous faudra maintenir un niveau de protection de la population suffisant pour éviter une troisième vague en attendant le vaccin. C’est l’objectif de la stratégie tester, alerter, protéger que nous devons amplifier. Pour cela, une vigilance collective est nécessaire. Il faut réduire les risques que nous prenons et appliquer les gestes barrière.

Pourquoi ne pas tenter une stratégie d’éradication à la néo-zélandaise ou à l’asiatique?
Elle n’est pas aussi parfaite qu’on le dit : Melbourne, en Australie, sort de trois mois de confinement ; la Corée du Sud a dû reconfiner une partie de sa population. Et puis il y a des différences de culture, d’acceptabilité sociale des mesures sanitaires. Dans ces pays, les gens sont contraints de s’isoler sauf à encourir de lourdes amendes s’ils sortent sans autorisation. Ce n’est pas aujourd’hui le cas en France. Comme l’a évoqué le Président mercredi soir, il faut que nous ayons un débat démocratique pour pouvoir réfléchir à des mesures d’isolement plus contraignantes. Mon espoir, c’est que cette épidémie qui dure nous ait fait collectivement évoluer.

Sur les tests, quelles sont les pistes d’amélioration?
En plus de notre capacité à faire presque 2  millions de tests PCR par semaine, des millions de tests antigéniques, qui n’existaient pas cet été, sont en train d’être déployés, chez les généralistes ou dans les pharmacies. Ils serviront à poser en quelques minutes des diagnostics individuels. Et ils seront aussi utilisés lors d’opérations de dépistage, en prévention, dans les universités, les Ehpad ou les aéroports. Des tests salivaires, pour lesquels le prélèvement est plus simple, pourraient être bientôt au point. Nous fondons beaucoup d’espoirs sur l’innovation.

Le confinement est moins sévère qu’au printemps. Sera-t-il moins efficace?
Nous avons fait le choix de maintenir ouvertes les écoles car l’éducation de nos enfants est une priorité, y compris pour des raisons de santé. C’est un choix que j’ai défendu et je l’assume pleinement. Pour ne pas casser la vie économique – ce qui aurait pour conséquence de mettre des centaines de milliers de gens au chômage -, nous demandons aussi aux Français de continuer à travailler. Mais le message est clair : il faut absolument limiter les déplacements et les contacts. Restez chez vous autant que possible. Je suis confiant sur le fait que ce confinement-ci, plus actif, pourra avoir un impact très fort sur l’épidémie.

Vous avez pourtant hésité à rouvrir les lycées car les lycéens, des ados, sont plus contaminants que les enfants…
Commerces, écoles, lycées… Chaque point a fait l’objet de discussions, et c’est normal. Et le président de la République a précisé que, dans deux semaines, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, nous pourrions faire évoluer certaines règles.

Y compris les durcir en refermant les lycées, par exemple?
Oui, c’est aussi possible. Des indicateurs nous permettent de voir si les mesures sont suffisamment efficaces ou pas assez. Nous adapterons les règles en fonction de ces données.

N’aurait-il pas fallu prendre des mesures plus dures plus tôt, en septembre, pour éviter le reconfinement?
Ne refaisons pas l’histoire. Nous avons pris les décisions quand il le fallait, en Guadeloupe, en Mayenne, à Marseille, à Bordeaux… Depuis des mois, on nous accuse d’en faire soit trop soit pas assez. Ce qui m’importe, c’est que les décisions puissent être prises et qu’elles soient ensuite comprises. Alors même que la situation ne le nécessitait pas à cette date, imposer un couvre-feu aux Français en septembre n’aurait pas été accepté.

Les semaines à venir risquent d’être terribles dans les hôpitaux. Selon vos projections, quand aura lieu le pic?
Si on observe une décrue du nombre de nouveaux cas dès la semaine prochaine, alors la période la plus intense pour nos hôpitaux aura lieu dans les deux ou trois prochaines semaines. L’Institut Pasteur prévoit 9.000  malades du Covid-19 en réanimation à la mi-novembre. Nous espérons que les mesures mises en place avant même le confinement permettront de ne pas atteindre ce chiffre, mais il est encore trop tôt pour le savoir.

Va-t-on devoir refuser des malades à la porte des hôpitaux, comme à Bergame cet hiver?
Si les modélisations les plus dures se confirmaient, alors la tension serait extrêmement forte dans les hôpitaux et les services de réanimation. Nous faisons tout pour éviter d’en arriver à cette extrémité, notamment en augmentant nos capacités de prise en charge des patients. Nous sommes montés à 6.400  lits de réanimation. 85 % d’entre eux sont aujourd’hui occupés, dont 60 % par des malades du Covid. Comme nous savons mieux les soigner, il y a moins de malades sous assistance respiratoire, et les personnes hospitalisées en réanimation y restent un peu moins longtemps.

Vous appelez des étudiants en médecine en renfort. Pourquoi pas des libéraux déjà formés qui auraient du temps libre?
Aucune ressource ne sera perdue ; tous les médecins volontaires seront les bienvenus! Mais la médecine de ville a aussi un rôle indispensable à jouer dans cette deuxième vague. C’est le résultat de la mobilisation des médecins de ville que je salue. On innove en permanence. Aujourd’hui, entre le suivi ambulatoire des patients Covid, la pratique élargie à de nombreux acteurs des tests, c’est l’ensemble du système de santé qui se dresse contre le virus.

Va-t-on envoyer des malades à l’étranger?
Ça peut arriver. Mais certains pays autour de nous, comme la Belgique, sont en très grande détresse. La vague touche toute l’Europe, comme elle frappe toutes les métropoles françaises : très peu de Régions sont épargnées. Ça ne nous a pas empêchés, ces derniers jours, de procéder à 40  évacuations sanitaires préventives vers les endroits du pays les moins touchés, pour éviter d’agir en catastrophe plus tard.

 

Il n’y a jamais eu autant de clusters en Ehpad, et les visites restent autorisées. Aurez-vous les renforts nécessaires pour sécuriser ces rendez-vous familiaux?
Nous suivons la situation des Ehpad avec une extrême attention, car le nombre d’établissements touchés augmente fortement. Les consignes données aux directions d’établissement visent à trouver un équilibre entre la sécurité et le lien des résidents avec leurs proches, mais j’insiste : ça ne tiendra qu’à la condition que les familles respectent totalement les gestes barrière et le port permanent du masque. Si ce n’est pas le cas, les directeurs sont fondés à prendre des mesures plus dures, si c’est nécessaire pour protéger la santé des résidents. C’est suivi de très près au niveau local. Il y a une grande vigilance sur le terrain.

 

Pourquoi la façade atlantique – Bordeaux, la Bretagne – semble-t-elle épargnée par l’épidémie?
On le constate, mais aujourd’hui on ne l’explique pas.

Comment préparez-vous l’arrivée d’un éventuel vaccin?
Vacciner toute une population, c’est un défi en soi. Mais là, plusieurs vaccins devraient arriver, très différents les uns des autres, en matière de conditions de stockage, de transport et d’utilisation. Par exemple, un des vaccins sur lesquels travaille un grand laboratoire se conserve à - 80 °C. Ça implique une logistique très particulière ! Nous travaillons à anticiper toutes les situations pour être prêts le moment venu.

 

Quand peut-on espérer un vaccin?
Je suis modérément optimiste sur notre capacité à avoir un vaccin dans les prochains mois. Les laboratoires n’ont pas encore publié les données cliniques qui nous permettront de nous forger une conviction sur l’efficacité des différents produits et sur leur sécurité.

CORONAVIRUS: UN RECONFINEMENT JUSQU’EN 2021

CORONAVIRUS: UN RECONFINEMENT JUSQU’EN 2021

Pour l’instant,  le confinement est fixé à quatre semaines avec un réexamen d’ici 15 jours. En vérité,  il pourrait être prolongé d’un mois au moins pour des raisons d’efficience et couvrirait ainsi la période de Noël et du 1er janvier, jour particuliers de rencontres familiales et amicales.

« Il va falloir plus de temps. Le scénario est plutôt d’avoir un confinement d’un mois, de regarder les différents marqueurs, puis de sortir du confinement via un couvre-feu qui pourrait se poursuivre pendant le mois de décembre, éventuellement couvrir Noël et le Jour de l’An, et n’en sortir que début janvier. Le chiffre de 5000 nouvelles contaminations par jour est atteignable à ce moment », analysait jeudi matin un expert sur France Inter.

Alors que les indicateurs épidémiologiques de ces derniers jours témoignent en moyenne de près de 50.000 nouveaux cas quotidiens rapportés positifs, Jean-François Delfraissy estime qu’il s’agirait plutôt de 100.000 cas positifs par jour, entre les personnes diagnostiquées et celles asymptomatiques. Des chiffres qui ne refléteraient donc qu’une partie de la réalité.

Reconfinement et commerce : le cadeau de Macron à Amazon et aux grandes surfaces

Reconfinement et commerce : le cadeau de Macron à Amazon et aux grandes surfaces

 

Du fait du concept d’ouverture seulement des magasins de première nécessité Macron fait un énorme cadeau à Amazon, aux plates-formes en général et aux  supermarchés. En période de confinement, les résultats financiers des GAFA  notamment d’Amazon n’ont jamais été aussi importants. Au troisième trimestre, le groupe Amazon a affiché une santé insolente : ses revenus ont augmenté de 37 % pour atteindre 96 milliards de dollars et son bénéfice a triplé, dépassant les 6 milliards.

Pas étonnant,  ce que les ménages ne trouvent pas dans les magasins, ils le commandent sur Internet notamment sur les plates-formes hégémoniques comme Amazon. L’Association des maires de France (AMF) présidée par François Baroin a également demandé «le réexamen de la notion de commerces de première nécessité». «De nombreux maires font état auprès de l’AMF de l’incompréhension que suscitent les mesures de fermeture qui visent certains commerces», écrit-elle dans un communiqué. «Les librairies ou les salons de coiffure pourraient relever des services de première nécessité», ajoute l’AMF. Certains maires pour protester ont décidé d’autoriser l’ouverture de commerces considérés comme d’un essentiel par l’État.

Du côté de Bercy, on balaie ces initiatives, rappelant qu’un arrêté municipal ne peut remplacer un décret. Seule une réunion a été organisée vendredi après midi par les ministres Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot entre les libraires et la grande distribution, dont la Fnac. Bercy devrait annoncer des mesures pour éviter une distorsion de concurrence.

Reconfinement : les chauffeurs routiers oubliés

Reconfinement : les chauffeurs routiers oubliés

C’est le paradoxe de ce plan de confinement qui affirme vouloir ne pas affecter l’activité économique avec le renforcement des mesures sanitaires. Pourtant dans la chaîne logistique (processus d’organisation des flux de biens), les mesures spécifiques aux chauffeurs-routiers ont encore été oubliées. En effet, certain de ces chauffeurs sont absents plusieurs jours de leur domicile et de leur établissement d’attache. D’habitude, ils ont recours au restoroutes ou autres restaurants pour ce nourrir ainsi qu’aux établissements sanitaires correspondants ou à ceux des stations-service. Or la plupart de ces restaurants seront fermés ainsi évidemment que les équipements sanitaires. Une preuve supplémentaire que la dimension logistique dans le processus de production et de distribution est largement sous-estimée. On ne s’en inquiète vraiment que lorsque les entrepôts et autres lieux de gestion des flux de marchandises ne sont plus en capacité d’approvisionner les lieux de vente.. «Ces établissements devraient rester ouverts pour permettre aux routiers d’exercer leur profession de façon décente. De plus, cette fois, les conditions météorologiques ne seront pas favorables pour dîner dehors ou dans son camion», plaide la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR). Notons que leur de la première crise l’utilisation des équipements sanitaires des stations-service était souvent interdits !

 

Reconfinement : les Français pour…. mais doutent de Macron

Reconfinement : les Français pour…. mais doutent de Macron

Selon étude Odoxa-Dentsu Consulting réalisée pour Le Figaro et France Info,  les Français approuvent à 70 % le reconfinement. Plus de la moitié des sondés (51%) d’entre eux affirment par ailleurs avoir été convaincus par l’allocution prononcée mercredi soir par Emmanuel Macron. C’est 9 points de plus que lors de l’annonce du couvre-feu, il y a deux semaines, mais 14 points de moins que pour l’instauration du premier confinement en mars dernier.

75% estiment aussi que le chef de l’État a été clair et qu’il a montré qu’il comprenait les préoccupations des citoyens. En revanche, une majorité d’entre eux (54%) ne pensent pas que le président «a montré qu’il savait où il allait».

Reconfinement : les interdictions et les exceptions

Reconfinement : les interdictions et les exceptions

Le journal le Figaro énumère les interdictions et les exceptions dans le cadre du reconfinement.  Comme au printemps dernier, des sorties seront permises sur présentation d’une attestation, téléchargeable sur le site du gouvernement et disponible sur papier libre, sur l’application «TousAntiCovid», via le formulaire à imprimer et via un numéro vert (0 800 130 000). Seront autorisés les déplacements pour :

prendre l’air, faire du sport et sortir son animal de compagnie dans une limite d’une heure maximum et un rayon d’un kilomètre de son domicile ;

- des raisons professionnelles, si le télétravail n’est pas possible, se rendre à des formations, un examen ou un concours ;

- des raisons de santé (par exemple aller à l’hôpital, à la pharmacie) ;

- un motif familial impérieux, aider des personnes vulnérables et précaires ou garder un enfant ;

accompagner un enfant à l’école ou aller le chercher ;

- les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;

- participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative ;

se rendre dans un service public ou à une convocation judiciaire.

Deux attestations permanentes sont prévues : l’une signée par l’employeur pour les déplacements domicile-travail ; l’autre signée par un établissement scolaire pour les déplacements domicile-école. Les contrevenants s’exposeront à des sanctions.

Dans le secteur privé, le télétravail «devient la règle» pendant le confinement, «cinq jours sur cinq», a affirmé Jean Castex. Il «n’est pas une option» mais «une obligation» pour ceux qui le peuvent, a renchéri la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

Par rapport au premier confinement, de nouvelles dérogations permettent l’ouverture :

- des commerces de gros ;

- des marchés ;

- des crèchesétablissements scolaires et périscolaires ;

- des hôtels et hébergements ;

- de toutes les structures de santé (cabinets dentaires, kinésithérapeutes, etc) ;

- des transports en commun ;

- des parcsjardinsforêts et plages.

Les commerces fermés, y compris les libraires, disquaires et restaurants feront l’objet d’une réévaluation dans deux semaines. Ils pourront proposer leurs produits en livraison et à emporter d’ici là.

D’autres commerces, déjà ouverts au printemps, ne fermeront pas :

- les commerces alimentaires ;

- les stations-service et les garages ;

- les laveries et blanchisseries ;

- les kiosques et bureaux de tabac ;

- les opticiens ;

- certains magasins spécialisés ;

- les fleuristes, jusqu’à dimanche soir, jour de la Toussaint.

Comme lors du premier confinement, les universités seront fermées. Tous les cours magistraux et les travaux dirigés auront lieu à distance. Mais certaines activités se tiendront physiquement : les travaux pratiques, les enseignements professionnels nécessitant du matériel spécialisé, les activités de recherche non réalisables à distance. La fréquentation des bibliothèques universitaires sera possible, sur rendez-vous.

Reconfinement : et les commerces ?

Reconfinement : et  les commerces ?  

 

Le décret de mars dernier qui sera pratiquement reconduit avec des aménagements pour le service public listait par exemple comme activités pouvant se poursuivre les supermarchés et commerces d’alimentation, les boulangeries, les blanchisseries et teintureries, les services funéraires, les commerces de bouche, les banques, les magasins favorisant le télétravail comme les commerces d’équipement informatique, les pompes à essence, les pharmacies, les hôtels, campings et hébergements similaires ou encore les opticiens. Les associations caritatives devraient aussi poursuivre leurs distributions alimentaires et les commerces de journaux et tabac devraient aussi rester ouverts.

À l’inverse, toutes les autres activités devront fermer. On pourra par exemple citer les bibliothèques, salles d’exposition, musées, chapiteaux, tentes et structures, salles de danse, salles de jeux, restaurants, débits de boissons, bars, centres commerciaux et magasins de vente.

La liste définitive des commerces pouvant rester ouverts durant ce second confinement sera publiée ce jeudi. Mais elle sera amenée à évoluer tous les quinze jours.

Reconfinement : les bourses enterrent l’économie

Reconfinement : les bourses enterrent l’économie

 

Un peu partout les bourses ont dévissé en raison de l’aggravation de la situation sanitaire. La chute n’est certainement pas terminée même si on va assister à quelques rebonds haussiers des spécialistes qui vont prendre leurs bénéfices. La tendance générale sera baissière avec des sursauts à la hausse. Une tendance qui pourrait durer maintenant pendant plusieurs mois tant que ne pointera pas à l’horizon l’existence d’un traitement voire d’un vaccin efficace contre le Coron virus.

Le pire évidemment c’est l’atteinte portée au moral des entreprises et des ménages qui va peser sur les dépenses notamment d’équipement.

À la clôture, le CAC 40 a lourdement chuté de 3,37% à 4.571,12 points, accusant sa pire séance depuis plus d’un mois. Au même moment, le Dax allemand lâchait 4,17% tandis que Londres a terminé sur une chute de 2,55%. «Tous les voyants sont au rouge : la présidentielle américaine induit son regain d’aversion au risque habituel, les chiffres économiques sont en général mauvais, à part en Asie, et surtout le reconfinement à l’œuvre en Europe» fait craindre pour la reprise économique, explique Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La Bourse de New York plongeait, elle aussi, dans le rouge à l’ouverture mercredi à moins d’une semaine de l’élection présidentielle, les investisseurs redoutant l’impact économique de la remontée des cas de coronavirus dans le monde. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, qui évoluait à son plus bas niveau en un peu plus d’un mois, plongeait de 3,43% à 26.520,97 points, selon des résultats provisoires à la clôture, tandis que le Nasdaq reculait de 3,73% à 11.004,86 points et l’indice élargi S&P 500 de 3,53% à 3.271,03 points, soit leur plus lourde chute depuis le mois de juin. «

Reconfinement: rebelote jusqu’à quand ?

Reconfinement: rebelote jusqu’à quand ?

Pour n’avoir pas su confiner à temps, puis avoir géré de façon lamentable la crise sanitaire, la France dit rebelote au confinement. Mais cette alternance de périodes restrictives et de moments plus laxistes pourrait bien se reproduire pendant longtemps tellement le flou persiste dans les orientations gouvernement. Faut-il encore rappeler qu’au départ on contestait officiellement l’utilité du masque, le considérant même comme dangereux.

 

Après en avoir reconnu l’intérêt, on s’est subitement aperçu que les stocks avaient disparu. Même chose pour l’insuffisance de produits de tests. Une insuffisance aussi plus générale d’équipements, de personnels et le produits sanitaires. On objectera que la crise est mondiale qu’elle affecte nombre de pays;  pas tous cependant et pas de la même manière.

 

Par parenthèse,  les moqueries à l’égard des les États-Unis concernant le Coronavirus sont bien peu pertinentes dans la mesure où les résultats français sont à peu près équivalents à ceux des Américains, c’est-à-dire très mauvais. À l’inverse la Chine bien sûr mais aussi le Japon qui ont su mieux gérer la crise.

 

Le gouvernement fait payer aux Français son incurie notamment en matière de contrôle de la mobilité. Il est clair que c’est  la fermetures des frontières qui devait très tôt intervenir il y a maintenant près d’un an, sitôt que le virus est apparu. Aujourd’hui, on immobilise les Français le plus possible, en retard évidemment même si c’est nécessaire car le virus a contaminé une part non négligeable de la population.

 

Le gouvernement est visiblement perdu accumulant les instructions contradictoires se  rabat donc sur le recours au reconfinement balayant d’un coup le couvre-feu décidé il y a quelques jours et qui pourtant devait aussi être le remède.

“J’ai décidé qu’il fallait retrouver à partir de vendredi le confinement qui a stoppé le virus”, a dit le chef de l’Etat lors d’une allocution télévisée d’une demi-heure à Elysée.

Macron avoue-même son impuissance :

“Les mesures prises ne suffisent plus”, a-t-il souligné, alors qu’une cinquantaine de départements sont soumis à un couvre-feu depuis une dizaine de jours et que le nombre de contaminations explose en Europe. Macon oublie de dire que la situation française est l’une des plus graves comme lors de la première vague

Un peu à tout hasard pour ne pas péjaurer  encore davantage l’économie on va maintenir l’ouverture des crèches, écoles, collèges et lycées. Cela au motif de ne pas priver les enfants d’éducation nationale. En fait pour que les établissements scolaires assurent une garderie pendant que les parents travaillent. Notons cependant qu’on vient de découvrir que la charge virale des enfants – le plus souvent asymptomatiques– est aussi importante que celle des adultes !

Les cours devront se faire en revanche à distance à l’université.

“L’activité continuera avec plus d’intensité”, a dit le président. “L’économie ne doit ni s’arrêter ni s’effondrer”.

Certes l’économie ne va pas s’arrêter mais l’effondrement est probable. Alors qu’on prévoyait une chute du PIB de l’ordre de 10 % en 2020, il faudra s’attendre à une baisse sans doute voisine de 12 %.

Comme il est probable que des formes de confinement vont se prolonger au-delà d’un mois, l’hypothétique redressement du PIB de 5 % en 2021 sera aussi remis en cause.

Reconfinement: un coût de 15 à 60 milliards par mois

Reconfinement: un coût de 15 à 60 milliards par mois

 

Si l’on se fie aux conséquences du confinement du printemps le coût pour  l’économie représente environ 2 milliards par jour. Chaque mois de confinement fait baisser d’un pour cent supplémentaire la richesse nationale produite.

Du coup, avec le nouveau reconfinement, la baisse du produit intérieur brut pourrait dépasser les 10 % en 2020  (pour 9 % prévus par le gouvernement). Rien ne dit d’ailleurs que la mesure restrictive ne sera pas prolongée au-delà du mois prévu.

 Sans parler des retombées sur le moral des patrons et des ménages pour les mois suivants. La fourchette des conséquences financières sur la production intérieure brute est assez large car elle est fonction de l’ampleur, de la nature et de la durée du nouveau confinement qui va être annoncé par le président de la république.

Reconfinement : le risque de mort de l’économie

Reconfinement : le risque de mort de l’économie

 

Le reconfinement national plus ou moins total dans l’espace et dans le temps pourrait porter un coup mortel à une économie déjà chancelante. La crise sanitaire a déjà provoqué un choc qui  va entraîner la diminution du PIB de 10 % en 2020 sur la tendance actuelle. Un reconfinement selon son ampleur, aussi sa durée, pourrait faire plonger davantage encore l’activité. Surtout,  cela pourrait faire basculer définitivement nombre d’entreprises actuellement sur un chemin de crête entre maintien et liquidation.

 

Cela va aussi installer un climat déplorable dans le monde économique et se traduire notamment non seulement par des difficultés supplémentaires de trésorerie mais aussi par un écroulement total des investissements. Au-delà de l’incidence sur 2020, avec un PIB en recul de plus de 10 %, c’est aussi une hypothèque posée sur les perspectives de 2021.

Rien n’indique en effet qu’en fonction de l’évolution de la crise sanitaire le gouvernement ne sera pas condamné à alterner périodes de dé confinement avec d’autres périodes restrictives.  Le choc sera difficilement supportable dans plusieurs secteurs sensibles notamment du commerce.. «Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l’économie française, on risque de ne pas s’en remettre», a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, .

Reconfinement: y a-t-il d’autres stratégies ?

Reconfinement: y a-t-il d’autres stratégies ?

 

Selon l’ancien directeur général des affaires sociales et de la santé, d’autres stratégies étaient possibles, comme celle choisie par la Suède qui a misé sur l’immunité collective. Il faut parer à présent au plus urgent et confiner en priorité les personnes fragiles. (Interview le Figaro)

Roland Moreau est inspecteur général honoraire des affaires sociales, ancien délégué interministériel à l’insertion des jeunes, ancien directeur général des affaires sociales et de la santé – Ville de Paris. Son dernier ouvrage paru dans le domaine de la santé est L’immortalité est pour demain (Ed . François Bourin éditeur, 2010).


Beaucoup d’analystes y voient une forme de lecture complotiste des événements. Existe-t-il des motifs rationnels de s’opposer aux nouvelles mesures décrétées ou étudiées par le gouvernement?

Roland MOREAU.- Les analystes complotistes cherchent à faire croire que les mesures sanitaires ont pour but «d’assujettir» les populations, ce qui n’est pas entièrement faux dans un pays comme la Chine. En fait, une majorité de Français est exaspérée par l’incompétence de l’État dans la gestion erratique et improvisée de la crise sanitaire, mais plus encore par une gouvernance infantilisante, culpabilisatrice et donneuse de leçon qui se traduit dans les «éléments de langage» tels que «on siffle la fin de la récréation» ou «on va serrer la vis».

Pour se forger une opinion sur la pertinence des choix politiques actuels et à venir, l’attitude la plus logique consiste à faire un bilan de la première vague de l’endémie et à analyser les orientations politiques qui s’élaborent face à la deuxième vague. Pour la France, le bilan est particulièrement cruel. Il faudra un jour expliquer pourquoi, de l’autre côté du Rhin, le nombre de décès par Covid-19 est cinq fois moins élevé et pourquoi l’impact de la pandémie sur le PIB et sur le déficit public est deux fois moins important que dans notre pays. En première analyse, l’absence totale d’anticipation, de stratégie et de coordination est à l’origine de la défaite de la bataille de la première vague de la pandémie.

Face à la deuxième vague, les nouvelles mesures mises en œuvre ou en cours d’élaboration par le gouvernement ne sont guère rassurantes. Comme en février, on assiste à une incroyable répétition des erreurs: non seulement le nombre de lits de réanimation n’a pas été augmenté, mais il a même diminué en raison d’une incapacité de l’administration hospitalière (pléthorique) à mettre en œuvre rapidement des formations d’aides soignantes. Les dispositions restrictives empiriques – fermeture totale ou partielle des bars et des restaurants , couvre-feux – ne reposent sur aucune base scientifique et l’opinion publique perçoit parfaitement leur absence de cohérence et de logique.

Comment le gouvernement peut-il expliquer que le SARS-CoV-2 serait plus virulent à partir de 21 heures dans les restaurants et qu’il serait plus contagieux dans les bars que dans le métro ou le RER aux heures de pointe? Avec le couvre- feu, on a quitté le champ de la rationalité scientifique pour celui de la politique dans son aspect le plus déplaisant: un mélange de technocratie bureaucratique et de «com’» avec l’emploi d’une nouvelle métaphore guerrière. Les mesures qui vont s’égrener dans les jours et les semaines à venir relèvent du même processus de navigation à vue: extension du couvre-feu , confinements plus ou moins localisés, en espérant que le virus respectera les horaires et les limites départementales.

En Suède, le contraste est insolent: alors que la population n’est pas confinée et que le port du masque n’est pas particulièrement encouragé, le taux de contamination est très faible. Par quel miracle?

La stratégie mise en œuvre par la Suède est à la fois originale et courageuse et je pense que l’on parlera bientôt du «modèle suédois» pour désigner une politique sanitaire qui repose sur l’immunité collective. Il s’agit d’un processus par lequel la propagation d’une maladie contagieuse peut être interrompue dans une population à partir du moment où un certain pourcentage (50 à 70 %) des individus est immunisé. Le gouvernement suédois n’a pas mis en œuvre de confinement, ni fermé ses écoles et ses collèges. Les autorités invitent les habitants à respecter les gestes barrière et les règles d’hygiène, à pratiquer le télétravail dans la mesure du possible, et elles prescrivent l’isolement uniquement pour les personnes qui présentent des symptômes.

Jusqu’au mois d’août, le bilan de cette politique n’a pas été concluant, avec un nombre de décès pour 100 000 habitants un peu plus élevé que la moyenne européenne. Mais contrairement au confinement massif et non coordonné dont les effets sont relativement rapides mais non durables, l’immunité collective vise le moyen et le long terme. Les statistiques établies entre le 11 et le 24 septembre semblent valider cette stratégie puisque la Suède ne compte que 4 300 cas et 20 décès quand la France recense dans la même période 140 000 cas et 850 décès.

La Suède ne compte que 4300 cas et 20 décès quand la France recense dans la même période 140 000 cas et 850 décès

Depuis le 20 octobre, la Suède n’enregistre plus qu’un décès tous les deux jours alors que le nombre de décès dans notre pays ne cesse d’augmenter et se situe chaque jour entre 150 et 250. Un autre avantage est d’ordre économique: alors que le PIB de la France devrait chuter de 10 % en 2020 , celui de la Suède ne diminuerait que de 4,4 %.

Peut-on encore espérer compter sur l’immunité collective en France?

Le pourcentage de la population immunisée à partir duquel la propagation du SARS-CoV-2 serait interrompue fait l’objet de nombreuses publications discordantes qui vont de 20 à 80 %. Par ailleurs, la fiabilité des tests de dépistage est elle aussi très controversée aussi bien pour leur sensibilité (nombreux résultats faux positifs) que pour leur spécificité (faux négatifs).

Dans ces conditions, il serait un peu hasardeux de se lancer dans une politique reposant sur l’immunité collective. L’exemple de la Suède est certes encourageant, mais il faut attendre quelques semaines pour confirmer le succès de cette stratégie. La politique menée au Royaume-Uni est à l’opposé de celle de la Suède dans la mesure où les objectifs et les méthodes ont varié en fonction des instabilités de Boris Johnson, qui a été lui-même gravement atteint par le virus.

Le confinement est-il selon vous un remède pire que le mal?

Le confinement, lorsqu’il est pratiqué dans un cadre rigoureux – mais intrusif et autoritaire – comme en Chine , ou de façon intelligente , décentralisée et pragmatique comme en Allemagne , est la seule méthode pour endiguer l’épidémie en attendant le vaccin ou le traitement spécifique. Toute la difficulté consiste à bien placer le curseur entre le bénéfice sanitaire et le risque économique. C’est dans cet esprit qu’il me semble essentiel de revenir à ce que l’on enseigne en santé publique , en «ciblant» les mesures de prévention sur les populations les plus vulnérables.

Mettre en place un confinement personnalisé très rigoureux pour les personnes âgées ou fragiles, en laissant vivre la population en bonne santé

Il s’agirait alors de mettre en place un confinement personnalisé très rigoureux pour les personnes âgées ou fragiles, en laissant vivre la population en bonne santé comme en Suède, en respectant les règles d’hygiène et les gestes barrière. Concrètement, il conviendrait de prévoir des portages de repas à domicile et un accompagnement médico-social qui pourraient être mis en place immédiatement par les services sanitaires et sociaux départementaux et communaux qui sont parfaitement compétents dans ce domaine.

Comment expliquez-vous que ce discours ne soit pas écouté par le conseil scientifique et le gouvernement? Le principe de précaution mine-t-il la décision publique en France?

Les membres du gouvernement se livrent à des gesticulations en «allant sur le terrain» mais ne prennent pas en compte les ressources et les compétences décentralisées qui permettraient de mettre en œuvre un confinement personnalisé et humain des personnes les plus fragiles. Il est certain que le principe de précaution tend à inhiber la pensée et la décision politiques en anticipant, souvent à tord, des réactions négatives de la part de la population. Il serait temps de faire désormais appel à l’intelligence des Français.

Coronavirus: Macron va annoncer le reconfinement national

Coronavirus: Macron va annoncer le reconfinement national

 

Lors d’un conseil de défense qui se déroulera ce mercredi, le président de la république devrait annoncer de nouvelles mesures restrictives notamment un reconfinement national d’une durée d’un mois. Si rien n’est fait, le pic du printemps dans les services de réanimation des hôpitaux sera atteint dans les 15 jours, a prévenu le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue d’une réunion de l’ensemble des forces politiques à Matignon autour du Premier ministre, Jean Castex. Ce mandant l’école serait exclue d’un éventuel reconfinement.

Toute la question est de savoir s’il faut un reconfinement partiel ou total mais il sera national.

Depuis le début de l’épidémie, le nouveau coronavirus a infecté plus d’un million de Français et fait plus de 35.000 morts en France.

Selon les derniers chiffres fournis mardi par l’agence Santé Publique France, la France a enregistré 523 nouveaux décès dus au Covid-19 au cours des dernières 24 heures, soit 266 de plus que la veille, et 33.417 nouvelles contaminations.

523 décès supplémentaires attribués au COVID-19 en l’espace de 24 heures, soit 266 de plus que la veille, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

Au total, 35.541 sont décédées des suites du nouveau coronavirus.

Le pays a également enregistré 33.417 nouvelles contaminations, contre 26.771 lundi, pour un total de 1.198.695 cas depuis le début de l’épidémie.

Les chiffres de la mortalité diffusés mardi soir prennent en compte les décès en milieu hospitalier (+288) et dans les établissements médico-sociaux dont les Ehpad (+235).

«Vers un reconfinement»?

 «Vers un reconfinement»?

Des médecins mais aussi le président de la région Grand Est- très touchée par la première vague -militent pour un reconfinement. Jean Rottner, le président de la région Grand Est avait milité pour un confinement face à la première vague qui a déferlé sur la région depuis Mulhouse (Haut-Rhin) en février-mars. Pour cette deuxième vague de l’automne 2020, l’élu assure que «nous allons vers un reconfinement». «C’est mon intuition de médecin», a-t-il affirmé sur BFMTV.

C’est aussi l’avis l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) des médecins libéraux Auvergne-Rhône-Alpes.

«La situation est grave et le temps n’est plus aux demi-mesures. L’élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l’instauration d’un confinement les samedis et dimanches sont nécessaires», écrivent dans un communiqué les représentants de l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) des médecins libéraux Auvergne-Rhône-Alpes.

Le collectif fédère les 13.500 médecins libéraux de la région, l’une des 4 plus touchées par le regain de l’épidémie actuellement.

«Il est encore temps d’agir pour éviter une situation comparable à celle du Grand Est, voire de l’Italie, du printemps dernier. Nous estimons que les demi-mesures du couvre-feu actuel font penser à la drôle de guerre de 39-40», écrit le collectif. «La situation est trop grave et le temps n’est plus aux demi-mesures», martèlent les médecins.

 

Coronavirus : reconfinement en Irlande

Coronavirus : reconfinement en Irlande

 

Le reconfinement entrera en vigueur mercredi à minuit pour six semaines, a indiqué le premier ministre irlandais, Micheal Martin.

 

Le confinement a été décidé à partir de mercredi en Irlande sauf pour les emplois essentiels et l’école. Les visites entre différents foyers et les événements en salle seront proscrits, même si le sport professionnel sera autorisé à huis clos.

Ce reconfinement, le premier en Europe devrait normalement durer six semaines. Il est destiné à permettre une mobilité normale dans des conditions sanitaires saines pour les fêtes de Noël

Mais comme beaucoup d’autres pays d’Europe, l’Irlande fait face à une flambée des contaminations, avec 1031 nouveaux cas confirmés lundi.

 

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