Archive pour le Tag 'réalité'

Interrogation quant à la réalité du vaccin de Moderna

Interrogation quant à la réalité du vaccin de Moderna

 

Comme nous l’indiquions hier, il est fortement souhaitable qu’un vaccin soit le plus rapidement disponible. La société Moderna, industrie pharmaceutique américaine a annoncé sans doute un peu prématurément la sortie possible de ce vaccin. Il se confirme qu’au-delà de la concurrence sur le terrain de la recherche se déroule une lutte entre les différentes sociétés pour recueillir le maximum de fonds notamment publics,  en profiter aussi pour revaloriser la valeur de leurs actions. Des interrogations demeurent toujours sur la possibilité de sortir rapidement un vaccin. Certains avancent la date de fin 2020, d’autres de 2021 et l’OMS indiquent même que les recherches pourraient ne pas aboutir avant très longtemps. La publication médicale STAT News a publié mardi un article questionnant la validité des résultats présentés lundi par le laboratoire Moderna au sujet de ses essais sur un vaccin contre le coronavirus. L’annonce de ces résultats avait suscité l’optimisme lundi et porté Wall Street mais le titre Moderna a plongé de plus de 10% mardi après l’article de STAT News.

“Le marché est bien plus friand d’informations dans le domaine de la santé qu’il ne l’est d’indicateurs économiques”, a dit Art Hogan, responsable de la stratégie de marché chez National Securities. “Nous intégrons progressivement le fait que le deuxième trimestre sera significativement en baisse – le taux de croissance du PIB, les bénéfices, les indicateurs économiques – mais ce que nous ne savons pas et ce qui orientera les marchés, c’est s’il y aura de plus en plus de bonnes nouvelles sur le front sanitaire.”

L’expert « indépendant »: mythe ou réalité ?

L’expert « indépendant »: mythe ou réalité ?

 L e Monde évoque un livre d’experts qui traite de l’indépendance des experts.

On voit en effet un peu partout fleurir des institutions dites indépendantes sans qu’on ait vraiment bien analysé les conditions objectives de leur fonctionnement  et ce qui limite l’indépendance. Affirmer que les experts sont  indépendants parait en effet un peu excessif pour la seule raison que l’indépendance, c’est-à-dire l’affranchissement de toute considération extérieure autre que l’intérêt général, constitue en fait une sorte d’exception rare dont le prix à supporter et particulièrement lourd pour les intéressés. En clair, mieux vaut renoncer à une carrière brillante!  L’expert indépendant, dans une institution ou pas doit en effet être en capacité s’il le faut de contredire les points de vue du monde économique, social, technologique, environnemental et des autres institutions. Or la plupart de ces institutions  indépendantes sont composés par les pouvoirs publics et le choix des le départs sont faussés. La plupart de ces institutions fonctionne aussi sur des crédits publics et où des ressources fiscales d’entreprise. Pourtant la dépendance éthique est indissociablement liée à l’indépendance économique. Ceux  qui ont participé à ces différentes institutions commissions dites indépendantes savent bien que 80 % des participants, en réalité de façon conscient ou inconsciente, sont au service de ceux  qui les ont désignés. L’expert réellement indépendant est définir d’abord, à trouver ensuite ! le papier du Monde:

 

« C’est dans les années 1990 que l’on a vu fleurir, en France comme dans bien d’autres pays, à l’échelon national comme international, nombre d’agences, hautes autorités, cours de justice, commissions d’arbitrage, etc., pour, en vrac, réguler les marchés, gérer la dette publique ou la politique monétaire, surveiller l’éthique du personnel politique ou de la recherche biologique, évaluer la conformité aux lois ou à la Constitution, protéger la concurrence ou punir les fraudes dans l’industrie, la finance, l’alimentation, le médicament, combattre la prolifération nucléaire… Dotées, selon les cas, de fonctions de consultation, d’évaluation, d’arbitrage, de prescription, de certification, de contrôle, de sanction, ces institutions ne sont pas toutes nouvelles – comme les banques centrales, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel ou la Cour européenne de justice –, mais toutes ont réaffirmé dans les trois décennies écoulées leur volonté d’autonomie sur le thème de « l’indépendance » vis-à-vis du pouvoir politique.

Il s’est ainsi développé un discours de promotion de « l’indépendance », passée du registre de la morale personnelle (du magistrat, du fonctionnaire, du scientifique) à celui d’une garantie d’efficacité, de justice, de transparence et de poursuite de l’intérêt commun que ne sauraient plus assumer des autorités politiques élues et des administrations bureaucratisées, minées par le clientélisme, la démagogie, le corporatisme et les lobbies.

Ce mouvement, conceptualisé par la « théorie de l’agence », développée par les économistes américains et promouvant l’idée d’un « agent » auquel un « principal » délègue pouvoir et autonomie en échange d’une rationalité accrue, a également reçu le soutien des médias, qui, eux aussi soucieux de leur « indépendance » vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, usent volontiers pour désigner ces institutions des termes de « gendarme », « sages », « vigie », « avocat », comme pour souligner l’impartialité et l’expertise de leurs travaux – il n’est qu’à voir la transe qui s’empare des rédactions parisiennes à l’approche de la publication du rapport annuel de la Cour des comptes ou d’un avis du Conseil constitutionnel. « L’indépendance s’est imposée comme une catégorie politique centrale de nos démocraties », constatent les auteurs.

Il était donc temps que la recherche en science politique, en sociologie et en droit se penche sur le fonctionnement réel de ces « indépendantes », non pas pour en dénoncer les éventuelles compromissions et malfaçons – d’autres s’en chargent –, mais pour en décortiquer les discours, faire l’histoire de leur construction, identifier leurs règles de professionnalisation et d’appartenance socioculturelle, bref, décrire par le menu ce qui s’apparente de fait à un nouveau mode d’exercice du pouvoir politique.

 

Incendies monstres en Australie: un déni de réalité climatique (Clive Hamilton)

Incendies monstres en Australie: un déni de réalité climatique (Clive Hamilton)

 

Le philosophe australien Clive Hamilton dit sa colère  face au déni des dirigeants de son pays, qui refusent d’admettre que le réchauffement climatique soit à l’origine des terribles feux de forêt ravageant l’Australie. ( Tribune du Monde)

Tribune

 

« On croirait l’apocalypse. Une catastrophe nationale est en train de se produire, qui, chaque jour, crée de nouveaux chocs. « Le ciel est en feu »« Une telle rapidité et une telle furie »« On dirait une zone de guerre ». Voilà quelques-unes des phrases employées pour saisir la violence des incendies par ceux qui les combattent.

Cela fait maintenant trois mois que le feu ravage des terres déjà grillées par la sécheresse et des arbres assoiffés par des vagues de chaleur précoces [l’été débute en décembre dans l’hémisphère Sud]. La surface de forêt rasée à ce jour est six fois supérieure à celle de la forêt amazonienne détruite pendant toute l’année 2019. Une superficie équivalente à celle de la Belgique a été réduite en cendres.

Le sud du littoral de la Nouvelle-Galles du Sud, à cette période de l’année plein à craquer de familles en vacances, est en train d’être évacué alors qu’une localité après l’autre disparaît sous les flammes. Dans l’Etat de Victoria, des milliers de personnes se sont retrouvées piégées sur une bande de terre coupée du continent par le feu et la marine a été mobilisée pour les secourir par bateau.

Le nombre d’animaux qui ont déjà péri est estimé à 1 milliard. Des colonies entières de koalas ont été réduites à néant. Des renards et des chats errants attendent aux abords des fronts de flammes que de petits mammifères et reptiles en fuite leur courent tout droit dans la gueule. »

 

 

« L’intérêt de la  5G en question » ( Hugues Ferreboeuf, Jean-Marc Jancovici, experts)

 

Deux Experts de la transition énergétique, Hugues Ferreboeuf et Jean-Marc Jancovici s’alarment, dans une tribune au « Monde », de l’absence de réflexion sur le boum de consommation énergétique et les risques économiques que représente le déploiement de la 5G ( sans parler de son intérêt sociétal réel NDLR).

Tribune.

 

« Cela fait maintenant quelques semaines que le processus d’attribution des fréquences nécessaires aux réseaux 5G est lancé. Comme pour beaucoup d’autres sujets « tech », ce déploiement semble aller de soi, sur la seule base de l’affirmation maintes fois entendue qu’il s’agit d’un enjeu stratégique et d’un projet industriel majeur.

Mais, ce faisant, ne sommes-nous pas en train de confondre, comme un gamin excité à la veille de Noël, ce qui est nouveau avec ce qui est utile, ce qui semble urgent avec ce qui est important ? Est-il normal, maintenant que la décarbonation est dans tous les esprits, que la mise en place de la 5G ne s’accompagne en France d’aucune évaluation mettant en balance le supplément de service rendu avec les inconvénients environnementaux additionnels – car il y en a ?

Et, alors que les effets négatifs de la « prolifération numérique » sur le bien-être personnel – notamment des enfants – et le bien vivre collectif commencent à être bien documentés, devons nous en rajouter sans même prendre le temps de savoir dans quoi nous nous lançons ? Parlons énergie, d’abord : 65 % de la consommation énergétique directe d’un opérateur mobile vient du fonctionnement des équipements fournissant la couverture radio.

Or, il y a aujourd’hui un consensus pour dire qu’un équipement 5G consomme trois fois plus qu’un équipement 4G, et qu’ajouter des équipements 5G aux sites existants (2G, 3G, 4G) conduira à doubler la consommation du site (5G Telecom Power Target Network Whitepaper, Huawei, septembre 2019). Par ailleurs, avec la 5G il faudra trois fois plus de sites qu’avec la 4G pour assurer la même couverture, conformément aux souhaits du gouvernement.

Au final, avec ce déploiement la consommation d’énergie des opérateurs mobiles serait multipliée par 2,5 à 3 dans les cinq ans à venir, ce qui est cohérent avec le constat des opérateurs chinois, qui ont déployé 80 000 sites 5G depuis un an. Cet impact n’a rien d’anecdotique puisqu’il représenterait environ 10 TWh supplémentaires, soit une augmentation de 2 % de la consommation d’électricité du pays.

A cela il faudra rajouter l’énergie nécessaire à la fabrication des éléments de réseau, et surtout à la production des milliards de terminaux et d’objets connectés que nous souhaiterons relier via ce réseau, et dont le Consumer Electronics Show 2019, qui se termine le 10 janvier, a fait à nouveau étalage. L’énergie nécessaire à la fabrication des terminaux, serveurs, et éléments de réseau représente trois fois l’énergie de fonctionnement des réseaux, hors data centers. »

L’« Etat profond », fantasme ou réalité ?

L’« Etat profond », fantasme ou réalité ?

La reprise de ce concept par Macron et assez surprenante dans la mesure où lui-même est ici issu de cette  administration et des milieux financiers qui instrumentaliseraient. Certes, on ne peut contester la lourdeur de l’appareil bureaucratique de l’État mais de là à  avoir une dimension conspiratrice il y a un pas que ne franchissent que ceux qui sont tentés par l’autoritarisme. Encore une fois il y a une grande contradiction dans les propos de Macron qui est précisément un pur produit de cette  administration  qu’il dénonce et qui entretient des liens consanguins avec les milieux financiers. Un discours en fait assez populiste pour faire retomber la responsabilité de l’immobilisme sur l’administration et masquer ainsi la faiblesse de l’action politique. Un papier du monde de Marc Semo traite de cette question. (Extrait)

 » Forgé dans les années 1960, ce concept, auquel Emmanuel Macron a fait référence pour pourfendre les résistances au changement de l’administration, est très utilisé par les milieux complotistes, qui fantasment un « gouvernement parallèle ».

Le mot est inédit dans la bouche d’un président français. Le 21 août, devant l’Association de la presse présidentielle, juste avant le G7 de Biarritz, Emmanuel Macron a dénoncé « les chicayas des bureaucrates et des Etats profonds » afin de justifier son renoncement au communiqué commun laborieusement négocié entre les délégations qui conclut traditionnellement les sommets. Il expliquait aussi que sa politique de rapprochement avec la Russie se heurtait aux oppositions « des Etats profonds de part et d’autre », à Paris comme à Moscou.

Entendre le président de la République reprendre par deux fois ce concept cher aux leaders populistes, à commencer par Donald Trump, suscita une certaine surprise. D’autant plus qu’une semaine plus tard, Emmanuel Macron revenait à la charge lors de la conférence annuelle des ambassadeurs et ambassadrices, affirmant que, « comme diraient certains théoriciens étrangers, nous avons nous aussi un Etat profond », et sommant les diplomates de prendre acte de son tournant russe.

Longtemps cantonné, notamment en France, aux milieux conspirationnistes, le deep state a fait son entrée dans le débat public. « La grande force de l’Etat profond, c’est l’inertie, pas le complot », ironise Hubert Védrine, qui utilise à l’occasion le mot, mais à propos des Etats-Unis, pour évoquer « une sorte de consensus entre le Pentagone, le département d’Etat, le Conseil national de sécurité sur certains points, comme par exemple le fait d’avoir voulu garder la Russie comme ennemie après la guerre froide ».

 

S’il a une part de réalité, ce deep state est avant tout un fantasme, celui d’une administration parallèle où se côtoieraient financiers de haut vol, honorables correspondants des services de renseignement, hommes politiques, hauts fonctionnaires. « Ces agents non élus de l’Etat profond poussent leur propre agenda secret et sont une véritable menace pour la démocratie », lançait Donald Trump en septembre 2018.

Très utilisé aujourd’hui par les sites complotistes d’extrême droite, tels Breitbart News, le concept remonte au début des années 1960. « Il existe, à l’heure actuelle, deux gouvernements aux Etats-Unis. L’un est visible, l’autre est invisible. Le premier est le gouvernement dont les journaux entretiennent les citoyens et dont les manuels de civisme parlent aux écoliers. Le second est un mécanisme caché et imbriqué, (…) une galaxie informe d’individus et d’agences », écrivaient, dans The Invisible Government (Random House, 1964), les universitaires David Wise et Thomas B. Ross, qui furent les premiers à théoriser la chose. »

La réalité de chômeurs

La réalité de chômeurs

La couverture chômage n’est pas négligeable on la compare à d’autres pays. Ceci étant, on ne fait pas de fortune en étant indemnisé par l’ASSEDIC. D’abord sur les 6,3 millions de chômeurs, 2,6 seulement sont indemnisés. Le montant moyen mensuel est de 1020 €. Et en moyenne les chômeurs sont indemnisés environ 10 mois. Ceux qui touchent des indemnités plus confortables sont une extrême minorité. Des cadres évidemment mais qui d’une manière générale globalement cotisent  beaucoup plus qu’ils ne touchent (c’est le principe de la mutualisation. Seulement 5% des chômeurs indemnisés gagnent plus de 1800 euros net par mois. Si la situation du régime d’assurance-chômage est délicate c’est en raison essentiellement du manque de croissance. En effet ce n’est pas avec une croissance inférieure à 1,5 % qu’on peut parvenir à créer un nombre significatif d’emplois qui permettraient de rééquilibrer le rapport entre le nombre d’actifs et le nom de chômeurs indemnisés. Certes la dette accumulée est importante mais le rééquilibrage des comptes annuels pourrait être facilement atteint avec un surcroît d’activité générale. Le déficit du régime devrait se résorber en 2021, avec un excédent estimé à 1,4 milliard d’euros, et non plus en 2020. Quant à la dette, qui reste la bête noire de l’Unedic, elle devrait un peu plus se creuser, pour atteindre 37,6 milliards fin 2020 avant d’entamer sa décrue, à 36,2 milliards, fin 2021. Dans ses prévisions de juin 2018, l’Unedic tablait sur un niveau de déficits cumulés maximum de 35 milliards en 2019 avant une baisse à 33,3 milliards en 2020 puis 29,7 milliards en 2021.

Olivier Faure : favori au PS ou le retour de la langue de bois et du déni de réalité

Olivier Faure : favori au PS ou le retour de la langue de bois et du déni de réalité

On se demande si le PS n’a pas décidé, lui aussi comme les Républicains, de se détruire. En effet il apparaîtrait que la candidature d’Olivier Faure tienne la corde pour occuper le poste de premier secrétaire du parti. Un candidat sans doute écouté à l’intérieur mais complètement inaudible dans l’opinion publique tellement il pratique la langue de bois et le déni de réalité. Pas étonnant qu’il soit soutenu notamment par Martine Aubry. Produit de l’oligarchie, sans charisme, sans ligne claire autre que les valeurs refuge très virtuelles du parti socialiste (il est passé de Rocard à Aubry !). , Olivier Faure est sans doute le candidat idéal pour enfoncer définitivement le parti socialiste et le condamner  à une cure d’opposition d’au moins une vingtaine d’années. « Je vais prendre une position qui est de soutenir Olivier Faure […] Il souhaite remettre le parti au travail », a lancé jeudi Martine Aubry depuis son fief de Lille. L’ex-première secrétaire du PS, dont la voix reste écoutée au sein de son parti, est un soutien de poids pour Olivier Faure. Ce dernier connaît bien Martine Aubry, puisqu’il en a été l’un des conseillers au ministère de l’Emploi de 1997 à 2000. Ce soutien vient en tout cas appuyer la dynamique positive que connaît la candidature du patron des députés PS. D’autres proches, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, l’ancien ministre de l’Intérieur Matthias Fekl, les maires de Rennes et Nantes Nathalie Appéré et Johanna Rolland en ont fait de même. Les discussions sont également bien engagées avec le collectif « Le Manifeste », composé d’une trentaine de cadres dont la députée Valérie Rabault et les patrons des importantes fédérations de Haute-Garonne et de Paris, Sébastien Vincini et Emmanuel Grégoire. Ce collectif, qui n’excluait pas de présenter un candidat, est à l’origine d’une tribune publiée dans le JDD le week-end dernier. « Je me retrouve largement » dans ses propositions, a commenté jeudi sur Facebook Olivier Faure, qui rencontrait ce vendredi à Toulouse Sébastien Vincini.

La domination par les algorithmes. Mythe ou réalité?

La domination par les algorithmes. Mythe ou réalité?

Dans un article paru dans Mediapart,  Jean Paul Baquiast, écrivain scientifique, faiat une apparoche critique de la mainmise de grands de l’ linternet sur la société. Il danger évident d’autant que ces grandes sociétés sont exclusivement américaines. Reste à savoir cependant si l’algorithmique n’est pas encore plus anxiogène  vis-à-vis du  futur mode de production avec la substitution de la robotique à l’intervention humaine sur nombre d’opérations. (Mais ce n’est pas le sujet traité par Baquiast qui réduit le champ de l’analyse aux GAFA).

 

« Depuis quelques temps, de nombreux articles ou exposés dénoncent le poids politique pris par ce qu’ils appellent les algorithmes. Le terme est compris généralement comme désignant des programmes informatiques incompréhensibles, ayant pris possession du monde des Big Data. Celles-ci sont des informations concernant principalement les humains et leurs activités et recueillies en grand nombre auprès de nous par les grands de l’internet américain, dits GAFA (ou Géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon). Nous sommes tous demandeurs des facilités diverses qu’ils offrent à l’internaute, ceci apparemment quasi gratuitement. Mais les Big Data ne sont rien sans les algorithmes programmés pour en tirer des informations d’un grand intérêt politique et économique, informations que bien évidemment les GAFA gardent pour eux afin de s’en servir pour conquérir le monde de demain, comme Google on le sait ne se cache absolument pas de rechercher. Il est évident que les algorithmes n’ont pas de pouvoir de décision propre. Ils sont mis en oeuvre et alimentés par les GAFA et homologues qui s’en servent pour construire une société numérique globale – on parle aussi de cerveau global – leur permettant d’analyser, prévoir et exploiter à leur profit toutes les activités résultant des activités numériques des internautes. Ces GAFA ne sont pas désintéressés. Ils servent la petite poignée de dirigeants qui en ont fait des prestataires de service conçus pour répondre au mieux à leur objectif de domination. Ils servent aussi d’intermédiaires au gouvernement américain qui les a encouragés voir financés initialement pour espionner massivement les entreprises, administrations et citoyens obligés en l’absence d’autres solutions de faire appel aux services des GAFA. Il est certain cependant que dans le monde hyper-complexe de l’algorithmique moderne se nourrissant de Big Data, certains algorithmes semblent occasionnellement échapper à leurs concepteurs et opérateurs pour se comporter de façon autonome. Ceci avait été signalé à propos des algorithmes responsables de la spéculation financière à haute fréquence (high frequency trading) qui peuvent en quelques secondes et de leur propre chef prendre des décisions de vente et d’achat se traduisant par des bénéfices ou des pertes que personne ne cherchait. Mais si les algorithmes permettant de telles décisions existent, ce n’est pas parce qu’ils sont nés spontanément. Leur existence et leurs activités sont prévues et encouragées par les spéculateurs humains et les gouvernements dont ils dépendent, afin d’accroître globalement les pouvoirs de ces derniers. Dénoncer une quelconque prise de pouvoir ou domination par les algorithmes relève donc du mensonge pur et simple. En bonne démocratie, ce devrait être les forces politiques et économiques qui les utilisent qu’il conviendrait de dénoncer. Plus concrètement, il faudrait accuser les GAFA et le gouvernement américain qui se servent des algorithmes pour mettre à leur service les acteurs de la nouvelle société numérique s’étendant aujourd’hui à l’échelle du monde. Nous avons précédemment montré comment la NSA, National Security Agency, la CIA et le FBI aux Etats-Unis, utilisent et souvent financent les GAFA. Les algorithmes se présentent sous la forme de modèles mathématiques – une fois encore difficilement compréhensibles, même par des mathématiciens. Ils prennent désormais en permanence toutes les décisions relatives à la vie de chacun dans la société numérique, quoi acheter, où habiter, où voyager, comment et à quels tarifs s’assurer. Leur caractère apparemment objectif, du fait de leur formulation mathématique, rassure. Chacun devrait être traité selon les mêmes règles. Ce n’est pas le cas. C’est ce que vient de montrer dans un livre important « Weapons of Math Destruction: How Big Data Increases Inequality and Threatens Democracy ». Cathy O’Neil est elle-même mathématicienne et ancienne trader à Wall Street. Inutile de préciser que le terme de Math Destruction, destruction d’ordre mathématique, fait allusion au terme de « destruction massive ». Pour elle, les algorithmes sont opaques, non régulés démocratiquement et non contestables, même lorsqu’ils s’avèrent faux. Cathy O’Neil en appelle à la responsabilité des mathématiciens qui conçoivent ces modèles et aux décideurs qui les utilisent. Ils doivent travailler pour que les algorithmes soient transparents, discutables en termes politiques, facilement modifiables afin de les rendre plus conformes aux réalités et besoins de la société dans son ensemble. L’objectif qu’elle propose est certes très souhaitable. Mais Cathy O’Neil, involontairement ou sciemment, ne fait pas assez remarquer que les concepteurs des algorithmes dont elle constate les effets destructifs ne sont pas animés par l’objectif d’améliorer le fonctionnement de la société dans son ensemble. Moins encore par celui de redonner de l’influence et du pouvoir au 95% des populations qui les subissent. Ils sont au service des 5% de dominants, afin d’accroître encore leurs profits et leur pouvoir. Il en est de même des GAFA de toutes sortes qui se multiplient. A travers les données que leur confient innocemment leurs utilisateurs et les algorithmes qu’ils emploient pour les interpréter, ils prennent des décisions visant à servir les intérêts des super-dominants. Les exemples de ceci sont nombreux, encore qu’il faille un oeil particulièrement informé techniquement pour s’en rendre compte en détail. On peut mentionner ainsi la façon dont Facebook censure ou promeut les messages et les images selon les intérêts des dominants. Les prétextes annoncés sont généralement tout à fait honorables, mais en y regardant mieux on peut entrevoir les liaisons étroites des GAFA avec la volonté de conquête de l’Empire américain. On dira que les GAFA ont délocalisé leurs fonctions d’évaluation au profit de milliers de « modérateurs » travaillant généralement pour des entreprises du Moyen Orient ou d’Asie du sud-est. Ceci devrait garantir une certaine impartialité de la part de ces modérateurs, du fait notamment qu’ils ne peuvent pas tous être obligés d’appliquer en détail d’éventuels mots d’ordre de censure. Mais il faut savoir que les propositions de décision émanant de ces modérateurs sont soumises à un algorithme central adéquat qui commande la décision finale. Ces algorithmes sont par nature incapables de percevoir les nuances ironiques, sarcastiques ou culturelles d’une expression. Par contre, ils sont très capables de prendre avec la plus grande brutalité des décisions répondant à des objectifs simples fixés par les pouvoirs. Comme nous l’avons indiqué cependant, en citant notamment Alain Cardon, la complexité et l’intrication des algorithmes permettront de plus en plus à beaucoup d’entre eux de prendre seuls des décisions politiquement importantes, de censure ou de promotion. La décision une fois prise, il s’avère pratiquement impossible de l’annuler, ceci notamment pour des administrations de régulation ou des tribunaux. Par contre, ce que ne peuvent pas faire ces gardiens de l’ordre public et de la démocratie, les pouvoirs économiques et politiques de ceux qui ont mis en place ou toléré les algorithmes restent pratiquement inchangés. Il est toujours possible pour eux de « débrancher » l’algorithme, aussi autonome qu’il soit. La même constatation devra être faite dans l’avenir à propos des robots autonomes. Si les résultats de leur autonomie déplaisent aux maîtres du monde, ils seront rapidement débranchés. Cathy O’Neil a fait un travail très important, en montrant sans faire appel à des concepts mathématiques la façon dont les algorithmes régentent dorénavant nos vies. De même, elle montre bien comment dans l’ensemble ils sont au service du profit financier maximum des entreprises qui y ont recours ou des GAFA qui fournissent les données des informations dont ils se nourrissent. Mais ni elle ni les bons esprits qui dénoncent de plus en plus le pouvoir des algorithmes ne proposent la véritable révolution politique qui serait nécessaire pour redonner à la majorité des citoyens la possibilité de reprendre le pouvoir dans la société numérique. Certains fondent des espoirs dans la conception de nouveaux logiciels et de nouveaux processus informationnels qui seraient plus transparents et plus contrôlables. Mais on ne voit pas clairement comment ceux-ci pourront échapper à la prise en main par de nouveaux pouvoirs, ou plus simplement à la récupération par les pouvoirs actuels. Beaucoup en concluront que démocratiser les algorithmes sera définitivement impossible, et qu’il faudra se résigner.

Jean Paul Baquiast 

Source Mediapart

La domination par les algorithmes. Mythe ou réalité?

La domination par les algorithmes. Mythe ou réalité?

Dans un article paru dans Mediapart,  Jean Paul Baquiast, écrivain scientifique, faiat une apparoche critique de la mainmise de grands de l’ linternet sur la société. Il danger évident d’autant que ces grandes sociétés sont exclusivement américaines. Reste à savoir cependant si l’algorithmique n’est pas encore plus anxiogène  vis-à-vis du  futur mode de production avec la substitution de la robotique à l’intervention humaine sur nombre d’opérations. (Mais ce n’est pas le sujet traité par Baquiast qui réduit le champ de l’analyse aux GAFA).

 

« Depuis quelques temps, de nombreux articles ou exposés dénoncent le poids politique pris par ce qu’ils appellent les algorithmes. Le terme est compris généralement comme désignant des programmes informatiques incompréhensibles, ayant pris possession du monde des Big Data. Celles-ci sont des informations concernant principalement les humains et leurs activités et recueillies en grand nombre auprès de nous par les grands de l’internet américain, dits GAFA (ou Géants du Web, Google, Apple, Facebook, Amazon). Nous sommes tous demandeurs des facilités diverses qu’ils offrent à l’internaute, ceci apparemment quasi gratuitement. Mais les Big Data ne sont rien sans les algorithmes programmés pour en tirer des informations d’un grand intérêt politique et économique, informations que bien évidemment les GAFA gardent pour eux afin de s’en servir pour conquérir le monde de demain, comme Google on le sait ne se cache absolument pas de rechercher. Il est évident que les algorithmes n’ont pas de pouvoir de décision propre. Ils sont mis en oeuvre et alimentés par les GAFA et homologues qui s’en servent pour construire une société numérique globale – on parle aussi de cerveau global – leur permettant d’analyser, prévoir et exploiter à leur profit toutes les activités résultant des activités numériques des internautes. Ces GAFA ne sont pas désintéressés. Ils servent la petite poignée de dirigeants qui en ont fait des prestataires de service conçus pour répondre au mieux à leur objectif de domination. Ils servent aussi d’intermédiaires au gouvernement américain qui les a encouragés voir financés initialement pour espionner massivement les entreprises, administrations et citoyens obligés en l’absence d’autres solutions de faire appel aux services des GAFA. Il est certain cependant que dans le monde hyper-complexe de l’algorithmique moderne se nourrissant de Big Data, certains algorithmes semblent occasionnellement échapper à leurs concepteurs et opérateurs pour se comporter de façon autonome. Ceci avait été signalé à propos des algorithmes responsables de la spéculation financière à haute fréquence (high frequency trading) qui peuvent en quelques secondes et de leur propre chef prendre des décisions de vente et d’achat se traduisant par des bénéfices ou des pertes que personne ne cherchait. Mais si les algorithmes permettant de telles décisions existent, ce n’est pas parce qu’ils sont nés spontanément. Leur existence et leurs activités sont prévues et encouragées par les spéculateurs humains et les gouvernements dont ils dépendent, afin d’accroître globalement les pouvoirs de ces derniers. Dénoncer une quelconque prise de pouvoir ou domination par les algorithmes relève donc du mensonge pur et simple. En bonne démocratie, ce devrait être les forces politiques et économiques qui les utilisent qu’il conviendrait de dénoncer. Plus concrètement, il faudrait accuser les GAFA et le gouvernement américain qui se servent des algorithmes pour mettre à leur service les acteurs de la nouvelle société numérique s’étendant aujourd’hui à l’échelle du monde. Nous avons précédemment montré comment la NSA, National Security Agency, la CIA et le FBI aux Etats-Unis, utilisent et souvent financent les GAFA. Les algorithmes se présentent sous la forme de modèles mathématiques – une fois encore difficilement compréhensibles, même par des mathématiciens. Ils prennent désormais en permanence toutes les décisions relatives à la vie de chacun dans la société numérique, quoi acheter, où habiter, où voyager, comment et à quels tarifs s’assurer. Leur caractère apparemment objectif, du fait de leur formulation mathématique, rassure. Chacun devrait être traité selon les mêmes règles. Ce n’est pas le cas. C’est ce que vient de montrer dans un livre important « Weapons of Math Destruction: How Big Data Increases Inequality and Threatens Democracy ». Cathy O’Neil est elle-même mathématicienne et ancienne trader à Wall Street. Inutile de préciser que le terme de Math Destruction, destruction d’ordre mathématique, fait allusion au terme de « destruction massive ». Pour elle, les algorithmes sont opaques, non régulés démocratiquement et non contestables, même lorsqu’ils s’avèrent faux. Cathy O’Neil en appelle à la responsabilité des mathématiciens qui conçoivent ces modèles et aux décideurs qui les utilisent. Ils doivent travailler pour que les algorithmes soient transparents, discutables en termes politiques, facilement modifiables afin de les rendre plus conformes aux réalités et besoins de la société dans son ensemble. L’objectif qu’elle propose est certes très souhaitable. Mais Cathy O’Neil, involontairement ou sciemment, ne fait pas assez remarquer que les concepteurs des algorithmes dont elle constate les effets destructifs ne sont pas animés par l’objectif d’améliorer le fonctionnement de la société dans son ensemble. Moins encore par celui de redonner de l’influence et du pouvoir au 95% des populations qui les subissent. Ils sont au service des 5% de dominants, afin d’accroître encore leurs profits et leur pouvoir. Il en est de même des GAFA de toutes sortes qui se multiplient. A travers les données que leur confient innocemment leurs utilisateurs et les algorithmes qu’ils emploient pour les interpréter, ils prennent des décisions visant à servir les intérêts des super-dominants. Les exemples de ceci sont nombreux, encore qu’il faille un oeil particulièrement informé techniquement pour s’en rendre compte en détail. On peut mentionner ainsi la façon dont Facebook censure ou promeut les messages et les images selon les intérêts des dominants. Les prétextes annoncés sont généralement tout à fait honorables, mais en y regardant mieux on peut entrevoir les liaisons étroites des GAFA avec la volonté de conquête de l’Empire américain. On dira que les GAFA ont délocalisé leurs fonctions d’évaluation au profit de milliers de « modérateurs » travaillant généralement pour des entreprises du Moyen Orient ou d’Asie du sud-est. Ceci devrait garantir une certaine impartialité de la part de ces modérateurs, du fait notamment qu’ils ne peuvent pas tous être obligés d’appliquer en détail d’éventuels mots d’ordre de censure. Mais il faut savoir que les propositions de décision émanant de ces modérateurs sont soumises à un algorithme central adéquat qui commande la décision finale. Ces algorithmes sont par nature incapables de percevoir les nuances ironiques, sarcastiques ou culturelles d’une expression. Par contre, ils sont très capables de prendre avec la plus grande brutalité des décisions répondant à des objectifs simples fixés par les pouvoirs. Comme nous l’avons indiqué cependant, en citant notamment Alain Cardon, la complexité et l’intrication des algorithmes permettront de plus en plus à beaucoup d’entre eux de prendre seuls des décisions politiquement importantes, de censure ou de promotion. La décision une fois prise, il s’avère pratiquement impossible de l’annuler, ceci notamment pour des administrations de régulation ou des tribunaux. Par contre, ce que ne peuvent pas faire ces gardiens de l’ordre public et de la démocratie, les pouvoirs économiques et politiques de ceux qui ont mis en place ou toléré les algorithmes restent pratiquement inchangés. Il est toujours possible pour eux de « débrancher » l’algorithme, aussi autonome qu’il soit. La même constatation devra être faite dans l’avenir à propos des robots autonomes. Si les résultats de leur autonomie déplaisent aux maîtres du monde, ils seront rapidement débranchés. Cathy O’Neil a fait un travail très important, en montrant sans faire appel à des concepts mathématiques la façon dont les algorithmes régentent dorénavant nos vies. De même, elle montre bien comment dans l’ensemble ils sont au service du profit financier maximum des entreprises qui y ont recours ou des GAFA qui fournissent les données des informations dont ils se nourrissent. Mais ni elle ni les bons esprits qui dénoncent de plus en plus le pouvoir des algorithmes ne proposent la véritable révolution politique qui serait nécessaire pour redonner à la majorité des citoyens la possibilité de reprendre le pouvoir dans la société numérique. Certains fondent des espoirs dans la conception de nouveaux logiciels et de nouveaux processus informationnels qui seraient plus transparents et plus contrôlables. Mais on ne voit pas clairement comment ceux-ci pourront échapper à la prise en main par de nouveaux pouvoirs, ou plus simplement à la récupération par les pouvoirs actuels. Beaucoup en concluront que démocratiser les algorithmes sera définitivement impossible, et qu’il faudra se résigner.

Jean Paul Baquiast 

Source Mediapart

Islamisme radical : le déni de réalité de la gauche bien-pensante (El Khatmi, PS)

Islamisme radical : le déni de réalité de la gauche bien-pensante (El Khatmi PS)

 

Amine El Khatmi, l’adjoint socialiste au maire d’Avignon dénonce le déni de réalité de la gauche bien-pensante. Il défend une laïcité intransigeante, quitte à agacer dans son propre camp. Les derniers attentats ne font qu’accentuer sa colère. «J’ai confiance en ce que font Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Mais on peut aller plus loin», explique-t-il mercredi à La Provence. «Il faut expulser les imams étrangers qui tiennent des propos antirépublicains», insiste l’élu, qui invite les musulmans «à se prendre en main» et à «faire le ménage chez eux». «Qu’ils commencent par ça. Parce qu’il y a trop de complaisances, de choses qu’on laisse passer», insiste-t-il. Celui qui officie dans le quartier Nord de la cité des papes se désole que «des élus ont assuré leur élection et leur réélection en achetant la paix sociale, en se fourvoyant pour quelques paquets de voix». «Il y a des gens qui expliquaient en tribune qu’ils étaient des républicains et des laïcs et qui, sitôt descendus, allaient s’enfermer dans des caves avec imams salafistes», lance Amine El Khatmi. En janvier dernier, le socialiste âgé de 28 ans avait été menacé et insulté sur les réseaux sociaux pour avoir dénoncé l’interview sur France 2 d’une proche du Parti des indigènes, un mouvement communautariste. «Désormais, dès que vous dites un mot sur l’islam, on vous traite d’islamophobe. L’islamophobie, c’est un concept politique crée pour étouffer toute critique de la religion», avance Amine El Khatmi qui assure qu’il «ne faut pas avoir peur de dénoncer» les dérives observées malgré «cette espèce d’épée de Damoclès». L’élu n’hésite pas à se dire «en guerre contre l’islam politique, «celui des salafistes» avec qui il faut «être plus ferme». Il se dit aussi opposé au droit de vote des étrangers et réclame qu’on soit «plus vigilant vis-à-vis des personnes qu’on accueille dans la communauté nationale». Il fait aussi l’éloge d’un «service civique, obligatoire et universel encadré par des militaires». Des propositions qui ne sont pas partagées par tous rue de Solferino… «Il y a un réel problème à gauche où des gens ne veulent pas accepter la situation telle qu’elle est, qui restent perchés dans des idéaux un peu soixante-huitards», observe-t-il. Il en veut pour preuve le vote à l’Assemblée nationale de la prorogation de l’état d’urgence: «J’entends des gens, comme Cécile Duflot, qui ont voté contre (…) Je me dis “Qu’est-ce-que j’ai encore de commun avec ces camarades là?”» «Quand la gauche est en responsabilité, elle doit assumer ce discours sécuritaire», dit-il, dans la même veine que Malek Boutih qui se désolait vendredi que le Parti socialiste a «beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale». Amine El Khatmi, lui, refuse d’être dans «le déni de réalité» avec ceux «qui ne veulent pas “stigmatiser”». Il somme son camp de prendre conscience de l’attente de fermeté des citoyens: «Même des gens raisonnables, ni extrémistes, ni violents, pas des fachos, commencent à dire “Ça suffit”. Il faut l’entendre».

(Le Figaro)

Baisse de l’inflation : mythe ou réalité ?

B aisse de l’inflation : mythe ou réalité ?

 

Officiellement, l’inflation ne cesse de baisser pour atteindre seulement  en 2014 entre 0.3 et 0.4%. Mais il s’agit de l’inflation mesurée par l’INSEE. Un indice qui arrange d’un coté le gouvernement qui peut ainsi justifier le blocage du pouvoir d’achat (salaires et  pensions par exemple) mais qui d’un autre coté présente des inconvénients car cela affaiblit les rentrées fiscales. D’après l’INSEE,  l’inflation en France a de nouveau ralenti en septembre, à 0,3% sur un an, après 0,4% en août, du fait de la diminution saisonnière des prix de certains services et d’un nouveau repli des prix de l’énergie, a annoncé l’Insee mardi.  Sur un mois, les prix à la consommation sont repartis à la baisse, reculant de 0,4% après une hausse ponctuelle de 0,4% en août. « La baisse des prix à la consommation en septembre 2014 provient, pour l’essentiel, du recul saisonnier des prix de certains services à la fin de la période estivale ainsi que d’un nouveau repli des prix de l’énergie », a expliqué l’Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué.  À l’inverse, les prix des produits manufacturés, notamment ceux de l’habillement et des chaussures, continuent de se redresser après les soldes d’été. Les prix de l’alimentation augmentent globalement, du fait d’une hausse des prix des produits frais. ( mais sur un an les prix  auraient baissé). En fait rien n’est sûr en matière d’évaluation des prix car la structure de la consommation de Français se modifie. Or l’inflation ne tient mal compte de cette évolution. L’évolution des prix est en effet calculée sur des produits de même nature et  de même marque. Or pour la consommation n observe un phénomène contradictoire, d’une part une montée en puissance de nouveaux produits plus chers qui se substituent à d’anciens, d’autre part un glissement vers le bas dans la gamme vers des produits moins chers. De  sorte que l’indice actuel n’est plus pertinent et que les Français ont du mal à percevoir réellement la baisse constatée à travers la mesure officielle de l’inflation. Effet pervers de cette faiblesse affichée de l’inflation, la crainte de la déflation, baisse des prix durable qui entraîne un cercle vicieux d’anticipations de recul des prix, qui minent l’activité économique en suscitant des reports de dépenses de consommation et d’investissement. Exemple dans l’immobilier, où chacun attend de nouvelles baisses des prix. Notons enfin que les impôts ne sont pas pas en compte dans l’inflation.

Chômage : déni de réalité, incompétence ou hypocrisie de Hollande

Chômage : déni de réalité, incompétence ou hypocrisie de Hollande

 

La ficelle est tellement grosse qu’on se demande à quoi attribuer le surréalisme dans lequel s’enferment et le gouvernement à propos du chômage. Incompétence sans doute en premier lieu de la part de cette équipe de fonctionnaires (Hollande, Sapin, Ayrault etc.)qui n’entretient avec l’économie qu’un rapport très ésotérique.  Hypocrisie bien sûr car on sait bien que les promesses n’ engagent que ceux qui les écoutent et Hollande s’en sortira par une pirouette notamment lors de ses vœux ; Un pirouette du style «  l’inversion a déjà eu lieu avec la diminution du rythme de la croissance du chômage ». Déni de réalités car sur le terrain, rien ne change au contraire. Les usines continuent de fermer et on ne voit pas le  moindre début d’ amélioration sur le front de l’emploi. , les  enfin. L’opposition a dénoncé vendredi ce « déni de réalité » de François Hollande, qui estime que l’inversion de la courbe du chômage, promise avant la fin de l’année, est amorcée malgré la hausse du nombre de demandeurs d’emploi au mois de novembre. Le nombre de demandeurs de catégorie A, sans le moindre emploi, a augmenté en novembre de 0,5%, en métropole, pour s’établir à 3.293.000. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), leur nombre recule toutefois de 0,1% (-6.900) à 4.876.100. Avec les départements d’Outre-mer, le total atteint 5.174.300. En dépit de la hausse du nombre de demandeurs en catégorie A, le chef de l’Etat a estimé jeudi soir que « l’inversion de la courbe du chômage est bien amorcée » et que « la diminution durable du chômage est désormais à notre portée ». Lors d’une visite dans une agence Pôle Emploi à Lorient (Morbihan), aux côtés du ministre du Travail Michel Sapin, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré devant la presse que la situation allait s’améliorer. « Je comprends évidemment l’impatience des gens qui sont au chômage aujourd’hui et qui ne se contentent pas des statistiques et qui parfois sûrement s’irritent des débats », a-t-il dit. « Ce qui est important c’est d’inscrire notre action dans la durée, la bataille de l’emploi est une bataille qui s’inscrit dans la durée. Est-ce que oui ou non la situation de l’emploi va s’améliorer ? Nous sommes convaincus que oui. » Un jeu sur les mots pour l’opposition, qui y voit un déni de réalité de la part du gouvernement et un manque de savoir-faire en termes de communication politique. « Ce qui était absurde de (la) part (de François Hollande) il y a un peu plus d’un an, c’était de lancer un pari de ce type, il n’avait aucune maîtrise des clefs de l’économie française et surtout aucune politique susceptible d’améliorer la compétitivité de l’économie française », estime l’ex-ministre UMP de la Défense, Gérard Longuet, sur RTL. « Nous dire ‘ne vous inquiétez pas, dans six mois c’est mieux’, c’est demain on rase gratis, c’est la dégradation de l’image de la parole politique dont malheureusement nous souffrirons tous », ajoute-t-il, parlant de « déni de réalité ».  

 

Hollande : le déni de réalité économique

Hollande : le déni de réalité économique

 

 

La reprise est là a déclaré Hollande lors de sa conférence de presse ; là mais où ?. On la cherche vainement ; Les carnets de commandes sont dégarnis, la consommation ne se redresse pas, le chômage augmente et la fiscalité va lourdement peser à la rentrée. Pour l’instant la France est en récession ; au mieux on peut espérer une reprise de 0.1% en 2013 pour les experts ; la Banque de France prévoit 0.2% ; En fait la reprise, si elle a lieu pourrait n’intervenir qu’au milieu de 2014. Du coup Hollande fustige le pessimisme des français ; Un discours de confiance donc fondé surtout sur la méthode Coué. Volontarisme, audace, imprudence? Alors que la France a traversé une période de récession en début d’année, qu’elle vient tout juste de perdre son dernier AAA et que le chômage continue d’effrayer les Français, la question se pose… «Ce n’est pas uniquement de la méthode Coué, répond un influent ministre. « Il n’y a de reprise que dès lors que l’investissement et l’emploi sont à la hausse. Or, on n’y sera pas encore au second semestre» Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode  Une lueur d’espoir que les économistes ne perçoivent pas. «On ne voit aucune amélioration de la situation dans les bilans des entreprises», relève Ludovic Subran, chef économiste de l’assureur crédit Euler Hermès. Lequel voit «une déconnexion entre les chiffres macroéconomiques et microéconomiques. Avec des chiffres d’affaires en baisse, on voit mal comment l’investissement pourrait repartir avant la fin de l’année». Même constat pour Denis Ferrand, économiste chez Coe-Rexecode: «Il n’y a de reprise que dès lors que l’investissement et l’emploi sont à la hausse. Or, on n’y sera pas encore au second semestre. Sans compter que les hausses d’impôts seront fortes en septembre» et pèseront sur le potentiel redressement. «La reprise va arriver tout doucement, résume pour sa part Laurence Boone, chef économiste Europe chez Bank of America Merrill Lynch. Et le fait qu’il n’y ait pas de demande interne en France rend cette potentielle reprise d’autant plus fragile: nous nous prendrions de plein fouet une croissance qui ralentirait un peu trop en Asie ou aux États-Unis, un euro qui frémirait ou encore un regain de tension chez certains de nos voisins, en Espagne notamment.»

 

Télé réalité : « la vérité sur le patrimoine »

Télé réalité :  « la vérité sur le patrimoine »

Après la malheureuse affaire de Kho Lanta, il fallait trouver une nouvelle émission de téléréalité, c’est fait avec «  la vérité sur mon patrimoine ». Premier candidat Fillon  qui l’a dévoilé sur France 2. D’autres l’ont fait seulement par écrit mais pas de doute que nombreux sont ceux qui vont se livrer à cet exercice de voyeurisme truqué. On découvre déjà certains de nos élus sont pratiquement pauvres, qu’ils roulent avec des voitures de plus de dix ans, qu’ils ont des appartements ridiculement petit au regard de l’évaluation annoncée, il y a même un PEA à 120 euros, la misère ! Un détail, cette déclaration ne concerne que les biens au nom de l’intéressé en France, rien sur les biens au nom des enfants, des femmes, des copains (genre SCI) ou encore des biens et valeurs à l’étranger. D’ailleurs aucune vérification n’est prévue. Ni des services fiscaux (qui ne savent d’ailleurs pas tout), ni de la Cour des comptes.   »Les déclarations de patrimoine de tous les membres du gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril, à l’instar des déclarations d’intérêts qui sont déjà disponibles sur le site internet du gouvernement », ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué.  Marie-Arlette Carlotti a été la première ministre (déléguée aux personnes handicapées et à l’exclusion), à publier lundi sa déclaration, sur son blog. En fin d’après-midi, les deux ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, ainsi que les trois présidents de groupes parlementaires EELV (Jean-Vincent Placé au Sénat, François de Rugy et Barbara Pompili à l’Assemblée nationale) ont fait de même sur le site internet de EELV.  A droite, François Fillon a dévoilé son patrimoine lundi au journal télévisé de 20h00 sur France 2. Il a jugé cependant qu’ »a priori » il n’y avait « pas besoin d’un projet de loi pour moraliser la vie politique ».  L’ancien ministre et député UMP Laurent Wauquiez avait fait le même choix de transparence dimanche, dans Le JDD, en publiant le montant de son patrimoine.  Xavier Bertrand, lui aussi ancien ministre et député UMP de l’Aisne, s’est déclaré lundi « totalement favorable » à la transparence, même s’il n’a pas abordé la question sur un terrain personnel.  Parmi les députés socialistes, Christophe Castaner a été l’un des premiers à ouvrir le bal.   »Personne ne doit pouvoir croire que l’on s’enrichit en étant élu. Parce que nous devons être exemplaires, j’ai fait le choix d’assumer cette transparence », écrit ainsi cet élu des Alpes-de-Haute-Provence sur son blog qui détaille, par le menu, le montant de son IRFM (indemnité de représentation de frais de mandat) attribuée mensuellement à chaque député, ainsi que son patrimoine.  De même, Vincent Feltesse, député PS de Gironde et président de la communauté urbaine de Bordeaux, a décidé de « rendre des comptes » sur ses indemnités et son patrimoine, tout au long de la semaine, sur sa page Facebook.  A l’instar de leurs ministres et chefs de files, l’ensemble des parlementaires écologistes devraient publier leurs déclarations, certains, comme la députée du Val-de-Marne Laurence Abeille, l’ayant déjà fait lundi.  L’un d’entre eux pourtant, Noël Mamère, s’est déclaré lundi « pas d’accord avec cette course à la vertu ».   »Attention à ce prurit de transparence », a-t-il dit, « ce n’est pas avec des initiatives individuelles que l’on va répondre » au problème de l’affaire Cahuzac. « On est dans un Etat de droit et le président de la République a deux outils sous la main: le rapport Sauvé (ndlr: Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat qui avait remis un rapport au chef de l’Etat en janvier 2011 sur les conflits d’intérêts) et les prescriptions de Lionel Jospin », a souligné M. Mamère.

 




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