Archive pour le Tag 'rattrapage'

Croissance : s’attendre à un effet de rattrapage

Croissance : s’attendre à un effet de rattrapage

 

.Dans un entretien à La Tribune, Bertrand Thimonier, président-fondateur d’Adviso Partners, une banque d’affaires spécialisées dans les fusions et acquisitions d’ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), analyse l’impact de la pandémie par régions, entreprises et secteurs, et l’évolution de leur activité dans les mois à venir.

 

Comment se porte le marché des fusions et acquisitions d’ETI depuis la crise Covid ?

BERTRAND THIMONIER - Ce marché a diminué globalement de 7% sur la période 2019-2021 alors qu’il avait progressé en taux de croissance annuel moyen de 15% sur la période 2015-2018. C’est finalement un très bon chiffre compte tenu de l’énorme coup de froid qui avait tout stoppé entre mars et juin 2020.

En fait, seules les entreprises qui opèrent sur des secteurs « Covid-résistants », comme le numérique et la santé, ont réalisé des transactions, soit environ un tiers des volumes. Aujourd’hui, ces secteurs connaissent une forte appétence de la part des acteurs du « private equity » qui disposent de montants importants à investir : cette année, 18,5 milliards d’euros ont été levés et 17,8 milliards d’euros ont été investis dans l’économie française. Nous vivons ainsi un phénomène de polarisation car la hausse du nombre d’acheteurs industriels et du « private equity » pour un même nombre de vendeurs entraîne une inflation des valorisations des PME-ETI.

Comment la crise a-t-elle affecté les régions ?

Sur les transactions allant de 20 à 150 millions d’euros, les régions Ouest et Sud-Ouest ont progressé respectivement de 15% et de 9%, portées par les services informatiques et les secteurs de la santé. Par ailleurs, les entreprises qui avaient des clients partout dans le monde ont été portées par la reprise de l’activité en Asie au moment où l’Europe était confinée. A l’inverse, les régions Île-de-France et Sud-Est, qui représentent respectivement un tiers et un sixième du marché, ont connu notamment une baisse plus forte des transactions, de -9% et -16%.

Mais dans les mois qui arrivent, ces deux pôles, ainsi que les secteurs de l’hôtellerie, du tourisme et des loisirs, vont retrouver une bonne dynamique car les candidats acquéreurs vont retrouver l’aptitude à se projeter dans des projets de croissance. De même, les secteurs traditionnels, les produits et services industriels poussés par le gouvernement, et tout ce qui attrait à la consommation domestique vont certainement connaître un redéploiement.

La crise a-t-elle redéfini le paysage économique français ?

Cette crise aura accéléré beaucoup de mutations, en particulier sur la consommation des produits de proximité. Par exemple, les grands distributeurs alimentaires cherchent à proposer toujours plus de marques régionales plus proches du consommateur, voire à les acquérir. Le Made in France aussi est reconnu dans le monde entier comme source de qualité et de sécurité. Pourtant, aujourd’hui nous nous sommes rendu compte de certains manquements sur des activités stratégiques pour le pays quand la production est sous-traitée à l’international. Pendant la crise, beaucoup de produits manufacturés n’ont pas pu l’être dans les délais à cause de dysfonctionnements de livraison. Le Fabless, modèle économique de référence autrefois, va certainement être remis en cause.

Après la crise, un certain nombre d’activités vont donc être réindustrialisées en Europe, notamment dans la data, les médicaments et l’électronique. Des appels d’offres européens qui étaient jusque-là ouverts aux acteurs américains et asiatiques ne le seront plus demain.

Que pensez-vous des mesures prévues dans le plan de relance pour les TPE et les PME ?

Le gouvernement a pris les bonnes mesures dans un temps très court. Même si l’endettement gonfle, elles ont permis de sauver des pans entiers de notre industrie, qui est un élément déterminant pour notre économie et pour la cohésion sociale.

L’Etat a raison d’aider les TPE et les PME qui génèrent de l’emploi sur tout le territoire : c’est elles qui font le tissu économique de nos régions. En leur apportant des fonds propres, avec les banques de financement qui sont un poumon de la relance, il les aide à surmonter les crises mais aussi à se consolider en rachetant des compétiteurs. Ensuite, les fonds propres nourrissent l’investissement qui permet d’innover et ainsi d’optimiser la rentabilité. Je suis donc extrêmement positif sur la reprise : beaucoup de secteurs vont connaître un effet de rattrapage.

Comment le gouvernement a-t-il prévu la sortie progressive des aides aux entreprises ?

Le risque pour les entreprises des secteurs « Covid-touchés », c’est qu’un arrêt trop brutal des aides de l’Etat ne compromette leur rétablissement économique, et les pousse à la défaillance.

Leur activité repart d’abord par paliers à cause des contraintes sanitaires maintenues par l’Etat (50% pour les restaurateurs, 35 % pour les cinémas etc.). Par contre, elles font face de manière immédiate à l’accroissement de leur masse salariale. Pour les accompagner, le gouvernement a choisi d’appliquer une « dégressivité progressive » des aides et donc une sortie en sifflet. Par ailleurs, de nombreuses entreprises pourraient se retrouver en difficulté face à leurs premières échéances de remboursement du PGE car elles ne disposent pas encore du chiffre d’affaires suffisant pour commencer à rembourser le « mur de dettes » accumulé pendant la crise.

Croissance Europe : redémarrage ou rattrapage ?

Croissance Europe : redémarrage ou rattrapage ?

L’économie européenne a enregistré une forte expansion en juillet. La question de savoir s’ il s’agit d’un redémarrage durable ou d’un phénomène de rattrapage. En effet du fait de la crise sanitaire et de la paralysie une d’une grande partie de la production pendant plusieurs mois, les stocks dans certaines filières sont à sec. Il faut donc les reconstituer et la machine productive a tourné à un haut niveau en juillet. Traditionnellement aussi mais encore plus cette année, les entreprises ont anticipé le quasi gel économique du mois d’août, ce qui a contribué à dynamiser encore davantage la reprise. On ne veut pas tirer de conclusions de cette renaissance économique, elle dépendra surtout des consommations intérieures. De ce point de vue, les ménages sont encore attentistes, ils craignent surtout une situation sociale dégradée à la rentrée avec notamment un déferlement de la vague de chômage. Des conséquences aussi sur le pouvoir d’achat. Selon les derniers indices Markit, l’activité dans le secteur privé (industrie et services) a rebondi entre juin et juillet. En dépit de ce rebond, la récession qui frappe violemment certains pays de la zone euro déjà fragilisés (Italie, Espagne, Grèce), risquent d’accroître les déséquilibres macroéconomiques sur le Vieux Continent.

Les signaux verts de l’économie européenne se multiplient. Selon le dernier indice composite de l’institut Markit publié mercredi 5 août, l’activité du secteur privé est passée de 48,5 à 54,9. Au dessus de 50, l’économie est en phase d’expansion. C’est la première fois que cet indicateur dépasse ce seuil depuis le mois de février et qu’il connaît sa plus forte accélération depuis deux ans.

« Accompagnant un rebond de la production dans le secteur manufacturier, le retour à la hausse de l’activité dans le secteur des services laisse espérer une reprise de la croissance économique de la région au troisième trimestre après l’effondrement sans précédent de l’activité globale observé au deuxième trimestre », explique Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

La levée progressive des mesures de confinement et d’endiguement a permis à la plupart des activités de repartir dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

En dépit de cette embellie, le PIB de l’économie européenne s’est contracté à un niveau record. Les dernières estimations de la direction statistique de la Commission européenne (Eurostat) indiquent que le PIB a reculé de 12,1% .

Tarifs EDF : Risque de rattrapage ? Non certitude !

Tarifs EDF : Risque de rattrapage ? Non certitude !

Discussion byzantine au sein des différents organismes qui interviennent pour réguler les tarifs EDF. Les grands médias titrent : » risque de rattrapage » alors qu’il s’agit d’une certitude en l’état de la situation financière catastrophique du producteur électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.   Le Conseil d’Etat « risque » donc  d’imposer au cours des prochains jours au gouvernement de revoir les tarifs d’EDF pour la période 2014-2015, ce qui entraînerait un rattrapage sur la facture des ménages. La juridiction administrative doit se prononcer sur un recours de l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode) contre une hausse des tarifs de 2,5% survenue le 1er novembre 2014, que les concurrents d’EDF ont jugé trop faible pour notamment compenser les augmentations insuffisantes des années précédentes. Alors que la baisse des prix de marché rend les offres des fournisseurs alternatifs plus compétitives et met donc EDF sous pression, l’électricien public a fait l’hypothèse d’une hausse des tarifs « bleus » de 2,5% par an de 2016 à 2019, selon un document interne obtenu par Reuters en janvier. Les interventions des pouvoirs publics pour bloquer ou limiter les hausses se sont multipliées ces dernières années, de même que les recours juridiques des rivaux d’EDF. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, plaide régulièrement en faveur de hausses « régulières et modérées » des tarifs de l’électricité en France afin de financer les investissements du groupe, confronté à d’importants travaux pour prolonger la durée de vie de son parc nucléaire.

(Avec Reuters)

Agriculteurs : rattrapage des retraites

Agriculteurs : rattrapage des retraites

 

« La situation des retraites agricoles n’est pas satisfaisante, il y aura donc un plan de rattrapage », a déclaré le chef de l’Etat.   »Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles. Et donc sera assurée une pension dans les trois prochaines années qui atteindra au moins 75% du SMIC. C’est une promesse que j’avais avancée dans la campagne et c’est maintenant une décision », a-t-il poursuivi.  Selon la FNSEA, le syndicat majoritaire, plus d’1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 euros par mois après une carrière complète.  Les trois-quarts du SMIC brut représenteraient une somme de 1.072,66 euros selon les calculs de l’AFP. François Hollande avait proposé lors de la campagne présidentielle un plan sur cinq ans pour revaloriser les retraites des exploitants agricoles et de leurs conjoints. Une augmentation des retraites des non-salariés agricoles –les chefs d’exploitation, leurs conjoints (à 98% des femmes) et les aides familiaux, la plupart du temps les enfants qui travaillent dans les fermes–, est une des grandes revendications de la profession. Pour les syndicats, 75% de revalorisation constituent un « minima » comme ils l’ont rappelé jeudi lors de la réunion de concertation avec la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine et celui de l’Agriculture Stéphane Le Foll.  Les scénarios soumis à cette occasion aux partenaires sociaux, selon le ministère de l’Agriculture, comprennent la revalorisation à 75 % du Smic et l’attribution d’un revenu complémentaire obligatoire aux conjoints qui n’en ont aucun actuellement.  La FNSEA souhaiterait également que la retraite des agriculteurs soit calculée sur les 25 meilleures années et non sur la totalité de leur carrière.  Le président du syndicat agricole Xavier Beulin a salué cette mesure, sur BFM Business.   »C’est une promesse du candidat Hollande, il la met en oeuvre, nous en sommes satisfaits », a-t-il réagi. Mais il a insisté sur la question de la base de calcul des retraites   »Nous sommes loin de la parité, on calcule les retraites agricoles sur une carrière entière, c’est la seule profession pour laquelle ça se passe comme cela », a-t-il plaidé, espérant que le monde agricole allait finir par « rattraper le lot commun des professions ».  En outre, il a souligné la problématique du déséquilibre croissant du régime des retraites agricole, en raison de la baisse structurelle du nombre d’agriculteurs.   »Nous voyons bien que l’assiette de contributeurs diminue, (…) et du coup on a un déséquilibre structurel du régime des retraites agriciles, sans doute faudra-t-il revoir cette assiette », a-t-il prévenu.

 




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