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Les ratés du «nouveau monde»

Les ratés du «nouveau monde»

19 juin 2017, sur 577 députés élus, 315 sont issus de la République en Marche. Un renouvellement inédit sous la Vème République conté dans un livre Tout ça pour ça publié aux éditions Plon. Danielle Bonardelle – stock.adobe.com ( Analyse du Monde)

Ambassadeurs d’un nouveau monde, les députés choisis au hasard sont jeunes, idéalistes, énergiques -les femmes y sont plus nombreuses-, conquérants, veulent réenchanter le monde. Ils n’ont pas les codes de la vie politique, s’embrassent comme du bon pain dans l’Hémicycle, prennent des selfies, apportent leur bouteille d’eau d’Evian et leur club sandwich en séance comme ils le faisaient dans les start-up dans lesquelles nombre d’entre eux travaillaient. Pour éviter les procès en amateurisme qui se font jour rapidement, les néophytes sont vite contraints de se soumettre aux rituels de la République.

«Nous avons foulé pour la première fois le sol de l’Assemblée nationale au lendemain du second tour des législatives. Nous voulions témoigner du quotidien de cette nouvelle génération de députés dont très vite les média ont relevé l’amateurisme, parfois l’incompétence et les interventions hasardeuses à la télévision» observe Wally Bordas journaliste au Figaro Étudiant, auteur de l’ouvrage qui sort le 21 janvier avec Nejma Brahim, journaliste à Médiapart.

 

Le livre déborde d’anecdotes croustillantes et de confidences désenchantées. Il décrit des élus piètres orateurs mais aussi mauvais managers. Le turn-over de leurs assistants parlementaires n’a jamais été aussi élevé dans l’histoire de l’Assemblée : après 6 mois de mandat 200 d’entre eux ont été remerciés. Il donne un coup de projecteur aussi sur la crise existentielle rapide d’élus qui ont parfois quitté de belles carrières et sont submergés par un sentiment de vacuité. Ironiquement qualifiés d’élus «Playmobil» par l’opposition parce qu’ils votent comme un seul homme tous les textes, ils enragent. «Je n’ai pas envie de faire le chat chinois de restaurant à lever la patte. Je ne sers à rien» s’énerve Valérie Petit, députée du Nord qui voulait être une force de propositions au quotidien et a quitté le groupe depuis.

Plus vite qu’ils ne le pensaient, les deux auteurs vont découvrir les couacs, les coups durs, les erreurs de casting mais aussi les pleurs, les trahisons et l’explosion du groupe. La star up nation se grippe, s’enlise.

Les députés souffrent mal de subir la férule de l’exécutif mais pas suffisamment ancrés dans leur circonscription, ils ne parviennent pas à être un relais de poids entre la France profonde et le gouvernement. Démotivés, ils se déchirent. Le groupe explose. «Pas moins de 30% des députés que nous avions interrogés avaient quitté le groupe LREM au printemps 2020» écrivent les auteurs.

Au fil des mois, les auteurs ont pris conscience que la périlleuse aventure politique de ces élus avait bien souvent eu raison de leur vie personnelle. «Les histoires d’amour ont volé en éclats. Dans la seule première année de la législature, 26 procédures de divorce avaient été engagées. Ça a continué sur le même rythme ensuite faisant de cette législature celle ou le plus grand nombre de couples ont explosé» confie-t-il. Tout ça pour ça…
Tout ça pour ça, ils voulaient tout changer, ils ont échoué , Wally Bordas et Nejma Brahim aux éditions Plon.

 

«Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Crise: «Oui», il y a eu des «ratés» ( Bayrou )

Il s’est fait l’ardent défenseur des compétences des communes et des intercommunalités face à l’État pour prendre en charge les pénuries. «Il se trouve que l’État n’a pas la faculté de prévoir ce qui est inédit, ce qui est bouleversant, et qu’il prépare trop souvent les guerres d’autres fois. Donc il va falloir se poser la question de la société française. Est-ce qu’on doit toujours considérer que l’intervention d’une collectivité locale est bizarre ?», a-t-il interrogé alors que de plus en plus de maires prennent les devants, en fournissant des masques à leurs concitoyens.

D’ailleurs pour sa ville, le maire de Pau a assuré avoir commandé 500 000 masques. «Nous avons décidé de commander ces masques que nous faisons fabriquer par des entreprises locales qui ont assuré l’agrément biologique. Le total est pour le mois de juin. On en distribuera à tous ceux qui en ont besoin, gratuitement, mais on va demander à ceux qui le peuvent une contribution qui correspond au prix du masque», a-t-il détaillé.

Il n’a pas attendu la réponse de l’État. «Dès la première minute, j’ai réuni les personnels soignants et les spécialistes de santé. On s’est mis à la chasse aux masques et on en a trouvé beaucoup qui avait été distribués lors de la grippe H1N1. Tout le monde avait oublié qu’ils étaient là, y compris l’État», a-t-il rappelé. Par ailleurs, François Bayrou estime que les masques devraient être rendus obligatoires dans les transports en commun, tout comme Anne Hidalgo. La maire socialiste de Paris souhaite les rendre obligatoires aux heures de pointe.

Et le centriste de louer un peu plus l’organisation fédéraliste allemande : «L’organisation centrée sur l’État montre qu’elle n’est pas adaptée. En Allemagne par exemple, on voit que l’impact du virus sur la population est plus faible que chez nous. Il y a eu une anticipation plus grande et puis il y avait l’initiative locale, régionale…». Sur l’ouverture des écoles et des crèches le 11 mai notamment, le maire de Pau estime que ce doit «être la responsabilité partagée des directeurs d’école et des municipalités qui en ont la responsabilité.» Quant aux enseignants qui voudraient faire jouer leur droit de retrait, François Bayrou leur adresse sa réprobation. «Ce ne serait pas civique», a jugé l’ancien ministre de l’Éducation nationale de François Mitterrand, puis Jacques Chirac.




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