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Total : arrêt du raffinage à la Mède

Total : arrêt du raffinage à la Mède

 

« Sur les cinq raffineries de Total en France, les trois raffineries de Gonfreville (Haute-Normandie), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Feyzin (Rhône) ont démontré en 2013 et 2014 leur résistance face à un environnement économique dégradé et leur capacité à dégager des résultats positifs durables », a expliqué Total dans un communiqué, confirmant des informations syndicales obtenues par Reuters. « Deux autres, Donges et La Mède, sont confrontées à de réelles difficultés et sont devenues structurellement déficitaires. Ce plan vise à donner les moyens à chaque site de Total en France de résister aux aléas des marchés pour être durablement profitable. »Sur les 430 postes que compte le site de La Mède, où sont produits 153.000 barils par jour, 250 postes seront maintenus sur la plate-forme, a précisé Total. Le groupe compte aussi construire sur place une ferme photovoltaïque de 8 mégawatts. « La baisse des effectifs se fera progressivement par des départs anticipés à la retraite, des offres de postes sans mobilité géographique contrainte pour les salariés non cadres, principalement vers le groupe et ses filiales, et des mutations de cadres », a-t-il ajouté. Donges passera pour sa part d’un résultat négatif de 30 à 50 millions d’euros par an à un bénéfice d’environ 50 millions. « Cela représente pour nous une amélioration du résultat français, structurellement, de 250 millions d’euros (…) et grâce à cela, sans doute, Total paiera des impôts sur les sociétés », a souligné Patrick Pouyanné. Il faut préciser que Total n’a pas payé des impôts sur les sociétés pendant des années !

Total : menaces sur le raffinage

Total : menaces sur le raffinage

 

D’après la direction la restructuration du raffinage ( en surcapacité) ne devrait pas affecter l’emploi en France. Pourtant plusieurs centaine de salariés pourraient être concernés sur les 4000 de Total en France.  Total a annoncé, jeudi 16 avril, au cours d’un comité central d’entreprise extraordinaire, la restructuration de son activité de raffinage en France, qui subit depuis des années une forte baisse de ses marges, et un investissement de 600 millions d’euros. Selon des sources syndicales, citées par l’agence Reuters, le groupe va fermer toute son activité de raffinage de brut à La Mède (Bouches-du-Rhône) d’ici à fin 2016 et investir à Donges (Loire-Atlantique). Les trois autres sites français ne sont pas concernés par le plan de restructuration : Gonfreville-L’Orcher (Seine-Maritime), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne).  L’opération doit se faire sans fermetures de sites ni licenciements parmi les 3 900 salariés travaillant dans les cinq raffineries, a prévenu, depuis des mois, le directeur général de la compagnie, Patrick Pouyanné. La restructuration a commencé en France il y a plus de vingt ans, mais elle s’est accélérée ces cinq dernières années avec quatre fermetures successives : la raffinerie de Dunkerque (Nord) exploitée par Total en 2010 ; celles de Reichstett (Bas-Rhin) en 2011 et de Petit-Couronne (Seine-Maritime) en 2012 opérées par le suisse Petroplus; et Berre (Bouches-du-Rhône), mise sous cocon par l’américain Lyondellbasell. La Mède, qui a perdu 150 millions d’euros par an depuis 2011, sera la cinquième, même si elle n’est pas fermée mais reconvertie dans la production de biocarburants avec moins d’emplois. Les syndicats s’inquiètent du nombre de postes qui seront supprimés à La Mède et des conditions de reclassement d’une partie de ses 430 employés. Dans une lettre adressée le 3 avril aux syndicats, le patron de la branche raffinage-chimie, Philippe Sauquet, a pris l’engagement qu’il n’y aura « pas de mobilité géographique contrainte », du moins pour les salariés non cadres de La Mède.  De son côté, Donges devrait bénéficier d’investissements destinés à rétablir sa rentabilité.

Raffinage : pertes et réductions en vue

Raffinage : pertes et réductions en vue

 

Pour la France seule, les pertes sont estimées entre 700 et 750 millions d’euros, à cause d’un nouvel effondrement des marges de raffinage, après une brève embellie en 2012.  Cette marge, qui résulte de la différence entre le prix des produits raffinés et celui du pétrole brut, ne couvre plus l’ensemble des frais des raffineurs. « Elle a atteint en moyenne 18 euros la tonne alors que l’équilibre se situe à environ 31-32 euros », selon M. Schilansky.  Le constat vaut pour toutes les raffineries européennes, qui souffrent d’une demande en baisse, d’une compétitivité érodée et d’une concurrence internationale accrue.   »A part fermer, il n’y a pas vraiment de solution afin que celles qui restent puissent bénéficier d’une marge positive », abonde Olivier Abadie, spécialiste de l’aval pétrolier au cabinet de recherche IHS.  En Europe, la consommation de produits pétroliers a reculé en moyenne de 2% par an depuis 2006 en raison de la crise économique, de la tertiarisation de l’économie, de normes environnementales plus sévères et d’une efficacité énergétique accrue, selon l’association de l’industrie pétrolière européenne Europia.  A cela s’ajoute une structure de production inadaptée à la demande: les raffineries produisent trop d’essence et pas assez de gazole, à la marge pourtant plus élevée. En France, ce carburant bénéficie d’une fiscalité avantageuse et représente plus de 80% des volumes écoulés dans les stations-service.  Les raffineries sont dès lors contraintes d’exporter leurs surplus d’essence et les distributeurs doivent importer massivement du gazole.   »Elles seraient plus rentables si elles pouvaient produire plus de diesel », mais la crise qui frappe le secteur l’empêche de réaliser ces investissements lourds pour s’adapter, explique M. Abadie.  Dans le même temps, le débouché majeur que constituaient les Etats-Unis pour les exportations européennes s’est tari et de nouveaux acteurs apparaissent en Asie et au Moyen-Orient.  Soumises à moins de contraintes environnementales, les raffineries américaines ont gagné en compétitivité grâce à l’essor des hydrocarbures de schiste qui leur donne accès à des matières premières bon marché. Le pays est lui-même devenu exportateur.   »L’énergie représente 60% des coûts opératoires en Europe et seulement 30% aux Etats-Unis », relève M. Schilansky.  Conséquence: depuis 2009, le nombre de raffineries est passé de 102 à 87 en Europe, et de 12 à 8 en France, dont cinq exploitées par Total.  Pourtant, la surcapacité persiste. Elle est estimée à environ 10%, soit environ 70 millions de tonnes par an, estime l’Ufip, selon laquelle « il faudra encore réduire les capacités ».  Même une reprise économique durable ne changerait pas la donne « tant que l’Europe devra payer son énergie deux fois plus cher que les Etats-Unis », estime Alain Mathuren, d’Europia, alors que de nouvelles législations environnementales européennes pourraient entraîner plusieurs milliards d’euros de charges supplémentaires pour le secteur (Total, Eni, Repsol, Shell…)  Dans l’immédiat, l’Hexagone échapperait aux coupes sombres. « Total s’était engagé, à la fermeture de la raffinerie de Mardyck (en 2010), à ne pas fermer d’autre raffinerie dans les cinq ans, ce qui réduit le risque de fermeture en France à court terme », selon Olivier Abadie, d’IHS. « Le pays de loin le plus excédentaire en Europe en termes de capacité de raffinage est l’Italie ».  Premier raffineur européen, Total prévoit environ 500 millions d’euros de pertes en France pour sa branche raffinage-pétrochimie en 2013. Ses capacités ont diminué de 23% entre 2006 et 2011 et une réduction supplémentaire de 20% est prévue d’ici à 2017.   »Réduire les capacités ne signifie pas nécessairement fermer des sites », prévient toutefois une porte-parole du géant pétrolier. Il s’agit de « produire moins mais mieux » et de poursuivre la stratégie de rapprochement des activités de raffinage et de pétrochimie qui a permis de dégager 100 millions de dollars de synergies l’an dernier.

 

Taxes produits pétroliers : pour finir de tuer le raffinage français

Taxes produits pétroliers : pour finir de tuer le raffinage français

 

Finalement une taxe démagogique qui donne l’impression qu’on veut taxer les riches, les sociétés de produits pétroliers ( sur les stocks), mais qui va tout simplement surenchérir le coût  du raffinage en France alors qu’il est déjà très menacé ; En outre une taxe également démagogique parce qu’elle aurait été répercutée sur le consommateur ; bref c’est la problématique habituel de la compétitivité française et de sa gestion ; On taxe de plus en plus mais en fait on tue la compétitivité et l’emploi ; de quoi faire réfléchir un gouvernement qui fait l’apprentissage de la gestion économique. La taxe sur les produits pétroliers va accélérer la perte de compétitivité de l’industrie du raffinage, décourager les investissements et provoquer de nouvelles fermetures, estiment des analystes et des experts interrogés par Reuters. Le gouvernement français, qui recherchait plusieurs milliards d’euros pour boucler le budget 2012, a confirmé la semaine dernière l’instauration d’une taxe exceptionnelle de 550 millions d’euros qui va toucher tous les acteurs du secteur pétrolier. Les raffineurs français connaissent une crise depuis plusieurs années, cumulant des marges peu élevées à une faible demande et à une surcapacité de production d’essence, soulignent les analystes du secteur. En parallèle, le traditionnel débouché américain s’est tari. « Ils (les raffineurs) ne sont pas incités à rester », a dit à Reuters un analyste spécialisé dans le secteur pétrolier chez Natixis. « Quand le gouvernement français taxe les riches c’est parce qu’ils ont un patrimoine. Ici, le patrimoine (des raffineurs) ne vaut plus rien », ajoute-t-il. Cette taxe, a priori exceptionnelle, intervient au pire moment pour le secteur, selon Roy Jordan, spécialiste du pétrole chez Facts Global Energy à Londres. « Nous sommes dans un contexte de surcapacité en Europe », a dit Roy Jordan. « Il y avait déjà des fermetures en France précisément pour cette raison, et si la situation perdure, il pourrait y en avoir de nouvelles. »  

 




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