Archive pour le Tag 'raconte'

« Volatilité excessive des marchés »: le gouverneur de la BdF raconte des salades

« Volatilité excessive des marchés »:  le gouverneur de la BdF raconte des salades

 

 

« Forward guidance, instruments macro prudentiels, régulation des excès du cycle financier »,  le gouverneur de la Banque de France a sorti de sa boîte à outils quelques  concepts obscurs pour masquer l’incapacité des autorités monétaires à influencer la baisse des marchés. Le gouverneur de la Banque de France dans sa grande sagesse considère que la volatilité actuelle des marchés boursiers est excessive et cela en regard des fondamentaux. Du bla-bla évidemment pour ce haut fonctionnaire qui est  à l’économie ce que le McDo est à la gastronomie. La vérité est plus cruelle, ce sont les fondamentaux dégradés qui sont à l’origine de la baisse des marchés. Avec évidemment des interactions. Il est de bon ton dans certains milieux économiques d’utiliser des concepts plus ou moins abscons notamment d’origine anglo-saxonne comme le forward guidance. C’est-à-dire le bla-bla que fait une banque centrale concernant l’orientation future de sa politique monétaire en particulier en matière d’évolution des taux. Un bla-bla largement anticipé par les acteurs économiques et qui ne fonctionne plus.-L’inefficacité du discours par exemple de la Fed ou des autres banques centrales pour faire remonter l’inflation, au-delà pour relancer la croissance. « Instruments macro prudentiels » encore une formule magique pour indiquer que les responsables de la politique monétaire ont les choses bien en main. Le gouverneur de la Banque de France fait notamment référence aux règles prudentielles imposées aux banques (renforcement des fonds propres en particulier). Le problème c’est qu’on ne connaît pas le niveau des risques de ces banques aussi bien en ce qui concerne le crédit que ses actifs en voie de pourrissement. Certes en Europe les règles ont été renforcées mais si les valeurs bancaires devaient s’écrouler dans le monde les valeurs bancaires européennes suivraient inévitablement. Cela d’autant plus qu’en France on s’est opposé sous la pression des lobbys à séparer les activités de dépôt et les activités dites d’investissement (en fait aussi de spéculation). Le gouverneur de la Banque de France ferait mieux de décrire l’état des fondamentaux plutôt que de jouer au techno de la finance. En réalité avec des mouvements de yo-yo les marchés financiers s’alignent sur des fondamentaux qui traduisent un net tassement économique et qui pourrait installer la croissance mondiale dans une perspective molle pendant plusieurs années. D’une certaine manière, le bla-bla du gouverneur de la Banque de France est contre-productif  et retarde d’autant plus les éventuelles mesures destinées à enrayer les chutes actuelles. « Les banques centrales européennes disposent des instruments macroprudentiels nécessaires pour remédier aux excès du cycle financier, adit François Villeroy de Galhau. « Les banques françaises sont (…) deux fois plus solides qu’elles ne l’étaient en 2007, avec un ratio de capital porté de 6 à 12% de leurs risques pondérés », dit-il. « Quand on compare les QE menés de part et d’autre de l’Atlantique, leurs effets sont à peu près comparables en termes d’inflation et de croissance. Par ailleurs, la volatilité des marchés boursiers est aujourd’hui excessive, face aux fondamentaux de l’économie réelle », ajoute-t-il. « Nous surveillons les choses de très près », et « tant au niveau de la zone euro qu’en France (…) ce cycle financier n’est pas au-dessus de sa moyenne historique », juge-t-il. « Si nécessaire, nous aurions des moyens dits ‘macroprudentiels’ pour remédier aux excès, en imposant par exemple des limites aux achats immobiliers finançables par crédit », explique le gouverneur de la Banque de France. A la question de savoir si la Banque centrale européenne (BCE) peut aller encore plus loin dans la politique de taux d’intérêt négatifs, il relève que « l’expérience récente (…) a appris que le zéro n’est pas une limite pour les taux directeurs des banques centrales. » « Les banques centrales (…) ont à leur disposition toute une palette d’instruments de politique monétaire: les taux négatifs, mais aussi les achats de titres avec le QE, ou la ‘forward guidance’ qui éclaire les taux futurs. Nous en faisons usage, comme c’est notre devoir », justifie François Villeroy de Galhau.

L’enfer djihadiste raconté

L’enfer djihadiste raconté

C’est le récit  d’un ancien djihadiste diffusé sur France Info. Un  jeune homme de 19 ans  était parti se battre en Syrie en décembre 2013. Puis il s’est enfui de Syrie, avant de revenir en France en juin 2014. Depuis, il est incarcéré. L’apprenti djihadiste s’est très longuement confié à son avocat Jean François Fouqué qui nous a rapporté ses propos. Ce jeune – que nous avons décidé d’appeler Choukri pour préserver son anonymat – est un délinquant. A 19 ans, il a déjà effectué un an de détention pour vols, home-jacking et association de malfaiteurs. A sa sortie de prison, dans la cité niçoise où il habite il rencontre un correspondant du groupe « Etat islamique » qui lui explique qu’il peut devenir un seigneur de la guerre. Il part donc pour la Syrie. Et il arrive dans un camp où vivent essentiellement des Français et des Belges. Là, il apprend le maniement des armes, le dressage de bergers allemands, ou encore l’usage de masques à gaz. Mais surtout, explique son avocat Maitre Fouqué, c’est une vie placée sous le signe de la religion qui commence : « Ce n’était pas un religieux à la base Choukri. Et quand il arrive là-bas on lui dit : « A heure fixe, c’est prière, prière, prière. Cela vous rythme toute la journée ! Ensuite, il y a une sorte de pâte blanche qu’on lui donne à manger. Il a l’impression que c’est une drogue. Et il prend peur parce que là-bas, si tu ne fais pas la prière, si tu tiens mal ton arme…on te frappe, on te punit, on peut te tuer ! » Le jeune Niçois va le vérifier très vite. Car parmi ces apprentis djihadistes, il y a un de ses anciens camarades de classe, originaire de la même barre d’immeuble que lui : « Dans cette barre d’immeuble, ils sont 19 à être partis, entre 14 et 19 ans. Donc il a retrouvé des potes. Alors là, c’est la grande joie, parce qu’au fond, Ils se retrouvent entre amis… Mais il y en a un qui trainait avec son fusil. Et bien pour le  punir, il a pris une balle dans le pied ! Cela a été le premier sang qu’il ait vu. » Le premier, mais pas le dernier. Il y aura des accrochages avec l’armée de Bachar El Assad. Puis Choukri change de camp pour se rendre à Idlib, dans le nord du pays. Et là, sous les ordres d’un émir marocain qui parle français, Abou Abdel Larmane, il côtoie l’horreur. « Un de ses amis a été décapité. Auparavant il racontait qu’il en avait marre de toutes ces conneries. Allah, disait-il, il n’a qu’à aller se faire foutre ! Il disait qu’il voulait  rentrer à la maison. Quand on a dit ça, on ne mérite plus de vivre. Il a été jugé. C’est-à-dire qu’il y a eu trois, quatre anciens qui se sont mis autour de lui. Il a été jugé en dix minutes. Il a été mis à genoux. Et il a été décapité. Choukri, lui, est coincé entre la peur et l’horreur. Le gamin décapité, il l’avait connu à l’école, dans les quartiers de Nice. » Mais tout ça n’est que le début. Car lui-même va devenir un bourreau : « Il verra et il participera à des décapitations. Le principe est clair : dans un village tenu par les djihadistes, si les habitants ne veulent pas payer l’impôt, les taxes et toutes ces choses-là, et bien, on enlève un des habitants et on lui coupe la tête. Choukri était chargé d’aller livrer la tête à la famille du disparu. » Tout cela devient insupportable au jeune homme. Au point qu’il prépare son départ. En juin dernier, après six mois passés là-bas, c’est grâce à une ruse qu’il va réussir à rentrer en France. « Il avait un lien internet qui continuait à fonctionner. Et là il a fait semblant de pouvoir attirer de nouvelles recrues françaises. Il est allé voir l’émir et lui a dit « moi j’ai deux amis qui veulent venir, mais ils ne viendront que si c’est moi qui vais les chercher ». Et il a dit que ses amis étaient à Montpellier. En ça, il a été malin. L’émir l’a mis dans l’avion de Bruxelles. Arrivé à Bruxelles, deux barbus l’attendaient. Ils ont pris le train pour descendre sur Montpellier. Dans une gare, il a sauté dans le train dans l’autre sens. Il a échappé à ses guides et il n’est pas allé jusqu’à Nice, parce qu’il s’est dit « d’autres vont m’attendre là-bas ». Donc il est descendu à Cannes, et il a pris un autre chemin pour se rendre à Nice et essayer de se réfugier. » Choukri s’abrite alors chez un éducateur qu’il connait, et qui l’accompagne chez des spécialistes du renseignement. Depuis il est en prison. Il dit qu’il a toujours peur. Son avocat Jean François Fouqué l’a interrogé sur ses craintes. Est-ce pour sa sécurité en prison ? : « Non, non, j’ai peur, parce que tous les gens que j’ai tué, tous les gens qui sont morts, là-haut ils vont m’attendre. Et ils vont me mettre la misère. Je suis marqué à vie de ça. » Le jeune homme attend maintenant d’être jugé. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Il risque jusqu’à dix ans de prison.

 

Ecoutes: « le pouvoir raconte des sornettes » (Bayrou)

Ecoutes: « le pouvoir raconte des sornettes » (Bayrou)  

François Bayrou ne fait pas de cadeau à François Hollande et ses ministres. Sur BFMTV, le président du MoDem, candidat à la mairie de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, fustige l’attitude du gouvernement à l’égard des écoutes téléphoniques qui ciblent Nicolas Sarkozy. A commencer par Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur qui se rend mardi à Pau pour y soutenir le candidat du PS, David Habib. « Le ministre de l’Intérieur est normalement l’homme le mieux informé de France, alors on a envie de rire lorsqu’il dit qu’il a appris l’affaire des écoutes dans le journal! », lance François Bayrou.  Lundi soir sur BFMTV, le président du MoDem n’a épargné aucun ministre: « Le pouvoir se moque de nous et raconte des sornettes. Je ne crois pas une seconde qu’ils n’étaient pas informés. Mais ce qui me choque, surtout, c’est qu’ils mentent aux Français ». L’ancien ministre rappelle avoir « fait de la moralisation de la vie publique en France un des combats de [s]a vie. » Et poursuit: « j’ai fait des propositions concrètes pour que la confiance revienne, contre la défiance vis-à-vis des politiques. Sur cette affaire je n’appartiens pas au monde des juges, donc je n’ai aucun détail, mais ce qui me choque c’est qu’on se comporte au pouvoir avec une telle désinvolture ».

 




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