Archive pour le Tag 'rachète'

Rugby : la France se rachète….. tardivement

Rugby : la France se rachète….. tardivement

Après un tournoi assez quelconque, l’équipe de France termine finalement deuxième après avoir disposé in extremis du 15 de la rose. Le 15 français a réalisé une très bonne prestation au cours de la première mi-temps et a lâché prise en seconde.

 

Malgré tout la France a réussi à s’imposer de justesse. A moins d’une minute de la sirène, le pied assuré de Thomas Ramos a permis aux Bleus de reprendre les devants. Et de sceller le résultat d’un match fou, de libérer un Groupama Stadium qui ne demandait qu’à exploser. Dans une ambiance de folie et d’union, joueurs et supporters tricolores ont célébré, jusqu’au long tour d’honneur et un bruyant clapping, cette victoire devenue presque inespérée. Une victoire qui laisse un goût d’amertume car la France a fait preuve du bon et du moins bon dans ce tournoi. Bref trop d’inconsistance et d’une certaine manière la deuxième place obtenue constitue une surprise heureuse. Résultat :33–31 pour la France lors du match contre l’Angleterre.

 

BFM racheté par la CGM, pour quoi faire : de la politique !

 BFM  racheté par la CGM, pour quoi faire : de la politique !

Le groupe CMA CGM, propriétaire de La Tribune, a annoncé ce vendredi avoir signé une promesse d’achat en vue de l’acquisition de 100% du capital de Altice Media qui détient BFM-TV, BFM Business. Un rachat qui politiquement va peut-être rééquilibrer la percée droitière et populiste de Bolloré dans les médias. Reste qu’on peut s’interroger sur le poids des grandes entreprises et autres intérêts financiers dans le secteur de l’information.

Cette acquisition serait réalisée conjointement par le Groupe CMA CGM et par Merit France (holding de Rodolphe Saadé), à 80% et 20% respectivement, sur la base d’une valeur d’entreprise d’1,55 milliard d’euros.

« Cette acquisition permettrait également de renforcer la présence de La Tribune dans la région marseillaise et d’accélérer son développement dans les territoires, dans le respect de son indépendance éditoriale tout en assurant un modèle économique pérenne », explique le communiqué de CMA CGM.

 

 

Politique et finances : EDF rachète les turbines de GE vendues à l’Américain par Alstom

Politique et finances : EDF rachète les turbines de GE vendues à l’Américain par Alstom

Retour En France des turbines d’Alstom soldés à l’Américain général électrique et rachetés par EDF. Une opération sulfureuse managée par Macron depuis 2014 .
Dans un premier temps, grâce à la bénédiction de Macron, les turbines d’Alstom de Belfort ont été rachetées par GE dans des conditions très troubles . Un rachat qui pourrait être lié à des intérêts politico-financiers facilités par des optimisations fiscales.Le géant industriel américain General Electric (GE) a eu recours à de l’optimisation fiscale en France entre 2015 et 2020, lui permettant de transférer jusqu’à 800 millions de profit à l’étranger, selon des informations publiées par le site d’investigation Disclose d’après le Figaro.

Depuis le rachat de l’usine de turbines de Belfort à Alstom en 2015, la multinationale américaine aurait fait échapper 800 millions d’euros de bénéfices vers la Suisse et l’État américain du Delaware, soit un manque à gagner entre 150 et 300 millions pour le fisc français, selon les bilans de l’usine et des audits consultés par Disclose.

Selon ce montage financier, l’usine de Belfort était une «unité de fabrication sous contrat» ou «prestataire» de filiales suisses de GE, qui se chargent des ventes et engrangent la plupart des bénéfices. L’usine de turbines pour centrales électriques versait également des redevances à sa maison mère américaine pour l’utilisation de sa marque et de ses technologies. Bercy aurait validé au préalable le schéma fiscal, selon un protocole de «relation de confiance» avec l’administration fiscale, indique Disclose.

Dans leur assignation déposée en décembre 2021, le syndicat Sud Industrie et le Comité social et économique (CSE) de GE reprochaient à l’entreprise d’avoir minoré le résultat fiscal de l’entité turbines à gaz de Belfort (GE EPF) par le biais de transfert de richesses vers des filiales à l’étranger, où la fiscalité est plus avantageuse. Ils réclament un rattrapage de participation sur la période 2015-2020.

Le CSE estimait à environ un milliard d’euros le montant des profits localisés dans les paradis fiscaux au détriment de GE EPF ces dernières années. EDF a annoncé depuis le rachat d’une partie des activités du site pour 1,2 milliard de dollars.

Le paradoxe c’est que EDF a été contraint par le gouvernement de racheter une partie de l’activité des turbines de GE !

Alstom, c’est le péché originel dans l’aventure macronienne », estimait il y a quelques mois Jérôme Sainte-Marie, président de la société d’études PollingVox. Une opération vécue comme un abandon de souveraineté et qui « a donné l’impression que l’intérêt national était mal défendu »; Un euphémisme !

Business et politique : EDF rachète les turbines de GE vendues àl’Américain par Alstom

Business et politique : EDF rachète les turbines de GE vendues à l’Américain par Alstom

Retour En France des turbines d’Alstom soldés à l’Américain général électrique et rachetés par EDF. Une opération sulfureuse managée par Macron depuis 2014
Dans un premier temps, grâce à la bénédiction de Macron, les turbines d’Alstom de Belfort ont été rachetées par GE dans des conditions très troubles . Un rachat qui pourrait être lié à des intérêts politico-financiers facilités par des optimisations fiscales.Le géant industriel américain General Electric (GE) a eu recours à de l’optimisation fiscale en France entre 2015 et 2020, lui permettant de transférer jusqu’à 800 millions de profit à l’étranger, selon des informations publiées par le site d’investigation Disclose d’après le Figaro.

Depuis le rachat de l’usine de turbines de Belfort à Alstom en 2015, la multinationale américaine aurait fait échapper 800 millions d’euros de bénéfices vers la Suisse et l’État américain du Delaware, soit un manque à gagner entre 150 et 300 millions pour le fisc français, selon les bilans de l’usine et des audits consultés par Disclose.

Selon ce montage financier, l’usine de Belfort était une «unité de fabrication sous contrat» ou «prestataire» de filiales suisses de GE, qui se chargent des ventes et engrangent la plupart des bénéfices. L’usine de turbines pour centrales électriques versait également des redevances à sa maison mère américaine pour l’utilisation de sa marque et de ses technologies. Bercy aurait validé au préalable le schéma fiscal, selon un protocole de «relation de confiance» avec l’administration fiscale, indique Disclose.

Dans leur assignation déposée en décembre 2021, le syndicat Sud Industrie et le Comité social et économique (CSE) de GE reprochaient à l’entreprise d’avoir minoré le résultat fiscal de l’entité turbines à gaz de Belfort (GE EPF) par le biais de transfert de richesses vers des filiales à l’étranger, où la fiscalité est plus avantageuse. Ils réclament un rattrapage de participation sur la période 2015-2020.

Le CSE estimait à environ un milliard d’euros le montant des profits localisés dans les paradis fiscaux au détriment de GE EPF ces dernières années. EDF a annoncé depuis le rachat d’une partie des activités du site pour 1,2 milliard de dollars.

Le paradoxe c’est que EDF a été contraint par le gouvernement de racheter une partie de l’activité des turbines de GE !

Alstom, c’est le péché originel dans l’aventure macronienne », estimait il y a quelques mois Jérôme Sainte-Marie, président de la société d’études PollingVox. Une opération vécue comme un abandon de souveraineté et qui « a donné l’impression que l’intérêt national était mal défendu »; Un euphémisme !

Politique- « La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

Politique- « La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

En rachetant « La Provence », le PDG du troisième armateur mondial se place dans la lignée de Gaston Defferre et de Bernard Tapie, anciens propriétaires du journal et hommes d’influence. M. Saadé dit vouloir « participer au rayonnement » de Marseille, mais ses intentions restent floues.

Une sorte de continuité de nature politique. Le patron de la CMA avait considérablement grossi en rachetant à bon compte la CGM grâce aux décisions de Juppé et à ses relations particulières avec le RPR. Aujourd’hui 80 % de la grande presse est détenue par des financiers sans doute pas pour des motifs philanthropiques ou démocratiques mais évidemment pour peser sur l’opinion. Pas étonnant si la plupart des grands médias se ressemblent et se caractérisent par des lignes électorales globalement proches du pouvoir et des grands intérêts NDLR

« Je ne veux ni racheter l’OM ni devenir maire de Marseille. » Les propos datent de janvier 2022, tenus au détour d’un entretien accordé au Monde par Rodolphe Saadé, dans son bureau au 30e étage de la tour CMA CGM, vue imprenable sur le port. Depuis, le président-directeur général du troisième armateur mondial a livré un duel acharné et arraché à un autre milliardaire, Xavier Niel [actionnaire à titre individuel du Monde], le journal La Provence, principal quotidien du Sud-Est. Pour 81 millions d’euros – une goutte dans l’océan des bénéfices vertigineux de plus de 15 milliards d’euros que réalisera son groupe en 2022 pour la deuxième année d’affilée – « Citizen Saadé », 52 ans, fait ses premiers pas dans le monde des médias. Et figurait dans la liste des candidats au rachat de la chaîne de télévision M6, que Bertlesmann a renoncée à vendre, lundi 3 octobre.

Rodolphe Saadé ne rêve ni de l’Olympique de Marseille ni de l’hôtel de ville. Mais en reprenant La Provence, il se place, qu’il le veuille ou non, dans les traces d’un ex-président du club de football, Bernard Tapie, et d’un ancien maire, le socialiste Gaston Defferre. Si ce dernier, historique propriétaire du Provençal et du Méridional, fusionnés en 1997 dans le titre actuel, utilisait les journaux pour contrôler l’expression politique dans sa ville et faire écho à sa propagande de campagne, l’homme d’affaires, lui, n’aura finalement pas mis son média au soutien d’un come-back électoral. La maladie l’a emporté le 3 octobre 2021.

A l’aune de ce passé récent, le rachat du grand quotidien marseillais par le premier employeur privé de Marseille – 2 900 des 150 000 salariés mondiaux de la CMA CGM y travaillent – pose la question du rôle de ce nouveau mastodonte dans les rapports de force politiques de la ville. En 2022, La Provence ne tire plus qu’à 70 000 exemplaires et a perdu près de 15 millions d’euros en deux ans. Sa stratégie numérique est confuse. Mais, même exsangue financièrement, forcé de vendre son siège historique début 2021 pour se renflouer, le quotidien reste un lieu de pouvoir.
Incontournable puissance locale

Si le plan de relance imaginé par Rodolphe Saadé, qui prévoit d’y injecter 50 millions d’euros, porte ses fruits, il peut récupérer rapidement une partie de son influence. Pour quel usage ? Difficile de le pronostiquer aujourd’hui. Le patron balaye tout objectif politique. Les « chicayas » marseillaises, stigmatisées par Emmanuel Macron dans son discours du 2 septembre 2021, semblent loin des préoccupations quotidiennes d’un entrepreneur qui, ces derniers mois, a finalisé l’acquisition d’un terminal maritime dans le port de Los Angeles, de 9 % du capital d’Air France-KLM et racheté le leader européen de la logistique automobile Gefco.

« La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

« La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

En rachetant « La Provence », le PDG du troisième armateur mondial se place dans la lignée de Gaston Defferre et de Bernard Tapie, anciens propriétaires du journal et hommes d’influence. M. Saadé dit vouloir « participer au rayonnement » de Marseille, mais ses intentions restent floues.

Une sorte de continuité de nature politique. Le patron de la CMA avait considérablement grossi en rachetant à bon compte la CGM grâce aux décisions de Juppé et à ses relations particulières avec le RPR. Aujourd’hui 80 % de la grande presse est détenue par des financiers sans doute pas pour des motifs philanthropiques ou démocratiques mais évidemment pour peser sur l’opinion. Pas étonnant si la plupart des grands médias se ressemblent et se caractérisent par des lignes électorales globalement proches du pouvoir et des grands intérêts NDLR

« Je ne veux ni racheter l’OM ni devenir maire de Marseille. » Les propos datent de janvier 2022, tenus au détour d’un entretien accordé au Monde par Rodolphe Saadé, dans son bureau au 30e étage de la tour CMA CGM, vue imprenable sur le port. Depuis, le président-directeur général du troisième armateur mondial a livré un duel acharné et arraché à un autre milliardaire, Xavier Niel [actionnaire à titre individuel du Monde], le journal La Provence, principal quotidien du Sud-Est. Pour 81 millions d’euros – une goutte dans l’océan des bénéfices vertigineux de plus de 15 milliards d’euros que réalisera son groupe en 2022 pour la deuxième année d’affilée – « Citizen Saadé », 52 ans, fait ses premiers pas dans le monde des médias. Et figurait dans la liste des candidats au rachat de la chaîne de télévision M6, que Bertlesmann a renoncée à vendre, lundi 3 octobre.

Rodolphe Saadé ne rêve ni de l’Olympique de Marseille ni de l’hôtel de ville. Mais en reprenant La Provence, il se place, qu’il le veuille ou non, dans les traces d’un ex-président du club de football, Bernard Tapie, et d’un ancien maire, le socialiste Gaston Defferre. Si ce dernier, historique propriétaire du Provençal et du Méridional, fusionnés en 1997 dans le titre actuel, utilisait les journaux pour contrôler l’expression politique dans sa ville et faire écho à sa propagande de campagne, l’homme d’affaires, lui, n’aura finalement pas mis son média au soutien d’un come-back électoral. La maladie l’a emporté le 3 octobre 2021.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Rodolphe Saadé, la révolution de l’héritier
A l’aune de ce passé récent, le rachat du grand quotidien marseillais par le premier employeur privé de Marseille – 2 900 des 150 000 salariés mondiaux de la CMA CGM y travaillent – pose la question du rôle de ce nouveau mastodonte dans les rapports de force politiques de la ville. En 2022, La Provence ne tire plus qu’à 70 000 exemplaires et a perdu près de 15 millions d’euros en deux ans. Sa stratégie numérique est confuse. Mais, même exsangue financièrement, forcé de vendre son siège historique début 2021 pour se renflouer, le quotidien reste un lieu de pouvoir.
Incontournable puissance locale
Si le plan de relance imaginé par Rodolphe Saadé, qui prévoit d’y injecter 50 millions d’euros, porte ses fruits, il peut récupérer rapidement une partie de son influence. Pour quel usage ? Difficile de le pronostiquer aujourd’hui. Le patron balaye tout objectif politique. Les « chicayas » marseillaises, stigmatisées par Emmanuel Macron dans son discours du 2 septembre 2021, semblent loin des préoccupations quotidiennes d’un entrepreneur qui, ces derniers mois, a finalisé l’acquisition d’un terminal maritime dans le port de Los Angeles, de 9 % du capital d’Air France-KLM et racheté le leader européen de la logistique automobile Gefco.

« La Provence » : encore un journal racheté par un industriel, pour quoi faire ?

« La Provence » : encore un journal racheté par un industriel, pour quoi faire ?

 

 

CMA CGM s’empare de La Provence après un accord avec Xavier Niel; La grande presse est déjà détenue à 80 % par des financiers et des industriels. De quoi s’interroger sur le fonctionnement de la démocratie en France dans la mesure où les lignes éditoriales sont forcément influencées par les intérêts des propriétaires de journaux. Cette fois ,c’est la Provence, ancien journal de Tapie qui passe dans les mains de l’armateur CMA–CGM.

L’armateur basé à Marseille CMA-CGM va pouvoir racheter 100% du groupe de presse régionale La Provence. Après des mois de conflit judiciaire avec son concurrent au rachat, Xavier Niel, le géant des mers s’est accordé avec l’entrepreneur qui lui vend ses 11% du capital de La Provence. Agacée jusqu’ici par l’entêtement judiciaire de Xavier Niel, La Provence a immédiatement partagé son « soulagement ».

 

C’est la fin d’un feuilleton qui aura tenu en haleine les Marseillais et les Provençaux pendant un an. CMA CGM s’est officiellement mis d’accord ce mardi avec NJJ, la holding du fondateur de Free Xavier Niel. L’armateur lui rachète ses 11% de parts dans le groupe de presse La Provence, qui possède d’autres titres que le quotidien marseillais notamment Corse-Matin. Cela ouvre la porte à un rachat définitif et total de La Provence par CMA CGM qui en deviendrait l’unique propriétaire.

L’offre du géant mondial du transport maritime, également basé à Marseille, est désormais seule en lice pour reprendre les 89% à vendre de La Provence, jusqu’ici propriété de Groupe Bernard Tapie (GBT), holding en liquidation de l’ancien patron et président de l’Olympique de Marseille mort en octobre dernier.

Peu de monde s’étonne de cette mainmise de la finance sur les grands médias et pour cause on voit mal ces médias appartenant à des financiers critiquer le processus d’appropriation de la démocratie par des intérêts économiques.Quand on voit ce que Bolloré par exemple fait des  médias acquis, il y a de sérieuses raisons de s’interroger sur l’objectivité de la presse

Société- Twitter racheté par Elon Musk : la menace libertiarienne capitaliste

Société- Twitter racheté par Elon Musk : la menace libertiarienne capitaliste

Au nom d’une liberté qui permet de tout dire et surtout de manipuler l’opinion, l’homme le plus riche qui vaut plus de 300 milliards  Elon Musk  veut se servir du réseau Twitter qu’il vient de racheter pour 44 milliards pour contester les règles de droit dans la société concernant aussi bien l’économie, le social, la démocratie. Une vision très proche de Trump qu’il a soutenu et l’hypocrisie du système « du renard libre dans le poulailler libre » ou l’utilisation de la démagogie et du populisme pour servir en réalité d’immenses intérêt capitalistes.

Un article diffusé par France Info fait le point des enjeux.

L’homme le plus riche de la planète, suivi par 83 millions de personnes, compte bien bousculer le petit oiseau bleu. Par le passé, il a en effet souvent regretté que les modérateurs de Twitter aillent « trop loin » et « interviennent trop », rappelle Le New York Times* . C’est d’ailleurs ce qu’il s’est empressé de redire dans son communiqué* annonçant le rachat : selon lui,  »la liberté d’expression est le fondement d’une démocratie qui fonctionne, et Twitter est la place publique numérique où sont débattues les questions vitales pour l’avenir de l’Humanité ». C’est d’ailleurs pour en être le seul maître à bord qu’il propose de retirer le réseau social des entreprises cotées en Bourse aux Etats-Unis. Une décision qui permettrait à la plateforme d’échapper à tout contrôle externe.

Quelques jours avant la finalisation du rachat, Marianne décrivait justement Elon Musk comme un « absolutiste en matière de liberté d’expression » qui « libérerait le potentiel de Twitter » en laissant les gens  »parler librement dans les limites de la loi ». « Or puisque les discours racistes et antisémites, ou encore la diffusion d’informations privées sont légaux aux Etats-Unis, ce genre de propos pourraient de nouveau être autorisés sur Twitter », fait remarquer l’hebdomadaire.

Dans une interview accordée à La Tribunele chercheur Olivier Ertzscheid, spécialiste des nouvelles technologies à l’Université de Nantes, ne peut que confirmer. « Il faut bien comprendre qu’il existe deux conceptions de la liberté d’expression. La première, plutôt américaine, est radicale : la liberté est au-dessus de tout, ce qui signifie que tout point de vue, quel qu’il soit, peut être exprimé dans l’espace public. Y compris, donc, un point de vue raciste, xénophobe, antisémite ou la diffusion d’une ‘fake news’. La deuxième conception, plutôt européenne et française, est qu’il y a des limites légales à ce qu’on peut dire dans l’espace public. »

Dit autrement, la liberté d’expression façon Elon Musk doit être  »totale », résume l’universitaire. L’utilisateur doit pouvoir écrire ce qu’il veut, sans limites, peu importe si  »l’Histoire récente a démontré que les algorithmes des réseaux sociaux ne sont pas neutres et qu’ils peuvent avoir un impact négatif majeur sur la vie démocratique, partout dans le monde, des Etats-Unis à l’Inde en passant par les Ouïghours en Chine, ou en Europe. »

D’ailleurs, Elon Musk n’a pas attendu de prendre les commandes de Twitter pour y dire tout ce qui lui passe par la tête. Il plaisante, provoque, critique, se moque… Pas plus tard que samedi 23 avril, l’entrepreneur a publié un montage photo grossophobe comparant Bill Gates à un homme enceint. Il était accompagné de la légende suivante : « Au cas où vous auriez besoin de mettre rapidement fin à une érection ».

Trois semaines après le début de la guerre en Ukraine, il proposait de défier le président russe Vladimir Poutine dans un combat « d’homme à homme ». En mars 2020, il avait qualifié de  »débile » la panique que provoquait chez les gens la pandémie de Covid-19.

La liste est encore longue. Et « Elon Musk n’a jamais été banni, ni même suspendu temporairement de Twitter pour l’ensemble de ces propos », rappelle Le HuffPost. Après tout, pourquoi l’aurait-il été ? Selon le patron de Tesla,  »les politiques des plateformes des médias sociaux sont bonnes si les 10% les plus extrêmes de gauche et de droite sont également mécontents », écrivait-il dans un tweet, le 19 avril.

 

En concluant cet accord, « Elon Musk a un projet politique derrière la tête », fait remarquer sur franceinfo Olivier Lascar, le rédacteur en chef du pôle digital de Sciences et Avenir-La Recherche. Avec Twitter, Elon Musk s’achète en réalité « un instrument d’influence », une arme de communication massive qui lui permet d’« avoir l’oreille des politiques et peut-être de trouver les amitiés » nécessaires pour son développement.

A commencer par un certain Donald Trump. L’ancien président américain, banni à vie de Twitter après l’assaut du Capitole à Washington en janvier 2021, pourrait-il y refaire son apparition ? L’intéressé a assuré sur Fox News, lundi, qu’il ne reviendrait pas, malgré l’arrivée d’Elon Musk. Il n’empêche : la prise en main du réseau social par le patron de Tesla et de SpaceX inquiète le monde politique américain. « Cet accord est dangereux pour notre démocratie. Les milliardaires comme Elon Musk jouent selon un ensemble de règles différent de tout le monde, accumulant du pouvoir pour leur propre bénéfice. Nous avons besoin d’un impôt sur la fortune et de règles strictes pour que la ‘big tech’ soit responsable de ses actes », a par exemple dénoncé la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Réaction similaire du président de l’organisation pour les droits civiques NAACP.  »Monsieur Musk, la liberté d’expression est merveilleuse, le discours de haine inacceptable. La désinformation, la mésinformation et le discours de haine n’ont AUCUNE PLACE sur Twitter, prévient Derrick Johnson dans un communiqué*. Ne permettez pas à [Donald Trump] de revenir sur la plateforme… Protéger notre démocratie est de la plus haute importance, surtout à l’approche des élections de mi-mandat [en novembre]. Monsieur Musk, des vies sont en danger, tout comme la démocratie américaine. »

Dans un autre communiqué*, la codirectrice de l’ONG Free Press ne mâche pas non plus ses mots. « Elon Musk lui-même a utilisé Twitter et d’autres plateformes pour attaquer et réduire au silence d’autres personnes. Il a répandu de la désinformation sur le Covid-19 et les vaccins. Il s’est servi de Twitter pour manipuler les marchés et augmenter sa fortune déjà considérable ».

Quand il entend quelqu’un présenter Elon Musk comme un grand défenseur des libertés, Olivier Lascar raconte cette anecdote. « Dans le passé, Elon Musk a déjà démontré que la liberté d’expression avait ses limites dans sa conception, tient à souligner le journaliste, toujours sur franceinfoChez SpaceX, il n’y a que lui qui a le droit de parler, ou son numéro 2. Un internaute s’était amusé à référencer les vols de son jet privé et à les publier en commentaires des propres tweets d’Elon Musk pour montrer qu’il avait un comportement pas très vertueux en termes de dégagement de gaz à effet de serre. » L’histoire s’était terminée ainsi : le milliardaire avait fini par bloquer l’internaute sur le réseau social.

* Tous les liens suivis d’un astérisque mènent vers des contenus en anglais.

L’équipe de foot de Châteauroux rachetée par l’Arabie Saoudite !

L’équipe de foot de Châteauroux rachetée par l’Arabie Saoudite !

 

Châteauroux et sa région ne figurent pas au hit-parade des zones en plein développement. Globalement ce serait plutôt l’inverse avec des phénomènes de désertification surtout dans les zones davantage rurales. On avait déjà signalé que les Chinois rachetaient  en masse des terres agricoles. Maintenant c’est un prince saoudien qui rachète l’équipe de foot.

Pourquoi pas , estiment  certains puisque le PSG lui-même appartient aussi au Qatar.

Progressivement devant leur gestion catastrophique, les clubs français sont contraints de se vendre à n’importe quels capitaux étrangers, des Russes, des Arabes, des fonds activistes internationaux douteux.

En cause évidemment des salaires démentiels même si les joueurs de Châteauroux gagnent 20 fois moins que les vedettes du PSG. Reste que la masse salariale représente au moins la moitié du budget des clubs. Une situation impossible à supporter surtout lorsque les clubs sont maintenant privés de la recette des spectateurs.

Europe 1 racheté par Bolloré ?

 Europe 1 racheté par Bolloré ?

 

 

On sait que Bolloré veut dépouiller la totalité des sociétés de Lagardère et en prendre la direction. Pour l’instant des stratégies de bataille d’actionnaires se mettent en place d’un côté et de l’autre. En attendant, Bolloré pourrait bien racheter séparément Europe 1 (propriété de Lagardère) . Lagardère se séparerait d’un actif pour encaisser un peu de cash. Reste à savoir si Bolloré va diriger Europe 1 comme il a dirigé Canal+ ( ou Cnews)  ( censure, licenciement de journalistes ,échappe de plomb éditoriale). . Auquel cas Europe1 qui des années et même des dizaines d’années s’est complètement écroulée  pourrait alors devenir complètement marginale.

Leader Price racheté par Aldi France

Leader Price racheté par Aldi France

 

La cession de 545 magasins Leader Price, deux supermarchés Casino et trois entrepôts par Casino à Aldi France a été finalisée pour une valeur d’entreprise de 717 millions d’euros et des produits de cession à 683 millions d’euros, a annoncé le groupe d’origine stéphanoise ce lundi soir.

« De ses activités de grossiste, le groupe Casino va désormais pouvoir se concentrer sur ses formats porteurs que sont l’e-commerce, le premium et la proximité, et sur les nouveaux métiers à forte croissance autour de l’énergie et la data», estime Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino.

 

Suez racheté par Veolia pour une dizaine de milliards

Suez racheté par Veolia pour une dizaine de milliards

Veolia a proposé dimanche à Engie de lui racheter 29,9% du capital de Suez au prix de 15,50 euros par action en numéraire en vue de créer “le grand champion mondial français de la transformation écologique”, a annoncé le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets.

Si Engie accepte l’offre, Veolia a l’intention de déposer une offre publique d’achat sur le solde des actions de Suez.

Le prix proposé à Engie représente selon Veolia une prime de 50% par rapport au cours de clôture de l’action Suez le 30 juillet, juste avant qu’Engie ne dise réfléchir à toutes les possibilités vis-à-vis de sa participation d’environ 32% au capital de Suez.

Conforama racheté par But

Conforama  racheté par But

Conforama France vient d’être cédée par le groupe sud-africain Steinhoff à Mobilux, la maison-mère de But, la marque d’ameublement du groupe. Cet accord, officialisé aujourd’hui dans un communiqué de Steinhoff, était attendu alors que la survie de l’enseigne d’ameublement était menacée. Le sud-africain cède ainsi « 100% de ses parts » dans Conforama à Mobilux, structure commune au groupe industriel autrichien Lutz et au fonds américain d’investissement Clayton, Dubilier & Rice (CD&R), après plusieurs semaines de tractations.

Contrôlée depuis 2011 par Steinhoff, Conforama a mis en œuvre un plan de sauvegarde d’emploi (PSE) homologué le 27 février prévoyant la fermeture de 42 magasins (enseignes Conforama et Maison Dépôt), ainsi que 1.900 suppressions de postes sur 9.000 en France.

Dans le cadre de cette opération, « Conforama France recevra des nouveaux financements » en deux fois: seront tout d’abord versés, à la signature de l’accord, « 150 millions d’euros provenant d’un prêt garanti par l’Etat (PGE) de 100 millions d’euros et 50 millions d’euros apportés par Mobilux » a précisé Steinhoff. Ces fonds permettront à Conforama « de finaliser son projet de restructuration et d’accompagner un ambitieux plan de relance post Covid-19″, souligne Steinhoff.

 

De plus, à la clôture de l’opération, « Conforama France bénéficiera d’un second PGE de 200 millions d’euros et d’une augmentation de capital de 200 millions d’euros souscrite par Mobilux (dont 50 millions d’euros reçus à la signature) », précise encore le communiqué.

Ce prêt était l’une des conditions nécessaires à cette reprise, qui était privilégiée par les syndicats de l’enseigne. « L’entreprise pourra à nouveau espérer une reprise d’activité digne de ce nom, sans avoir à arbitrer les priorités au regard du retard de paiements de ses fournisseurs et pouvoir répondre aux attentes de ses clients restés fidèles malgré la conjoncture très difficile que Conforama a traversée », espère ainsi la CGT dans un communiqué.

Au mois d’avril, avec la fermeture des magasins, l’activité de la distribution d’ameublement domestique a chuté de 84,9%, selon l’indicateur de conjoncture de l’Institut de prospective et d’études de l’ameublement (Ipea), après avoir déjà été en repli de 51,6% en mars.

 

Alstom rachète Bombardier

Alstom rachète Bombardier

Il paraît clair que Bombardier est  décidé à se retirer du transport . Airbus a  racheté les parts de Bombardier et que le constructeur ferroviaire français Alstom a racheté ,  lui, l’activité  ferroviaire de Bombardier pour sept milliards d’euros. Ce rachat par Alstom à évidemment une pertinence économique puisque les deux sociétés ont déjà collaboré ensemble pour répondre à des appels d’offres. C’est quand même un certain paradoxe puisque vraisemblablement cette fusion des deux sociétés risque d’être autorisée par la commission européenne. La même commission européenne qui s’était opposée au rapprochement de deux constructeurs ferroviaires européens à savoir Alstom précisément et Siemens. Cela au motif d’un risque de position oligopolistique.

Il y a seulement un an, Alstom avait échoué dans sa tentative de fusion avec Siemens Mobility en raison du refus de la Commission européenne qui estimait que ce rapprochement placerait le nouveau groupe dans une position de domination trop forte de la concurrence. La branche Transports de Bombardier représente cependant plus des deux tiers du carnet de commandes du constructeur canadien qui, plombé par une dette colossale de plus de 9 milliards de dollars américains (8,2 milliards d’euros), se voit obligé de vendre une partie de ses actifs majeurs pour rester en vie.

Avec cette acquisition de sa branche transports, dont la division a son siège à Berlin et emploie environ 1.500 personnes au Québec, Alstom formera un nouveau grand groupe dans le ferroviaire avec un chiffre d’affaires d’environ 15 milliards d’euros.

 

Médias- Le Monde racheté par un financier tchèque !

Médias- Le Monde racheté par un financier tchèque !

Finalement, il suffit d’être riche pour acheter l’opinion. Le journal sans doute le plus prestigieux en France à savoir le monde vient d’être racheté par un financier tchèque. Sans doute pas dans un intérêt économique car  malheureusement l’équilibre financier des grands médias est très aléatoire. Globalement c’est un secteur où on perd davantage d’argent qu’on n’en gagne. L’objectif est évidemment de peser sur l’opinion. Emmanuel Macon a finalement avoué en creux qu’il était impuissant face à cette prise de participation étrangère du plus prestigieux journal français. “Nous avons des règles, elles imposent des limites en terme de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite”, a déclaré à ce sujet le président français lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini. “Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes». Le chef de l’Etat a souligné l’importance que “toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées.”Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky vient d’annoncer le rachat d’une participation de 49% dans la société Le Nouveau Monde, premier actionnaire du quotidien français Le Monde. Daniel Kretinsky est un oligarque tchèques qui a fait fortune dans l’énergie et qui maintenant investit dans les médias (il a aussi racheté Elle  et Marianne). Le risque c’est de voir un journal aussi sérieux que le monde transformé en tabloïd comme la plupart des titres que possède Daniel Kretinsky. Cela repose à nouveau la question de l’indépendance de l’information sachant que la plupart des grands titres français sont détenus par des financiers.

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