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Un « grand débat national pour rien ?

Un grand débat national pour rien ?

 

 

Dune certaine manière, le grand débat pourrait constituer un piège redoutable pour le chef d’État si la conclusion n’était pas à la hauteur des contributions. Il est vraisemblable alors que beaucoup considéreraient que le Grand débat n’a constitué qu’un stratagème pour gagner du temps ou plus exactement pour en perdre. Macron pourrait alors  le payer très cher dans les sondages. En effet, ce qui se dessine actuellement comme conclusion c’est un référendum qui porterait sur quelques aspects institutionnels finalement assez secondaires mais rien en matière de justice sociale et de justice fiscale. Le chef de l’État compte sans doute sur le calendrier pour durer jusqu’à qu’aux prochaines vacances d’été. En effet le débat s’achève normalement le 15 mars, ce n’est que le 15 avril que Macron en tirera des conclusions. Un référendum pourrait alors être proposé englobant un ou plusieurs projets de loi. Le temps du débat pourrait conduire jusqu’au début de l’été voir au-delà. En attendant les élections européennes se seront déroulées et il est vraisemblable que le score de la république en marche ne sera pas à la hauteur des espérances (autour de 20 % actuellement dans les différents sondages). Pour l’instant, c’est le grand flou de la part du gouvernement sur la sortie concrète de ce grand débat. Parmi les options vient de resurgir celle d’un recours à un référendum sur les questions institutionnelles, possiblement organisé le jour des élections européennes, le 26 mai. Mais l’idée, évoquée dès juillet 2017 par Emmanuel Macron, suscite des réserves au sein même de la majorité et une franche hostilité de l’opposition qui y voit une “manoeuvre politicienne.” “Les Français ne demandent pas la proportionnelle tous les jours sur les ronds-points, ils demandent du pouvoir d’achat, ils demandent moins d’impôts”, estime ainsi le sénateur Les Républicains (LR) Bruno Le Retailleau. “Il faut faire de vraies réformes, pas des semblants de réforme”.

Le travail : valeur structurante (Jacques Mistral)

Le travail : valeur structurante   (Jacques Mistral)

Dns le cadre des journées économiques d’Aix , on redécouvre le travail comme valeur sociale structurante de notre société.  On réfute  l’idée que le travail puisse être réduit à une marchandise déclare Jaques Mistral qui poursuit  « Il n’y a d’ailleurs rien qui ne soit plus étranger à « l’économie pure » que le travail. Tous les grands auteurs se sont bien gardés de procéder à cette réduction et ont toujours développé une approche d’économie politique pour traiter du travail : les sentiments moraux chez Smith, l’aliénation chez Marx, l’économie sociale, complément de l’économie pure, chez Walras, les conditions de vie des salariés et la rigidité du salaire nominal chez Keynes. Il y a à cela une raison fondamentale : la religion ne jouant plus dans nos sociétés « modernes » le rôle structurant qui a longtemps été le sien, le travail est ce qui charpente fondamentalement la vie de la société. Le travail est facteur du progrès social, il est capacité d’expression créatrice de chacun, il est l’axe de la lutte contre les inégalités. Le travail est avant tout une valeur sociale, il faut « émanciper le travail ». C’est donc sur une ligne de crête qu’il faut se tenir : d’un côté, le travail dans la bataille de la compétitivité (qu’il faut mener avec plus d’énergie), mais de l’autre aussi le travail rebelle à la « marchandisation ». Cette tension entre liberté et libération pourrait bien être au fondement même de la vie sociale. On en trouve déjà trace en tout cas dans certains des mythes fondateurs de notre civilisation. Je ne suis à cet égard pas loin de considérer Hésiode, poète grec du VIIIe siècle avant notre ère, comme le véritable fondateur de l’économie politique. L’un de ses grands poèmes s’intitule en effet Les Travaux et les jours et l’on y trouve une merveilleuse évocation du travail agricole au fil des saisons, de ses techniques, de ses disciplines et de ses fruits : « Quand Orion et Sirius auront atteint le milieu du ciel et qu’Aurore aux doigts de rose pourra voir Arcture [le nom d'une étoile], alors, Persès [son frère, à qui s'adresse le poème], cueille et rapporte chez toi toutes tes grappes, expose-les au soleil dix jours, mets-les à l’ombre pendant cinq jours et le sixième puise et mets dans tes vases le don riche en joies que te fait Dionysos. Enfin, quand auront plongé les Pléiades et la force d’Orion, souviens-toi des semailles dont voici à nouveau la saison. Et que le grain sous le sol suive son destin. » Au-delà de cette formulation (dans laquelle on pourrait voir anticipée la pensée des Physiocrates), le poète propose beaucoup plus qu’un manuel de travaux agricoles, il élève sa pensée au niveau des principes politiques et moraux. À propos du travail, il voit à l’œuvre deux « luttes », deux tendances contradictoires. La première est bienfaisante, elle stimule le travail et son moteur n’est rien d’autre que la concurrence: « Cette lutte éveille au travail même l’homme indolent. Tout voisin envie le voisin empressé à faire fortune. » Et il y voit une force positive. Mais il y a une seconde lutte, envoyée aux hommes par Zeus pour se venger de Prométhée, une lutte cruelle et destructrice, « qui naquit de la nuit ténébreuse [...] [et qui pousse l'homme] à prendre le bien d’autrui » : c’est l’amorce du conflit de répartition. Et le poème délivre finalement deux préceptes : travaille et sois juste. Est-ce là le principe propre à réconcilier efficacité du travail et émancipation du travailleur ? ».

 

Ecoutes téléphoniques : tout un cirque pour rien

Ecoutes téléphoniques : tout un cirque pour rien

 

Grande nouvelle les Etats-Unis écoutaient la France ! Et la France n’écoute personne ? Si bien sûr mais ses moyens ne sont pas à la hauteur de ceux des Etats-Unis. Avec la novelle loi sur le renseignement on pourra écouter davantage ( souhaitable pour lutter contre le terrorisme mais attention aux dérives anti démocratiques). En fait tout le monde espionne tout le monde et pas seulement sur les questions politiques mais surtout sur les aspects économiques et tecnologiques.par le biais des écoutes et surtout par d’autres moyens plus ou moins légaux. La réaction française  très médiatisée  ( réunion d’un « conseil de défense » du gouvernement français ( pourquoi pas un conseil de guerre ?)  et de certaisn responsables de l’opposition est donc ridicule. C’est du cinéma. On va faire quoi ? déclarer la guerre aux Etats unis ? Ou faire comme en Allemagne classer vite l’affaire suite aux écoutes de Merkel par la NSA. En outre il n’y a pas grand chose à écouter tellement les propos des politiques sosnt indigents. Selon les notes de WikiLeaks publiées par Mediapart et Libération, qui se sont procurés les documents confidentiels de la National Security Agency (NSA), les États-Unis auraient mis successivement sur écoute les trois derniers présidents français, Jacques ChiracNicolas Sarkozy et François Hollande pendant près d’une décennie, de 2006 à 2012. Outre les trois derniers présidents français, dont celui en activité, ce sont d’autres responsables politiques, des ministres, des conseillers présidentiels, des diplomates, des porte-paroles ou encore des directeurs d’administration qui ont fait l’objet d’écoutes téléphoniques. Dans la foulée de ces révélations, l’Élysée a annoncé la tenue d’un Conseil de défense autour de François Hollande. Manuel Valls, Laurent Fabius, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll ainsi que les principaux responsables militaires et des services de renseignement ont participé à cette réunion. Le Conseil condamne « des faits inacceptables » et a réclamé le « strict respect » des engagements de Washington. « La France ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité », déclare l’Élysée. Selon l’entourage de Laurent Fabius, l’ambassadrice américaine à Paris a été convoquée par le ministre des Affaires étrangères à l’issue de la réunion du Conseil de défense. Selon Stéphane Le Foll, « il est difficile d’accepter qu’entre alliés (…), il puisse y avoir ce genre de pratiques, en particulier sur des écoutes liées au président de la République ». Même son de cloche du côté de Claude Guéant, qui considère au micro de RTL qu’il y a « une rupture du pacte de confiance » entre les deux pays.  L’ancien conseiller de l’Élysée, qui a, lui aussi, été écouté, attend une réaction forte du gouvernement. Une demande également formulée par François Baroin et Florian Philippot, interrogé par RTL. Le vice-président du Front national estime toutefois qu’il est impossible que les autorités françaises n’aient pas été au courant de ces écoutes. Bref du cirque !

 




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