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Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

 

Il y a maintenant trois ans que les responsables britanniques s’écharpent sur la question du Brexit sans parvenir à se mettre d’accord sur une issue possible. Pour preuve les députés britanniques ont voté à la fois contre le Brexit doux  faisant suite à l’accord passé entre Theresa May et l’union économique. Mais ’ils ont voté de la même manière contre la prospective d’un Brexit dur, c’est-à-dire sans accord avec l’union économique. Bref la classe politique britannique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de ses contradictions. Du coup, les députés britanniques ont voté massivement jeudi en faveur d’un report du Brexit, actuellement fixé au 29 mars,  Les élus ont approuvé par 412 voix contre 202 une motion gouvernementale prévoyant un report de courte durée, au plus tard au 30 juin, en cas d’adoption d’un traité de divorce d’ici mercredi, ou un report de longue durée – sans aucune limitation – en cas de rejet. Des prises de position complètement incompréhensible et qui témoignent que beaucoup de députés britanniques sont complètement hors sol par rapport aux enjeux économiques, sociaux et politiques. En fait, on voit mal ce que pourrait apporter une nouvelle discussion d’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’union économique. Il n’est pas certain que la commission européenne apprécie vraiment l’hypocrisie britannique qui envisage y compris un report de la date de longue durée. Les Brexiters et les unionistes nord-irlandais jugent le texte de transition conclue entre Theresa May et la commission économique inacceptable en l’état, car il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE – dans l’attente du résultat des négociations sur les relations futures entre les deux entités – afin d’empêcher le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. Le plus grave dans l’affaire c’est que ce tissu de contradictions britanniques va créer une incertitude supplémentaire sur les conditions juridiques futures des échanges de biens, de capitaux et de personnes. Juste à un moment ou la croissance se tasse dangereusement dans l’union économique : sans doute pas plus de 1 % en 2019 et des perspectives de récession pour le Royaume-Uni

Juppé, Pillet et Mézard au Conseil constitutionnel : pour quoi faire ?

Juppé, Pillet et Mézard au Conseil constitutionnel : pour quoi faire ?

Par miracle, les trois politiciens  Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet, en entrant au conseil constitutionnel se sont subitement transformés en sage lundi. Il a suffi que le président de la République, le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale annoncent l’identité des personnes qu’ils souhaitaient nommer au Conseil constitutionnel pour que ces décisions soient considérées comme actées. Pourtant, depuis 2010, ces nominations sont soumises à un vote de la commission des lois de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Certes, ces commissions ne peuvent s’opposer à une nomination qu’à la majorité des trois cinquièmes. Mais leur pouvoir n’est pas mince, dès lors qu’elles procèdent à l’audition publique des personnes pressenties, afin notamment de s’assurer de leur compétence. Or, si une expérience de la vie politique ne nuit sans doute pas à la fonction, l’expertise requise est avant tout juridique. Le Conseil constitutionnel dispose du pouvoir d’abroger les lois qu’il juge inconstitutionnelles. Son existence repose sur l’idée qu’il se livre à un contrôle juridique. Personne n’est prêt à admettre qu’un petit groupe de personnalités prestigieuses décident simplement selon leur intuition du sort des lois votées par le Parlement. Or, tant sur la forme que sur le fond, les auditions échouent pour l’instant à atteindre leur objectif. Sur la forme, la technique actuelle consiste à rassembler les questions avant d’entendre de brèves réponses à chacune d’entre elles. Il convient de permettre à tous les parlementaires qui le souhaitent de s’entretenir avec la personne auditionnée, et d’insister lorsqu’une réponse ne les satisfait pas. Les auditions durent actuellement moins de deux heures. L’enjeu est suffisamment important pour qu’il paraisse justifié de les prolonger. Un échange datant de 2016, que l’on peut visionner sur le site du Sénat, permet de se faire une idée des questions posées lors de ces auditions. Membre de la Commission des lois, le sénateur Jacques Mézard (aujourd’hui désigné comme l’un des trois entrants au Conseil, en même temps qu’Alain Juppé et François Pillet) s’adresse à Michel Pinault, alors futur membre : « Quelle est votre relation avec les Français ? » Réponse de l’intéressé : « J’ai une maison de campagne dans le Beaujolais, avec des voisins dont certains sont modestes, et que j’aime beaucoup. Et je les écoute, parfois autour d’un verre de morgon. » !!!!!!

À quoi sert l’impôt ? Le détail des dépenses publiques

À quoi sert l’impôt ? Le détail des dépenses publiques

Dans le cadre du grand débat une note est destinée aux organisateurs de réunions ;  elle indique que pour 1000 € de dépenses publiques en France 575 € sont consacrés à la protection sociale dont 268 € pour les retraites, 191 € pour l’assurance maladie, 42 € pour les allocation familiales, 35 € pour le chômage, 17 € pour l’aide au logement et 22 € pour d’autres (par exemple RSA) viennent ensuite les dépenses sectorielles qui représentent 143 € dont 53 € pour les affaires économiques ( crédits d’impôts etc.), 43 € pour le transport et les équipements collectifs, 22 € pour la culture, 16 € pour l’environnement, 9€ comme l’éclairage public. Concernant les services publics régaliens le total est de 60 € dont 31 € pour la défense, 25 € pour la sécurité, 4euros pour la justice. L’éducation compte 96 €. La recherche 23 €. Le fonctionnement (partiel)  des administrations publiques 66 €. Enfin la charge de la dette 37 €. On note évidemment que la principale dépense concerne les retraites suivies de l’assurance maladie. Ce que n’indique pas par contre cette note c’est le rendement des dépenses. En effet les 1000 € ne sont pas entièrement redistribués et une partie disparaît dans les frais de fonctionnement qui pourrait atteindre presque 400 €.

À quoi sert l’impôt ? Le détail des dépenses publiques

À quoi sert l’impôt ? Le détail des dépenses publiques

Dans le cadre du grand débat une note est destinée aux organisateurs de réunions ;  elle indique que pour 1000 € de dépenses publiques en France 575 € sont consacrés à la protection sociale dont 268 € pour les retraites, 191 € pour l’assurance maladie, 42 € pour les allocation familiales, 35 € pour le chômage, 17 € pour l’aide au logement et 22 € pour d’autres (par exemple RSA) viennent ensuite les dépenses sectorielles qui représentent 143 € dont 53 € pour les affaires économiques ( crédits d’impôts etc.), 43 € pour le transport et les équipements collectifs, 22 € pour la culture, 16 € pour l’environnement, 9€ comme l’éclairage public. Concernant les services publics régaliens le total est de 60 € dont 31 € pour la défense, 25 € pour la sécurité, 4 euros pour la justice. L’éducation compte 96 €. La recherche 23 €. Le fonctionnement (partiel)  des administrations publiques 66 €. Enfin la charge de la dette 37 €. On note évidemment que la principale dépense concerne les retraites suivies de l’assurance maladie. Ce que n’indique pas par contre cette note c’est le rendement des dépenses. En effet les 1000 € ne sont pas entièrement redistribués et une partie disparaît dans les frais de fonctionnement qui pourrait atteindre presque 400 €.

Benalla: 7000 euros mensuels, pour quoi faire ?

Benalla:7000 euros mensuels, pour quoi faire ?

7000 € bruts soient 6000 € nets c’est le montant révélé par BFM pour Benalla dont on se demande bien quel pouvait être le rôle. En effet 7000 € brut c’est peut-être un peu beaucoup pour faire de la bicyclette à côté de Macron et de son épouse ou pour coller en permanence au président à chacune de ses apparitions publiques. En outre Benalla  n’était pas chargé officiellement chargé de la sécurité du président,  responsabilité qui incombe aux services de police officiels. On ne sait pas trop bien quel était la mission exacte de Benalla. Son dernier exploit a été d’intervenir fermement pour que le car des champions du monde de football franchisse les Champs-Élysées en quelques minutes pour permettre à Macron de fêter la victoire des bleus au journal télé de 20 heures. On se demande encore quel pouvait être son utilité lorsqu’il allait surveiller des manifestations voire à l’occasion taper sur quelques contestataires. En tout cas 6000 € net c’est peut-être un peu beaucoup pour un sulfureux collaborateur chargé d’une mission qui n’est pas définie, surtout quand l’intéressé en plus ne dispose d’aucune qualification ou de formation pour exercer une responsabilité à la présidence de la république.  Sur son contrat de travail de quatre pages que BFMTV a pu se procurer, il est indiqué qu’il est agent contractuel au sein du cabinet du président de la République. Ses fonctions ne sont pas détaillées; il est chargé de mission sans plus de précision. Plus tard sur TF1, il indique que sa tâche consistait notamment à préparer les déplacements du président. Autrement dit, il n’est pas agent de sécurité du chef de l’Etat - un poste réservé à des policiers et des gendarmes du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République, une unité d’élite.

Des écolos au gouvernement : pour quoi faire ?

Des écolos au gouvernement : pour quoi faire ?

Daniel Boy, chercheur au Cevipof et enseignant à Sciences Po, spécialiste de l’écologie politique explique l’inconfort et les contradictions.des ministres écolo dans les gouvernements

 

 

- Comment expliquez-vous le départ de Nicolas Hulot?

 

Daniel BOY. – Il a jugé qu’il passait du compromis à la compromission, j’imagine. Cette tension tiraille les écologistes. Ils font la différence entre un bon compromis, c’est-à-dire ne pas avoir tout obtenu, mais suffisamment pour rester au gouvernement, et la compromission, qui signifie: “J’ai trahi mon idéal”. C’est exactement ce qu’explique Nicolas Hulot à France Inter. Il est en train d’en admettre trop, de baisser son niveau d’exigence. Il quitte le gouvernement car il tient à garder l’image d’une personnalité qui défend l’écologie librement et qui parle indépendamment avec la gauche et la droite. Car il lui est arrivé de faire des compromis, comme avec Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait signé son pacte écologique. Il a également conseillé Chirac, Sarkozy et Hollande. Entrer dans le gouvernement complétait sa carrière, mais il a jugé hier que ça allait trop loin.

 

Est-ce que la démission du ministre vous rappelle d’autres aventures gouvernementales d’écologistes?

En effet, ce n’est pas le premier refus d’écologistes de participer au gouvernement. Cécile Duflot est sortie de celui de François Hollande en 2014, une fois que Manuel Valls a été nommé premier ministre. Après ce départ, son parti, Europe Ecologie Les Verts (EELV), décide de quitter la majorité. Mais les raisons invoquées n’ont pas de rapport avec l’écologie. Elle soupçonne Manuel Valls de vouloir développer une politique libérale. Le cas de Nicolas Hulot rappelle davantage celui de Dominique Voynet, ministre de l’Environnement sous Lionel Jospin. Elle démissionne du gouvernement après quatre ans. Elle considère que les Verts [son parti à l'époque, ndlr] n’ont pas obtenu grand-chose de leur participation au gouvernement.

 

Dominique Voynet avait fait part à l’époque de sa déception. Comme elle, Nicolas Hulot a regretté au micro de France inter que l’écologie «soit toujours reléguée dans les dernières priorités». L’écologie politique est-elle condamnée à une forme d’isolement?

Il y a toujours la même problématique: les écologistes sont toujours en minorité. Ils arrivent au pouvoir par des alliances. Aux élections locales, ils peuvent atteindre 8%. Aux élections présidentielles, le score est anecdotique. Et aux législatives, elle ne fait de bons scores que là où il y a des accords, notamment avec le Parti socialiste (PS). Dans toute coalition, il y a alliance entre majoritaires et minoritaires. Et le mouvement écologiste a toujours la position de minoritaire. Il n’a donc pas les mains libres pour réaliser ses projets.

 

Les écologistes étaient encore présents lors de la précédente mandature avec un groupe à l’Assemblée et au Sénat. Aujourd’hui ils n’ont plus de députés, et, moins de dix sénateurs. L’écologie politique est-elle en crise?

Après leur échec aux législatives de 2017, il y a forcément une crise. Ils ont perdu leur place politique car ils ont sombré en même temps que leur partenaire, le PS. Ils ont été emportés par le phénomène Macron qui a dynamité le système. D’autre part, ils ont subi une importante perte financière, le financement de la vie politique en France étant lié aux résultats électoraux. Ils ont été obligés de réduire leurs actions et leur matériel de propagande. Mais EELV ne va pas disparaître. Le parti peut se refaire une santé avec les européennes, des élections qui les favorisent. En 2009, ils avaient obtenu plus de 16% des suffrages. Et déjà en 1989, ils rassemblaient 11% des voix. L’écologie est un sujet fondamental pour l’Europe, car beaucoup de règles environnementales sont imposées par l’Union Européenne. Ensuite, il y a généralement une forte abstention. Dans ce cas, les votants sont des personnes un niveau d’études élevé qui sont sensibles à l’écologie politique. De plus, le rétablissement de la circonscription unique est une bonne nouvelle pour eux. Il n’y aura qu’une seule liste. Cela coûtera moins cher.

 

Glyphosate , c’est quoi ( Wikipédia)

 

Un article à caractère « scientifique » de wikipédia.  mais qui nappaorte gère déclairageLe glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) est un herbicide total foliaire systémique, c’est-à-dire non sélectif, absorbé par les feuilles et à action généralisée. Autrefois exclusivement produit par Monsanto(à partir de 1974, sous la marque Roundup), son brevet est passé dans le domaine public en 2000, de sorte que d’autres entreprises le produisent désormais.

Le glyphosate seul est peu efficace, car il n’adhère pas aux feuilles et les pénètre difficilement. On lui adjoint donc au moins un tensioactif. C’est le désherbant le plus utilisé au monde (environ 8 000 t/an de matière active en France en 2016)5.

Le glyphosate est classé depuis le 20 mars 2015 comme « probablement cancérogène » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Cette agence de l’OMS précise que ce classement est uniquement une estimation du danger, et que l’estimation du risque pour la population générale est du ressort des agences de sécurité sanitaire6. Depuis lors, un panel d’experts de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’Organisation mondiale de la santé estime en mai 2016 qu’il est improbable que le glyphosate soit cancérigène par voie alimentaire7. Des appréciations similaires ont été rendues par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA)8 ainsi que par les différentes agences nationales ayant été chargées récemment d’évaluer le risque sanitaire du glyphosate par voie alimentaire9,10,11,12,13,14,15,16,17. Ses opposants lui prêtent par ailleurs des effets néfastes sur l’environnement, notamment certains insectes et de façon indirecte les oiseaux qui s’en nourrissent, ainsi que sur la santé des personnes exposées aux pulvérisations (agriculteurs et populations rurales). Il est à noter que l’OMS le classe comme non-cancérigène à la suite d’une étude de cohorte (étude sur la santé des agriculteurs sur une période longue) tandis que le CIRC se base sur des études préexistantes surtout sur des animaux. Ce qui amène ces deux agences à signaler que leurs conclusions ne sont pas contradictoires car n’étudiant pas la même chose. L’une le risque l’autre l’exposition.

 

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Geoffroy Roux de Bézieux, 55 ans, succédé à  Pierre Gattaz. Il représente le courant très libéral  start-up, nouvelles technologie ; Il fera évidemment pression pour obtenir de nouveaux allégements fiscaux notamment pour les grands groupes et pour une accélération du dé tricotage du modèle social ; le problème c’est que les acteurs économiques les plus influents sont déjà présents au gouvernement et en particulier chez Macro qui a repris les revendications du MEDEF et s’apprête à les satisfaire encore. Les grands patrons n’ont nullement besoin du Medef pour faire valoir leur point de vue, ils s’adressent directement à l’Elysée plus que bienveillant à leur égard : totalement en conformité. Ces patrons sons pour la plupart sortis des mêmes écoles que les conseillers de Macron et que Macron lui-même. Ils n’espèrent qu’uen chose obtenir un jour un poste dans ces grandes entreprises. Macron reprend à son compte les souhaits du grand patronat et de la haute fiance qui l’a porté au pouvoir. Dès lors la Medef ne servira pas à grand-chose surtout pas aux petits patrons de taille moyenne. En outre Gattaz a grandement contribué à ringardiser une organisation qui s’est surtout caractérisé par une attitude corpo, finalement comme la CGT mais pas au service des m^me intérêts.

G5 Sahel: un redéploiement ! De quoi ?

G5 Sahel: un  redéploiement ! De quoi ?

 

 

Face aux deniers attentats, le gouvernement est sans réponse et pour cause. Officiellement une force commune africaine et française assure la lutte contre le terrorisme mais on ne dispose que de 4500 soldats sur un territoire à peu près aussi grand que celui de l’Europe ; la vérité c’est que les forces sont insignifiantes, le financement de cette force même pas assurée par l’Europe qui se désintéresse de cette question. De manière très vague, Emmanuel Macron a évoqué lundi un possible redéploiement des forces militaires dans le Sahel, trois jours après l’attentat suicide commis contre le QG de la force régionale du G5 Sahel et au lendemain d’une attaque contre une patrouille conjointe de soldats maliens et français au Mali. “Je veux évidemment avoir une pensée pour nos amis maliens suite aux attaques lâches, odieuses, des terroristes au PC de Sévaré, puis à Gao”, a dit le chef de l’Etat français à la presse à son arrivée à Nouakchott (Mauritanie). “Plusieurs militaires français ont été blessés, ils sont en cours d’évacuation vers la France mais ce sont des civils maliens, des civils africains qui sont tués par les terroristes et qui sont les premières victimes de ces barbares que nous combattons.” L’attaque a été revendiquée lundi via SITE, un centre spécialisé dans la surveillance des groupes islamistes sur internet, par le groupe Nusrat al Islam wal Muslimin, filiale malienne d’Al Qaïda. “Nous allons cet après-midi prendre des décisions concrètes de redéploiement de nos forces et de positionnement pour les prochains mois”, a poursuivi Emmanuel Macron, qui devait participer à un déjeuner avec les chefs d’Etat de l’Union africaine et à une réunion avec ses homologues du Sahel.

« Référendum » à la SNCF : pour quoi faire ?

« Référendum »   à la SNCF : pour quoi faire ?

 

Les résultats du référendum organisé par es syndicats ne font pas de doute, il y aura 90% au moins des cheminots contre le projet de modification du gouvernement. Ce référendum ne fera pas partir le patron de la SNCF Pepy dont le mandat n’est pas en question pour l’instant,  pas plus que celui du Premier ministre voire de la ministre des transports pourtant qui ne brille guère dans la gestion du conflit. Il s’agit évidemment d’une opération de com. pour ressouder les troupes en interne qui commencent à se fatiguer de l’absence de perspectives de sortie de crise. Après une première journée à 33,9%, le taux d’agents grévistes a graduellement baissé pour atteindre 17,12% mardi puis passer pour la première fois sous les 15%. Tous les métiers sont concernés par la baisse, y compris les conducteurs (53% contre 63% mardi), les contrôleurs (45,5% contre 58,9%) et les aiguilleurs (20,9% contre 24,5%), en pointe depuis le début de la contestation. Le trafic restait cependant très perturbé avec un train en circulation sur deux mercredi sur les lignes de Transilien, de TGV, de TER et sur les liaisons internationales et un train sur trois pour les Intercités. Pour Macron ce référendum sera encore du pain béni pour montrer que face à une attitude corporatiste, lui, le grand réformateur ne recule pas. De ce point de vue, l’attitude de Macron est aussi radicale que celle des syndicats. On instrumentalise le conflit SNCF pour donner du crédit à la ligne réformatrice du gouvernement. Bref deux attitudes assez irresponsables ; Il serait temps que des syndicats réformistes comme la CFDT sortent le conflit de ce bourbier en persuadant le gouvernement de trouver des solutions à la reprise de la dette, au financement des investissements et aux garanties des futurs embauchés hors statuts. Ce qu’a fait Laurent Berger, patron de la CFDT, qui sent bien que dans cette affaire c’est le syndicalisme mais aussi le gouvernement qui risquent de perdre en crédibilité.

SNCF : Une filiale fret, pour quoi faire ?

SNCF : Une filiale fret, pour quoi faire ?

 

Au moment où le gouvernement justifie la réforme du statut juridique de l’entreprise en avançant l’idée de réunifier les moyens aujourd’hui dispersé entre 3 entités, la direction SNCF annonce la filiation du Fret SNCF. Ce sera le énième plan de relance d’uen activité qui n’a cessé de régresser depuis des dizaines d’années même si on constate un léger redressement ces derrières années. En cause, évidemment la transformation structurelle des échanges dans l’espace et dans le temps. Les modes de productions se sont complexifiés et réclament des prestations logistiques pointues et pas seulement du transport physique brut. De ce point de vue,  le rail a du mal à s’adapter. Le chemin de fer n’est qu’un maillon de la chaine logistique, il faut évidemment qu’il offre des prestations plus complètes et plus adaptées. Restera quand même un handicap récurrent, à savoir que les trains de marchandises circulent sur les mêmes voies que les trains de voyageurs (sauf sur les lignes nouvelles TGV) °. D’où souvent des conflictualités concernant les sillons horaires. Enfin il faudra définir un axe stratégique au fret et de ce point de vue la systématisation du transport combiné est un impératif. Certes le transport combiné a progressé mais il est loin d’avoir obtenu la part de marché qui correspond à son domaine de pertinence et aux impératifs environnementaux. L’idée est de renflouer Fret SNCF et de doter cette activité «d’une personnalité juridique propre, société dont le groupe public ferroviaire détiendrait 100 % du capital», a précisé la direction. «SNCF Mobilités la conservera, et son activité sera autonomisée, comme ça se passe dans toute l’Europe», a expliqué à l’AFP Guillaume Pepy, le patron du groupe public. Ce projet de filialisation de Fret SNCF a aussitôt été dénoncé par certains syndicats, qui y voient un signe du démantèlement du service public ferroviaire.

 

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

Syrie : Un débat à l’Assemblée nationale, pour quoi faire ?

 

Contrairement à plusieurs pays où un débat préalable est nécessaire au parlement, en France c’est le chef de l’Etat qui décide seul et rend compte ou non aux assemblées. Un exercice démocratique utile mais un peu désuet car on ne voit guère l’intérêt d’une discussion une fois les frappes effectuées et surtout terminées. Des frappes d’ailleurs très limitées, ponctuelles  et surtout symboliques (12 missiles pour la France sur 2 sites). Il sera sûrement reproché au président français, une absence de débouché politique sur la Syrie où les occidentaux n’ont pas voix au chapitre depuis que la Russie et l’Iran les ont remplacés.  La question sera de savoir en quoi cette intervention sert les intérêts de la paix. François de Rugy confirme cependant la tenue d’un débat sans vote lundi impliquant gouvernement et députés sur les frappes en Syrie menées en riposte au bombardement chimique de Douma, imputé au régime de Bachar al Assad de Douma. Après avoir donné l’ordre aux forces armées françaises de participer à une opération militaire aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l’arsenal chimique syrien, Emmanuel Macron a promis samedi que, conformément à l’article 35 de la Constitution, le Parlement serait informé et un débat parlementaire organisé, répondant à une demande exprimée notamment par le chef de file des députés Les Républicains Christian Jacob. “Après la réunion d’information autour du Premier ministre, un débat sera organisé comme je l’avais souhaité à l’Assemblée nationale lundi à 17h : cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions”, annonce dimanche sur Twitter François de Rugy. Le président de l’Assemblée salue par ailleurs “la réussite de l’opération grâce au savoir-faire des militaires français”.

SNCF : jusqu’au bout de quoi ?

SNCF : jusqu’au bout de quoi ?

 

 

Contrairement à ce qu’affirme Macron la réforme SCF n’ira pas jusqu’au bout. En raison surtout du fait que la dette n’est pas traitée, ni le futur financement des équipements. Du coup, mécaniquement la dette va repartir de plus belle. Le seul engagement du gouvernement c’est une vague promesse de reprendre progressivement un partie de la dette (combien,) et en après mise en œuvre de la réforme. Quant aux lignes secondaires vitale pour l’économie des régions, Macron affirme qu’elles ne seront par fermées par le gouvernement ;  la responsabilité en reviendra aux régions qui évidemment n’auront pas les moyens financiers de les maintenir.  En dépit de cela,   Emmanuel Macron a affiché jeudi sa détermination à a déclaré vouloir aller “au bout” de la réforme de la SNCF et appelé les syndicats “au calme” après dix jours d’une grève qui paralyse par intermittence le réseau ferroviaire  Lors de son interview au 13-Heures de TF1, le chef de l’Etat a défendu les points brûlants du projet de transformation de la compagnie ferroviaire, comme la suppression du statut des cheminots pour les nouvelles recrues et l’ouverture à la concurrence programmée dans les années à venir. “On ira au bout dans le respect de chacun, dans la considération et sans que nul n’oppose les Français entre eux”, a-t-il dit. “Parce que c’est ce que notre pays attend.” Mais au-delà du contenu de la réforme, les syndicats dénoncent la méthode de l’exécutif, qui organise selon eux des concertations de pure forme depuis le début du mois de mars et resterait sourd à leurs suggestions. Ils réclament par ailleurs un geste de l’Etat sous la forme d’une reprise de la dette de l’entreprise – 47 milliards d’euros pour la seule SNCF Réseau, ce à quoi le gouvernement répond par une promesse à long terme et non chiffrée. “Elle sera pour partie et progressivement reprise à mesure que ces réformes se feront”, a dit Emmanuel Macron. Pour le secrétaire général de la CFDT cheminots, Didier Aubert, les annonces du chef de l’Etat “ne sont pas de nature à répondre aux enjeux de cette réforme du ferroviaire”. Emmanuel Macron utilise, selon lui, la rhétorique habituelle de l’exécutif selon laquelle “la transformation du statut de l’entreprise, la suppression du statut des cheminots, seront de nature à régler tous les dysfonctionnements que rencontrent les usagers dans les trains quotidiens”. “En aucun cas il n’a fait d’annonce qui permettrait de financer les infrastructures ferroviaires, de libérer la SNCF de cette dette qui l’empoisonne dans le cadre de son budget et de son financement”, a-t-il dit

Réchauffement climatique dans la Constitution : pour quoi faire ?

 

On peut légitimement se demander ce qu’apporte l’inscription de la lutte contre le réchauffement climatique dans la constitution hormis l’opération de com. Cela d’autant plus que «  la préservation de l’environnement »  y figure déjà. La modification envisagée de la constitution ressemble à une auberge espagnole : un poil de réchauffement climatique, un poil de Corse (mais pas trop) et une réforme concernant les élus. Pourquoi pas aussi ajouter la lutte contre la pauvreté, la défense de la langue française ou encore la lutte contre la drogue. On pourrait multiplier les sujets sociétaux qui ont une légitimité à figurer dans la constitution. Mais ces ajouts, sauf pour ceux concernant les élus, ne servent pas à grand-chose. Il ne faudrait pas qu’on change la constitution et qu’on en fasse un réceptacle des préoccupations politiques du moment. On objectera que la constitution française a été modifiée de très nombreuse fois contrairement à d’autres pays où elle ne bouge jamais. Ou peu. Mais la France a toujours besoin de se rassurer et décrire surtout quand elle n’est pas vraiment convaincue de ce qu’elle promet.  Emmanuel Macron souhaite donc inscrire la lutte contre le changement climatique dans l’article 34 de la Constitution dans le cadre de la réforme à venir des institutions, déclare-t-on à l’Elysée, où l’on confirme une information du Journal du dimanche.

La loi fixe les règles concernant :

-les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

-la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

-la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale ; l’amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;

-l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d’émission de la monnaie.

La loi fixe également les règles concernant :

-le régime électoral des assemblées parlementaires, des assemblées locales et des instances représentatives des Français établis hors de France ainsi que les conditions d’exercice des mandats électoraux et des fonctions électives des membres des assemblées délibérantes des collectivités territoriales ;

-la création de catégories d’établissements publics ;

-les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l’Etat ;

-les nationalisations d’entreprises et les transferts de propriété d’entreprises du secteur public au secteur privé.

La loi détermine les principes fondamentaux :

-de l’organisation générale de la Défense nationale ;

-de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;

-de l’enseignement ;

-de la préservation de l’environnement ;

-du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;

-du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l’Etat dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Des lois de programmation déterminent les objectifs de l’action de l’État.

Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation. Elles s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques.

Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique.

 

Si un réferendum est envisagé sur des modifications aussi différentes, la question risque d’être relativement confuse et la réponse encore davantage.

Erdogan Chez Macron, pour quoi faire ?

Erdogan Chez Macron, pour quoi faire ?  

C’est un peu une discussion de marchands de tapis qui va se dérouler entre Macon et Erdogan. On peut imaginer que la question de l’adhésion de la Turquie à l’union européenne ne sera même pas évoquée tellement l’hypothèse est de plus en plus illusoire Il est vraisemblable que Macon évoquera très rapidement les questions de droits de l’homme et plus généralement les entraves démocratiques en Turquie cela à fin de satisfaire les puristes. L’essentiel devrait être consacré à l’avantage mutuel que peuvent tirer les désintéressés de s’être rencontre. Pour sa part Macon a besoin de montrer qu’ils jouent un rôle dans les territoires en conflit notamment en Syrie. En réalité la France ne pèse aucun bois puisque la question est entièrement gérée par la Russie, l’Iran avec le soutien d’Erdogan. Macon pour exister veut un petit strapontin dans la négociation en cours après les reculs de dèche Erdogan de son côté rejeté par une grande partie de la communauté internationale est contestée aussi dans son pays bien sûr c’est l’occasion de renforcer son image de marque et a besoin de la bénédiction de Macon concernant les négociations au Moyen-Orient. Macon veut apparaître comme le leader occidental, inversement Erdogan cherchent un minimum de légitimité internationale au plan préparé par les Russes notamment  Outre la Syrie, “qui occupe la très large majorité du temps dans les entretiens”, selon l‘Elysée, ils s‘entretiendront de la situation dans le Golfe et en Libye et de l‘instabilité née de la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d‘Israël.

L’obsolescence programmée, c’est quoi ?

L’obsolescence programmée, c’est quoi ? 

 

Schématiquement c’est l’art de soutenir une croissance inutile. Certes on ne peut nier que le renouvellement de certains produits est nécessaire pour intégrer les progrès techniques permettant à ses produits être davantage efficaces, économes en matière et énergie. Bref pour mettre à disposition du consommateur des produits plus performants. Ceci étant,  le taux de renouvellement est aussi largement encouragé pour  développer le chiffre d’affaires des firmes. On s’appuie sur des effets de mode. Ainsi par exemple concernant les nouvelles technologies de l’information certes des problèmes existent  dans la mesure où les informations sont de plus en plus gourmandes en capacité. Cependant en imposant l’augmentation des capacités du soft (systèmes,  logiciels etc.) ont contraint le moment venu à acheter également un nouveau matériel adapté. Cela vaut en particulier pour les ordinateurs, les Smartphones la télévision et autre objets connectés. En outre les nouveaux matériels sont de plus en plus fragiles car conçus  pour durer quelques années seulement parfois deux ans comme les imprimantes qui sont impossibles à démonter.  Le promoteur immobilier américain Bernard London parle «d’obsolescence imposée» pour stimuler l’industrie et la croissance.  «Toute notre économie est basée sur l’obsolescence programmée (…). Nous fabriquons de bons produits, nous poussons les gens à les acheter, et puis l’année suivante nous introduisons délibérément quelque chose qui va rendre ces produits démodés, dépassés, obsolètes. Nous faisons cela pour une raison évidente: gagner de l’argent», disait Brooks Stevens, designer industriel américain disparu en 1995.  L’obsolescence programmée est une stratégie malheureusement courante pour les entreprises consistant à planifier « la mort prématurée » de leurs produits, obligeant les consommateurs à en acheter de nouveaux. Elle se définit ainsi : l’obsolescence programmée ou planifiée est le processus par lequel un bien devient obsolète pour un utilisateur donné, parce que l’objet en question n’est plus à la mode ou qu’il n’est plus utilisable.

En clair, certains produits sont prévus pour ne plus fonctionner ou être passés de mode après un certain temps d’utilisation afin de forcer le consommateur à les remplacer. Cette technique est particulièrement utilisée par les constructeurs d’appareils électroniques (ordinateurs, téléphones, consoles…) et électroménagers (réfrigérateurs, machines à laver…). Selon l’UFC-Que Choisir(1), la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants oscillerait aujourd’hui entre 6 à 8 ou 9 ans contre 10 à 12 ans auparavant. Par exemple :

  • un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans,
  • une télévision de 8 ans,
  • un téléphone portable de 4 ans,
  • un réfrigérateur de 10 ans.

D’autres produits sont connus pour faire l’objet d’une conception prévoyant leur obsolescence programmée : les imprimantes, et les smartphone sans parler des voitures qui ne sont plus réparables par le mécanicien du coin.

 

Quelques autres chiffres sur l’obsolescence programmée:

La durée des appareils suivants est artificiellement maintenue très basse :

  • Les ordinateurs portables durent entre deux ans et demi et cinq ans au maximum. De plus, il est souvent difficile de les ouvrir, surtout quand des marques comme Apple créent des vis nouvelles pour chaque appareil.
  • Les écrans plats ne résistent pas plus longtemps et connaissent un taux de panne qui peut atteindre 34 % au bout de 4 ans pour certains modèles.
  • Les imprimantes destinées au grand public fonctionnent trois ans en moyenne.
  • Les batteries de smartphones et de tablettes seraient conçues pour ne pas dépasser de 300 à 400 cycles de charge, ce qui représente à peine de deux à trois ans d’utilisation.

D’un autre côté, les dépenses de réparation ont chuté de 40 % de 1997 à 2007 et seuls 44 % des appareils tombés en panne seraient réparés.
À titre d’exemple, il était autrefois relativement aisé de  changer les roulements du tambour d’un lave-linge. Mais de nos jours, les cuves sont fabriquées avec des roulements sertis : s’ils cassent, il faut changer tout l’appareil.

 

A quoi ont servi les États généraux de l’alimentation ? À rien !

A quoi ont servi les États généraux de l’alimentation ? À rien !

 

À l’issue de cinq mois de débats force est de constater que ces états généraux n’ont servi à rien ou à pas grand-chose sinon à permettre des échanges entre les acteurs du secteur. En effet,  les décisions du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux. On va se contenter d’une disposition législative qui veut  interdire la vente à perte et contraindre les cantines scolaires à se fournir pour au moins 50 % en produits bio.  Théoriquement la mesure qui interdira la vente à perte dans la distribution alimentaire paraît de nature à assurer un minimum de rémunération aux producteurs. Ceci étant en l’état,  le texte est assez ambigu puisqu’il contraindra la distribution  revendre au minimum tout produit alimentaire au prix acheté majoré de 10%. Ce seuil sera accompagné d’un encadrement des promotions commerciales qui ne pourront plus être supérieures à 34% du prix normal et à 25% du volume annuel vendu et de mesures permettant de baser les contrats commerciaux sur les coûts de revient des agriculteurs. Le problème est de savoir cependant qu’elle sera le prix d’achat imposé au producteur. En effet ce prix d’achat est rarement fondé sur les coûts de production mais sur des prix que les distributeurs en situation oligopolistique imposent. De toute manière,  il paraît assez difficile sinon impossible de réglementer dans ce domaine à moins d’imposer une réglementation des prix qui serait refusée par Bruxelles (une sorte de tarification obligatoire). Les prix sont évidemment régulés par les rapports de force entre producteurs et distributeurs et cela à l’échelle internationale pour nombre de produits. De ce point de vue,  la balle est largement dans le camp des producteurs afin qu’ils structurent mieux leur réseau de commercialisation et qu’ils valorisent  davantage leurs productions auprès des consommateurs. Cependant rien n’est prévu encourager la structuration des réseaux commerciaux agricoles ou celle de la filière bio. Et pour cause concernant ce dernier aspect puisque Nicolas Hulot était absent !  Le chef du gouvernement a cependant annoncé un «nouveau programme en faveur de l’agriculture biologique». Il a ainsi affirmé que la part du bio, qui occupe actuellement 6,5% de la surface agricole du pays, passera à 15% en 2022, puis à 30% en 2030mais sans préciser les moyens pour y parvenir.  Concernant les pesticides, le calendrier de l’interdiction des phytosanitaires – dont le glyphosate – sera précisé «au plus tard» à la fin du premier trimestre 2018, après une concertation. L’État s’engage en outre à «renforcer la recherche» pour trouver des alternatives. «Nous voulons aider les filières agricoles à sortir du glyphosate». «Il ne s’agit pas de changer seulement une méthode de culture, mais parfois toute une filière. Et ça, ça se prépare, ça s’organise, ça s’accompagne», a déclaré Édouard Philippe pour expliquer la longueur de ces travaux, disant vouloir éviter des «distorsions de concurrence», notamment pour les grandes cultures. Les associations font grise mine. WWF estime que «le compte n’y est pas (…) Même des objectifs consensuels dans les ateliers ne sont pas repris par le gouvernement. Nous attendions des moyens législatifs, réglementaires, budgétaires et fiscaux et des plans d’action clairs pour sortir des pesticides, soutenir l’agriculture biologique ou lutter contre les contaminants chimiques et les perturbateurs endocriniens. Au lieu de cela, nous avons (…) des futurs plans (plan de sortie progressive des pesticides, plan bio…) avec à nouveau des consultations. Ce sont des annonces d’entrée, pas des annonces de clôture», déplore l’ONG. De leur côté, les acteurs de la plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire se montrent déçus que les «décisions sur la phase sociétale et environnementale soient reportées à plus tard», alors que les associations attendaient «des mesures concrètes avec des calendriers et des moyens».

Un ambassadeur des migrations pour quoi faire ?

Un ambassadeur des migrations pour quoi faire ?

Curieux cette nomination assez surprenante d’un ambassadeur des migrations. Certes la question migratoire est de plus en plus importante, elle dépasse d’ailleurs la problématique des conflits en cours. En effet,  il ne s’agit pas uniquement de la question des réfugiés politiques mais surtout des migrants pour raisons économiques ;  du coup,  cette problématique doit être gérée par un responsable politique susceptible de prendre en compte les différents éléments constitutifs de la problématique par les ministères concernés non par un ambassadeur. Pascal Teixeira da Silva a en effet été nommé ambassadeur de France des migrations et sera notamment chargé de travailler en amont avec les pays. Il semble bien que le rôle de cet ambassadeur sera forcément limité aux actions de court terme à mettre en œuvre dans les pays d’origine ou de transit pour freiner l’immigration avec notamment la mise en place de hotspots,  c’est-à-dire de sorte de centre de triage des immigrés afin de n’autoriser l’entrée en France qu’au migrants justifiant du statut de réfugié politique. La question a pourtant des dimensions  économiques, environnementales et technologiques. Il s’agit notamment d’inciter les pays pour à développer des activités susceptibles de fixer davantage la population active sur place. Il s’agit de prendre en compte et d’agir sur le climat qui accélère la désertification. Il s’agit d’opérer des transferts de technologie pour aider au développement. Autant d’éléments qui ne sont pas de la compétence d’un ambassadeur mais d’un responsable politique de haut niveau. La création de ce poste “un peu atypique” avait été annoncée par Emmanuel Macron le 28 août dernier lors d‘un mini-sommet euro-africain à Paris qui avait débouché sur une nouvelle feuille de route sur la question des migrations. “Il y a eu ce choix d‘avoir une fonction nouvelle mais qui est essentielle pour travailler avec les pays de transit des populations migrantes mais aussi avec des pays d‘origine”, a dit Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. “Nous savons que c‘est dans l‘amont qu‘il convient d‘œuvrer afin de gérer les situations de tension que nous connaissons, (notamment) à la frontière libyenne”, a-t-il ajouté. Il est essentiel “que nous puissions le plus en amont possible accompagner ces femmes et ces hommes qui se laissent enfermer

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

« Pacte mondial pour l’environnement » pour quoi faire ?

 

On peut légitimement s’interroger sur l’intérêt politique et juridique d’un pacte mondial pour l’environnement qui sera proposé par Macron aux Nations Unies. On sait en effet que l’accord climat de Paris a déjà été arraché au forceps même si son caractère contraignant demeure très virtuel. Par ailleurs nombre d’Etats n’ont pas encore ratifié formellement cet accord. Pire,  les États-Unis se sont retirés. Compte tenu déjà des difficultés de la négociation et surtout de la mise en œuvre de l’accord de Paris, on voit mal l’intérêt d’engager de nouvelles discussions dans le cadre des Nations unies. On objectera qu’il s’agit d’établir  un   droit  international de l’environnement opposable à tous après celui relatif aux droits civils et politiques, et celui  relatif aux droits économiques, sociaux et culturels .  Des discussions qui pourraient bien durer 10 ou 20 ans.   À moins que Macron ne cherche à mettre en difficulté le président des États-Unis, à le mettre en quelque sorte au banc des accusés anti écologiques. Emmanuel Macron, qui s’efforce de porter l’étendard de la cause écologique face à Donald Trump, a donc promis samedi de défendre un « pacte mondial pour l’environnement » destiné à servir de pierre angulaire du droit international en la matière. « La France se mobilisera », a déclaré le chef de l’Etat, à qui l’ancien secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et l’ancien président de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) Laurent Fabius ont remis une ébauche en 26 articles, promue par le Club des juristes, un think-tank français. « Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l’environnement, je m’engage (…) à agir et donc (…) aboutir à un texte, de convaincre nos partenaires et de placer ces efforts sous l’égide de l’Organisation des Nations unies », a ajouté le président français lors d’un discours à la Sorbonne. Il a dit vouloir « dès septembre prochain porter les bases de ce qui ne sera pas l’avant-projet mais bien un pacte mondial pour l’environnement que la France portera ». « Le processus qui nous attend pour faire ratifier ce pacte mondial, si j’écoute tous les experts, sera lent, difficile. Mais par le passé, on m’a déjà beaucoup dit cela », a encore déclaré Emmanuel Macron, pour qui il ne faut « pas attendre ». Le chef de l’Etat a lancé une offensive diplomatique sur le climat après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris décidé par Donald Trump. L’exécutif doit présenter d’ici la fin du mois de juillet un calendrier de mesures à mettre en oeuvre dans les cinq années à venir pour lutter contre le changement climatique, avec l’ambition de dépasser les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Ce texte vise à contenir la hausse de la température moyenne de la planète « nettement en dessous de 2°C » en 2100.

577 députés pour quoi faire ?

577 députés pour quoi faire ?

 

Les médias se focalisent évidemment sur la nouvelle représentation nationale et sur les pourcentages respectifs obtenus aux législatives par les différentes formations. Bien peu posent la problématique de cette armée de députés qui s’ajoutent d’ailleurs à celle des sénateurs sans parler des élus régionaux, départementaux et locaux. Des élus qui se tiennent souvent par la barbichette et échangent leurs suffrages contre la promesse d’investissement et ou de subventions au plan local. Pour l’assemblée nationale, on sait qu’une cinquantaine de députés seulement participent  activement aux travaux entre parenthèses élaboration des lois, travail de commission etc.). Les autres font de la figuration, sont le plus souvent absent ou se servent  de la tribune comme amplificateur de leur position idéologique (ou pour simplement se faire de la pub). Il est clair que le travail législatif serait aussi productif et même bien davantage avec seulement 200 300 députés. Maintenant que les députés sont élus, il sera difficile de les persuader de réduire leur effectif. D’une certaine manière, c’est la même problématique qui se pose à chaque élection puisqu’on ne prend pas les moyens institutionnels avant l’échéance des législatives pour modifier la composition voire  le mode d’élection du Parlement. Le risque avec cette overdose de députés c’est que par souci existentiel, certains en viennent comme souvent à multiplier des textes pour complexifier  encore davantage l’environnement administratif premier responsable du manque de compétitivité de l’économie. La France set sans doute le plus prolifique en matière de lois. De l’ordre de 10 000 sans parler des décrets et autres circulaires et arrêtés. Chaque année on rajoute une centaine de lois sous la 5èm république Et des lois de plus en plus longue et complexe.  Le Journal officiel est ainsi passé de 15 000 à 23 000 pages annuelles en vingt ans, et le Recueil des lois de l’Assemblée de 433 pages (en 1973) à près de 4 000 pages (en 2004).

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