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Coronavirus: les pharmaciens autorisés à vendre des masques ….. qu’ils n’ont pas

Coronavirus: les pharmaciens autorisés à vendre des masques ….. qu’ils n’ont pas

Désormais les pharmacies seront autorisées à la vente « des masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables ». D’abord notons le flou de la recommandation quant à la qualité des masques . Ensuite surtout la grande difficulté pour les pharmaciens sera de trouver les fameux masques. En effet en vitesse de croisière c’est-à-dire en déconfinement, les besoins de masques se situent à 600 millions par semaine. Alors que la France en tout état de cause ne sera capable de fabriquer que 20 millions. C’est le résultat l’incompétence du gouvernement qui a été incapable de réquisitionner les usines dont pourtant les salariés sont financés à 85 % par le chômage partiel.

Dès aujourd’hui, les pharmaciens ont le droit de s’approvisionner mais devront attendre lundi pour passer des commandes. « Ce n’est donc pas la peine d’aller en pharmacies dès lundi pour acheter des masques », a prévenu sur BFMTV Philippe Besset, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France.

Jusqu’à présent, les officines n’avaient le droit de distribuer des masques destinés qu’aux professionnels de santé ou aux personnes fragiles, soit les FFP2 ou les masques chirurgicaux. Elles pourront donc vendre des masques en tissus fabriqués par des entreprises classiques.

Depuis dimanche 26 avril, les pharmaciens ont l’autorisation de vendre des masques dits « non-sanitaires » après la publication d’un arrêté au Journal Officiel, mais « la moitié des officines n’en auront pas à disposition » lundi, faute de temps pour s’approvisionner, déclare le 26 avril sur franceinfo le président de la section A de l’Ordre des pharmaciens Pierre Béguerie, qui représente les pharmaciens titulaires d’officines.

« L’arrêté est sorti un dimanche. Vous pensez bien qu’entre le dimanche et le lundi, les pharmaciens n’auront pas pu se procurer ces masques », commente le pharmacien, mais « vous pouvez faire confiance au réseau des pharmaciens pour faire tout ce qu’il faut pour pouvoir équiper les patients qui leur demanderont d’ici une ou deux semaines ». Pierre Béguerie se dit d’ailleurs « très confiant dans l’essor et l’élan de toutes les entreprises qui se sont mises à fabriquer » des masques.

Les pharmaciens réclamaient cette autorisation depuis le début du mois d’avril mais tous n’ont pas pu anticiper car, « comme ça a mis beaucoup de temps et que dans cette période de pandémie, les choses changent du jour au lendemain, on n’avait aucune certitude. Maintenant, c’est acté », se félicite le président de la section A.

 

Les Balkany condamnés à la prison qu’ils ne feront sans doute pas !

Les Balkany condamnés à la prison qu’ils  ne feront sans doute pas !  

 

 

On peut considérer que la Cour d’appel a condamné avec sévérité à nouveau les époux Balkany. Les peines de prison apparaissent lourdes. Cependant il est probable qu’ils n’effectueront pas ces peines. On se souvient en effet de miracles sanitaire qui a permis à Isabelle Balkany de passer du statut de mourante justifiant son exemption de prison à celui de militante requinquée et  revancharde.

Patrick Balkany, lui aussi a été libéré pour motif de santé. Les deux intéressés qui n’ont jamais manqué de souffle risquent donc d’être exemptés une nouvelle fois de peine de prison. il se  pourrait qu’  Isabelle Balkany se découvre à nouveau une santé très précaire pour échapper à la sentence. De son  côté, Patrick Balkany apparaît aujourd’hui affaibli par la maladie et sa réincarcération paraît douteuse. Ce que savaient sans doute les juges de la cour d’appel qui ont  confirmé les peines de quatre ans pour l(un et trois ans pour l’autre. L’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), qui était présent à l’audience, a écopé de quatre ans de prison, dont un avec sursis, et Isabelle Balkany de trois ans de prison ferme, mais sans mandat de dépôt dans les deux cas, selon la presse.Ils ont également été condamnés à 10 ans d’inéligibilité.

Ces condamnations ne sont guère différentes de celles qui avaient été infligées en première instance par le tribunal correctionnel de Paris qui les avait condamnés respectivement à cinq ans de prison ferme (dont un an avec sursis) et à quatre ans de prison ferme. Les Balkany, amis de l’ancien président Nicolas Sarkozy, étaient accusés d’avoir soustrait au fisc un patrimoine important, se chiffrant en millions d’euros, afin de minorer le montant de leurs impôts sur le revenu et la fortune entre 2009 et 2015.

Incarcéré le 13 septembre 2019 à la prison de la Santé, à Paris, Patrick Balkany a été remis en liberté pour raison de santé le 12 février dernier. Il a été condamné également à une peine de cinq ans de prison pour blanchiment de fraude fiscale.

Finalement, les Balkany vont pouvoir profiter librement du patrimoine confortable qui leur reste et dont les conditions d’acquisition demeurent  toujours aussi douteuses. Il faut espérer Isabelle Balkany aura au moins la pudeur de ne plus affirmer que « pas un sou de l’argent public n’a été détourné « comme si la fraude organisée de l’impôt de façon massive n’était pas de l’argent public sans parler du reste qui n’a pu être suffisamment prouvé.

 

 

Ecolos : « Qu’ils aillent en Pologne! »: (Macron)

Ecolos : « Qu’ils aillent en Pologne! »: (Macron)

Macron a sans doute exprimé son véritable fond de pensée concernant l’écologie et les écologistes. Il a en effet invité ces derniers à aller manifester en Pologne plutôt qu’en France. Au-delà de la maladresse politique, il faut voir là le décalage énorme entre les discours pro environnement de Macron et sa politique réelle. Le fait est que la France est en retard sur ses les objectifs concernant le climat et que son plan dans ce domaine n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Du coup, la promesse de Macron d’atteindre la neutralité carbone en 2050 paraît bien peu crédible. Comme d’habitude, les propos de Macron sont  condescendants voir insultants car il a estimé que « défiler pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème ». Plutôt qu’en France,  »qu’ils aillent manifester en Pologne! », a lancé le chef de l’Etat au Parisien. « Qu’on vienne m’aider à faire bouger ceux que je n’arrive pas à faire évoluer! ». Le problème, c’est que Macon lui-même a du mal à se bouger à propos de cette problématique et qu’il est facile de désigner l’un des plus pollueurs pour masquer la propre faiblesse française.  La faute, selon Emmanuel Macron, est imputable  à la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie et donc, la Pologne, qui se sont opposés en juin dernier à l’inscription de l’agenda de neutralité carbone parmi les engagements européens.   « La vérité, c’est qu’il y en a un qui bloque tout, c’est la Pologne. Mon objectif, c’est de convaincre les autres pays de bouger », a affirmé le président de la République à bord de l’avion présidentiel qui le conduisait aux Etats-Unis.

Confirmant sa condescendance et son mépris des écologistes qui manifestent, Macron s’est même permis d’ajouter « Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses », préconise-t-il.

Gilets jaunes : « ils ont eu ce qu’ils voulaient, qu’il nous foutent la paix ! » -(Les élites)

Gilets jaunes : « ils ont eu ce qu’ils voulaient, qu’il nous foutent la paix ! » -(Les élites)

 

 

 

De toute évidence, l’hystérisation autour du débat des gilets jaunes à tendance à obscurcir la raison de nombre de personnalités et autres experts s’exprimant dans les médias. D’un côté, il y a évidemment certains gilets jaunes qui au-delà des revendications initiales s’appuient sur des idéologies révolutionnaires de type anarcho gauchiste ( notons aussi la présence de groupes d’extrêmes droite contestant eux la démocratie voir réclamant le retour de la monarchie), de l’autre des catégories plutôt aisées qui ont du mal à comprendre les difficultés de vie quand on a tout juste le SMIC voire moins. Dans le contexte de violence qui affecte la fin de nombre de manifestations de gilets jaunes, les plus nantis ont tendance à considérer que « maintenant, ça suffit », que les gilets jaunes ont eu ce qu’ils voulaient notamment avec les 10 milliards qui leur a été accordés. Une analyse qui relève évidemment de la caricature car nombre de gilets jaunes n’ont strictement rien touché. En outre le propos condescendant traduit un certain mépris de classe. Il ne s’agit sans doute pas pour autant de justifier les conditions de gestion du mouvement des gilets jaunes qui parait maintenant assez anarchique en raison notamment des différents courants idéologiques des leaders qui animent le mouvement. D’une certaine manière, on peut considérer que les gilets jaunes- comme le gouvernement- n-offre actuellement aucune perspective crédible pour une issue à la crise. Cela n’enlève rien à la légitimité des revendications sociales de départ concernant davantage de justice fiscale et sociale voir la remise en cause du modèle démocratique en France. En tout état de cause, ce n’est pas par des réactions épidermiques, et simplistes qu’on parviendra à trouver une issue à cette crise ; les élites qui s’expriment en particulier dans les médias devraient notamment éviter de se précipiter dans des schématisations qui évitent un effort  Le débat risque  de tomber dans le caniveau quand ce comédien pourri par l’argent déclare : » ils font chier ces gilets jaunes » et le même le propos est repris et approuvé dans un article du site Atlantico et par d’autres.

« Qu’ils viennent me chercher » (Macron)

« Qu’ils viennent me chercher » (Macron)

Sans doute une expression malheureuse de plus de Macron qui là ne peut s’empêcher de monter son dépit d’être sur la défense et qui tente de bomber le torse monarchique et autocratique pour impressionner comme un gamin dans une cour d’école. Macron menace  donc d’en découdre mais son entourage s’empresse d’indiquer qu’il est hors de question que le chef de l’Etat se rende dans la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. La constitution s’y opposerait en raison de la séparation des pouvoirs. Or rien ne figure de ce point de vue dans la constitution. Il n’est peut-être pas opportun que le chef de l’Etat réponde éventuellement à une  conviction de la commission d’enquête parlementaire mais s’appuyer sur des éléments juridiques relatifs à la constitution est un mensonge. De ce point de vue, l’exégète bienveillante  Marlène Schiappa déclare   »Moi, ce que j’entends quand le président de la République dit ‘le responsable, c’est moi, qu’ils viennent le chercher’, je pense qu’il parle de tous ces gens qui établissent des listes. ». Un éclairage qui n’éclaire pas grand-chose. Plus tard, l’entourage du chef de l’Etat a cependant précisé: « Rien dans les propos du Président de la République ne doit laisser penser qu’il va se faire auditionner. Ça n’est pas son souhait et ça n’est pas possible d’un point de vue constitutionnel ». 

« Corses :l’ indépendance ?, qu’ils la prennent !»

« Corses :l’ indépendance ?, qu’ils la prennent !»

 

C’était l’avis de Raymond Barre en 1996 sans doute toujours l’avis majoritaire des Français en 2015 avec l’arrivée des autonomistes aidés des indépendantistes à la tête de la région Corse.  la question risque de ce reposer d’autant que Talamoni ne cache pas que l’objectif est de conduire la Corse vers son indépendance. On peut donc prévoir de nouvelles discussions et embrouilles interminables entre d’une part ces élus et l’État français en fait aucune procédure dérogatoire n’a permis de sortir la Corse de son splendide isolement et de ces contradictions.  Chacun, pourtant, y est allé pourtant de sa réforme : statut particulier en. 1982 ; statut Pierre Joxe en 1991 ; statut Jospin en 2000 au terme du « processus de Matignon » ; rejet par référendum du projet de collectivité unique imaginé par Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, en juillet 2003 ; adoption en juillet 2015 du projet de collectivité unique pour la Corse. Autant de tentatives, autant d’échecs et une fièvre nationaliste, qui rebondit d’épisodes violents en épisodes parfois sanglants avec, surtout, en 1998, l’assassinat du préfet Erignac. Depuis le 25 juin 2014, le pouvoir pensait, sans doute, en avoir fini avec cette longue et difficile histoire. Ce jour-là, le FNLC annonçait l’abandon de la lutte armée « sans préalable et sans équivoque aucune. » La suite du communiqué n’a probablement pas assez retenu son attention puisque les nationalistes y annonçaient une nouvelle phase : « La construction d’une force politique pour gouverner la Corse et la conduire à son indépendance. » ; Sans le soutien à bout de bras de la métropole la Corse serait incapable de maintenir son niveau de vie actuel mais depuis la venue au pouvoir des indépendantistes se repose »« la question d’un référendum pour l’indépendance ». Référendum qui aurait au moins le mérite d’apporter une réponse définitive à une question qui fatigue tout le monde y compris sans doute nombre de Corses eux-mêmes.




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