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Le discours intégral des vœux de Macron en 2019 …. qu’il pourrait relire cette année !

Le discours intégral des vœux de Macron en 2019 …. qu’il pourrait relire cette année !

La relecture des derniers vœux de macro est intéressante dans la mesure où le texte  du président de la république pourrait être pratiquement intégralement rediffusé à quelques virgules  près pour 2020.

 

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31 DÉCEMBRE 2018 -

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes de l’Hexagone et des Outre-Mer,

Fidèle à une tradition qui nous est chère, je suis heureux de vous présenter tous mes vœux pour l’année qui s’ouvre.

L’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toutes natures. La France a connu de grands moments : des victoires sportives, de grands évènements culturels, la célébration du centenaire de l’Armistice de 1918 et j’ai porté à cette occasion la voix de la France pour la paix.

Le Premier Ministre avec son Gouvernement et le Parlement, en 2018, ont fait beaucoup pour le pays. Je ne vais pas ici tout énumérer mais nombre de transformations qu’on pensait jusqu’alors jugées impossibles comme celle du travail ou des chemins de fer, ont été menées à bien. Ils ont lancé une action forte pour notre école, nos universités, l’apprentissage et l’alternance, l’attractivité de notre pays.

Ils ont posé les bases d’une stratégie ambitieuse pour améliorer l’organisation de nos hôpitaux, nos cliniques et nos médecins, pour lutter contre le réchauffement climatique, éradiquer la grande pauvreté et permettre à nos concitoyens en situation de handicap de trouver leur place dans la société.

Les résultats ne peuvent pas être immédiats et l’impatience – que je partage – ne saurait justifier aucun renoncement.

Le Gouvernement, dans les prochains mois, devra poursuivre ce travail pour ancrer nombre de ces réformes dans notre quotidien mais aussi pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace et notre système de retraite pour le rendre plus juste. Au fond, pour bâtir les nouvelles sécurités du XXIème siècle.

Mais nous avons aussi vécu de grands déchirements et une colère a éclaté, qui venait de loin ; colère contre les injustices, contre le cours d’une mondialisation parfois incompréhensible ; colère contre un système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance ; colère aussi contre des changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens.

Cette colère a dit une chose à mes yeux, quels que soient ses excès et ses débordements : nous ne sommes pas résignés, notre pays veut bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble.

Telle est à mes yeux la leçon de 2018 : nous voulons changer les choses pour vivre mieux, défendre nos idéaux, nous voulons innover sur le plan démocratique, social, politique, économique et environnemental pour cela.

Il serait dangereux que notre situation nous conduise à ignorer le monde qui nous entoure. Bien au contraire, car tout se tient !

Là aussi, de grandes certitudes sont en train d’être mises à mal. L’ordre international bâti en 1945 est remis en cause par de nouvelles puissances et malmené par certains de nos alliés.

Partout en Europe montent les partis extrémistes tandis que les interventions de puissances étrangères étatiques et privées se multiplient.

Les grandes migrations nous inquiètent et sont instrumentalisées par les démagogues alors même qu’il nous faut bâtir de nouvelles réponses à ce phénomène qui ne cessera pas demain, compte tenu de la démographie mondiale.

Les luttes contre le réchauffement climatique et pour la biodiversité sont plus nécessaires que jamais mais se trouvent entravées. Nous surmonterons ensemble les égoïsmes nationaux, les intérêts particuliers et les obscurantismes.

Le terrorisme islamiste continue aussi de sévir ; il change et sur tous les continents se déploie. Il y a quelques semaines, à Strasbourg, il a encore frappé comme il avait frappé à Trèbes et Paris durant l’année qui s’achève.

Enfin, des changements technologiques profonds, au premier rang desquels l’intelligence artificielle, transforment rapidement notre manière de nous soigner, nous déplacer, nous former, produire… 

Vous le voyez, nous sommes en train de vivre plusieurs bouleversements inédits : le capitalisme ultralibéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ; notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise de notre rêve européen sont là.

Alors faut-il s’en désespérer ? Je ne le crois pas. C’est un défi immense et tout cela est évidemment lié avec le malaise que vit notre pays mais précisément, nous avons une place, un rôle à jouer, une vision à proposer. C’est la ligne que je trace depuis le premier jour de mon mandat et que j’entends poursuivre. C’est remettre l’homme au cœur de ce projet contemporain. Cela suppose beaucoup de constance et de détermination. Mais je suis intimement convaincu que nous avons à inventer une réponse, un projet profondément français et européen à ce que nous sommes en train de vivre chez nous comme au-delà de nos frontières.

Il nous faut, là aussi, prendre comme nous l’avons toujours fait, toute notre part à la renaissance de notre monde et de notre quotidien.  C’est pourquoi mes chers compatriotes, cette année 2019 est à mes yeux décisive et je veux former pour nous trois vœux.

D’abord un vœu de vérité. Oui, nous souhaiter en 2019 de ne pas oublier qu’on ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. Or, je dois bien dire que depuis des années, nous nous sommes installés dans un déni parfois fragrant de réalité. On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses, ne rien changer à nos habitudes et respirer un air plus pur ! Non, il faut tout de même sur ces sujets que nous nous regardions tels que nous sommes et que nous acceptions en face les réalités.

Nous vivons dans l’une des plus grandes économies du monde, nos infrastructures sont parmi les meilleures au monde, on ne paye pas ou presque la scolarité de nos enfants, on se soigne à un coût parmi les plus faibles des pays développés pour avoir accès à des médecins d’excellence, nous dépensons en fonctionnement et en investissement pour notre sphère publique plus de la moitié de ce que nous produisons chaque année. Alors, cessons… cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n’existent pas et où il faudrait dépenser toujours davantage !

Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux : nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoin, que les médecins s’installent où il en manque – dans certaines campagnes ou dans des villes ou des quartiers où il n’y en a plus – qu’on puisse avoir le téléphone portable ou internet partout où on vit et travaille. Et, surtout qu’on puisse vivre en sécurité et tranquillité partout. J’y veillerai personnellement et chaque jour.

Le débat national qui s’ouvre, doit nous permettre de parler vrai et je vous écrirai dans quelques jours pour vous en préciser les attentes. Mais parler vrai, c’est parler de la réalité.

Le vœu de vérité, c’est aussi celui qui doit nous conduire, afin de demeurer une démocratie robuste, à mieux nous protéger des fausses informations, des manipulations et des intoxications.

On peut débattre de tout, mais débattre du faux peut nous égarer surtout lorsque c’est sous l’impulsion d’intérêts particuliers.

A l’heure des réseaux sociaux, du culte de l’immédiateté et de l’image, du commentaire permanent, il est indispensable de rebâtir une confiance démocratique dans la vérité de l’information reposant sur des règles de transparence et d’éthique.

Ce vœu de vérité, c’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue, d’humilité.

Il n’y a pas une vérité et je crois même que chacun d’entre nous commence à se fourvoyer dans l’erreur quand nous affirmons les choses sans dialoguer, sans les confronter au réel ou aux arguments des autres. Alors débattons, car de là peut naître une action utile et qui nous unit.

Mon deuxième vœu pour 2019 est un vœu de dignité.

Je suis profondément convaincu que chaque citoyen est nécessaire pour le projet de la Nation.

Nombre de nos concitoyens ne se sentent pas respectés, considérés. Ils sentent leur vie comme empêchée. Je pense aux mères de famille élevant seules leurs enfants et ne parvenant pas à finir le mois, je pense à nos agriculteurs qui ne veulent que vivre dignement de leur travail ou à nos retraités modestes qui aident encore leurs enfants et ont à charge leurs parents.

Nous avons commencé à leur apporter des réponses et je sais leur impatience légitime, mais il faudra aller plus loin.

Cela implique de permettre à chacun, quel que soit son quartier et quelle que soit sa famille, de pouvoir accéder à une meilleure éducation, grâce à celle-ci, de pouvoir accéder à un travail pour construire sa vie et celle de sa famille. Cela suppose d’assurer à chacun les droits dans la société et attendre de lui les devoirs qui sont les siens.

Cela, nous avons commencé de le rétablir mais c’est notre responsabilité à tous et cela passe par le respect, le sens de l’effort et du travail.

Cela suppose aussi de lutter contre les intérêts profonds qui parfois bloquent notre société et notre Etat, qui ne reconnaissent pas suffisamment le mérite ou qui enferment trop de nos concitoyens dans des cases.

Notre dignité de citoyen exige que chacun se sente pleinement acteur de la vie de la Nation, de ses grandes décisions, à travers ses représentants ou directement. Nous devons, grâce au débat qui a commencé, redonner toute sa vitalité à notre démocratie. J’aurai sur ce sujet des décisions à prendre car d’évidence, nos institutions doivent continuer à évoluer.

Mais la dignité, mes chers compatriotes, c’est aussi le respect de chacun. Et je dois le dire, j’ai vu ces derniers temps des choses impensables et entendu l’inacceptable. Nous ne vivons libres dans notre pays que parce que des générations qui nous ont précédé, se sont battues pour ne subir ni le despotisme, ni aucune tyrannie. Et cette liberté, elle requiert un ordre républicain ; elle exige le respect de chacun et de toutes les opinions ; que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple – mais lequel, d’où ? Comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France ! Le peuple est souverain. Il s’exprime lors des élections. Il y choisit des représentants qui font la loi précisément parce que nous sommes un Etat de droit.

L’ordre républicain sera assuré sans complaisance car j’attends de chacun ce respect indispensable à la vie en société.

Je veux avoir un mot pour tous ceux qui, au quotidien, permettent à notre République d’œuvrer à la plus grande dignité de chacun : nos militaires qui ce soir, encore, sont pour nombre d’entre eux, à des milliers de kilomètres de leur famille ;  nos pompiers, nos gendarmes, nos policiers, nos personnels soignants, les élus de la République, les engagés bénévoles des associations, tous ceux qui tissent le lien de la Nation, œuvrent à la fraternité quotidienne et qui ce soir, je le sais, sont aux côtés des plus vulnérables, des plus fragiles auxquels je pense tout particulièrement.

Enfin, je veux former un troisième et dernier vœu. Un vœu d’espoir.

Espoir en nous-mêmes, comme peuple.

Espoir en notre avenir commun.

Espoir en notre Europe.

Je crois que nous avons en nous une énergie salutaire si nous savons retrouver confiance en nous-mêmes et entre nous.

Je crois que la France porte en elle un projet inédit : un projet d’éducation de chacun, une culture forte qui nous unit, un projet de construction d’une écologie industrielle, d’une société aux solidarités nouvelles et au service des personnes.

Et derrière cela, ce que nous voulons profondément, c’est retrouver la maîtrise de notre quotidien et de notre destin. Ne plus subir. C’est cela qui doit guider nos choix pour le pays et les grandes décisions pour l’année à venir. C’est aussi cela qui doit guider le projet européen renouvelé que je vous proposerai dans les prochaines semaines.

Retrouver la maîtrise de notre vie, c’est choisir notre alimentation, c’est assurer la justice fiscale, c’est nous protéger contre nos ennemis, c’est investir pour innover, c’est apporter une réponse commune aux migrations. Je crois très profondément dans cette Europe qui peut mieux protéger les peuples et nous redonner espoir.

Au mois de mai prochain, nous aurons à nous exprimer sur ce choix européen, ô combien important.

Nous voulons en finir avec le sentiment d’impuissance, à tous les niveaux. C’est une tâche d’une ampleur inédite mais elle est à notre portée. Je nous en sais capables. Et c’est là que réside cet espoir pour 2019.

J’ai grandi en province et je connais ces terres qui ont été bousculées durant ces dernières décennies et qui parfois doutent. Et je sais que notre avenir ne se fera pas autrement que par une unité retrouvée et un effort de chacun.

C’est ainsi que chaque citoyen retrouvera un peu de sens et un peu de maîtrise de sa vie en plus. Et je sais que notre avenir dépend de notre capacité précisément à nous aimer et à aimer notre patrie ; de tous les horizons, de toutes les générations, là est l’énergie de la France.

Je suis au travail, fier de notre pays, fier de toutes les Françaises et de tous les Français ; déterminé à mener tous les combats présents et à venir parce que je crois en nous ; je crois dans cet espoir français et européen que nous pouvons porter.

Alors mes chers compatriotes, je vous souhaite une belle année 2019.

Vive la République  et vive la France ! »

 

Ce qu’il faut retenir de la synthèse du Grand Débat : rien !

Ce qu’il faut retenir de la synthèse du Grand Débat : rien !

 

Heureusement le Premier ministre avait pris des précautions oratoires « toute synthèse paraîtra toujours un peu réductrice ». Avait-il déclaré. En fait,  une synthèse qui n’apporte strictement rien quant aux préoccupations largement connues des Français notamment concernant le ras-le-bol et la justice fiscale. Pour le reste, la synthèse très orientée du Premier ministre a surtout servi d’une part à donner une légitimité à la politique passée est une justification à un cap qui sera maintenu. Le Premier ministre semble avoir découvert l’exaspération fiscale. Il en conclut qu’il faut diminuer encore plus vite les impôts. Une interprétation évidemment erronée du grand débat. Ce que souhaite en effet les Français c’est surtout davantage de justice fiscale et pas forcément de réduction globale de la pression (ce point se discutant évidemment ; cela d’autant plus que les questions de financement n’étaient pas abordées dans le questionnaire du grand débat)). C’est d’ailleurs cette injustice fiscale liée à l’augmentation du carburant a déclenché le mouvement des gilets jaunes et derrière ce grand débat national. Or force est de constater que le Premier ministre n’a pas l’intention de revenir par exemple sur la suppression de l’impôt sur la fortune, sur les 40 milliards accordés sans contrainte, ni évaluation dans le cadre du CICE, ni même d’envisager le taux zéro pour la TVA des produits de première nécessité. Il y aura sans doute seulement quelques mesures cosmétiques pour faire semblant de répondre aux aspirations de la majorité des Français. Certes on objectera que le Premier ministre s’est quand même efforcé de reprendre les propositions émises mais pas forcément dans l’ordre des priorités et de manière alambiquée pour faire coïncider ses propositions avec les orientations du gouvernement. Ainsi par exemple en matière d’exigence démocratique ce ne sera sans doute pas une révolution copernicienne mais peut-être la nomination d’un délégué territorial siégeant à la fois dans les organes délibératifs du département et de la région. Bref même pas une mesurettes, une insignifiance court. Le Premier ministre aura au moins appris que si les Français souhaitent une meilleure prise en charge de la problématique environnementale, il refuse tout autant qu’on en profite pour augmenter la fiscalité environnementale. Et pour cause 80 % de la fiscalité environnementale sur le carburant devait être affecté au budget général et non à des objectifs écologiques. Le Premier ministre a sans doute aussi découvert qu’on souhaitait dans les territoires abandonnés, en tout cas isolés, une présence davantage physique des services publics aussi des services de santé. Il serait temps par exemple pour cette dernière question car par exemple le médecin généraliste est en voie de disparition dans les déserts médicaux. Bref le premier ministre s’est livré à une sorte d’inventaire à la Prévert. La restitution ressemble à une auberge espagnole où chacun peut éventuellement se reconnaître dans le constat mais sûrement pas dans l’analyse et dans les perspectives. Un exercice qui a surtout donné l’occasion au Premier ministre de prouver son existence mais qui n’a pas fourni le moindre éclairage sur des orientations que se réserve le président de la république. Tout ce qu’a dit le premier ministre, c’est qu’il fallait agir vite et fort. Le problème étant qu’il n’a pas précisé sur quoi et vers quoi !

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

 

 On se souvient que Claude Guéant avait mis directement dans sa poche dés s du ministère de l’intérieur. Ce qui avait amené une enquête et conduit à une procédure judiciaire. À l’issue de celle-ci, Claude Guéant reconnue, coupable a été condamné à un an de prison. Il faut d’abord noter que cette affaire judiciaire a traîné pendant des années grâce aux recours de la procédure. À comparer évidemment avec les comparutions immédiates de certains petits délinquants qui écopent de mesures d’emprisonnement à exécuter. La sanction restera cependant symbolique pour Claude Guéant par ailleurs impliqué dans d’autres affaires sulfureuses. Mais comme l’affaire a traîné l’intéressé a pris de l’âge, il a atteint le seuil fatidique des plus de 70 ans (il en a 74) et pourra donc bénéficier d’un aménagement de sa peine qui lui évitera de mettre un pied en prison. Finalement un peu comme dans la plupart des affaires politiques ou financières, le traitement judiciaire traîne tellement qu’au bout du compte on enterre le dossier (comme pour Chirac) ou bien on le fait traîner jusqu’à ce que la procédure soit éteinte (ce qui risque de se passer pour les affaires Sarkozy ou Tapie).

PS : « pas d’avenir, il est temps qu’il disparaisse » (Strauss-Kahn)

PS : «  pas d’avenir, il est temps qu’il disparaisse »  (Strauss-Kahn)

 

 

« Le PS n’a pas d’avenir et c’est une bonne chose. Il est temps qu’il disparaisse », affirmé Strauss-Kahn à Marrakech en mage d’un colloque international (World Policy Conference)   . Avant de donner un satisfecit au nouveau président Français, Strauss-Kahn a insisté sur le nécessaire équilibre entre mesures économiques et mesures sociales. Tout en estimant  que Macron  pourrait aller encore plus vite dans la mise en œuvre des réformes.

 

Hollande veut être utile ! Alors qu’il se taise

Hollande veut être utile ! Alors qu’il se taise

 

 

Difficile pour Hollande et les vieux crocodiles de la politique de décrocher. En effet l’ancien président de la république s’interroge sur son avenir. Il veut encore assumer des missions (comme Ségolène Royal qui cherche désespérément un poste international).  Le plus grand service qui pourrait rendre Hollande à la France et à la démocratie c’est évidemment de se taire car Hollande aura sans doute représenté l’un des derniers archétypes de la vieille politique sorte de synthèse molle entre des objectifs contradictoires qui conduisent à l’immobilisme. C’est en simple « citoyen » que François Hollande est de retour en Corrèze. Vendredi, alors qu’il doit assister aux commémorations du massacre de Tulle en 1944, l’ancien Président a répondu à quelques questions du journal Montagne. L’occasion de dire quelques mots sur son avenir. « Un ancien Président doit être encore au service de son pays », estime ainsi François Hollande. « La Fondation [la France s’engage, NDLR] va me prendre une partie de mon temps, les voyages à l’étranger que je vais faire, les missions que sans doute je prendrai, nous verrons bien, et puis la réflexion que je vais mener parce qu’il y a quand même beaucoup à faire dans notre pays », a-t-il ajouté. Pour autant, François Hollande ne compte pas revenir trop vite dans le jeu politique. « Je n’envisage pas de commenter la vie politique », a-t-il confié, précisant qu’à ses yeux « une période de réserve et de retenue est absolument nécessaire ». « Je ne sais pas combien de temps cela durera […]. Il faut laisser du temps, et je l’ai suffisamment reproché à d’autres pour ne pas m’autoriser moi-même à faire des réflexions qui seraient prématurées », a complété l’ancien chef de l’Etat, sans évoquer directement Nicolas Sarkozy qui, en 2012, avait fait son retour en août sur la question syrienne. François Hollande confirme également qu’il écrira un livre, « non pas de récit du quinquennat, mais des leçons qu’[il] peut tirer de cette responsabilité qu’[il] a occupée » dans « une période particulièrement dense et éprouvante ». « Ce changement de rythme, je m’y suis préparé », assure-t-il.

Sapin devra rembourser l’indemnité qu’il s’était accordé

Sapin devra rembourser l’indemnité qu’il s’était accordé

Le tribunal administratif de Limoges a enjoint la commune d’Argenton-sur-Creuse (Indre) de réclamer les 80.000 à 100.000 euros touchés par l’ensemble de l’ancienne équipe municipale dirigée par le ministre de l’Économie et des Finances. Durant son mandat entre 2009 et 2012, Michel Sapin a bénéficié d’une majoration de 25% de l’indemnité municipale qui était attribuée à tous les élus. Cette hausse s’appuyait sur des dispositions prévues au titre des villes dites « touristiques ». Seulement, l’opposition a découvert en 2014 que ce statut n’avait pas été confirmé par un arrêté préfectoral pour Argenton-sur-Creuse. Michel Sapin, tout en reconnaissant avoir commis « une erreur purement administrative et involontaire » se défend toutefois d’avoir vidé les caisses de la municipalité : « Les décisions prises à l’époque (…) fixaient le montant des indemnités dues aux élus à un niveau inférieur à celui qu’autorisaient alors les textes et ainsi aucun préjudice réel n’a été subi par la commune d’Argenton-sur-Creuse ». Le ministre ajoute par ailleurs que la décision du tribunal administratif ne le cite pas expressément et ne le condamne pas directement « à rembourser quelque somme que ce soit ». Le nouveau maire de la commune de 5.300 habitants, Vincent Millan, après avoir reconnu une erreur, avait fait adopter par la majorité municipale une délibération renonçant au recouvrement de ces sommes indues. Mais c’est cette délibération que l’opposition, par son chef de file Ludovic Livernette, avait attaquée devant le tribunal de Limoges. Ainsi, les juges ont prononcé l’annulation pure et simple de cette délibération. Il appartient désormais « à la commune d’Argenton, et à elle seule, d’apprécier s’il convient, comme elle en a le droit, de faire appel de cette décision », a souligné Michel Sapin, assurant que les élus de l’époque, dont lui-même, respecteraient « scrupuleusement les décisions de la justice administrative ».

Macron : « il sait ce qu’il me doit» (Hollande)…. ou la condescendance de la monarchie républicaine

Macron :  « il sait ce qu’il me doit» (Hollande)….  ou la condescendance de la monarchie républicaine

 

 

Hollande a confirmé lors de son émission télévisée sur France 2 la logique de l’oligarchie.  A la tête, il y a le monarque républicain, omniprésent, autour des courtisans qui attendent la faveur du roi et très loin dans un horizon difficile à distinguer : des sujets. Hollande rappelle donc les règles en vigueur dans cette oligarchie : les jeunes aristocrates de la politique sont d’abord choisis comme membres des cabinets avant éventuellement de postuler pour un mandat électoral et pour une échéance comme 2017 il faut forcément être adoubé par le monarque lui-même à moins d’être accusé de trahison. C’est d’ailleurs de cette manière que François Hollande est entré en politique après avoir soutenu la candidature de Mitterrand, il est devenu chargé de mission à l’Élysée. Il s’est lui aussi ce qu’il doit à Mitterrand, c’est-à-dire à peu près tout à moins comme Cheminade de finir dans un placard d’un quelconque ministère. C’est de cette manière que l’oligarchie se reproduit, c’est-à-dire de manière tout à fait aléatoire, injuste et corporatiste. Rien évidemment ne prédestinait François Hollande à devenir président de la république, il aura fallu de nombreux concours de circonstances. Mais les circonstances ne transforment pas un homme aussi habile fut-il en homme d’État. C’est tout le drame de l’actuel président de république dont le costume est beaucoup trop large pour lui en dépit de l’embonpoint retrouvé depuis 2012. On voit bien que la Ve République qui fait tout reposer sur les décisions de son président a atteint les limites de l’acceptable. S’autoriser à déclarer en substance « tais-toi tu me dois tout »  démontre à à l’évidence la confusion mentale du plus haut magistrat du pays qui confond concept de mandat et pouvoir autocratique.

SONDAGE- Molenbeek : 87% pensent qu’il y a de nombreux en France

SONDAGE- Molenbeek : 87% pensent qu’il y a de nombreux en France

Dans un sondage Odoxa 87% des sondés pensent que nombreuses viles françaises ressemble à  Molenbeek. Une opinion aussi bien partagée par les sympathisants de droite (96%) que par les sympathisants de gauche (81%).Patrick Kanner, ministre des sports,  avait  déclenché une belle polémique en déclarant qu’il y avait en France une centaine de quartiers français de type Molenbeek. Il y a sans doute une centaine de quartiers français de type Molenbeek en France, c’est-à-dire de quartiers susceptibles d’alimenter le réservoir de terroristes. En cause l’intégrisme radical qui y règne. Malheureusement ce chiffre est sans doute sous-estimé car cela représente un quartier par département et il y a sans doute 10 fois plus de quartiers infectés par l’intégrisme. Pas forcément des quartiers de recrutement pour le terrorisme mais des quartiers communautarisés où sont niées les valeurs républicaines et où se développe un environnement sociétal de non-droit. Pour le ministre des sports, « c’est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c’est un système ultracommunautariste, c’est un système mafieux avec une économie souterraine, c’est un système où les services publics ont quasiment disparu, c’est un système où les élus ont baissé les bras ». Une analyse aussitôt contestée par les oligarques du parti socialiste et notamment par l’ancien marxiste de la ligne communiste révolutionnaire Julien Dray reconverti dans la langue de bois  par les délices du pouvoir. Le conseiller régional socialiste d’Ile-de-France Julien Dray a en effet  récusé l’expression de « Molenbeek français ». « On croit que par les formules on résout les problèmes. On cède à la facilité de la communication et ça ne livre aucune information réelle », a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Il a pourtant dressé un constat comparable à la situation décrite par le ministre de la Ville, déclarant que la « ghettoïsation urbaine » sociale et ethnique de la société française ces vingt dernières années avait donné naissance à des « ghettos sociaux (confrontés) à une montée de la délinquance, à des noyaux islamistes qui essayent d’utiliser ces problèmes sociaux, de les instrumentaliser. ». « Nous aussi, en France, nous avons des quartiers qui sont sous l’emprise à la fois des trafiquants de drogue et des réseaux islamistes et salafistes », avait indiqué le Premier ministre sur Europe 1.

 

Crise du porc : Michel Édouard Leclerc déclare qu’il achète au prix le plus fort ! On rit ou on pleure !

Crise du porc : Michel Édouard Leclerc déclare qu’il achète au prix le plus  fort ! On rit ou on pleure !

Sur France Info Michel Édouard Leclerc a déclaré qu’il achetait le porc au prix le plus fort et qu’il s’alignerait sur le prix demandé par les producteurs. De quoi évidemment rire ou plutôt pleurer car Leclerc est l’un des principaux responsables avec ses centrales d’achat de la dérégulation du marché, de la baisse des prix avec la dégradation aussi de la qualité. Il y a quelque chose de surréaliste quand Leclerc déclare qu’il faut revoir la régulation car il n’y a plus de politique agricole en Europe. Une manière pour Leclerc de faire parler deux fois de sa marque d’abord comme responsable de la désorganisation du marché ensuite comme chevalier blanc pour le reconstruire. Une vraie politique de communication chez Leclerc dont l’essentiel est de parler, parler,  de dire tout et son contraire. La marque qui s’est surtout caractérisée par son slogan : » moins cher, moins cher »  aurait pourtant intérêt à mettre un bémol à son bavardage contradictoire. Pourtant le  patron des magasins E. Leclerc « s’engage » : « Quelle que soit la solution que les éleveurs nous demanderont, nous la suivrons. »  Au marché du porc breton de Plérin, le prix du kilo s’établit maintenant à 1,31 euros, loin de l’objectif d’1,40 euros fixé cet été. Environ 60.000 porcs restent dans les exploitations, sans débouché pour l’instant. Pour Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe E. Leclerc, « tant que quelqu’un n’achètera pas ces 60.000 porcs, quel qu’en soit le prix, on ne va pas retrouver un prix d’équilibre ». Le distributeur s’engage sur un point : « Leclerc aujourd’hui, avec Intermarché, je pense que nous achetons le prix du porc le mieux payé d’Europe. Système U aussi a fait des propositions pour surpayer après cotation. Il y a une bonne volonté de la part de l’ensemble des distributeurs. J’en fais la promesse : quelle que soit la solution que les éleveurs nous demanderont, nous la suivrons. » Au-delà des mesures d’urgence, Michel-Edouard Leclerc appelle à des « réponses européennes » : « Il faut résoudre la question de la régulation du marché. Il n’y a plus de politique agricole ! »

Hollande « des baisses d’impôts quoi qu’il arrive en 2016″, ben voyons !

Hollande « des baisses d’impôts quoi qu’il arrive en 2016″, ben voyons !

 

L e calendrier des promesses électorales s’accélèrent. Hier en conseil des ministres Hollande avait déclaré qu’il y aurait des diminutions d’impôts si la croissance augmentait. Aujourd’hui en visite électorale dans l’Isère, il annonce que cette diminution impôt interviendra quoi qu’il arrive En déplacement en Isère ce jeudi 20 août, le chef de l’État promet en effet des baisses d’impôts l’année prochaine, dont l’ampleur dépendra du niveau de la croissance. Une annonce évidemment de portée électorale dans la mesure où dans le même temps Hollande a aussi promis de rétablir les équilibres financiers notamment celui du budget alors qu’on sait  qu’avec la quasi-absence d’inflation les recettes fiscales vont mécaniquement diminuer, surtout avec une faible croissance, tandis que les dépenses elle vont continuer de croître. Acculé Hollande n’a d’autres solutions que de pratiquer la fuite en avant démagogique. C’est évidemment la course aux présidentielles de 2017 qui commence mais avec presque un an d’avance. Ce qui promet de la part de Hollande mais aussi de ses concurrents un beau concours général de démagogie pendant encore de très longs mois. Faute de résultats économiques et sociaux,  Hollande entame le chant  des promesses pour remonter la pente de son impopularité et ainsi tenter de ce qualifié pour le deuxième tour des présidentielles. 

Ce qu’il faut retenir de l’intervention de François Hollande sur « Canal + » : rien !

Ce qu’il faut retenir de l’intervention de François Hollande sur « Canal + » : rien !

Rien ou presque.  Résumons ; un carnet personnel d’activité , une prime pour les jeunes,  la saisine du conseil constitutionnel pour la loi renseignement et du bla-bla. François Hollande a annoncé le lancement d’une prime d’activité pour inciter les Français à travailler.  »Pour inciter à la reprise du travail, qui peut paradoxalement entraîner une baisse de revenu, a reconnu le chef de l’État, on va créer une prime d’activité pour toutes les personnes qui ont des petits boulots, des missions d’intérim, des temps partiels. On va leur donner une prime pour qu’ils gagnent autant que lorsqu’ils ne travaillaient pas ».  Cette prime concernera également les moins de 25 ans souvent touchés par la précarité. Une mesure dont le coût total est évalué à 4 milliards d’euros, reconnaît François Hollande qui précise ne « pas vouloir compter » sur de tels sujets.   Hollande a défendu le projet de loi sur le renseignement : « Cette loi est faite pour nous protéger, pas les puissants mais tous les citoyens. Cessons de croire qu’il y a un système général d’écoute. Ce dont il s’agit c’est uniquement de la lutte contre le terrorisme. » Mais afin de rassurer les Français, il a annoncé qu’il allait « saisir au terme de la discussion parlementaire, le Conseil constitutionnel pour regarder en fonction du droit si certaines dispositions du texte sont bien conformes à la constitution. » Une décision saluée par son ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Enfin un carnet pour chaque Français ( des différents droits déjà acquis ( formation etc.) : « la grande reforme du quinquennat ». Pathétique!

 

Grève à Radio France : ce qu’il faut savoir sur le gaspillage du secteur public

Grève à Radio France : ce qu’il faut savoir sur le gaspillage du secteur public

 

Radio France en grève alors qu’il y a moins de 10% de grévistes. L’exemple du gâchis financier dans le secteur public. 600 millions de dépenses pour plus  de 5000 salariés. 90% de charges salariales soit un salaire net moyen de 5 000 euros. Des salaires démentiels, des dépenses somptuaires partout, le bureau du PDG dont la rénovation a couté 100 000 euros, le réfection de l’immeuble 100 millions.  Ce n’est qu’un exemple du gaspillage Français. Une entreprise qui pourtant si elle était bien gérée non seulement ne serait pas en déficit( comme la plupart des entreprises concurrentes) et ne bénéficierait pas de subventions ( 90% de subvention pour Radio France).. En France,  on compte 6 millions de salariés du secteur publics dont environ un million  hors administrations (Et on a créé environ 200 000 postes en plus en 10 ans). Le seul coût salarial de ces fonctionnaires et assimilés représente de l’ordre de 30 milliards auxquels il faut ajouter les autres coûts de fonctionnement et aussi le cout des investissements ( souvent inutiles) et le coût des procédures. Au bas mot de l’ordre de 100 milliard.. Alors qu’on pourraiat transférer nombre d’activités  sur le privé via par exemple une délégation de service public. Les activités seraient alors au minimum à l’équilibre voire bénéficiaires.  Alors que pour radio France , il faut payer le redevance obligatoire même pour ceux qui les plus nombreux de font pas usage des médias publics.   Et en plus sur France info.fr on utilise la chaine pour diffuser la PUB du syndicat SUD.   .  Comment qualifier ce qui caractérise ce service dit public, gaspillages, bureaucratie, paresse . Radio Franc,  des salaires de cadres démentiels, des superstructures dignes de l’ancienne union soviétique, et globalement des programmes aussi insipides que les autres. En plus le contribuable est soumis à la redevance alors qu’aujourd’hui les chaînes et radios publiques sosnt de moins en moins regardées et ou écoutées . certes quelques médias se distinguent France info, France 2 pour certaines émissions, France culture ;  pourtant globalement les médias publics sosnt peu différents des chaînes commerciales. Aujourd’hui l’info est diffusée par des milliers  de médias audio-visuels ( exemple 600 radios associatives), pourquoi conserver un  mastodonte public ( payant en plus) qui n’apporte globalement pas davantage  que les supports privés ( à quelques exceptions près). En outre il fauta surtout prendre en compte le développement du numérique  surtout d’internet. qui diffuse mieux, plus vite et moins cher  l’info et sur tous les supports. On objectera que la mission de service public est essentielle. Mais précisément n’y a-t-il pas confusion entre le concept de service public, d’entreprise public et le statut du personnel. Dans ce domaine comme dans d’autres, le rôle de l’Etat est d’assurer sa tâche régalienne,  de réguler pour tirer les programmes vers le haut , les rendre plus compétitifs aussi et non de faire tout  lui-même. Bref France télévisions et Radio France   comme nombre de services  publics , c’est trop cher, trop bureaucratique et pas assez créatif. A moins évidemment que le pouvoir en place n’ait besoin de medias dociles pour diffuser la voix de son maître.

Immigration : ce qu’il faut retenir du discours de Hollande…. Du bla-bla !

Immigration : ce qu’il faut retenir du discours de Hollande…. Du bla-bla !

Finalemenet un discours très laborieux, très convenu qui vise à regauchiser un président embarqué dans un social libéralisme qu’il ne contrôle plus. Des propos mille fois entendus qui n’apportent rien. Dénonçant le « sentiment de dépossession, entretenu avec malice sinon avec malignité », le chef de l’Etat a souligné qu’un Français sur quatre était issu de l’immigration : « Je veux rappeler aux Français d’où ils viennent, quelles sont les valeurs qu’ils portent comme citoyens français et où nous voulons aller ensemble. » François Hollande a ainsi exhorté à ne pas laisser « la place vide pour des discours qui instrumentalisent la peur de la dissolution, de la dislocation, de la disparition » entretenus par ceux « qui rêvent d’une France en petit, une France en dépit, une France en repli, bref une France qui ne serait plus la France ». « Nous devons lutter contre ces thèses au nom de la France, pour la France, pour une France à la hauteur de son histoire et capable de porter un grand projet, un destin », a-t-il martelé. François Hollande a annoncé l’ouverture de la naturalisation pour les personnes âgées de plus de 65 ans qui ont vécu 25 ans en France et ont un enfant français. François Hollande s’est implicitement opposé à Nicolas Sarkozy, sans prononcer son nom, jugeant qu’il fallait « défendre » le principe des accords de Schengen qui autorisent la libre circulation des citoyens au sein de l’Union européenne plutôt que de les « faire éclater ». « Faire éclater Schengen? Ce serait reculer, rétablir les frontières pays par pays », a-t-il fait valoir. « Pour l’Europe, notre frontière c’est Schengen », a encore argué François Hollande pour qui, au contraire, ces accords ont « permis à tous les pays d’Europe de s’organiser pour contrôler l’immigration ». François Hollande s’est dit de nouveau « favorable »au droit de vote des étrangers aux élections locales. Mais il se heurte à une impossible réforme constitutionnelle. « Rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose une majorité des 3/5es » au Parlement, a-t-il rappelé, soulignant que cela supposait « un accord entre les forces républicaines ». A elles de « prendre leurs responsabilités », a-t-il insisté. Une manière de se dédouaner de l’impossible mise en œuvre de cette mesure dont il avait fait l’une de ses promesses de campagne. Le Président s’est élevé contre « la peur sciemment installée d’une religion, l’islam, qui, d’une façon inacceptable, est présentée par certains comme incompatible avec la République. » « Le fait nouveau, ce sont des vents mauvais qui soufflent de plus en plus, pas seulement en France, mais partout en Europe », a-t-il déploré, estimant qu’il fallait « une fois encore reprendre le combat ». Dans « la lutte contre le racisme et l’antisémitisme » érigée en « grande cause nationale », la France « ne peut tolérer qu’un citoyen soit agressé pour sa religion, sa couleur de peau, ses origines », a-t-il souligné, avertissant que « rien ne doit être passé sous silence, rien ne doit rester impuni, rien ne doit être toléré ».

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

Deux ans après l’arrivée au pouvoir de François Hollande, Matthieu Pigasse, le directeur de la banque Lazard, publie un essai intitulé Éloge de l’anormalité dans lequel il pointe les errements des dirigeants au pouvoir face aux défis que doit relever la France.  Pour le propriétaire des Inrockuptibles, « ce qu’il s’est passé en Grèce hier, à partir de 2010-2011, pourrait se produire en France demain ou après-demain si on ne réagit pas ». La faute à « un excès d’endettement », poursuit le banquier, de la même manière qu’un « ménage soudainement surendetté [...] ne peut plus faire face à ses obligations ».  Étiqueté banquier de gauche, Matthieu Pigasse pourfend la « normalité » revendiquée par François Hollande face à « une crise profonde, grave et durable, qui remonte aux années 1970, au moment où l’ensemble des ressorts de croissance se sont cassés avec la crise pétrolière ». « Depuis, nous nous sommes mentis à nous-mêmes, entretenant une illusion de croissance par la dette, comme un sportif malade se dope pour améliorer ses performances à la veille d’une compétition », regrette-t-il. « On ne fait rien, de peur de mal faire. On dit toujours, on ne fait jamais, à droite comme à gauche », continue-t-il. Or, « dans une situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles, vouloir le changement et mener des politiques de croissance », assure le banquier qui prend l’exemple de l’Italie, où « un nouveau premier ministre (Matteo Renzi, ndlr) a mis en place un plan de relance d’environ 100 milliards d’euros, l’opposé d’une politique d’austérité ». Sans quoi la France s’expose à « un risque de déclassement en Europe et dans le monde ». Un scenario qui mettrait en péril la démocratie car « quand les démocrates sont incapables de répondre à la crise, le risque, c’est la montée des extrémismes politiques et des fanatismes religieux », ajoute-t-il.

 

Chômage : Hollande reconnaît qu’il a échoué

Chômage : Hollande reconnaît qu’il a échoué

Hollande assume son échec, c’est un progrès et en même temps pathétique. Sur le chômage François Hollande a reconnu mardi avoir échoué à atteindre son objectif d’inverser la courbe du chômage l’an dernier en France et placé tous ses espoirs dans le retour de la croissance. Le nombre de chômeurs sans la moindre activité a encore augmenté de 10.200 au moins de décembre par rapport au mois précédent, à plus de 3,3 millions. « Nous n’avons pas réussi dans l’année 2013 à faire diminuer le chômage. A en faire diminuer le rythme d’augmentation, oui, à en stabiliser le niveau à cette fin d’année, oui, mais pas à la faire diminuer », a-t-il dit devant la communauté française à Istanbul à l’issue de sa visite d’Etat en Turquie. « Nous ne pourrons faire baisser le chômage dans les prochains mois que s’il y a de la croissance », a-t-il ajouté, soulignant l’importance du « maintien d’une demande intérieure » mais « surtout de l’investissement ». « Le chômage, nous le ferons baisser à la seule condition que nous nous mobilisions tous », a-t-il déclaré. Lors d’une rencontre avec des journalistes, le président a expliqué son choix de la franchise face à cet échec. « Le déni, cela ne fonctionne pas. Donc je préfère assumer : on a stabilisé le chômage en 2013, il n’a pas encore baissé. Cela justifie le pacte de responsabilité que j’ai présenté aux Français. Il faut être clair », a-t-il déclaré. A deux mois des élections municipales, le chef de l’Etat n’a pas semblé craindre la déception des Français qui le jugeront « à la fin du quinquennat », a-t-il souligné. Le président a demandé aux entreprises et aux partenaires sociaux de s’engager dans un « pacte de responsabilité » pour relancer l’économie par une politique de l’offre.  

 




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