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Impôt sur les banques en Italie : la taxe qui fait peur

Impôt sur les banques en Italie : la taxe qui fait peur

Finalement l’Italie a osé en taxant des superprofits. Des superprofits qui s’étalent partout en Europe mais qui n’ont pas fait l’objet de prélèvements supplémentaires alors que le pouvoir d’achat des ménages est amputé par l’inflation. Une sorte de redistribution à l’envers. Dans les milieux économiques italiens mais aussi européens s’inquiètent évidemment de la contagion de cette mesure italienne.

Le secteur bancaire italien se réveille avec une gueule de bois ce mardi en voyant l’ensemble des actions bancaires subir une lourde baisse. A la Bourse de Milan, l’ensemble des actions bancaires ont chuté. Intesa Sanpaolo et Unicredit perdaient respectivement 8,6% et 5,9% à la clôture. Monte dei Paschi di Siena a dévissé de 10,8%, Bper Banca de 10,9% et Banco Bpm de 9%.

Et pour cause, après une période de résultats du premier semestre à la fête, où l’Italien Unicredit a affirmé qu’elle avait connu « le meilleur premier semestre de tous les temps » quand sa concurrente Intesa Sanpaolo a fièrement affiché des revenus en hausse de 15,6% (produit net bancaire) et un bénéfice net en hausse de 80% sur un an.

En France le gouvernement a parlé de taxer les superprofits mais en est resté aux déclarations verbales.

Immobilier : une crise qui menace toute l’économie

Immobilier : une crise qui menace toute l’ économie

Pour l’instant , la crise immobilière ne semble pas alarmer les pouvoirs publics. Pourtant cette crise risque d’entraîner toute l’économie. Pour deux raisons principales à savoir le poids que représente le bâtiment dans le PIB et la part que les ménages consacrent au logement

la crise est en effet conjoncturel mais aussi structurelle. Il y a bien sûr la partie très visible celle de l’envolée des taux d’intérêt qui découle évidemment de la lutte contre l’inflation menée par les banques centrales. En relevant les taux d’intérêt, mécaniquement les taux d’emprunt s’envolent également à des niveaux rarement atteints, on va sans doute assez durablement vers des taux de prêt de l’ordre de 5 % tout compris.

Ceci étant, la crise est aussi structurelle, ce qui est plus grave. En effet la crise se caractérise par la disparition des acheteurs potentiels. Les jeunes en particulier ne peuvent plus envisager l’acquisition d’un logement à des montants de 300 000 à 400 000 € compte tenu de leurs capacités financières. Même étalés sur la durée du prêt, les mensualités ne sont plus supportables et de toute manière les établissements financiers ne veulent plus prêter faute de garanties suffisantes. Une crise qui va surtout concerner en particulier les jeunes et les couches moyennes; ce qui va poser un problème économique mais aussi démocratique.

Faute d’acheteurs, le système va éclater d’ici quelques mois. Le marché va se réduire à pas grand-chose ( la baisse des prêts va atteindre 50 % d’ici la fin d’année ! ). Les vendeurs qui n’acceptent pas de vendre aujourd’hui avec une baisse des prix de l’ordre de 10 % seront le moment venu contraints de brader leurs biens faute de candidats potentiels à l’achat.

C’est toute l’économie qui risque d’être concernée puisque l’activité et du bâtiment général représente au moins 20 % du produit intérieur brut. En outre la crise va encore encourager un peu plus l’étalement urbain. Enfin, la crise immobilière menace les actifs des banques et leur stabilité. C’est tout le système économique et financier qui risque d’être menacé

Drogue: Le cancer qui gagne toute la société française

Drogue: Le cancer qui gagne toute la société française

La drogue est devenue un véritable business qui ne touche plus seulement les grandes agglomérations mais également les villes moyennes et même les zones rurales. Ce business de la drogue représenterait autour de 250 milliards au plan mondial d’après l’ONU. En France, l’enjeu de ce business dépasserait 4 milliards et occuperait l’équivalent de 20 000 emplois à plein temps .L’une des conséquences est la montée de la violence sous différentes formes notamment avec 700 morts par an sur la route. On compterait jusqu’à 4 à 5000 « boutiques » de drogue en France dans les quartiers sensibles où les trafiquants font désormais la loi .

Ce montant mirifique est celui des revenus générés par le trafic de stupéfiants à l’échelle de la planète selon l’Office des Nations Unis contre la Drogue et le Crime. Ce n’est bien sûr qu’une estimation, mais elle reflète le poids économique du business de la drogue. Celui-ci est supérieur au PIB de la Finlande (236 milliards) ou de la Colombie (237 milliards). 243 milliards d’euros, c’est davantage que le coût des catastrophes naturelles qui ont ravagé la planète en 2021, entre la tempête Ida sur l’Est des Etats-Unis, la vague de froid au Texas et les inondations en Belgique et en Allemagne. L’assureur Swiss Ré l’estime à 220 milliards d’euros.

Plus de 4 milliards, selon les derniers calculs de l’Insee, le montant qu’ont dépensé les Français en 2020 pour s’approvisionner en cannabis, cocaïne, héroïne, crack et autres produits stupéfiants. Faut-il y voir un effet des longs mois de confinement ? C’est en tout cas 7% de plus que l’année précédente et surtout deux fois davantage qu’en 2009 (2,08 milliards). À titre de comparaison, les achats de livres n’ont pesé, la même année, que 3,75 milliards dans le budget des consommateurs.

Entre les importateurs, les grossistes, les logisticiens, les revendeurs, les « choufs » (guetteurs) et les « nourrices » (ceux qui cachent les produits chez eux), le marché de la came fait travailler beaucoup de monde en France. « Un nombre important d’intermédiaires dont le trafic de drogue n’est pas la principale source de revenus », précise l’Insee qui évalue cette activité à 21 000 équivalents temps plein. Soit 0,08% de la main d’oeuvre nationale. Mais sans déclaration à l’Ursaff, ni charges sociales.
3275 points de deal

En décembre 2020, le ministère de l’Intérieur dénombrait 4000 supermarchés de la drogue, ou « fours » dans le jargon des trafiquants. Un chiffre que l’action des forces de l’ordre aurait permis de ramener à 3275 un an plus tard. La géographie, elle, ne change pas. Les points de deal se concentrent dans les zones géographiques les plus densément peuplées, au coeur des métropoles régionales à forte population étudiante et dans les départements périurbains ou situés à proximité des grandes agglomérations.

900 000, c’est le nombre de personnes qui, chaque jour en France, vapotent, fument ou mangent du cannabis, sous l’une ou l’autre de ses différentes formes – herbe, résine ou huile. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, le nombre d’amateurs réguliers, s’adonnant en moyenne dix fois par mois à leur goût du cannabis, s’élèverait à 1,4 million. Les adeptes plus occasionnels seraient, eux, 5 millions. Près de la moitié des adultes y aurait déjà goûté. Ces chiffres placent l’Hexagone en tête du classement européen des pays consommateurs, devant le Danemark et l’Espagne.

Transition écologique : qui doit payer ?

Transition écologique : qui doit payer ?


L’économiste Pierre Le Masne juge, dans une tribune au « Monde », les prescriptions du rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz insuffisantes pour financer le coût d’une véritable transition écologique.
Le rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz intitulé « Les incidences économiques de l’action pour le climat », publié le 22 mai, propose une évaluation économique du coût d’une partie de la nécessaire reconversion écologique de la France, celle qui concerne le climat, sans évoquer les neuf questions écologiques fondamentales mises en évidence par le Stockholm Resilience Center.

Or, les « limites planétaires » ont déjà été dépassées sur six d’entre elles. En dehors du climat, le « coût économique de la transition » concerne aussi la biodiversité, l’artificialisation des terres, l’abus de nitrates et de pesticides, les plastiques, l’eau…

Mais le rapport oublie un autre point important : la prise en compte des importations. Il y est ainsi affirmé que « malgré une progression du produit intérieur brut (PIB) de 50 % entre 1995 et 2019, l’empreinte carbone de la France a diminué de 20 % sur la même période », sans parler du rôle des importations dans l’empreinte carbone.

Un document officiel publié fin 2022 dans « Données et études statistiques » dit pourtant : « Les émissions associées aux importations représentent un peu plus de la moitié (51 %) de l’empreinte. Par rapport à 1995, l’empreinte carbone de la France [en 2021] a diminué de 9 %. Les émissions intérieures se sont réduites de 27 % tandis que les émissions associées aux importations se sont accrues de 20 % ».

Le rapport surestime donc largement la diminution de l’empreinte carbone (20 % au lieu de 9 %). En fait très peu a été fait depuis 1995, si on tient compte des importations.

Sans rire: Macron fier de ce qui a été fait

Sans rire: Macron fier de ce qui a été fait !

Pot de départ, Le président de la République recevait ce mardi soir à l’Élysée les membres de son gouvernement et leurs conjoints.
« On a fait bouger les choses, des retraites au marché du travail. On a pris des grandes mesures sur l’emploi, l’énergie ou la transition écologique. On a porté de grandes réformes », s’est félicité macron . Par contre, toujours pas un mot sur les violences !

« On peut collectivement être très fiers de ce qui a été fait ces derniers mois. L’année a été très chargée », a poursuivi le président de la République.

Emmanuel Macron a en outre annoncé que « beaucoup de réformes décisives » devront être conduites « à la rentrée ». « Les choses ne seront pas plus simples à la rentrée prochaine car la vie politique française ne se simplifiera pas », a enchaîné le président de la République qui pourrait préciser qu’il a complètement échoué à élargir sa majorité.

« Mais nous continuerons car il faut avoir beaucoup de calme, de persévérance et de constance dans l’action que nous conduisons », a-t-il conclu, avant de remercier les familles des membres du gouvernement.

Bref, une sorte de cérémonie de recueillement en hommage surtout aux deux échecs qui justement justifient un mini remaniement. Si la chose n’était pas aussi sérieuse, on pourrait dire que l’autosatisfaction de de Marcon relève de l’humour

Des énergies renouvelables qui rapportent à l’Etat mais coûtent à EDF

Des énergies renouvelables qui rapportent à l’Etat mais coûtent à EDF

Un curieux calcul du régulateur de l’énergie (la CRE) qui prétend que les énergies renouvelables ont rapporteraient 13,7 milliards à l’État. La CRE oublie d’insister que l’État a dépensé 30 milliards en matière de bouclier fiscal concernant les mesures de l’énergie et que la garantie des prix de rachat de l’électricité est payée par EDF. Bref des comptes d’apothicaire !

l’État garantit un certain niveau de prix de rachat de l’électricité aux producteurs d’énergies renouvelables, ce qui protège la rentabilité de leur investissement. En revanche, si le prix de marché dépasse ce niveau de prix garanti, ces mêmes producteurs reversent la différence à l’État. Et c’est précisément le cas actuellement, compte tenu de l’envolée des prix de l’électricité.

Cette « manne » permet de réduire en partie la facture des boucliers tarifaires mis en place par le gouvernement pour protéger les ménages et les entreprises de cette même envolée des prix de l’énergie. Les 13,7 milliards permettent ainsi « le financement d’environ 50 % des dépenses publiques liées aux boucliers tarifaires et amortisseurs », indique la CRE. Le régulateur du marché de l’énergie évalue ces « mesures exceptionnelles de protection des consommateurs à 28,5 milliards d’euros » au titre de l’année 2023.

Inflation élevée : la faute à qui ?

Inflation élevée : la faute à qui ?

La persistance de l’inflation serait due pour certains, à la rapacité des entreprise qui auraient profité de cette période pour augmenter leurs prix et leurs marges bénéficiaires. Mais cette explication inverse la cause et l’effet. Bref, La demande serait davantage responsable que l’offre ! . Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l’ESSEC dans la Tribune

L’inflation élevée qui frappe les Etats-Unis et la zone euro depuis 2021 se maintient à un niveau trop élevé selon les derniers chiffres disponibles. En mai 2023, l’inflation hors énergie et produits alimentaires est encore à 5,3% aux Etats-Unis et à 5,4% en zone euro, bien au-delà de la cible de 2% des deux banques centrales.

Les causes de cette inflation sont maintenant bien connues. Le stimulus fiscal et monétaire a été maintenu à un niveau élevé trop longtemps après la récession due au Covid-19, auquel s’est ajouté l’augmentation ponctuelle mais forte du prix de l’énergie à la suite de la guerre en Ukraine. Les graves erreurs de prévision et la réaction tardive des banques centrales (Fed et BCE) ont largement contribué à aggraver le problème.

Face à la grande souffrance économique des catégories les plus défavorisées générée par l’inflation, les économistes de gauche cherchent des boucs émissaires plutôt que remettre en cause le principe même du soutien massif et permanent de la demande globale. Sans surprise, le coupable idéal serait le comportement rapace et égoïste des grandes firmes. Celles-ci auraient profité de la confusion dans l’esprit des gens provoquée par l’inflation pour engager une hausse des prix détachée des réalités avec l’objectif d’augmenter les marges de profit. Dans la zone euro, au printemps 2023, la Commission européenne dans ses prévisions économiques avait déjà pointé une hausse des profits en 2022, qu’elle reliait à l’inflation. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a repris cette thèse dans un discours en juin 2023, en rendant la hausse du profit par unité produite responsable de 2/3 de l’inflation en 2022.

Au niveau purement factuel et objectif, sans parler de lien causal, selon les calculs de Hansen, Toscani et Zhou, économistes du FMI, la décomposition des revenus en zone euro indique que la hausse des prix en 2022 est associée à 40% aux prix des importations, à 45% à la hausse des profits et à 25% à la hausse de salaires, la réduction des impôts ayant une contribution négative. Selon une étude récente (mai 2023) de Glower, Mustre-del-Rio et Nicols, aux Etats Unis, les marges de profit auraient augmenté en 2021, mais cette tendance serait renversée en 2022.

Les « décompositions » comptables des hausses de prix selon les hausses des revenus des facteurs sont des enregistrements ex-post, intéressantes en soi, mais qui ne délivrent pas d’explications. C’est pour cela que les statisticiens parlent de « contribution » des différents facteurs.

Une entreprise disposant d’un pouvoir de marché a forcément un prix optimal qui arbitre entre une plus grande marge de profit et une diminution du volume de ventes. Si à un moment donné, les facteurs de production coutent plus cher ou si la demande est trop forte par rapport à sa capacité productive, une entreprise va réagir par une augmentation de prix. En effet, augmenter sa production réclame le plus souvent d’attirer des ressources de plus en plus rares, ce qui va augmenter le coût des dernières unités produites. Ce n’est pas le coût moyen des unités produites qui compte pour déterminer le prix qui assure le profit maximal, mais le coût de la dernière unité produite. C’est cette absence de flexibilité qui transforme une demande forte en forte augmentation des prix. Une forte marge dans certains secteurs reflète avant tout des conditions de demande plus favorables. Cette hausse de prix sera encore plus forte si les chaines de fabrication sont soumises à des forte contraintes de production. Dans le secteur de l’énergie, en 2022, la tarification du gaz au cout marginal a permis aux producteurs d’énergie hors-gaz d’obtenir des profits très élevés. Ainsi, l’accroissement de la demande globale expliquerait la hausse simultanée des prix et des profits, sans lien causal direct entre profits et prix.

Une autre partie de la hausse des profits vient de la réduction relative des coûts salariaux. En effet, un peu partout dans le monde, les hausses salariales n’ont pas intégralement compensé les hausses des prix et le rattrapage nécessite des mois. Cette forme de rigidité salariale explique à la fois la hausse de profits, et les pénuries de travail. Ces deux phénomènes ont la même cause, une inflation élevée et non anticipée. Il n’est pas incorrect d’affirmer que les entreprises ont pu tirer profit de cette rigidité salariale, mais, là non plus, ce n’est pas la hausse des profits qui a engendré la hausse de prix, mais l’inverse.

La dérive de toute puissance des gouvernants grisés par la perspective d’augmentation de la demande à grand renfort de dépenses publiques s’est retournée contre les salariés qui sont les grands perdants de l’inflation. Attribuer l’inflation à des causes erronées permet certes aux politiques et aux autorités monétaires de s’exonérer de leurs responsabilités. Il serait néanmoins dangereux de tergiverser sur les bonnes mesures de politique économique, essentiellement les mesures de rigueur budgétaire et monétaire sans lesquelles « le monstre de l’inflation », pour citer Christine Lagarde, ne sera jamais vaincu. Il est heureux que Bruno Le Maire ait fait un premier pas dans la bonne direction avec la réforme des retraites d’avril 2023 suivi d’un deuxième avec son plan d’économie de 10 milliards d’euros de juin 2023. Mais nous sommes encore loin du compte.

Vacances : budget rétréci pour les Français qui partent en vacances

Vacances : budget rétréci pour les Français qui partent en vacances

En moyenne les Français ne devront pas faire beaucoup d’écarts compte tenu du budget moyen prévu pour les vacances. Selon un sondage Elabe pour BFMTV rendu public ce jeudi, 64% des sondés qui ont l’intention de partir en vacances cet été disent que l’inflation a un impact sur le lieu, la durée, les activités prévues ou encore le type de logement choisi pour leur séjour.

Les vacanciers prévoient en moyenne un budget de 1656 euros pour leur foyer, soit 682 euros par personne. (Notons cependant que moins de la moitié des Français partent en vacances l’été *)

Un budget qui varie fortement selon la situation économique du foyer: ceux en capacité d’épargner à la fin du mois prévoient en moyenne une enveloppe de 2430€, contre 1225€ pour ceux qui doivent se restreindre pour boucler leurs fins de mois.

Une écrasante majorité (77%) des vacanciers passeront au moins une partie de leur été en France, même si 24% des sondés annoncent qu’ils partiront en Europe et 8% en dehors du Vieux continent.

Pour se rendre sur leurs lieux de vacances, les Français interrogés comptent utiliser leur véhicule personnel (cité par 70% des sondés), l’avion (21%), le train (15%). Seulement 4% des vacanciers partiront en covoiturage.

*Vacances d’été 2022 : près de la moitié des Français ne partent pas

Le taux de départ en vacances n’est que de 54% dans l’Hexagone Et moins de la moitié l’été. Si l’on compare la situation actuelle à celle de vingt ans plus tôt, on constate que ce chiffre a légèrement baissé : en 2002, selon le Crédoc, 58% des Français déclaraient partir en vacances. Les personnes qui restent chez elles le font surtout pour des raisons financières (46% d’entre elles). D’après des données de janvier 2022, 72% des personnes dont les revenus dépassent 2 755 euros partent en congés, contre 37% de celles qui gagnent moins de 1 285 euros par mois (ils étaient 41% en 2002). Les premières s’évadent car leur budget le leur permet, mais pas seulement. « Les plus aisés bénéficient plus souvent, du fait d’amis ou de leur famille, d’un hébergement gratuit », explique l’Observatoire des inégalités. Ils ont aussi pris l’habitude de voyager avec leurs parents, et parlent aussi plus souvent une langue étrangère.

Santé : trop de médicaments qui ne servent pas à grand-chose

Santé : trop de médicaments qui ne servent pas à grand-chose

Il n’est plus acceptable de proposer une offre de soins excessive et énergivore, affirme, dans une tribune au « Monde », le médecin hospitalier Pierre-Vladimir Ennezat, qui dresse une liste de médicaments aux profits discutables ou sans aucune donnée solide disponible.

Le ministère de la santé a communiqué en juin la liste des médicaments essentiels, après de longues années de pénuries dont les origines sont variées. La globalisation des affaires a conduit à la délocalisation de la production des trois quarts des principes actifs en Inde et en Chine. La relocalisation de l’industrie pharmaceutique permettra de préserver la sécurité de nos approvisionnements en médicaments pour nos concitoyens, dont les contributions obligatoires financent notre santé.

Définir le caractère essentiel d’une thérapeutique est un exercice acrobatique et périlleux. Améliorer la qualité de vie, les symptômes, soulager toujours et le plus souvent possible, accroître la quantité de vie sont des objectifs essentiels des professionnels de santé. Par exemple, les traitements anticonvulsivants, antituberculeux et antiviraux, antibiotiques, anticancéreux, anticoagulants, de l’asthme, l’insulinothérapie, les corticoïdes, l’utilisation des solutions antiseptiques atteignent sans ambiguïté ces objectifs. De même, analgésiques, anesthésiques, médicaments cardiotoniques et vasopresseurs, antidotes sont les incontournables de la médecine intensive.

Cependant, à l’aune de la dérive et des aléas climatiques, du déficit hydrique croissant et des pollutions diverses de l’air, des sols et des nappes phréatiques, il n’est plus acceptable de proposer une offre de soins excessive et énergivore. La sécheresse historique qui a sévi en Chine en 2022 a d’ailleurs pu contribuer au ralentissement des productions industrielles.

Cette liste essentielle devrait donc éliminer de facto les thérapeutiques ayant des bénéfices douteux ainsi que les médicaments dits « moi aussi » (me-too drugs), qui sont essentiellement des copies de molécules originales ; la principale motivation des firmes pour développer de tels médicaments sans originalité étant marketing.

On peut donc s’interroger sur la pertinence de proposer cinq inhibiteurs de la pompe à protons pour le traitement de l’ulcère gastro-duodénal et du reflux gastro-œsophagien, sachant par exemple que la commercialisation de l’ésoméprazole (laboratoire AstraZeneca), molécule isomère S de l’oméprazole (laboratoire Astra), a généré par le passé une dépense exorbitante et inutile pour la Sécurité sociale.

Impôts: Des baisses qui dépendent de hausses ! (Bruno Le Maire)

Impôts: Des baisses qui dépendent de hausses ! (Bruno Le Maire)

Le « rythme » des futures baisses d’impôts en France dépendra du niveau de croissance attendu pour le pays, qui sera révisé en septembre pour les années 2023 et 2024, a déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. En clair les baisses dépendent donc de hausse. En effet une hausse de croissance fait mécaniquement croître les recettes fiscales et c’est dans cette hypothèse que le ministre de l’économie envisage une baisse donc relative des impôts.

« Nous voulons continuer dans cette direction de baisse des impôts sur les ménages comme sur les entreprises », a indiqué Bruno Le Maire sur LCI, réitérant en marge des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence la stratégie d’allègement fiscal suivie depuis des années par le gouvernement. « Ensuite, il y a une réalité. On est parfaitement conscient qu’il y a un ralentissement de la croissance partout dans le monde, notamment en Europe », a-t-il ajouté. En clair encore, donc ne pas s’attendre à une baisse de la fiscalité !

Le gouvernement table actuellement sur une progression de 1% du produit intérieur brut (PIB) de la France en 2023, une prévision supérieure à celle de l’Insee (0,6%) et de la Banque de France (0,7%).

Fiscalité: Des baisses qui dépendent de hausses ! (Bruno Le Maire)

Fiscalité: Des baisses qui dépendent de hausses ! (Bruno Le Maire)

Le « rythme » des futures baisses d’impôts en France dépendra du niveau de croissance attendu pour le pays, qui sera révisé en septembre pour les années 2023 et 2024, a déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. En clair les baisses dépendent donc de hausse. En effet une hausse de croissance fait mécaniquement croître les recettes fiscales et c’est dans cette hypothèse que le ministre de l’économie envisage une baisse donc relative des impôts.

« Nous voulons continuer dans cette direction de baisse des impôts sur les ménages comme sur les entreprises », a indiqué Bruno Le Maire sur LCI, réitérant en marge des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence la stratégie d’allègement fiscal suivie depuis des années par le gouvernement. « Ensuite, il y a une réalité. On est parfaitement conscient qu’il y a un ralentissement de la croissance partout dans le monde, notamment en Europe », a-t-il ajouté. En clair encore, donc ne pas s’attendre à une baisse de la fiscalité !

Le gouvernement table actuellement sur une progression de 1% du produit intérieur brut (PIB) de la France en 2023, une prévision supérieure à celle de l’Insee (0,6%) et de la Banque de France (0,7%).

Transition écologique : qui doit payer ?

Transition écologique : qui doit payer

par Pierre Le Masne, Maître de conférences émérite d’économie à l’université de Poitiers


L’économiste Pierre Le Masne juge, dans une tribune au « Monde », les prescriptions du rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz insuffisantes pour financer le coût d’une véritable transition écologique.
Le rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz intitulé « Les incidences économiques de l’action pour le climat », publié le 22 mai, propose une évaluation économique du coût d’une partie de la nécessaire reconversion écologique de la France, celle qui concerne le climat, sans évoquer les neuf questions écologiques fondamentales mises en évidence par le Stockholm Resilience Center.

Or, les « limites planétaires » ont déjà été dépassées sur six d’entre elles. En dehors du climat, le « coût économique de la transition » concerne aussi la biodiversité, l’artificialisation des terres, l’abus de nitrates et de pesticides, les plastiques, l’eau…

Mais le rapport oublie un autre point important : la prise en compte des importations. Il y est ainsi affirmé que « malgré une progression du produit intérieur brut (PIB) de 50 % entre 1995 et 2019, l’empreinte carbone de la France a diminué de 20 % sur la même période », sans parler du rôle des importations dans l’empreinte carbone.

Un document officiel publié fin 2022 dans « Données et études statistiques » dit pourtant : « Les émissions associées aux importations représentent un peu plus de la moitié (51 %) de l’empreinte. Par rapport à 1995, l’empreinte carbone de la France [en 2021] a diminué de 9 %. Les émissions intérieures se sont réduites de 27 % tandis que les émissions associées aux importations se sont accrues de 20 % ».

Le rapport surestime donc largement la diminution de l’empreinte carbone (20 % au lieu de 9 %). En fait très peu a été fait depuis 1995, si on tient compte des importations. La délocalisation de l’industrie française a joué un rôle majeur dans la diminution des émissions de CO2 sur le territoire. Mais la reconversion écologique doit au contraire favoriser une relocalisation industrielle pour réduire le coût écologique du transport ainsi que le déficit commercial.

Le rapport a l’immense mérite de préconiser un renforcement de l’investissement : il faudrait l’augmenter de 2 % du PIB par an en 2030, 67 milliards d’euros, la moitié assumée par l’Etat et la moitié par les entreprises. La plus grande partie, 48 milliards, concerne les bâtiments et leur rénovation. Mais si le bâtiment est sérieusement pris en compte, le reste ne l’est pas suffisamment.

Macron, un Président qui cumule les crises

Macron, un Président qui cumule les crises

Depuis son élection en 2017, macro n’aura connu que de rares périodes d’accalmie politique. En effet, les crises se sont succédées aux crises. La question est de savoir quelle est la responsabilité du président. La plupart du temps, il n’est pas étranger aux maux qui affectent le pays. Parfois, il est le principal responsable comme dans l’affaire des retraites si mal gérée.

Macron est souvent impliqué du fait de ses orientations mais tout autant en raison de son comportement. Un seul exemple l’affaire du chômage avec sa fameuse phrase « Il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi », une phrase réitérée il y a quelques jours à Marseille où il a déclaré qu’il suffisait de faire le tour du port pour trouver une dizaine d’emplois. En fait une sorte de provocation en même temps qu’une sorte de mépris.

Sur les grandes questions structurelles, c’est l’ambiguïté permanente avec la philosophie du « en même temps », un flou qui ne rassure pas sur les orientations et qui nourrit et encourage les clivages. Un seul exemple celui de l’énergie avec des discours sur le nucléaire mais pour l’instant pas la moindre décision de mise en œuvre des nouvelles centrales et encore moins concernant le financement. Concrètement la France s’est affaiblie un peu plus avec la fermeture de Fessenheim et Macron entretien le flou et les divisions concernant les synergies alternatives qui demeureront pourtant anecdotiques puisque pour l’essentiel non pilotables du fait de leur caractère intermittent. On pourrait multiplier les sujets économiques, sociaux ou plus généralement sociétaux. La crise de la sécurité bien sûr mais aussi la crise à l’école, la crise des hôpitaux et de la santé en général, la crise de la drogue, la crise démocratique etc.

Sur le plan international, c’est aussi le même temps qui souvent prévaut ainsi une fois Macron privilégie ses rapports avec Poutine puis quelques semaines ou mois après avec l’Ukraine.

Globalement ce président est trop verbeux, trop instable aussi. En voulant seul décidé de tout en permanence, il crée un sentiment d’instabilité dans toutes les institutions et organisations intermédiaires . Ce président cultive « le en même temps » , sorte de versatilité qui révèle pour le moins un manque de maturité, un manque de hauteur de vue et de vision.

Climat en hausse et maladies tropicales qui s’acclimatent

Climat en hausse et maladies qui s’acclimatent
par
Benoît Tonson
Chef de rubrique Science + Technologie, The Conversation France

Éric Cardinale
Vétérinaire spécialisé dans les domaines de la microbiologie et de l’épidémiologie,, Cirad

Stéphan Zientara
Vétérinaire et virologiste, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)

« Zootopique » est une série de podcasts réalisés en partenariat avec l’Anses (Agence nationale sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui interroge nos relations avec les animaux au prisme de la santé. Après une première saison portant sur des thèmes aussi variés que le déclin des abeilles ou les maladies portées par les moustiques et les tiques, nous vous proposons une deuxième saison.

Pour ce dernier épisode de la saison, intéressons-nous à ces maladies tropicales qui finissent par s’acclimater et se développer sur notre territoire en raison du changement climatique. Par exemple, en 2022, 65 cas de dengue autochtones ont été enregistrés dans le sud de la France.

D’autres maladies humaines ou animales émergeront à l’avenir. Alors, de quelles maladies parle-t-on ? Le changement climatique est-il vraiment l’unique facteur en cause ? Comment faire face à ces nouvelles menaces ?

Avec Stéphan Zientara, vétérinaire et virologiste, directeur de l’unité mixte de recherche Anses-Inrae-Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort et Éric Cardinale, vétérinaire spécialisé dans les domaines de la microbiologie et de l’épidémiologie, directeur adjoint de l’Unité mixte de recherche ASTRE Cirad-Inrae.

Show-bizz et climat : des stars qui prennent position à bon compte

Show-bizz et climat : des stars qui prennent position à bon compte

La notoriété dans un domaine semble conférer désormais une compétence technique et politique générale. Ou la confusion entre le showbiz et l’expertise. Ainsi curieusement Marion Cotillard , par ailleurs excellente comédienne, apporte-t-elle son soutien absolu au mouvement dissous « soulèvement de la terre » qui prône la violence. Un jugement qui a autant de valeur que celui qui pourrait prononcer le footballeur Mbappé sur la qualité des films de Cannes ou Mimi Mathis sur la stratégie de défense du pays !

«Ce qui se passe dans notre pays est extrêmement grave»: Marion Cotillard apporte son «soutien absolu» aux Soulèvements de la terre

«La dérive sécuritaire de ce gouvernement, couplée à son incapacité à nous protéger des conséquences du changement climatique, est effrayante», a écrit l’actrice dans un message posté sur son compte Instagram. Marechal Aurore / Marechal Aurore/ABACA

Le «réseau de luttes locales» écologiste a été dissous mercredi en conseil des ministres par Gérald Darmanin.

«Celles et ceux qui alertent sur la dérive éminemment dangereuse de notre monde et de notre humanité, les activistes qui demandent une action du gouvernement à la hauteur de l’urgence, sont aujourd’hui qualifiés de criminels ou d’écoterroristes», poursuit-elle.

«La dérive sécuritaire de ce gouvernement, couplée à son incapacité à nous protéger des conséquences du changement climatique, est effrayante. Mais ces intimidations n’arriveront pas à nous faire taire. Aujourd’hui, dans notre pays, la liberté est en danger», ajoute-t-elle encore.

Elle aurait pu aussi ajouter que le star système ne confère aucune compétence dans des domaines aussi complexes que la prise en compte de la problématique environnementale ! que dirait-on si un footballeur célèbre donnait son point de vue sur le festival de Cannes ?

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