Archive pour le Tag 'Qui'

Page 4 sur 29

Macron «Un adolescent qui se cherche» ( Zemmour)

Macron «Un adolescent qui se cherche» ( Zemmour)

 

 

 

Après ces remarques très acerbes sur le président de la république, Zemmour réitère et déclare «Emmanuel Macron, c’est exactement ce que j’ai voulu dire. Il est le grand vide. C’est un adolescent qui se cherche, on a l’impression d’un type qui n’est pas fini, on a l’impression de quelqu’un qui n’a les idées claires sur rien».

 Une déclaration dans la ligne de ce qu’il a déclaré lors de son premier meeting à Villepinte «La personne, Emmanuel Macron, ne nous intéresse pas, parce qu’elle est fondamentalement inintéressante. Trouvez-moi un seul Français dans le pays qui puisse expliquer la pensée d’Emmanuel Macron. Il n’y en a aucun, pas même lui. Personne ne sait qui il est, parce qu’il n’est personne». En réponse ,le porte-parole du gouvernement évoquele manque de sang-froid d’Éric Zemmour, qui se présente comme «quelqu’un qui dit que la France doit être maître de son destin, mais qui a parfois du mal à être maître de lui-même», en rappelant la séquence du doigt d’honneur du candidat, lors d’un déplacement chahuté à Marseille.

Nucléaire : une énergie qui n’est pas transitoire

Nucléaire : une énergie qui n’est pas transitoire

Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, une vingtaine de personnalités dont Bernard Accoyer, Jean-Pierre Chevènement, les prix Nobel Claude Cohen-Tannoudji et Jean-Louis Lehn, ainsi que Louis Gallois, Gérard Longuet ou Hubert Védrine, s’inquiètent des conséquences, en l’état, de la taxonomie verte européenne sur l’avenir et le financement de la filière nucléaire.

 

 

Monsieur le Président,

Les discussions concernant la taxonomie semblent proches d’une conclusion, assimilant le gaz et le nucléaire à des « énergies de transition ». De fait, le recours au gaz semble pour un temps indispensable à certains pays qui ont retenu une politique hasardeuse pour leur approvisionnement en électricité, même si les contraintes climatiques exigent son abandon au plus tôt. Ce constat justifie la qualification d’ « énergie de transition ».

Toutefois, on ne peut exclure que le recours à l’énergie nucléaire soit nécessaire pour une période indéterminée. En effet, en l’état actuel des connaissances, en l’absence de moyens de stockage de l’électricité à un coût supportable, sa contribution est nécessaire, à côté des énergies renouvelables, pour atteindre les objectifs nationaux et européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’opinion publique française en a désormais pris conscience. Il serait donc incertain de considérer dès aujourd’hui que le nucléaire n’est qu’une « énergie de transition ». Au niveau européen, douze Etats ont manifesté leur ambition de retenir cette source d’énergie, reconnue pour ses atouts dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Assimiler l’énergie nucléaire à une énergie de transition aurait pour effet de rendre problématique le financement et l’avenir de la filière nucléaire. L’importance des investissements et la durée des amortissements favoriseraient le gaz pour lequel ils sont moindres. De surcroît, les centrales à gaz étant appelées quand les énergies renouvelables sont défaillantes, c’est le prix du gaz qui fixerait le prix du marché, ce qui ne permettrait pas au consommateur français de bénéficier des prix plus faibles et stables du nucléaire national. La réalité est que l’énergie nucléaire, contrairement au gaz naturel, est une énergie décarbonée et d’avenir, efficace pour réduire l’utilisation des énergies fossiles, comme l’affirment le GIEC et l’AIE. La considérer comme une énergie seulement transitoire serait contre-productif.

Reniement. Un compromis classant de la même façon le gaz et le nucléaire comme « énergies de transition » dans la taxonomie, même si nous comprenons qu’à ce stade ce puisse être un objectif diplomatique, serait contraire aux conclusions des trois commissions sollicitées par la Commission européenne qui ont reconnu que le nucléaire est au moins aussi performant sur chaque point étudié que les énergies déjà incluses dans cette taxonomie. Il serait également contraire à l’esprit et à la lettre du Traité Euratom, trop oublié mais toujours en vigueur, qui stipule en son Article 2-c) que la Communauté doit « faciliter les investissements, et assurer, notamment en encourageant les initiatives des entreprises, la réalisation des installations fondamentales nécessaires au développement de l’énergie nucléaire dans la Communauté ». En s’opposant à l’inclusion sans réserve du nucléaire dans la taxonomie, les pays hostiles à cette énergie renieraient leur engagement. Un tel accord serait susceptible de recours.

Il serait donc rationnel que le nucléaire soit inclus sans restriction dans la taxonomie, pour ne pas compromettre la renaissance de la filière industrielle française, la réindustrialisation, l’avenir économique et social ainsi que notre indépendance énergétique, ni les capacités européennes à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

C’est pourquoi, Monsieur le Président de la République, nous nous permettons d’attirer votre attention afin que la voix de la France, que vous portez, s’exprime avec fermeté sur cet enjeu majeur pour notre pays et les douze Etats membres qui partagent notre position sur le nucléaire. Ainsi, par votre action, l’Union européenne pourra-t-elle approcher et, nous l’espérons, respecter, les engagements climatiques audacieux qu’elle s’est fixés.

Monsieur le Président de la République, nous vous remercions pour votre engagement personnel européen et climatique et nous vous prions d’accepter l’expression de notre haute considération.

Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale
Julien Aubert, député, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST)
Christian Bataille, ancien vice-président de l’OPECST
Claude Birraux, ancien président de l’OPECST
Yves Bréchet, ancien Haut-commissaire à l’énergie atomique
François-Marie Bréon, physicien et climatologue
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Claude Cohen-Tannoudji, académicien, professeur au Collège de France, physicien, Prix Nobel
Claude Fischer-Herzog, directrice des Entretiens Européens
Marc Fontecave, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des Sciences
Louis Gallois, ancien président de la SNCF
Patrick Hetzel, député
Claire Kerboul, physicien nucléaire
Jean-Marie Lehn, professeur à l’IEA Strasbourg, prix Nobel
Gérard Longuet, sénateur, vice-président de l’OPECST
Hervé Machenaud, ancien directeur exécutif du Groupe EDF
Hervé Mariton, ancien ministre
Jacques Percebois, professeur émérite à l’Université de Montpellier
Stéphane Piednoir, sénateur, membre de l’OPECST
Raphael Schellenberger, député
Hubert Védrine, ancien ministre
Charles de la Verpillière, député

Eric Zemmour, un historien qui tord l’histoire au service de ses obsessions

Eric Zemmour, un historien qui tord  l’histoire au service de ses obsessions

 

Le chercheur en relations internationales Benjamin Haddad analyse, dans une tribune au « Monde », la manière dont le candidat d’extrême droite à la présidentielle 2022 envisage la politique étrangère, à la lumière de son ouvrage « Mélancolie française », paru en 2010.

 

Tribune. 

 

Sur quelle lecture de l’histoire de France se fonde la politique étrangère d’Eric Zemmour ? Dans Mélancolie française (Fayard-Denoël), une méditation sur l’histoire diplomatique française parue en 2010, Zemmour dresse un portrait constamment décliniste, et souvent incohérent, de l’histoire de notre pays. Pas de grandeur gaullienne, l’histoire de France de Zemmour est jalonnée d’« échecs » et de « renoncements ». Les dirigeants franhttps://lemonde.sirius.press/articles/3249822/revisionsçais se trompent continuellement de combats, manipulés par leur propre aveuglement et par des dirigeants étrangers perfides, plus intelligents en somme.

Le déclassement n’a pas commencé il y a quarante ans – date à laquelle démarre son Suicide français (Albin Michel, 2014) –, ni en 1940, voire en 1815 ou en 1789. Dans l’œuvre de Zemmour, ce déclassement est inscrit dans l’ADN de notre pays depuis le « désastreux » traité de Verdun de 843, qui a partagé l’éphémère Empire carolingien entre les petits-fils de Charlemagne.

Toute l’histoire de France se résume en un échec : l’ambition frustrée de reconstituer cet empire – « Rome », comme l’écrit Zemmour –, sous l’égide de Paris. Mise en échec par des « Carthage » [l’ennemi héréditaire de l’Empire romain] successives, en particulier les puissances maritimes commerciales – l’Angleterre, puis les Etats-Unis –, la France de Zemmour ne parvient jamais à reconstituer ses frontières naturelles et voit le monde se construire sans elle.

Lire Zemmour, c’est découvrir une obsession pour le déclin qui confine à la haine de soi, y compris lors d’épisodes victorieux de notre histoire. Le traité d’Utrecht de 1713, qui acheva la guerre de Succession d’Espagne et mit fin à l’encerclement Habsbourg de la France entre l’Autriche et l’Espagne, qui menaçait notre pays depuis Charles Quint ? Une aubaine pour l’Angleterre, qui émergera de ces divisions continentales comme la puissance dominante des mers.

La première guerre mondiale ? Une erreur : il eût fallu s’allier avec l’Allemagne contre la véritable ennemie, l’Angleterre.

Ce constat l’amène à des considérations stupéfiantes, comparables à sa réhabilitation de Vichy. Il en vient à regretter la victoire française lors de la première guerre mondiale contre une Allemagne qui aurait pu reconstituer l’unité carolingienne de l’Europe face au libéralisme anglo-saxon : « Notre plus grande “erreur” fut sans doute notre victoire héroïque de la bataille de la Marne. Alors nous aurions économisé un million et demi de vies (…). En cas de défaite française dès 1914, pas de révolution russe, pas de fascisme, pas de nazisme, pas d’holocauste des juifs, pas d’intervention américaine en 1917 ou en 1944. La pax germanica aurait régné sur le continent. » A noter que les interventions américaines sont mises au même rang que le nazisme ou la révolution russe…

L’obsession racialiste qui rejoint le racisme

L’obsession racialiste qui rejoint le racisme

La grande spécialiste de l’histoire africaine renvoie dos à dos tenants de l’universalisme et ceux de la pensée décoloniale. Dans cette controverse, chacun gagnerait à être davantage attentif au point de vue opposé, affirme-t-elle dans un entretien au « Monde ».

 

Figure fondatrice de l’histoire africaine en France, à qui l’on doit des découvertes importantes sur l’histoire coloniale et esclavagiste de l’Hexagone, Catherine Coquery-Vidrovitch publie Le Choix de l’Afrique (La Découverte, 304 pages, 22 euros) dans lequel elle revient sur son parcours hors norme mais aussi ce qui l’a poussée à travailler sur l’Afrique subsaharienne, perçue par ses pairs dans les années 1960 comme une terre sans histoire.

Quel était le contexte intellectuel de vos débuts ?

Il n’y avait pratiquement pas d’historiens travaillant sur l’Afrique subsaharienne. Seuls les anthropologues s’y intéressaient. Les Britanniques avaient créé deux chaires d’histoire africaine en 1947 – année de la première indépendance d’un pays dit du Sud, l’Inde –, l’une à la School of Oriental Studies de Londres, l’autre au Ghana. Mais en France, rien.

J’ai été engagée, au tout début des années 1960, au sein de la sixième section de l’Ecole pratique des hautes études, dirigée par Fernand Braudel (1902-1985). Avec l’Ecole des annales, il avait participé à renouveler la conception de l’histoire et il avait créé des aires géoculturelles rassemblant des chercheurs de différentes disciplines, y compris pour l’Afrique subsaharienne. C’était totalement nouveau. Pour les historiens français de l’époque, les sociétés africaines n’avaient pas d’histoire.

Quelles étaient les sources dont vous disposiez ?

Les archives sur l’Afrique subsaharienne étaient abondantes à cause du sens administratif et archivistique des colonies. Celles de l’Afrique-Occidentale française étaient rassemblées à Dakar, celles de l’Afrique-Equatoriale française à Brazzaville. Elles sont extrêmement riches à partir des années 1880. Mais ce qui m’intéressait, ce n’était pas l’histoire coloniale, celle des administrateurs et des colonisateurs, mais celle des Africains. Comment avaient-ils subi la conquête coloniale ? Qu’est-ce que cela avait changé ? Les sources écrites ne manquaient pas, mais il fallait les rassembler ; cela n’avait presque pas été fait parce qu’on pensait que les sources africaines étaient uniquement orales.

Dans votre dernier ouvrage, « Le Choix de l’Afrique », vous revenez régulièrement sur le lieu d’où vous parlez : celui d’une femme blanche, qui a eu une enfance clandestine pendant la seconde guerre mondiale. Pourquoi ?

L’objectivité, extrêmement importante pour un historien, n’existe jamais totalement. On reste toujours une personnalité fabriquée par une enfance, des influences, des opinions, qui choisit de s’intéresser à un sujet plutôt qu’un autre. Ce qui m’intéressait dans ce livre, c’était de reconstituer, après coup, pourquoi j’ai choisi l’Afrique.

Rama Yade , l’enfant gâtée qui n’a pas de légitimité pour parler “privilège blanc”

 Rama Yade ,  l’enfant gâtée qui  n’a pas de légitimité pour parler “privilège blanc”

Rama Yade a provoqué un certain étonnement en rejoignant des thèses du wokisme et notamment en contestant présence de statues de Colbert en France. Rama Yade fille de hauts diplomates sénégalais a bénéficié un parcours particulièrement bienveillant qui l’ont conduit grâce au sarkozysme à  un poste de ministre que ne justifiait nullement son passé militant. Grâce à cela notamment elle occupe le poste important Rama Yade directrice Afrique de l’Atlantic Council, un think tank américain. 

 De par son parcours, l’ancienne secrétaire d’État est pourtant la preuve que les privilèges sociaux, et non raciaux, déterminent les trajectoires, analyse Céline Pina ( le Figaro).

Ancienne élue locale, Céline Pina est essayiste et militante. Elle est la fondatrice de «Viv(r)e la République», elle a également publié Silence coupable (Kero, 2016) et Ces biens essentiels (Bouquins, 2021).

 

Dans une interview accordée à L’Express, Rama Yade explique vivre «comme une micro-agression» le fait qu’il y ait une statue de Colbert à Paris. Se faisant l’égérie du mouvement «woke», elle explique qu’en France le racisme est partout, dénonce le «privilège blanc» et explique qu’à cause de sa couleur de peau, «certaines portes (lui) sont fermées». Le problème est que son parcours témoigne exactement du contraire et rend sa complainte victimaire d’autant plus inaudible que celle qui tire à boulet rouge sur la France et voudrait déboulonner la statue de Colbert, ne voit aucun problème à vivre dans une ville qui porte le nom de Georges Washington, lequel posséda nombre d’esclaves.

Mais la victimisation ne s’embarrasse jamais de cohérence puisque l’essentiel n’est pas le rapport à la vérité et à l’histoire, mais la détermination à faire le procès des peuples et Nations que l’on choisit de cibler. Rama Yade déroule donc son catéchisme «woke» sans même se rendre compte qu’elle est l’exemple même du fait que les privilèges sociaux et non raciaux sont prépondérants dans les trajectoires. Elle en est l’illustration mais refuse de l’assumer et pour satisfaire son ego victimaire oublie même qu’au lieu d’alimenter la haine raciale, elle pourrait être au contraire l’exemple même d’une France où la couleur de peau n’est pas un obstacle aux ambitions individuelles.

Rama Yade aurait pu être un modèle. Certes pas d’ascension sociale, elle est issue d’un milieu privilégié et a fait un parcours tout à fait représentatif de sa classe sociale.

Car Rama Yade aurait pu être un modèle. Certes pas d’ascension sociale, elle est issue d’un milieu privilégié et a fait un parcours tout à fait représentatif de sa classe sociale. Fille de diplomate, elle a intégré Sciences Po puis réussit le concours prestigieux des administrateurs du Sénat. Elle est devenue ministre alors qu’elle était à peine trentenaire, puis a été nommée ambassadrice à l’Unesco avant de partir aux États-Unis, dans un de ces postes dorés où se recasent les privilégiés du pouvoir. Entre-temps elle aura même ambitionné de se présenter à la présidence de la République après avoir créé son propre parti. Bref un parcours marqué par la faveur et les avantages où on a peine à distinguer une quelconque violence raciale.

Ce serait même plutôt l’inverse. Au vu de sa jeunesse et de son très maigre bilan politique au moment de sa nomination, il est probable qu’elle a été choisie comme ministre justement par souci de montrer qu’en République, la couleur de peau ne limitait pas les ambitions, encore moins l’exercice de responsabilités au plus haut niveau. Il n’y a pas à lui en faire reproche, lorsqu’un ministre est choisi, il l’est autant parce qu’on parie sur un potentiel ou une expérience, que parce qu’il représente ou symbolise quelque chose qui le dépasse.

Tant de privilèges donnent des devoirs normalement, l’un des premiers est d’essayer de transformer des avantages personnels en opportunités pour ceux qui ne bénéficient pas des mêmes chances. C’est ainsi que l’on explique souvent que les personnes les plus défavorisées ont du mal à se projeter vers des parcours scolaires et professionnels ambitieux car elles manquent de modèles de réussite auxquels s’identifier. En leur temps, l’arrivée de femmes ministres dans les gouvernements a fait avancer la cause des femmes, simplement parce qu’elles démontraient dans les faits que c’était possible et que le chemin qu’elles avaient emprunté pouvait être suivi par d’autres.

Le fait de nommer des personnalités d’origine africaine, arabe ou des outremers au gouvernement est aussi une manière d’envoyer un message d’égalité et de rappeler que l’on ne juge pas un être humain sur sa couleur de peau mais sur ses capacités et ses mérites. Ce message-là est un des plus républicains qui soit. C’est ainsi que Léopold Sédar Senghor, dont le père de Rama Yade fut très proche ou Félix Houphouet Boigny ont été ministres de la IVe République, Gaston Monnerville fut président du Sénat entre 1946 et 1968, la liste de ministres noirs s’est étoffée sous la VRépublique avec Roger Bambuck, Kofi Yamgnane, Sibeth N’diaye, Christiane Taubira, Hélène Geoffroy, Georges-Pau Langevin, Laura Flessel, Elisabeth Moreno… Dans la diversité de leurs parcours, de leurs histoires, nombre de jeunes peuvent se projeter.

Rama Yade aurait pu se servir de son histoire pour transmettre l’idée qu’en France, la couleur de peau n’est pas un frein. Elle est la preuve que celle-ci ne barre pas l’accès aux postes et concours prestigieux de la République, ni à l’exercice du pouvoir.

Certes il est paradoxal qu’il faille mettre en avant la couleur de peau d’une personne pour envoyer un message disant que celle-ci n’a guère d’importance et que nous sommes égaux dans nos aspirations et notre capacité à nous élever au-dessus de notre condition sociale d’origine, mais pour que l’égalité ne reste pas un concept abstrait, il faut qu’elle s’incarne dans des réalités individuelles aussi.

Rama Yade aurait pu se servir de son histoire pour transmettre l’idée qu’en France, la couleur de peau n’est pas un frein. Elle est la preuve que celle-ci ne barre pas l’accès aux postes et concours prestigieux de la République, ni à l’exercice du pouvoir. Elle aurait pu faire de son histoire un levier pour que nombre de jeunes femmes et de jeunes hommes noirs se battent pour réaliser leurs ambitions, même s’ils n’ont pas les mêmes atouts sociaux et culturels qu’elle.

Elle aurait pu montrer que les entrepreneurs identitaires, qui capitalisent leur influence en faisant de l’accusation de racisme le moteur de leur réussite, sont avant tout des prédateurs : ceux-ci découragent et radicalisent toute une jeunesse parfois paumée en leur faisant croire qu’ils n’ont pas d’avenir et qu’il n’y a pas de place pour eux. Ils les envoient ainsi dans le mur au lieu de leur enjoindre de s’emparer de tous les outils qui peuvent en faire des acteurs de leur destinée et de leur réussite. À commencer par l’investissement dans l’école, mais aussi en leur montrant que la France essaie de les aider aussi socialement en prenant en charge le logement dans les quartiers HLM, en aidant les familles grâce aux allocations… Notre pays investit sur eux et plutôt que cultiver un ressentiment néfaste qui empêche toute une partie de la jeunesse de croire en son avenir, Rama Yade aurait pu être de ceux qui montrent que la couleur de peau n’est pas un obstacle, ou du moins que celui-ci est loin d’être indépassable.

Sauf qu’elle n’a pas choisi l’exemplarité mais la complaisance. Il n’est donc pas étonnant, à ce titre, que cette sortie outrancière et ridicule lui ait valu une volée de bois vert. Il ne s’agit pas de nier qu’il existe des discriminations, en France comme ailleurs. Mais le fait d’avoir bâti notre Nation sur un idéal égalitaire et universel fait que nous les combattons mieux ici qu’ailleurs. La France n’a pas un passé ségrégationniste comme les États-Unis, car elle a pensé très tôt l’égalité en droit au-delà du sexe, de la différence de couleur de peau, de la différence sociale ou religieuse. Elle a fait très tôt de l’esclavage un crime contre l’humanité. C’est ce qu’a rappelé d’ailleurs dans L’Express Sarah El Haïry, la secrétaire d’État chargée de la jeunesse, qui est toujours impeccable de fermeté et de courage sur ces questions-là et dont l’interview est remarquable : «Mais qui trahit la République et finalement tout ce qui a été reçu ? C’est elle ! Les républicains ce sont ceux qui se refusent à tomber dans cette culture du relativisme, qui se refusent fondamentalement à opposer les gens selon leur couleur de peau, leur nom de famille, leur lieu de naissance». On ne saurait mieux dire.

Croissance: les trois risques qui pèsent sur la France

 

Croissance: les trois risques qui pèsent sur la France

 

 

D’après un important rapport de l’OCDE, la France s’en est pas trop mal sortie vis-à-vis de la quatrième vague de la pandémie. Ceci étant,  la forte croissance de 2021 n’est qu’une compensation de la baisse enregistrée en 2020. Pour l’avenir plusieurs inquiétudes sont à prendre en compte des 2022.  « Trois risques pèsent sur la croissance française. Le premier est le retour de la pandémie. Le second risque est le manque de main d’œuvre. Le troisième risque est l’inflation »

Le pays est également critiqué pour sa politique environnementale. La France se situe encore en deçà de ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre et polluants atmosphériques, d’augmentation de la sobriété énergétique, de diversification de son mix électrique, et de meilleure préservation de la biodiversité«  indique l’OCDE.

La France a fait des efforts en matière de gouvernance sur la transition écologique. Malgré tous ses efforts, l’écart entre les objectifs et les résultats montre un retard de la France.. Trois secteurs représentent 60% des émissions. Il s’agit des transports, le bâtiment et l’agriculture » a expliqué l’économiste de l’OCDE Priscilla Fialho lors d’une réunion organisée par France Stratégie ce jeudi après-midi.  Les auteurs de l’étude de plus de 150 pages remise à Bercy insistent en particulier sur le rythme de réduction des émissions carbone jugé « insuffisant » pour atteindre les objectifs européens en 2030 et en 2050. A cela s’ajoute la hausse de l’empreinte carbone de l’Hexagone qui prend en compte les émissions de dioxyde de carbone importées.

« Il faut renforcer les instruments de marché et la fiscalité environnementale pour modifier les comportements des ménages et des entreprises. Même si la fiscalité du carbone peut avoir des effets régressifs, elle fait preuve d’efficacité. Il y a beaucoup d’exonérations fiscale sur le gazole non routier par exemple. La fiscalité environnementale est très peu acceptée. Il faut donc utiliser les autres instruments comme les normes ou les aides à l’achat » a indiqué Priscilla Fialho.

Enfin, la reprise économique est loin d’avoir mis fin au chômage des jeunes et des seniors en France. « Le taux d’emploi des jeunes et des plus âgés est plus faible en France que dans la moyenne des pays de l’OCDE » a rappelé l’économiste Antoine Goujard.

Pénurie de main-d’œuvre: Pas assez d’écart de revenus entre ceux qui travaillent et les autres (MEDEF)

Pénurie de main-d’œuvre. Pas assez d’écart de revenus entre ceux qui travaillent et  les autres  (MEDEF)

 

 

Le président du Medef estime que la pénurie de main-d’œuvre provient notamment de l’écart insuffisant de revenus entre ceux qui travaillent et les autres. (Interview dans l’Opinion)

 

La pénurie de main-d’œuvre menace-t-elle la reprise ?

Il existe des cas, heureusement rares, où des restaurants ferment faute de trouver du personnel. Mais en dehors de l’hôtellerie-restauration – et de l’automobile qui souffre d’ une autre pénurie, celle des composants électroniques – la reprise n’est pas en danger. En revanche, nous ne profitons pas à plein du rebond à cause des difficultés à recruter : c’est un surcroît de croissance qui nous échappe.

Emmanuel Macron a menacé la semaine dernière de suspendre les allocations chômage des « demandeurs d’emploi qui ne démonteront pas une recherche active ». La solution, est-ce de mettre la pression sur les chômeurs ?

Nous soutenons l’annonce d’un renforcement des contrôles même si, en réalité, les règles n’ont pas changé – il s’agit plutôt d’un signal donné par le Président. Nous soutenons aussi la réforme de l’assurance-chômage et nous aurions même souhaité qu’elle aille plus loin. C’est en effet un des éléments qui expliquent la situation : l’écart n’est pas toujours significatif entre revenus nets du travail et revenus du « non-travail » (allocation chômage, autres prestations sociales, parfois travail au noir). D’autant que travailler peut représenter un coût : transport, logement… Néanmoins, accroître cet écart ne résoudra pas tout. Il y a aussi un problème de mobilité de proximité (le refus de travailler à plus d’une vingtaine de kilomètres de chez soi) et une réticence à déménager pour prendre un emploi, malgré les fortes différences de taux de chômage d’une région à l’autre. Le coût de l’immobilier et des droits de mutation renforcent cette immobilité régionale. Enfin, il y a indéniablement un effet post-Covid qui frappe tous les métiers et tous les secteurs. On voit des entreprises avec des salaires dans la moyenne, des conditions de travail normales, qui peinent à recruter alors que cela n’avait jamais été le cas. Aux Etats-Unis, certains s’inquiètent d’une « grande démission »… Il est difficile de mesurer si nous en sommes là en France.

La crise sanitaire a-t-elle modifié profondément le rapport au travail ?

Ce qui est certain, c’est que dans les métiers « non télétravaillables » monte une certaine frustration : un ouvrier peut avoir l’impression d’être laissé à l’écart de la flexibilité, du confort, du gain de temps et d’argent sur les trajets que permet le télétravail . Autre phénomène que nous remontent de plus en plus de dirigeants, la « période d’essai à l’envers » : j’accepte un emploi mais si au bout d’un ou deux mois, il ne me convient pas à 100 %, je quitte l’entreprise. Il est trop tôt pour tirer des leçons définitives, mais beaucoup d’adhérents nous disent redouter un nouvel « effet 35 heures » sur l’implication dans le travail.

Environnement-Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Environnement-Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Tant que la réduction des émissions sera coûteuse, les dirigeants parleront beaucoup mais feront peu contre le réchauffement climatique, relève le chercheur Bjorn Lomborg dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune.
 Fort soucieux de montrer leur leadership en matière de climat lors du sommet des Nations unies sur le climat à Glasgow lors de la COP26, les dirigeants du monde entier évoquent à nouveau d’ambitieux objectifs de réduction des émissions de carbone. Le président américain Joe Biden, par exemple, s’est fixé pour objectif de créer « un secteur de l’électricité sans pollution par le carbone d’ici 2035 et une économie à émissions nettes nulles au plus tard en 2050 ». Les gouvernements de la plupart des pays riches ont formulé des ambitions similaires. Malheureusement, cet objectif sera d’un coût prohibitif. Une nouvelle étude publiée dans la célèbre revue Nature montre que le coût d’une réduction de 95 % d’ici à 2050 – presque le « net zéro » de Biden – représenterait 11,9 % du PIB, soit plus de 11 000 dollars actuels pour chaque Américain chaque année. 

Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis l’adoption du protocole de Kyoto, le premier grand accord mondial promettant de réduire les émissions de carbone. Depuis lors, le monde a accueilli des centaines de sommets sur le climat et les nations riches ont abondamment adopté le langage de l’écologie. Mais les émissions ont continué à augmenter car aucun dirigeant ne veut faire payer le prix fort à ses citoyens.

Dans une analyse très franche de la dernière décennie de la politique climatique, l’ONU qualifie les années 2010 de « décennie perdue ». Elle ne parvient pas à faire la différence entre ce qui s’est réellement passé et un monde qui n’aurait adopté aucune nouvelle politique climatique depuis 2005.

Que l’on y réfléchisse bien : après tous ces sommets sur le climat et toutes ces promesses climatiques, quand on observe les émissions réelles, on ne peut pas faire la différence entre le monde dans lequel nous vivons et un monde qui ne se serait pas préoccupé du climat depuis 2005.

Voilà qui met en perspective le défi de la COP26. Les dirigeants mondiaux peuvent bien sûr choisir de faire ce qu’ils font depuis des décennies et contribuer à une énième réunion sur le climat dans un monde débordant de sommets climatiques bien intentionné

 Les pays se présenteront les uns après les autres et feront de belles promesses, comme celle de transformer leur secteur électrique (qui ne produit que 19 % de l’énergie consommée dans le monde) en énergies renouvelables. Et il y a fort à parier que ces promesses se révèlent finalement aussi creuses que celles des dernières décennies, car les électeurs rejetteront les projets de loi qui les accompagnent.

Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Tant que la réduction des émissions sera coûteuse, les dirigeants parleront beaucoup mais feront peu contre le réchauffement climatique, relève le chercheur Bjorn Lomborg dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune.
 Fort soucieux de montrer leur leadership en matière de climat lors du sommet des Nations unies sur le climat à Glasgow lors de la COP26, les dirigeants du monde entier évoquent à nouveau d’ambitieux objectifs de réduction des émissions de carbone. Le président américain Joe Biden, par exemple, s’est fixé pour objectif de créer « un secteur de l’électricité sans pollution par le carbone d’ici 2035 et une économie à émissions nettes nulles au plus tard en 2050 ». Les gouvernements de la plupart des pays riches ont formulé des ambitions similaires. Malheureusement, cet objectif sera d’un coût prohibitif. Une nouvelle étude publiée dans la célèbre revue Nature montre que le coût d’une réduction de 95 % d’ici à 2050 – presque le « net zéro » de Biden – représenterait 11,9 % du PIB, soit plus de 11 000 dollars actuels pour chaque Américain chaque année.

Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis l’adoption du protocole de Kyoto, le premier grand accord mondial promettant de réduire les émissions de carbone. Depuis lors, le monde a accueilli des centaines de sommets sur le climat et les nations riches ont abondamment adopté le langage de l’écologie. Mais les émissions ont continué à augmenter car aucun dirigeant ne veut faire payer le prix fort à ses citoyens.

Dans une analyse très franche de la dernière décennie de la politique climatique, l’ONU qualifie les années 2010 de « décennie perdue ». Elle ne parvient pas à faire la différence entre ce qui s’est réellement passé et un monde qui n’aurait adopté aucune nouvelle politique climatique depuis 2005.

Que l’on y réfléchisse bien : après tous ces sommets sur le climat et toutes ces promesses climatiques, quand on observe les émissions réelles, on ne peut pas faire la différence entre le monde dans lequel nous vivons et un monde qui ne se serait pas préoccupé du climat depuis 2005.

Voilà qui met en perspective le défi de la COP26. Les dirigeants mondiaux peuvent bien sûr choisir de faire ce qu’ils font depuis des décennies et contribuer à une énième réunion sur le climat dans un monde débordant de sommets climatiques bien intentionné

 Les pays se présenteront les uns après les autres et feront de belles promesses, comme celle de transformer leur secteur électrique (qui ne produit que 19 % de l’énergie consommée dans le monde) en énergies renouvelables. Et il y a fort à parier que ces promesses se révèlent finalement aussi creuses que celles des dernières décennies, car les électeurs rejetteront les projets de loi qui les accompagnent.

Covid-19, une crise qui change l’économie

Covid-19, une crise qui change économie

 

L’économiste souligne l’étonnante résilience de l’économie des pays avancés face à la pandémie, mais aussi les effets inattendus sur le marché du travail, entre télétravail et pénuries de main-d’œuvre.

 

Tribune. 

 

Le Covid-19 a été une crise « totale », pour paraphraser l’anthropologue Marcel Mauss (1872-1950). L’Etat a dû prendre en charge l’organisation de l’espace public, professionnel, voire familial, des transports en commun − en décidant d’envoyer les enfants à l’école ou non.

Passé le premier confinement, il est vite apparu que la gestion de la crise exigeait en réalité une coproduction de l’Etat avec les agents privés − ménages et entreprises −, et de l’ensemble des personnels de santé. C’est la cohésion de la société tout entière qui a été testée. Comme le montre une note du Conseil d’analyse économique, la résilience des pays face au Covid-19 a été intimement liée à la confiance des populations envers leurs institutions publiques, qu’il s’agisse du gouvernement ou de la communauté scientifique (Les Français au temps du Covid-19 : économie et société face au risque sanitaire, CAE n° 66).

Préparer la prochaine crise, une nouvelle épidémie, un été caniculaire ou une crise alimentaire, obligera à tirer toutes les leçons de celle que nous venons de traverser. Il n’y aura pas toujours un remède miracle comme le vaccin pour les résoudre.

D’un point de vue économique, les grands gagnants de la crise ont été les Amazon, Apple, Netflix, dont la capitalisation boursière a explosé durant le confinement. Le virus est venu à point nommé pour les acteurs du numérique, qui ont pu mener une expérimentation grandeur nature de l’incorporation du monde physique dans le monde virtuel. Sous le feu de la crise sanitaire, la rationalité du capitalisme numérique est apparue sous un jour cru : gagner de l’efficacité en dispensant les humains de se rencontrer en présentiel. De nombreuses activités ont fait l’expérience d’une dématérialisation inédite, dans la médecine par exemple, où un grand nombre de consultations ont dû se faire à distance. Le télétravail sera sans doute le legs le plus marquant de cette crise, avec ses promesses − une plus grande autonomie−, et ses risques − un démantèlement accru des collectifs professionnels.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Malgré le Covid-19, le numérique a continué à créer des emplois en 2020

Au niveau macroéconomique, le Covid-19 ne ressemble ni aux épidémies du passé, ni aux crises économiques traditionnelles. Les épidémies ont généralement un impact direct sur l’économie à proportion du nombre de morts. Les économistes qui se sont penchés sur les exemples historiques ont conclu qu’elles étaient généralement bonnes pour les travailleurs, pour une raison simple et macabre : la mortalité crée une rareté des personnes susceptibles de travailler, laquelle profite, dans une logique toute malthusienne, à ceux qui survivent.

Fiscalité internationale internationale : le G20 approuve ce qui a déjà été décidé

Fiscalité internationale internationale : le G20 approuve ce qui a déjà été décidé

 

 

Sans doute en mal d’œcuménisme et d’unité, les grands pays du G20 ont décidé d’entériner le nouvel accord de fiscalité internationale qui prévoit notamment les conditions de fiscalité des grands de la tech  mais aussi les modalités de gestion de cet impôt.

 

Cet accord a été conclu début octobre par 136 pays représentant 90 ans du mondial sou l’égide de l’OCDE. L’accord était donc approuvé dès ce moments car l’OCDE constitue une institution reconnue avec un mandat international clair. À l’inverse du G20 qui lui n’est pas une institution officielle et d’ailleurs n’a pas forcément apprendre des orientations communes. Bref on a inversé les processus démocratiques. Normalement c’était au G20 d’abord de faire cette proposition, ensuite à l’OCDE de la décidée et de la mettre en application.

 

Pourquoi cette inversion des processus démocratiques ? Sans doute parce que le G20 aura bien des difficultés à se mettre d’accord sur d’autres sujets en particulier concernant la question cruciale du climat. Or c’est sur cette question qu’on attend le G20 et non sur l’approbation d’une fiscalité déjà décidée. De ce point de vue celui qui va recevoir la COP 26 savoir Boris Johnson aura beaucoup de difficultés à trouver un terrain d’entente concernant le climat.

 

«C’est l’occasion maintenant d’essayer de prendre certains des engagements vagues de (l’accord de) Paris et de les solidifier dans des engagements solides, rapides pour réduire les émissions» de gaz à effet de serre, a souligné le Premier ministre britannique Boris Johnson dans une interview diffusée samedi par la chaîne ITV. «Nous devons être plus ambitieux» sur le climat, estimait aussi le président du Conseil européen Charles Michel, tout en reconnaissant que la question était difficile notamment «pour certains pays dépendant du charbon».(L’Allemagne ou la Chine en particulier)

Covid Russie : confinement des plus de 60 ans

Covid Russie : confinement des plus de 60 ans

 

Une véritable catastrophe en Russie avec des chiffres inquiétants de 35 000 contaminés par jour (le 24 octobre) et environ 1000 morts quotidiennement. Poutine qui se proposait de vacciner la terre entière n’a même pas été capable de vacciner plus d’un tiers de la population.

La Russie est le pays européen le plus endeuillé par la pandémie, avec un bilan qui oscille entre 200 000 et 400 000 morts, selon les sources. Chaque jour, l’épidémie bat de nouveaux records. Moscou reste le principal foyer épidémique et a donc décidé de confiner ses résidents de plus de 60 ans. La mesure entre en vigueur lundi 25 octobre et ce, jusqu’au 25 février au moins.

Économie–inflation : du transitoire qui va durer (Bruno Le Maire)

Économie–inflation : du transitoire qui va durer (Bruno Le Maire)

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parlent, eux ,d’inflation provisoire. Une inflation  qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dans le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Economie-Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

Economie-Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parlent, eux d’inflation provisoire. Une inflation  qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dont le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Nouveau variant détecté au Royaume-Uni qui expliquerait l’ampleur de la cinquième vague

Nouveau  variant détecté au Royaume-Uni qui expliquerait l’ampleur de la cinquième vague

 

 

Les chiffres des contaminations et plus généralement des malades sont particulièrement inquiétants au Royaume-Uni. Quotidiennement en effet on compte depuis plusieurs jours environ aux -40 000 nouveaux contaminés  ( pour 5000 à 6000 en France par exemple). Une hausse qui pourrait être due à la découverte d’un nouveau variant du Delta qui ne serait pas plus dangereux mais dont la transmission serait plus accélérée. Les autorités sanitaires britanniques ont donc indiqué vendredi avoir placé sous surveillance le sous-variant du Delta se propageant au Royaume-Uni, qui semble plus transmissible mais pas plus dangereux, dans un contexte d’envolée des cas de Covid-19. Le variant «AY4.2» représentait la semaine dernière 6% des cas au total au Royaume-Uni, a précisé dans son bulletin hebdomadaire l’UK Health Security Agency, qui l’a classé comme «variant en cours d’investigation».

La très nette reprise de la pandémie au Royaume-Uni ne serait cependant pas imputable forcément à ce nouveau variant mais plutôt à la levée prématurée des mesures restrictives. Une politique sanitaire de yo-yo largement condamné par le Parlement britannique et dont Johnson est largement responsable

Pour une souveraineté alimentaire qui intègre social et environnement

Pour une   souveraineté alimentaire qui intègre  social et environnement 

 

Dans son rapport intitulé « La souveraineté alimentaire : perspectives nationales, européennes et internationales », la députée Sandrine le Feur formule des recommandations pour une meilleure mise en oeuvre des politiques publiques visant à renforcer la souveraineté alimentaire. Intreview dans l’Opinion.

La crise Covid a remis sur le devant de la scène la nécessité de la souveraineté alimentaire. Vous insistez pour qu’on en revienne à la définition originelle. Quelle est-elle ?

La définition mise en avant en France ces derniers mois n’est pas celle faite par le mouvement paysan Via Campesina dans les années 1990. Celle-ci comprend trois axes : le droit à l’alimentation pour les consommateurs et le droit à la production pour les paysans, ce qui implique la rémunération correcte de leur travail ; l’accès au foncier et le droit pour les paysans de choisir leurs productions et leurs semences ; le respect des droits sociaux et environnementaux dans les échanges. Cela ne s’applique pas à la seule échelle d’un pays : ce n’est pas une vision hostile aux échanges, ce n’est pas synonyme d’autarcie. Mais il y a une notion centrale de respect des autres agricultures dans le commerce mondial.

Quel état des lieux dressez-vous de la souveraineté alimentaire et européenne ?

La crise Covid a accentué la prise de conscience et suscité une envie d’autonomie. A l’échelle d’une exploitation, une autonomie accrue, ce sont aussi des revenus meilleurs et dans ce sens, je me retrouve dans l’ambition du Plan protéines. Mais l’autonomie n’est qu’une partie de la restauration de la souveraineté alimentaire. L’autre volet, capital, c’est le respect dans les échanges, des effets sociaux et environnementaux — qui conditionne la souveraineté des autres acteurs. Et cela n’est pas pris en compte. Je pose par exemple la question : doit-on produire pour les autres ? De mon point de vue, on a voulu exporter notre modèle qui a détruit une agriculture vivrière. Les exportations subventionnées par la PAC créent des concurrences déloyales et nous devons y réfléchir.

« La première chose, selon moi, c’est de promouvoir une exception agricole et alimentaire dans les accords commerciaux internationaux, comme pour la culture »

Ce débat sur la souveraineté alimentaire porte aussi sur la main-d’œuvre…

Oui, et je le vois sur le terrain : nous peinons à trouver des bras pour le ramassages des échalotes, des pommes de terre, des tomates… Nous demandons régulièrement la régularisation de migrants qui veulent travailler dans les champs. Cela pose question : pourquoi est-il si difficile de ramener la main-d’œuvre locale vers la terre ? Est-ce que ces travaux ne sont pas assez payé au regard de leur dureté — et est-ce que les consommateurs ont conscience de ce que cela implique pour eux ? Comment revaloriser la fonction nourricière, qui est noble ?

Quels sont les pistes principales que vous explorez pour améliorer la souveraineté alimentaire ?

La première chose, selon moi, c’est de promouvoir une exception agricole et alimentaire dans les accords commerciaux internationaux, comme pour la culture. La nourriture ne doit plus servir de monnaie d’échange. La deuxième piste est d’intégrer à la rémunération des externalités positives de l’agriculture. La société et les consommateurs demandent toujours plus aux agriculteurs — respecter la biodiversité, adopter de meilleures pratiques — sans vouloir en payer le prix final lors de l’achat des produits. L’agriculture biologique, par exemple, aimerait plus d’aides de la PAC, mais l’idéal est quand même de vivre de la production. Les politiques publiques doivent faire plus en ce sens, ce n’est jamais clairement dit. Enfin, je préconise la création d’un service public universel de l’alimentation sur le modèle de la Sécurité sociale, avec le remboursement d’une liste de produits à déterminer pour orienter la consommation vers plus de vertu : locaux, bio ou pas, d’ailleurs. Mais cela doit se faire à l’échelle européenne.

Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parle eux d’inflation provisoire. Une infraction qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dans le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Ces applications Internet qui rendent fous les ados

Ces applications Internet qui rendent fous les ados

 

A travers le monde, depuis le début de la pandémie, les médecins voient défiler dans leurs cabinets des adolescentes atteintes de tics, qui se manifestent sous forme de mouvements brusques et d’emportements verbaux.

Le phénomène a d’abord laissé perplexes les spécialistes des troubles du mouvement. Les tics sont rares chez les filles, et les adolescentes en question en présentaient une quantité inhabituelle, apparue soudainement. Après plusieurs mois d’études de cas et de concertations, les experts d’hôpitaux de premier rang aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et au Royaume-Uni ont découvert que ces adolescentes avaient un point commun : elles utilisaient TikTok.

Dans une série d’articles récemment publiés dans des revues médicales, les médecins observent que leurs patientes avaient regardé sur le réseau social des vidéos d’influenceurs affirmant être atteints du syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble neurologique qui se manifeste par des mouvements ou des sons répétitifs et involontaires.

Si personne n’a retracé l’ensemble des cas à l’échelle nationale, des centres pédiatriques spécialisés dans les troubles du mouvement font état, à travers les Etats-Unis, d’un afflux d’adolescentes atteintes de tics similaires. Donald Gilbert, neurologue au Centre médical de l’hôpital pour enfants de Cincinnati, et spécialiste des troubles du mouvement chez l’enfant et du syndrome de Tourette, voit environ dix nouveaux adolescents atteints de tics chaque mois depuis mars 2020. Avant la pandémie, son service n’en comptait à peine qu’un par mois.

A l’Université Johns Hopkins, le centre dédié au syndrome de la Tourette fait état de 10 à 20 % de patients en pédiatrie décrivant une apparition brutale de troubles s’apparentant à des tics, contre 2 à 3 % un an avant la pandémie

Ses collègues d’autres grandes institutions médicales ont fait le même constat. Depuis mars 2020, l’Hôpital pour enfants du Texas a ainsi recensé environ 60 cas, là où il n’en dénombrait qu’un ou deux par an avant la pandémie. A l’Université Johns Hopkins, le centre dédié au syndrome de la Tourette fait état de 10 à 20 % de patients en pédiatrie décrivant une apparition brutale de troubles s’apparentant à des tics, contre 2 à 3 % un an avant la pandémie, selon Joseph McGuire, professeur associé du département de psychiatrie et sciences comportementale de l’université. Entre mars et juin 2021, le centre médical de l’Université Rush de Chicago a indiqué avoir vu 20 patients atteints de ces tics, contre 10 sur l’ensemble de l’année précédente.

Les médecins notent que dans la plupart des cas, un diagnostic d’anxiété ou de dépression préexistait, occasionné ou exacerbé par la pandémie. La manifestation des symptômes physiques de stress psychologique prend souvent la forme de troubles que les patients ont vus auparavant chez d’autres personnes, explique le docteur Gilbert. Le médecin raconte avoir vu par le passé des malades atteints de crises épileptiques qui, dans la plupart des cas, avaient été témoins du même phénomène chez des proches.

Les tics font l’objet de nombreuses vidéos sur TikTok. Au Royaume-Uni, lorsque les médecins ont commencé à étudier le phénomène en janvier, les vidéos contenant le mot-dièse « #tourettes » affichaient environ 1,25 milliard de vues, selon leur rapport – le chiffre atteint aujourd’hui 4,8 milliards.

« La sécurité et le bien-être de notre communauté est notre priorité, et nous consultons des spécialistes pour mieux comprendre ce phénomène spécifique », a déclaré une porte-parole de TikTok.

Certains médecins se gardent toutefois d’incriminer TikTok, notant que, malgré la forte hausse du nombre de patients en consultation, il ne s’agit pas d’une épidémie.

« Certains jeunes qui utilisent les réseaux sociaux développent des tics, mais d’autres qui n’y ont aucun accès en développent aussi, souligne le Dr McGuire. Je pense qu’il existe un grand nombre de facteurs contributifs tels que l’anxiété, la dépression et le stress. »

De nombreux médecins remettent aussi en question le diagnostic autodéclaré de certains TikTokeurs affirmant être atteint du syndrome de la Tourette et indiquent que les comportements affichés dans ces vidéos publiées pour la plupart par des jeunes femmes – divers tics sonores et moteurs complexes – ne leur semblent pas propres au syndrome de la Tourette. Celui-ci affecte beaucoup plus les garçons que les filles, et tend à se développer progressivement après être apparu dans l’enfance. Il peut être traité à l’aide de médicaments.

Au-delà des affirmations des TikTokeurs, le docteur Gilbert observe que les symptômes des adolescents qui ont regardé les vidéos sont bien réels, et relèvent probablement de troubles neurologiques fonctionnels, une catégorie regroupant certains tics vocaux et mouvements corporels anormaux qui ne sont pas liés à une pathologie sous-jacente. Pour se défaire de ces tics, les médecins recommandent une thérapie comportementale et l’arrêt de l’utilisation de TikTok pendant plusieurs semaines.

En quête de réponses

Kayla Johnsen, une lycéenne de 17 ans habitant à Sugar Land au Texas, a commencé à développer des tics en novembre dernier après que les médecins ont découvert qu’elle souffrait d’une maladie héréditaire affectant les tissus conjonctifs. La sévérité et la fréquence de ses tics se sont aggravées lorsque l’adolescente a commencé à prendre des médicaments pour traiter sa maladie, explique-t-elle, et d’autres tics sont apparus.

Un jour, elle a été prise de spasmes violents dans le dos et ses parents l’ont conduite aux urgences, où un médecin a pensé qu’elle pourrait être atteinte d’un trouble neurologique fonctionnel. A sa sortie de l’hôpital, raconte-t-elle, un médecin des urgences a suggéré qu’elle consulte un thérapeute et un psychiatre.

Kayla – chez qui, quelques années auparavant, avait été diagnostiqués un trouble anxieux et un trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) – a commencé à voir un thérapeute chaque semaine, jusqu’à suivre à un moment donné cinq semaines de thérapie intensive. Elle a pris des médicaments pour traiter son anxiété et ses tics, mais ceux-ci ont persisté.

« Ces enfants cherchent du soutien face à leur angoisse et à d’autres problèmes, ils vont sur TikTok et d’autres réseaux sociaux pour trouver de l’aide, et cela produit un effet boomerang terrible sur eux »

Finalement, l’adolescente a été envoyée chez un spécialiste des troubles du mouvement à l’Hôpital pour enfants du Texas. Lorsqu’il l’a vue le mois dernier, le médecin lui a posé des questions sur son utilisation des réseaux sociaux. Kayla a répondu que durant la période de fermeture des écoles à l’automne dernier, elle avait eu du mal à s’organiser et avait cherché sur YouTube des vidéos d’autres élèves atteints de TDAH pour savoir comment ils s’en sortaient.

Elle a alors été dirigée vers des vidéos sur TikTok, publiées par des adolescents souffrant de TDAH ou d’anxiété, et qui étaient également atteints de tics. La lycéenne se souvient que dans l’une des vidéos, une femme en train de cuisiner était atteinte de tics si violents qu’elle jetait des œufs contre un mur tandis que dans une autre, une fille semblait incapable de contrôler les mouvements de ses bras et frappait les gens autour d’elle.

Le neurologue consulté a expliqué à la mère de Kayla, Brandi Johnsen, que des médecins étudiaient la relation entre les tics de leurs patients et les réseaux sociaux.

« Ces enfants cherchent du soutien face à leur angoisse et à d’autres problèmes, ils vont sur TikTok et d’autres réseaux sociaux pour trouver de l’aide, et cela produit un effet boomerang terrible sur eux », déplore Mme Johnsen.

« Je pense vraiment que mes tics ont pu être déclenchés par ces vidéos et que les choses se sont emballées ensuite », estime Kayla.

Comprendre l’origine du phénomène

Quelque 30 adolescents envoyés au centre médical de l’Université Rush durant l’année écoulée manifestaient des comportements involontaires – gestes brusques, expression d’insultes, mouvements saccadés de la tête et du cou. Certains médecins évoquent également de fréquentes occurrences d’auto-agressions, de nombreux patients présentant des marques et des bleus résultants de leurs tics. Caroline Olvera, chercheuse en troubles du comportement, a observé que de nombreux adolescents prononçaient le mot « beans » (haricots), souvent avec l’accent britannique. Même des patients ne parlant pas anglais le prononçaient. Certains ont indiqué qu’ils avaient vu des vidéos sur TikTok d’autres personnes atteintes de tics.

Des foyers de troubles du comportement s’apparentant à des tics sont déjà apparus par le passé ; il y a une dizaine d’années notamment, dans le nord de l’Etat de New York, plusieurs adolescents avaient développé des tics qui avaient conduit au diagnostic de « maladie psychogène de masse »

Mme Olvera a créé un compte TikTok et commencé à regarder des vidéos d’adultes et d’adolescents affirmant être atteints du syndrome de la Tourette. Elle a découvert que l’un des plus suivis était un Britannique qui prononçait souvent le mot « beans ».

Après avoir étudié 3 000 vidéos de ce type sur TikTok dans le cadre de ses recherches, Mme Olvera a également établi que 19 des 28 influenceurs les plus suivis se déclarant atteints du syndrome de la Tourette affirmaient développer de nouveaux tics après avoir regardé les vidéos d’autres utilisateurs de TikTok.

Des foyers de troubles du comportement s’apparentant à des tics sont déjà apparus par le passé ; il y a une dizaine d’années notamment, dans le nord de l’Etat de New York, plusieurs adolescents avaient développé des tics qui avaient conduit au diagnostic de « maladie psychogène de masse ».

Si ces phénomènes étaient la plupart du temps circonscrits géographiquement, les réseaux sociaux semblent constituer une nouvelle voie de propagation rapide des troubles psychologiques à travers le monde, selon un récent article de Mariam Hull, neuropédiatre à l’Hôpital pour enfants du Texas et spécialiste des troubles du mouvement chez l’enfant.

Un groupe de chercheurs a fait état d’un phénomène semblable autour d’un célèbre Youtubeur en Allemagne qui avait publié des vidéos dans lesquelles il affirmait être atteint du syndrome de la Tourette. Néanmoins, la communauté médicale s’est pour l’essentiel concentrée sur TikTok, qui s’est fortement développé durant la pandémie. Ce mois-ci, l’entreprise a annoncé que le nombre de ses utilisateurs mensuels avaient dépassé le milliard, et que TikTok avait été l’application la plus téléchargée en août en dehors des jeux vidéo.

TikTok est particulièrement populaire chez les adolescentes, qui selon de nombreuses études la classent comme leur application de réseau social favorite. Nombre de vidéos abordent le problème des tics de manière légère, leurs créateurs montrant combien il est difficile de cuisiner ou réciter l’alphabet lorsque l’on est pris de mouvements ou d’emportements verbaux incontrôlables.

Et les utilisateurs qui cliquent sur les vidéos apparaissant sur l’onglet « Pour toi » peuvent être conduits vers d’autres vidéos du même genre, sélectionnées par un algorithme en fonction du temps passé par l’utilisateur sur tel ou tel contenu.

Le docteur Hull note que le développement de tics ne survient probablement pas après le visionnage d’une seule de ces vidéos. « Certains enfants m’ont montré leur application TikTok sur leur téléphone, et elle était pleine de ces vidéos de gens cuisinant ou récitant l’alphabet avec le syndrome de la Tourette. »

Sur la voie de la guérison

Lorsque le neurologue de l’Hôpital pour enfants du Texas qui a vu Kayla Johnsen a confirmé le diagnostic de trouble neurologique fonctionnel posé par l’équipe des urgences, il a également expliqué à l’adolescente que, bien que ses tics soient involontaires, elle pouvait apprendre à les contrôler.

La confirmation du diagnostic et le fait de savoir qu’elle pouvait les arrêter a permis une certaine amélioration, raconte-t-elle, mais elle doit encore apprendre des techniques pour en venir à bout. La lycéenne effectue des exercices en suivant un manuel recommandé par son neurologue afin d’identifier les pensées et sentiments susceptibles de déclencher des crises de tics, et de mettre en place de meilleures stratégies pour y faire face.

Dernièrement, quelques-unes de ses camarades ont aussi développé des tics. Kayla ne sait pas si elles les tiennent d’elle ou si TikTok en est à l’origine, mais elle s’inquiète pour ses amies.

La famille a souffert des difficultés de Kayla, se sentant seule et désemparée face au problème. L’adolescente déclare qu’elle regarde encore des vidéos sur le TDAH sur TikTok, mais pas celles sur les tics. Elle veut rester optimiste.

« Depuis que cela a commencé, je me répète souvent la même phrase : “Ce n’est qu’une nouvelle épreuve à traverser”, explique-t-elle. Avec tous les problèmes d’angoisse que j’ai depuis des années, et les symptômes liés à ma maladie génétique, j’ai déjà vécu pas mal de choses. Chaque fois que mes tics s’aggravent, je me dis, “ce n’est qu’une nouvelle épreuve à traverser”. C’est ce que je réponds quand on me demande comment je vais, parce que si j’y pensais réellement, je m’effondrerais. »

Conseils aux parents

Les médecins spécialisés dans le traitement des troubles neurologiques fonctionnels ont quelques recommandations pour les parents remarquant que leur enfant est soudain pris de tics.

Interrompre l’utilisation des réseaux sociaux – Les médecins suggèrent de demander aux enfants quels types de vidéos ils ont regardé sur TikTok ou d’autres réseaux sociaux et de leur dire d’arrêter pendant plusieurs semaines de consulter celles où des gens montrent leurs tics. Avec le « Mode Connexion Famille » de TikTok, les parents peuvent lier leur compte à ceux de leurs enfants afin d’activer des restrictions de contenus.

Consulter un spécialiste – Si les tics deviennent sévères au point de perturber la vie quotidienne de l’enfant, il est utile de prendre rendez-vous chez un médecin spécialisé dans les troubles du mouvement. Réagir rapidement et obtenir le bon diagnostic peut contribuer à résoudre plus vite le problème. Aux Etats-Unis, l’Association du syndrome de la Tourette recommande certains hôpitaux et cliniques dans le traitement des tics.

Maintenir la routine familiale – « Le pire que vous puissiez faire est de rester chez vous à ruminer vos symptômes », affirme le docteur Gilbert. Les tics peuvent augmenter durant les périodes de transition, il vaut donc mieux que l’enfant aille voir l’infirmière scolaire lorsqu’un épisode survient, plutôt que rentrer chez lui, explique le médecin.

Ne pas réagir de manière excessive – Face à un enfant pris de mouvements incontrôlables ou proférant des gros mots de manière intempestive, les parents tendent souvent à intervenir pour les empêcher de se blesser ou les interrompre. Mais ce type de réaction valorise en fait le comportement, souligne le docteur Gilbert. « Ne leur prêtez pas attention, recommande-t-il. S’y intéresser ne résout pas le problème, cela l’alimente. » Ce point de vue est partagé par d’autres médecins.

Favoriser l’exercice physique – « J’encourage toujours mes patients à faire du sport ou du yoga – une activité physique qui associe le corps et l’esprit, explique le docteur Gilbert. Ce n’est pas une solution documentée scientifiquement, mais cela leur donne quelque chose à faire. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Une suppression de l’ISF qui ne change rien

Une suppression de l’ISF  qui ne change rien

Contrairement la théorie du ruissellement développé par Emmanuel Macron, la suppression de l’impôt sur la fortune n’a pas changé grand-chose quant à l’attractivité du pays et même à la fiscalité.Inversement on peut aussi dire que le totem de la gauche n’influence guère les investissements.
Il est clair que pour évaluer ce genre de mesures les méthodologies sont assez défaillantes dans la mesure où on ne dispose pas ou rarement de périodes de référence permettant de comparer avec ou sans ISF.

En outre contrairement à l’idée répandue, l’impôt sur la fortune ne touche pratiquement pas les très grandes fortunes qui grâce à l’ingénierie fiscale échappent à ce type d’impôt. Ce sont en général les catégories sociales moyennes fortunées qui sont soumis à cette fiscalité.

Un  rapport élaboré par un comité d’experts et supervisé par France Stratégie (un think tank rattaché à Matignon) peine à démontrer les bienfaits pour l’économie tricolore du big bang fiscal visant les contribuables fortunés.

En 2018, lors du remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création d’un prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») de 30 % sur les revenus du capital (plutôt qu’une imposition au barème progressif), Emmanuel Macron s’était engagé à corriger le tir en fonction des évaluations qui seraient faites.

« L’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) n’a pas conduit les entreprises dont les actionnaires ont bénéficié du PFU à connaître une évolution de l’investissement significativement différente de celle des autres. » Une conclusion qui va à l’encontre de l’idée selon laquelle une amélioration de la rentabilité de l’actionnaire après impôt est un levier.

Même s’il ne peut pas le mesurer directement, le rapport souligne toutefois que l’instauration de la « flat tax » « a pu » conduire à une hausse globale de l’investissement des entreprises, notamment dans d’autres sociétés, dans l’immobilier, etc.

 

 

Le livre qui ridiculise l’éolien face au nucléaire

Le livre qui  ridiculise l’éolien face au nucléaire

Fabien Bouglé dénonce une nouvelle fois l’escroquerie énergétique, économique et environnemental qui laisse supposer que l’éolien pourrait remplacer le nucléaire. Il dénonce sabotage politique du nucléaire et l’illusion des énergies dites renouvelables, dans un contexte de guerre économique avec l’Allemagne.( Interview le Figaro, extrait)

 

- Vous dénoncez la stratégie de l’État sur la baisse relative du nucléaire dans l’énergie française qui est selon vous « un danger pour l’emploi et la souveraineté ». Quels risques prenons-nous ? L’atome est-il une énergie d’avenir ?

 

 

L’objectif des derniers gouvernements est de baisser la part du nucléaire à 50%. Et RTE entreprise filiale d’EDF, inféodée aux lobbys des éoliennes, communique sur des scénarios de sortie totale du nucléaire en envisageant un mix 100% renouvelables. Barbara Pompili et Jean Castex viennent d’annoncer un plan de 25 milliards d’euros pour des éoliennes afin, selon eux, d’assurer la décarbonation de la France. Cette politique de baisse du nucléaire remplacé par les éoliennes est une trahison d’État. Le rapport du Ministère de l’Écologie «Stratégie national bas carbone de mars 2020» (page 120) dévoile que la baisse du nucléaire et le remplacement par les énergies renouvelables contraindraient notre pays à ouvrir 20 centrales aux gaz d’ici 2027 avec une augmentation notable des émissions de gaz à effet de serre.

 

En lien depuis des années avec des ONG environnementalistes antinucléaire et pro éoliennes, notre voisin s’échine à dénigrer notre industrie nucléaire sur notre sol mais également à Bruxelles

 

Nos gouvernants sont en train de consacrer 250 milliards d’euros pour installer des éoliennes et les raccorder aux territoires français alors qu’elles ne servent à rien. C’est de la folie pure et une atteinte au sens commun. Avec cette politique déconnectée de la réalité scientifique nous engageons notre pays dans une voie dangereuse. Et l’augmentation actuelle du prix du gaz et de l’électricité du notamment aux investissements mondiaux dans énergies renouvelables doit contribuer à nous remettre en question. Le plus grave c’est que la sortie du nucléaire souhaitée par Yannick Jadot en particulier peut fragiliser de manière systémique la filière qui pèse 400.000 emplois non délocalisables qui ne seront jamais compensés par des emplois en France car l’industrie des énergies renouvelables est monopolisée par l’Allemagne, le Danemark et la Chine. Et ce n’est sûrement pas les deux chaînes de montages d’éoliennes installées en France qui changeront la donne.

 

 

Selon vous, l’Allemagne qui pousse toute l’Union Européenne à développer des énergies vertes a «un intérêt fondamental à voir la France sortir du nucléaire» . Quels seraient les avantages concrets pour notre voisin ?

 

Mon enquête révèle clairement que l’Allemagne s’est lancée dans une guerre économique offensive contre le nucléaire français. En lien depuis des années avec des ONG environnementalistes antinucléaire et pro éoliennes, notre voisin s’échine à dénigrer notre industrie nucléaire sur notre sol mais également à Bruxelles. Une armée de lobbyistes allemands travaillent auprès de la commission européenne pour empêcher que le nucléaire français n’intègre la liste des activités considérées comme « vertes » en raison de son caractère décarboné et susceptible de recevoir d’importants financements européens. Tout récemment, la première série d’obligations européennes a été lancée sans le nucléaire mais en intégrant le gaz comme source électrique de transition alors qu’elle émet 500 g eqco2/kilowattheure.

 

En continuant dans cette voie, nous allons perdre notre souveraineté électrique et nous serons soumis au diktat de l’industrie allemande et à son approvisionnement en gaz

 

Le projet allemand est de profiter de notre sortie du nucléaire pour nous vendre ses éoliennes (65% des éoliennes installées en France sont allemandes) tout en nous soumettant au gaz russe dont il va devenir le distributeur en Europe après la construction du gazoduc Nord Stream 2. En continuant dans cette voie, nous allons perdre notre souveraineté électrique et nous serons soumis au diktat de l’industrie allemande et à son approvisionnement en gaz. La politique de sortie du nucléaire voulu par les écologistes et leurs alliés de la République en Marche conduit à un déséquilibre politique majeur au sein de l’Union Européenne dont le traité fondateur de l’Euratom de 1957 est remis en cause par l’Allemagne.

 

Une des polémiques sur le nucléaire concerne la pollution émise par cette source d’électricité. L’énergie nucléaire est-elle vraiment plus décarbonée que les énergies renouvelables si l’on prend en compte l’intégralité du cycle de vie d’une centrale ?

Dans les dernières enquêtes d’opinion plus de 70 % des Français pensent que les centrales nucléaires participent au réchauffement climatique en émettant des gaz à effets de serre. Or, c’est faux ! Les centrales nucléaires produisent de l’électricité sans émettre de gaz à effet de serre. Les fumées blanches de leurs cheminées ne sont que de la vapeur d’eau. Par ailleurs, le bilan carbone du nucléaire qui intègre la construction, le démantèlement et l’extraction d’uranium n’est que de 6 g eqco2/kilowattheure là où une centrale au charbon qui vient en support des éoliennes émet 1.000 g eqco2/kilowattheure.

 

Notre pays est pour cette raison champion du monde des pays décarbonés avec une électricité produite à plus de 80% par ses centrales nucléaires et ses barrages, en produisant 10 fois moins de gaz à effet de serre que son voisin allemand. Avec son Energiwende basé sur ses éoliennes et son charbon notre voisin a le bonnet d’âne en Europe pour ces objectifs climatiques. Le comble c’est que les partis écologistes et associations antinucléaires voudraient que la France suive son modèle qui est un échec cuisant selon le dernier rapport de la cour fédérale des comptes.

 

L’autre argument des militants contre l’énergie nucléaire est son risque d’accident. Lors de son débat avec Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon a demandé «ce qu’on ferait de la population si une centrale installée en île de France avait un problème». Votre enquête revient sur les catastrophes qui ont marqué les esprits. La filière a-t-elle progressé dans le domaine de la sûreté ?

Il y a quelque chose de malsain à fonder une politique énergétique sur la peur. Après les attentats du 11 septembre a-t-on arrêté de voler en avion parce qu’ils ont servi d’arme pour tuer ? La vie est un risque pour toutes les activités humaines et le nier n’est pas tenable politiquement.

Les antinucléaires usent et abusent des bais cognitifs sur le sujet pour créer une forte anxiété

 

Oui, l’activité et les déchets nucléaires sont dangereux et doivent être traités avec rigueur mais les centrales au charbon tuent selon une étude d’Harvard 10 millions de personnes dans le monde par an. C’est plus insidieux, moins spectaculaire qu’une catastrophe nucléaire et peut plus difficilement être scénarisé dans un film. Pour autant, les chiffres de l’OMS montrent que le nucléaire est la source d’électricité la moins mortelle même après les énergies renouvelables. Cette peur irrationnelle doit être combattue par la raison et la science. Car les antinucléaires usent et abusent des bais cognitifs sur le sujet pour créer une forte anxiété. Ensuite, notre filière nucléaire a fait d’énorme progrès en matière de sûreté et nous n’avons pas connu en France d’incidents notables. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la construction du prototype d’EPR de Flamanville est plus coûteuse et plus longue. La relance de notre filière nucléaire qui devient indispensable pour assurer notre souveraineté électrique doit s’accompagner sans délais d’une accélération de notre recherche dans le domaine de la sûreté et du traitement des déchets.

 

En ce sens, il faut relancer le projet Astrid – réacteur de 4ème génération au sodium liquide qui produit 100 fois plus d’électricité et utilise comme combustibles les déchets nucléaires conservés sur notre sol en en supprimant la radioactivité – qui a été abandonné par Emmanuel Macron. Cette décision insensée a été prise alors que la Chine, la Russie et même Bill Gates aux USA développent des réacteurs avec cette technologie et alors que nous avions une réelle avance scientifique sur le sujet.

123456...29



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol