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Cotisations familiales : Qui va payer

Cotisations familiales : Qui va payer

 

Avec l’annonce de la suppression de cotisations familiales se pose la question : qui va payer ? En effet Hollande a déclaré qu’il n’y aura pas transfert entre entreprise et ménages. Les économies annoncées demeurent encore très virtuelles et elles ne suffiront pas pour réduire les déficits, fiancer cette réforme et faire diminuer la fiscalité sur les ménages. Il ya environ 80 milliards de déficit public (budget, sécu, collectivités locales). Normalement ce déficit devrait avoir disparu en 2017.( Logiquement on s’était engagé à faire 3% du PIB de déficit, en réalité on en fera plus de 4% en 2013) .Pour autant Les entreprises n’auront plus à financer la branche famille de la Sécurité sociale d’ici 2017, a annoncé mardi François Hollande, en promettant un effort de 50 milliards d’euros sur les dépenses publiques et en assurant que les ménages n’auront pas à compenser cette baisse du coût du travail. Visiblement le compte n’y est pas et il manque encore plus de 50 milliards pour financer cette réforme des prestations familiales, réduire le déficit et alléger la fiscalité des ménages.  Dans la déclaration préliminaire à sa troisième conférence de presse, le chef de l’Etat a précisé que le coup d’envoi des travaux du « pacte de responsabilité » proposé aux entreprises lors de ses vœux aux Français serait donné le 21 janvier, avec comme première étape le lancement des assises de la fiscalité avant la fin du mois. Le premier chantier de ce pacte porte sur la baisse du coût du travail, amorcée avec le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) qui porte sur l’équivalent de 20 milliards d’euros d’allègements de charges. « Je fixe un nouvel objectif, c’est que d’ici 2017, pour les entreprises et pour les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familiales, ça représente 30 milliards d’euros de charges », a dit François Hollande. S’agissant de la fiscalité des entreprises, le président de la République a annoncé sa volonté de diminuer le nombre des taxes, avec comme exigence « l’investissement et l’emploi ». Il a enfin déclaré que les contreparties négociées avec les entreprises comporteraient des objectifs chiffrés d’embauches « définis au niveau national et déclinés par branches ». Les travaux du pacte de responsabilité devront s’achever pour la conférence sociale du printemps et une loi de programmation sera présentée à l’automne. Le chef de l’Etat a précisé qu’il n’y aurait pas dans ce cadre de transfert des charges des entreprises vers les ménages. Il a cité un effort de 50 milliards sur les dépenses publiques entre 2015 et 2017, condition pour à la fois réduire les déficits publics et baisser les prélèvements. Toutes les dépenses publiques seront examinées, a-t-il ajouté, en annonçant la création d’un conseil stratégique de la dépense qui fera des évaluations chaque mois.

EELV : « trop d’écolos qui sont là pour prendre les places » (Lipietz)

EELV : «  trop d’écolos qui sont là pour prendre les places » (Lipietz)

Déception de Lipietz à légard des élus nationaux verts. « Il y a un problème de transition générationnelle entre la génération des pères fondateurs, tous ceux qui se sont battus, mettant pratiquement leur argent personnel dans la création des Verts, qui sont aujourd’hui retraités comme moi-même, qui passent la main, et la génération qui maintenant… parmi beaucoup d’extraordinaires jeunes militants, il y a beaucoup de jeunes militants qui sont là pour les places », a déclaré Alain Lipietz sur I>TELE. « Cette partie qui est là pour se battre pour l’environnement, pour l’emploi, pour la solidarité, n’est pas celle qui est entendue actuellement de nos deux ministres », Cécile Duflot et Pascal Canfin, a-t-il poursuivi. L’ex-député européen, un temps candidat à la présidentielle de 2002 avant de céder ce rôle à Noël Mamère, s’est dit « déçu par la pratique de nos ministres au gouvernement et, je dois dire, un petit peu de nos parlementaires à l’Assemblée nationale. » « On (PS et EELV, NDLR) avait fait des promesses (…) d’une conversion extrêmement rapide et créatrice d’emplois vers les technologies respectant l’environnement, faisant reculer l’effet de serre. Ces promesses ne sont pas tenues », a-t-il dit.  Interrogé sur le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), mesure phare du gouvernement Ayrault, Alain Lipietz a répondu: « c’est une énorme erreur. C’est 20 milliards quand même, plus que la fameuse loi TEPA qui avait plombé la présidence de Sarkozy. Ca ne sert pas à grand chose. » « Si on voulait vraiment parler de compétitivité, il aurait fallu cibler le secteur exportateur », a-t-il estimé alors que la hausse programmée de la TVA « sert à financer des entreprises qui ne sont absolument pas exposées à la concurrence internationale. C’est un cadeau. » Alain Lipietz a en revanche pris la défense des emplois aidés, une des armes principales du gouvernement dans sa lutte contre le chômage, qui « sont souvent extrêmement utiles. »

 

BCE : c’est l’Allemagne qui paie la facture

BCE : c’est l’Allemagne qui paie la facture

La BCE menace l’euro, c’est lavis du ministre des fiances de la Bavière.  Le ministre des Finances du Land de Bavière a porté ce week-end une attaque d’une rare violence contre la Banque centrale européenne, en l’accusant de menacer la stabilité financière de la zone euro et de se livrer à une « expropriation silencieuse » de l’épargne des Allemands. La BCE a réduit début novembre son taux directeur d’un quart de point, à un plus bas historique de 0,25%, au risque de raviver l’inflation en Allemagne où la croissance est plus robuste que dans les autres pays de la zone euro. Dans une tribune publiée par le magazine Focus, Markus Söder, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU) – l’aile bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate de la chancelière Angela Merkel – juge que cette mesure aura de « graves conséquences ». « La politique de taux d’intérêt bas peut devenir l’un des principaux problèmes financiers dans la zone euro », prédit-il. « Cela revient à prescrire un antidouleur de courte durée alors qu’il faut une thérapie de long terme pour avancer vers un ordre financier stable ». Certains responsables de la BCE ont évoqué d’autres mesures possibles telles que l’instauration d’un taux de dépôt négatif pour les banques, qui auraient ainsi à payer pour laisser dormir leur argent à la banque centrale plutôt que de le prêter, voire de faire tourner la planche à billets pour racheter des actifs sur le modèle de ce qui se fait aux Etats-Unis ou en Angleterre. Dans un pays qui n’a pas oublié l’hyperinflation des années 1920, nombre d’Allemands redoutent un retour de l’inflation mais en général la classe politique s’abstient de commenter les décisions de la BCE par respect pour son indépendance. Le taux d’inflation en Allemagne a accéléré à 1,3% en novembre, tout en restant à bonne distance de l’objectif de près de 2% de la BCE. Dans sa tribune, Markus Söder estime que la BCE cherche à aider les membres les plus faibles de la zone euro mais constate que l’épargnant allemand en « paie la facture. »

Evasion fiscale ; l’exemple de Facebook qui ne déclare en France que 2.5% de son chiffre d’affaires

Evasion fiscale ; l’exemple de Facebook qui ne déclare en France que 2.5% de son chiffre d’affaires

Facebook Ireland Ltd est détenu à 100% par la société irlandaise Facebook Ireland Holdings, lui-même détenu à 99,9% par la société irlandaise Facebook International Holdings II, lui-même détenu à 99,9% par la société irlandaise Facebook International Holdings I, lui-même détenu à 99,9% par Facebook Cayman Holdings Unlimited I.  L’évasion fiscale des grandes entreprises est sous le feu des projecteurs. Ce mardi 10 septembre, Arte diffuse en prime time un documentaire sur le sujet. Et quelques heures plus tôt, le Conseil national du numérique présente ses solutions pour taxer les géants de l’Internet.  Le dernier né de ces géants, Facebook, n’échappe pas à la règle. Lui aussi pratique l’évasion fiscale à outrance, ce qui lui permet de payer des impôts minuscules. Ainsi, sa filiale française n’a payé que 191.133 euros d’impôt sur les bénéfices en 2012.  Officiellement, la filiale hexagonale n’a qu’un rôle de fourniture de « services marketing ». Ce qui permet de déclarer un chiffre d’affaires ridicule (7,6 millions d’euros en 2012).  En réalité, l’activité générée en France est bien plus importante. Le chiffre d’affaires réel peut être estimé à environ 300 millions d’euros en 2012, en se basant sur le nombre d’inscrits au réseau en France (28 millions). Le chiffre d’affaires pour 2011 avait été estimé à 150 millions d’euros par le cabinet Greenwich, qui s’était basé sur le poids de Facebook sur le marché publicitaire.  Si ce chiffre d’affaires était effectivement déclaré en France, alors la filiale française aurait fait près de 30 millions d’euros de bénéfices avant impôt (en appliquant à la France la rentabilité globale du groupe), et donc payé 10 millions d’euros d’impôts.  Cette évasion fiscale n’est pas du goût du fisc français, qui effectue un contrôle fiscal de la filiale, comme l’a révélé l’Express Si Facebook ne déclare quasiment rien en France, c’est parce que toute la publicité hors des Etats-Unis est vendue depuis une filiale immatriculée à Dublin, Facebook Ireland Ltd.  Mais cette filiale réussit l’exploit de ne quasiment pas payer d’impôts en Irlande non plus. Pour cela, le réseau social utilise un autre stratagème. Les comptes de cette filiale irlandaise sont délibérément plombés pour qu’elle dégage très peu de bénéfices -elle a même perdu de l’argent en 2011.En pratique, cette filiale doit payer des redevances pour le droit d’utiliser la plate-forme Facebook, pour l’hébergement de ses données sur des serveurs, et même des management fees, car visiblement le siège californien juge un Irlandais incapable de gérer tout seul la filiale… Toutes ces redevances absorbent 99% des revenus, réduisant ainsi à néant les profits. La plupart de ces redevances sont versées à une autre société irlandaise, Facebook Ireland Holdings. Celle-ci est détenue, à travers de plusieurs holdings, par Facebook Cayman Holdings Unlimited I, une société immatriculée dans le paradis fiscal des îles Caïmans.  En pratique, le réseau social n’a pas de présence effective sur place: il utilise une boîte aux lettres du cabinet d’avocats Appleby, qui revendique fièrement sur son site être spécialisé dans les paradis fiscaux, et même avoir remporté en 2010 le prix du meilleur cabinet d’avocats offshore… « Il n’y a aucune forme d’impôt sur les particuliers et les entreprises aux îles Caïmans », rappelle la brochure du cabinet.  C’est donc dans ces îles que s’entassent les profits générés hors des Etats-Unis. Selon les comptes de Facebook, 699 millions de dollars de trésorerie étaient ainsi stockés offshore à fin juin, soit 7% de la trésorerie totale.  Tout ceci permet à Facebook de ne payer quasiment aucun impôt hors des Etats-Unis, alors que l’international représentente désormais la moitié de ses revenus. En 2012, il a ainsi payé à peine 15 millions de dollars d’impôts aux fiscs étrangers, sur 2,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Record battu.Et comme si cela n’était pas suffisant, le réseau social possède aussi plusieurs filiales au Delaware, le paradis fiscal interne des Etats-Unis, dont une détient Facebook France…

 

Heures sup’ : une mesure qui a pénalisé les plus modestes

Heures sup’ : une mesure qui a pénalisé les plus modestes

 

Nous avons fait une erreur en supprimant l’exonération des heures supplémentaires », c’est la phrase assassine prononcée lundi soir par Thierry Mandon, le porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale. Lors d’un débat sur les grands dossiers politiques de la rentrée, le député socialiste de l’Essonne a admis que son parti n’aurait pas dû prendre cette mesure, qui a pénalisé les Français les plus modestes. Depuis le 1er septembre 2012, les heures supplémentaires faites par les salariés dans les entreprises de plus de 20 personnes, sont à nouveau soumises à l’impôt. Elles avaient été exonérées sous la présidence de Nicolas Sarkozy dès 2007. 9,5 millions de salariés, soit 28 % des salariés français, profitaient de ce dispositif. Et cette mesure prise sous François Hollande avait beaucoup fait râler. Sur RMC, Thierry Mandon, porte-parole du PS à l’Assemblée nationale, espère même avec des moyens suffisants revenir à ce qu’il se faisait avant. « Ceux et celles qui ont une faible rémunération et un petit nombre d’heures supplémentaires, ceux-ci auraient mérité d’être exonérés de l’effort demandé aux autres. Probablement, aurions-nous gagné à réfléchir à un plancher en disant que les 1500 premiers euros auraient pu rester non-imposables comme cela se faisait avant. On a pénalisé indirectement des catégories sociales et peut-être dans ce domaine-là, nous avons une dette envers eux. Je ne suis pas certain qu’on dispose des moyens financiers pour revenir en arrière mais si on a les moyens de le faire, peut-être faudrait-il se poser la question ». Jean-François Roubaud, président de la CGPME (syndicat des petites et moyennes entreprises), attend quant à lui que la gauche revienne sur cette décision. Selon lui, un premier pas a été fait avec la reconnaissance de l’erreur. Il faut maintenant aller plus loin dit-il. « C’est bien de reconnaître ses erreurs, maintenant ce qui serait bien aussi, c’est de remettre la machine en route, comme elle était auparavant : redéfiscaliser les heures supplémentaires et qu’on les mette sans charges pour les entreprises. C’est un processus gagnant-gagnant pour tout le monde. Et ça a été une erreur incompréhensible. C’est des millions de salariés qui ont été privés de ces revenus supplémentaires. Ce sont plusieurs centaines d’euros par mois qui leur ont été retirés par ce problème de fiscalisation des heures supplémentaires. Reconnaître c’est bien, mais maintenant il faut agir dans l’autre sens. »

 

Sénat : 340 millions pour une assemblée qui ne sert à rien

Sénat : 340 millions pour une assemblée qui ne sert à rien

 

Presque 1 million par sénateur pour le budget de cette assemblée inutile ; 340 sénateurs en France quand les Etats-Unis n’en comptent que 100. La France est de toute évidence un pays très riche. 348 sénateurs et 577 députés, c’est trois fois de trop non seulement pour les couts de fonctionnement qu’ils entraînent directement mais surtout pour les conséquences financières et administratives de leurs décisions qui plombent la compétitivité et le pouvoir d’achat. Dès l’an prochain, la Cour des comptes va certifier les comptes de l’Assemblée nationale et du Sénat comme elle le fait depuis 2008 pour l’Elysée, a-t-on appris cette semaine.  Elle pourra ainsi constater que les sénateurs disposent d’une confortable « cagnotte » constituée de « fonds propres et de réserves ». Au 31 décembre 2012, cette cagnotte se montait à 1,71 milliard d’euros, selon les comptes publiés récemment sur le site du Sénat. Un montant jamais atteint dans le passé. Un an plus tôt, il était de 1,6 milliard. En face, l’Assemblée nationale joue les petits bras avec seulement 826,7 millions de capitaux propres.  D’où vient cette cagnotte ? D’abord des excédents budgétaires cumulés d’années en années. Ainsi, 4,1 millions ont été dégagés l’an dernier. Et ensuite des produits de placements de cette manne. Le Sénat a ainsi récolté 140 millions d’euros de revenus financiers l’an dernier.  Au total, le budget du Sénat (hors Musée et jardin du Luxembourg) a atteint l’an dernier 352 millions d’euros. L’Etat, en clair les contribuables, a alimenté ce budget à hauteur de 340 millions. Le reste provient de ressources propres du Sénat. Mais « dans un souci d’économies budgétaires, le Bureau (du Sénat) issu du renouvellement sénatorial de septembre 2011 a décidé une diminution de 3%, soit 10 008 000 euros, de la dotation demandée à l’Etat par le Sénat pour l’exercice 2012″, peut-on lire dans le rapport d’information de la Commission chargée du contrôle des comptes de la Haute assemblée, composée de sénateurs des différents groupes politiques.  Depuis des années, les gouvernements successifs souhaitent récupérer une partie de cette cagnotte pour réduire le déficit de l’Etat. Les sénateurs, eux, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils estiment que ces fonds propres garantissent les caisses de retraites des sénateurs et des fonctionnaires du Palais du Luxembourg.

 

Hervé Le breton, un citoyen « normal » qui a fait plier le parlement

Hervé Le breton, un citoyen « normal » qui a fait plier le parlement

 

Cantre du pouvoir citoyen, Hervé le breton a fait plier le parlement qui a été contraint de publier la liste secrète de la cagnotte des députés (pudiquement appelée réserve parlementaire). Il continue son combat citoyen (comme d’autres trop peu nombreux) contre l’oligarchie et les dérives de la république monarchique. En 2011, lorsqu’un correspondant de l’AFP l’a croisé pour la première fois, il semblait être au nombre de ces contribuables en colère qui s’acharnent contre l’administration sans obtenir grand chose.   »Chacun a le droit de savoir comment est utilisé l’argent du contribuable », martelait-il après le dépôt d’un recours auprès du tribunal administratif de Toulouse. Objectif: contraindre le ministère de l’Intérieur à divulguer les données de cette cagnotte de près de 150 millions d’euros, attribuée par l’Etat aux députés et sénateurs pour financer chaque année des projets locaux.   »Je veux pouvoir connaître la somme, la collectivité concernée, le projet et le nom du parlementaire qui l’a soutenu », disait-il, dénonçant des critères d’attribution opaques.  Après deux années de procédures, il reçoit le 25 juin la liste des réserves parlementaires pour 2011, mille pages acquises de haute lutte dont la communication avait été ordonnée par le tribunal administratif le 23 avril.   »J’ai passé une nuit blanche à tout décortiquer », confie cet enseignant de collège, qui réside à Lacépède, un petit village du Lot-et-Garonne.  Né à Blois, ce professeur a grandi en Touraine et se dit fier de son sang corse et breton: installé depuis 1999 dans une vieille grange qu’il a restaurée, il a décidé en 2008 de fonder une association, « Pour une démocratie directe ».   »J’avais besoin de passer à l’acte, de donner une nouvelle direction à ma vie, j’avais peur de devenir indifférent (…) J’ai beaucoup pensé à mes enfants, à ce que je voulais leur laisser en héritage », explique-t-il.  Son modèle n’est autre que son père, un universitaire et chercheur en spectroscopie moléculaire qui a toujours refusé toute distinction. Ce qui compte, « c’est ce que les gens font, pas leur apparence », disait-il à son fils. « Sa famille a des valeurs et les exprime. Elle est soudée et c’est important pour lui », témoigne l’ épouse d’Hervé Lebreton, Priscilla.  Politiquement, il dit n’être ni de droite, ni de gauche, avoir un faible pour Coluche et un texte pour référence : la Déclaration universelle des droits de l’Homme.  Ce « passage à l’acte », pense-t-il, sera un exemple pour ses filles de 6 et 10 ans. « Une démarche altruiste et désintéressée alors que l’on pourrait rester dans notre petit confort », ajoute son épouse.  Avec son association, il commence par interpeller les parlementaires sur leurs pensions « qui devraient être alignées sur le régime général » mais en réalité sont « fixées par le bureau de l’Assemblée nationale, à huis-clos ».  Il interpelle les 577 députés, leur écrit pour leur demander s’ils sont pour l’alignement de leur pension sur le régime général. Puis, il concentre son combat sur les réserves parlementaires, car il sait pouvoir plus rapidement obtenir un résultat concret sur ce terrain.  Brièvement tenté par la politique, ce bricoleur méticuleux s’y frotte lors des législatives de 2012, dans la 3e circonscription du Lot-et-Garonne (1,21% des suffrages) puis en 2013 (1,69%) dans la circonscription de Jérôme Cahuzac, un « test » qui ne le tente plus.  Guy Fregefont, son suppléant, enseignant dans son collège, le décrit comme un homme « tenace » et « d’une efficacité remarquable ». « Une personne hors du commun ».  Difficile de lui trouver des détracteurs. Ainsi, le député UMP Jean-Louis Costes assure être « totalement d’accord » avec sa démarche. La seule qui semble se plaindre de lui est sa grand fille, Théa: elle aimerait que « papa soit plus souvent à la maison ».  Mais Hervé Lebreton a déjà un nouveau combat en tête : le détail des subventions accordées aux associations sur le budget des réserves parlementaires. « Il y a encore de nombreuses zones obscures », insiste-t-il.   »Les citoyens doivent faire entendre leur voix, ne pas hésiter à interpeller leur député (…) Le droit de savoir fait partie de la Constitution », dit-il. Et de rêver d’un « pouvoir citoyen », en plus des pouvoirs judiciaire ou médiatique. Même si celui-là « reste à inventer ».

 

Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

Cahuzac : celui qui l’a dénoncé en prison

 

Pierre Condamin-Gerbier, ex-cadre de la banque suisse Reyl & Cie et témoin-clé dans l’enquête sur l’affaire Jérôme Cahuzac, du nom de l’ancien ministre du Budget français soupçonné de fraude fiscale, a été arrêté en Suisse, a annoncé samedi le ministère public de la Confédération helvétique. Pierre Condamin-Gerbier a été arrêté 5 juillet et « se trouve actuellement en détention préventive« , a précisé dans un mail envoyé à l’AFP le parquet suisse qui « a ordonné l’ouverture d’une instruction pénale » à son encontre. Selon les sites internet du Point et de la Tribune de Genève, son arrestation est intervenue peu après son retour de France, après son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur d’éventuels dysfonctionnements du gouvernement dans le dossier d’évasion fiscale de l’ancien ministre du Budget. Pierre Condamin-Gerbier avait annoncé le 3 juillet devant la commission avoir transmis à la justice une liste d’hommes politiques français détenant un compte en Suisse. Le Point.fr écrit que l’ancien employé de la banque privée Reyl & Cie, qui abritait le compte de Jérôme Cahuzac, a été interpellé à Saint-Prex, dans le canton de Vaud, où il réside, le 5 juillet et que sa détention provisoire a été prolongée quatre jours plus tard. Le ministère public de la Confédération a confirmé l’information à la Tribune de Genève, qui indique que Pierre Condamin-Gerbier « est en détention préventive et une instruction pénale a été ouverte contre lui« . « On l’accuse en particulier de ‘service de renseignement économique’, autrement dit d’avoir transmis à des tiers des données bancaires« , indique le journal. Dans un communiqué diffusé samedi, la banque Reyl & Cie annonce avoir déposé une plainte contre Pierre Condamin-Gerbier pour vol, falsification de document et violation du secret professionnel et commercial.  »Les nombreuses déclarations mensongères maintenues en dépit des démentis catégoriques de la Banque, la falsification d’un mémorandum interne de Reyl Private Office, et sa remise à un média français, n’ont laissé d’autre choix à la Banque que de sortir de sa réserve et d’agir à l’encontre de Pierre Condamin-Gerbier« , indique l’établissement. La banque suisse Reyl & Cie a réaffirmé la semaine passée qu’elle ne comptait aucun homme politique français parmi ses clients.

 

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

 

De toute évidence une grande partie de la France soutient la monarchie républicaine qui caractérise notre démocratie. Mais de proche en proche (et surtout depuis le quinquennat), la dérive Bonapartiste est certaine. La dialectique de Hollande était claire dès le départ «  moi, président, moi président ». Depuis, ses déclarations sont truffées de  « je, je ». En fait ce qui avait été dénoncé chez Sarkozy devient la norme. Il ne se passe pas un jour sans que Hollande fasse une déclaration, intervienne sur tout et sur rien. Ayrault est renvoyé à un rôle subalterne, pire que celui de Fillon.  Mais cet interventionnisme tous azimuts nuit à la clarté du message et brouillent nettement le cap suivi. Deux raisons à cela ;  la crise évidemment  qui exacerbent les contradictions de tous ordres (sociales, économiques financières, environnementales). Hollande tient en fait deux discours un discours à usage interne sur le plan économique et social et un autre à Bruxelles où finalemenet il suit simplement les orientations de la commission et de Merkel. Dernier exemple en date qui frise le ridicule : sa volonté d’interrompre les discussions Europe-Etats Unis sur l’accord de libre échange suite à la question de l’espionnage. Son intention aura duré à peine plus de 24heures et finalemenet il a du se coucher une fois de pu devant Merkel. Du coup c’est à l’intérieur qu’il tente vainement de faire valoir son autorité qu’il confond avec autoritarisme. Le vidage de Batho est à cet égard très significatif ; il tape sur une personnalité qui ne représente pas grand-chose politiquement. La seconde raison c’est bien sûr son impopularité dramatique après seulement un an de mandat. Les positions se durcissent car il doit apparaitre comme celui qui oriente, qui gère qui décide. A cela il faut ajouter les méfaits des politiques de com. de l‘Elysée qui font du président la reine des abeilles mais une reine des abeilles qui ne sort pas de son bunker culturel de l’Elysée où la cour l’encourage dans sa solitude pathétique du pouvoir. Hollande ne se rend pas compte que plus il parle, plus il s’enfonce dans ses contradictions ; sa dérive Bonapartiste le conduira inévitablement vers Waterloo.

Tunisie-Hollande : une visite qui tombe mal

Tunisie-Hollande : une visite qui tombe mal

Démocratie en panne, révolte  en Egypte, Hollande risque de ne pas être très à l’aise lors de sa visite en Tunisie. Aucune date n’a été fixée. Selon un premier calendrier, très ambitieux, les deuxièmes élections post-révolution auraient dû se tenir un an après les premières, soit le 23 octobre 2012. La coalition au pouvoir, dominée par les islamistes d’Ennahda, évoque désormais un scrutin pour la fin de l’année. « Une fable », tranche Selim Kharrat, de l’association al-Bawsala (« la Boussole »), qui a monté un observatoire l’assemblée constituante. L’ONG, comme d’autres, calcule que « le vote ne peut pas avoir lieu avant mi-2014″. C’est l’instance indépendante des élections, que les élus peinent à composer, qui choisira la date. Il faut aussi que l’assemblée adopte la loi électorale, celle sur la justice transitionnelle… Ce qui promet encore de longs mois de luttes. Après un an et demi d’âpres discussions, la quatrième version de l’avant-projet doit enfin être présentée lundi aux députés, pour un débat général qui s’annonce très long. Mais le vote, article par article, n’est pas encore fixé, et risque de ne débuter qu’après l’été. Sur le fond, des concessions significatives ont été faites. La liberté de conscience est clairement énoncée, de même que « l’égalité des chances » entre hommes et femmes. Les « droits de l’homme universels » ne sont plus conditionnés aux « spécificités culturelles du peuple tunisien ». Plusieurs points font encore débat, comme l’article 141, qui fait de l’islam la « religion d’Etat ». Les limites posées à la liberté d’expression sont jugées floues. Le régime politique, la répartition des pouvoirs, reste la question la plus problématique. Toutes les ONG s’inquiètent de la multiplication des atteintes à la liberté d’expression, chèrement conquise. Depuis deux ans, de nombreux artistes, journalistes, opposants, ont en effet été victimes de violences – impunies -, ou bien traînés en justice. Parmi les cas les plus emblématiques du moment, celui du rappeur Weld el 15, condamné à deux ans de prison pour une chanson sur la police. Le verdict en appel sera dévoilé mardi. Amina, la jeune Femen, est détenue depuis plus d’un mois « sans fondements », dénonce sa défense. Elle repasse devant le juge le 4 juillet, le jour de l’arrivée de François Hollande.

 

Ces « vilains députés démagogiques » qui dénoncent leurs privilèges

Ces « vilains députés démagogiques »  qui dénoncent leurs privilèges

 

C’est vrai c’est pas bien de dénoncer ses collègues de l’assemblée et leurs petits privilège (exemple :  un revenu de l’ordre de 80 000 euros pour un parlementaire maire plus les avantage, une retraite moyenne de 2600 euros plus la retraite de l’autre métier, plus tous les autres avantages). C’est pourtant ce qu’on faiat 10 députés dans « Le Nouvel Observateur » de cette semaine, dix jeunes députés (3 UMP, 5 socialistes et 2 écolos) dénoncent leurs privilèges. Chacun avance une proposition pour faire bouger les choses, histoire de redorer leur image. A l’heure où les députés examinent un projet de loi sur la transparence de la vie publique, avec notamment l’obligation de faire une déclaration de patrimoine, dix députés (3 UMP, 5 PS, 2 EELV) dénoncent cette semaine, dans un article publié par Le Nouvel Observateur, les privilèges dont ils bénéficient. A chacun sa proposition.  Bruno Le Maire, député UMP de L’Eure, dénonce, par exemple, les hauts fonctionnaires qui ne démissionnent pas lorsqu’ils deviennent parlementaires. Un « haut fonctionnaire est garant de l’indépendance de l’Etat. Or, s’engager en politique signifie avoir des obligations partisanes », estime l’ancien ministre.   Les socialistes Olivier Faure (Seine-et-Marne) et Jérôme Guedj (Essonne) dénoncent l’opacité autour des déclarations de patrimoine. Le premier se dit dit favorable à la publication des augmentations de patrimoine entre le début et la fin d’un mandat parlementaire (une proposition qui a été rejetée mardi soir). Le second propose la fiscalisation des frais de mandat  (5.508 euros par mois) qui s’ajoutent aux indemnités parlementaires de 5.515 euros soumises, elles, à l’impôt.  Laurent Wauquiez, député UMP de la Haute-Loire, dénonce le régime de retraite parlementaire, régime pour lequel il existe toujours un système de cotisations et de prestations dérogatoires au régime de droit commun.  Laurent Wauquiez, député UMP de la Haute-Loire : « Je suis contre les régimes spéciaux ! » La socialiste Barbara Romagnan aimerait voir adopter le mandat parlementaire unique. « On est de gauche, on prétend partager les richesses et on ne partage même pas le pouvoir ! », plaide-t-elle. Sa collègue Karine Berger souhaiterait, elle, voir publier la réserve parlementaire (le fameux « trésor de guerre » des députés). On ignore son montant global. On sait seulement que chaque député reçoit 110.000 euros, mais on ne sait pas comment est utilisée cette somme. L’UMP Gérard Darmanin, proche de Xavier Bertrand, fait une proposition sur les permanences des élus. Le local est soit loué, soit acheté. Le problème, c’est lorsque les députés deviennent propriétaires de leur permanence avec l’argent public, c’est-à-dire avec leur indemnité. Le jeune député du Nord propose d’acheter son local d’élu avec ses deniers personnels, comme il l’a fait. Sinon, il s’enrichit aux frais du contribuable. Le Vert François de Rugy (Loire-Atlantique) estime qu’il faut revoir la question des lobbies pour limiter leurs possibilités de déplacement au sein du Palais-Bourbon. Il cible notamment les groupes d’intérêts liés aux laboratoires pharmaceutiques ou au tabac. Il réclame plus de transparence lorsque ces lobbies organisent des colloques à l’Assemblée nationale, dont on ne sait jamais qui organise, qui paye et pourquoi. Beaucoup de bonnes idées pour moins d’opacité. Mais des souhaits à la réalité, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Car pour l’occasion, les députés de droite et de gauche se sont ressoudées autour de la même cause : la leur ! Avec pour mot d’ordre : « Pas touche aux avantages ! »

 

L’AMF pour une finance utile ; à qui ?

L’AMF pour une finance utile ; à qui ?

L’AMF veut redonner confiance et veut une fiance utile ; pour qui ? Les spéculateurs ou l’économie ?  En effet les marchés ont connu une année 2012 parmi les plus agitées. Scandale du Libor, pertes de trading colossales de la banque JPMorgan à cause de la baleine de Londres… Tous ces épisodes ont été cités par Gérard Rameix, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), ce mercredi 12 juin, à l’occasion de la publication de son rapport annuel et de la présentation du plan stratégique de l’Autorité pour la période 2013-2016. « Il n’est pas contestable que les régulateurs n’ont pu empêcher des fraudes graves et des manquements aux disciplines les plus élémentaires », a-t-il déclaré. « Mais attention à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, la finance est nécessaire à la croissance de l’économie », a-t-il nuancé, ajoutant que « le régulateur doit contribuer à redonner du sens à la finance ». En clair, l’AMF ambitionne de promouvoir la finance « utile », sur les trois prochaines années. L’année dernière, le gendarme des marchés a prononcé 54 sanctions pécuniaires, allant de 1.000 à 2,5 millions d’euros, pour un montant total de 17,5 milliards d’euros. L’année dernière, l’Autorité avait eu la main moins lourde, avec 43 sanctions pour des montants de 7 millions d’euros. Dans le détail, 34 personnes physiques et 20 personnes morales ont été sanctionnées. L’ AMF a aussi prononcé 6 interdictions d’exercice, dont 1 définitive. Ses sanctions les plus lourdes ont été infligées dans une même affaire contre Coudree Capital Management (2,5 millions d’euros), Compania Internacional Financiera (2,2 millions euros) et CMA Capital Partners (1,5 millions), qui n’avait pas respecté les règles en vendant des actions à découvertes. Par ailleurs, BNP Paribas et Société Générale avaient écopé, elles, d’amendes de 500.000 euros pour avoir manqué aux règles dans la mise en œuvre de sondages de marché réalisés pour le compte de Saint-Gobain et Schneider. Dans ce but, l’autorité compte s’atteler à la reconquête du grand public. L’un de ses trois grandes priorités est ainsi de  »rétablir la confiance des épargnants », ajoutant que « le régulateur doit contribuer à redonner du sens à la finance ». Et dans son discours, Gérard Rameix a souligné un point important : »la confusion sur ce qui est un produit financier et ce qui n’en est pas un ». Il a cité des placements « atypiques » (vin, manuscrits, œuvre d’art) qui « prétendent dépasser de beaucoup », les rendements du marché et qui sont présentés comme « des produits financiers classiques entretenant à dessein ce malentendu auprès des particuliers ». Pour que l’AMF puisse davantage encadrer ces produits, qui se situent actuellement à la limite de ses compétences actuelles, Gérard Rameix apelle de ses vœux une réforme législative « du régime des bien divers ».  L’AMF va également multiplier les actions pédagogiques auprès des épargnants. Elle souhaite aussi veiller à ce que l’épargne des Français soit davantage investie dans des instruments à risque comme les actions. Ce pourquoi l’un de ses axes s’intitule le financement de l’économie, dans lequel l’AMF compte notamment formuler des mesures pour encadrer le financement participatif (crowdfunding).A ce titre, Gérard Rameix, en tirant le bilan de 2012, a indiqué que son principal souci « concerne la contribution du marché au financement des entreprises en fonds propres, qui reste faible ». Il a déploré que « seules 15 nouvelles entreprises » se soit introduites en Bourse, l’année passée, pour la plupart dans le secteur technologique. Le nombre d’ordre sur le marché action a atteint 2,6 milliards d’euros en 2012 (contre 3 milliards en 2011), un montant que l’AMF qualifie de « faible ». Point positif, en revanche, l’AMF a estimé que « le marché obligataire est beaucoup plus dynamique et apporte de façon croissante des financements longs ». Les émissions de dettes se sont élevées à 79 milliards d’euros, l’AMF se réjouissant que de »nombreux établissements ont rapatrié leurs émissions à Paris ».

 

Sondage : Européennes: le FN devant le PS qui s’écroule

Sondage : Européennes: le FN devant le PS qui s’écroule

 

Le séisme politique est bien en train d se produire avec u PS qui s’écroule et un FN qui pourrait bien passer en tête. Pas de quoi vraiment se réjouir car le pays sera bientôt complètement ingouvernable après les européennes et les municipales.  Selon un sondage de l’institut britannique YouGov pour le Huffington Post et la chaîne i-Télé, le Front national effectue une percée dans les intentions de vote pour les élections européennes, en se hissant à la deuxième place derrière l’UMP mais devant le PS. Le parti de Marine Le Pen recueille 18% des intentions de vote, juste à un point derrière l’UMP (19%). Le Parti socialiste n’obtient que 15% des intentions de vote, à égalité avec le Front de Gauche.

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

France: déficit de l’Etat en hausse , recettes en baisse; en cause la fiscalité qui tue la croisance

Le déficit de l’Etat français s’est creusé de 6,9 milliards d’euros en avril sur un an, en raison d’une série de dépenses européennes exceptionnelles mais aussi de la « faiblesse des rentrées fiscales » due à la crise, a annoncé vendredi le ministère du Budget.  Si les recettes fiscales sont globalement stables par rapport à la même période de 2012, leur évolution, avec un recul des taxes directement liées à la consommation, semble moins favorable que dans les dernières prévisions du gouvernement présentées mi-avril.

Etats-Unis: non à l’austérité brutale qui tue la croissance

Etats-Unis: non à l’austérité brutale qui tue la croissance

 

Il ya une grande différence d’approche entre les Etats Unis et la France ou l’Europe. Chez nous la plupart des gouvernants   sont des fonctionnaires doctrinaux qui ne connaissent rien aux réalités économiques, aux Etats Unis on est beaucoup plus pragmatique et compétente. « Aussi importante soit-elle, la question des déficits ne peut pas être notre seule boussole. La réduction des déficits ne constitue pas à elle seule une politique économique », a déclaré Jacob Lew lors d’une visite à Cleveland dans l’Ohio (nord), selon le texte d’un discours transmis à la presse.  Selon M. Lew, le « degré d’urgence » appliqué au redressement des comptes publics doit être le même que celui déployé pour « faire croître » l’économie américaine et « remettre les gens au travail ».   »N’oublions pas que nous vivons encore avec les cicatrices de la crise financière », a ajouté le secrétaire au Trésor, à l’heure où le débat sur l’austérité continue d’agiter l’Union européenne.  A l’approche de la réunion des ministres des Finances des pays les plus industrialisés (G7), vendredi et samedi à Londres, M. Lew a estimé que les Etats-Unis et l’Union européenne avaient opté pour « des chemins différents ».  En dépit d’un consensus sur la nécessité de redresser les comptes publics, « nous ne sommes pas totalement d’accord sur le calendrier et sur le fait de savoir s’il est urgent d’y parvenir tout de suite », a-t-il détaillé lors d’une séance de questions-réponses.   »Nous avons pris un chemin différent de celui de l’Europe. Nous avons fixé des objectifs de réduction du déficit sur une plus longue période de temps et notre économie croît actuellement en augmentant le déficit sur le court terme », a-t-il précisé.  Selon M. Lew, il n’est pas possible de retrouver la prospérité si la politique budgétaire « plombe » l’économie.  Afin de lutter contre le taux de chômage aux Etats-Unis (7,5% en avril), M. Lew a par ailleurs insisté sur la nécessité d’engager une politique ambitieuse de travaux publics associant le secteur privé afin de ne pas alourdir la dette du pays, qui devrait atteindre cette année 108,1% de son produit intérieur brut, selon le FMI.  Le secrétaire au Trésor a également de nouveau fustigé les coupes budgétaires automatiques entrées en vigueur en mars faute d’accord au Congrès et qui menacent d’amputer les dépenses fédérales de 85 milliards de dollars d’ici à fin septembre.   »Il est grand temps de remplacer ces coupes automatiques avant qu’elles ne causent encore plus de dégâts », a-t-il indiqué.

 

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La BCE qui a sauvé les banques ne sait pas quoi faire pour sauver les entreprises

La question centrale aujourd’hui sur le plan financier  est de faciliter  l’accès au crédit pour les entreprises étranglées par les banques et le tassement de la rentabilité. . La BCE se dit frustrée mais ne sait pas quoi faire. En attendant  le taux principal de refinancement des banques, ramené de 0,75 % à 0,5 %, plus bas historique, le taux de la facilité exceptionnelle auquel les banques peuvent se procurer des liquidités au jour le jour est abaissé de 1 % à 0,5 %. Quant au troisième taux directeur – sur les dépôts que les banques peuvent effectuer à la BCE – il est maintenu à 0 %. Mais il pourrait éventuellement devenir négatif, ce qui reviendrait alors à demander aux banques de payer pour déposer leur argent. «Nous sommes techniquement prêts, même si cela peut avoir des conséquences indésirables que nous étudions», a déclaré Mario Draghi lors de la conférence de presse traditionnelle. Cette seule évocation de taux négatifs a eu pour effet quasi pavlovien de faire baisser l’euro qui est repassé en deçà de 1,31 dollar sur les marchés. Le président de la BCE a par ailleurs souligné que la politique monétaire resterait très accommodante. «Les principales opérations de refinancement continueront de se faire à taux fixe et à allocation illimitée, aussi longtemps que nécessaire et au moins jusqu’au 8 juillet 2014». La décision de baisse des taux a fait l’objet «d’un très large consensus, et d’un autre consensus en faveur d’une baisse de 0,25 %», selon Mario Draghi. Ce qui signifie qu’il n’y a pas eu unanimité: au moins un gouverneur souhaitait un statu quo, voire une hausse. Et à l’inverse d’autres auraient préféré une réduction supérieure à 0,25 %. « Le patron de la BCE a fait part de sa « frustration » devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier » Angela Merkel avait expliqué la semaine dernière que «la BCE (était) dans une situation difficile. Dans le fond elle devrait probablement relever un peu ses taux pour l’Allemagne, mais pour les autres pays, elle aurait en fait besoin d’agir un peu plus pour s’assurer que les entreprises ont accès au crédit». Il s’agit d’un constat factuel et non pas d’une pression sur la BCE de la part de la chancelière allemande, a estimé Draghi. Pour sa part il justifie la baisse de taux par la grande modération de l’inflation en zone euro (1,2 % sur un an) et par «la faiblesse de l’activité économique. Nous allons surveiller à l’évidence toutes les nouvelles statistiques… Nous nous tenons prêts à agir s’il le faut.» Plus nouveau, le patron de la BCE a fait part de sa «frustration» (sic) devant la raréfaction du crédit bancaire aux entreprises et à l’immobilier. Tout en regrettant que seulement 20 % des financements se fassent par les marchés financiers en Europe (contre 80 % aux États-Unis), il a annoncé que «le Conseil des gouverneurs avait décidé d’entamer des consultations avec d’autres institutions européennes (Commission et BEI) sur des initiatives visant à favoriser le fonctionnement du marché des “asset backed securities” (ABS) adossés à des prêts à des entreprises non financières». Il reconnaît que «les ABS ont mauvaise réputation» et qu’ils ont été à l’origine de la crise des subprimes de 2007. On ne saurait mieux dire combien l’assèchement du crédit bancaire est aujourd’hui préoccupant en zone euro.

 

Sondage Popularité Hollande : chute dramatique qui va continuer

Sondage Popularité Hollande : chute dramatique qui va continuer

L chute est dramatique pour Hollande qui bat tous les records d’impopularité (sondage IFOP JDD qui confirme tous les autres); dramatique aussi pour la France dont les institutions vont de faiat se trouver bloquées et l’économie avec. Ce sera encore davantage la politique du ni-ni, chaque mesure désormais apportera son lot de mécontents et l’indice de popularité de Hollande ne pourra que se détériorer jusqu’à atteindre le score de Jospin, un score qui risque de placer le PS derrière le front national ( en cas délections présidentielles Hollande serait derrière Le Pen avec autour de 20%) .En bref on se prépare comme en Italie a avoir un pays ingouvernable. Avec 74% de Français qui se déclarent « mécontents », le chef de l’Etat bat un record absolu sous la Ve. Jusqu’à présent, c’est Nicolas Sarkozy qui détenait ce record avec 72% de mécontents atteint en… avril 2011, c’est-à-dire un an avant la fin de son quinquennat. On assiste donc à une incroyable accélération du temps politique. Plus préoccupant surtout pour Français Hollande : il passe sous son socle électoral. Avec 25% de Français encore satisfaits, il s’éloigne des 28,6% de ceux qui avaient votés pour lui au premier tour de la présidentielle il y a un an. Le recul est général. Il baisse notamment chez les professions intermédiaires traditionnellement acquises aux socialistes (de 41% à 24%), chez les professions libérales (de 38% à 29%) et même chez les sympathisants socialistes (de 77% à 64%). Dans leurs réponses, les Français interrogés par l’IFOP estiment que le Président et son gouvernement s’attardent sur des sujets non prioritaires comme le mariage pour tous et le choc de moralisation. Tout se passe comme si l’affaire Cahuzac avait mis en évidence le manque d’autorité de François Hollande. Plus que l’affaire en tant que telle, les sondés déplorent le manque de vigilance du Président lorsqu’il a choisi son ministre du Budget indélicat. Loin d’agir comme un bouclier, Jean-Marc Ayrault baisse au même rythme que son patron : – 6 points ce mois. Le Premier ministre n’a pas plus que 30% de personnes satisfaites.

 

Patrimoine politique : le grand vide grenier qui inquiète

Patrimoine politique : le grand vide grenier qui inquiète

 

A la lecture des premières déclarations de patrimoine, ça sent le vide grenier :  un fauteuil, un PEA de 120 euros, une 4L ,« quelques » biens immobiliers sous-évalués (mais aussi des dettes pour essayer de compenser !) Deux aspects inquiètent, d’abord la nécessité pour nombre d’élus de « restructurer » leur patrimoine pour en alléger le volume, d’autre part la transparence elle même. Cette transparence est le danger le plus grave pour certains élus. On va en effet avoir  confirmation de la sociologie du personnel politique très différente de la moyenne des français. En clair, la plupart des politiques sont nettement plus riches  que la moyenne des français et sont donc peu représentatif de la sociologie des électeurs. C’est la véritable grande trouille. Il va falloir aller vite pour restructurer ces patrimoines, notaires, avocats d’affaires et banques seront sollicitées pour transférer sous d’autres noms certains aspects du patrimoine. Avec aussi des risques que la fraude soit dévoilée. Même le président de l’assemblée nationale  s’inquiète de ce grand déballage qui va faire apparaître le grand décalage entre ceux qui prônent l’austérité et  ceux qui la subissent. Ceci expliquant sans doute cela !

Humour : c’est le PDG de Coca Cola France qui soutient Montebourg contre Titan !

Humour : c’est le PDG de Coca Cola France qui soutient Montebourg contre Titan !

Humour ou coup de pub ? En tout cas Montebourg reçoit le soutien de Coca-Cola. «Nous sommes heureux d’investir en France, cela depuis 90 ans», écrit Tristan Farabet patron de Coca-Cola France dans ce courrier révélé par Le Monde daté de mercredi et dont l’envoi a été confirmé par une porte-parole de la société. Il y fait notamment référence «à la polémique récente sur l’attractivité de notre pays pour les investisseurs étrangers». Le PDG de Titan international, Maurice Taylor, qui a renoncé à reprendre l’usine de pneus Goodyear d’Amiens-Nord, a récemment raillé «les soi-disant ouvriers» qui «ne travaillent que trois heures» par jour, dans un courrier au vitriol adressé à Arnaud Montebourg. Ce dernier a répondu, dénonçant des propos «extrémistes» et promettant un zèle douanier sur les pneus Titan. «Profondément convaincus de l’intérêt, de l’opportunité mais aussi de la responsabilité sociétale qu’implique le fait de produire en France, nous souhaitons aujourd’hui participer encore plus activement à la promotion de l’attractivité du territoire français auprès des entreprises étrangères», a-t-il poursuivi. Il a souligné que le groupe avait investi en France «près de 400 millions d’euros au cours des cinq dernières années» et qu’il comptait débourser 66 millions supplémentaires en 2013 pour le «développement industriel» de ses cinq usines françaises «malgré un contexte économique difficile et une pression fiscale importante». En 2011, Tristan Farabet avait vivement critiqué le gouvernement Fillon et son projet de taxe sodas. Et surtout il avait créé la polémique en annonçant suspendre un investissement prévu de 17 millions d’euros pour moderniser l’usine des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), avant de se raviser. Mardi, une porte-parole du ministère a confirmé à l’AFP que M. Montebourg avait bien reçu ce courrier, précisant que le ministère avait «été contacté par un certain nombre de sociétés américaines, y compris l’AmCham (chambre de commerce américaine en France, NDLR), qui ont souhaité temporiser les prises de positions de (Maurice) Taylor». La France «est très attachée à la coopération franco-américaine. Les Etats-Unis sont l’un des premiers investisseurs en France», a-t-on ajouté, précisant que le ministre avait envoyé une lettre de remerciements à M. Farabet.

 

Encore un chômeur en fin de droits qui tente de s’immoler à Saint-Ouen

 

Encore un chômeur en fin de droits qui  tente de s’immoler à Saint-Ouen

Un chômeur en fin de droits a tenté de s’immoler par le feu vendredi près de son domicile, dans le centre ville de Saint-Ouen, (Seine-Saint-Denis) avant d’être transféré dans un hôpital parisien, a-t-on appris auprès de la préfecture. L’homme âgé d’une quarantaine d’années a été brûlé aux premier et deuxième degrés mais son pronostic vital n’est pas engagé. Pour l’heure, les raisons précises de son geste ne sont pas connues, a-t-on appris de même source. Ce drame survient deux jours après la mort d’un chômeur de 42 ans qui s’est immolé par le feu mercredi devant une agence Pôle emploi de Nantes après avoir appelé l’organisme pour prévenir de ses intentions.

 

 

 

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