Archive pour le Tag 'Quelles'

Quelles dépenses publiques baisser ? Toutes !

Quelles dépenses publiques baisser ? Toutes !

 

 

C’est le grand débat à la mode à savoir : quelles dépenses publiques peut-on baisser pour précisément rééquilibrer les comptes aussi permettre un allégement de la pression fiscale. Si on écoute tous les lobbys et tous les corpos, nombre de secteurs devrait être exemptés de toute analyse des dépenses. Du coup, il faudrait écarter pratiquement tous les domaines régaliens comme la justice, la police, l’armée mais aussi l’éducation, la justice ou encore la santé. En fait, il faudrait faire une exception pour 90% voire plus du secteur public. C’est évidemment confondre la nature du service public et les conditions de son exécution. En outre en faisant une exception d’un secteur tout entier qui peut mériter une attention particulière, on jette un voile pudique sur certaines de ses composantes qui pourraient-elles faire l’objet d’amélioration dans son fonctionnement et dans son organisation. Pour être réellement efficace et juste également, il conviendrait pourtant de procéder à des audits généralisés de tous les secteurs relevant de l’intervention publique y compris dans le domaine de la protection sociale. En fait ce travail d’audit n’est  jamais réalisé de manière indépendante et les critères d’évaluation du fonctionnement sont très approximatifs. Certain corpos refusent même tout concept d’évaluation. Or cette évaluation comme dans les entreprises mériterait d’être régulière. Même un  secteur aussi sensible que la santé et les hôpitaux en particulier justifieraient un travail d’analyse pointue car les hôpitaux ne sont pas seulement composés d’infirmières surchargées (par parenthèse on parle des infirmières et des médecins mais il faudrait aussi parler des aides-soignants ou des ASH) il y a bien d’autres catégories dans l’effectif d’un hôpital par exemple dans les services administratifs ou dans la logistique. Par ailleurs globalement nos hôpitaux sont devenus de véritables usines ingérables où chaque service ignore l’autre, ou la bureaucratie fait office de gestion. Tous les secteurs publics justifieraient un n’examen  régulier de l’organisation  des conditions de fonctionnement car il y a sans doute des gains de productivité et de qualité à trouver partout même dans les champs d’action publique considérés comme prioritaires.

Quelles conséquences du départ de Hulot : aucunes

Quelles conséquences du départ de Hulot : aucunes

Après la démission de Nicolas Hulot, on va forcément lui reconnaître des qualités qu’il n’avait pas. Un peu comme lors des éloges funèbres quand on célèbre un départ. Première observation, Macon dans sa campagne électorale a très peu parlé d’environnement, il s’est surtout concentré sur l’économie. Ces engagements environnementaux étaient particulièrement inconsistants. Sans doute conscient de cette insuffisance, Macon a recruté une vedette de la télé au demeurant très populaire du fait de ses émissions sur l’avenir de la planète mais une popularité du type de celle de Michel Drucker ou Mimi Matis, quelque chose de très surfait, de très médiatique. Hulot n’a d’ailleurs jamais animé un vrai réseau de militants écologistes. Il a profité de sa notoriété pour monter son business d’Ushuaia qui lui a rapporté des millions grâce notamment au soutien de TF1. Dans ces émissions télévisées, Hulot a toutefois affirmé quelques convictions environnementales relativement basiques, peu approfondies et sans articulation avec un projet politique. Bref une sorte d’écologie de bobo très radicale dans le discours mais peut opérationnelle dans la pratique. À la décharge de Nicolas Hulot dont le bilan est insignifiant.  ce poste de ministre de l’environnement a toujours été considéré comme marginal au sein du gouvernement. Un ministère sans pouvoir et sans moyens qui ne pèse pas lourd par rapport aux autres problématiques et aux lobbys. On objectera qu’il n’est pas simple d’articuler les problématiques économiques et environnementales qui ne se situent pas toujours dans la même temporalité. Pour changer le mode de production, le mode de consommation et d’une façon plus générale les comportements sociétaux il convient évidemment d’inscrire l’action dans la durée quand les politiques, eux, sont  souvent conduits à privilégier l’immédiat ou le court terme. Mais certains écolos confondent aussi vitesse et précipitation par exemple quand Ségolène Royal a décidé de réduire la part du nucléaire à 50 % en 2025. Un objectif tout à fait illusoire, irréaliste. Ces contradictions ne changeront pas avec la venue d’un nouveau ministre du gouvernement pour remplacer Hulot. Ce nouveau ministre sera chargé de faire des discours écolos mais le gouvernement n’en tiendra pas ou très peu compte.

Volkswagen : et maintenant quels contrôles, quelles modifications en France ?

Volkswagen : et maintenant quels contrôles en France ?

 

 

Volkswagen a promis de faire passer ces voitures au garage. Mais pour quoi faire ? Faire disparaître le logiciel tricheur mais quid des opérations nécessaires pour réduire les émissions polluantes. Lesquelles ? Comment ? Qui va payer ?. Rien n’est encore arrêté mais tout sera prêt d’ici le 7″, promet la porte-parole du groupe en France, Leslie Peltier !  Le changement du logiciel truqueur est certain. Mais une intervention plus lourde sur les moteurs, pour limiter les émissions, semble ensuite inévitable. À quel prix? Le logiciel qui permettait de frauder les contrôles d’émissions de NOx lors des contrôles va être effacé. Volkswagen s’y est engagé auprès de tous ses clients, qui vont bientôt recevoir un courrier pour les inviter à passer au garage. Un numéro vert, opérationnel dès lundi (0805 805 200), va permettre aux propriétaires de voitures de se manifester. « De notre côté, on sait juste que l’on devrait garder les véhicules une demi-journée », explique au JDD un concessionnaire auvergnat. Coût estimé de chaque intervention : entre 300 et 2.000€. Soit à l’échelle des 11 millions de voitures, une ardoise minimale de 3,3 milliards d’euros.  Le système de tricherie est désormais clair. Les ingénieurs de Bosch, inventeurs du dispositif, savaient que les tests d’homologation étaient réalisés capot ouvert, pour éviter la surchauffe du moteur. Or aucun moteur ne roule à 130 km/h capot ouvert! Le logiciel était donc doté d’un mouchard qui savait quand déclencher une modification de la consommation réelle du moteur. L’opération d’effacement du logiciel va se réaliser en moins d’une heure, par une simple connexion au système de diagnostic électronique. La difficulté pour le constructeur réside ensuite dans la mise au point de nouveaux paramétrages informatiques, pour chacun des modèles en cause . Cela va nécessiter une série de validations sur chacune des versions des dizaines de modèles incriminés. Volkswagen a promis de soumettre aux « autorités compétentes », d’ici au 7 octobre, ses mesures de correction.

Agriculture : des mesures le 3 septembre, quelles mesures ?

Agriculture : des mesures le 3 septembre, quelles mesures ?

Coincée entre la grogne de la base et l’immobilisme du gouvernement, c’est la FNSEA qui se fait le porte-parole du chef de l’État en indiquant que des mesures de soutien seraient annoncées le 3 septembre. Pourquoi le 3 septembre,  parce qu’une manif à Paris est prévue. La FNSEA a donc rencontré Hollande. « L’engagement qu’il a pris, c’est d’apporter des réponses concrètes dès le 3 septembre, dans les deux dimensions : court terme et structurel », a dit Xavier Beulin présidenet de la FNSEA)  à des journalistes après la réunion à l’Elysée. « Court terme, ça porte notamment sur les allègements de charges, le foncier non bâti, la MSA (NDLR : la Mutualité sociale agricole), le rééchelonnement de la dette », a-t-il précisé. « Le structurel, ce sont les sujets normatifs, les sujets compétitivité, les sujets évidemment investissements ». Le 3 septembre, les agriculteurs manifesteront à Paris « avec des milliers de tracteurs », a souligné Xavier Beulin. En fait la FNSEA fait t le grand écart entre des agriculteurs très remontés et un gouvernement qui tourne un peu en rond. Certes on annoncera sans doute quelque mesure conjoncturelle pour aider provisoirement les trésoreries mais pour les mesures structurelles, il  conviendra sans doute d’autant  car la question centrale ne se trouve pas à Bruxelles mais en France avec une fiscalité et des normes qui plombent la compétitivité des productions agricoles françaises. Au mieux Bruxelles pourra décider de stocker quelques productions pour faire remonter un peu du cours provisoirement. Concernant cette réunion des ministres européens de l’Agriculture le 7 septembre, entre l’exécutif français et les responsables agricoles, « nous avons un accord entre nous sur les demandes à formuler à Bruxelles », a poursuivi-Xavier Beulin, citant l’embargo russe et les réponses à y apporter, le stockage et l’achat par la Commission européenne de porc et de lait et l’affichage de l’origine des viandes sur les plats cuisinés.

Vote grec : quelles secousses sur les marchés ?

Vote grec : quelles secousses sur les marchés ?

 

Plusieurs secousses vont être enregistrées après le non au vote grec. D’abord première conséquence, une chute assez substantielle des cours boursiers, on s’attend à une baisse de l’ordre de 3% ce lundi. Ensuite il faut prévoir un nouveau retrait du secteur des obligations, un phénomène déjà engagé mais qui va s’accentuer. Conséquence directe une montée des taux, pas forcément brutale mais régulière et qui va mettre fin à l’argent pas cher en dépit des masses de liquidités déversées par les banques centrales (la BCE bien sûr, la FED aussi la banque chinoise). Mécaniquement l’euro devrait aussi continuer de perdre de sa valeur. Le pire c’est évidemment la remontée des taux et l’incertitude que cela peut créer sur les perspectives d’investissement. Car contrairement à ce qu’affirment nombre d’experts, la reprise mondiale est loin d’être assurée en tout cas d’être aussi vigoureuse que prévue. L’industrie est en panne tant en Chine qu’au Japon,elle est insignifiante en Europe.  La croissance se tasse aussi aux Etats unis. Autant d’éléments qui, avec la crise grecque (dont le feuilleton est loin d’être terminé), risquent  d’entamer la confiance tant des entreprises que des particuliers.

Alcatel : Hollande demande des garanties, quelles garanties ?

Alcatel : Hollande demande des garanties, quelles garanties ?

 

François Hollande a demandé des garanties mais quelles garanties ? . Alcatel a déjà perdu de nombreux emplois en France et de toute manière Alcatel n’est plus français depuis longtemps. Ses principaux actionnaires sont deux fonds de pension américains: Capital Group (10,3% du capital) et BlackRock (4,8%). L’Etat français, via le FSI et la Caisse des dépôts, n’en détient que 3,8%. Au total, les actionnaires français ne contrôlent plus que 35% du capital, c’est-à-dire moins que les actionnaires nord-américains (42%). Une situation héritée de la fusion en 2006 avec Lucent, dont les actionnaires étaient essentiellement américains. A fin 2014, les 7.098 salariés français du groupe représentaient 13,5% de l’effectif total, loin derrière les nord américains (25%). Surtout, leur poids baisse continuellement: il était de 15,8% en 2007. Cela signifie que les plans de départs ont davantage impacté la France que les autres pays.  En clair, les salariés français n’ont pas été « protégés » par la nationalité officielle de la société, ou par le droit français du travail qui rend les départs plus complexes. La France emploie 3.000 salariés en R&D, soit 15% du total. Cet effectif a reculé de 11% entre 2008 et 2012, selon Le Monde, qui indique que le constructeur est un des principaux bénéficiaires du crédit impôt recherche (84 à 93 millions d’euros par an).  Pour les autres pays, la société refuse de donner les chiffres. Il faut donc s’en remettre à des sources industrielles, qui montrent que la R&D a déjà largement été délocalisée. En effet, un quart des chercheurs est déjà en Chine, et 10% en Inde. Les Etats-Unis arrivent derrière la Chine, avec 23,5% des effectifs de la R&D. Les plus importants sites de production du groupe se situent à Shanghaï (Chine). C’est là notamment que sont fabriqués les équipements ADSL (DSLAM), achetés par Orange, SFR et Bouygues. Ou les réseaux mobiles (accès radio), utilisés par Orange et SFR.  Il ne reste plus que deux sites de production dans l’Hexagone. Le premier à Calais, où sont fabriqués les câbles sous-marins. Le second à Eu (Seine Maritime), où sont produits des cartes électroniques. Mais plus pour longtemps. En novembre 2013, le président du directoire Michel Combes a annoncé qu’il allait se désengager d’Eu. Selon un représentant du personnel, « la direction a indiqué aux salariés que deux repreneurs étaient en lice, et que la cession était prévue pour le 1er juillet 2015″ (interrogée, la direction ne commente pas).  Le constructeur possédait encore une dizaine d’usines au début du siècle en France, mais il s’en est progressivement séparée. Certaines ont été cédées quand a été vendue l’activité correspondante. Les autres ont été vendues à des sous-traitants, qui ont fait le sale boulot: réduction massives d’effectifs, délocalisation de la production là où la main d’œuvre est moins chère, et bien souvent fermeture des sites. Alcatel Lucent c’est presque un plan de restructuration et des suppressions d’emploi chaque année.  En 2007, le groupe est secoué par un conflit social majeur à la suite de l’annonce d’importantes suppressions d’emplois. La société perd 12 500 emplois sur 79 000. En octobre 2009, la société se sépare de 1000 salariés sur les 10 500 basés en France. En 2011, Alcatel-Lucent cède son activité de centre d’appels téléphoniques à la société Genesys. En octobre 2012, elle annonce la suppression de 1430 emplois en France.  Le 15 avril 2015, Alcatel-Lucent annonce sa fusion avec le géant finlandais des télécommunications Nokia. Les actionnaires de Nokia détiendront 66,5 % de la nouvelle structure et ceux d’Alcatel-Lucent 33,5 %. Le siège social sera situé à Espoo en Finlande. Le président du conseil d’administration et le directeur général resteront ceux de Nokia. Le nouvel ensemble aura près de 120 000 employés pour un chiffre d’affaire d’environ 25 milliards d’euros.

 

 

Quelles compétences pour les départements ? On n’en sait rien !

Quelles compétences pour les départements ? On n’en sait rien !

C’est évidemment le paradoxe fondamental des élections départementales, on ne connait pas quelles seront les attributions ( pas étonnant que 30% ignorent tout de ces élections départementales qui ne sont que des cantonales rebaptisées). Au départ c’était clair:  l’économie aux régions, le social aux départements. Mais d’amendement en amendement on a  complètement détricoté le projet initial. Du coup ce sera comme avant le même empilage administratif et politique avec le communes, les communautés de communes, les syndicats intercommunaux, les métropoles ; les départements et les régions. Forcément dès lors qu’il y a des élus ils veulent des compétences, des budgets du personnel.  Le texte n’a cessé d’évoluer. Il a été quasi totalement détricoté par le Sénat. Pourtant Hollande avait annoncé la fin des départements d’ici 2020. Il n’en sera rien car le lobby des élus a obtenu gain de cause. Du coup la fameuse réforme territoriale est complètement dénaturée. Depuis son arrivée mi-février devant l’Assemblée nationale, le projet  continue de prendre des « coups » via les quelque 2.000 amendements déposés. Résultat, on s’éloigne de plus en plus de la cohérence de départ. Et le texte va davantage ressembler à un empilage de dérogations locales. Certes, comme prévu, dans un souci de clarification, la clause de compétence générale, qui permet à une collectivité d’intervenir dans tous les domaines, va disparaître pour les régions comme pour les départements. Mais, sous l’impulsion d’élus de tous bords, cet objectif est petit à petit rogné. « C’est une somme d’exceptions à la française que l’on surajoute. A un moment on s’occupe des élus de la montagne, à d’autres de ceux du littoral Tout cela aboutit à un maquis d’organisation territoriale qui sera probablement moins efficace qu’auparavant », constate le chef de file de l’UDI Philippe Vigier. « C’est une espèce d’imbroglio dans lequel personne ne se retrouve », renchérit son homologue de l’UMP Christian Jacob. Par exemple, alors que, initialement, il était prévu que la gestion des collèges soit transférée des départements aux régions, finalement, le Sénat en a décidé autrement en gardant la compétence des départements. Et les députés se sont ralliés à cette décision. En revanche les transports scolaires seront, eux, transférés aux régions… Difficile de comprendre. Idem pour la voirie urbaine qui va rester finalement de la compétence des départements alors qu’elle devait aller aux régions.  D’autres amendements votés par l’Assemblée ne vont pas simplifier les choses en accordant des dérogations aux départements sur le développement économique – notamment dans le domaine du tourisme -  au moins jusqu’en 2017… Alors que, initialement, ce sont les régions qui devaient piloter toute la politique économique. Mais, là aussi, la défense des intérêts locaux l’emporte… Et que dire des intercommunalités. Lundi 2 mars, les députés ont aussi multiplié les dérogations au relèvement prévu du seuil des intercommunalités de 5.000 à 20.000 habitants afin d’adapter « les périmètres à la diversité et à la réalité des territoires ». Il semble loin, le temps où le Président François Hollande présentait cette nouvelle organisation des compétences territoriales comme l’une des réformes structurelles dont la France avait besoin. C’était pourtant il y a à peine plus d’un an, en janvier 2014. Il annonçait aussi la fin des départements pour 2020 afin d’alléger le « mille-feuille » français.

 

Quelles réformes structurelles pour la compétitivité et la croissance ?

Quelles réformes structurelles pour la compétitivité et la croissance  ?

 

Beaucoup semblent enfin acquis à la nécessité des réformes structurelles pour assainir les comptes publics et relancer la compétitivité de l’économie. Le gouvernement lui parle de réduire les dépenses publiques mais pour l’instant sans beaucoup de précisions et de résultats. En tout état de cause, on ne peut plus jouer sur la variable fiscalité qui a franchi les limites des tolérables ( plus de la moitié de la richesse nationale, record du monde). Ne reste donc que des réformes de fond. Peu de partis politiques s’engagent dans la voie de l’énumération précise de ces transformations pour ménager les électeurs qui seraient concernés. Pourtant la première reforme évidente serait la simplification de l’organisation administrative avec d’une part la suppression des départements, la suppression de nombre communes qui font doublons avec les syndicats intercommunaux, la diminution du nombre de régions. L’intérêt c’est aussi de supprimer autant d’élus qui coûtent inutilement en indemnités, en frais de fonctionnement et qui surtout sécrètent des dépenses d’investissement irresponsable qui se retrouvent évidemment dans la fiscalité locale. Au niveau central, il faudrait aussi supprimer et regrouper nombre de directions administratives  à la fois coûteuses et qui sécrètent cette bureaucratie qui paralyse. Il conviendrait certainement de supprimer le Sénat qui de toute manière doit toujours se plier par le système des navettes à la majorité de l’assemblée nationale. Une assemblée nationale dont on pourrait aussi diminuer le nombre de députés là encore pour des motifs de coût de fonctionnement mais encore davantage pour limiter l’avalanche de lois qui ne visent souvent qu’à satisfaire les exigences médiatiques et la notoriété des auteurs. Ainsi de l’ordre de 11 000, lois 150 000 décrets, davantage de circulaires ; bref, l’union soviétique avec la discipline en moins. ! Bien entendu ces réformes vont se heurter à l’opposition de l’oligarchie politique qui ne compte pas moins de 600 000 élus et qui constituent  l’essentiel des troupes des partis politiques. Nombre de ces élus vivent de cela y compris dans des petites communes. Sur le plan administratif, il faudrait donc recentrer l’action de l’Etat sur les fonctions réellement régaliennes et sous traiter tout le reste. (Exemple les permis de conduire dans les préfectures alors qu’on a privatisé le contrôle technique). Avec ces économie, il serait possible de diminuer la fiscalité sur les entreprises notamment les charges sociales qui plombent  la compétitivité et le solde de nos échanges extérieurs donc la croissance et l’emploi. Simplifier aussi les multiples prélèvements fiscaux qui découlent des lois et décrets déjà cités. Encourager réellement l’investissement et la prise de risques. Aux Etats Unis, il suffit d’un quart d’heures pour décaler une société et on ne paye éventuellement d’impôts qu’au bout d’un an. En France il faut des mois et tout de suite régler l’URSSAF (mensuellement)  et autres impôts sans même le moindre bénéfice. La simplification donc avec la suppression parallèlement de nombre de niches fiscales inutiles, créées uniquement pour la satisfaction de lobbies sectoriels ou territoriaux.  Il faudra du courage pour s’attaquer aux conditions d’indemnisation du chômage, protection qui assure la solidarité sociale mais dans certains cas considéré comme un droit à un congé supplémentaire. Même nettoyage à effectuer pour l’allocation adulte handicapé, justifié dans de nombreux cas mais pas dans tous, loin s’en faut. S’attaquer aussi aux dépenses de santé, avec une meilleurs évaluation, un meilleur contrôle, une ouverture à la concurrence (génériques, monopole des pharmacies, prix et conditionnement des médicaments etc.). Supprimer le monopole de certaines professions, de certaines entreprises. Bref redonner de l’air à une atmosphère qui étouffe tout et qui condamne la France à la croissance très molle pour 10 ou 20 ans et au chômage donc au déclin.




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