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Croissance : quelle reprise ?

Croissance :  quelle reprise ?

On peut légitimement s’interroger sur le concept de reprise évoqué par le gouvernement. En effet si effectivement le premier trimestre a permis d’enregistrer une augmentation de 0,6 % du PIB au premier trimestre par contre il faut s’attendre à un chiffre beaucoup plus modeste au second trimestre, sans doute entre 0,2 et 03 %. Du coup compte tenu notamment des effets du brexit il faut s’attendre à une croissance d’environ 1,4 % pour 2016 en France et encore moins en 2017. Pour la zone euro,  il faudra compter avec une baisse de l’ordre de 0,2 à 0, 3 % du PIB. La France comme  l’Allemagne feront autour de 1,2 à 1,3 %. Cette décélération trouve en partie son origine dans un essoufflement de la consommation. Les dépenses des ménages en énergie et en biens durables, parmi lesquels l’automobile, les produits électroniques et les équipements en logement ont nettement marqué le pas en avril et mai. La publication prochaine des statistiques datées de juin permettra de déterminer si ce repli de la consommation est une tendance longue. L’investissement des entreprises reste dynamique, compensant en partie cette baisse de la consommation des ménages. La remonté du taux de marge et la prolongation du dispositif de suramortissement de l’investissement, lequel a été élargi à d’autres secteurs comme le numérique, favorisent la progression de l’investissement. Symbole de cet allant, le climat des affaires se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. Que faut-il attendre du commerce extérieur ? A priori, pas grand-chose. La réduction de deux milliards d’euros du déficit commercial en mai par rapport à avril ne met pas fin à la dégradation de la balance commerciale. De fait, «  le déficit cumulé des douze derniers mois atteint 46,5 milliards d’euros, contre 46,0 milliards pour l’année 2015  », précisent les Douanes. S’ils ne devraient pas être visibles dès cette année, les effets négatifs du Brexit sur l’exportation devraient être palpables l’année prochaine. C’est l’une des raisons pour laquelle la semaine dernière le Fonds monétaire international (FMI) a révisé de 0,1 point sa prévision de croissance pour la France pour la porter à 1,1% en 2017.

Sapin : «Le Brexit n’a pas d’effets sur notre économie» ! quelle incompétence !

Sapin : «Le Brexit n’a pas d’effets sur notre économie» ! quelle incompétence !

 

Plus incompétent que Sapin tu meurs. Avec sa langue de bois habituel Sapin vient en effet de déclarer que le brexit  n’a pas d’effet sur l’économie française et que–période électorale oblige les impôts vont même diminuer ;  curieux pour un homme qui s’est dit proche de Michel Rocard mais qui en fait pratique la langue mitterrandienne et hollandaise. Difficile de dire combien de fois Michel sapin lorsqu’il était ministre du travail avait prédit  l’inversion du chômage faisant de la méthode Coué le fondement de sa stratégie économique et politique. Première observation personne n’est en capacité de mesurer les effets du brexit. En effet l’effet le plus dévastateur concerne les  incertitudes qui pourraient naître dans l’esprit des investisseurs et des consommateurs. Or la confiance constitue un élément psychologique majeur.  Aussi nous n’attendons pas d’un ministre qu’il nous livre des propos de bistrot mais plutôt des éléments d’analyse, des scénarios possibles ;  mais Sapin est à l’économie  ce que McDo est à la gastronomie,  une grande consommation mais de médiocre qualité pour consommateurs pas trop exigeants. Dix jours après que le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne, le ministre des Finances Michel Sapin affirme sans rire que « le Brexit n’a pas d’effets sur notre économie ». « Si le Brexit n’a pas d’effets trop négatifs, l’économie ira encore mieux l’année prochaine », a déclaré le locataire de Bercy ce matin sur Europe 1.  Du coup, le gouvernement pourrait revoir à la hausse sa prévision de croissance de 1,5% pour 2017. « Nous ferons tout pour que la croissance soit encore plus supérieure », a-t-il déclaré. Michel Sapin a confirmé que, dans ces conditions, les impôts baisseront en 2017, comme l’a promis la semaine dernière François Hollande.   Des baisses d’impôts qui seront financées par « les rentrées supplémentaires » générées par « la croissance supplémentaire », « sans perdre de vue notre objectif de passer sous les 3% de déficit en 2017″. Même si la Cour des comptes n’y croit pas. « C’est normal, c’est son rôle. Passer en dessous des 3% du PIB de déficit est un objectif intangible pour l’année prochaine », assure le ministre.

 

 

Crise : quelle régulation ? Une réponse à Madame Lagarde

 

Crise : quelle régulation ?  Une réponse à Madame Lagarde

 

 

 

Une interview d’Hubert Rodarie, DGD de SMA est co-animateur du programme «Normes de la Finance» à la Chaire éthique et finance de la MSH dans le Figaro qui pose la question de l’évolution des normes suite à la déclaration de Christine Lagarde sur l’Etat de l’économie mondiale. Un propos qu’on peut contester mais qui mérite d’être entendu notamment par rapport au transfert de la valeur ajoutée vers le trou de la dette. :

 

 

« Dans une interview au Figaro, le 19 avril dernier, Christine Lagarde dresse constate que «les cicatrices de la crise de 2008-2009 n’ont pas été toujours bien traitées». Que veut-elle dire? La directrice générale du FMI cite les créances douteuses des banques, le manque de réformes structurelles des États et des législations sociales et la politique budgétaire. Seraient-ce les vraies raisons «du manque de croissance de l’économie mondiale?» La réponse est non. Huit ans après, ce sont, hélas, les raisons toujours agissantes de la crise de 2008 qui expliquent la stagnation actuelle ; et non l’absence de traitement des conséquences.

 

Voici quelques années, nous pointions comme «macro-cause» des divers dérèglements l’implantation répétée dans l’économie mondiale d’un dispositif économique global que l’on peut qualifier de ricardien, car on invoque souvent David Ricardo (1772-1823) pour le justifier. Pour stimuler les échanges on organise des déséquilibres durables de coûts de production entre deux zones économiques et monétaires. Pour cela, on empêche ou freine le mécanisme des changes de faire son travail d’équilibrage.

Depuis soixante ans, cette construction politico-économique a été implantée plusieurs fois. Depuis 1998, la Chine en bénéficie. Mais ce système produit des effets néfastes qui ne sont ni maîtrisés, ni maîtrisables. Les crises récurrentes le prouvent. Ainsi, l’accumulation de dettes de toutes natures s’est révélée comme l’effet néfaste majeur de ce système. En 2008, ce phénomène a été démontré ; en 2015 il persiste toujours comme le montrent plusieurs études. Il faut donc conclure que ce processus d’endettement, sans frein ni fin, constitue le marqueur des effets néfastes du dispositif actuel et que la dette globale devient le trou noir de l’économie mondiale dans lequel bascule peu à peu la valeur ajoutée créée dans le monde.

Mais la dynamique impulsée à l’activité mondiale depuis 1998 par la stimulation des échanges avec la Chine s’étouffe aujourd’hui sous le poids de ses conséquences non voulues. Les politiques monétaires, comme les autres mesures, ne sont que des actions de retardement de cette asphyxie programmée. La loi dite de modération universelle s’impose inexorablement:

Depuis 2008, rien n’a vraiment changé. Il n’y a aucune remise en cause des paradigmes qui justifient les organisations actuelles. Tous les maux subis sont attribués, comme le fait Mme Lagarde, à des fautes ou à des erreurs politiques. Puisqu’on ne veut tarir la source des dettes, il est décrété que pour en éliminer les risques, il convient d’édicter plus de normes et de règles. On nous dit que le danger réside dans la transgression de la norme, l’absence de régulation, ou l’échec des contrôles. Le système se referme sur lui-même. Cette vision du risque est un appauvrissement intellectuel. Elle réduit le risque en confondant fraude et accident, faute et danger. Cette vision du risque écarte l’incertitude, nie le temps et ce qu’il apporte en changements de contexte et en surprises. Elle est erronée. Surtout, chacun voit que l’ordre s’est en réalité inversé: la norme n’est plus un outil au service des acteurs économiques, mais une matière en soi qui structure et modèle l’activité économique. Ce qui oblige à poser la question de la responsabilité même des modèles d’activité et des régulations globales dans l’arrivée des crises économiques. Question à poser à Mme Lagarde, au FMI et aux autres régulateurs du système financier et économique. Pour retrouver la croissance, ne faut-il pas rompre avec les dispositifs ricardiens? Ne faudrait-il pas enfin quitter cette mentalité marquée par l’impératif de la reconstruction des années 1950 qui les justifiait? Maintenant que les grands pays communistes ont rejoint les autres, et l’arrivée de la Chine et du yuan au cœur du FMI en sont le symbole, ne serait-ce pas le moment de reconstruire un ordre économique et monétaire international qui favorise des échanges équilibrés? Un ordre et une régulation pour des temps de la maturité. »

Immobilier ancien: quelle hausse des prix ?

Immobilier ancien: quelle hausse des prix ?

 

 

 

 

Chaque mois ou presque, les lobbies ne cessent de proclamer la remontée des prix, une sorte de méthode Coué peut-être pour influencer des prix qui pourtant sont toujours en baisse sur un an. La vérité c’est que cette  baisse constatée par les notaires, de 0,5 % au troisième trimestre, n’a pas beaucoup de signification compte tenu de sa faible ampleur. En outre il s’agit d’une moyenne qui cache une drande dispersion des prix selon les zones. Tout au plus peut-on constater une hausse des transactions mais là aussi surtout dans les zones où l’offre est insuffisante. Les prix des logements anciens en France ont progressé de 0,5% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents. Ils s’affichent en repli de 1,5% sur un an, selon l’indice Notaires-Insee publié jeudi 26 novembre. De juillet à septembre, les prix des appartements ont reculé de 1,7% sur un an tandis que ceux des maisons cédaient 1,4%, selon ces données provisoires. En Île-de France, les prix se sont redressés au troisième trimestre, progressant de 0,8% comparé au deuxième trimestre. Sur un an, leur baisse s’atténue (-1,2%, contre -2,5% le trimestre antérieur). Les prix des maisons ont cédé 1,1% sur un an, ceux des appartements 1,3%.  En province, les prix de l’ancien remontent légèrement au troisième trimestre (+0,3%) comparé au deuxième. Sur un an, comme en région parisienne, la baisse des prix des logements anciens s’atténue en province (-1,7%, contre -2,8% au 2e trimestre sur un an). Celle-ci est plus accentuée pour les appartements (-2,1%) que pour les maisons (-1,4%).  Quant au volume annuel de transactions, sa reprise se confirme au troisième trimestre. En septembre, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois est estimé à 753.000, contre 713.000 en juin. Ce volume des transactions cumulées est même plus élevé que celui réalisé un an auparavant, à savoir 723.000, ce qui représente une hausse de 4,2%.

 

 

Marine Le Pen:l’incarnation du système qu’elle dénonce (Xavier Bertrand)

Marine Le Pen:l’incarnation du système qu’elle dénonce (Xavier Bertrand)

 

C’était très chand sur le plateau d’ITélé avec Marine, le pen, xavier bertrand et Pierre de Saintignon. Xavier Bertrand s’en est pris à la fortune des Le Pen acquise grâce à la politique. : «Vous êtes le pire du système, vous êtes l’incarnation du système. La famille Le Pen, depuis cinquante ans, elle vit de l’argent public, elle spécule sur la misère des gens. Les gens qui sont en colère dans cette région, ils doivent savoir que, quand ils votent pour vous, à chaque fois c’est quelques euros que ça donne au financement d’une famille qui, depuis des années et des années, tel un vampire, profite du système», pilonne l’élu de l’Aisne. «Et vous allez dénoncer le système? Vous êtes l’incarnation du système», martèle-t-il. Avant de tenter un coup de grâce porté au CV de la présidente du FN: «Vous n’avez jamais bossé autrement. Si, comme avocate, à l’époque pour des sans-papiers vous l’avez oublié. Alors arrêtez de nous bassiner et de nous donner des leçons. Vous n’êtes pas de la région vous ne serez jamais le visage de cette région.» »Vous êtes le système que vous dénoncez, vous en profitez matin midi et soir», assène-t-il. «Et même avec monsieur Philippot, vous avez fait les poches de votre père pour lui prendre le magot! Et vous allez nous donner des leçons? Ça va les leçons de la famille Le Pen», conclut-il dans un clin d’œil à l’exclusion du fondateur du FN.

Chine-Dongfeng : un fait de corruption, quelle surprise !

Chine-Dongfeng : un fait de corruption, quelle surprise !

 

Un dignitaire dirigeant de Dongfeng, constructeur chinois , accusé de corruption il y a de quoi sourire quand on sait que la plupart es responsables économiques chinois ont pillé le pays ; Sous l’impulsion de Deng Xiaoping la Chine a mis en place le concept  d’économie socialiste de marché qui permet de développer le capitalisme en conservant le communisme comme  régime politique.  Une transition qui na été possible que grâce au pillage des richesses nationales par les anciens cadres du partis ; devenus subitement millionnaires( Comme en Russie). Un système plus efficace que l’ancien environnement  très dirigiste mais qui parallèlement a développé une corruption qui a aggravé les inégalités ; En clair les cadres du parti ont été achetés pour obtenir leur adhésion à la libéralisation ; mais une corruption qui fausse les données du marché et contre lequel le parti communiste a engagé désormais une opération nettoyage. (Comme en Russie où le nettoyage s’effectue à partir de la nature des rapports qu’entretiennent les nouveaux milliardaires avec Poutine). Il faut des exemples et c’est   Ren Yong, l’adjoint du directeur général de Dongfeng et vice-président de la coentreprise de Dongfeng avec le japonais Nissan qui en est aujourd’hui la « victime ». . Il « est actuellement sous enquête par les autorités compétentes, en raison de suspicions d’infractions disciplinaires », a indiqué le constructeur dans une déclaration transmise vendredi soir à la Bourse de Hong Kong. En conséquence, le groupe « a décidé de démettre Ren Yong de ses fonctions administratives et de ses responsabilités », a précisé l’exécutif de Dongfeng.  Le « gendarme » interne du Parti communiste au pouvoir, a confirmé ce week-end la procédure dans un communiqué distinct. « Ren Yong est suspecté de graves infractions à la discipline et à la loi, et fait actuellement l’objet d’investigations », est-il indiqué, sans détails supplémentaires. Cette formule est régulièrement utilisée par les autorités et médias officiels pour qualifier des faits de corruption et l’usage de pots-de-vins. Les géants chinois du secteur automobile, contrôlés par l’Etat, ne sont pas épargnés par la vaste campagne anticorruption lancée par Pékin: en août dernier, des cadres dirigeants d’une coentreprise entre l’allemand Volkswagen et le chinois FAW avaient été placés sous enquête, pour des motifs similaires. Dongfeng est un groupe public qui multiplie depuis toujours les alliances internationales. Il réalise d’ailleurs la majorité de sa production avec ses partenaires étrangers. Depuis début 2014, il est notamment actionnaire de PSA Peugeot-Citroën, dont il détient 14% du capital, à parité avec l’Etat français. Mais le premier partenariat entre les deux marques remonte à 1992, comme le rappelait Zhu Fushou, le PDG de Dongfeng, en mars 2014.  Dongfeng est également un partenaire privilégié de Renault, et possède une coentreprise en Chine avec Nissan. Cette dernière, avec 900.000 voitures écoulées en 2013, se classe parmi les dix premières marques sur le marché chinois, où les acheteurs continuent de privilégier de façon écrasante les marques étrangères.

 

Alstom : pourquoi l’entreprise est à vendre, simplement parce qu’elle est mal gérée

Alstom : pourquoi l’entreprise est à vendre, simplement parce qu’elle est mal gérée

 

Selon sa direction, Alstom ne peut plus s’en sortir tout seul. C’est vrai Alstom ne pèse que 20 milliards tandis que que Siemens réalise 75 milliards et GE 150. Alstom est trop petit mais Alstom est aussi mal géré. La faute à l’environnement économique de l a France qui tue son économie et en particulier l’industrie mais aussi la mauvaise gestion d’Alstom alors que pendant très longtemps il y a eu de toute évidence surfacturation des produits destinés à EDF, aux collectivités ou encore à la SNCF. La faute auusi à Bouygues qui veut vendre ses parts dans Alstom parce qu’il s’est aventuré dangereusement dans les télécoms où il perd de l’argent.  Le groupe a donc dû réviser à la baisse ses prévisions à plusieurs reprises. Il a engagé une restructuration au niveau mondial fin-2013 qui prévoit la suppression de 1.300 postes, dont une centaine en France. Le groupe envisageait à ce moment-là de vendre une part minoritaire de son activité transport pour retrouver des marges de manœuvres financières. Alstom a pourtant un carnet de commande bien rempli. Sa division ferroviaire a par exemple obtenu en 2013 le marché du métro en Afrique du Sud, le plus gros contrat de son histoire, et un autre méga-deal en Arabie Saoudite. Mais il faudra des années avant d’en percevoir les retombées financières. En attendant, les comptes de l’entreprise sont dans le rouge: sa dette a atteint 2,3 milliards d’euros à l’issue de l’exercice 2012-2013.  Les actifs d’Alstom font l’objet de deux offres concurrentes, qui visent uniquement les activités énergie et réseau du fleuron français. La première, celle de General Electric, s’élève à environ 10 milliards d’euros. L’industriel français officie dans la production d’énergie thermique et d’énergie renouvelable, dans les réseaux (il s’est spécialisé dans les « smart grid ») et enfin dans le transport ferroviaire. Alstom doit surtout sa renommée à l’invention du TGV et à sa position de leader mondial sur le train à grande vitesse. Ses activités énergie génèrent 70% de son chiffre d’affaires, contre 30% pour le transport. Mais sur les trois premiers trimestres de son exercice décalé 2013-2014, le ferroviaire a représenté plus de 46% des commandes. Le groupe emploie 93.000 salariés dans une centaine de pays. En France, ils sont 18.000, répartis de manière à peu près équivalente entre les transports et l’énergie. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et enregistré pour près de 24 milliards d’euros de commandes en 2012-13.  Les actifs d’Alstom font l’objet de deux offres concurrentes, qui visent uniquement les activités énergie et réseau du fleuron français. La première, celle de General Electric, s’élève à environ 10 milliards d’euros. La deuxième offre vient du concurrent historique d’Alstom: Siemens. Mais son montant n’a pas encore filtré. Le Français et l’Allemand opèrent dans les mêmes secteurs d’activités. Ainsi, le géant d’outre-Rhin ajouterait dans le deal une partie de sa branche transports, dont sa propre technologie de trains à grande vitesse, l’ICE, qui tomberait alors dans l’escarcelle de ce qu’il restera d’Alstom. Il ajouterait aussi des garanties en termes de pérennité des emplois en France pour trois ans. Plusieurs responsables politiques et syndicaux, comme le président du Modem, François Bayrou, celui du PG Jean-Luc Mélenchon ou encore Jean-Claude Mailly, de Force Ouvrière, ont appelé le gouvernement à nationaliser en partie et provisoirement Alstom. Mais un tel choix serait délicat du fait de l’état des finances publiques. D’autant que le groupe a déjà été sauvé par des fonds publics en 2004.  L’Etat n’est plus actionnaire d’Alstom depuis 2006 et la vente de ses parts à Bouygues. Mais, comme le rappelait Juliette Meadel, la secrétaire du PS à l’industrie, dimanche sur BFM Business, un décret qui protège les secteurs jugés stratégiques par l’État a été adopté fin 2005. Onze domaines sont concernés, parmi lesquels la recherche, la production d’armes, l’industrie de la défense, les technologies de l’information, et la sécurité privée. Selon cette responsable du Parti socialiste, « on est dans ce cas avec Alstom », en particulier en ce qui concerne son activité « nucléaire ». Reste que l’industriel ne s’occupe que d’un maillon de la chaîne. Il n’intervient absolument pas sur l’approvisionnement en combustible, l’activité qui assure véritablement l’indépendance énergétique de la France, note Le Parisien ce lundi 28 avril.  Le gouvernement, Arnaud Montebourg en tête, pense qu’un rapprochement avec l’Allemand permettrait de créer deux géants européens: un « Airbus de l’énergie », et un autre des transports ferroviaires, sur le modèle d’EADS. Pour autant, Paris ne peut pas se mettre GE à dos, vu la très forte présence de l’Américain dans l’Hexagone. Berlin est sûr la même ligne. Le ministère allemand de l’Economie estime, ce lundi, que l’intérêt de Siemens pour les activités énergie d’Alstom constitue « une grande chance et un gros potentiel » en vue de créer deux « champions européens », l’un dans l’énergie, l’autre dans le ferroviaire. Mais Siemens, qui avait déjà tenté un rapprochement avec Alstom en 2004 avant d’être éconduit, n’a ni les faveurs de Patrick Kron, ni celles des syndicats. Les représentants du personnel estiment que du fait de la similarité de structure des deux groupes, les doublons seraient nombreux, et la casse sociale massive.  Le conglomérat de Martin Bouygues est l’actionnaire de référence d’Alstom depuis qu’il a racheté à l’Etat ses 29% du capital en 2006. Or il refuserait systématiquement d’y investir, selon le Journal du Dimanche du 27 avril. Depuis des années au contraire, il traînerait cette participation comme un boulet et chercherait à s’en défaire. Depuis qu’il a échoué à racheter SFR, le groupe serait encore plus pressé de récupérer du cash via la vente de ses parts. Parce que sa filiale télécoms, qui lui rapportait historiquement 400 millions d’euros par an en cash, soit 40% de ses dividendes, est en forte difficulté. Elle a même dû être recapitalisée de 700 millions d’euros en novembre 2012. Bouygues a donc un besoin urgent de trouver de nouvelles sources de liquidité.

Sondage Hollande « pas assez à gauche » ; quelle surprise !

Sondage Hollande « pas assez à gauche » ; quelle surprise !

Quelle surprise Hollande ne serait pas assez à gauche d’après un sondage. En fait Hollande est nulle part ni à gauche, ni à droite ni au centre, il est simplement absent, privé de ligne politique, il suit le courant, slalome, hésite, se contredit. Incompétent et désinvolte, Hollande est politiquement « ailleurs ».   Une majorité de sympathisants de gauche juge donc  que François Hollande n’est « pas assez à gauche » (56%), soit 16 points de plus qu’en novembre 2012, selon un sondage BVA pour iTélé, CQFD et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié samedi. Parmi les mêmes, le chef de l’Etat est jugé « trop à gauche » par 6% d’entre eux et « juste comme il faut » par 36%. Pour expliquer ce « profond changement d’image », BVA avance les effets cumulés du pacte de responsabilité, de la politique sociale-démocrate assumée du chef de l’Etat, de la réaffirmation de l’objectif des 3% de déficits public en 2015 ou du vaste plan de 50 milliards d’euros d’économie. Près d’un sympathisant de gauche sur deux (51%) considère également que le Premier ministre Manuel Valls n’est « pas assez à gauche ». Assez naturellement, 49% des sympathisants de droite considèrent que François Hollande est « trop à gauche » contre 14% qui sont d’un avis contraire et 25% qui le considèrent « juste comme il faut ». Les chiffres sont respectivement de 27%, 12% et 52% pour Manuel Valls.

 

50 milliards d’économies : quelle part des fonctionnaires ?

50 milliards d’économies : quelle part des fonctionnaires ?

Le coût des fonctionnaires c’est 40% du budget de l’Etat ; or le gouvernement ne semble pas disposer à en réduire le nombre, reste alors le gel de l’indice et quelques autres prélèvements mais qui ne peuvent rapporter que quelques milliards au mieux . Autant dire que la perspective de réaliser 50 milliards d’économie va rester très virtuelle, ce que pense d’ailleurs aussi la commission européenne. C’est donc le 15 avril que le gouvernement présentera son programme d’économies budgétaires jusqu’en 2017, comme l’a rappelé Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, sur BFMTV dimanche 11 mars.  Les 5 millions de fonctionnaires de l’Etat mais aussi des collectivités locales et des hôpitaux devraient dans ce cadre être mis à contribution. Normal: les dépenses de personnel de l’Etat (salaires et pensions) représentent 132 milliards d’euros sur les 334 milliards inscrits au budget 2014, soit 39,6% du total. Toutes fonctions publiques confondues (Etat, Hôpitaux, collectivités locales), la masse salariale globale atteint 270 milliards d’euros.  Selon Les Echos de ce 11 mars, l’augmentation de la masse salariale devrait être quasiment gelée jusqu’en 2017 alors qu’il n’y a déjà plus de hausse du point d’indice depuis 2010. Une simple hausse de 1% de ce point qui sert à calculer les traitements des agents publics représente 800 millions d’euros pour les finances de l’Etat. Et autant pour les collectivités comme pour les hôpitaux.  Marylise Lebranchu, la ministre de la fonction publique, souhaite, elle, que ce gel ne soit pas uniforme et ne concerne que les hauts fonctionnaires. Elle suggère également de déplafonner la cotisation exceptionnelle de solidarité de 1% payée par les fonctionnaires pour financer les allocations de solidarité chômage. Pour faire des économies, elle propose aussi que le calcul du supplément familial versé aux fonctionnaires avec enfants (900 millions d’euros) soit revu pour en limiter le coût. Pas question en revanche de geler temporairement les avancements et les promotions des fonctionnaires comme l’avait évoqué un peu rapidement en février Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale. Devant le tollé que la proposition avait suscité, le gouvernement avait immédiatement annoncé que le projet n’était pas sa priorité. Il aura cependant permis de dégager 1,2 milliard d’euros par an.  Reste la grande question du nombre des fonctionnaires. Officiellement, les créations de postes dans les secteurs prioritaires (sécurité, éducation…) doivent être compensées par des suppressions ailleurs. Dans le budget 2014, 13.123 postes ont ainsi été supprimés mais 11.974 ont vu le jour !   Mais le gouvernement ira-t-il plus loin en réduisant carrément le nombre net de fonctionnaires entre 2015 et 2017 ? Sont en particulier dans le viseur la promesse de créer 60.000 poste dans l’Education sur le quinquennat. Plus de 20.000 ont déjà été créés. Faut-il s’arrêter là? Ce qui permettrait une baisse réelle du nombre d’agents de l’Etat.

 

Mory Ducros: quelle reprise partielle ?

Mory Ducros: quelle reprise partielle ?

« Nous sommes disposés à participer à une offre de reprise partielle, aux côtés de partenaires et avec le soutien des pouvoirs publics, afin de constituer un réseau de messagerie viable dans la durée », a assuré le président d’Arcoles Industries, André Lebrun, au quotidien économique Les Echos de lundi.  Mory Ducros, qui emploie plus de 5.000 personnes, doit être placé en redressement judiciaire mardi par le tribunal de commerce.  La période d’observation qui s’en suivra est l’occasion d’ouvrir « le champ des possibles », a précisé André Lebrun.  Né de la fusion de deux entreprises malades, l’entreprise de messagerie Ducros et le transporteur Mory, tous deux rachetés par Arcole Industries, filiale du groupe Caravelle spécialisée dans la reprise de sociétés en difficultés, Mory Ducros n’a pas résisté à la crise du marché de la messagerie.  En 2012, l’ensemble a enregistré une perte d’exploitation de 65 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 670 millions d’euros, a précisé M. Lebrun.  Ces derniers mois, l’entreprise, qui dispose d’une flotte d’environ 4.500 véhicules, a vu le nombre de ses agences en France diminuer de 115 à 84.  André Lebrun n’a pas précisé le périmètre d’activité envisagé dans le cadre d’une reprise partielle de Mory Ducros.

 

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