Archive pour le Tag 'quatrième'

La croissance 2019 : le PIB résiste à 0,2% au quatrième trimestre

La croissance 2019 : le PIB résiste à 0,2% au quatrième trimestre

La croissance a été atteinte par le mouvement social  de manière significative au cours du quatrième trimestre;  cependant, le PIB résiste encore avec une progression de 0,2 %. Au total on note quand même une certaine décélération notamment dans les services. Plus inquiétante est  la perspective des carnets de commandes qui affichent un retrait et présage sans doute une stagnation au début de l’année 2020. Bref la France n’avait vraiment pas besoin d’un mouvement social qui a pesé sur la dynamique de l’activité et a renforcé les inquiétudes des acteurs économiques quant à l’avenir. Il se pourrait bien pour cette année 2020 la France ait du mal à atteindre 1 % de croissance du PIB.  Au total, la dynamique n’est pas exceptionnelle loin s’en faut mais la France pourra quand même afficher une augmentation de son activité de 1,3 % en 2019. La Banque de France a confirmé ce vendredi 10 janvier son estimation d’un ralentissement de la croissance économique au quatrième trimestre 2019 à 0,2 %, les grèves ayant notamment entraîné une décélération de l’activité dans les services en décembre 2019, compensée par la résistance de l’industrie et du bâtiment.

Après avoir progressé chaque trimestre de 0,3 %, le produit intérieur brut français a ainsi marqué le pas en cette fin d’année, selon cette troisième et dernière estimation basée sur l’enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France auprès des chefs d’entreprises.

Selon l’institution monétaire française, en décembre, l’activité des services a « fortement » ralenti en décembre. « L’hébergement-restauration, en particulier, pâtit des grèves », explique la Banque de France dans son communiqué.

Dans l’industrie, la production a progressé « modérément » en décembre, avec un dynamisme plus important dans l’agroalimentaire et les produits informatiques et électroniques.

En revanche, « les carnets de commande continuent de se dégarnir », note la Banque de France, et les chefs d’entreprises anticipent une stabilité pour le mois de janvier.

Dans le bâtiment, l’activité a aussi peu progressé en décembre mais les carnets de commandes « demeurent bien fournis » et les chefs d’entreprises interrogés anticipent un rebond en janvier.

Pour l’ensemble de l’année achevée, la Banque de France comme l’Insee tablent sur une croissance économique de 1,3 %, tout comme le gouvernement qui a revu mi-décembre sa prévision légèrement à la baisse après avoir longtemps parié sur une progression du produit intérieur brut de 1,4 % pour 2019.

Pour l’an prochain, la Banque de France prévoit un ralentissement de la croissance à 1,1 %, qui, s’il se confirmait, serait son niveau le plus bas depuis 2016. Le gouvernement a lui construit son budget 2020 sur une hypothèse de 1,3 %.

 

Croissance Chine: encore un recul des exports pour le quatrième mois

Croissance Chine: encore un recul des exports pour le quatrième mois

 

Quatrième mois consécutif de recul des exportations de la part de l’usine du monde et qui témoigne de la très nette faiblesse des échanges internationaux bien sûr mais aussi décroissance interne dans nombre de pays. Une quatrième baisse qui par ailleurs a surpris nombre d’experts.

D’après les statistiques des douanes chinoises, les livraisons à l’étranger ont diminué en novembre de 1,1% en rythme annuel, après un recul de 0,9% en octobre, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une haussé de 1,0%. Inversement les mesures de soutien de l’économie chinoise produits quelques effets positifs sur la demande interne que les importations ont en revanche progressé le mois dernier de 0,3% en rythme annuel, c’est  première hausse depuis avril dernier, inattendue, après un déclin de 6,4% en octobre. Le consensus ressortait à -1,8%.

Pékin et Washington continuent de négocier la “phase un” d’un accord commercial destiné à apaiser les tensions qui ont secoué les marchés et accentué les inquiétudes sur les perspectives de l’économie mondiale.

Mais les discussions continuent d’achopper sur des points importants, et le président américain Donald Trump a indiqué plus tôt ce mois-ci qu’il était prêt à attendre novembre 2020 pour finaliser un accord commercial avec Pékin.

La Chine a par ailleurs fait part de sa colère à l’égard d’un projet de loi voté à Washington par la Chambre des représentants appelant à des sanctions contre de hauts fonctionnaires chinois pour la répression de la minorité musulmane du Xinjiang. Elle dément tout mauvais traitement dans cette province de l’ouest.

Pékin a prévenu qu’il pourrait y avoir des répercussions sur les relations bilatérales et pressé les Etats-Unis d’arrêter de s’ingérer dans ses affaires, alors que Donald Trump a promulgué le mois dernier une loi soutenant les manifestants anti-gouvernementaux à Hong Kong.

Croissance : +0,2 % au quatrième trimestre : « c’est la reprise » ! (Sapin)

Croissance : +0,2 % au quatrième trimestre : « c’est la reprise » ! (Sapin)

 

Grand cri de victoire pour sapin le ministre des finances : « c’est la reprise » quand il a appris que la croissance avait progressé de 0,2 % au dernier trimestre 2015. Une croissance qui aura donc atteint 1.1%  sur l’ensemble de l’année passée. Il n’y a pourtant pas lieu de crier victoire car cette croissance est insignifiante, elle est en outre en-dessous de la croissance des autres pays de la zone euro (plus 1,5 % en 2015). Le plus inquiétant, c’est cette tendance de fin d’année marquée par un tassement d’une croissance déjà atone. Un phénomène de tassement  observé un peu partout dans le monde y compris  aux États-. Nombre d’experts ne prévoient d’ailleurs pour l’année 2016 qu’une croissance à peine supérieure à celle de 2015 pour la France. Pourtant le ministre des finances n’hésite pas à parler d’amplification en 2016. Il n’y a donc pas de véritable miracle pour l’économie. Une économie toujours soutenue par la consommation des ménages (surtout due à l’augmentation du prix des produits alimentaires !) qui a progressé de 1,4 % en 2015. Les échanges internationaux affichent toujours une balance déficitaire en dépit de la progression des exportations. Du coup ces échanges font baisser la croissance de 0,2 %. À noter la petite reprise des investissements qui enregistrent une augmentation de 2 %. Bref pas vraiment de quoi sauter au plafond comme le fait Michel sapin. En outre on peut même douter de la petite croissance de 2015. En effet pour apprécier l’évolution de la croissance en volume on se sert de l’indice des prix de la consommation des ménages. Mais cet indice sous-évalue l’évolution des prix du fait de la modification structurelle du panier des ménages (les dépenses contraintes augmentent beaucoup plus que les dépenses ajustables). Du coup cet indice est obsolète et il sous-évalue l’augmentation des prix et augmente artificiellement  la croissance. À supposer que la croissance soit effectivement de l’ordre de 1 % mécaniquement on pourrait s’attendre à une création de l’ordre de 200 000 emplois. En réalité l’économie n’a créé que 50 000 emplois nets même si on compte le compte n’y est pas et la croissance de 2015 pourrait bien être voisine de zéro. En conclusion,  la croissance de la France en 2015 est à la fois relative et molle et le demeurera en 2016. Sauf à tricher sur les statistiques des chômeurs il ne faut guère donc compter sur une inversion de la courbe.




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