Archive pour le Tag 'quatre'

Afghanistan : quatre ravisseurs pendus publiquement au bout d’une grue

Afghanistan : quatre ravisseurs pendus publiquement au bout d’une grue

Dans la ville de Herat, dans l’ouest de l’Afghanistan, pour donner l’exemple, les corps des hommes avaient été exposés samedi sur plusieurs places de la ville le jour même de leur mort afin de donner une «leçon», faisant savoir que les enlèvements ne seraient pas tolérés.

Le gouverneur Muhajir a déclaré qu’il s’agit de « donner une leçon aux autres ravisseurs pour qu’ils ne kidnappent ou ne harcèlent personne». Il a ajouté que les talibans voulaient «faire comprendre à tout le monde que quiconque vole, kidnappe ou commet n’importe quelle action contre notre peuple sera puni».

 

Société: Vers la semaine de travail de quatre jours ?

Société: Vers la semaine de travail de quatre jours ?

Un article du wall Street journal  évoque l’hypothèse d’une semaine de travail à quatre jours aux Etats-Unis. (Extrait)

Aziz Hasan a dû passer au télétravail quand la pandémie de coronavirus a frappé. Aujourd’hui, le directeur général de Kickstarter veut offrir un nouvel avantage à ceux qui sont restés fidèles au poste : la semaine de quatre jours.

Dès l’an prochain, la plateforme de financement participatif, installée à Brooklyn, proposera à ses collaborateurs, dans le cadre d’un projet pilote, de travailler huit heures de moins chaque semaine sans gagner moins. Le pari d’Aziz Hasan : en étant moins souvent au bureau, les quelque 90 salariés pourront mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée, tout en ayant plus de temps pour leurs projets personnels. Il espère que ses équipes seront tout aussi productives, si ce n’est plus.

« On ne peut pas savoir ce qui va se passer tant qu’on n’essaie pas, explique-t-il. Mais les gens ont envie de voir à quoi ça peut ressembler et si ça peut fonctionner. »

Structure et organisation du travail, parfois même schéma traditionnel « 40 heures sur cinq jours » : la Covid-19 a balayé bon nombre de certitudes dans les entreprises. En 2020, le télétravail a été une libération pour certains. Mais pour d’autres, il a été synonyme de charge de travail supplémentaire et de burn-out. En 2021, pour leur retour en présentiel, les salariés veulent mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée.

« L’expérience de la pandémie et du télétravail nous pousse à nous interroger sur la nécessité d’être physiquement présent au bureau, explique Ben Hunnicutt, professeur à l’université de l’Iowa et auteur de Work Without End (Le travail sans fin, non traduit), une étude consacrée aux tentatives de réduction du temps de travail. On peut faire son travail et rentrer chez soi. ​»

Dans un marché du travail où les salariés n’hésitent plus à démissionner et où les employeurs doivent se battre pour recruter les meilleurs, l’allègement de la semaine est d’ores et déjà un argument de recrutement pour certaines entreprises, dont Metro Plastics Technologies. Son directeur général, Lindsey Hahn, raconte qu’il a décidé dans les années 1990 d’instaurer des rotations de six heures, sans pause, dans son usine de Noblesville, dans l’Indiana, et que cela lui a permis d’éviter la pénurie de main-d’œuvre.

En 2019, après cinq semaines d’essai, Microsoft a mis fin à la semaine de quatre jours au Japon

Mais un mouvement généralisé n’est pas pour demain : si de nombreuses petites entreprises américaines ont expérimenté la réduction du temps de travail depuis le début de la pandémie, les grandes entreprises ne se sont pas encore prêtées à l’exercice. En 2019, après cinq semaines d’essai, Microsoft a mis fin à la semaine de quatre jours au Japon. La porte-parole du groupe n’a pas souhaité commenter les résultats de l’expérience.

Pour Jackie Reinberg, responsable de l’activité de conseil en gestion des absences et des congés de Willis Towers Watson, il pourrait aussi être difficile de convaincre les salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois (ou de semaine, en l’occurrence). « Un certain nombre d’Américains n’ont pas les moyens de passer à la semaine de quatre jours, donc à la paie de quatre jours. ​»

Aux Etats-Unis, les tentatives de réduction du temps de travail hebdomadaire ont jusqu’à présent échoué. Pendant la Grande dépression, des entreprises ont essayé de réduire le temps de travail pour partager le peu d’activité qu’il restait et, en 1933, le Sénat a voté une loi limitant le temps de travail à 30 heures par semaine. Mais, sans le soutien du président Franklin Roosevelt, la proposition n’a jamais été adoptée par la Chambre des représentants. Cinq ans plus, au moment du New Deal, la semaine de 40 heures est devenue la norme.

L’idée d’une journée ou d’une semaine moins longue a refait surface de temps en temps (à l’époque où il était vice-président, Richard Nixon avait prédit l’adoption de la semaine de quatre jours), sans jamais faire totalement consensus. Kellogg, célèbre pour avoir instauré des journées de six heures dans une usine de transformation des céréales en 1930, a mis fin au dispositif dans la plupart des services après la Seconde Guerre mondiale, a indiqué l’entreprise. Et au milieu des années 1980, tout le monde y travaillait à nouveau huit heures par jour.

L’idée d’une réduction du temps de travail a longtemps plu davantage à l’étranger que sur le sol américain, notamment dans les pays dont la culture ne valorise pas forcément le stress et les journées interminables. A l’inverse, dans certains secteurs très rémunérateurs de la première économie mondiale, notamment la finance et le droit, il est toujours normal (et très utile si l’on veut progresser dans la hiérarchie) de travailler tard le soir et le week-end.

La réduction du temps de travail « ne serait pas adaptée à la culture des grandes entreprises américaines, où tout le monde doit être disponible tout le temps, dans des secteurs où les décisions doivent être prises rapidement »

La réduction du temps de travail « ne serait pas adaptée à la culture des grandes entreprises américaines, où tout le monde doit être disponible tout le temps, dans des secteurs où les décisions doivent être prises rapidement », estime David Yoffie, professeur à la Harvard Business School qui a été administrateur de plusieurs entreprises, dont Intel. Pour lui, le dispositif est envisageable pour des prestataires de services de taille plus modeste, mais pas pour de grands groupes présents dans des secteurs très concurrentiels.

« Est-ce que ça pourrait fonctionner dans les entreprises dont j’ai été administrateur ? A mon avis, non, ajoute-t-il. Et ça me semble tout bonnement impossible pour les dirigeants. »

Elizabeth Knox, fondatrice de MatchPace, une société de conseil de Washington spécialisée dans l’efficacité au travail qui aide ses clients à optimiser l’organisation du temps de travail, pense aussi que la semaine de quatre jours ne peut pas fonctionner dans toutes les entreprises.

« Ça sonne bien, mais ce n’est pas une stratégie qui peut, à elle seule, résoudre les problèmes des entreprises qui ont du mal à s’organiser, explique-t-elle. Les choses sont plus complexes et plus nuancées que la simple suppression d’un jour de travail. »

Alter Agents, une société de conseil et d’études de marché, en a fait l’expérience : elle a essayé la semaine de quatre jours pour offrir plus de flexibilité à ses collaborateurs et les aider à faire face au stress provoqué par la pandémie. Rebecca Brooks, sa directrice générale, a demandé aux salariés de choisir des jours de repos différents pour qu’il y ait toujours des consultants disponibles pour les clients.

L’expérience a été interrompue au bout de dix semaines, quand les problèmes ont commencé à se multiplier. Le jour de repos supplémentaire obligeait les salariés à expliquer à leurs collègues ce qui s’était passé en leur absence et compliquait l’organisation des réunions. Les collaborateurs qui avaient proposé de venir à des réunions sur leur jour de congé ne se sentaient pas bien ; d’autres en voulaient à leurs collègues qui ne consultaient pas leur boîte mail quand ils étaient en repos.

« Certains salariés ont été plus stressés par le fait de ne pas venir à une réunion ou de prendre une journée de repos, raconte Rebecca Brooks. La situation a fini par créer des tensions entre les collaborateurs et porter préjudice à la culture de notre entreprise. »

Alter Agents a fini par proposer une autre solution : un jour de congé supplémentaire par mois, ce qui fait baisser le niveau de stress des salariés en poste et aide l’entreprise à recruter des candidats en quête d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, assure Rebecca Brooks.

« On a réussi à conserver l’intention de départ, c’est-à-dire donner plus de temps libre et plus de liberté à nos salariés », conclut-elle.

Il faut que les salariés apprennent à être plus concentrés, explique Justine Jordan, responsable du marketing de Wildbit, un éditeur de logiciels basé à Philadelphie qui, dès 2017, a adopté la semaine de 32 heures

Pour que le raccourcissement de la semaine de travail fonctionne, il faut que les salariés apprennent à être plus concentrés, explique Justine Jordan, responsable du marketing de Wildbit, un éditeur de logiciels basé à Philadelphie qui, dès 2017, a adopté la semaine de 32 heures. Pour ce faire, ajoute-t-elle, il faut réduire le nombre de réunions et éviter les distractions. La majorité des 30 collaborateurs prennent leur vendredi, d’autres s’offrent leur lundi. Quelques-uns, surtout ceux qui ont des enfants, ont opté pour cinq journées plus courtes, détaille-t-elle.

Pour Jackie Reinberg, supprimer une journée de travail est toujours un défi logistique : il faut faire évoluer la façon dont l’entreprise interagit avec ses clients et dont elle évalue la productivité, sans parler de la façon dont elle gère les plannings si tout le monde n’est pas absent le même jour.

Aziz Hasan, lui, explique que Kickstarter ne lancera son expérience que l’an prochain, parce que la société a besoin de temps pour traiter ces questions, mais aussi pour voir comment organiser des réunions quand les semaines sont plus courtes ou si les équipes ne travaillent pas toutes le même jour.

« Pour le moment, on n’a pas de solution parfaite, déclare-t-il. Mais on aurait pu dire la même chose du télétravail ​: ce n’était pas une pratique communément acceptée jusqu’à la pandémie, alors qu’aujourd’hui, beaucoup de gens voient que ça peut être pertinent. ​»

Uncharted, une organisation à but non lucratif de Denver qui aide les jeunes entreprises, expérimente depuis l’été dernier la fermeture le vendredi. Son directeur général, Banks Benitez, a remarqué que les salariés osent moins demander de l’aide à leurs collègues parce qu’ils ne veulent pas les déranger pendant une semaine raccourcie, mais l’entreprise conserve son organisation.

Adrienne Russman, responsable des relations avec les pouvoirs publics et les communautés locales d’Uncharted, était plutôt sceptique. Mais savoir qu’elle aurait une journée de plus pour faire les lessives et préparer les repas l’a aidée à être plus concentrée au bureau.

« ​L’année passée a été si difficile sur le plan émotionnel que, parfois, je passais mes journées à me dire que j’étais épuisée, raconte cette habitante de Denver. Donc c’était une bonne chose de me dire que tous les week-ends seraient des week-ends de trois jours. ​»

L’efficacité des semaines allégées ne fait pas non plus consensus à l’étranger. Selon Jennifer Hunt, économiste à l’université Rutgers, les efforts de réduction du temps de travail entrepris en Allemagne du milieu des années 1980 à 1994 ont potentiellement pénalisé l’emploi. Une étude menée en 2009 par Matthieu Chemin, économiste à l’université McGill, a de son côté révélé que l’adoption des 35 heures en France en 2000 n’avait pas créé beaucoup d’emplois.

D’autres pays sont encore en phase d’expérimentation. En mars dernier, l’Espagne a annoncé qu’elle allait payer des entreprises pour qu’elles testent la semaine de quatre jours. Et, depuis novembre de l’an passé, le géant londonien des produits de grande consommation Unilever met le concept à l’épreuve dans ses bureaux néo-zélandais. Fin juillet, il a déclaré qu’il se donnait jusqu’à décembre (fin de la phase de test) pour savoir s’il élargissait l’expérience.

 

Etats-Unis: Vers la semaine de travail de quatre jours ?

Etats-Unis: Vers la semaine de travail de quatre jours ?

Un article du wall Street journal  évoque l’hypothèse d’une semaine de travail à quatre jours. (Extrait)

Aziz Hasan a dû passer au télétravail quand la pandémie de coronavirus a frappé. Aujourd’hui, le directeur général de Kickstarter veut offrir un nouvel avantage à ceux qui sont restés fidèles au poste : la semaine de quatre jours.

Dès l’an prochain, la plateforme de financement participatif, installée à Brooklyn, proposera à ses collaborateurs, dans le cadre d’un projet pilote, de travailler huit heures de moins chaque semaine sans gagner moins. Le pari d’Aziz Hasan : en étant moins souvent au bureau, les quelque 90 salariés pourront mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée, tout en ayant plus de temps pour leurs projets personnels. Il espère que ses équipes seront tout aussi productives, si ce n’est plus.

« On ne peut pas savoir ce qui va se passer tant qu’on n’essaie pas, explique-t-il. Mais les gens ont envie de voir à quoi ça peut ressembler et si ça peut fonctionner. »

Structure et organisation du travail, parfois même schéma traditionnel « 40 heures sur cinq jours » : la Covid-19 a balayé bon nombre de certitudes dans les entreprises. En 2020, le télétravail a été une libération pour certains. Mais pour d’autres, il a été synonyme de charge de travail supplémentaire et de burn-out. En 2021, pour leur retour en présentiel, les salariés veulent mieux équilibrer vie professionnelle et vie privée.

« L’expérience de la pandémie et du télétravail nous pousse à nous interroger sur la nécessité d’être physiquement présent au bureau, explique Ben Hunnicutt, professeur à l’université de l’Iowa et auteur de Work Without End (Le travail sans fin, non traduit), une étude consacrée aux tentatives de réduction du temps de travail. On peut faire son travail et rentrer chez soi. ​»

Dans un marché du travail où les salariés n’hésitent plus à démissionner et où les employeurs doivent se battre pour recruter les meilleurs, l’allègement de la semaine est d’ores et déjà un argument de recrutement pour certaines entreprises, dont Metro Plastics Technologies. Son directeur général, Lindsey Hahn, raconte qu’il a décidé dans les années 1990 d’instaurer des rotations de six heures, sans pause, dans son usine de Noblesville, dans l’Indiana, et que cela lui a permis d’éviter la pénurie de main-d’œuvre.

En 2019, après cinq semaines d’essai, Microsoft a mis fin à la semaine de quatre jours au Japon

Mais un mouvement généralisé n’est pas pour demain : si de nombreuses petites entreprises américaines ont expérimenté la réduction du temps de travail depuis le début de la pandémie, les grandes entreprises ne se sont pas encore prêtées à l’exercice. En 2019, après cinq semaines d’essai, Microsoft a mis fin à la semaine de quatre jours au Japon. La porte-parole du groupe n’a pas souhaité commenter les résultats de l’expérience.

Pour Jackie Reinberg, responsable de l’activité de conseil en gestion des absences et des congés de Willis Towers Watson, il pourrait aussi être difficile de convaincre les salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois (ou de semaine, en l’occurrence). « Un certain nombre d’Américains n’ont pas les moyens de passer à la semaine de quatre jours, donc à la paie de quatre jours. ​»

Aux Etats-Unis, les tentatives de réduction du temps de travail hebdomadaire ont jusqu’à présent échoué. Pendant la Grande dépression, des entreprises ont essayé de réduire le temps de travail pour partager le peu d’activité qu’il restait et, en 1933, le Sénat a voté une loi limitant le temps de travail à 30 heures par semaine. Mais, sans le soutien du président Franklin Roosevelt, la proposition n’a jamais été adoptée par la Chambre des représentants. Cinq ans plus, au moment du New Deal, la semaine de 40 heures est devenue la norme.

L’idée d’une journée ou d’une semaine moins longue a refait surface de temps en temps (à l’époque où il était vice-président, Richard Nixon avait prédit l’adoption de la semaine de quatre jours), sans jamais faire totalement consensus. Kellogg, célèbre pour avoir instauré des journées de six heures dans une usine de transformation des céréales en 1930, a mis fin au dispositif dans la plupart des services après la Seconde Guerre mondiale, a indiqué l’entreprise. Et au milieu des années 1980, tout le monde y travaillait à nouveau huit heures par jour.

L’idée d’une réduction du temps de travail a longtemps plu davantage à l’étranger que sur le sol américain, notamment dans les pays dont la culture ne valorise pas forcément le stress et les journées interminables. A l’inverse, dans certains secteurs très rémunérateurs de la première économie mondiale, notamment la finance et le droit, il est toujours normal (et très utile si l’on veut progresser dans la hiérarchie) de travailler tard le soir et le week-end.

La réduction du temps de travail « ne serait pas adaptée à la culture des grandes entreprises américaines, où tout le monde doit être disponible tout le temps, dans des secteurs où les décisions doivent être prises rapidement »

La réduction du temps de travail « ne serait pas adaptée à la culture des grandes entreprises américaines, où tout le monde doit être disponible tout le temps, dans des secteurs où les décisions doivent être prises rapidement », estime David Yoffie, professeur à la Harvard Business School qui a été administrateur de plusieurs entreprises, dont Intel. Pour lui, le dispositif est envisageable pour des prestataires de services de taille plus modeste, mais pas pour de grands groupes présents dans des secteurs très concurrentiels.

« Est-ce que ça pourrait fonctionner dans les entreprises dont j’ai été administrateur ? A mon avis, non, ajoute-t-il. Et ça me semble tout bonnement impossible pour les dirigeants. »

Elizabeth Knox, fondatrice de MatchPace, une société de conseil de Washington spécialisée dans l’efficacité au travail qui aide ses clients à optimiser l’organisation du temps de travail, pense aussi que la semaine de quatre jours ne peut pas fonctionner dans toutes les entreprises.

« Ça sonne bien, mais ce n’est pas une stratégie qui peut, à elle seule, résoudre les problèmes des entreprises qui ont du mal à s’organiser, explique-t-elle. Les choses sont plus complexes et plus nuancées que la simple suppression d’un jour de travail. »

Alter Agents, une société de conseil et d’études de marché, en a fait l’expérience : elle a essayé la semaine de quatre jours pour offrir plus de flexibilité à ses collaborateurs et les aider à faire face au stress provoqué par la pandémie. Rebecca Brooks, sa directrice générale, a demandé aux salariés de choisir des jours de repos différents pour qu’il y ait toujours des consultants disponibles pour les clients.

L’expérience a été interrompue au bout de dix semaines, quand les problèmes ont commencé à se multiplier. Le jour de repos supplémentaire obligeait les salariés à expliquer à leurs collègues ce qui s’était passé en leur absence et compliquait l’organisation des réunions. Les collaborateurs qui avaient proposé de venir à des réunions sur leur jour de congé ne se sentaient pas bien ; d’autres en voulaient à leurs collègues qui ne consultaient pas leur boîte mail quand ils étaient en repos.

« Certains salariés ont été plus stressés par le fait de ne pas venir à une réunion ou de prendre une journée de repos, raconte Rebecca Brooks. La situation a fini par créer des tensions entre les collaborateurs et porter préjudice à la culture de notre entreprise. »

Alter Agents a fini par proposer une autre solution : un jour de congé supplémentaire par mois, ce qui fait baisser le niveau de stress des salariés en poste et aide l’entreprise à recruter des candidats en quête d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, assure Rebecca Brooks.

« On a réussi à conserver l’intention de départ, c’est-à-dire donner plus de temps libre et plus de liberté à nos salariés », conclut-elle.

Il faut que les salariés apprennent à être plus concentrés, explique Justine Jordan, responsable du marketing de Wildbit, un éditeur de logiciels basé à Philadelphie qui, dès 2017, a adopté la semaine de 32 heures

Pour que le raccourcissement de la semaine de travail fonctionne, il faut que les salariés apprennent à être plus concentrés, explique Justine Jordan, responsable du marketing de Wildbit, un éditeur de logiciels basé à Philadelphie qui, dès 2017, a adopté la semaine de 32 heures. Pour ce faire, ajoute-t-elle, il faut réduire le nombre de réunions et éviter les distractions. La majorité des 30 collaborateurs prennent leur vendredi, d’autres s’offrent leur lundi. Quelques-uns, surtout ceux qui ont des enfants, ont opté pour cinq journées plus courtes, détaille-t-elle.

Pour Jackie Reinberg, supprimer une journée de travail est toujours un défi logistique : il faut faire évoluer la façon dont l’entreprise interagit avec ses clients et dont elle évalue la productivité, sans parler de la façon dont elle gère les plannings si tout le monde n’est pas absent le même jour.

Aziz Hasan, lui, explique que Kickstarter ne lancera son expérience que l’an prochain, parce que la société a besoin de temps pour traiter ces questions, mais aussi pour voir comment organiser des réunions quand les semaines sont plus courtes ou si les équipes ne travaillent pas toutes le même jour.

« Pour le moment, on n’a pas de solution parfaite, déclare-t-il. Mais on aurait pu dire la même chose du télétravail ​: ce n’était pas une pratique communément acceptée jusqu’à la pandémie, alors qu’aujourd’hui, beaucoup de gens voient que ça peut être pertinent. ​»

Uncharted, une organisation à but non lucratif de Denver qui aide les jeunes entreprises, expérimente depuis l’été dernier la fermeture le vendredi. Son directeur général, Banks Benitez, a remarqué que les salariés osent moins demander de l’aide à leurs collègues parce qu’ils ne veulent pas les déranger pendant une semaine raccourcie, mais l’entreprise conserve son organisation.

Adrienne Russman, responsable des relations avec les pouvoirs publics et les communautés locales d’Uncharted, était plutôt sceptique. Mais savoir qu’elle aurait une journée de plus pour faire les lessives et préparer les repas l’a aidée à être plus concentrée au bureau.

« ​L’année passée a été si difficile sur le plan émotionnel que, parfois, je passais mes journées à me dire que j’étais épuisée, raconte cette habitante de Denver. Donc c’était une bonne chose de me dire que tous les week-ends seraient des week-ends de trois jours. ​»

L’efficacité des semaines allégées ne fait pas non plus consensus à l’étranger. Selon Jennifer Hunt, économiste à l’université Rutgers, les efforts de réduction du temps de travail entrepris en Allemagne du milieu des années 1980 à 1994 ont potentiellement pénalisé l’emploi. Une étude menée en 2009 par Matthieu Chemin, économiste à l’université McGill, a de son côté révélé que l’adoption des 35 heures en France en 2000 n’avait pas créé beaucoup d’emplois.

D’autres pays sont encore en phase d’expérimentation. En mars dernier, l’Espagne a annoncé qu’elle allait payer des entreprises pour qu’elles testent la semaine de quatre jours. Et, depuis novembre de l’an passé, le géant londonien des produits de grande consommation Unilever met le concept à l’épreuve dans ses bureaux néo-zélandais. Fin juillet, il a déclaré qu’il se donnait jusqu’à décembre (fin de la phase de test) pour savoir s’il élargissait l’expérience.

 

BAC 2021: Encore un très bon cru avec quatre 94 % de réussite !

BAC 2021: Encore un très bon cru avec quatre 94 % de réussite ! 

 

Près de 94% des 732.800 candidats au baccalauréat 2021 ont été reçus au terme de la première session de rattrapage, en légère baisse par rapport à 2020, a annoncé ce samedi le ministère de l’Éducation nationale.

La session de juin permet à 687.200 candidats de devenir bacheliers, indique le ministère dans un communiqué. « Le taux de réussite global à cette session est en baisse par rapport à 2020 (-1,9 point) », qui avait été une année record, précise-t-il.

Ces résultats tombent au terme d’une seconde année scolaire fortement perturbée par la crise sanitaire. Le contrôle continu représente au minimum 82% de la note finale au bac général et technologique lors de cette session car des épreuves sur table ont été annulées.

Le taux de réussite dans la voie générale s’élève à 97,6%. Dans le détail, il s’établit à 94% dans les séries technologiques et 86,7% pour le baccalauréat professionnel.

Le pourcentage de bacheliers dans une génération s’élève cette année à 83,1%.

En 2020, 95,7% des candidats avaient décroché le bac à l’issue du rattrapage, Mais une statistique mais qui ne rend  absolument pas compte de l’évolution du niveau des élèves.Pour preuve, une grosse majorité de bacheliers vont se diriger vers l’université d’où ils seront ensuite éjectés faute de niveau suffisant.

Contamination : un nombre toujours élevé dans quatre semaines ! Et menaces sur l’été

Contamination : un nombre toujours élevé dans quatre semaines ! Et menaces sur l’été

 

Pour l’épidémiologiste Mahmoud Zureik, la fermeture des écoles et l’extension des restrictions à toute la France métropolitaine pendant quatre semaines pourraient permettre de « revenir à un niveau de plateau élevé » comparable à celui de janvier-février. Mais l’été s’annonce plus dur que l’an passé. (Interview JDD)

« Nous devons, pour les mois à venir, fournir chacun effort supplémentaire. » Lors d’une allocution télévisée mercredi soir, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles restrictions pendant quatre semaines contre le Covid-19. Dès samedi, toute la métropole sera soumise aux mesures renforcées déjà en vigueur dans 19 départements. Les écoles fermeront aussi leurs portes pour laisser place à l’enseignement à distance puis à des vacances unifiées sur le territoire. Mais l’effet conjugué de ce tour de vis et le déploiement de la vaccination, veut croire le Président, « va nous permettre, à partir de la mi-mai, de commencer à rouvrir progressivement le pays ».

Ces mesures seront-elles suffisantes pour enrayer la dynamique épidémique? Le calendrier d’allègements esquissé par Emmanuel Macron est-il réaliste? Professeur de santé publique et d’épidémiologie à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Mahmoud Zureik analyse ces annonces.

Les mesures annoncées mercredi seront-elles suffisantes pour casser la courbe épidémique?
Elles seront en partie efficaces, de façon non-négligeable, surtout par la fermeture des écoles. Est-ce que ce sera suffisant? Tout dépend de l’objectif. En novembre, le Président a annoncé un objectif de 5.000 contaminations par jour et de 2.500 personnes en réanimation. Ce chiffre était présenté comme un seuil permettant de contenir l’épidémie. Depuis, on n’en parle plus. Si l’objectif est de revenir à un niveau de plateau élevé avec 20.000 à 25.000 contaminations par jour comme en janvier-février, on peut y arriver. S’il s’agit de passer de 35.000 cas quotidiens actuellement à 5.000 contaminations, certainement pas.

Pourquoi?
Cela dépend du chiffre de départ : passer de 35.000 contaminations quotidiennes à 5.000, c’est extrêmement difficile. Cela demande des mesures beaucoup plus strictes et plus longues. Prenons l’exemple du Royaume-Uni : fin décembre, début janvier, ils étaient proches des 60.000 cas par jour. Ils ont mis trois mois pour redescendre sous les 5.000. S’ils avaient réagi avant, la nature et la durée des mesures auraient été bien inférieures.

L’interdiction des voyages entre régions ne va pas entrer en vigueur avant lundi et va donc tarder à produire des effets

A partir de quand pourra-t-on observer un éventuel effet des nouvelles restrictions?
Pas avant deux, trois semaines. Mais l’interdiction des voyages entre régions ne va pas entrer en vigueur avant lundi et va donc tarder à produire des effets. Le paramètre le plus avancé pour observer un impact, c’est le nombre de contaminations. Le nombre d’hospitalisations, de réanimations et de décès, lui, va continuer à augmenter parce qu’il y a toujours un décalage entre les contaminations et les hospitalisations, de 7 à 10 jours environ pour l’hospitalisation et de deux à trois semaines pour la mortalité. Avec le variant anglais, on voit que le passage en réanimation est plus rapide qu’avec le variant classique, donc ce décalage sera peut-être raccourci, de l’ordre de 5 à 10 jours environ contre 7 à 10 jours.

Dans son allocution, Emmanuel Macron a affirmé que les « mesures de freinage renforcées » mises en place dans 19 départements le 18 mars ont eu de « premiers effets ». Est-ce vrai?
C’est encore difficile à dire. On verra dans les jours qui viennent mais, pour le moment, si impact il y a, il est presque négligeable.

L’école est l’un des derniers vecteurs de circulation du virus et il concerne des millions de personnes

En quoi la fermeture des écoles peut avoir un effet bénéfique?
C’est la première fois que le président de la République reconnaît que l’école est un lieu de circulation du virus, ce que l’on pensait depuis des mois. Le variant anglais, avec sa transmissibilité accrue, a rendu la problématique de l’école plus aiguë et visible. Les restaurants sont fermés, les commerces sont fermés, les lieux culturels sont fermés, on a encouragé le télétravail… L’école est l’un des derniers vecteurs de circulation du virus et il concerne des millions de personnes, c’est-à-dire les enfants, les parents et le personnel de l’Education nationale.

 

Indirectement, c’est donc aussi un moyen de réduire les contacts des adultes en les poussant à rester chez eux?
Le chômage partiel ou le télétravail, selon les schémas familiaux, permettra aux parents d’avoir moins de contacts. Cela dit, il ne s’agit pas forcément de rester chez soi, confiné dans un lieu clos. Du point de vue du risque de contamination, être à l’extérieur, en respectant les gestes barrière, c’est mieux que de s’enfermer chez soi. Mais il faut avoir beaucoup moins d’interactions sociales, éviter les squares et les rues avec une densité importante et, si on est avec des gens, ne pas partager de repas. Se balader sur une plage, dans la forêt ou une rue déserte ne présente quasiment aucun risque de contamination.

Les déplacements entre régions seront autorisés ce week-end. Est-ce que cela pourrait envenimer la situation?
Jusqu’à lundi, on aura une sorte de mise en attente des mesures. Pendant ce temps, il y aura des interactions, des brassages, et donc un risque de contamination et de dissémination dont on se serait bien passé. Les gens se sont organisés pour leur lundi de Pâques, c’est donc un compromis, mais qui se fera peut-être un peu au détriment de la maîtrise de l’épidémie.

Avec la vaccination, on peut être optimiste sur le ralentissement de l’épidémie dans les mois qui viennent

Le passage à des restrictions nationales, avec une allocution solennelle, permet-il d’envoyer un signal pour inciter à la vigilance?
Cela envoie un signal sur la gravité de la situation, mais il est difficile de savoir si cela va changer quelque chose. Les restrictions durent depuis un an et, malgré cela, même s’il y a des relâchements, beaucoup de gens sont responsables et conscients du danger!

Quoi qu’il arrive, la situation hospitalière sera toujours très tendue dans quatre semaines?
On aura toujours de fortes tensions hospitalières et un nombre élevé de contaminations. Même si on atteint un pic de contaminations en avril, la descente va être lente. Néanmoins, avec la vaccination, avec le fait que de plus en plus de gens ont contracté le Covid et présentent une immunité, avec la modification des conditions météorologiques qui permettra d’aller plus souvent à l’extérieur, on peut être optimiste sur le ralentissement de l’épidémie dans les mois qui viennent.

On verra les premiers résultats [de la vaccination] pendant le mois de mai

Quand la vaccination produira-t-elle un effet sur la courbe épidémique?
De plus en plus d’études montrent que les vaccins protègent des formes graves mais aussi des contaminations. C’est une très bonne nouvelle! Cela signifie que, même si on n’arrive pas rapidement à un nombre très élevé de personnes vaccinées, pour atteindre l’immunité de groupe, plus on vaccine, moins il y a de place pour le virus. Je dirai que l’on verra les premiers résultats pendant le mois de mai. Les vaccins produisent d’ailleurs déjà leurs effets en Ehpad et sur les personnes très âgées. C’est un signe d’espoir, le bout du tunnel n’est pas très loin.

Vous estimez dans le même temps que l’été sera plus difficile que l’été dernier. Pourquoi?
Parce que le niveau de circulation du virus sera plus élevé. L’année dernière, le 11 mai [date du déconfinement progressif, NDLR], on avait entre 1.000 et 3.000 contaminations par jour selon les estimations. On était dans des conditions presque normales avec un virus qui circulait à bas bruit. Cette fois-ci, on va probablement arriver vers l’été avec une circulation plus élevée du virus.

 

Le sultan Erdogan fait inculper quatre journalistes de Charlie hebdo

Le sultan Erdogan fait inculper quatre journalistes de Charlie hebdo

Non seulement les extrémistes refusent toute caricature du prophète mais désormais Erdogan grâce à son statut de nouveau sultan doit être dispensé de toute critique et de tout dessin humoristique. L’argumentaire de la justice mérite le détour sur la nature du régime turc  en pleine dérive extrémiste.

Le  procureur turc estime que la caricature d’Erdogan dans Charlie hebdo «n’entre d’aucune manière dans le cadre de la liberté d’expression ou de la presse», qualifiant le dessin de presse de «vulgaire, obscène et déshonorant». Après la parution de cette caricature, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé une «attaque ignoble» commise par des «vauriens».

Cette affaire était intervenue dans un contexte de crise diplomatique entre la Turquie et la France, Recep Tayyip Erdogan accusant notamment le président français Emmanuel Macron d’«islamophobie» pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet. L’annonce de l’inculpation des journalistes de Charlie Hebdo intervient par ailleurs quelques jours après qu’Emmanuel Macron a accusé la Turquie d’«ingérence» et en pleine polémique en France sur le financement d’une mosquée soutenue par une association pro-turque à Strasbourg (est).

Des dizaines de journalistes ont été arrêtés et plusieurs médias d’opposition poursuivis ou fermés ces dernières années dans ce pays.

Pause

Ecole : fermeture pour quatre semaines demandée par les médecins scolaires

Ecole : fermeture pour quatre semaines demandée par les médecins scolaires

Le syndicat majoritaire des médecins de l’Éducation nationale, le SNMSU-UNSA Éducation, demande «la fermeture de tous les établissements scolaires à partir du 8 février, pour la durée des vacances de février des trois zones géographiques.»

Quatre semaines de portes closes, donc, qui «visent à ralentir la circulation du virus (…) afin de tenter d’éviter (…) un confinement, ce qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves»En ce sens, les médecins de l’Éducation nationale font valoir que l’autorisation des déplacements pendant les vacances scolaires favorise «le brassage des populations», et demandent au ministre de «tenir compte de l’avis des médecins de l’Éducation nationale qui sont experts de la promotion de la santé à l’école».

«Je ne livre pas les Juifs» : le livreur sera renvoyé en Algérie après quatre mois de prison

«Je ne livre pas les Juifs» : le livreur sera renvoyé en Algérie après quatre mois de prison

 

Le livreur qui avait déclaré ne pas vouloir assurer de prestation de livraison chez les juifs aura l’occasion de faire un voyage retour en Algérie après quatre mois de prison en France. Notons par ailleurs que l’intéressé était en situation illégale en France. Il pourra ainsi comparer les différences et les avantages réciproques de la France et de l’Algérie en matière de développement économique et de laïcité.

 

Que s’était-il passé précisément ? Les faits ont eu lieu jeudi dernier dans deux restaurants casher de Strasbourg. «À peu près à la même heure, à quelques minutes intervalles, un livreur Deliveroo s’est présenté pour prendre des commandes. Il a ensuite demandé aux restaurateurs quelles étaient leurs spécialités. Les restaurateurs lui ont répondu :  »ce sont des spécialités israéliennes »», expliquait Me Nisand. «Le livreur a ensuite dit : ‘Non, je ne prends pas la commande, je ne livre pas les Juifs’. Il a ensuite pianoté sur son téléphone et montré aux restaurateurs le message  »commande annulée », avant de partir», détaillait l’avocat.

 

Lamine Diack : quatre ans de prison

Lamine Diack :  quatre ans de prison

L’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme de 1999 à 2015, Lamine Diack a été condamné mercredi 16 septembre à quatre ans de prison dont deux avec sursis et 500 000 euros d’amende pour corruption par la justice française.

 

Les juges ont reconnu Lamine Diack, Sénégalais de 87 ans, coupable de corruption passive pour le versement de pots-de-vin par des athlètes russes et pour le financement des campagnes sénégalaises par la Russie.

Cinq autres personnes étaient jugées lors du procès qui s’est tenu en juin, dont Papa Massata Diack, fils de l’ancien patron de l’athlétisme mondial et ancien consultant marketing de l’IAAF, pour son rôle dans ce que les procureurs ont présenté comme un système de « protection totale » des athlètes russes dopés entre 2011 et 2015.

Coronavirus : deux à quatre fois plus de cas qu’officiellement

Coronavirus : deux à quatre fois plus de cas qu’officiellement

Pour Renaud Piarroux, chef du ­service de parasitologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le nombre de cas est très sous-estimé. « Il y a 5.000 cas diagnostiqués chaque jour, mais en réalité il y en a probablement 10.000 à 20.000, soit deux à quatre fois plus », prévient-il. Or c’est à partir d’une bonne identification des cas une politique de prévention peut s’avérer efficace. Près de l’interview au JDD:

 

Que faut-il craindre de l’épidémie à la veille de la rentrée?
Les gens vont retourner travailler, changer de cercle de relations, prendre les transports. Ça va favoriser la transmission. L’épidémie est en phase de croissance, par nature, exponentielle. Il commence à y avoir beaucoup de cas. Il y a 5 000 cas diagnostiqués chaque jour, mais en réalité il y en a probablement 10 000 à 20 000, soit deux à quatre fois plus. Ceci étant, au mois de mars on était à trente fois plus qu’annoncé. On détecte mieux qu’avant, mais on rate encore pas mal de cas. Il n’y a pas encore de surcharge dans les hôpitaux, mais cela peut arriver dans les prochains mois. Il sera alors difficile de revenir en arrière, par exemple en renforçant le « contact-tracing » : le nombre de cas sera trop grand.

Y a-t-il des failles dans le dispositif?
Le dépistage n’est pas l’alpha et l’oméga de la lutte contre le virus. Si on dépiste en population ­générale sans cibler, les résultats ­attendus en matière de baisse de la transmission sont faibles. Le mot qui compte, c’est « isoler ». Pour cela, il faut identifier les personnes positives et leur entourage et briser les chaînes de contamination. Les gens avec des symptômes et leurs cas contact doivent se faire tester au plus vite et s’isoler.

Que pensez-vous du système de traçage mis en place?
Le dispositif de contact-tracing de l’Assurance maladie a des faiblesses. Il repose sur une consultation avec le médecin de ville, mais nombre de patients effectuent directement leur PCR et ne bénéficient pas de ses conseils. Deuxième limite : des personnes symptomatiques qu’un médecin diagnostique sur la base de signes cliniques sont, dans un certain nombre de cas, négatives aux tests alors qu’elles ont vraiment le Covid-19. Le traçage n’est donc pas fait et on rate des cas. Enfin, ce n’est qu’à partir du résultat du test que la démarche d’isolement commence. C’est trop tard. On perd du temps et on rate, là aussi, des gens pouvant être contagieux. Il faut corriger ces failles au plus vite.

Comment pourrait-on améliorer les choses?
Nous devons reprendre la main sur l’épidémie. Il est urgent de faire baisser le nombre de cas. On connaît plusieurs moyens. Par exemple, il faut un contrôle plus strict des événements et des situations à risque, comme les festivités rassemblant beaucoup de personnes. C’est indispensable. Je pense aussi à certains bars qui restent ouverts tard le soir et sont très fréquentés. Ces circonstances sont particulièrement favorables à la circulation du virus. Mais attention, il faut agir avec discernement sur les endroits où la transmission se fait le plus. Par ailleurs, il conviendrait de multiplier les endroits où les gens se font dépister. Le contact-tracing doit commencer au moment où quelqu’un se fait tester. Cela ferait gagner un temps précieux. Plus on arrivera à améliorer le traçage, plus on maîtrisera l’épidémie sans attenter aux libertés. Si on n’est pas capable de le faire efficacement, on sera obligé de les restreindre à nouveau.

Serait-il possible de réduire le temps d’attente pour être testé?
Il faut multiplier les préleveurs et créer plus de centres Covid tenus par la médecine de ville où l’on peut directement ­dispenser des conseils et tester les sujets symptomatiques et leurs contacts. Ça nécessite du personnel. Il faut donc rendre cela attractif, en ­mettant en place des contrats ou des stages.

Que pensez-vous du port du masque obligatoire en extérieur dans de plus en plus de villes?
Le risque de contamination en ­extérieur, entre passants, est ­minime, sauf dans des endroits vraiment bondés. Mais je suppose qu’il était compliqué de faire ­appliquer une mesure dans telle rue et pas dans telle autre.

Reste la question des asymptomatiques. Comment les atteindre?
On ne peut les cibler dans le dispositif que s’ils sont contacts d’une personne positive. Il n’y a aucune chance de les avoir autrement, sauf en engorgeant les laboratoires : ce qu’il se passe actuellement. La probabilité de se faire volontairement tester au bon moment est très faible. Mais ce n’est indispensable de trouver tous les cas et les contacts. Je m’explique : le taux de reproduction est aujourd’hui environ de 1,2. Ainsi 10 porteurs du virus contaminent 12 personnes. Si sur ces 10, on en détecte cinq avant qu’elles ne contaminent d’autres personnes, la transmission ira en décroissant. On peut donc obtenir une réduction de la propagation en ratant un certain nombre de personnes, à la condition d’effectuer un traçage de bonne qualité. À partir de là, on gagnera du ­terrain sur l’épidémie.

 

Coronavirus Chine : seulement Quatre nouveaux et en plus importés de l’étranger !!!

Coronavirus Chine : seulement Quatre nouveaux et en plus importés de l’étranger !!!

 

Il est clair que les chiffres fournis par la Chine sont de plus en plus ridicules. Ainsi cette toute récente information de quatre nouveaux cas sur une population d’un milliard 500 millions. En plus avec cette précision douteuse d’importation  étrangère de ces nouveaux cas ! Les autorités sanitaires chinoises ont en effet indiqué jeudi avoir confirmé la veille quatre nouveaux cas de contamination au coronavirus en Chine continentale, et n’avoir recensé aucun décès supplémentaire lié à l’épidémie, qui est apparue dans le centre du pays en fin d’année dernière. La Commission nationale de la santé a précisé dans son point quotidien que l’ensemble des nouveaux cas d’infection concernaient des personnes arrivées de l’étranger.

Au total, selon ses données, le coronavirus a contaminé 82.862 personnes en Chine continentale et causé 4.633 décès. ( pour 100 000 en Europe !)

Coronavirus: Quatre syndicats de PSA pour un accord de crise

Coronavirus: Quatre syndicats de PSA pour  un accord de crise

L’accord de PSA préfigure sans doute les accords qui seront passés non seulement dans l’automobile mais dans l’ensemble de l’économie. Il s’agit évidemment de renforcer les mesures sanitaires mais aussi d’adapter le calendrier y compris en limitant le nombre de jours de congés pendant l’été et en convertissant des congés pour compenser le manque à gagner des jours de chômage partiel. Il est clair que plus le confinement va s’étaler et plus la mise en cause des congés d’été sera posée. Une réserve toutefois: le secteur automobile en plus de la crise sanitaire  affronte  une crise structurelle caractérisée par une très forte baisse de la demande. La réduction des périodes de congé pour l’ensemble des salariés court de l’été pourrait peser aussi sur la demande. Force ouvrière, la CFE-CGC, la CFDT et la CFTC ont décidé de parapher l’accord qui restera en vigueur jusqu’au 31 octobre prochain.

“Cet accord (…) illustre la qualité du dialogue social dans notre groupe, qui permet de protéger la santé et la sécurité des salariés, tout en préservant la pérennité de l’entreprise”, a déclaré le directeur des ressources humaines de PSA, Xavier Chéreau, cité dans un communiqué.

La CGT a décidé de son côté de ne pas signer le texte. Dans un tract, le syndicat dénonce un “hold-up sur les congés payés d’été” des salariés, estimant que le groupe devrait faire plutôt appel aux intérimaires, et regrette que les actionnaires ne participent pas à l’effort collectif en renonçant à tout ou partie de leur dividende.

Contrairement à d’autres grands groupes du secteur, PSA a maintenu sa proposition de verser 1,1 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires, qui devront se prononcer le 25 juin prochain en assemblée générale sur ce point.

L’accord qui entre en vigueur immédiatement comporte un volet sur des mesures sanitaires renforcées afin de garantir la sécurité des sites industriels lorsque le travail reprendra. Toutes les usines européennes d’assemblage de véhicules et les activités commerciales de PSA sont à l’arrêt depuis le 16 mars.

“Cette démarche adaptée à la diversité des environnements de travail de chacun des sites de PSA en France permet de préparer les conditions garantissant la préservation de la santé des salariés”, peut-on lire dans le document que Reuters a pu consulter.

Plusieurs syndicats ne veulent pas entendre parler d’un redémarrage des usines avant que le pays n’ait passé le pic de l’épidémie ou qu’il ne soit entré dans la phase du déconfinement.

L’accord prévoit aussi un dispositif de solidarité permettant de compléter la rémunération des salariés en chômage partiel grâce au prélèvement de jours de congés chez ceux qui bénéficient d’un maintien de leur salaire, ainsi qu’à une contribution volontaire du groupe.

PSA pourra également adapter son calendrier de travail “aux évolutions difficilement prévisibles du marché automobile”, avec une liberté sur chaque site dans la programmation des congés, notamment pendant la période estivale.

Conformément aux ordonnances du gouvernement, le constructeur pourra imposer la prise de six jours de congés pendant la période d’activité partielle à compter de la signature de l’accord.

Chaque usine pourra aussi limiter exceptionnellement la prise de congés pendant l’été, habituellement une période calme dans la production de véhicules.

Les sites d’assemblage disposeront ainsi d’une souplesse pour rattraper le retard accumulé depuis la mi-mars, à condition que la demande pour les voitures qu’ils produisent soit au rendez-vous et que chaque salarié bénéficie d’au moins deux semaines de vacances – 12 jours ouvrables consécutifs – entre le 1er juillet et le 31 août.

Au Brésil : quatre fois plus de déforestation et des pesticides en masse.

Au Brésil : quatre fois plus de déforestation et des pesticides en masse.

 

Le nouveau président  brésilien, Bolsonaro se lance dans une folle course à l’ultralibéralisme notamment dans le domaine agricole. Ainsi par exemple,  il a permis une accélération considérable de la déforestation qui a été multipliée par quatre. De la même manière, il a autorisé plus de 250 nouveaux produits chimiques de type insecticide et déclassifié nombreux de produits précédemment considérés comme dangereux. Bref c’est avec ce pays que la France a accepté l’accord commercial CETA pour  gouverner les relations commerciales entre l’union économique d’une part et le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et Uruguay d’autre part. Les conceptions environnementales et sanitaires sont pourtant très différentes entre la France et le Brésil. Pour le gouvernement de Bolsonaro, climatosceptiques notoire, ces chiffres de déforestation  ne « correspondent pas à la réalité« . Les dernières données de l’INPE faisaient état d’une augmentation de 88% de la déforestation au Brésil en juin par rapport à ce qui avait été recensé pour le même mois l’année dernière. Les zones déforestées atteignent 6.833 kilomètres carrés sur les 12 mois écoulés, en augmentation de 40%, selon le même organisme.

Le gouvernement Bolsonaro a limogé récemment le directeur de l’INPE, Ricardo Galvao, accusé de fournir de fournir des chiffres « mensongers » pour « faire le jeu des ONG ». Pour le chef de l’Etat, climato-sceptique notoire, les données montrant une augmentation récente de la déforestation « ne correspondent pas à la réalité » et « portent préjudice à l’image du Brésil ».

La déforestation au Brésil en juillet a été quasiment quatre fois supérieure au même mois de 2018, selon des chiffres officiels publiés mardi. Cela confirme un état des lieux préoccupant mais mis en cause de façon régulière par le président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

L’Institut national de recherche spatiale (INPE) brésilien, l’organisme public chargé de mesurer la déforestation en Amazonie, a fait état de 2.254 kilomètres carrés de zones déforestées dans le pays le mois passé, contre 596,6 kilomètres carrés en juillet 2018, soit une augmentation de 278% sur un an.

Mark Zuckerberg : « Quatre idées pour réguler Internet

Mark Zuckerberg : « Quatre idées pour réguler Internet

Attaquée dans de nombreux pays, Facebook par la voix de son patron se dit prêt à discuter avec les pouvoirs publics des conditions d’une meilleure régulation d’Internet. Le problème évidemment c’est qu’il souhaite que cette régulation soit à dimension mondiale et qu’il n’est pas certain que tous les pays se soumettent à cette régulation. Le PDG de Facebook  détaille dans une tribune publiée notamment par le JDD « quatre idées pour réguler Internet.

 

 

« La technologie occupe une place importante dans nos vies, et des entreprises comme Facebook ont une très grande responsabilité. Tous les jours, nous devons prendre des décisions pour déterminer quel discours est dangereux, ce qui constitue de la publicité politique ou encore comment prévenir des cyber-attaques complexes. Ces décisions sont importantes pour assurer la sécurité de notre communauté. Personne n’attend des entreprises qu’elles répondent seules à ces enjeux.

Je suis convaincu que les gouvernements et les régulateurs doivent jouer un rôle plus actif.  Faire évoluer la régulation d’Internet nous permettra de préserver ce qu’Internet a de meilleur – la liberté pour les gens de s’exprimer et l’opportunité pour les entrepreneurs de créer – tout en protégeant la société de préjudices plus larges.

Ce que je retiens de mon expérience, c’est que nous avons besoin d’une nouvelle régulation dans quatre domaines : les contenus violents et haineux, l’intégrité des élections, la protection de la vie privée et la portabilité des données.

1. Premièrement, sur les contenus violents et haineux. Facebook permet aux gens de faire entendre leur voix, et c’est une bonne chose – cela leur permet de partager des expériences et de se mobiliser plus facilement. Dans ce contexte, nous avons une responsabilité vis-à-vis de leur sécurité lorsqu’ils utilisent nos services. Cela implique de décider de ce qui est de la propagande terroriste, du discours haineux, et plus encore. Nous ajustons sans cesse nos règles avec des experts, mais compte tenu de notre échelle, nous ferons toujours des erreurs et prendrons des décisions avec lesquelles les gens ne seront pas forcément d’accord.

Les décideurs publics me disent souvent que nous avons trop de pouvoir en matière d’expression, et franchement, je suis d’accord. J’en viens à croire que nous ne devrions pas prendre de telles décisions tout seul. Nous sommes donc en train de créer un organisme indépendant pour que les gens puissent faire appel de nos décisions. Nous travaillons aussi avec les gouvernements, et notamment avec les pouvoirs publics français dans le cadre d’un groupe de travail commun, afin de garantir que nos dispositifs de modération des contenus soient efficaces.

Les entreprises d’Internet doivent rendre des comptes quant à l’application des règles concernant les contenus violents et haineux. Il est impossible de retirer l’ensemble de ces contenus d’Internet. Or, quand on sait que les gens utilisent des dizaines de services de partage différents, chacun avec ses propres règles et processus, il devient évident que nous avons besoin d’une approche plus harmonisée.

Une idée pourrait être de confier à des organismes tiers le soin de définir des standards sur la diffusion des contenus violents et haineux, et d’évaluer les entreprises sur la base de ces standards. La régulation pourrait établir une base de référence de ce qui est interdit, et exiger des entreprises qu’elles mettent en place des moyens pour réduire au maximum les contenus violents et haineux.
Facebook publie déjà des rapports de transparence sur le retrait des contenus violents et haineux. J’estime que toutes les grandes entreprises du numérique devraient le faire tous les trimestres, car c’est aussi important que publier les rapports financiers. Quand nous aurons une meilleure idée de la part des contenus violents et haineux, nous pourrons alors constater quelles entreprises font des progrès, et voir où nous devrions placer le curseur.

2. Deuxièmement, la législation est importante pour protéger les élections. Facebook a déjà mis en œuvre d’importants changements en matière de publicité politique : dans de nombreux pays, les annonceurs doivent désormais faire vérifier leur identité avant de diffuser ce type de contenus. Nous avons créé une bibliothèque en ligne pour les répertorier. Mais décider de ce qui relève de la publicité politique n’est pas toujours évident. Nos systèmes seraient plus performants si la régulation établissait des standards communs pour vérifier l’identité des acteurs politiques.

Les lois sur la publicité politique en ligne concernent en priorité les candidats et les élections, plutôt que les sujets politiques qui divisent, et sur lesquels nous avons constaté plus de tentatives d’interférence. Certaines lois ne s’appliquent que pendant les élections alors que les campagnes d’influence sont continues. Par ailleurs, d’importantes questions se posent sur la manière dont le ciblage et les données sont utilisés pendant les campagnes politiques. La législation devrait refléter la réalité des menaces actuelles et définir des standards pour l’ensemble de l’industrie.
Les gouvernements peuvent aussi utiliser leur pouvoir pour prévenir les ingérences. Nous pouvons bannir les acteurs malveillants, mais seuls les gouvernements peuvent créer des sanctions qui découragent les interférences.

3. Troisièmement, pour être efficace, la protection de la vie privée et des données personnelles nécessite un cadre harmonisé à l’échelle mondiale. Partout dans le monde, les gens réclament une réglementation complète en matière de protection de la vie privée en accord avec le RGPD (Règlement Européen de Protection des Données), et je suis d’accord. Je pense qu’il serait bon pour Internet que davantage de pays adoptent une réglementation telle que le RGPD comme cadre commun.

Toute nouvelle réglementation sur la protection de la vie privée aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde devrait s’appuyer sur les protections offertes par le RGPD. Elle devrait protéger le droit de chacun de choisir la façon dont ses informations sont utilisées, tout en permettant aux entreprises de les employer, à la fois à des fins de sécurité et aussi pour fournir des services. Elle ne devrait pas imposer que les données soient stockées localement, ce qui les rend plus vulnérables à un accès non justifié. Et elle devrait faire en sorte que les entreprises comme la nôtre soient tenues responsables, en leur imposant des sanctions lorsqu’elles commettent des erreurs.

Je suis également convaincu qu’un cadre mondial commun, plutôt qu’une réglementation qui varie considérablement d’un pays et d’un Etat à l’autre, garantira qu’Internet ne se fracture pas, que les entrepreneurs puissent créer des produits utiles à tous et que chacun bénéficie des mêmes protections.
Alors que de nouvelles réglementations sur la protection de la vie privée sont en train d’être adoptées, j’espère que les décideurs publics pourront aider à répondre à certaines des questions qui subsistent autour du RGPD. Nous avons besoin de clarté sur la manière dont les données peuvent être utilisées pour servir l’intérêt général, et sur les règles qui devraient s’appliquer aux nouvelles technologies, comme par exemple l’intelligence artificielle.

4. Enfin, la réglementation devrait garantir le principe de la portabilité des données. Si vous partagez des données avec un service, vous devriez pouvoir les transférer facilement et de manière sécurisée vers un autre service. Cela donne aux gens le choix et permet aux développeurs d’innover et d’être plus compétitifs.

C’est important pour Internet, et pour créer les services que les gens veulent. C’est la raison pour laquelle nous avons construit notre plateforme de développement. La véritable portabilité des données devrait ressembler davantage à la manière dont les gens utilisent notre plateforme pour se connecter à une application, plutôt qu’à la manière dont les gens téléchargent actuellement une archive de leurs informations. Mais cela exige des règles claires sur qui est responsable de la protection de l’information lorsqu’elle passe d’un service à l’autre.

Cela nécessite également des standards communs ; c’est pourquoi nous soutenons un format standard de transfert de données, ainsi que le projet open source Data Transfer Project.
Je suis convaincu que Facebook a la responsabilité d’aider à répondre à ces enjeux, et je serai heureux d’en discuter avec les décideurs publics du monde entier. Au cours des deux dernières années, nous avons mis au point les systèmes les plus avancés pour trouver les contenus violents et haineux, mettre fin aux interférences électorales et rendre les publicités plus transparentes.
Mais, les gens ne devraient pas avoir à s’en remettre aux entreprises pour qu’elles règlent seules ces problèmes. Nous devrions avoir un débat plus large sur ce que nous voulons en tant que société, et sur la façon dont la réglementation peut nous aider. Ces quatre domaines sont importants, mais il y a bien sûr beaucoup d’autres sujets à discuter.
Les règles régissant Internet ont permis à une génération d’entrepreneurs de créer des services, qui ont changé le monde et créé beaucoup de valeur dans la vie des gens. Il est temps d’actualiser ces règles afin de définir clairement les responsabilités des personnes, des entreprises et des gouvernements. »

Climat : quatre ministres pour l’économie « renouvelable » : une pétition de principe !

Climat : quatre ministres pour l’économie « renouvelable » : une pétition de principe !

Curieux cette pétition de principe de seulement 4 ministres, elle aurait pu être signée par d’autres ministres tout autant intéressés. Une pétition qui n’apporte pas grand chose de nouveau sinon qu’elle insiste surtout sur  les 100 milliards plus ou moins promis aux pays en développement. En fait Hulot  veut renforcer sa posture par rapport à son objectif  de «  neutralité carbone à l’horizon 2050 », soit un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi a pour but de permettre à la France de remplir ses engagements contre le changement climatique : diminuer les gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050. Mais un objectif qui repose essentiellement sur le maintien d’uen part très importante d e la production d’électricité par le nucléaire.   . La « neutralité carbone » ne signifie pas que la France cesserait d’émettre du CO2 mais que ses émissions seraient compensées par différents moyens de lutte anti-carbone comme des nouvelles technologies, des plantations d’arbres…. Mais surtout par le maintien du nucléaire. Dont la part ne sera pas réduite à 50%en 2025 mais vers 2040 ou 2050.  « La neutralité carbone à l’horizon 2050 », soit un objectif plus ambitieux que celui fixé par la loi de transition énergétique, adoptée en 2015. Cette loi a pour but de permettre à la France de remplir ses engagements contre le changement climatique : diminuer les gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050. A quelques jours de l’ouverture d’un sommet sur le climat, à Paris, l’exécutif veut montrer qu’il fait toujours de cette question une priorité. Dans les colonnes du JDD, quatre ministres publient un texte commun « pour une économie renouvelable ». Nicolas Hulot (Transition écologique et solidaire), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères), Bruno Le Maire (Economie) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur et Recherche) jugent que l’accord de Paris, adopté il y a deux ans sous François Hollande, est « la clé de voûte d’une transformation profonde du monde ».  »C’est bien de la paix dont il s’agit mais aussi de la stabilité de l’économie, qui ne saura pas prospérer dans un monde qui connaîtrait un changement climatique de l’ordre de 3 °C ou 4 °C », disent-ils.  « Deux ans exactement après l’adoption de l’accord de Paris, nous sommes donc résolus à accélérer encore notre action pour viser la neutralité carbone à l’horizon du milieu du siècle et pour apporter un appui concret à toutes celles et ceux qui sont d’ores et déjà sur la ligne de front du changement climatique », avancent les quatre membres du gouvernement Philippe. Et d’assurer qu’ils vont « amplifier le dynamisme » le 12 décembre, date du sommet à Paris. Ils prennent pour exemple les « 100 milliards de dollars par an » promis aux pays en développement : « La France a depuis mis en place une taxe sur les transactions financières qui contribue à soutenir son action pour le climat. Nous nous mobiliserons pour que cette taxe devienne européenne et ferons en sorte que chacun participe à cette solidarité. » « Nous n’avons pas le choix : pour être au rendez-vous de la lutte contre le changement climatique, nous devons opérer un changement profond sur nous-mêmes », écrivent-ils encore.

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

LREM : coaché pour 1500 euros les quatre heures

 

Quand la communication prend le pas sur le fond dans le mouvement en marche. Faute d’expérience politique, sociale ou associative les députés du parti de Macron paient très cher pour savoir parler en public notamment devant les médias. Il faut dire que la plupart ont été recrutés selon les méthodes d’une entreprise à partir de leur CV et non à partir de leur expérience militante. Du coup, la république en marche est surtout constituée de cadres, de techniciens et de technocrates. Pour masquer le vide politique, la république en marche utilise la communication pour permettre d’apprendre à se comporter, à parler, à plaire et la formation à cette communication n’est pas gratuite. Pas sûr cependant que cette formation soit suffisante pour donner une cohérence à un mouvement politique dont l’idéologie et la vision se limite au soutien sans condition à Emmanuel Macron. Laurent Fontaine, ex-animateur star de TF1, a été recruté par Emmanuel Macron pour former ses proches au délicat exercice de l’interview politique. Interrogé par le site StreetPress en février dernier, Laurent Fontaine, qui reconnaissait déjà à l’époque soutenir le mouvement En marche! Depuis sa création en avril 2016, expliquait avoir pour mission d’inculquer ses «trucs de professionnels» aux différents députés membres du collectif. « Ce jeudi, l’ancien animateur était invité sur Europe 1 où il a déclaré continuer à préparer régulièrement les députés LREM à leurs interviews télévisés ou radio. Et cela peut avoir un coût…: «  c’est environ 1500 euros la grosse séance d’environ 4 heures», a expliqué Laurent Fontaine au micro d’Europe 1. Un tarif qui semble être «bien au-dessus de la moyenne du microcosme», estime Marianne. Selon le site d’information, et à valeur de comparaison, «le centre de formation continue CFPJ, qui accueille parfois des parlementaires, facture lui aussi 1500 euros son module intitulé “Être interviewé par des journalistes”. Sauf que ce tarif comprend deux jours de formation, soit 14 heures.

Moral des ménages hausse après quatre mois de baisse

Moral des ménages hausse après quatre mois de baisse

En novembre le moral des ménages sa meilleure d’après l’INSEE. Une hausse qui fait suite à quatre mois de baisse. . Les Français se montrent nettement plus optimistes sur leur situation financière future. L’indice a gagné deux points pour s’établir à 102 points, repassant au-dessus à sa moyenne de longue période (100). Selon l’institut national de statistiques, les ménages sont plus optimistes quant à leur situation financière future, avec un indice qui gagne cinq points et retrouve son niveau de septembre. Ainsi, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants progresse de deux points. De même, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente fortement, de sept points. « La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente fortement en novembre », de huit points, après en avoir perdu autant en octobre. « Le solde correspondant retrouve donc son niveau de septembre, mais demeure nettement inférieur à sa moyenne de longue période », souligne l’Insee.

 

Rythmes scolaires : des écoles reviennent à la semaine de quatre jours en septembre 2017

Rythmes scolaires :  des écoles reviennent  à la semaine de quatre jours en septembre 2017

 

 

Des élèves pourraient  revenir à la semaine de quatre jours au lieu de quatre jours et demi suite à la réforme du gouvernement précédent incluant des travaux d’activité périscolaire. Des travaux périscolaires dont l’intérêt était souvent douteux notamment dans les petites communes qui ne disposent pas d’infrastructures et de personnel pour encadrer les enfants et qui se réduisaient t souvent à des séances de pâte à modeler. Des travaux périscolaires par ailleurs très coûteux pour les grandes communes qui en supportaient entièrement la charge. Quatre ans à peine après la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et le psychodrame qui l’avait accompagnée, la semaine de quatre jours sera finalement de retour dans un tiers des écoles de France dès la rentrée 2017. C’est ce qu’a annoncé ce 18 juillet le ministère de l’Éducation nationale. Conformément aux promesses de campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, les écoles et les communes se sont en effet vu proposer - via un nouveau décret sur le sujet publié le 28 juin -, la possibilité de déroger à la semaine de quatre jours et demi instauré en 2013 par Vincent Peillon. Une dérogation qui «donne davantage de souplesse aux acteurs de terrain afin de répondre le mieux possible aux singularités de chaque contexte local, dans le souci constant de l’intérêt des élèves», indique le ministère dans un communiqué. «Les rythmes scolaires doivent pouvoir être aménagés à la réalité de chaque territoire, permettant de maintenir la semaine de quatre jours et demi là où cette organisation est satisfaisante», ajoute-t-il. Plus de 36% des communes de France ayant au moins une école publique, soit 31,8% des écoles, ont ainsi choisi une semaine scolaire de quatre jours à compter de la rentrée, ce qui correspond à un peu plus d’un quart des élèves de l’école primaire (28,7%). Quel est le profil de ces villes? «Plutôt des communes rurales», précise le ministère. S’ils sont très disparates d’une académie à l’autre, les taux de passage à quatre jours laissent entrevoir une appétence plus forte dans les départements ruraux.

Sondage 2017 du 7 avril : resserrement des quatre principaux candidats

Sondage 2017 : resserrement des quatre principaux candidats

 

Il apparaît de plus en plus clairement que Le Pen et Macron confirment leur position en tête et se situent dans un mouchoir  de poches. Plus loin, Mélenchon est proche de François Fillon. Quant à Benoît Hamon, il paraît définitivement largué  Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point publié vendredi, Emmanuel Macron a perdu 2,5 points en une semaine, à 23,5%, et Marine Le Pen deux points, à 23%. Derrière, François Fillon s’accroche, à 18,5% (+1,5 point) mais est talonné par Jean-Luc Mélenchon (18%, +2 points), qui a semé son rival du PS, Benoît Hamon (9%). Emmanuel Macron est certes crédité d’une large victoire au second tour s’il affronte la candidate d’extrême-droite le 7 mai, avec 61% des voix (+2) contre 39% (-2). Mais encore faut-il qu’il franchisse le cap du premier tour. « Ces données soulignent (…) tout le paradoxe que vit actuellement Emmanuel Macron, aujourd’hui assuré de gagner au second tour mais plus sûr de pouvoir s’y qualifier », souligne le président d’Odoxa, Gaël Sliman. Selon l’enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio, Emmanuel Macron (23,5%) a ainsi perdu 2,5 points en une semaine et Marine Le Pen (24,5%) un point. A contrario, la dynamique de Jean-Luc Mélenchon se confirme avec deux points de mieux depuis le 31 mars, à 17%, tandis que François Fillon gagne 1,5 point, à 18,5%. Pour 71% des personnes interrogées par l’Ifop, c’est le candidat de La France insoumise qui fait la meilleure campagne, devant Emmanuel Macron (61%, +2) et Marine Le Pen (53%, -1). Harris Interactive donne encore l’ex-ministre de l’Economie en tête (24%) mais en recul d’un point, devant la candidate du FN (23%, -1) mais un François Fillon à 19% (+1), suivi à un seul point par Jean-Luc Mélenchon (+1). Le sondage quotidien d’Opinionway donne pour sa part Marine Le Pen en tête (25%), devant Emmanuel Macron (24%), François Fillon (20%) et Jean-Luc Mélenchon (16%), sans changement par rapport à la veille.

Primaire EELV : un débat, quatre candidats et quelques électeurs

Primaire EELV : un débat, quatre candidats et quelques électeurs  

Premier débat des écolos très médiatique sur la chaîne très marginale de LCP (pourtant qui produit parfois de belles émissions mais très coûteuses) .4 candidast, sans doute quelques téléspectateurs et une perspective de 2% environ pour 2017. Pour résumer les écolos gauchistes proposent  le revenu universel, les 32 heures, la libéralisation du cannabis (trois propositions cohérentes !) et un peu d’écologie. 2% en 2017, encore moins que le score catastrophique d’Eva Joly.  Pendant 1h30, les quatre candidats à la primaire écologiste – Cécile Duflot, Yannick Jadot, Karima Delli et Michèle Rivasi – se sont fait face mardi soir sur LCP. Ou plutôt ils ont répondu, chacun leur tour dans une ambiance détendue, à plusieurs questions et fait valoir leurs propositions. Sans surprise : il y a peu de différence de fonds entre eux. « Comme [untel] l’a dit », a-t-on entendu à plusieurs reprises tout au long de ce premier débat télévisé. « Est-ce que vous connaissez une famille politique où il y a autant d’harmonie? », a même lancé Cécile Duflot. Principale – voire unique – différence entre les candidats : le montant d’un éventuel revenu universel de base. Une fourchette allant de 524 euros pour Yannick Jadot à 1.000 euros pour l’ancienne ministre du Logement. Des petites divergences sur la manière de passer à une 6e République ont également été évoquées, chacun évoquant toutefois la nécessité que le futur chef de l’Etat soit le dernier « président monarque ». Sur la légalisation du cannabis, la critique de la loi Travail ou du bilan environnemental du gouvernement actuel… Les quatre sont d’accord. Quel que soit le vainqueur de la primaire, il devra porter le programme d’EELV actuellement élaboré via une plateforme participative. C’est lorsqu’ils ont été interrogés sur le programme notamment écologique de Jean-Luc Mélenchon que le ton est monté. Non pas entre eux, mais à l’encontre du candidat de La France insoumise. Si Michèle Rivasi a reconnu qu’il s’était « écologisé », Yannick Jadot a vivement critiqué son positionnement à l’international notamment sur la Syrie. « Qui dans ce pays soutient Poutine? C’est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon », a-t-il déploré, affirmant que l’écologie « n’est pas simplement brasser des économies bleues de la mer », en référence au programme de l’ancien leader du Front de gauche. « Nous n’avons plus besoin du grand frère socialiste, nous n’allons pas adopter un petit frère », a fait valoir Karima Delli. Un « petit frère » qui est entre 10 et 12% dans les sondages quand EELV n’atteint pas les 3%, comme l’a rappelé le journaliste.

 

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