Archive pour le Tag 'quand'

Un vrai ordinateur quantique : Pour quand ?

Un vrai ordinateur quantique : Pour quand ?

Passer l’ordinateur classique à l’ordinateur quantique , c’est se donner une puissance de calcul dont il est difficile de prendre l’ampleur. Un peu comme si on comparaît le boulier à l’ordinateur actuel. Les champs d’application du calcul quantique concerneraient beaucoup de domaines par exemple la médecine, la logistique, la finance, l’intelligence artificielle ou la traduction des langues.

 

« Dans un entretien de vulgarisation avec Etienne KleinThierry Breton schématise le fonctionnement d’un calcul quantique comme un avis de recherche : si l’on cherche dans une salle de mille personnes quelqu’un mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais, il compare l’informatique classique à l’interrogation de chaque participant un par un en posant les questions « Mesurez-vous plus de 1,80 m ? » et « Parlez-vous anglais ? » et en notant les numéros de ceux qui répondent « oui » aux deux questions, ce qui va prendre un certain temps. En calcul quantique, tout se passe comme si on lançait un appel général : « Les personnes mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais peuvent-elles lever la main ? » et on a la réponse quasi instantanément. Thierry Breton parle de calcul holistique et non plus séquentiel. Reste à mettre au point des langages traitant globalement un ensemble de valeurs possibles comme une seule. Pour le moment, Atos travaille sur une sorte d’assembleur approprié, nommé AQAL (Atos Quantum Assembly Language). Le nom d’ »assembleur » peut induire en erreur, puisqu’il s’agit d’un langage de description de traitements qui est au contraire indépendant de la machine utilisée (contrairement à un assembleur au sens classique, donc) à condition qu’elle respecte quelques grandes lignes d’une sorte de machine virtuelle. » (Wikipédia)

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

Mais il y a loin la théorie à la réalité d’après un papier du Monde

« . Dompter les lois de la physique à l’échelle de l’infiniment petit pour créer un appareil avec une puissance de calcul sans équivalent avec les machines actuelles capable de résoudre les problèmes les plus complexes. Après l’espace dans les années 50, la communauté scientifique et technologique s’emploie aujourd’hui à conquérir une nouvelle frontière, celle de l’informatique quantique, un horizon de plus en plus convoité depuis les années 80.

Aux avant-postes de cette course technologique mondiale, on retrouve les Etats-Unis et la Chine, dont les grands industriels investissent massivement en R&D pour ne pas rester à quai de la révolution annoncée. Côté américain, Google, IBM et Microsoft sont convaincus de pouvoir réaliser des calculs quantiques totalement inaccessibles aux ordinateurs traditionnels dans les prochaines années.

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

La suprématie quantique est un concept né dans les années 80. Elle désigne le moment où est démontrée la supériorité d’un ordinateur quantique sur un ordinateur classique sur une tâche particulière. Les ingénieurs de Google, aidés par la Nasa et le laboratoire national d’Oak Ridge, affirment avoir réussi à créer un processeur capable de réaliser un calcul en 200 secondes quand le plus avancé des ordinateurs actuels aurait besoin de 10.000 ans. »

Ordinateur quantique : Pour quand ?

Ordinateur quantique : Pour quand ?

Passer l’ordinateur classique à l’ordinateur quantique , c’est se donner une puissance de calcul dont il est difficile de prendre l’ampleur. Un peu comme si on comparaît le boulier à l’ordinateur actuel. Les champs d’application du calcul quantique concerneraient beaucoup de domaines par exemple la médecine, la logistique, la finance, l’intelligence artificielle ou la traduction des langues.

 

« Dans un entretien de vulgarisation avec Etienne KleinThierry Breton schématise le fonctionnement d’un calcul quantique comme un avis de recherche : si l’on cherche dans une salle de mille personnes quelqu’un mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais, il compare l’informatique classique à l’interrogation de chaque participant un par un en posant les questions « Mesurez-vous plus de 1,80 m ? » et « Parlez-vous anglais ? » et en notant les numéros de ceux qui répondent « oui » aux deux questions, ce qui va prendre un certain temps. En calcul quantique, tout se passe comme si on lançait un appel général : « Les personnes mesurant plus de 1,80 m et parlant anglais peuvent-elles lever la main ? » et on a la réponse quasi instantanément. Thierry Breton parle de calcul holistique et non plus séquentiel. Reste à mettre au point des langages traitant globalement un ensemble de valeurs possibles comme une seule. Pour le moment, Atos travaille sur une sorte d’assembleur approprié, nommé AQAL (Atos Quantum Assembly Language). Le nom d’ »assembleur » peut induire en erreur, puisqu’il s’agit d’un langage de description de traitements qui est au contraire indépendant de la machine utilisée (contrairement à un assembleur au sens classique, donc) à condition qu’elle respecte quelques grandes lignes d’une sorte de machine virtuelle. » (Wikipédia)

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

Mais il y a loin la théorie à la réalité d’après un papier du Monde

« . Dompter les lois de la physique à l’échelle de l’infiniment petit pour créer un appareil avec une puissance de calcul sans équivalent avec les machines actuelles capable de résoudre les problèmes les plus complexes. Après l’espace dans les années 50, la communauté scientifique et technologique s’emploie aujourd’hui à conquérir une nouvelle frontière, celle de l’informatique quantique, un horizon de plus en plus convoité depuis les années 80.

Aux avant-postes de cette course technologique mondiale, on retrouve les Etats-Unis et la Chine, dont les grands industriels investissent massivement en R&D pour ne pas rester à quai de la révolution annoncée. Côté américain, Google, IBM et Microsoft sont convaincus de pouvoir réaliser des calculs quantiques totalement inaccessibles aux ordinateurs traditionnels dans les prochaines années.

Un pas important pourrait avoir été franchi ces jours-ci. Un mois après avoir fait fuiter l’information par erreur, Google a annoncé mercredi avoir atteint la suprématie quantique. Dans un communiqué publié le 23 octobre, la firme de Mountain View prétend avoir « démontré sa capacité à calculer en quelques secondes ce qui prendrait des milliers d’années aux supercalculateurs les plus grands et avancés, atteignant ainsi une étape majeure connue comme la suprématie quantique« .

La suprématie quantique est un concept né dans les années 80. Elle désigne le moment où est démontrée la supériorité d’un ordinateur quantique sur un ordinateur classique sur une tâche particulière. Les ingénieurs de Google, aidés par la Nasa et le laboratoire national d’Oak Ridge, affirment avoir réussi à créer un processeur capable de réaliser un calcul en 200 secondes quand le plus avancé des ordinateurs actuels aurait besoin de 10.000 ans. »

Brexit : le problème, c’est pour quand ?

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Finalement , le vote de la chambre des communes n’est guère éclairant sur les suites du brexit. En effet en théorie, l’accord négocié par Boris Johnson et l’union européenne a été adopté ( notons qu’il diffère très peu de l’accord passé avec Theresa May sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du Nord). Le problème, c’est que cet accord est gelé et qu’on ne sait pas s’il pourra entrer en application. La chambre des communes a en effet exigé que cet accord de transition ne puisse être appliqué avant la mise au point d’un dispositif législatif interne au Royaume-Uni. À noter que la mise au point législative demandera des semaines et même des mois. Un nouveau report du brexit est donc incontournable à moins d’une rupture sans accord que refusent aussi les parlementaires. Du côté de l’union européenne,  il y a quelques réticences à nouveau report en particulier en provenance de la France. Cependant la France pèse de moins en moins dans l’union économique en raison notamment de son attitude condescendante voir méprisante. La France a d’ailleurs payé cette posture avec le refus de la candidature française, celle de Sylvie Goulard à un poste de la commission. Dans un premier temps, il semble bien qu’on pourrait consentir, comme le souhaite l’Allemagne qui dirige  la manœuvre, un délai de trois mois. Un délai court  éviterait de mettre Boris Johnson dans une position politique trop inconfortable. De toute manière,  Boris Johnson ne dispose pas de majorité pour influencer  à son profit le dispositif législatif. La chambre des Communes  pourrait bien mettre quelques coups de canif dans l’application de l’accord de transition. Un jour ou l’autre des élections seront la seule solution sortie de l’enlisement. Le problème est que cette dissolution doit être approuvée par la chambre des représentants et que sur cette question les avis sont partagés. Pour l’instant , il n’y a pas non plus une majorité organisée cette élection. Théoriquement, les tories sont en tête dans les sondages assez loin devant les travaillistes; cependant Boris  Johnson s’est fait de nombreux ennemis un peu partout au Royaume uni et le résultat d’une élection pourrait apporter des surprises. En outre ,de nouvelles élections nécessiteront à peu près obligatoirement encore un report du Brexit. Il n’est pas certain que la nouvelle majorité qui se dégagerait approuverait l’accord de Boris Johnson.  Les 27 de l’Union européenne officiellement  soutiennent le principe d’un report du Brexit au-delà du 31 octobre mais discutent toujours de sa durée, a indiqué ce mercredi une source européenne à l’issue d’une réunion des ambassadeurs à Bruxelles.

« Tous sont tombés d’accord sur le besoin d’un report pour éviter un Brexit sans accord. La durée du report est toujours en discussion », a-t-il ajouté.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a poursuivi ses discussions mercredi avec les chefs d’Etat et de gouvernement mercredi, selon la même source.

Mardi, il a recommandé aux Etats membres de l’UE d’accepter un troisième report, cette fois jusqu’au 31 janvier, après un vote des députés britanniques qui ont accepté le principe de l’accord tout en rejetant le calendrier imposé par Boris Johnson pour l’adopter.

« L’avis (des ambassadeurs) a été unanime pour estimer qu’une extension est nécessaire pour surmonter l’impasse avec Londres », selon l’un des participants qui a aussi estimé que les diplomates étaient plutôt favorables à « une extension plus longue », c’est à dire au 31 janvier 2020.

 

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même la spéculation !

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même  la spéculation !

Andy Warwick, gérant chez Newton (BNY Mellon Investment Management) met en cause l’influence des banques centrales sur l’économie et les marchés. Si effectivement ces banques centrales  ont pour la plupart épuisé leurs munitions destinées au soutien de l’économie par contre les marchés eux se sont gavés de ces liquidités à bon marché pour soutenir des cotes complètement déconnectées des réalités économiques.  Les largesses des instituts d’émission ont contribué à faire prospérer les actifs financiers mais pas à relancer l’économie réelle et elles ont nourri un mécontentement qui s’exprime notamment dans la montée des populismes, a dit Andy Warwick  mercredi à des investisseurs lors d’une conférence à Paris.

“La Banque centrale européenne est plus accommodante que jamais, la Réserve fédérale l’est encore et la Banque du Japon ne cessera jamais de l’être mais leurs politiques monétaires ont échoué”, a-t-il dit. Si les actions restent soutenues par les injections massives de liquidité par les banques centrales, le marché obligataire et les indicateurs économiques avancés adressent des signaux inquiétants, selon le gérant.

“De nombreux voyants d’alerte sont au rouge”, a-t-il dit.

Une forme d’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, auquel Donald Trump pourrait avoir intérêt s’il veut être réélu l’an prochain pourrait offrir aux actifs risqués un rebond de quelques mois, estime Andy Warwick. Un redécollage durable ne serait cependant possible, selon cet ancien de BlackRock, que si la Chine relançait la machine avec une stimulation monétaire massive. “C’est peu probable parce qu’elle pense d’abord et surtout à protéger son économie”, a-t-il dit.

Les banques centrales occidentales ont pour leur part épuisé leur arsenal, ce qui explique pourquoi elles ne cessent d’appeler la politique budgétaire à prendre le relais, a-t-il ajouté.

“Il faut quelque chose de structurel, comme une politique de relance budgétaire massive dans les économies occidentales qui ferait repartir l’inflation”, a dit le gérant de Newton. Dans ce contexte, la société de gestion privilégie la préservation du capital de ses clients et se tourne vers des actifs comme la dette émergente et le crédit à duration courte, sans oublier des actifs refuges comme l’or, a-t-il dit.

A quand le smartphone jetable ?

A quand le  smartphone jetable ?

La vitesse de renouvellement des Smartphones (et autres équipements informatiques) ne cesse de s’accélérer. Une accélération du progrès technologique mais qui résulte aussi de considérations commerciales qui n’ont rien à voir avec la technologie. Ainsi faut-il remplacer de plus en plus souvent des Smartphones dont le prix peut atteindre 2000 $.  Du coup comme il faut être à la mode,  beaucoup se plient aux exigences des constructeurs. En vérité beaucoup de nouveaux appareils n’ont  pour modification que l’ajout de quelques gadgets et un emballage nouveau. Des gadgets qui justifient une puissance supplémentaire donc un nouvel appareil. Certes, eu égard aux évolutions, les changements sont indispensables au bout d’un certain temps mais sans doute pas à ce rythme. Un rythme savamment entretenu pour accélérer l’obsolescence des équipements. À ce rythme, on peut se demander si un jour on ne va pas s’orienter vers des Smartphones jetables dont on pourrait se débarrasser au bout d’un mois, une semaine voire même après une seule utilisation ! Une bonne manière de soutenir la croissance aussi de s’asseoir sur les préoccupations environnementales et les gaspillages.

 

Cryptomonnaie européenne : pour quand ?

Cryptomonnaie européenne : pour quand ?

 

Alors que Chinois, américains et récemment les russes envisagent de créer des cryptomonnaies, taux menés l’Europe est curieusement absente de ce terrain. Le risque est de voir l’une de ces monnaies virtuelles mettre en tutelle l’euro et m^me de la faire disparaître. David Lacombled, président de La Villa numeris plaide dans une tribune au Monde pour l’urgence d’une crypte monnaie européenne.

 

« Tant que les bitcoins apparaissaient comme la monnaie «pour jouer» d’un vaste Monopoly où seuls les plus hardis pouvaient s’y brûler, les cryptomonnaies effrayaient d’autant moins qu’elles renforçaient paradoxalement la perception incontournable des monnaies traditionnelles, apanage des Etats apportant contrôle, régulation, sécurité et garantie.

Mais voilà, si la moitié de l’humanité venait à jouer au Monopoly, le Mono, sa monnaie fictive, passerait certainement la rampe du plateau de jeu pour irriguer les flux de l’économie et de ses échanges. Et ce sont bien les craintes qui ont été immédiatement émises après l’annonce au printemps par Facebook du lancement imminent de sa propre monnaie virtuelle. Le Libra, c’est son nom, est l’objet de toutes les attentions et de nombreuses attaques.

La Banque centrale européenne (BCE) par la voix d’un des membres de son directoire, Yves Mersch, lors de son discours d’ouverture de la Conférence sur les enjeux juridiques au sein de l’Eurosystème, ce lundi 2 septembre, a alerté sur le risque nuisance et de parasitage que ferait peser le Libra. En effet, pour lui, selon le niveau de l’Euro dans le panier de réserve de cette nouvelle monnaie, «cela pourrait réduire le contrôle de la BCE sur l’euro, nuire au mécanisme de transmission de la politique monétaire en affectant la position de liquidité des banques de la zone euro et porter atteinte à la position internationale de la monnaie unique.»

Facebook, dont la valorisation boursière dépasse 500 milliards de dollars et son cash-flow 10 milliards à la fin du second trimestre, a les moyens de ses ambitions et un marché pour y répondre avec 2,5 milliards de terriens en comptes. On comprend que la BCE puisse être effrayée. L’inverse aurait été surprenant.

Malheureusement, la peur est rarement bonne conseillère. S’il rappelle à juste titre que «la monnaie est une “convention sociale indispensable” qui ne peut fonctionner que si le public se fie à sa stabilité et à son acceptabilité [...]», Yves Mersch met au défi les institutions de «la nécessité d’une coopération et d’une coordination transfrontalières» pour apporter «une réponse globale en matière de réglementation et de surveillance afin d’éviter l’arbitrage réglementaire, d’assurer la cohérence des résultats et de garantir l’efficacité des réponses apportées par les politiques publiques». N’en jetez plus.

Et si c’était la seule menace. La Chine s’apprête à lancer sa propre cryptomonnaie avec pour première ambition de réduire la dépendance de son économie au dollar et mieux se prémunir ainsi des sanctions américaines sur fond de guerre commerciale. Il ne faut pas être grand clerc ni même détenteur de la médaille Clark pour deviner que les Etats-Unis doivent avoir dans leurs cartons un projet identique.

La crypte ou la cryptomonnaie, il faut choisir. Face à une nouvelle géostratégie monétaire, il est encore temps pour l’Europe de renouer avec ce qu’elle a de plus éclatant / exaltant et imaginatif pour définir les contours de ce que devra être sa propre monnaie électronique. Alors que «l’actuel système bancaire ne permet pas d’injecter directement auprès des agents économiques la masse monétaire à même de relancer la consommation» comme le souligne Alain Schott, fondateur du think-tank Ekwee, dont l’ambition est de créer un écosystème vertueux, adossé à la BCE, permettant de disposer d’une monnaie numérique souveraine au risque sans cela de «subir la domination de l’inéluctable dollar numérique».

Comme le rappelle joliment Mathieu Laine dans son excellent essai Il faut sauver le monde livre (Plon, 2019), «la liberté première est celle de ne pas être soumis à la volonté arbitraire d’autrui». C’est avant tout pour cela que l’Europe devrait passer rapidement à l’initiative pour être au rendez-vous tant les études d’impacts et les délais de mise en œuvre nécessiteront des délais incompressibles.

L’Europe, de part son histoire, sa culture et ses valeurs, se distingue par l’affirmation de la primauté de l’Homme et par le respect de ses droits. Au-delà de relancer l’économie européenne, dans la transformation de notre monde, un tel projet d’un euro numérique et souverain doit également se donner pour objectif d’apaiser les tensions sociales par une meilleure redistribution, de sécuriser les recettes fiscales tout en préparant les mutations bancaires face à l’émergence de la blockchain notamment. De fait, l’Union européenne se doterait d’«un véritable amortisseur fasse à des krachs qui peuvent toujours intervenir sans crier gare», souligne Ekwee.

C’est à ce prix, si l’on peut dire, qu’une monnaie européenne dématérialisée pourrait remplir parfaitement des fonctions d’unité de compte, de réserve de valeur et d’intermédiaire tout en renouant avec une vision aristotélicienne à même de créer un climat de confiance des Européens non seulement avec leur monnaie mais aussi avec leurs institutions. »

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

Sondage image des maires : une bonne opinion mais quand même contestée

 

Globalement un sondage de l’IFOP montrerait que 83% des Français ont une bonne opinion des maires.  Une opinion nettement plus favorable que celle vis-à-vis d’autres élus notamment nationaux. Un sondage réalisé à l’occasion de violences ou d’insultes dont sont victimes environ 300 maires sur 35 000. Des violences évidemment à condamner sans réserve mais à mettre en parallèle avec le nombre global d’élus locaux. La conviction générale consiste à considérer que les maires font un travail particulièrement apprécié par les citoyens. Une vue un peu idyllique d’abord parce que dans les grandes agglomérations la plupart de ces maires sont à peu près inconnus sauf précisément si parallèlement ils occupent des fonctions nationales en vue. La plupart des urbains seraient bien incapables de dire qu’il est exactement l’action de leur maire. Il en est différemment dans les petits villages dans la mesure où ces mères ne disposent pas d’infrastructures technocratiques pour gérer les affaires municipales hormis un secrétaire de mairie. Ceci étant,  la gestion de la plupart de ces maires n’est guère plus démocratique que celle des élus nationaux, guère plus efficaces non plus. Régulièrement ces élus se plaignent de l’insuffisance de moyens financiers. En vérité, les moyens financiers ne manquent pas mais ils sont dépensés dans la plupart des cas sans évaluation cohérente de leurs conséquences économiques et sociales. Pire chaque maire s’efforce de marquer son passage avec la création d’un bâtiment ou d’une autre infrastructure sollicitant béton et bitume pour l’investissement sans parler ensuite des frais de fonctionnement. La vérité, c’est que bien peu de maires agissent  en faveur d’une politique de développement économique et de l’emploi. Sur le plan démocratique c’est aussi catastrophique qu’  au plan national. Certes des commissions, des comités sur des  questions un peu sensibles sont composés souvent avec des  copains favorables au projet étudié. D’une certaine manière, on peut dire au moins qu’il y a une cohérence entre les insuffisances démocratiques du plan national au plan local. Certains jouent  dans la cour royale à Paris,  d’autres se comportent comme des barons locaux. On objectera qu’il y a des exceptions mais elles ne sont pas représentatives de l’État démocratique réel du pays.

Affaire Tapie : il devra rembourser : mais quand ?

Affaire Tapie : il  devra rembourser : mais quand ?

 

Sans doute un peu bousculée par les réactions négatives  suscitées par la verdict surprise du verdict concernant l’affaire Tapie, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé mercredi 10 juillet que tout sera mis en œuvre pour récupérer les millions d’euros dus par l’homme d’affaires. Le problème est de savoir quand. En effet sur le plan civil, Tapie  a été condamné à rembourser les 400 millions obtenus frauduleusement. Mais depuis cette date, il n’a cessé de multiplier les procédures pour retarder l’échéance. Il faut dire aussi que les pouvoirs publics n’ont pas manifesté un grand dynamisme pour obtenir ce remboursement.  Complices, certains tribunaux de commerce ou même estimé que ce remboursement n’était pas possible sans mettre en péril l’existence d’entreprises que possède Tapie ! Notons cependant que Tapie possède une solide fortune personnelle évaluée autour de 200 millions en plus de ces entreprises. Les obstacles procéduriers retenus par les tribunaux de commerce concernant les sociétés de Tapie ne sauraient pour autant faire obstacle à la récupération de l’autre partie de la fortune personnelle de l’intéressé. Sans doute comme dans toutes les affaires politico financières, les bénéficiaires, les complices et les intermédiaires comptent sur le temps pour enterrer le dossier. Cela d’autant plus que nombre de représentants de l’État et de politiques sont aussi mouillés dans cette affaire. Le fait que la ministre de la justice indique que l’État ne fera pas appel de la décision en correctionnelle témoigne évidemment de la complicité des pouvoirs publics qui souhaitent entendre parler le moins possible de ce dossier judiciaire pourri. On peut s’interroger quand la ministre de la justice déclare “L’État se mettra en position de récupérer ce qui lui est dû. L’affaire étant terminée, l’État mettra en œuvre les moyens”, a déclaré la Garde des Sceaux sur France 2 !

Bernard Tapie devra rembourser : mais quand ?

Bernard Tapie devra rembourser : mais quand ?

 

Sans doute un peu bousculée par les réactions négatives  suscitées par la verdict surprise du verdict concernant l’affaire Tapie, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a confirmé mercredi 10 juillet que tout sera mis en œuvre pour récupérer les millions d’euros dus par l’homme d’affaires. Le problème est de savoir quand. En effet sur le plan civil, Tapie  a été condamné à rembourser les 400 millions obtenus frauduleusement. Mais depuis cette date, il n’a cessé de multiplier les procédures pour retarder l’échéance. Il faut dire aussi que les pouvoirs publics n’ont pas manifesté un grand dynamisme pour obtenir ce remboursement.  Complices, certains tribunaux de commerce ou même estimé que ce remboursement n’était pas possible sans mettre en péril l’existence d’entreprises que possède Tapie ! Notons cependant que Tapie possède une solide fortune personnelle évaluée autour de 200 millions en plus de ces entreprises. Les obstacles procéduriers retenus par les tribunaux de commerce concernant les sociétés de Tapie ne sauraient pour autant faire obstacle à la récupération de l’autre partie de la fortune personnelle de l’intéressé. Sans doute comme dans toutes les affaires politico financières, les bénéficiaires, les complices et les intermédiaires comptent sur le temps pour enterrer le dossier. Cela d’autant plus que nombre de représentants de l’État et de politiques sont aussi mouillés dans cette affaire. Le fait que la ministre de la justice indique que l’État ne fera pas appel de la décision en correctionnelle témoigne évidemment de la complicité des pouvoirs publics qui souhaitent entendre parler le moins possible de ce dossier judiciaire pourri. On peut s’interroger quand la ministre de la justice déclare “L’État se mettra en position de récupérer ce qui lui est dû. L’affaire étant terminée, l’État mettra en œuvre les moyens”, a déclaré la Garde des Sceaux sur France 2.

 

 

Brexit: élections européennes quand même le 23 mai au Royaume -Uni !

Brexit: élections européennes quand même le 23 mai au Royaume -Uni !

 

Comme la première ministre Theresa May a demandé un nouveau délai pour quitter l’union européenne, il se pourrait bien que des élections européennes aient  quand même lieu le 23 mai au Royaume-Uni. En effet, Theresa May a demandé que le nouveau délai soit fixé en juin pour l’application du Brexit. Jusqu’à cette date le Royaume-Uni fera donc encore parti de l’union européenne. Peut-être même après si la date d’application du Brexit était encore notoirement prolongée. Peut-être même si de nouvelles élections législatives voire un référendum était nécessaire pour mettre un terme à la crise politique actuelle. En attendant Le Royaume-Uni assure être prêt à organiser des élections européennes. La Première ministre, Theresa May, qui tente de trouver un accord pour sortir de l’Union Européenne,  a demandé un nouveau délai vendredi dernier.  Le gouvernement britannique serait ainsi obligé d’organiser des élections européennes comme dans les autres pays de l’UE. Elles auraient lieu, outre-manche, le jeudi 23 mai vient d’annoncer officiellement Londres. « Cela reste l’intention du gouvernement de quitter l’Union européenne avec un accord et de passer la législation nécessaire avant le 22 mai, pour que nous n’ayons pas besoin de participer » à ces élections, qui seraient alors annulées, a précisé le porte-parole. Il faut évidemment s’attendre à des cris d’orfraie de la part des partisans d’un pas excite dur et immédiat.

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

 

Il y a maintenant trois ans que les responsables britanniques s’écharpent sur la question du Brexit sans parvenir à se mettre d’accord sur une issue possible. Pour preuve les députés britanniques ont voté à la fois contre le Brexit doux  faisant suite à l’accord passé entre Theresa May et l’union économique. Mais ’ils ont voté de la même manière contre la prospective d’un Brexit dur, c’est-à-dire sans accord avec l’union économique. Bref la classe politique britannique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de ses contradictions. Du coup, les députés britanniques ont voté massivement jeudi en faveur d’un report du Brexit, actuellement fixé au 29 mars,  Les élus ont approuvé par 412 voix contre 202 une motion gouvernementale prévoyant un report de courte durée, au plus tard au 30 juin, en cas d’adoption d’un traité de divorce d’ici mercredi, ou un report de longue durée – sans aucune limitation – en cas de rejet. Des prises de position complètement incompréhensible et qui témoignent que beaucoup de députés britanniques sont complètement hors sol par rapport aux enjeux économiques, sociaux et politiques. En fait, on voit mal ce que pourrait apporter une nouvelle discussion d’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’union économique. Il n’est pas certain que la commission européenne apprécie vraiment l’hypocrisie britannique qui envisage y compris un report de la date de longue durée. Les Brexiters et les unionistes nord-irlandais jugent le texte de transition conclue entre Theresa May et la commission économique inacceptable en l’état, car il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE – dans l’attente du résultat des négociations sur les relations futures entre les deux entités – afin d’empêcher le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. Le plus grave dans l’affaire c’est que ce tissu de contradictions britanniques va créer une incertitude supplémentaire sur les conditions juridiques futures des échanges de biens, de capitaux et de personnes. Juste à un moment ou la croissance se tasse dangereusement dans l’union économique : sans doute pas plus de 1 % en 2019 et des perspectives de récession pour le Royaume-Uni

Haine ou insulte sur les réseaux : à quand la fin de l’anonymat (LICRA)

Haine ou insulte  sur les réseaux : à quand la fin de l’anonymat (LICRA)

Le directeur de la Licra, Mario Stasi,  souhaite qu’on puisse retrouver les adresses IP de ceux qui se livrent  à des insultes haineuses. La Licra a sans doute raison mais il conviendrait sans doute d’aller beaucoup plus loin en exigeant non seulement l’adresse mais aussi le nom de ceux qui s’expriment sur Internet pour éviter tous les propos de poubelles qu’on trouve sur le Web. Interview  sur Europe 1).  

« Au cœur de l’actualité, le mouvement des ‘gilets jaunes’ a charrié son lot d’insultes. « Cela participe de la libération sans retenue, sans empêchement, sans rigueur, sans dignité de la parole. Mon appréciation des ‘gilets jaunes’ est assez horrifiée sur ces débordements-là et justifie le coup de gueule qui consiste à dire qu’à côté de la liberté d’expression, il faut rappeler que le racisme est un délit. » Selon Mario Stasi, les moyens légaux sont pour l’heure insuffisants pour se prémunir de cette haine sur les réseaux. Raison pour laquelle d’après lui, « le président de la République et le Premier ministre ont décidé de l’émission d’un rapport qui préconise toute une série de mesures qui vise à responsabiliser les hébergeurs ». A l’instar du modèle allemand, l’idée serait d’exposer à une lourde amende tout  Le directeur de la Licra va plus loin et préconise la fin de l’anonymat sur les réseaux pour ne pas non plus oublier la responsabilité individuelle à côté de celle des hébergeurs. « Dans un pays de droit et de liberté d’expression, je ne vois pas ce qui justifierait cet anonymat qui permet à chacun de délivrer immondice sur immondice, cette parole libérée. La levée de l’anonymat, c’est faire en sorte que l’hébergeur ait l’obligation de donner l’adresse IP de celui qui s’exprime. Il faut la responsabilité des auteurs et des hébergeurs », insiste-t-il. »

 

LBD : dangereux pour De Rugy quand il est dans l’opposition, nécessaire quand il est au pouvoir

LBD : dangereux pour De Rugy quand il est dans l’opposition, nécessaire quand il est au pouvoir

On sait que de Rugy, actuel ministre de l’environnement, ancien président de l’Assemblée nationale est l’archétype du politique  prêt à changer de position selon le pouvoir en place et la position qu’il occupe. C’est aussi l’un des champions de la langue de bois, sorte de perroquet qui ne s’écarte pas d’un iota de la ligne gouvernementale. Pour résume : le charisme d’une planche à repasser, un champion de la brosse à reluire et l’intelligence d’un bardot. Bref, ce que produit de pire la politique : des professionnels qui ont transformé la fonction élective en métier quitte à se renier. Ainsi par exemple François de Rugy qui défend l’utilisation des lanceurs de balles de défense entre (LBD) arme de quatrième catégorie en demandait l’interdiction quand il était dans l’opposition il y a une dizaine d’années.

. Le 22 juillet 2009, le député De Rugy d’EELV avait même déposé, avec Noël Mamère et Yves Cochet, loi pour «interdire l’utilisation d’armes de 4ème catégorie par la police ou la gendarmerie contre des attroupements ou manifestations». Ce qui équivaut au «LBD». À l’époque, l’élaboration du texte – qui ne sera finalement jamais examiné par les députés dans l’hémicycle – survenait après la blessure à l’œil d’un homme au Flash-ball, à Montreuil (93). . «Ces armes qui équipent l’armée, la police nationale et la gendarmerie françaises depuis plusieurs années, tels le lanceur de balles de défense, dit Flash-ball, ou les pistolets à impulsion électronique (…) sont devenus une source permanente de bavures, de dérives et de troubles à l’ordre public», peut-on lire. Une interdiction aurait permis, selon les trois signataires, de «protéger le droit imprescriptible de manifester et le droit d’expression des mouvements sociaux qui ne peuvent être soumis à une pression policière tendant à les marginaliser». Le texte n’a pas pris une ride et pourrait, sans aucun doute, être aujourd’hui porté par un groupe de l’opposition.

 

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

 

Pour deux mesures symboliques au cœur de la colère des gilets jaunes le gouvernement argumente en proposant l’évaluation aussi bien pour l’impôt sur la fortune que pour la limitation de vitesse à 80 km. Pourquoi pas,  la méthodologie semble bonne mais elle est valable pour l’ensemble de la politique. Par exemple pour les 40 milliards accordés cette année au titre du crédit impôt compétitivité emploi dont personne n’est incapacité de dire qu’elle a été exactement son influence précisément sur la compétitivité et sur l’emploi. Même le conseil d’analyse économique aujourd’hui commence à douter de l’efficacité d’une mesure générale qui ne tient pas compte des spécificités des branches et des entreprises, ni du caractère de concurrence internationale de l’activité (la Poste en a bénéficié !).Lors d’un échange marathon de plus de 6h30 mardi avec quelque 650 maires normands dans l’Eure, Emmanuel Macron a semblé ouvrir la voie, sous conditions, à de possibles aménagements à la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Défendue par le Premier ministre Edouard Philippe, cette mesure fortement contestée, parfois même par des membres du gouvernement dont l’ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 et doit faire l’objet d’un premier bilan en 2020. “Il y a des propositions qui ont été faites par le gouvernement, il y a une bronca, est-ce qu’il faut tout arrêter ? Franchement non”, a dit Emmanuel Macron. “Est-ce qu’on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent? Sans doute oui». SUR la question de l’ISF et de sa transformation contestée en impôt sur la fortune immobilière (IFI) – promesse de campagne d’Emmanuel Macron -, le chef de l’Etat a dit “qu’il y avait une bonne règle démocratique, c’était : quand on a été élu sur un programme appliquer le programme sur lequel on a été élu”.

“Ça me semble être de bonne hygiène démocratique”, a dit Benjamin Griveaux, rappelant que la loi de Finances votée en décembre 2017 “comprend un élément d’évaluation réalisée par des parlementaires de tous bords et des experts”. Ce comité doit remettre un premier rapport d’évaluation à l’automne. A la question de savoir si l’exécutif pourrait rétablir l’ISF si une majorité de Français le réclamaient, Benjamin Griveaux a refusé “de présager à la mi-janvier des résultats du grand débat national” qui seront rendus avant la fin mars.“Attendons les résultats de ces débats, je suis certain que la question sera abordée (…) mais il est important de rappeler qu’il y a une légitimité dans ce pays qui est liée à la démocratie représentative, qu’il y a eu des élections, que rien n’a été caché dans le projet politique du président”, a-t-il dit. “Qu’il faille enrichir la démocratie représentative par ce travail de débat, de co-construction, pendant l’exercice d’un quinquennat (….) bien sûr mais ça ne peut pas être détricoté en permanence ce que vous avez fait moins de 12 mois avant sans même avoir pu l’évaluer”. Encore une fois le concept  d’évaluation à la fois scientifique et démocratique ne saurait concerner seulement deux mesures mais l’ensemble d’une politique qui jusque-là n’a pas démontré son efficacité ni sur le plan de la croissance, ni sur le plan de l’emploi, ni sur le plan le plan du le rétablissement des équilibres financiers.

Carburant: des bons d’achat et d’essence (Premier Ministre)… à quand les bons de pains !

Carburant: des bons d’achat et d’essence (Premier Ministre) à quand les bons de pains !

On en revient d’une certaine manière à cette économie de pénurie administrée avec la proposition du Premier ministre de distribuer des bons d’achat partiel d’automobile et des indemnités kilométriques sorte de bons d’essence. Sur le fond pas question de renoncer à l’augmentation de la fiscalité prévue jusqu’à au moins 2020. Une sorte de cathédrale administrative dont il faudra préciser les modalités et qui de toute façon n’aura pas beaucoup d’influence sur la transition énergétique alors qu’il aurait été tellement simple de supprimer les hausses de fiscalité prévue dans le budget 2019 voir de l’adapter en fonction de l’évolution du prix du baril avec le principe de la fiscalité flottante. En fait le pouvoir s’enfonce dans ses contradictions et son entêtement et propose à la du bricolage s’opposer au mouvement du 17 novembre. Devant les difficultés de certaines familles face au carburant qui règne le pouvoir d’achat pourquoi pas aussi le retour des bons de pains ! Le premier ministre Édouard Philippe a en effet  annoncé ce matin sur RTL une surprime à 4000 euros pour permettre aux 20% des Français les plus modestes d’acheter un véhicule moins polluant, «y compris d’occasion». Cette mesure sera financée sur le budget de l’Etat. Le gouvernement vise désormais un million de primes à la conversion sur le quinquennat contre 500.000 précédemment. Soit une goutte d’eau puisque le parc comprend environ 40 millions de véhicules d’un âge moyen de 9 ans. Il faudra plus de cent ans pour renouveler le parc ! Autre gadget, le Premier ministre  a également annoncé un élargissement de l’indemnité kilométrique pour les grands rouleurs. Celle-ci sera élargie aux petites cylindrées pour toutes les personnes qui roulent «entre 60 et 70 kilomètres par jour» mais on ne sait pas qui va payer, les entreprises sans doute. . En revanche, le premier ministre s’est montré ferme sur la fiscalité. «On ne va pas annuler les hausses, ni la taxe carbone» a répété Edouard Philippe.

 

Kohler a la confiance » de Macron… jusqu’à quand ?

Kohler a la confiance » de Macron… jusqu’à  quand ?

 

Comme pour l’affaire Benalla, l’Elysée risque de s’empêtrer dans la nouvelle affaire concernant Koehler, secrétaire général de l’Elysée et très proche de Macron. Pour l’instant, l’intéressé aurait toute la confiance de Macron mais jusqu’à quand. ? On a effet déclaré d’abord que Koehler s’était mis en retrait des dossiers de MSC, le croisiériste avec lequel il entretient des liens familiaux. La presse a révélé au contraire que Koehler s’était bien impliqué dans ces dossiers. Les conditions dans lesquelles Alexis Kohler a exercé des fonctions publiques en France, tout en ayant des liens avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), sont au coeur d’une enquête ouverte début juin par le parquet national financier (PNF).

A l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre l’actuel bras droit d’Emmanuel Macron, qui a notamment représenté à partir de 2010 l’Agence des participations de l’Etat (APE) auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. Anticor a annoncé le 8 août le dépôt d’une plainte complémentaire pour “prise illégale d’intérêts” à la suite de la publication par Mediapart de nouveaux éléments. Selon le site d’information, Alexis Kohler aurait notamment approuvé entre 2010 et 2012 des contrats à venir entre une filiale de MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le grand port maritime du Havre (GPMH) où il siégeait au sein du conseil de surveillance.

Pensions : « pas de changement Jusqu’à quand ?

 

 

Pas de changement aujourd’hui a assuré Macron qui utilise la dialectique confuse des politiques pour signifier en fait que la réforme sera par contre applicable demain, c’est à dire en 2019. Réforme des pensions pour ceux qui seront en retraite après cette date, réforme des pensions de reversions en même temps. En matière de retraite « aujourd’hui n’a pas de sens ». C’est un peu comme si on promettait de maintenir ce qui existe sauf changement. Notons que la fameuse rumeur que dénonce Macron a été lancé par des ministres du gouvernemenet ; Et Macron d’ajouter hypocritement  «  les jeunes « ne croient plus au système de retraite». Comme si les jeunes s’intéressaient vraiment à cette question avant d’avoir 40 ou 50 ans. Avant on est préoccupé par l’emploi,  par le pouvoir d’achat, ensuite on commence à penser à la retraite. En clair l’objectif de Macron est de raboter les retraites  et de privatiser l’éventuelle couverture du manque à gagner via les mutuelles et les assurances.

Air France : jusqu’à quand ?

Air France : jusqu’à quand ?

 

 

Les syndicats de pilotes estiment que l’avenir d’Air France n’est pas en cause et encore moins l’existence de la compagnie ; sans doute en raison du caractère national de la société aussi du symbole qu’elle représente pour le pays. Mais d’autres symboles sont tombés ou se sont transformés. Qui se souvient encore des PTT et de sa branche téléphonie ? Orange a su prendre le relai de la modernité dans un secteur lui aussi devenu très concurrentiel. Sur le plan technique et économique,  Air France pourraiat disparaitre comme nombre de majors américaines. Certes pour l’instant la situation d’Aur France n’est pas catastrophique grâce aux efforts de compétitivité depuis quelques années. Cependant uen entreprise qui perd de l’ordre de 50% sa valorisation en bourse, qui commercialement est affectée est nécessairement en difficulté. Ajoutons à cela le risque de vente de KLM dont les syndicats néerlandais n’hésitent plus à évoquer l’hypothèse.  Interrogée sur l’existence d’un risque pour l’alliance avec la compagne néerlandaise KLM, la ministre des Transports a déclaré que “les partenaires de KLM sont très soucieux de cette situation”. L’Etat français contrôle 14,3% du capital du groupe Air France-KLM. “Nous sommes très inquiets de la situation chez Air France qui doit trouver une solution aussi rapidement que possible”, a dit Michiel Wallaard, représentant du syndicat néerlandais CNV, à Reuters. “KLM se porte mieux que jamais et nous avons conclu deux accords très raisonnables au cours des dernières années. Nous espérons que l’autre partie de la compagnie suivra”, a-t-il ajouté. Michiel Wallaard estime qu’il serait “stupide” de séparer Air France et KLM dans un environnement de marché qui nécessite des partenariats solides. “Nous voulons continuer avec Air France et nous ne demandons pas un divorce”, a-t-il dit. “Mais sans une solution rapide nous devons penser à un plan B. L’un des scénarios auquel on peut penser est un rachat de KLM par un autre partenaire, comme Delta”, a-t-il poursuivi. KLM et Delta Air Lines sont membres de l’alliance Skyteam, comme Air France. Depuis le début de l’année, la valeur boursière du groupe a fondu de plus de 46% pour tomber à un peu plus de trois milliards d’euros seulement, contre près de 12 milliards pour l’allemand Lufthansa.

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Dans le Figaro,  on indique que le mouvement SNCF s’essouffle en se fondant sur la baisse de participation qui affecte cependant encore 66% des conducteurs (dans les faits plus de 80% avec ceux qui sont en repos). . Les autres cheminots comme c’est la tradition laissent les roulants conduire le mouvement. Ce qu’explique deux spécialistes des mouvements sociaux : Bernard Vivier (directeur de l’Institut supérieur du travail)  et Christian Chevandier – professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre dans une  interview au quotidien.

 

 

D’après les chiffres de la SNCF, la mobilisation des cheminots diminue tendanciellement depuis le début du mouvement. Pourquoi?

Bernard Vivier - Il y a deux explications. Tout d’abord, l’opinion publique n’est pas massivement derrière les grévistes, à l’inverse de la grève de 1995. L’opinion publique approuve plutôt la nécessité de cette réforme, ce qui joue sur la mobilisation des cheminots. Deuxièmement, la mobilisation a été décidée par la CGT et à part le syndicat SUD, personne ne s’y est joint. Il n’y a pas de vraie coordination syndicale.

Christian Chevandier - Si on se place d’un point de vue historique, la participation à un mouvement social régresse toujours au bout d’un moment. Le premier point, c’est que chaque jour de grève coûte de l’argent aux cheminots et qu’il leur reste moins pour la part de leur budget qui n’est pas incompressible. Cependant, depuis la fin du 19ème siècle, on nous explique à chaque mouvement social: ‘Il est impopulaire et il est sur le point de s’arrêter’. Mais cela ne se vérifie pas toujours. Il y a aussi la bataille de l’opinion publique à gagner, le gouvernement y est très attaché, comme c’était le cas sous Sarkozy ou Hollande.

«Il y a une forte solidarité entre les cheminots, c’est une profession qui se sent attaquée»

Christian Chevandier (historien, spécialiste des mouvements sociaux)

Le mouvement peut-il vraiment tenir sur la durée, notamment si la grogne de l’opinion publique monte?

Bernard Vivier - La stratégie de la CGT, c’est de faire le maximum de perturbation avec peu de moyens. L’enjeu, c’est d’installer le mouvement dans la durée. À cet égard, la bataille de l’opinion publique est primordiale. Jusque-là, les Français ont fait le dos rond et ont trouvé des solutions, comme le covoiturage ou le télétravail, qu’il n’y avait pas il y a dix ans mais cela n’a pas réglé tous les problèmes. Les voyageurs sont fatigués et voient que cette grève leur cause des soucis pour aller au travail. On ne sait pas comment l’opinion peut évoluer mais à un moment donné elle pourrait être tentée de dire au gouvernement: ‘Dépêchez-vous de réformer, nous, on veut voyager’».

Christian Chevandier - Il est difficile de dire dans quelle mesure le mouvement va se poursuivre. Il faut en tout cas avoir en tête qu’il y a une très forte solidarité entre les cheminots car c’est une profession qui se sent attaquée. Tous les groupes sociaux réagissent de cette manière mais il y a une spécificité les concernant. Le métier de cheminot est dangereux et il peut y avoir des accidents: cela nécessite de l’entraide et de la solidarité. Il est intéressant de noter que les cheminots qui manifestent actuellement ne sont pas concernés par la fin du statut (NLDR: la SNCF n’embauchera plus au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020), ce qui montre que la solidarité fait partie de leur identité professionnelle. Si une grande majorité du pays devient hostile au mouvement, cela risquerait d’être fatal aux cheminots à terme mais pourrait aussi entraîner un durcissement de la mobilisation. Ce qui sera aussi essentiel à mon avis, c’est ce qui va se passer au niveau de la région parisienne, notamment avec le RER. Une grève qui durerait longtemps pourrait faire jouer le rapport de force en faveur d’une négociation accélérée et d’un règlement rapide du conflit. La situation est très complexe et on ne sait pas sur quoi elle peut déboucher.

Hulot : affaibli politiquement sort quand même de son silence

Hulot : affaibli politiquement sort quand même de son silence

 

 

Nicolas Hulot a sans doute voulu montré qu’il était encore ministre de l’environnement en accordant une interview au Figaro. Pour dire beaucoup de banalités et relativiser le développement de la politique nucléaire. Très affaibli par ses différentes affaires, la découverte de son busines de l’écologie qui lui a parmi d’accumuler une  fortune, par des dissimulations de patrimoine et par des accusations d’agression contre les femmes Hulot faisait profil bas depuis des semaines. Pour se sortir de cette sale passe, il a besoin de l’appui du gouvernement et de Macron (de la justice aussi). Il ne peut donc prendre le contrepied de la politique de ce gouvernement. Du coup, il phantasme un peu en considérant que la fermeture éventuelle de Fessenheim sera le début du processus.  En espérant l’annonce d’autres fermetures mais sans remettre e cause son renoncement au mix énergétique reporté à 30 ou 40 ans. Il se met à douter de la mise en service de Flamanville et très timidement conteste l’urgence de nouveaux réacteurs nucléaires dont la création a été annoncée par Macron. Bref, il slalome entre ses convictions et les contradictions de la politique nucléaire du gouvernemenet. Il prend aussi de Lecornu  son secrétaire d’Etat, ambitieux et opportuniste,  qui  mange actuellement uen partie de son portefeuille ministériel. “Je souhaite qu’il y ait dans ce quinquennat une programmation des prochaines fermetures, la PPE (ndlr, programmation pluriannuelle de l’énergie) nous dira précisément quand et comment, ne préemptons pas le débat. Fessenheim doit être le début de quelque chose, d’un mouvement irréversible”, déclare-t-il au journal. Il se refuse à donner un calendrier à l’objectif de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, après l’abandon de l’échéance initiale de 2025. “On va débattre du tempo, s’entendre sur un calendrier qui ne soit pas utopique mais exigeant”, dit-il. La Programmation pluriannuelle de l’énergie doit donner lieu à un débat public, envisagé dès ce trimestre, ainsi qu’à une version initiale prévue avant la fin du mois de juin. Face aux propos d’Emmanuel Macron, qui avait estimé en février qu’il n’y avait “pas de tabou sur le sujet” de possibles ouvertures de réacteurs supplémentaires, Nicolas Hulot estime pour sa part: “Ce n’est pas l’urgence. Attendons aussi de voir ce qui se passe pour l’EPR de Flamanville. Sans avoir de préjugés, je note que la démonstration probante des promesses données n’est pas faite.” Le ministre promet qu’il se rendra à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui doit être démantelée, et sur le site du projet contesté d’enfouissement nucléaire de Bure (Meuse), contre lequel il a un temps milité. Hulot parle aussi de son  secrétaire d’Etat, l’ambitieux et opportuniste Lecornu mange actuellement uen partie de son portefeuille ministériel.  Seul le secrétaire d’Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu s’y est pour le moment rendu, et a annoncé mercredi la tenue d’un nouveau débat sur l’avenir des déchets nucléaires. “Il est un formidable défricheur de dossiers et j’en ai besoin! Cela ne veut pas dire que je me dédouane, ni que je me défausse sur lui”, déclare Nicolas Hulot, qui appelle à débattre du sujet dans un cadre “apaisé, sans tabou”. Le ministre de la Transition assure en outre qu’EDF est “prête à faire cette révolution culturelle” vers les énergies renouvelables. “EDF doit aller dans le sens de l’histoire, mais il n’est pas question de lui faire brûler les étapes”, ajoute-t-il. Autant dire que Hulot ménage sérieusement EDF et son programme nucléaire.

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