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Kohler a la confiance » de Macron… jusqu’à quand ?

Kohler a la confiance » de Macron… jusqu’à  quand ?

 

Comme pour l’affaire Benalla, l’Elysée risque de s’empêtrer dans la nouvelle affaire concernant Koehler, secrétaire général de l’Elysée et très proche de Macron. Pour l’instant, l’intéressé aurait toute la confiance de Macron mais jusqu’à quand. ? On a effet déclaré d’abord que Koehler s’était mis en retrait des dossiers de MSC, le croisiériste avec lequel il entretient des liens familiaux. La presse a révélé au contraire que Koehler s’était bien impliqué dans ces dossiers. Les conditions dans lesquelles Alexis Kohler a exercé des fonctions publiques en France, tout en ayant des liens avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), sont au coeur d’une enquête ouverte début juin par le parquet national financier (PNF).

A l’origine de cette enquête, une plainte de l’association de lutte anticorruption Anticor pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence contre l’actuel bras droit d’Emmanuel Macron, qui a notamment représenté à partir de 2010 l’Agence des participations de l’Etat (APE) auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est un client. Anticor a annoncé le 8 août le dépôt d’une plainte complémentaire pour “prise illégale d’intérêts” à la suite de la publication par Mediapart de nouveaux éléments. Selon le site d’information, Alexis Kohler aurait notamment approuvé entre 2010 et 2012 des contrats à venir entre une filiale de MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le grand port maritime du Havre (GPMH) où il siégeait au sein du conseil de surveillance.

Pensions : « pas de changement Jusqu’à quand ?

 

 

Pas de changement aujourd’hui a assuré Macron qui utilise la dialectique confuse des politiques pour signifier en fait que la réforme sera par contre applicable demain, c’est à dire en 2019. Réforme des pensions pour ceux qui seront en retraite après cette date, réforme des pensions de reversions en même temps. En matière de retraite « aujourd’hui n’a pas de sens ». C’est un peu comme si on promettait de maintenir ce qui existe sauf changement. Notons que la fameuse rumeur que dénonce Macron a été lancé par des ministres du gouvernemenet ; Et Macron d’ajouter hypocritement  «  les jeunes « ne croient plus au système de retraite». Comme si les jeunes s’intéressaient vraiment à cette question avant d’avoir 40 ou 50 ans. Avant on est préoccupé par l’emploi,  par le pouvoir d’achat, ensuite on commence à penser à la retraite. En clair l’objectif de Macron est de raboter les retraites  et de privatiser l’éventuelle couverture du manque à gagner via les mutuelles et les assurances.

Air France : jusqu’à quand ?

Air France : jusqu’à quand ?

 

 

Les syndicats de pilotes estiment que l’avenir d’Air France n’est pas en cause et encore moins l’existence de la compagnie ; sans doute en raison du caractère national de la société aussi du symbole qu’elle représente pour le pays. Mais d’autres symboles sont tombés ou se sont transformés. Qui se souvient encore des PTT et de sa branche téléphonie ? Orange a su prendre le relai de la modernité dans un secteur lui aussi devenu très concurrentiel. Sur le plan technique et économique,  Air France pourraiat disparaitre comme nombre de majors américaines. Certes pour l’instant la situation d’Aur France n’est pas catastrophique grâce aux efforts de compétitivité depuis quelques années. Cependant uen entreprise qui perd de l’ordre de 50% sa valorisation en bourse, qui commercialement est affectée est nécessairement en difficulté. Ajoutons à cela le risque de vente de KLM dont les syndicats néerlandais n’hésitent plus à évoquer l’hypothèse.  Interrogée sur l’existence d’un risque pour l’alliance avec la compagne néerlandaise KLM, la ministre des Transports a déclaré que “les partenaires de KLM sont très soucieux de cette situation”. L’Etat français contrôle 14,3% du capital du groupe Air France-KLM. “Nous sommes très inquiets de la situation chez Air France qui doit trouver une solution aussi rapidement que possible”, a dit Michiel Wallaard, représentant du syndicat néerlandais CNV, à Reuters. “KLM se porte mieux que jamais et nous avons conclu deux accords très raisonnables au cours des dernières années. Nous espérons que l’autre partie de la compagnie suivra”, a-t-il ajouté. Michiel Wallaard estime qu’il serait “stupide” de séparer Air France et KLM dans un environnement de marché qui nécessite des partenariats solides. “Nous voulons continuer avec Air France et nous ne demandons pas un divorce”, a-t-il dit. “Mais sans une solution rapide nous devons penser à un plan B. L’un des scénarios auquel on peut penser est un rachat de KLM par un autre partenaire, comme Delta”, a-t-il poursuivi. KLM et Delta Air Lines sont membres de l’alliance Skyteam, comme Air France. Depuis le début de l’année, la valeur boursière du groupe a fondu de plus de 46% pour tomber à un peu plus de trois milliards d’euros seulement, contre près de 12 milliards pour l’allemand Lufthansa.

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Dans le Figaro,  on indique que le mouvement SNCF s’essouffle en se fondant sur la baisse de participation qui affecte cependant encore 66% des conducteurs (dans les faits plus de 80% avec ceux qui sont en repos). . Les autres cheminots comme c’est la tradition laissent les roulants conduire le mouvement. Ce qu’explique deux spécialistes des mouvements sociaux : Bernard Vivier (directeur de l’Institut supérieur du travail)  et Christian Chevandier – professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre dans une  interview au quotidien.

 

 

D’après les chiffres de la SNCF, la mobilisation des cheminots diminue tendanciellement depuis le début du mouvement. Pourquoi?

Bernard Vivier - Il y a deux explications. Tout d’abord, l’opinion publique n’est pas massivement derrière les grévistes, à l’inverse de la grève de 1995. L’opinion publique approuve plutôt la nécessité de cette réforme, ce qui joue sur la mobilisation des cheminots. Deuxièmement, la mobilisation a été décidée par la CGT et à part le syndicat SUD, personne ne s’y est joint. Il n’y a pas de vraie coordination syndicale.

Christian Chevandier - Si on se place d’un point de vue historique, la participation à un mouvement social régresse toujours au bout d’un moment. Le premier point, c’est que chaque jour de grève coûte de l’argent aux cheminots et qu’il leur reste moins pour la part de leur budget qui n’est pas incompressible. Cependant, depuis la fin du 19ème siècle, on nous explique à chaque mouvement social: ‘Il est impopulaire et il est sur le point de s’arrêter’. Mais cela ne se vérifie pas toujours. Il y a aussi la bataille de l’opinion publique à gagner, le gouvernement y est très attaché, comme c’était le cas sous Sarkozy ou Hollande.

«Il y a une forte solidarité entre les cheminots, c’est une profession qui se sent attaquée»

Christian Chevandier (historien, spécialiste des mouvements sociaux)

Le mouvement peut-il vraiment tenir sur la durée, notamment si la grogne de l’opinion publique monte?

Bernard Vivier - La stratégie de la CGT, c’est de faire le maximum de perturbation avec peu de moyens. L’enjeu, c’est d’installer le mouvement dans la durée. À cet égard, la bataille de l’opinion publique est primordiale. Jusque-là, les Français ont fait le dos rond et ont trouvé des solutions, comme le covoiturage ou le télétravail, qu’il n’y avait pas il y a dix ans mais cela n’a pas réglé tous les problèmes. Les voyageurs sont fatigués et voient que cette grève leur cause des soucis pour aller au travail. On ne sait pas comment l’opinion peut évoluer mais à un moment donné elle pourrait être tentée de dire au gouvernement: ‘Dépêchez-vous de réformer, nous, on veut voyager’».

Christian Chevandier - Il est difficile de dire dans quelle mesure le mouvement va se poursuivre. Il faut en tout cas avoir en tête qu’il y a une très forte solidarité entre les cheminots car c’est une profession qui se sent attaquée. Tous les groupes sociaux réagissent de cette manière mais il y a une spécificité les concernant. Le métier de cheminot est dangereux et il peut y avoir des accidents: cela nécessite de l’entraide et de la solidarité. Il est intéressant de noter que les cheminots qui manifestent actuellement ne sont pas concernés par la fin du statut (NLDR: la SNCF n’embauchera plus au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020), ce qui montre que la solidarité fait partie de leur identité professionnelle. Si une grande majorité du pays devient hostile au mouvement, cela risquerait d’être fatal aux cheminots à terme mais pourrait aussi entraîner un durcissement de la mobilisation. Ce qui sera aussi essentiel à mon avis, c’est ce qui va se passer au niveau de la région parisienne, notamment avec le RER. Une grève qui durerait longtemps pourrait faire jouer le rapport de force en faveur d’une négociation accélérée et d’un règlement rapide du conflit. La situation est très complexe et on ne sait pas sur quoi elle peut déboucher.

Hulot : affaibli politiquement sort quand même de son silence

Hulot : affaibli politiquement sort quand même de son silence

 

 

Nicolas Hulot a sans doute voulu montré qu’il était encore ministre de l’environnement en accordant une interview au Figaro. Pour dire beaucoup de banalités et relativiser le développement de la politique nucléaire. Très affaibli par ses différentes affaires, la découverte de son busines de l’écologie qui lui a parmi d’accumuler une  fortune, par des dissimulations de patrimoine et par des accusations d’agression contre les femmes Hulot faisait profil bas depuis des semaines. Pour se sortir de cette sale passe, il a besoin de l’appui du gouvernement et de Macron (de la justice aussi). Il ne peut donc prendre le contrepied de la politique de ce gouvernement. Du coup, il phantasme un peu en considérant que la fermeture éventuelle de Fessenheim sera le début du processus.  En espérant l’annonce d’autres fermetures mais sans remettre e cause son renoncement au mix énergétique reporté à 30 ou 40 ans. Il se met à douter de la mise en service de Flamanville et très timidement conteste l’urgence de nouveaux réacteurs nucléaires dont la création a été annoncée par Macron. Bref, il slalome entre ses convictions et les contradictions de la politique nucléaire du gouvernemenet. Il prend aussi de Lecornu  son secrétaire d’Etat, ambitieux et opportuniste,  qui  mange actuellement uen partie de son portefeuille ministériel. “Je souhaite qu’il y ait dans ce quinquennat une programmation des prochaines fermetures, la PPE (ndlr, programmation pluriannuelle de l’énergie) nous dira précisément quand et comment, ne préemptons pas le débat. Fessenheim doit être le début de quelque chose, d’un mouvement irréversible”, déclare-t-il au journal. Il se refuse à donner un calendrier à l’objectif de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, après l’abandon de l’échéance initiale de 2025. “On va débattre du tempo, s’entendre sur un calendrier qui ne soit pas utopique mais exigeant”, dit-il. La Programmation pluriannuelle de l’énergie doit donner lieu à un débat public, envisagé dès ce trimestre, ainsi qu’à une version initiale prévue avant la fin du mois de juin. Face aux propos d’Emmanuel Macron, qui avait estimé en février qu’il n’y avait “pas de tabou sur le sujet” de possibles ouvertures de réacteurs supplémentaires, Nicolas Hulot estime pour sa part: “Ce n’est pas l’urgence. Attendons aussi de voir ce qui se passe pour l’EPR de Flamanville. Sans avoir de préjugés, je note que la démonstration probante des promesses données n’est pas faite.” Le ministre promet qu’il se rendra à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui doit être démantelée, et sur le site du projet contesté d’enfouissement nucléaire de Bure (Meuse), contre lequel il a un temps milité. Hulot parle aussi de son  secrétaire d’Etat, l’ambitieux et opportuniste Lecornu mange actuellement uen partie de son portefeuille ministériel.  Seul le secrétaire d’Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu s’y est pour le moment rendu, et a annoncé mercredi la tenue d’un nouveau débat sur l’avenir des déchets nucléaires. “Il est un formidable défricheur de dossiers et j’en ai besoin! Cela ne veut pas dire que je me dédouane, ni que je me défausse sur lui”, déclare Nicolas Hulot, qui appelle à débattre du sujet dans un cadre “apaisé, sans tabou”. Le ministre de la Transition assure en outre qu’EDF est “prête à faire cette révolution culturelle” vers les énergies renouvelables. “EDF doit aller dans le sens de l’histoire, mais il n’est pas question de lui faire brûler les étapes”, ajoute-t-il. Autant dire que Hulot ménage sérieusement EDF et son programme nucléaire.

« Quand on veut tout faire trop vite, on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

« Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries » (Mailly, FO)

L’activisme réformateur du gouvernemenet  inquiète Mailly le  patron de FO.  « Trop d’ordonnances ça peut tuer le malade », a ironisé M. Mailly sur Franceinfo, pointant « à la fois un problème de méthode et un problème de fond ». » « Quand on veut tout faire trop vite,  on risque de faire des conneries ;  « On ne nous a jamais parlé d’ordonnances sur la SNCF », a-t-il affirmé, estimant que le gouvernement a la « tentation de vouloir passer en force et de confondre vitesse et précipitation ». « Sur un dossier comme celui-là, il pourrait prendre le temps d’une véritable consultation », a-t-il ajouté, rappelant qu’ »il y a des lignes rouges », notamment la question du statut des cheminots.  Le statut n’est pas à l’origine de « tous les pépins qu’il y a régulièrement gare Montparnasse ou ailleurs », a-t-il relevé. FO, non représentatif à la SNCF, a appelé à une journée de manifestation le 22 mars, aux côtés de la CGT et de SUD rail.

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

« Ce que doit faire Macron » (Moscovici, qui ne l’a pas fait quand il était ministre de l’économie)

 

Il faut être vraiment culotté ou bien être affecté d’une insuffisance de mémoire pour que Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et ancien ministre socialiste des finances,  donne des conseils à Macron en matière de déficit budgétaire. On ne peut pas dire que Moscovici ait beaucoup marqué son temps pour réduire de manière significative les dépenses de la France quand il était en charge des finances. En bon énarque,  il n’a pas voulu bousculer la bureaucratie. En fait,  les propos moralisateurs de Moscovici sont destinés autant à Macron qu’aux Etats européens en vue  d’influencer la succession prochaine du sulfureux luxembourgeois Juncker, président de l’union économique. Un poste que convoite Moscovici qui doit évidemment plaire aux gouvernements qui pratiquent  l’orthodoxie budgétaire notamment l’Allemagne. D’ailleurs son discours pourrait être celui de Merkel : « Emmanuel Macron veut être (…) le leader en Europe et pour être le leader en Europe, il faut montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle cette question des déficits structurels, cette question de la maîtrise de la dépense publique, cette question de la gestion moderne de l’Etat qui prépare l’avenir, c’est une question tout à fait essentielle si on veut en effet transformer le pays », a déclaré Pierre  Moscovici, interrogé au Grand Rendez-vous d’Europe 1-Cnews-Les Echos, en appelant la France à ne pas s’arrêter une fois passée sous la barre des 3% du PIB. 3% ce n’est pas une cible, c’est une limite absolue et nos règles de déficit public dessinent un chemin qui doit aller vers une réduction très forte des déficits », a souligné l’ancien ministre socialiste, se réjouissant que la France « quitte le bonnet d’âne », mais ajoutant que « la moyenne des déficits dans la zone euro n’est pas à 2,8%, n’est pas à 2,7%, elle est à 0,9% ». « La France va mieux, elle va mieux sur le plan de ses déficits, elle va mieux sur le plan de sa croissance,  et elle va mieux du point de vue de ses déséquilibres », a estimé le commissaire européen. « Mais la France doit viser très haut, la France doit viser la première place. » Moscovici lui aussi vise la première place, celle de président de la commission européenne. Un poste qui pourrait lui revenir car la France comme l’Allemagne non ne sont pas décidés à désigner un responsable à forte personnalité ; du coup,  le profil de technocrate mou de Moscovici pourrait convenir aux deux parties qui veulent bien renforcer l’union européenne mais ne pas abdiquer leurs souverainetés.

 

Prélèvement à la source: une année blanche en 2018 mais des impôts quand même

Prélèvement à la source: une année blanche en 2018 mais des impôts quand même

 

Certains avaient peut-être espérer une année complètement blanche pour l’impôt sur le revenu, une illusoire suppression de l’impôt.  en 2018 ans,  cette l’imposition reposera sur les revenus de 2017. Par contre en 2019 l’imposition reposera sur les 2019. En clair les Français paieront toujours des impôts mais on ne tiendra pas compte des revenus perçus en 2018 que s’ils ont notoirement augmenté. Conclusion,  tout cela ne va pas changer  et l’année blanche sera relativement virtuelle car l’administration fiscale va surveiller de très prés les effets d’aubaine (augmentation sensible des revenus 2018) afin de les imposer. Ceci vaut pour tous les français salariés, retraités, indépendants. Seuls quelques éléments assez accessoires de 2018 (primes notamment) pourraient échapper à l’impôt.

Le calendrier :

>> Printemps 2018: les contribuables déclarent leurs revenus de 2017. L’administration leur communique alors leur taux de prélèvement. Les membres d’un même foyer fiscal peuvent choisir un taux individualisé. Par défaut, le taux sera le même pour les deux conjoints.

>> Été 2018: l’avis d’imposition est envoyé par l’administration.

>> Automne-hiver 2018: le fisc envoie le taux de prélèvement des contribuables à leur employeur. S’ils le désirent, ce taux peut être affiché sur la fiche de paie dès le mois d’octobre, à titre informatif.

>> Janvier 2019: l’impôt sur le revenu est prélevé directement sur le salaire, avec mention sur la fiche de paie.

>> Printemps 2019: les contribuables déclarent leurs revenus de 2018 (sur lesquels ils ne seront pas imposés hors revenus exceptionnels). L’administration leur communique alors leur nouveau taux de prélèvement, applicable dès le mois de septembre.

Notre-Dame-des-Landes Les Français partagés mais quand même opposés

Notre-Dame-des-Landes  Les Français partagés mais quand même opposés  

 

Un sondage qui montre que le recours au referendum pour des grands projets  n’est pas forcément un facteur de cohérence et de démocratie. D’ailleurs les Français eux-mêmes montrent qu’ils sont assez partagés. Si l’on devait sur chaque projet procéder par référendum ce serait sans doute soit la paralysie, soit la contradiction totale. Cela d’autant plus que la problématique est complexe.  En ce qui concerne Notre-Dame des Landes, il faut intégrer des éléments de politique des transports, de développement local, d’urbanisme et d’environnement notamment. En fait pour  Notre-Dame des Landes la préoccupation première des responsables était surtout de récupérer les terrains libérés  par l’actuel aéroport en vue d’une immense opération d’urbanisme, la problématique transport surtout apprécié du point de vue intermodal vient en second lieu. On ne doit pas oublier non plus les dimensions politiques à fin d’éviter le départ de Nicolas Hulot du gouvernement qui pour Macron constitue sa caution écolo.  D‘après une enquête Elabe, 40% des Français sont opposés à la construction d‘un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes et 27% y sont favorables et on compte 33% d‘indécis. C’est  est le “signe de la complexité et de la méconnaissance d‘un dossier local ayant pris une ampleur nationale ”dit Elabe Cette enquête a été réalisée en ligne les 12 et 13 décembre derniers auprès d‘un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française.

Nicolas Hulot : à quand le départ ?

Nicolas Hulot : à quand le départ ?

 

La question n’est sans doute pas de savoir si Nicolas Hulot va un jour quitter le gouvernement mais quand. Il s’interroge d’ailleurs lui-même sérieusement après avoir effectué une enquête d’opinion sur le sujet.  Certes, Nicolas Hulot reste encore l’un des plus populaires dans le gouvernement mais cette popularité doit beaucoup à son ancienne image médiatique et surtout à sa grande discrétion pour ne pas dire son immobilité. Par exemple il ne sait absolument pas positionné sur le dossier nucléaire, même sur la fermeture de Fessenheim ou  le lancement de Flamanville. Idem pour  Notre dame des landes. Autant de dossiers sensibles qu’il évite d’aborder et qu’il tente de masquer avec quelques mesures gadgets. Il faut dire que Nicolas Hulot traîne comme un boulet le mode de financement de ses sociétés et associations largement financées par de grandes entreprises comme EDF soutenues par TF1 et qui lui ont permis d’accumuler la plus grosse fortune du gouvernement (autour de 200 millions). Pour masquer son inutilité, voir son incompétence, Nicolas Hulot agite le gadget par exemple des éoliennes ou la taxation de telle ou telle activité polluante du point de vue environnementale. Nicolas Hulot ne sert à peu près à rien sauf à Macon auquel il apporte une caution écolo. Exemple, les  « Etats généraux de l’alimentation » (EGA)  dont il a été pratiquement écarté et confiés à Stéphane Travert, arrivé en juin à la faveur du premier remaniement gouvernemental. « Il y a une telle dissension avec Travert qu’il n’arrive pas à communiquer avec lui, renchérit auprès du Monde Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France. C’est d’autant plus dur que les EGA étaient son idée, il y a une frustration personnelle de Hulot dans ce dossier. » Même chose pour le CETA accord commercial entre l’union économique et le Canada qui va remettre en cause nombre de normes européennes de santé et d’environnement même si Macron affirme le contraire. Bref Nicolas Hulot ne cesse d’avaler des couleuvres consciemment ou inconsciemment.

Nicolas Hulot : à quand le départ ?

Nicolas Hulot : à quand le départ ?

 

La question n’est sans doute pas de savoir si Nicolas Hulot va un jour quitter le gouvernement mais quand. Il s’interroge d’ailleurs lui-même sérieusement après avoir effectué une enquête d’opinion sur le sujet.  Certes, Nicolas Hulot reste encore l’un des plus populaires dans le gouvernement mais cette popularité doit beaucoup à son ancienne image médiatique et surtout à sa grande discrétion pour ne pas dire son immobilité. Par exemple il ne sait absolument pas positionné sur le dossier nucléaire, même sur la fermeture de Fessenheim ou  le lancement de Flamanville. Idem pour  Notre dame des landes. Autant de dossiers sensibles qu’il évite d’aborder et qu’il tente de masquer avec quelques mesures gadgets. Il faut dire que Nicolas Hulot traîne comme un boulet le mode de financement de ses sociétés et associations largement financées par de grandes entreprises comme EDF soutenues par TF1 et qui lui ont permis d’accumuler la plus grosse fortune du gouvernement (autour de 200 millions). Pour masquer son inutilité, voir son incompétence, Nicolas Hulot agite le gadget par exemple des éoliennes ou la taxation de telle ou telle activité polluante du point de vue environnementale. Nicolas Hulot ne sert à peu près à rien sauf à Macon auquel il apporte une caution écolo. Exemple, les  « Etats généraux de l’alimentation » (EGA)  dont il a été pratiquement écarté et confiés à Stéphane Travert, arrivé en juin à la faveur du premier remaniement gouvernemental. « Il y a une telle dissension avec Travert qu’il n’arrive pas à communiquer avec lui, renchérit auprès du Monde Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France. C’est d’autant plus dur que les EGA étaient son idée, il y a une frustration personnelle de Hulot dans ce dossier. » Même chose pour le CETA accord commercial entre l’union économique et le Canada qui va remettre en cause nombre de normes européennes de santé et d’environnement même si Macron affirme le contraire. Bref Nicolas Hulot ne cesse d’avaler des couleuvres consciemment ou inconsciemment.

Fillon : pas de zig zag mais du slalom quand même

Fillon : pas de zig zag mais du slalom quand même

Lors de ses vœux,  François Fillon a tenté de rassurer à propos de sa radicalité   »Je vais riposter, m’expliquer, préciser mes objectifs, les compléter, mais pas de zigzags », a-t-il affirmé, alors qu’il a déjà expurgé son plan de réforme du système de santé d’un de ses chapitres les plus controversés – la modulation des remboursements entre « gros » et « petits » risques. L’ex-premier ministre de Sarkozy actuellement en difficulté dans les sondages se voit contraint d’afficher une détermination sans faille par rapport à son programme initial tout en apportant des accommodements sur des orientations surtout taillées pour la primaire de la droite et qui peinent  à convaincre un public plus large. Si les accommodements sont trop importants, le risque est d’apparaître pour un faux dur, inversement s’il ne modifie pas ses propositions initiales son programme est peu susceptible d’atteindre les couches moyennes et populaires. La marge de manœuvre est donc étroite. Fillon se doit de réagir car la menace Macron se précise. Un Macron  qui se situe maintenant à peu près à égalité avec Fillon et surtout qui se situe dans une dynamique positive. Pour se démarquer comme Macon, Fillon se déclare lui aussi candidat hors système. Curieux pour un responsable qui vit de la politique depuis une quarantaine d’années et qui n’a jamais travaillé ailleurs. Son attaque contre le microcosme paraît donc assez désuète.  L’ancien Premier ministre, dont la cote marque le pas dans les sondages, a de nouveau mis en garde contre « les grilles de lecture du microcosme » face à « l’insondable » : une « France silencieuse et fiévreuse ». « La radicalité et la franchise de mon projet m’exposent aux critiques et aux caricatures de ceux qui sont mous et flous. » « Quels brevets nos adversaires ont-ils pour jouer les professeurs d’économie, les sauveteurs de notre modèle social ou les vigies de la République? Aucun! », a-t-il lancé en visant les socialistes, qui ont selon lui rendu la France « inaudible » en Europe. François Fillon a confirmé qu’il se rendrait le 23 janvier à Berlin pour parler Europe avec Angela Merkel. Se moquant de la primaire de la gauche – « la course à celui qui dépensera le plus, qui réformera le moins »  De l’ex-Premier ministre Manuel Valls, candidat à la primaire de la gauche, il critique « les dérives ». Emmanuel Macron? Il pose un oeil vigilant mais serein sur un candidat qui « dit des choses générales et sympathiques, mais ne s’avance pas plus. C’est pour cela qu’il plaît », balaye-t-il. Thierry Solère, porte-parole du candidat, explique que l’état-major ne sous-estime pas l’ancien ministre de l’Economie « qui est capable de prendre des voix sur la droite ». « On ne le prend pas à la légère : il y a une bulle, va-t-elle éclater? » Quant à François Bayrou, François Fillon juge « ridicule » ses attaques contre l’affirmation de ses convictions chrétiennes et rejette tout marchandage. « Je n’échangerai pas des morceaux de programmes contre des circonscriptions », dit-il. « Il y a des circonscriptions qu’on peut négocier, pas mon programme », a-t-il souligné. Un programme dont il admet qu’il devra être enrichi sur des sujets tels que l’environnement, l’organisation territoriale, les banlieues, la culture. Bref il y a encore du travail pour François Fillon !

Europe : des mécontents qui veulent quand même demeurer dans l’UE

Europe : des mécontents qui veulent quand même demeurer dans l’UE

 Il est clair que nombre d’européen sont mécontent du fonctionnement de l’union européenne ; pour autant ils n’envisagent pas de sortir de l’organisation commune. Le mécontentement doit évidemment   à la relative inefficacité de l’UE en matière de croissance et d’emploi mais aussi dans le domaine de la sécurité, de la défense et de la politique étrangère. Se mêlent aussi à ces insatisfactions une crise plus générale de la démocratie qui concerne le monde entier. Du coup, les insatisfactions nationales, européennes et mondiales s’ajoutent de manière interactive et nourrissent l’idée que le repliement es t la solution pour certains. Ceci étant une majorité se dégage pour le maintien au sein de l’UE. Un sorte de sagesse sans doute car le populisme qui alimente le nationalisme est beaucoup moins rassurant qu’une Europe certes défaillante mais quand même plus pertinente que le repli sur des espaces plus réduits qui conduiraient à la catastrophe économique.  Les électeurs européens sont donc critiques sur l’avenir de leur pays mais ne semblent pas près d’imiter les Britanniques dans leur sortie de l’Union européenne, révèle un sondage WIN/Gallup International publié jeudi 29 décembre. Selon cette enquête menée en ligne auprès de 14 969 Européens, le soutien apporté au bloc européen reste bien supérieur à 60 % en France, en Italie ou en Allemagne, malgré un mécontentement prononcé. Près de 90 % des Grecs interrogés estiment que leur pays va dans la mauvaise direction, comme 82 % des Français, 79 % des Italiens et 62 % des Allemands. Une minorité d’électeurs affirme être prête à voter pour une sortie de l’UE : 36 % des sondés s’y disent favorables en moyenne sur les quinze pays européens étudiés (dont le Royaume-Uni), un chiffre en légère augmentation par rapport à 2015 (33 %). En Allemagne, en France et en Belgique, la part des sondés favorables à une sortie de l’Union a diminué par rapport à l’année dernière. En Finlande et en Grèce, cette part a au contraire augmenté, passant respectivement de 29 à 40 % et de 38 à 46 %. « L’année 2016 a vu les fondations de l’UE sévèrement ébranlées », estime Johnny Heald, directeur du cabinet d’études ORB International, chargé du sondage au Royaume-Uni. « Ce qui ressort c’est l’opinion écrasante des citoyens européens que leur pays va dans la mauvaise direction – très remarquable en Grèce et en France – ce qui prépare un terrain fertile aux partis populistes de droite ».  En moyenne, 60 % des sondés déclarent souhaiter moins de migrants et de réfugiés dans leur pays.  

Manif policiers : à quand la réforme pénale ?

Manif  policiers : à quand la réforme pénale ?

En dépit des menaces du gouvernement- désormais relative- compte de tenue de l’ampleur du mouvement– les policiers multiplient les manifestations. En cause l’insuffisance de moyens matériels et humains mais surtout une colère contre l’impunité dont bénéficient nombres de délinquants. De toute évidence les sanctions prises ne sont pas à la hauteur des enjeux. De ce point de vue une réforme du code pénal est urgente pour protéger les policiers mais d’une façon plus globale tous les représentants de l’État. Selon le syndicat Alliance, les policiers attendent « une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes ». Interrogé par le JDD, Daniel Chomette, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP-Police FO, détaille leurs demandes, à savoir la « tolérance zéro pour chaque atteinte verbale ou physique » visant les forces de l’ordre, ce qui signifie « une réponse judiciaire systématique (…) ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », estime-t-il. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, on banalise les outrages. Or, quand on insulte un policier, on piétine la République. » Les syndicats demandent également que les atteintes physiques sur les forces de l’ordre fassent « l’objet d’une application stricte de la mesure la plus élevée prévue par le Code pénal ». Voilà pour les mesures déjà existantes. Parmi les nouveautés, Daniel Chomette précise que son syndicat demande la mise en place de « l’incrimination collective », à savoir la même condamnation pour tous les individus ayant agi en « bande organisée », quel que soit leur degré de responsabilité. Une disposition qui n’existe pas dans le Code pénal aujourd’hui. Enfin, ils demandent l’anonymisation des procédures pour que les noms des policiers ne figurent plus dans les procès verbaux. Ils proposent d’y inscrire à la place le numéro de matricule, précise le syndicaliste, évoquant « de nombreux cas » de policiers ou de familles ayant subi des intimidations de la part de personnes impliquées dans une procédure. Le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé le soutien du gouvernement aux forces de l’ordre et promis de « poursuivre sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre ». Selon le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, François Hollande a réaffirmé son « soutien » aux forces de l’ordre et appelé « au dialogue » avec les syndicats. De son côté, Bernard Cazeneuve, a dit « comprendre l’exaspération » des policiers. Pour autant le gouvernement   ne semble pas encore disposer à renforcer la protection avec des sanctions adaptées à l’insécurité dont sont victimes policiers et représentants de l’État.

Amélioration du moral des investisseurs dans la zone euro : jusqu’a quand ?

Amélioration du moral des investisseurs dans la zone euro : jusqu’a quand ?

 

Une hirondelle ne fait pas le printemps pourtant les bonnes nouvelles du premier trimestre suffisent pour faire remonter le moral des investisseurs. À cela s’ajoute les éléments de langage rassurant de la part  de la banque centrale européenne quant à sa politique accommodante. Une remontée de moral mais jusqu’à quand ? C’est la question car depuis avril en Europe mais aussi ailleurs aux États-Unis en Grande-Bretagne ou encore au Japon on a enregistré un tassement de l’activité qui pourrait affecter les résultats du second trimestre. Du coup lorsque ces chiffres seront connus il se pourrait que le moral des investisseurs se tasse également. Les investisseurs comme nombre d’experts adoptent en effet souvent un comportement moutonnier. Le moral des investisseurs et des analystes dans la zone euro a atteint ce mois-ci son meilleur niveau de 2016.  Son indice de confiance du Sentixa atteint 9,9 contre 6,2 en mai alors que les économistes interrogés par Reuters le prévoyaient en moyenne à 7,0. « La tendance baissière qui avait accéléré en début d’année semble avoir été stoppée », a déclaré le directeur du Sentix, Manfred Hübner, dans un communiqué. Les investisseurs, a-t-il expliqué, ont été rassurés par de récents indicateurs robustes et par la communication de la Banque centrale européenne qui vient de relever ses prévisions de croissance et d’inflation pour cette année, sans exclure pour autant de nouvelles mesures de relance monétaire. L’amélioration des conditions économiques dans les marchés émergents et la stabilisation des cours du pétrole constituent aussi des facteurs positifs, a-t-il ajouté. Le sous-indice mesurant la perception des conditions actuelles par les investisseurs a progressé à 9,8 contre 7,0 en mai, et celui sur leurs anticipations est passé de 5,5 à 10,0.

 (Avec AFP)

Fed : une hausse des taux mais on ne sait plus quand !

Fed : une hausse des taux mais on ne sait plus quand !

À défaut de bons résultats concernant l’emploi et l’inflation, la Fed a choisi de pratiquer l’incantation en espérant qu’une amélioration de la situation justifiera le moment venu un relèvement des taux. Mais un relèvement des taux dont la date paraît de plus en plus floue. Pas étonnant avec les chiffres très décevants concernant l’emploi de mai le tassement de la croissance aux États-Unis devrait ce confirmer « Je perçois de bonnes raisons de penser que les forces positives portant la croissance de l’emploi et une inflation plus élevée continueront de supplanter celles qui sont négatives. En conséquence, je pense que l’expansion de l’économie se poursuivra, que le marché de l’emploi s’améliorera encore et que le PIB croîtra avec modération », a-t-elle dit. Contrairement à ce qui était encore prévu par la banque fédérale américaine (Fed) et nombre d’experts il est vraisemblable qu’on n’assistera pas un relèvement des taux ni en juin ni en juillet et peut être pas du tout en 2016. En cause le tassement économique mondial qui désormais pèse aussi sur les États-Unis et se traduit notamment par des chiffres très médiocres concernant la création d’emplois. En effet on attendait de l’ordre de 160 000 emplois en plus en mai à leur qu’il semble que seulement 38 000 emplois ont été créés,  chiffres qui pourraient être encore révisés à l baisse.  L’économie américaine a créé au mois de mai le plus faible nombre d’emplois depuis plus de cinq ans, un chiffre qui souligne certaines faiblesses du marché du travail et pourrait dissuader la Réserve fédérale de relever ses taux d’intérêt dans un avenir proche. Le département du Travail n’a recensé que 38.000 créations de postes le mois dernier après 123.000 (révisé) en avril. Le chiffre de mai est le plus faible depuis septembre 2010.Les chiffres des deux mois précédents ont été revus à la baisse de 59.000 au total. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 164.000 créations de postes pour le mois dernier après les 160.000 annoncées initialement pour avril. En baisse comme l’ont été ceux des deux mois précédents. Rageants, la Fed avait adressé ces dernières semaines des signaux donnant au marché le sentiment qu’elle allait resserrer sa politique ce mois-ci ou le suivant. La statistique de vendredi est l’un des derniers indicateurs majeurs publiés avant la prochaine réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine, qui se tiendra les 14 et 15 juin. « Ces chiffres de l’emploi sont assez désastreux », a commenté Gennadiy Goldberg, responsable de la stratégie de taux chez TD Securities. « Pour juin, c’est mort. L’hypothèse n’est plus sur la table. La Fed voudra des chiffres plus propres avant de relever ses taux. » La présidente de la Fed, Janet Yellen, a déclaré la semaine dernière que l’institution devrait relever ses taux « dans les mois à venir » si la croissance économique accélérait comme prévu et que des emplois continuaient d’être créés. La statistique a été pénalisée par le secteur de la production des biens, qui inclut les mines, l’activité manufacturière et la construction. Quelque 36.000 emplois y ont été supprimés, le chiffre le plus élevé depuis février 2010. Le salaire horaire moyen, indicateur surveillé de près par la Fed, a augmenté de seulement cinq cents, soit 0,2%. Il affiche sur un an une hausse de 2,5%, comme le mois dernier, alors que les économistes estiment qu’une hausse de 3% à 3,5% du salaire moyen est nécessaire pour porter l’inflation vers l’objectif de 2% visé par la Fed.

(Avec Reuters)

Antiterrorisme: à quand le registre européen des passagers aériens ?

Antiterrorisme: à quand   le registre européen des passagers aériens ?

 

 

Sitôt après les événements du 11 septembre les États-Unis ont adopté le registre commun des passagers aériens pour éventuellement enquêter sur ceux qui pourraient être suspectés  d’actes de terrorisme. En Europe par contre on continue d’ergoter au nom des libertés individuelles. Manuel Valls a donc  nouveau appelé mardi le Parlement européen à adopter rapidement, après les attentats de Bruxelles, le registre européen des passagers aériens, dit «PNR», malgré l’hostilité de parlementaires européens, de gauche notamment, à l’encontre de cet outil de l’antiterrorisme. «A mon tour, je le dis: il est temps de l’adopter. Et je dis notamment aux groupes socialiste et écologiste du Parlement européen: chacun doit prendre ses responsabilités», a dit le Premier ministre devant les députés français à l’Assemblée nationale. «Le gouvernement de la France a besoin du soutien du Parlement européen, de tous. On a assez perdu de temps sur cette question», a déploré M. Valls. Lors de la même séance de questions, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait jugé «irresponsable» de «retarder le vote sur la mise en place du PNR, car sans ce vote nous ne serons pas en situation de protéger l’Europe face au risque terroriste». Le Parlement européen ne devrait pas adopter avant avril au plus tôt le PNR («Passenger Name Record»), qui désigne les informations fournies par les passagers aux transporteurs aériens, qui auront l’obligation de les transférer aux Etats membres concernés par un vol, lesquels devront ensuite les partager avec les autres. Ce report du vote européen, initialement espéré au début de l’année, est dû aux groupes socialistes, libéraux et Verts

Déchéance de nationalité : quand François Hollande va-t-il enfin faire son travail de président ?

Déchéance de nationalité : quand François Hollande va-t-il enfin faire son travail de président ?

Pour tout dire, ce qui caractérise actuellement le débat sur la déchéance de nationalité c’est à la fois l’incompréhension et la pagaille la plus totale. Incompréhension évidemment de l’opinion publique qui ne comprend plus rien aux multiples versions de la modification constitutionnelle. On ne sait toujours pas si cette déchéance de nationalité concernera uniquement les binationaux ou tous les Français, c’est au moins la cinquième fois que le gouvernement change sa formulation. En fait c’est le flou complet  à gauche comme à droite. La troupe des frondeurs grossit et un quart des députés socialistes pourrait bien ne pas voter la proposition de François Hollande. Même chose à droite où cette question a permis de faire émerger un groupe de frondeurs dont Fillon tente de prendre la tête. Non pas tellement à propos de la question de la déchéance mais pour nuire à Sarkozy et dans la perspective de la primaire bref comme aurait dit De Gaulle : c’est la chienlit dans les partis politiques. On attendrait donc que François Hollande fasse enfin son travail et qu’il tape sur la table. Il serait temps qu’ils réunissent les principaux leaders des formations politiques pour les contraindre à se prononcer clairement. Ou bien François Hollande doit se décider à organiser un référendum sur la question si les divisions politiciennes empêchent tout accord au congrès. Au lieu de cela Le gouvernement a bidouillé avec les exigences du plus grand nombre, à gauche comme à droite, pour s’assurer du vote d’au moins 555 parlementaires, seuil minimum requis au Congrès pour modifier la Constitution.

Air France : plus de plan B mais des diminutions d’effectifs quand même

Air France : plus de plan  B mais des diminutions d’effectifs quand même

es changements sont intervenus à Air France qui abandonne son plan B mais il faudra prévoir quand même des réductions d’effectifs, autour de 1000 en  2016. Ces réductions d’effectifs ne se  traduiront pas par des licenciements secs mais par des non remplacements de  départs en retraite. En outre Air France a décidé de renforcer sa flotte. D’une certaine manière Air France a modifié sa politique sociale en changeant assez nettement la tonalité de ces rapports  avec les représentants du personnel notamment ceux des pilotes. La seconde raison de ce changement d’attitude tient aussi à l’environnement économique du secteur aérien. La baisse du prix du carburant a redonné de ce point de vue de  sérieuses marges de compétitivité à l’ensemble du secteur. Il reste cependant qu’ Air France souffre encore d’un déficit de compétitivité et que sa progression se situe en recul par rapport à l’évolution générale du trafic . Air France a annoncé vendredi que sa flotte long-courrier rattraperait en 2019 son niveau de 2014, refermant la parenthèse de son « plan B » de l’automne dernier qui prévoyait au contraire un recul de son activité. La filiale d’Air France-KLM, adoptant une approche plus consensuelle avec les syndicats après une année 2015 tourmentée, a promis de lâcher du lest sur des demandes d’efforts au personnel dans un contexte moins tendu pour le trafic aérien, notamment grâce à la baisse des prix du pétrole. La compagnie française reste toutefois en décalage avec les perspectives de croissance du trafic international, déjà en hausse de 6,8% en rythme annuel sur janvier-novembre 2015, selon l’Association internationale du trafic aérien (Iata). « Nous avons aujourd’hui la possibilité de rendre les efforts plus progressifs et de les inscrire dans une perspective négociable de façon plus réaliste et plus pertinente », a déclaré Gilles Gateau, le nouveau directeur des ressources humaines nommé début janvier. L’ancien conseiller du Premier ministre Manuel Valls a fait un sort à certaines mesures défendues par son prédécesseur, qui avait vu sa chemise arrachée en octobre 2015 lors d’échauffourées en marge d’un comité central d’entreprise (CCE) présentant un « plan B » lesté de 2.900 suppressions de postes.  Air France propose de regarnir sa flotte long courrier qui devrait passer de 104 avions en 2017 à 107 en 2019, soit un niveau au final inchangé en cinq ans. Elle progressera ensuite encore pour atteindre 109 appareils en 2020. La nouveauté consiste à l’ajout de 16 Airbus A350 et 787 Boeing flambant neufs d’ici 2020, en partie compensé par la sortie de la flotte d’avions plus anciens. La flotte de la low cost Transavia France devrait, elle, atteindre 40 avions en 2020 contre 26 cette année.

Syrie : un accord de l’ONU inapplicable mais un accord quand même !

Syrie : un accord de l’ONU inapplicable mais un accord quand même

Ce n’est pas la première fois que l’ONU vote de manière unanime un accord inapplicable mais pour la Syrie c’est nouveau ;  en fait  pour résumer on a décidé de mettre en place un processus de transition politique à partir de janvier mais sans préciser quelles seront les forces concernées pour intégrer le gouvernement de transition. Sans préciser non plus le sort pourrait être réservé à Bachar El-Assad, si ce dernier devra être  éliminé dès la constitution de gouvernement de transition ou à l’issue d’une consultation démocratique enfin le concept même de cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien paraît assez illusoire quand on sait  que la plus grande partie du pays sera encore nécessairement en guerre notamment contre l’État islamique en janvier Pour la première fois en près de cinq ans de conflit, les 15 membres du Conseil de sécurité ont cependant adopté à l’unanimité, y compris la Russie, une résolution qui établit une feuille de route qui entérine un ambitieux plan de paix pour la Syrie. La résolution envisage que se tiennent « au début janvier » des négociations entre pouvoir et opposition pour mettre fin à quatre années et demi de guerre et que s’instaure simultanément un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien. En faite ce texte démontre une certaine bonne volonté de tous les membres de l’ONU mais acte aussi toutes les contradictions de sorte que compte tenue des réalités militaires sur le terrain et du flou artistique concernant l’avenir de Bachar El-Assad ce texte est pratiquement inapplicable. Pire s’il devait contribuer à prolonger et à renforcer le régime en place en Syrie, Bachar El-Assad pourrait sortir encore renforcer par la mise en œuvre de ce pseudo accord. De toute évidence les chancelleries ont encore des progrès à faire pour clarifier leur position et rendre l’hypothèse d’une transition politique envisageable. Pour le secrétaire d’Etat John Kerry, qui présidait la séance, ce texte « envoie un message clair à tous pour dire qu’il est temps de mettre fin aux tueries en Syrie ». Il s’est dit « sans illusions » sur la difficulté de la tâche mais a salué un « degré d’unité sans précédent » de la part des grandes puissances pour trouver une solution politique en Syrie.  »En janvier, nous espérons être en mesure d’appliquer un cessez-le-feu complet, ce qui veut dire plus de largages de barils d’explosifs, plus de bombardements, plus de tirs ni d’attaques d’un côté comme de l’autre ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué « la première résolution qui se concentre sur les moyens politiques de résoudre la crise. C’est un pas très important qui nous permet de progresser » vers une solution, a-t-il ajouté. Il a affirmé que les Nations unies « était prêtes » à jouer leur rôle pour organiser les négociations de paix et mettre en place et surveiller le cessez-le-feu. La résolution demande à l’ONU de préparer dans un délai d’un mois des « options » pour mettre en place un « mécanisme de surveillance et de vérification » du cessez-le-feu.  »Nous espérons être capable de le faire en janvier », a précisé prudemment le médiateur de l’ONU en Syrie, Staffan de Mistura, se voulant « réaliste » sur la complexité du processus. Le Conseil demande à l’ONU de « réunir des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition afin qu’ils entament des négociations formelles sur un processus de transition politique de manière urgente, avec pour objectif de commencer ces discussions au début janvier 2016″. Le Conseil « confirme son soutien au Communiqué de Genève » de juin 2012 sur une transition politique en Syrie et « entérine les déclarations de Vienne », qui prévoientt un gouvernement de transition dans les six mois, ainsi que des élections dans les 18 mois. La résolution précise que ce cessez-le-feu ne s’appliquera pas aux opérations contre les groupes extrémistes comme l’EI et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Elle appelle à « éliminer le sanctuaire qu’ils ont créé sur une grande partie » de la Syrie. Les rebelles et certains pays occidentaux accusent Moscou de bombarder surtout les positions des groupes s’opposant au régime et non celles de l’organisation djihadiste Etat islamique.

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