Archive pour le Tag 'qualité'

Inquiétudes sur la qualité de l’eau

Inquiétudes sur  la qualité de l’eau

Une très grosse majorité des Français se satisfont de l’eau du robinet mais s’interroge sur sa qualité. Selon le baromètre Kantar pour le Centre d’information sur l’eau 2023, 66 % des Français ne boivent que de l’eau du robinet mais les Français ne sont plus que 78 % à avoir confiance dans celle du robinet, contre 85 % en 2022.

 Malgré un repli significatif, l’eau du robinet inspire toujours confiance à près de 8 Français sur 10, selon le dernier baromètre Kantar pour le Centre d’information sur l’eau. À leur table, l’eau du robinet l’emporte : 66 % en boivent tous les jours, tandis que 48 % en consomment en bouteille quotidiennement et 72 % alternent.

Pourquoi cette érosion dans le taux de confiance des citoyens, qui est passé de 85 % en 2022 à 78 % l’an dernier ? Si les retraités demeurent très sereins, les plus jeunes, les 25-44 ans, se disent plus inquiets. « Près des trois quarts des Français sont convaincus que les ressources en eau sont polluées, une proportion en légère augmentation, fait-on remarquer au Centre d’information sur l’eau. Cette baisse dans l’appréciation de la qualité de l’eau du robinet se nourrit notamment des interrogations qui ont été constatées pour l’eau en bouteille.

 

Santé-La qualité sanitaire d’ eaux minérales en cause

La qualité sanitaire d’ eaux minérales en cause

Des bactéries, des micropolluants et des contrôles insuffisants : la qualité sanitaire des eaux du groupe Nestlé (propriétaire des marques Contrex, Hépar, Perrier ou Vittel, n’est pas garantie, selon une note de l’Anses remise au ministère de la Santé en octobre dernier et révélée ce jeudi 4 avril par Franceinfo et Le Monde .

L’analyse, conduite par le laboratoire d’hydrologie de Nancy à la demande des ARS Grand Est et Occitanie, où sont situées des sources et points de captage de Nestlé, a relevé «un niveau de confiance insuffisant concernant l’évaluation de la qualité des ressources notamment en ce qui concerne la variabilité des contaminations et leur vulnérabilité microbiologique et chimique».

Les experts évoquent de «multiples constats de contaminations d’origine fécale», avec des bactéries coliformes, Escherichia coli ou entérocoques dans les eaux brutes, mais aussi la «présence chronique notable de micropolluants». Ils ont notamment trouvé dans ces eaux en bouteille des PFAS, dits «polluants éternels», qui dépassaient sur certaines sources le seuil de 0,1 microgramme par litre autorisé pour l’eau minérale naturelle.

 

Mis en cause , Nestlé tente de rassurer. Le géant de l’agroalimentaire, propriétaire des eaux en bouteille Vittel, Perrier, Contrex et Hépar, a affirmé vendredi à l’AFP avoir « intensifié la surveillance » de ses forages français « sous le contrôle des autorités » pour garantir la qualité sanitaire de ses produits.

« On a intensifié la surveillance des forages sous le contrôle des autorités » et « chaque bouteille qui sort de nos sites peut être bue par les consommateurs en toute sécurité », a déclaré la présidente de Nestlé France, Muriel Lienau, dans un entretien avec l’AFP.

La qualité sanitaire d’ eaux minérales en cause

La qualité sanitaire d’ eaux minérales en cause

Des bactéries, des micropolluants et des contrôles insuffisants : la qualité sanitaire des eaux du groupe Nestlé (propriétaire des marques Contrex, Hépar, Perrier ou Vittel, n’est pas garantie, selon une note de l’Anses remise au ministère de la Santé en octobre dernier et révélée ce jeudi 4 avril par Franceinfo et Le Monde .

L’analyse, conduite par le laboratoire d’hydrologie de Nancy à la demande des ARS Grand Est et Occitanie, où sont situées des sources et points de captage de Nestlé, a relevé «un niveau de confiance insuffisant concernant l’évaluation de la qualité des ressources notamment en ce qui concerne la variabilité des contaminations et leur vulnérabilité microbiologique et chimique».

Les experts évoquent de «multiples constats de contaminations d’origine fécale», avec des bactéries coliformes, Escherichia coli ou entérocoques dans les eaux brutes, mais aussi la «présence chronique notable de micropolluants». Ils ont notamment trouvé dans ces eaux en bouteille des PFAS, dits «polluants éternels», qui dépassaient sur certaines sources le seuil de 0,1 microgramme par litre autorisé pour l’eau minérale naturelle.

Dégradation de la qualité des infrastructures d’après les Français

Dégradation de la qualité des infrastructures d’après les Français


Par suite sans doute des restrictions budgétaires tout autant que de la mauvaise gestion, des Français sont mécontents de la dégradation des infrastructures. Pourtant cette qualité constituée précédemment un atout considérable pour l’économie locale et surtout pour l’implantation de sociétés étrangères. D’après une enquête Ipsos le taux de satisfaction est passé de plus de 50 % à 38 %.

Un certain nombre d’infrastructures bénéficient d’un niveau de satisfaction constant, voire en hausse. C’est le cas notamment des technologies de la communication (64% contre 50%), du réseau ferré (52% contre 41%) ou encore du réseau routier secondaire (50% contre 44%). Autre exemple : l’opinion des Français vis-à-vis de leurs aéroports est assez semblable en 2021 et en 2023, avec un taux de satisfaction qui est passé de 67 à 66% en deux ans. «Les transports affichent un bon score, tout comme les outils technologiques et de télécommunication. E

Exemple du développement de la fibre partout dans le pays comme élément porteur dans la satisfaction des Français dans leurs infrastructures…. sauf dans certaines zones rurales !

Télécoms : Orange en tête pour la qualité de service

Télécoms : Orange En tête pour la qualité de service (Arcept)

L’Arcep, le régulateur du secteur, a publié ce jeudi ses travaux concernant la qualité de service sur les réseaux mobiles en France métropolitaine. C’est globalement Orange qui affiche les meilleurs résultats. Toutes zones d’habitation confondues, l’opérateur historique affiche un taux de mesures de débits supérieurs à 30 Mbit/s de 76%. Derrière, Bouygues Telecom et SFR se tiennent dans un mouchoir de poche, avec des scores de respectivement 67% et 66%. Avec ses 58%, Free se situe, en revanche, loin derrière.

Il existe, en revanche, de fortes disparités entre les performances des opérateurs selon les territoires considérés. Dans les grands centres urbains, par exemple, Orange et Bouygues Telecom font franchement jeu égal. Leurs taux de mesures de débits supérieurs à 30 Mbit/s ressortent respectivement à 91% et 90%. Ils se situent loin devant SFR (85%), et très, très loin devant Free (71%).

Dans les campagnes, toujours derrière Orange, c’est SFR qui obtient de meilleurs résultats que Bouygues Telecom. Dans les zones rurales, le taux de mesures de débits supérieurs à 8 Mbit/s de l’opérateur au carré rouge est de 65%, contre 62% pour Bouygues Telecom. Avec respectivement 74% et 67%, Orange et Free se situent un cran devant.

Pour choisir le meilleur réseau selon l’endroit où l’on vit, son lieu de travail et ses déplacements, l’Arcep recommande son site « Mon réseau mobile ». Celui-ci permet aux usagers de comparer localement la couverture mobile des opérateurs dans tout le pays.

Alimentaire: l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume des produits

Alimentaire: l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume des produits

La “cheapflation” est la dernière combine des industriels pour développer encore leurs marges en trichant sur la composition, sur la nature des composants et le volume d’un les produits alimentaires et autres.

Ainsi les industriels parviennent à maintenir leur prix de vente – voire à l’augmenter – pour un coût similaire. Mais avec une qualité moindre.

Pour une crème glacée au chocolat, par exemple, cela va consister à remplacer un peu de crème par des épaississants, et un peu de chocolat par des arômes. Si le consommateur ne prend pas garde aux changements sur l’étiquette, il se retrouve, croit-il, avec son produit habituel. Et au même prix, dans le meilleur des cas !

C’est plus vicieux quand les proportions d’ingrédients sont simplement modifiées par rapport à une ancienne version d’un produit – comme un pâté vendu avec plus de gras et de gelée. La « cheapflation » est d’autant plus redoutable dans les rayons « traiteur » ou « à la coupe », quand les ingrédients et proportions ne sont pas visibles.

Une technique frauduleuse , qu’emploient certains industriels qui donc consiste à remplacer «certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers». Objectif : «Maintenir des marges ou vendre plus de produits», soulignait John Plassard, directeur adjoint de la banque privée Mirabaud & Cie, dans l’une de ses études publiée en avril 2022.

Arnaque-La «cheapflation» ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

Arnaque-La «cheapflation» ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

La “cheapflation” est la dernière combine des industriels pour développer encore leurs marges en trichant sur la composition, sur la nature des composants et le volume d’un les produits alimentaires et autres.

Ainsi les industriels parviennent à maintenir leur prix de vente – voire à l’augmenter – pour un coût similaire. Mais avec une qualité moindre.

Pour une crème glacée au chocolat, par exemple, cela va consister à remplacer un peu de crème par des épaississants, et un peu de chocolat par des arômes. Si le consommateur ne prend pas garde aux changements sur l’étiquette, il se retrouve, croit-il, avec son produit habituel. Et au même prix, dans le meilleur des cas !

C’est plus vicieux quand les proportions d’ingrédients sont simplement modifiées par rapport à une ancienne version d’un produit – comme un pâté vendu avec plus de gras et de gelée. La « cheapflation » est d’autant plus redoutable dans les rayons « traiteur » ou « à la coupe », quand les ingrédients et proportions ne sont pas visibles.

Une technique frauduleuse , qu’emploient certains industriels qui donc consiste à remplacer «certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers». Objectif : «Maintenir des marges ou vendre plus de produits», soulignait John Plassard, directeur adjoint de la banque privée Mirabaud & Cie, dans l’une de ses études publiée en avril 2022.

En outre, les industriels faisant de la «cheapflation» ne préviennent pas toujours leurs clients du changement de composition des produits. «J’incite le consommateur à bien lire les étiquettes et la liste des ingrédients. conseille Coralie Costi, diététicienne nutritionniste. Plus elles sont courtes et mieux c’est». La présence de mots inconnus n’est «pas bon signe», complète-t-elle, soulignant des risques non-négligeables pour la santé : «L’ajout d’additifs ou d’exhausteurs de goûts peut entraîner des maladies cardiovasculaires, du diabète ou le dérèglement du microbiote.»

La «cheapflation ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

La «cheapflation» ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

La “cheapflation” est la dernière combine des industriels pour développer encore leurs marges en trichant sur la composition, sur la nature des composants et le volume d’un les produits alimentaires et autres.

Ainsi les industriels parviennent à maintenir leur prix de vente – voire à l’augmenter – pour un coût similaire. Mais avec une qualité moindre.

Pour une crème glacée au chocolat, par exemple, cela va consister à remplacer un peu de crème par des épaississants, et un peu de chocolat par des arômes. Si le consommateur ne prend pas garde aux changements sur l’étiquette, il se retrouve, croit-il, avec son produit habituel. Et au même prix, dans le meilleur des cas !

C’est plus vicieux quand les proportions d’ingrédients sont simplement modifiées par rapport à une ancienne version d’un produit – comme un pâté vendu avec plus de gras et de gelée. La « cheapflation » est d’autant plus redoutable dans les rayons « traiteur » ou « à la coupe », quand les ingrédients et proportions ne sont pas visibles.

Une technique frauduleuse , qu’emploient certains industriels qui donc consiste à remplacer «certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers». Objectif : «Maintenir des marges ou vendre plus de produits», soulignait John Plassard, directeur adjoint de la banque privée Mirabaud & Cie, dans l’une de ses études publiée en avril 2022.

En outre, les industriels faisant de la «cheapflation» ne préviennent pas toujours leurs clients du changement de composition des produits. «J’incite le consommateur à bien lire les étiquettes et la liste des ingrédients. conseille Coralie Costi, diététicienne nutritionniste. Plus elles sont courtes et mieux c’est». La présence de mots inconnus n’est «pas bon signe», complète-t-elle, soulignant des risques non-négligeables pour la santé : «L’ajout d’additifs ou d’exhausteurs de goûts peut entraîner des maladies cardiovasculaires, du diabète ou le dérèglement du microbiote.»

Sondage qualité services publics : près de 60 % des Français mécontents de la qualité

Sondage qualité services publics : près de 60 % des Français mécontents de la qualité

Les Français sont mécontents des services publics. Pour eux, les priorités sont les suivantes: La santé pour54 %.
Suivent l’Éducation (46 %), la sécurité et la Défense (30 %), les retraites (28 %), l’environnement (23 %), la justice à égalité avec l’énergie (15 %), le remboursement de la dette publique (14 %), la famille (13 %), le soutien à l’économie (12 %), et, sous la barre des 10 %, les solidarités, la lutte contre le chômage, les transport, les services généraux ou encore la culture et le sport.

Selon une étude Ifop réalisée pour Contribuables associés et dévoilée par le JDD, une majorité des Français estiment que le montant des impôts et taxes est trop important. Eu égard de ce qu’ils paient, ils sont aussi majoritaires à être mécontents de la qualité des services publics. En particulier dans le secteur de la santé.

66 % des Français estiment que le montant des impôts et des taxes est trop important. À l’inverse, 34 % des personnes interrogées considèrent le niveau d’imposition comme acceptable.

59 % des Français sont mécontents de la qualité des services publics, quand 30 % sont, au contraire, satisfaits.

Hôpital public: Pour 81 % des personnes interrogées, la qualité et l’efficacité des services s’y sont dégradées.

Suivent l’Éducation (74 % des Français constatent une dégradation des services), la sécurité (68 %), la justice (67 %) et enfin les transports (57 %).

Enfin, le sondage de l’Ifop interroge les Français sur les secteurs prioritaires que devraient financer leurs impôts. De loin, c’est celui de la santé et de l’Assurance maladie qui apparaît en tête du classement avec 54 %. Pour 24 % des personnes interrogées, ce secteur devrait même être « la première priorité ».

Suivent l’Éducation (46 %), la sécurité et la Défense (30 %), les retraites (28 %), l’environnement (23 %), la justice à égalité avec l’énergie (15 %), le remboursement de la dette publique (14 %), la famille (13 %), le soutien à l’économie (12 %), et, sous la barre des 10 %, les solidarités, la lutte contre le chômage, les transport, les services généraux ou encore la culture et le sport.

* Méthodologie
Enquête réalisée selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La marge d’erreur se situe entre 1,4 et 3,1 points. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 21 au 24 avril 2023.

Qualité de l’air : pic de pollution aux particules fines dans 23 villes

Qualité de l’air : pic de pollution aux particules fines dans 23 villes

Depuis dimanche 12 février, six régions françaises étouffent sous les particules fines, note France Bleu en se basant sur les informations dévoilées sur le site de la fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Atmo). L’indice Atmo de qualité de l’air est mauvais dans l’ensemble de la France.

Mardi 14 février, la situation doit empirer à Strasbourg, qui sera classé rouge écarlate « très mauvais ». La capitale alsacienne succède à Lyon qui était dans le rouge écarlate la veille, en début de semaine. Ce mardi, 22 villes sont coloriées en rouge « mauvais » par Atmo, jaune « dégradé » dans 14 villes. Dans l’hexagone, on ne compte que sept villes classées en vert, soit un niveau « moyen » de particules fines. Les prévisions d’Atmo-France seront actualisées à 14 heures.

Cet épisode de pollution hivernale aux particules fines liée au refroidissement des températures et donc à l’augmentation des émissions de chauffage, particulièrement au bois, contraint les préfectures de plusieurs départements à mettre en place des restrictions.

La vallée du Rhône a notamment été placée en vigilance rouge, a indiqué lundi 13 février la préfecture de l’Ardèche dans un communiqué. Jusqu’à la fin de cet épisode de pollution, il est interdit d’utiliser du bois comme chauffage individuel d’appoint, il faut maîtriser la température dans les bâtiments (chauffage en hiver : 18 °C), ou encore abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les routes limitées à 90 km/h ou plus. Le secteur industriel doit de son côté arrêter ses activités les plus polluantes. Les chantiers générateurs de poussières doivent également être reportés à la fin de l’épisode de pollution.

Environnement et qualité de l’air: l’Etat condamné à une amende ridicule

Environnement et qualité de l’air: l’Etat condamné à une amende ridicule !

Le Conseil d’Etat a condamné lundi l’Etat à payer une astreinte record de 20 millions d’euros pour son incapacité à ramener les niveaux de pollution de l’air en dessous des seuils réglementaires sur l’ensemble du territoire. La facture s’élève désormais à 30 millions d’euros puisque la plus haute juridiction administrative avait déjà prononcé une sanction de 10 millions d’euros en août 2021, qui concernait le premier semestre de la même année.

L’État donc à nouveau condamné par le Conseil d’État ! Quand l’État condamne l’État. Bref une sentence ridicule qui ne changera pas grand-chose en matière de politique environnementale si l’on compare cette somme au budget de 300 milliards.

Le Conseil d’État aurait mieux fait d’enrichir le catalogue de ses sentences et d’imposer des mesures précises avec mise en demeure. Cette amende relève davantage d’une condamnation morale que véritablement d’une décision de justice. Bref le conseil d’État se fait plaisir aussi à bon compte.

Cette nouvelle condamnation couvre la période comprise entre le 1er juillet 2021 et le 1er juillet 2022. Si des améliorations ont été constatées, les seuils limites de dioxyde d’azote « restent dépassés dans plusieurs zones en France, notamment dans les agglomérations de Paris, Lyon et Marseille» , a déclaré le Conseil d’Etat dans un communiqué. La lutte contre le réchauffement climatique fait parfois oublier tout le reste. Cela fait cinq ans que le juge administratif exhorte le gouvernement à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour faire respecter les normes de niveaux de pollution. La première décision du Conseil d’Etat remonte à juillet 2017 : il ordonnait alors au gouvernement de mettre fin aux dépassements « dans le délai le plus court possible ».

Origine et qualité de l’eau du robinet

Origine et qualité de l’eau  du robinet  

 

Par Alice Schmitt, Post-doctorante en Génie des Procédés, Institut Européen des Membranes, Université de Montpellier et Julie Mendret, Maître de conférences, HDR, Université de Montpellier dans The Conversation

En France, ouvrir un robinet afin d’obtenir de l’eau potable est un geste du quotidien particulièrement facile, qui nous donne accès à une eau d’une très bonne qualité microbiologique — ce qui peut s’avérer bien utile, surtout avec les chaleurs estivales… Pourtant, un français sur trois en 2020 continuait de boire de l’eau en bouteille plutôt qu’au robinet, alors que les déchets plastiques nuisent à la santé et à l’environnement, que l’eau en bouteille est plus coûteuse… et que sa qualité n’est pas toujours irréprochable.

Deux tiers de l’eau potable produite sont captés dans les eaux souterraines (nappes phréatiques), le tiers restant provient des eaux superficielles, appelées également eaux de surface (rivières, fleuves, lacs, barrages). Les nappes et rivières sont alimentées grâce aux précipitations sous forme de neige et de pluie puis aux ruissellements et infiltrations engendrés.

Les activités humaines telles que l’agriculture et l’élevage et leurs conséquences comme la déforestation, la destruction de zones humides ou encore les changements climatiques engendrent des modifications significatives dans ce cycle, et notamment dans les flux d’eau transportés.

Une fois captée, l’eau est acheminée jusqu’à une usine de potabilisation pour être traitée. Le traitement appliqué dépend de la qualité initiale de l’eau captée. Pour les eaux souterraines, dans trois quarts des cas, un traitement physique simple (filtration et décantation) et une désinfection suffisent.

Pour les eaux de surface, des traitements physiques et chimiques plus poussés sont nécessaires – ceux-ci étant déterminés en fonction de la qualité de l’eau à traiter. Dans certains cas, un traitement d’affinage par ozonation, charbons actifs et/ou filtration membranaire est appliqué en supplément afin d’éliminer au maximum la matière organique dissoute restante ainsi que les micropolluants (pesticides, etc.).

Une désinfection a ensuite toujours lieu lors de la dernière étape de traitement, le plus souvent par ajout de chlore, celui-ci ayant un effet désinfectant durable permettant de maintenir une eau d’excellente qualité lors de son stockage dans des réservoirs et jusqu’à sa distribution.

En France, la consommation moyenne d’eau potable par habitant est estimée à environ 150 litres par jour et par habitant dont 93 % pour l’hygiène (comprenant 20 % pour les sanitaires) et 7 % pour l’alimentation. Cet usage domestique représente 20 % de la consommation globale : 35 % de l’eau potable étant utilisée pour l’industrie et l’électricité et 45 % pour l’agriculture, bien qu’il ne soit pas forcément nécessaire d’utiliser de l’eau potable. La réutilisation des eaux usées traitées est encore très limitée en France du fait d’une réglementation stricte et reste minoritaire pour ces usages.

Une fois traitée, l’eau distribuée doit répondre à certaines normes sanitaires définies selon le code de la santé publique et sa qualité fait l’objet d’un suivi régulier à partir de la sortie des stations de potabilisation, au niveau des châteaux d’eau permettant son stockage et tout le long du réseau de distribution.

Au total, une soixantaine de paramètres sont contrôlés via des limites et références de qualités bactériologiques, physico-chimiques, organoleptiques, ou encore radiologiques, faisant de l’eau du robinet l’aliment le plus contrôlé en France.

Globalement, la qualité de l’eau courante en ville est excellente en France où presque 100 % des communes de plus de 50 000 habitants et 98 % de la population totale ont consommé une eau de très bonne qualité microbiologique toute l’année en 2020.

Concernant les pesticides, principalement issus du ruissellement et de l’infiltration dans les sols, 94 % de la population française a consommé une eau respectant les limites réglementaires toute l’année en 2020. Cependant, les dépassements détectés ayant été limités en concentration et dans le temps, il n’a presque jamais été nécessaire de mettre en place une restriction de consommation de l’eau du robinet.

Le risque de la consommation de pesticides à faibles doses sur la santé à long terme est encore mal connu mais très probable, notamment sur la population sensible comme les enfants et les femmes enceintes.

Des problèmes ponctuels peuvent apparaître du côté des très petites communes (moins de 500 habitants) ; dans les zones rurales présentant une agriculture intensive de type monoculture ou viticole utilisant des pesticides ; dans les zones situées à proximité d’élevages, où des nitrates peuvent être présents en quantité importante ; ou encore dans les zones situées à proximité de certaines industries.

En cas de dépassement des normes, il revient au responsable de la production ou de la distribution de prendre les mesures correctives nécessaires afin de rétablir la qualité de l’eau.

Des dérogations exceptionnelles peuvent être mises en place (en cas d’absence de risque sanitaire et avec obligation de remise en conformité rapide) ou des mesures strictes peuvent être très rapidement appliquées si nécessaire par le préfet et suite à l’avis de l’Agence Régionale de Santé correspondante – par exemple une restriction d’usage, voire une interdiction momentanée de consommation, comme à Châteauroux au mois de juin.

La présence d’un plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux, indiquant les mesures à prendre en cas de problème, sera obligatoire d’ici 2027 grâce à la refonte de la directive « Eau potable » du 16 décembre 2020.

La France est très consommatrice de bouteilles d’eau, conséquence d’un lobbying de la part des marques qui ont convaincu les Français que l’eau embouteillée était meilleure que l’eau du robinet.

Utiliser l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille ?

Il s’agit d’abord de préserver l’environnement, car l’eau dite minérale implique l’utilisation de bouteilles et bouchons en plastique comme contenants. La majorité de ces déchets (87 %) se retrouve dans la nature et devient de la pollution plastique, ayant notamment un impact important sur la faune et la flore aquatique. Le tri de ces déchets dans des centres appropriés ne résout pas tout puisque seul un quart des déchets plastiques est effectivement recyclé à l’échelle de la planète. Une étude sur l’analyse du cycle de vie de l’eau minérale a ainsi montré que celle-ci avait un impact environnemental parfois 1000 fois supérieur à celui de l’eau du robinet.

Mais il s’agit aussi d’un enjeu de santé publique lié à la présence de microplastiques dans les eaux. Ils sont majoritairement dus à la dégradation d’objets en plastique plus imposants tels que les bouteilles. Chaque semaine, nous ingérons l’équivalent d’une carte de crédit en plastique, principalement via l’eau que nous buvons – au robinet et en bouteille – mais également dans une moindre mesure via la nourriture consommée, notamment les crustacés, ou encore l’air que nous respirons (il s’agit d’une moyenne estimée mondialement et non uniquement en France).

Réduire voire supprimer l’utilisation du plastique, notamment en ne consommant plus d’eau en bouteille, permettrait de diminuer la présence de microplastiques dans les océans.

De plus, certaines eaux en bouteille fortement minéralisées sont à consommer ponctuellement et leur usage quotidien reste déconseillé. Pour neutraliser le goût potentiellement désagréable de l’eau du robinet dû au chlore, qui n’affecte en rien la qualité sanitaire de celle-ci, une solution très simple est de la faire respirer en la laissant au frigo durant les heures précédant sa consommation.

Il est également important de souligner que l’eau en bouteille, prélevée dans les ressources souterraines, contient également d’infimes quantités de polluants de type pesticides ou médicaments.

Pour finir, la consommation d’eau en bouteille pour la boisson (soit 1,5 litre par jour et par personne) revient minimum 100 fois plus chère que celle de l’eau du robinet.

Nous avons la chance en France d’avoir une eau du robinet de qualité alors consommons-là, que ce soit pour la planète ou pour notre santé ! Vous pouvez retrouver la qualité moyenne de l’eau de votre commune sur votre facture annuelle ou la consulter en ligne à tout moment.

Repenser la qualité des logements

Repenser la qualité des logements

il faudrait plutôt repenser la question de la qualité des logements, plaide le sociologue et urbaniste Yankel Fijalkow dans une tribune au « Monde ».(Extrait)

 

Tribune. La crise sanitaire et environnementale actuelle exacerbe la critique de l’urbanisation, et la promotion des territoires périphériques se porte au chevet des métropoles dites malades. Les campagnes et les petites villes seraient le nouveau remède à la suractivité urbaine : plus de nature, de lenteur et une meilleure santé.

Ce récit de la chute et de la rédemption n’est pas inédit. Comme l’a montré le philosophe Georges Canguilhem (1904-1995) pour la médecine, les récits sur le normal et le pathologique ligotent la pensée des urbanistes depuis au moins deux siècles.

Dès le XIXe siècle, les hygiénistes s’étaient attachés à promouvoir la santé publique en considérant les populations « en masse », à établir des statistiques et à cartographier des espaces insalubres destinés à être reconstruits selon les canons de l’architecture moderne.

Au début du XXe siècle, alors que les taux d’urbanisation culminaient en Europe occidentale, l’idéologie ruraliste taquinait les urbanistes, qui répliquaient avec des programmes incluant des parcs et des « espaces verts ».

Le contexte actuel atteste de la permanence des principes hygiénistes. Mais les failles de leur application montrent les moyens pour les dépasser.

Lors du premier confinement, les familles des métropoles et des banlieues, cloîtrées dans leurs petits appartements et privées d’espaces libres, ont mesuré la réduction de la notion de santé à la dimension physiologique. Leurs souffrances ont nourri la critique des logements collectifs, de la densité, de la dimension des appartements. De même, la crainte de la contagion et l’application du principe de solidarité, chère à Léon Bourgeois (1851-1925) [théoricien du solidarisme], ont subi quelques sérieuses entorses, malgré le repérage des « clusters » et les mesures de couvre-feu.

Face à l’hypothèse d’une obligation vaccinale, le gouvernement, sous la pression des petites revendications catégorielles ou individuelles, a multiplié les exceptions, rendant incompréhensible une stratégie générale. Etre ou non vacciné, disposer ou non d’un passe sanitaire, participer à la vie collective en virtuel ou en présentiel, résider ou non à l’écart des densités urbaines élevées et des sources de contamination : telles sont les variables qui agissent sur les comportements résidentiels contemporains. Quelle que soit la volonté des gouvernants pour soutenir l’activité économique, nos sociétés obéissent de plus en plus à une gestion sanitaire à la carte.

Qualité de l’air : une amende ridicule de 10 millions

Qualité de l’air : une amende ridicule de 10 millions

 

 

 

Une amende triplement ridicule du conseil d’État qui s’érige de plus en plus en autorité politique pour suppléer les défaillances de la gouvernance. Certes l’avis du conseil d’État est intéressant voire nécessaire mais sa traduction en termes d’amende n’a aucun sens. D’abord une condamnation à 10 millions ne représente rien dans un pays où par exemple la dette représente environ 2500 milliards, le budget public plus sécurité social près de 1000 milliards par an.

En fait, le conseil d’État impose une amende dont l’essentiel ira à l’ADEME dont le budget sera sans doute diminué de 10 milliards par le ministre des finances. Bref de toute façon une opération blanche quand une amende s’adresse à l’Etat et que le produit lui est en même temps principalement destiné. Le plus ridicule sans doute c’est la mise en demeure de se conformer aux valeurs limite en matière de qualité de l’air dans les six mois sous peine d’une nouvelle amende. On sait évidemment que ce genre de mesures  ne peut donner de résultats dans des délais aussi courts à moins par exemple d’interdire par exemple brutalement la mobilité dans les villes.

Enfin la question de la qualité de l’air n’est pas seulement de la responsabilité de l’État mais de toute la société.

Qualité de l’air : l’État condamné à une amende ridicule de 10 millions

Qualité de l’air : l’État condamné à une amende ridicule de 10 millions

 

 

 

Une amende triplement ridicule du conseil d’État qui s’érige de plus en plus en autorité politique pour suppléer les défaillances de la gouvernance. Certes l’avis du conseil d’État est intéressant voire nécessaire mais sa traduction en termes d’amende n’a aucun sens. D’abord une condamnation à 10 millions ne représente rien dans un pays où par exemple la dette représente environ 2500 milliards, le budget public plus sécurité social près de 1000 milliards par an.

En fait, le conseil d’État impose une amende dont l’essentiel ira à l’ADEME dont le budget sera sans doute diminué de 10 milliards par le ministre des finances. Bref de toute façon une opération blanche quand une amende s’adresse à l’Etat et que le produit lui est en même temps principalement destiné. Le plus ridicule sans doute c’est la mise en demeure de se conformer aux valeurs limite en matière de qualité de l’air dans les six mois sous peine d’une nouvelle amende. On sait évidemment que ce genre de mesures  ne peut donner de résultats dans des délais aussi courts à moins par exemple d’interdire par exemple brutalement la mobilité dans les villes

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