Archive pour le Tag 'Qatar'

L’avion du Qatar à Trump : un cadeau empoisonné !

L’avion du Qatar à Trump : un cadeau empoisonné !

L’intention de Donald Trump d’accepter un avion offert par le Qatar pour remplacer Air Force One est un geste qui interroge sur la légalité, la diplomatie et les rapports entre Washington et Doha. Ce « cadeau » soulève de nombreuses critiques, y compris au sein du camp républicain, alors que Boeing peine à livrer dans les temps. Une affaire aux allures de caprice présidentiel aux implications géopolitiques non négligeables. Par Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques (*)

Chaque jour, une nouvelle polémique qui inonde les médias internationaux avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche depuis janvier dernier. Toutes ne se valent pas, mais la dernière en date concernant le projet du 47e président d’accepter un avion qatarien, pour remplacer temporairement l’ancien Air Force One, mérite quelques réflexions et de s’interroger sur le sens même de ce « deal » passé entre Washington et Doha.

Aux premières attaques, le président américain, souvent peu soucieux d’explications torturées avouait tout de go que les États-Unis font tant de cadeaux au monde, qu’il ne voyait pas pourquoi il refuserait lui-même un tel cadeau. Les Qatariens ont manifesté plusieurs fois leurs conditions, à commencer par la question de la légalité, de la compatibilité en matière de sécurité, qui n’est à ce jour toujours pas tranchée. Et surtout, ils avaient prévu de le vendre, mais c’est Donald Trump qui le voulait en cadeau. Ce qui est un peu différent de la version officielle présentée par la Maison-Blanche. C’est vrai que cela se fait dans le monde de l’entreprise, mais en politique ? D’autant que la polémique gonfle depuis plusieurs jours jusque dans les rangs des Républicains.

Il est évident que l’avion présidentiel qui transporte l’homme le plus puissant du monde doit être à la pointe, ultra-confortable, sursécurisé. Et puisque Boeing est à la peine pour délivrer le nouvel aéronef dans les temps, l’État du Qatar pouvait pallier les propres faiblesses d’une entreprise américaine qui fut jadis le fleuron de l’économie outre-Atlantique. La pétromonarchie s’y connaît en aviation et la qualité des avions notamment de Qatar Airways, couronnée plusieurs fois première compagnie aérienne au monde, n’est plus vraiment à démontrer. Dans ce contexte de caprice de Donald Trump, c’était aussi une opportunité pour Doha de renforcer ses liens avec l’administration actuelle, et aussi quelque part un pied de nez à la toute-puissance incarnée par Washington. Nul n’est infaillible, pas même la prestigieuse Boeing. Au fond, cela concourrait aussi d’un échange de bons procédés et permettait à Doha de vendre son excellence en matière aéronautique et militaire. Puisque ce n’est définitivement pas un avion comme les autres.

Il faut revenir sur la genèse du projet : au tout début, devant l’agacement de Trump à ne toujours pas disposer d’un avion qu’il avait commandé lors de son premier mandat en 2018, Boeing a proposé une liste d’avions « customisables » rapidement et déjà disponibles. Celui sur lequel Donald Trump a jeté son dévolu, un Boeing 747-800, se trouvait appartenir au Qatar. Devant le coup de cœur de la Maison-Blanche, les Qatariens ont marqué leur potentiel accord, mais comptaient bien lui vendre pour un montant théorique de 400 millions de dollars (mais d’occasion donc plus proche de 90 millions). Prenant les devants en matière de sécurité, les Qatariens se sont rapprochés immédiatement du ministère de la Défense américain, pour des raisons évidentes, et puisque la coopération dans la matière est ancienne entre les deux pays.

Doit-on rappeler la présence de la base américaine d’Al-Oudeid, qui est la plus grande base hors-sol au monde pour les États-Unis ? Il semble qu’il y ait bien une vraie relation de confiance entre les deux pays, qui dépassent les tensions passées au moment de la crise du Golfe de 2017. Puisque le Qatar accueille cette base, Trump considérait le deal de l’avion comme évident et quelque part un détail face à la puissance des échanges en matière de coopération militaire et économique entre les deux pays. Restait à savoir si Trump préférait débourser le montant pour se blanchir de toute suspicion de conflits d’intérêts ou aurait-il dû abandonner le projet. Cela pourrait surtout mettre un fameux coup de pression à Boeing, qui est devancé depuis longtemps par Airbus, sur le marché mondial et devancé justement à cause de ses retards de livraison. Il aurait été amusant que ce soit les Européens qui proposent à Trump un avion de transition. Cela aurait été un fameux symbole politique et économique.

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(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe et géopolitique, enseignant en relations internationales à l’IHECS (Bruxelles), associé au Cnam Paris (équipe Sécurité Défense), à l’Institut d’études de géopolitique appliquée (IÉGA Paris), au Nordic Center for Conflict Transformation (NCCT Stockholm) et à l’Observatoire géostratégique de Genève (Suisse).

Trump veut garder pour lui-même un cadeau de 400 millions du Qatar !

Trump veut garder pour lui-même un cadeau de 400 millions du Qatar !

Le cadeau du Qatar et déjà choquant par son montant, il s’agit en effet d’un Boeing d’une valeur de 400 millions ! Deuxième critique: Trump a déclaré qu’il souhaitait bien conserver à titre personnel ce fabuleux cadeau. De quoi alimenter le débat même au sein des républicains Surtout compte tenu de l’origine du présent, un pays souvent ambigu au plan géostratégique.

Le don d’un Boeing 747 offert à Donald Trump par la famille royale du Qatar pour lui servir d’avion présidentiel a suscité les premiers signes d’embarras chez les républicains. Ce cadeau royal d’une valeur de 400 millions de dollars, qui devrait remplacer les deux appareils de l’US Air Force actuellement en service, soulève des questions éthiques, juridiques et politiques.

Pourtant Trump semble empressé d’accepter ce cadeau. En voyage officiel dans le Golfe, où il a fait étape au Qatar, il a expliqué au journaliste de Fox News Sean Hannity à bord de son Boeing présidentiel combien il était nécessaire de remplacer cet appareil vieillissant.

Les préretraités du foot européen en Arabie Saoudite et au Qatar

Les préretraités du foot européen en Arabie Saoudite et au Qatar

L’Arabie Saoudite et le Qatar constituent en quelque sorte de luxueuses maisons de retraite pour footballeurs professionnels en perte de vitesse en Europe.

Preuve que cette discipline si populaire est complètement sous domination de l’argent car les sommes déployées pour opérer les transferts sont invraisemblables et les salaires encore davantage.

Finalement indirectement, c’est l’automobiliste européen qui à travers le prix du carburant fournit les moyens nécessaires aux pays recruteurs pour déstabiliser encore un peu plus un marché du football qui devient complètement fou.

Dernière recrue en date celle de l’attaquant allemand du PSG Julian Draxler qui rejoint le Qatar.
L’Allemand ne faisait plus partie, comme d’autres joueurs, du projet voulu par la direction sportive du Paris Saint-Germain.

Le footballeur, qui sera en fin de contrat avec le club de la capitale en juin 2024, va s’engager pour une durée de deux saisons avec l’Al-Ahly SC, une fois sa visite médicale validée. Le montant du transfert est évalué à environ neuf millions d’euros.

Julian Draxler est le troisième joueur du PSG cet été à rejoindre l’émirat, après Abdou Diallo et plus récemment l’international italien Marco Verratti qui s’est engagé pour trois ans avec le club qatari d’Al-Arabi SC. Pour mémoire, Qatar Sport investment (QSI) est le propriétaire du PSG depuis 2011.

Corruption Qatar au Parlement européen : une vice-présidente emprisonnée

Corruption Qatar au Parlement européen : une vice-présidente emprisonnée

Le Parlement européen éclaboussé par une énorme affaire de corruption impliquant notamment une vice-présidente qui vient d’être arrêtée.
Selon l’agence AFP, au moins trois autres suspects arrêtés sont italiens ou d’origine italienne, dont l’ancien eurodéputé Pier-Antonio Panzeri, le secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI) Luca Visentini, ainsi que Francesco Giorgi, un assistant parlementaire et le compagnon d’Eva Kaili. En cause le lobbying cette fois du Qatar.

Le Parlement européen et la commission européenne sont travaillés par des milliers d’organisations de lobbying.Des organisations qui apporteraient une aide « technique »pour mettre au point les textes réglementaires européens. Mais beaucoup vont beaucoup plus loin et clairement utilisent les moyens de la corruption pour convaincre fonctionnaires et élus européens. Tout commence souvent par un rendez-vous dans un lieu de luxe, puis la proposition d’un voyage, la fourniture de cadeaux et enfin d’argent.

En outre certains de ces organisations de lobbys sont liés avec les intérêts étrangers ( Notamment états arabes, Russie, Chine). C’est le cas avec l’énorme norme scandale qui implique actuellement le Qatar coutumier d’acheter les décideurs ( voir le rôle joué par Sarkozy et bien d’autres pour désigner le Qatar à la coupe du monde du foot, voir encore les industriels des nouvelles technologies pour orienter les textes européens à leur faveur ou en faveur de l’Allemagne.)

« Il ne s’agit pas d’un incident isolé », a réagi samedi l’organisation Transparency international au lendemain de l’opération de police. « Depuis plusieurs décennies, le Parlement a laissé se développer une culture de l’impunité (…) et une absence totale de contrôle éthique indépendant », a ajouté l’ONG. Ce contrôle au sein de l’institution est « défectueux », a renchéri sur Twitter Alberto Alemanno, professeur de droit au Collège d’Europe à Bruges.

Le registre commun à la Commission et au Parlement compte à ce jour environ 11 800 organisations déclarées comme représentantes d’intérêts auprès des décideurs et fonctionnaires de l’Union européenne (UE). Le nombre d’équivalents temps plein déclarés par celles-ci est de 24 894. L’Organisation non gouvernementale Transparency International estime quant à elle à environ 26 500 le nombre de lobbyistes présents de façon régulière à Bruxelles, et à environ 37 300 le nombre de personnes impliquées dans les activités de lobbying dans la capitale belge. Cette dernière concentre ainsi le deuxième plus gros bataillon de lobbyistes du monde, après la capitale fédérale américaine, Washington, DC.

La vice-présidente du Parlement européen Eva Kaili avait manifesté plusieurs fois son soutien au Qatar. (Crédits : Reuters)
Les premières sanctions sont tombées : la vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, interpellée vendredi par la police belge dans le cadre d’une enquête anticorruption, vient d’être inculpée et écrouée ce dimanche, avec trois autres personnes. L’eurodéputée s’était déjà vu retirée la veille ses délégations par la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola.

Quatre personnes, dont Eva Kaili, ont donc été formellement inculpées à Bruxelles par un juge d’instruction pour appartenance à une organisation criminelle, blanchiment d’argent et corruption, selon un communiqué du parquet fédérale. Deux autres personnes ont été libérées par le juge.
Vendredi dernier, ces personnes avaient été interpellées à l’issue de 16 perquisitions dans une enquête sur des soupçons de versements d’argent par un pays du Golfe, en l’occurrence le Qatar, pour influencer les décisions des eurodéputés. L’affaire éclate en plein Mondial-2022 de football, alors que le pays organisateur doit déployer des efforts pour défendre sa réputation entachée en matière de respect des droits humains, notamment ceux des travailleurs, mais aussi en matière corruption pour l’attribution de cette compétition internationale.

La vice-présidente n’a visiblement pas peu bénéficier de son immunité parlementaire car l’infraction qui lui est reprochée a été constatée en flagrant délit. Pendant les perquisitions, plusieurs sacs remplis de billets ont été découverts au domicile bruxellois de l’élue européenne, après que son père ait été surpris quelque temps auparavant en possession d’une importante somme d’argent en liquide. Au total, 600.000 euros en cash auraient été ainsi saisis.

Politique-Parlement européen: Énorme corruption du fait du Qatar

Politique-Parlement européen: Énorme corruption du fait du Qatar

Le Parlement européen comme la commission européenne sont travaillés par des milliers d’organisations de lobbying. Des organisations qui apporteraient une aide « technique »pour mettre au point les textes réglementaires européens. Mais beaucoup vont beaucoup plus loin et clairement utilisent les moyens de la corruption pour convaincre fonctionnaires et élus européens. Tout commence souvent par un rendez-vous dans un lieu de luxe, puis la proposition d’un voyage, la fourniture de cadeaux et enfin d’argent.

En outre certains de ces organisations de lobbys sont liés avec les intérêts étrangers ( Notamment états arabes, Russie, Chine). C’est le cas avec les norme scandale qui impliquent actuellement le Qatar coutumier d’acheter les décideurs ( voir le rôle joué par Sarkozy et bien d’autres pour désigner le Qatar à la coupe du monde, voir encore les industriels des nouvelles technologies pour orienter les textes européens à leur faveur.)

Le registre commun à la Commission et au Parlement compte à ce jour environ 11 800 organisations déclarées comme représentantes d’intérêts auprès des décideurs et fonctionnaires de l’Union européenne (UE). Le nombre d’équivalents temps plein déclarés par celles-ci est de 24 894. L’Organisation non gouvernementale Transparency International estime quant à elle à environ 26 500 le nombre de lobbyistes présents de façon régulière à Bruxelles, et à environ 37 300 le nombre de personnes impliquées dans les activités de lobbying dans la capitale belge. Cette dernière concentre ainsi le deuxième plus gros bataillon de lobbyistes du monde, après la capitale fédérale américaine, Washington, DC.

Cinq personnes ont été arrêtées dans la soirée du 9 décembre, d ont une vice-présidente du Parlement, dans le cadre d’une enquête d’un juge financier sur des soupçons de « corruption » et de « blanchiment d’argent » au sein du Parlement européen, a annoncé le parquet fédéral belge. Les arrestations ont été effectuées à l’issue d’au moins 16 perquisitions. « Ces perquisitions (…) visaient essentiellement d’abord à intercepter du matériel informatique et des téléphones portables. On a aussi trouvé 600 000 euros à une des adresses », détaille sur franceinfo Eric van Duyse, porte-parole du parquet fédéral.

Concrètement, depuis plusieurs mois, les enquêteurs belges « soupçonnent un pays du Golfe d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen, cela en versant des sommes d’argent conséquentes ou en offrant des cadeaux importants à des tiers ayant une position politique et/ou stratégique significative » au sein de cette institution. Le pays du Golfe en question est le Qatar, confirme une source judiciaire à France Télévisions. L’affaire éclate en plein Mondial de football, alors que le pays organisateur doit déployer des efforts pour défendre sa réputation décriée en matière de respect des droits humains, notamment ceux des travailleurs.

Plusieurs élus et ONG ont appellé à débattre en urgence d’une amélioration des règles d’éthique au Parlement européen. « Il ne s’agit pas d’un incident isolé, a réagi l’organisation Transparency International. Depuis plusieurs décennies, le Parlement a laissé se développer une culture de l’impunité (…) et une absence totale de contrôle éthique indépendant. » Ce contrôle dans l’institution est « défectueux », a renchéri sur Twitter Alberto Alemanno, professeur de droit au Collège d’Europe à Bruges.

« Il est temps de mettre au jour les failles de notre Parlement et d’envoyer un signal clair », a ajouté sur Twitter l’eurodéputée Nathalie Loiseau (Renew). « Le scandale des réseaux de corruption du Qatar exposé aujourd’hui est gravissime », a aussi dénoncé dans une série de tweets l’eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann. Manon Aubry a, elle, réclamé sur franceinfo la démission d’Eva Kaili et a exigé un débat sur le sujet la semaine prochaine à Strasbourg, où le Parlement se réunit en session plénière.

Parlement européen: Énorme corruption du fait du Qatar

Parlement européen: Énorme corruption du fait du Qatar

Le Parlement européen comme la commission européenne sont travaillés par des milliers d’organisations de lobbying.Des organisations qui pporteraient une aide « technique »pour mettre au point les textes réglementaires européens. Mais beaucoup vont beaucoup plus loin et clairement utilisent les moyens de la corruption pour convaincre fonctionnaires et élus européens. Tout commence souvent par un rendez-vous dans un lieu de luxe, puis la proposition d’un voyage, la fourniture de cadeaux et enfin d’argent.

En outre certains de ces organisations de lobbys sont liés avec les intérêts étrangers ( Notamment états arabes, Russie, Chine). C’est le cas avec les norme scandale qui impliquent actuellement le Qatar coutumier d’acheter les décideurs ( voir le rôle joué par Sarkozy et bien d’autres pour désigner le Qatar à la coupe du monde, voir encore les industriels des nouvelles technologies pour orienter les textes européens à leur faveur.)

Le registre commun à la Commission et au Parlement compte à ce jour environ 11 800 organisations déclarées comme représentantes d’intérêts auprès des décideurs et fonctionnaires de l’Union européenne (UE). Le nombre d’équivalents temps plein déclarés par celles-ci est de 24 894. L’Organisation non gouvernementale Transparency International estime quant à elle à environ 26 500 le nombre de lobbyistes présents de façon régulière à Bruxelles, et à environ 37 300 le nombre de personnes impliquées dans les activités de lobbying dans la capitale belge. Cette dernière concentre ainsi le deuxième plus gros bataillon de lobbyistes du monde, après la capitale fédérale américaine, Washington, DC.

Cinq personnes ont été arrêtées dans la soirée du 9 décembre, d ont une vice-présidente du Parlement, dans le cadre d’une enquête d’un juge financier sur des soupçons de « corruption » et de « blanchiment d’argent » au sein du Parlement européen, a annoncé le parquet fédéral belge. Les arrestations ont été effectuées à l’issue d’au moins 16 perquisitions. « Ces perquisitions (…) visaient essentiellement d’abord à intercepter du matériel informatique et des téléphones portables. On a aussi trouvé 600 000 euros à une des adresses », détaille sur franceinfo Eric van Duyse, porte-parole du parquet fédéral.

Concrètement, depuis plusieurs mois, les enquêteurs belges « soupçonnent un pays du Golfe d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen, cela en versant des sommes d’argent conséquentes ou en offrant des cadeaux importants à des tiers ayant une position politique et/ou stratégique significative » au sein de cette institution. Le pays du Golfe en question est le Qatar, confirme une source judiciaire à France Télévisions. L’affaire éclate en plein Mondial de football, alors que le pays organisateur doit déployer des efforts pour défendre sa réputation décriée en matière de respect des droits humains, notamment ceux des travailleurs.

Plusieurs élus et ONG ont appellé à débattre en urgence d’une amélioration des règles d’éthique au Parlement européen. « Il ne s’agit pas d’un incident isolé, a réagi l’organisation Transparency International. Depuis plusieurs décennies, le Parlement a laissé se développer une culture de l’impunité (…) et une absence totale de contrôle éthique indépendant. » Ce contrôle dans l’institution est « défectueux », a renchéri sur Twitter Alberto Alemanno, professeur de droit au Collège d’Europe à Bruges.

« Il est temps de mettre au jour les failles de notre Parlement et d’envoyer un signal clair », a ajouté sur Twitter l’eurodéputée Nathalie Loiseau (Renew). « Le scandale des réseaux de corruption du Qatar exposé aujourd’hui est gravissime », a aussi dénoncé dans une série de tweets l’eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann. Manon Aubry a, elle, réclamé sur franceinfo la démission d’Eva Kaili et a exigé un débat sur le sujet la semaine prochaine à Strasbourg, où le Parlement se réunit en session plénière.

Qatar : mort de 400 ou 6000 migrants ?

Qatar : mort de 400 ou 6000 migrants ?

Depuis des semaines et des mois des organisations internationales dénoncent les conditions scandaleuses des travailleurs migrants qui ont construit les infrastructures pour le mondial de foot notamment les stades .Devant le phénomène médiatique, le Qatar a d’abord nié mais finalement vient de reconnaître qu’il y a sans doute eu 400 à 500 victimes sur la période de construction de 2010 à 2022.

le journal britannique The Guardian, a publié une enquête révélant que 6500 migrants (Indiens, Pakistanais, Sri-Lankais, Bangladais., Népalais..) seraient morts en construisant les infrastructures et les stades de football pour cette Coupe du monde depuis 2010.La plupart des décès sont imputables non pas à des accidents de chantier mais aux conditions de travail presque inhumaine quand la température atteint de l’ordre de 50°.

De son côté, Doha a longtemps réfuté ces chiffres, avançant des chiffres officiels bien moins importants de 37 décès de migrants au Qatar entre 2010 et 2022, toutes causes de mortalité confondues. Or, dans une interview donnée le 28 novembre au présentateur britannique Piers Morgan, le directeur de l’organisation du mondial, Hassan al-Thawadi, a évoqué un chiffre supérieur aux précédents chiffres officiels puisque «400 à 500 migrants seraient morts au total» au Qatar selon lui sur cette période.

Selon le directeur du tournoi, entre 2010 et 2022, le Qatar a fait évoluer son droit du travail en partenariat avec les organisations syndicales allemandes et suisses pour améliorer les standards de santé et de sécurité pour les travailleurs migrants. «Je pense que le besoin de réformes était nécessaire. Ces réformes n’ont pas été faites uniquement parce que nous devions organiser la Coupe du monde, ce sont des progrès que nous devions réaliser avant même d’avoir obtenu la Coupe du monde en 2010», a-t-il précisé, ajoutant que le mondial est un «catalyseur ayant permis d’accélérer ces réformes».

Indiscutablement le Qatar a effectué des progrès concernant les conditions de travail des migrants mais évidemment on reste encore loin des références des pays occidentaux. Par exemple le salaire minimum tourne autour de 200 € et les conditions d’hébergement sont plus que discutables sans parler de la confiscation des passeports qui privent les migrants de toute liberté.

Macron soutient les « changements » du Qatar !

Macron soutient les changements du Qatar !

On peut légitimement s’interroger pour savoir ce qui a poussé Macron à faire les louanges des changements opérés au Qatar surtout un moment où la coupe du monde révèle les inégalités, les atteintes aux libertés et les scandales des conditions de travail des travailleurs étrangers.( Qui travaillent avec une température de 50° pour 200 € par mois et vivent dans de véritables taudis)

Évidemment, la puissance financière du Qatar n’est pas pour rien pour expliquer les louanges de Macron. En effet de Qatar a beaucoup investi à l’étranger et particulièrement en France. À tel point d’ailleurs qu’on lui a fait fait un cadeau royal avec la dispense d’impôt décidée par Sarkozy.

Alors que les polémiques concernant le Mondial au Qatar ne désenflent pas, Emmanuel Macron a cependant affirmé ce samedi que la compétition permettait de montrer les « changements concrets » à l’œuvre dans ce pays conservateur.

Le Mondial qatarien fait polémique depuis des années, autant sur les conditions de vie des travailleurs locaux, l’impact sur l’environnement des stades climatisés et la place des femmes et minorités LGBTQ+ dans le pays. Ces critiques ont poussé certains supporters, surtout d’Europe occidentale, à boycotter la compétition.

Emmanuel Macron a estimé que « dans un monde confronté à une succession de crises, nous devons préserver l’esprit du sport qui doit rester un espace de rapprochement des peuples, autour de valeurs universelles »

« Cette Coupe du monde de football, la première organisée dans le monde arabe, témoigne de changements concrets qui sont à l’œuvre. Le Qatar s’est engagé dans cette voie et doit continuer. Il peut compter sur notre soutien »,a déclaré sans drande conviction Macron.

Face aux appels au boycott du Mondial, le chef de l’État Emmanuel Macron avait pourtant estimé avant le début de la compétition, qu’il « ne fallait pas politiser le sport ». Il a annoncé sa présence au Qatar pour la demi-finale ou la finale en cas de présence de l’équipe de France.

« Je ne suis pas pour le boycott de la Coupe du monde. Ces questions-là, il faut se les poser avant, au moment où on a attribué des Jeux ou des compétitions », a-t-il aussi déclaré avant le début de la compétition.Une allusion claire à Sarkozy en particulier.

« C’est bon » pour le Qatar de recevoir le Mondial, le premier jamais organisé dans le monde arabe, car la compétition « a fait avancer les choses » dans les réformes, avait-il alors estimé.

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Foot- Coupe du monde Qatar : un premier match vraiment sans intérêt

Le premier match entre le Qatar et l’Équateur a été relativement insipide. En tout cas pas un match digne d’une coupe du monde. Cela a surtout confirmé que le Qatar n’est pas une terre de football et aussi que les conditions atmosphériques ne sont guère compatibles avec l’exercice sportif.

De toute évidence, il n’existe pas de culture football au Qatar. Pour preuve environ la moitié des spectateurs locaux ont quitté le stade bien avant la fin de la partie.

Sur le plan strictement footballistique, le Qatar a été dominé sur tous les plans et le score aurait pu facilement atteindre 5 à 0 avec un peu de chance. Finalement, l’Équateur a gagné par deux à zéro.

Sur le plan physique, l’équipe du Qatar toujours en retard n’a pas résisté à l’engagement des joueurs équatoriens. Le pire est sans doute le plan technique. Trop de passes approximatives, de déchets, des manques évidents d’expérience internationale de la part du Qatar.

Un match à vite oublier. Pour les prochains matchs, le score risque d’être beaucoup plus sanglant quand le Qatar va affronter le Sénégal ou encore les Pays-Bas.

Cela confirme que le choix du Qatar été surtout politique et non sportif. Cela ne grandit pas la fédération internationale de football qui entretient des liens de plus en plus troubles avec les milliards. La corruption a pris des proportions invraisemblables dans cette fédération où « tout le monde mange ».

Qatar: Coupe du monde , Sarkozy pour !

Qatar: Coupe du monde , Sarkozy pour !

Sarkozy qui a grandement favorisé la décision d’organiser la coupe du monde de football au Qatar persiste et signe. Et pour cause le Qatar a largement arrosé les personnalités susceptibles de le soutenir dans cet objectif. Sans parler du pont d’or offert par Sarkozy pour la venue de capitaux Qatar en France. Une sorte de renvoi d’ascenseur.Dans une interview donnée au JDD, dimanche 23 octobre, l’ancien président de la République a témoigné de son étonnement face aux polémiques qui précèdent la tenue de l’événement (du 20 novembre au 18 décembre). Impliqué dans l’enquête en France sur l’attribution de la compétition au pays du Golfe, notamment autour d’un déjeuner à l’Elysée le 23 novembre 2010, Nicolas Sarkozy réclame notamment que l’organisation soit jugée sur pièces, et non a priori.
« Le football est un sport universel et chaque région du monde doit pouvoir organiser une compétition internationale, estime-t-il. Le football n’appartient pas qu’aux Occidentaux, qu’ils soient Français, Anglais, Italiens ou Américains. C’est un sport qui rassemble. Le seul problème évidemment c’est que le Qatar n’est pas une terre de football dont le climat n’est absolument pas compatible avec l’exercice de ce sport, sans parler des conditions sociales.

Le Qatar est pointé du doigt sur les questions environnementales ou de respect des droits de l’homme. Début octobre, plusieurs ONG et associations ont dénoncé l’organisation de l’événement et appelé à un « boycott diplomatique ». Selon un rapport d’Amnesty International, plus de 6 000 ouvriers sont morts pour construire les stades qui seront utilisés pour l’événement.

Coupe du monde de foot au Qatar : Sarkozy soutient et pour cause

Coupe du monde de foot au Qatar : Sarkozy soutient et pour cause

Sarkozy qui a grandement favorisé la décision d’organiser la coupe du monde de football au Qatar persiste et signe. Et pour cause le Qatar a largement arrosé les personnalités susceptibles de le soutenir dans cet objectif. Sans parler du pont d’or offert par Sarkozy pour la venue de capitaux Qatar en France. Une sorte de renvoi d’ascenseur.Dans une interview donnée au JDD, dimanche 23 octobre, l’ancien président de la République a témoigné de son étonnement face aux polémiques qui précèdent la tenue de l’événement (du 20 novembre au 18 décembre). Impliqué dans l’enquête en France sur l’attribution de la compétition au pays du Golfe, notamment autour d’un déjeuner à l’Elysée le 23 novembre 2010, Nicolas Sarkozy réclame notamment que l’organisation soit jugée sur pièces, et non a priori.
« Le football est un sport universel et chaque région du monde doit pouvoir organiser une compétition internationale, estime-t-il. Le football n’appartient pas qu’aux Occidentaux, qu’ils soient Français, Anglais, Italiens ou Américains. C’est un sport qui rassemble. Le seul problème évidemment c’est que le Qatar n’est pas une terre de football dont le climat n’est absolument pas compatible avec l’exercice de ce sport, sans parler des conditions sociales.

Le Qatar est pointé du doigt sur les questions environnementales ou de respect des droits de l’homme. Début octobre, plusieurs ONG et associations ont dénoncé l’organisation de l’événement et appelé à un « boycott diplomatique ». Selon un rapport d’Amnesty International, plus de 6 000 ouvriers sont morts pour construire les stades qui seront utilisés pour l’événement.

Boycotter la coupe du monde de foot au Qatar ?

Boycotter la coupe du monde de foot au Qatar ?

 

 

Aurore Lalucq, députée européenne (Place publique), Maxime des Gayets, conseiller régional d’Ile-de-France (PS), et Richard Bouigue, adjoint au maire du 12e arrondissement de Paris (PS), appellent, dans une tribune au « Monde », les responsables politiques, les sponsors mais aussi le public à ne pas cautionner un événement si décrié, en boycottant la cérémonie d’ouverture, le 20 novembre.

Un appel un peu tardif et qui découvre les dégâts du fric dans le foot. Un appel assez hypocrite qui ne concerne que la cérémonie d’ouverture beaucoup moins regardée que les matchs. Bref,  un appel un peu gratuit et hors du temps;  il faut d’un effet rappeler que l’attribution a été décidée courant 2010 et que c’est avant cette décision qu’il convenait de prendre en compte les conséquences prévisibles sur le plan financier, social, écologique et sportif. Le scandale du foot fric est autrement plus complexe que ce qui est écrit mais dans cette contribution . NDLR 

Les soupçons sur la procédure d’attribution, les scandales écologiques liés à la climatisation à ciel ouvert de ses stades, la litanie des décès de milliers d’ouvriers dans ses chantiers, l’homophobie d’Etat et ses répressions régulières n’ont pas encore suffisamment ébranlé les consciences pour mettre en doute la tenue de cet événement sportif planétaire.

L’histoire a déjà été coutumière de cette contradiction entre une effervescence partagée pour ces grands rendez-vous et l’acceptation de situations ou de régimes aux valeurs opposées à celles du sport. On se souvient de la Coupe du monde en Argentine en 1978, alors sous la férule du général Jorge Videla, de celle de 2018 dans la Russie de Vladimir Poutine ou encore des récents Jeux olympiques d’hiver à Pékin en février, en plein génocide contre les Ouïgours.

Certains ont su, à ces moments, défendre des positions courageuses. C’est aujourd’hui le cas de l’ex-footballeur international allemand Philipp Lahm, qui a décidé de boycotter cette Coupe du monde qatarienne pour protester contre les violations des droits humains.

Doit-on attendre des sportifs qui prendront part à ces compétitions des attitudes aussi engagées ? Ce serait un signe heureux. Mais ceux-ci n’ont pas à porter seuls le poids de la contestation morale quand tant d’autres se font si silencieux.

Foot-Messi au PSG : le Qatar confirme

Foot-Messi au PSG : le Qatar confirme

Faute de moyens financiers suffisants, le FC Barcelone a dû renoncer à conclure un nouveau contrat avec sa vedette Lionel Messi. Le club est en effet affronté à de graves difficultés financières. Le salaire actuel de Lionel Messi tournait autour de 140 millions par an. Certes pour un éventuel nouveau contrat il avait consenti à diminuer de façon significative sa rémunération.

 

Cependant cela pesait encore trop sur la masse salariale de Barcelone dont les comptes sont dans le viseur des autorités internationales. D’après les déclarations du frère de l’émir du Qatar, Lionel Messi pourrait signer au PSG pour deux ans, plus une saison en option.

La venue de Messi constituerait un événement international susceptible de renforcer encore l’image mondiale du PSG qui avec le meilleur joueur du monde pourrait espérer remporter la compétition européenne.  Une réserve toutefois, il faudra que le PSG se trouve un véritable avant centre. M Bappé n’a pas le profil en dépit de son énorme talent.

 

Foot-Qatar 2022, : pas de boycott mais….

Foot-Qatar 2022, : pas de boycott mais….

Plusieurs députés expriment dans l’opinion les conditions à réunir pour la coupe du monde au Qatar 2022

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Tribune

 

Nous le savons tous : le monde arabe n’est pas un long fleuve tranquille où la démocratisation va de soi. C’est un processus complexe qui se fait par étapes et qui prend du temps. Parfois même, c’est un processus qui recule. Mais la coupe du monde 2022 aura lieu pour la première fois de l’histoire au Moyen-Orient dans un pays musulman : il faut le saluer car c’est un progrès, y compris et surtout pour ceux qui l’organisent.

En vingt ans, Doha est devenu l’incontournable organisateur des plus grands évènements sportifs et culturels du monde et vise à terme les JO. Et en l’espace de ces deux décennies, sous le regard et le poids des pays occidentaux qui lui demandent des comptes, le Qatar s’est engagé sur la voie des droits de l’homme.

Cette année encore a été marquée par l’organisation des premières élections législatives de l’histoire du pays, mais aussi par l’élaboration d’une législation du travail qui n’existe nulle part dans toute la région du Golfe. Cela prend du temps, c’est normal, et pour cela, il a fait appel aux institutions internationales.

Abandon de la « kafala »​. La préparation de la Coupe du Monde a nécessité l’appel à une main-d’œuvre immigrée spécialisée depuis dix ans. Ce sont des chantiers phénoménaux et l’échéance de l’évènement a poussé le pays à un respect strict des délais de réalisation des infrastructures. Malgré cela, avec l’appui de l’Organisation internationale du travail, qui a désormais un bureau à Doha, et travaille avec le gouvernement, des réformes ont été entreprises : abandon de la « kafala », ce fameux système de parrainage du travailleur digne d’autres âges, mise en place d’une protection du travailleur, services d’aide et de soutien économique en temps de pandémie.

C’est un début. Globalement, sur la dernière décennie, le taux de mortalité a baissé, grâce à des programmes de santé en développement permanent et une nette amélioration des conditions de travail. Une législation punit désormais les patrons qui enfreignent ces règles. Un salaire minimum vient de se mettre en place et les conditions de travail sont désormais conditionnées aux températures extérieures qui montent très vite au Qatar. L’Etat veille désormais à sanctionner tout abus de la part des employeurs. Qui d’autre le fait dans le Golfe où la kafala court toujours et les atteintes évidentes aux droits des travailleurs sont passées sous silence, Arabie Saoudite et Emirats en tête, dans leurs divers chantiers ?

Plutôt que de boycotter, ou d’appeler au boycott, il vaut mieux avec l’appui des ONG et des organisations internationales continuer à le soutenir dans ce sens quand des efforts sont faits

Pendant la pandémie, Doha s’est engagé à hauteur de 825 millions de dollars à couvrir les salaires et la prise en charge de ses ouvriers pendant tout le temps de l’épidémie. Même ceux qui étaient en arrêt et en quarantaine pour cause de contamination étaient payés. Une application vient également d’être lancée en de multiples langues pour permettre au travailleur local, en fonction de sa langue natale, de connaître ses nouveaux droits et de ses devoirs. A charge aux entreprises étrangères qui sont maîtres d’ouvrage sur place, de faire respecter la législation. C’est aussi la mission de l’OIT sur place.

A l’occasion de la Coupe du Monde, et pour que le succès soit total, d’un point de vue sportif, politique, culturel, et d’image, le Qatar n’aurait aucun intérêt à s’enfermer dans le passé et dans un fonctionnement rétrograde. Il agit étape par étape dans le sens de la modernisation et donc de l’Histoire et veut poursuivre cette modernisation.

Mais plutôt que de boycotter, ou d’appeler au boycott, il vaut mieux avec l’appui des ONG et des organisations internationales continuer à le soutenir dans ce sens quand des efforts sont faits. Et les équipes nationales qui protestent actuellement devraient probablement se concentrer sur les pays hôtes d’un événement qui ne coopèrent pas avec les institutions internationales comme le fait Doha.

La Coupe du Monde peut être l’outil de coopération qui amènera le pays à atteindre les standards internationaux de transparence et de dignité. Oui, la Coupe du Monde peut réussir cette révolution. C’est ce vers quoi nous devons, collectivement, tendre.

Pascal Brindeau, député du Loir-et-Cher, Julien Borowczyk, député de la Loire, Jérôme Lambert, député de Charente, Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l’étranger, Michel Zumkeller, député du Territoire de Belfort, Marie-France Lorho, député de Vaucluse, M’jid El Guerrab, député de la 9e circonscription des Français de l’étranger.

Qatar : un euro de l’heure pour les salariés esclaves

  • Qatar : un euro de l’heure pour les salariés esclaves
  • Au Qatar comme dans nos pays pétroliers la quasi-totalité des travaux difficiles sont confiés au immigré exploités dans des conditions lamentables. Ainsi on a appris que la construction des stades prévus pour la coupe du monde de foot a déjà fait des milliers de morts chez les immigrés. Une forme d’esclavage d’autant que les intéressés sont souvent privés de leur passeport et ou ne peuvent revenir dans leur pays d’origine que tous les quatre ou cinq ans voire davantage.
  •  Sans doute pour redorer un peu son image sociale le Qatar vient d’annoncer «la mise en oeuvre du nouveau salaire minimum pour tous les travailleurs à partir de samedi», selon l’agence de presse officielle qatarie QNA. La nouvelle législation exige que tous les salariés soient payés au moins 1.000 rials (230 euros) pour un mois de travail à temps plein, soit environ un euro de l’heure. Auparavant, le salaire minimum était fixé à 750 rials (173 euros) par mois.
  • Pour l’ONG Migrant Rights, le nouveau salaire minimum est trop bas et ne reflète pas le coût élevé de la vie au Qatar. Le ministère du Travail a de son côté estimé que ces changements allaient «stimuler les investissements dans l’économie locale et favoriser la croissance économique». On peut comprendre évidemment que dans certains pays en développement les salaires soient misérables et ne dépassent pas 100 ou 200 €. Il en va différemment dans un pays d’une insolente richesse qui exploite la main-d’œuvre étrangère mais par contre ne cesse d’acheter des actifs prestigieux dans les pays développés

 

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