Archive pour le Tag 'puissances'

Afghanistan : les trois grandes puissances pour un cessez-le-feu

Afghanistan : les trois grandes puissances pour un cessez-le-feu

Fait rarissime les trois grandes puissances mondiales que sont les États-Unis, la Chine et la Russie ont appelé un cessez-le-feu immédiat à l’Afghanistan. Un effort louable de toute la communauté internationale qu’il faut souligner mais qui vise un pays dans un état de misère absolue et sans réelle perspective politique durable.

Les Etats-Unis ont été rejoints jeudi par la Russie, la Chine et le Pakistan dans leur appel à un cessez-le-feu immédiat en Afghanistan, alors qu’une conférence organisée à Moscou a montré la détermination de Washington à convaincre les puissances régionales à propos de son plan de paix.

A six semaines de la date butoir pour le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, où elles ont présentes depuis près de vingt ans, Les Etats-Unis ont envoyé pour la première fois un haut représentant prendre part à des discussions de paix régionales organisées par la Russie.

La conférence moscovite avait pour but de donner du souffle aux négociations menées au Qatar par le gouvernement afghan et les taliban, alors que le pouvoir à Kaboul reproche aux insurgés de n’avoir pas fait suffisamment pour endiguer les violences.

« A ce tournant, nos quatre pays appellent les deux camps à mener des discussions et conclure un accord de paix qui mettra fin à plus de quatre décennies de guerre en Afghanistan », est-il écrit dans un communiqué commun publié à l’issue des discussions.

Syrie : terrain de jeu des puissances internationales

Syrie : terrain de jeu des puissances internationales

Les pourparlers sur la Syrie engagés en 2017, s’éternisent sans autre résultat que de permettre à ses parrains – Russie, Iran et Turquie – d’asseoir leur influence sur le jeu régional. Seul un accord entre Washington et Moscou pourrait garantir une solution politique, estime, dans une tribune au « Monde », le chercheur Souhaïl Belhadj.

Tribune.

 

Les pourparlers de paix d’Astana, au Kazakhstan, qui visent à trouver une solution pacifique au conflit syrien, sont « prometteurs », déclarait en 2017 l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, au Conseil de sécurité, à New York. Mais – doit-on remarquer aujourd’hui – « prometteur » peut aussi signifier « qui promet légèrement, ou sans intention de tenir sa promesse ».

Effectivement, le quinzième round des pourparlers syriens, qui a eu lieu les 16 et 17 février 2021 (cette fois-ci à Sotchi, en Russie, au lieu d’Astana), ne tient toujours pas ses promesses. En dépit des déclarations consensuelles de ses trois parrains, la Russie, l’Iran et la Turquie, le processus d’Astana ne fait qu’éterniser le conflit syrien au lieu d’y mettre un terme.

Ce prolongement du conflit depuis quatre ans a un coût dévastateur : ces quatre dernières années, environ 73 000 personnes de plus sont mortes en Syrie [sur un total de morts se situant, d’après les estimations, entre 300 000 et 500 000 depuis 2011], et parmi elles 34 % de civils et au moins 55 médecins et soignants ; plus de 6 millions de déplacés internes ne sont toujours pas retournés chez eux ; à ces déplacés s’ajoutent plus de 6 millions de réfugiés à l’étranger. Et, pour les Syriens qui ont pu retourner chez eux depuis 2017, plus de la moitié n’ont pas d’accès direct à l’eau ou aux services de santé. Enfin, depuis 2019, ce sont 2,4 millions d’enfants qui ne vont plus à l’école en Syrie.

 

Le processus de paix d’Astana n’améliore donc pas le présent de la Syrie. Mais dessine-t-il au moins un avenir ? La réponse est non car les négociations piétinent sur les questions à régler qui fondent le principe même des pourparlers : un consensus autour d’un nouveau texte constitutionnel à faire promulguer, la tenue d’élections libres dans la foulée, des échanges de prisonniers entre le régime syrien et l’opposition. 

Bien que l’intensité du conflit armé ait baissé depuis l’engagement du processus d’Astana, l’aide que reçoit la Syrie sert avant tout à traiter des situations humanitaires d’urgence et non pas à entamer la reconstruction. Pourtant, il faut remettre en état de marche des infrastructures économiques et de services à la population, pour l’heure en ruines.

La faiblesse des grandes puissances face au Covid

La faiblesse des grandes puissances face au Covid

 

 Nidal Shoukeir ,professeur de communications stratégiques et relations gouvernementales note la faiblesse des grandes puissances face au C ovid.( L’opinion)

 

 Il ne fait aucun doute que le monde après la Covid-19 ne sera plus jamais le même qu’avant. Ce virus a réussi à changer radicalement son fonctionnement et laissera des traces sérieuses sur notre quotidien pour très longtemps, si ce n’est pour toujours. Ces changements touchent la plupart des domaines.

De nos pensées jusqu’à nos habitudes de travail, d’éducation, d’alimentation et notre vie sociale, l’effet de la Covid est omniprésent. Une question vitale, touchant le domaine politique et social, s’impose à nous : quelles conséquences entraînera ce virus sur les Etats, les gouvernements ou même sur le système de gouvernance mondiale que nous connaissons aujourd’hui ?

Un an après son déclenchement, cette gigantesque crise sanitaire est un tournant pour le mécanisme du système mondial avec un changement profond des tendances de la gouvernance dans ses aspects administratif, stratégique et géopolitique.

En observant les gestions de la Covid, on a remarqué la montée du nationalisme et du protectionnisme des Etats et des gouvernements, au détriment de la coopération régionale et collective.

La guerre des vaccins en est un véritable exemple. Au niveau stratégique, on note aussi un éloignement de la mondialisation et un retour aux frontières intérieures pour essayer d’assurer l’autosuffisance. La pénurie des masques, des gels hydroalcooliques, des appareils respiratoires et d’autres produits liés à cette crise est un bon indice de cette tendance.

Il s’agit d’un vrai risque qui pourrait toucher une partie fondamentale du système mondial actuel. L’espace Schengen est une fierté et un symbole de la géopolitique européenne mais il a été involontairement affecté par le virus avec la fermeture des frontières.

Au cours des premières semaines de février et mars 2020, des peuples comme les Italiens, très touchés par la pandémie, ont parfois perdu la foi en l’Union européenne. Cette remise en cause des grands ensembles va de pair avec celle montant à l’intérieur des pays, des métropoles jusqu’aux petites villes aux régions les plus enclavées.

Performance. Cela entraîne de nombreuses questions : quelle est l’efficacité des politiques gouvernementales contre le virus ? Pourquoi certains pays et pas d’autres ont-ils réussi à gérer cette crise ? Quelle stratégie de vaccination est la meilleure ? Quel système de gouvernance a été le plus performant ? Une question clé s’impose : quel est l’effet du virus sur le concept d’Etat « hyper-puissance » et d’Etat très développé ?

Si l’on jette un coup d’œil sur la liste des pays les plus touchés, les pays « hyper-puissances » comme les Etat-Unis, la France, la Russie, la Grande-Bretagne ou même très développés tels que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne occupent les premières places.

La notion d’« hyper-puissance » est souvent évaluée au prisme du pouvoir militaire et surtout nucléaire. Mais les Etats détenteurs de la bombe atomique et d’arsenaux militaires surdimensionnés ont montré leur impuissance face à cette crise sanitaire. La Covid19 s’y est propagée sans véritable résistance, comme en témoignent les scènes des hôpitaux italiens. Ces « hyper-puissances » et les pays très développés sont aussi en retard en matière de vaccination par rapport à des pays jeunes comme Israël ou les Emirats arabes unis.

Cette crise est en passe de changer durablement le concept d’« hyper-puissance » à l’aune des nouveaux challenges et défis à relever dans notre futur proche : les réponses aux virus et aux maladies.

Le Dr Nidal Shoukeir est professeur de communications stratégiques et relations gouvernementales.

Iles Caïmans (60 000 habitants) une des premières puissances mondiales grâce à l’évasion fiscale

Iles Caïmans (60 000 habitants) une des premières puissances mondiales grâce à l’évasion fiscale

ce n’est pas grâce à sa puissance économique que les iles Caïmans qui ne comptent que 60 000 habitants figurent comme troisième détenteur de la dette américaine (derrière la Chine et le Japon !) Mais grâce tout simplement à l’exemption dont bénéficie ce paradis fiscal. Ce petit territoire du Commonwealth britannique est aussi le siège de 60 % des très spéculatifs hedge funds. Quand on se demande qui peuvent être les principaux créanciers des Etats-Unis, les noms de la Chine, du Japon, de l’Arabie Saoudite ou de pays européens reviennent souvent.  Mais les chiffres du Trésor Américain recèlent le nom d’un créancier qu’on imaginait pas intégrer ne serait-ce que dans le Top 10. Le 3ème détenteur de dette américaine, derrière la Chine (1.244 milliards de dollars) et le Japon (1.137 milliards de dollars), sont les Îles Caïman, avec 265 milliards de dollars d’obligations américaines. Ce territoire du Commonwealth britannique, dont la population se limite à 60.413 habitants au dernier recensement, est en effet passé ces dernières semaines devant l’Irlande (264 milliards de dollars), et désormais loin devant le Brésil (246 milliards de dollars). Une progression fulgurante, liée à la problématique des paradis fiscaux, diablement d’actualité. Hormis leur climat tropical et leurs paysages paradisiaques, les Caïmans offrent aux investisseurs une singulière douceur en matière de taxe et d’impôts. Un décret royal britannique datant de 1788 les en exempte à 100%. Un cadeau de la couronne qui à l’époque est totalement justifié. Cette année-là, un convoi de navires britanniques parti de Jamaïque et ralliant la Grande-Bretagne, est pris dans une violente tempête. Tous les habitants de ce petit archipel de trois îles se mobilisent, afin de sauver le plus de marins et de passagers possible. Une bravoure louée par les survivants. Le Roi George III décide de faire grâce aux autochtones de conscription… et d’impôt à la Couronne. Ce privilège royal ne passe pas longtemps inaperçu. Très vite, de nombreuses sociétés commerciales s’installent aux Caïmans. Suivis, au 20ème siècle… par toutes les grandes banques et institutions financières. Et malgré des progrès en termes de transparence financière, le pays est toujours cité parmi les différentes listes internationales, noires ou grises, des paradis fiscaux. Si beaucoup de grandes banques ou d’institutions financières ont préféré quitter le pays, par peur d’éveiller les soupçons, énormément de hedge funds y sont toujours présents. Selon un rapport du cabinet Olivier Wyman datant d’il y a 2 ans, 60% des fonds d’arbitrage à travers le monde sont domiciliés dans cet archipel!  La Réserve Fédérale américaine étant déterminée à durcir sa politique monétaire cette année, les hedge funds, dont le travail consiste à couvrir le client et à gérer le risque, parient plus que jamais sur la dette américaine. Le passage en territoire négatif de certains taux européens et japonais ne fait qu’accroître le mouvement. « Une manière simple et efficace de laisser l’argent dormir avec profit, sans prendre trop de risque », commente un cabinet de conseil en hedge funds.

(avec RTL)




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