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Contre la financiarisation de la gestion de l’eau publique

 Contre la financiarisation de la gestion de l’eau publique

Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (Essonne) et vice-président de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart, chargé des transitions énergétique et écologique et du cycle de l’eau, s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre la « mainmise » des opérateurs privés et préconise une gestion publique globale de l’eau.

Tribune.

 

A la veille d’élections régionales et départementales où l’écologie est dans toutes les bouches, la menace d’un big bang qui plane sur la distribution de l’eau est pour l’heure la grande absente du débat public. Sous les effets ravageurs d’une compétitivité urbaine internationale tous azimuts et avec l’attractivité économique comme seule boussole, le projet de fusion de Veolia avec Suez témoigne d’une volonté de captation sans partage du premier bien commun de l’humanité par des intérêts financiers.

Face à cette financiarisation rampante, de nombreuses métropoles françaises, comme Grenoble, Nice, Lille, Strasbourg, Paris, Rennes, Nantes, Montpellier et maintenant Lyon et Bordeaux, ont déjà fait le choix précurseur d’une gestion publique de l’eau. Avec des citoyens et des militants engagés, ces collectivités locales se sont dotées, grâce à des entreprises publiques locales, de compétences humaines, techniques et juridiques de premier plan pour rivaliser avec le privé.

Avec un modèle public intégré qui va de la source au robinet, la capitale et son entreprise publique Eau de Paris représentent une exception dans la région Ile-de-France. Le reste du territoire francilien subit la mainmise tantôt de Veolia Eau d’Ile-de-France, délégataire du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), tantôt des monopoles territoriaux d’opérateurs privés comme Suez, avec le réseau interconnecté du sud francilien (RISF).

D’autres territoires se sont, par ailleurs, lancés dans une reprise en gestion publique de la distribution d’eau, en grande couronne notamment. C’est le cas en Essonne, avec la communauté d’agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart. Et maintenant, c’est au tour des établissements publics territoriaux Grand Orly Seine-Bièvre (Val-de-Marne, Essonne), Est Ensemble (Seine-Saint-Denis), Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) et de la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire (Seine-et-Marne) d’emboîter le pas. Mais l’étape nouvelle est bien celle de la réappropriation des outils de production.

Face aux chantres d’un capitalisme vert et dans une région où le prix de l’eau est supérieur au reste de la France, ce sont autant d’expériences à taille humaine avec comme ligne de mire une souveraineté énergétique, une démocratie locale retrouvée et le respect d’une éthique sur la transparence des tarifs de l’eau au juste prix, à la juste qualité et au juste service.

Face au modèle privé dont les perdants risquent d’être l’usager et la planète, notre région possède de nombreux atouts pour écrire un nouveau chapitre de la gestion de l’eau. La baisse des tarifs de l’eau potable est à portée de main en raison d’une surcapacité de production et de l’existence d’infrastructures aujourd’hui quasi amorties par les factures aux usagers.

Haute fonction publique : changer le recrutement

Haute fonction publique : changer le recrutement

Les deux consultants en gestion Jérôme de Badereau et Clément Jullien expliquent, dans une tribune au « Monde », que le recrutement au mérite parmi les fonctionnaires expérimentés comme voie d’accès principale créerait une dynamique à même de remédier à plusieurs des maux actuels de la fonction publique.( au lieu de la main-mise des élèves des grands écoles notamment de l’ENA  sur les plus hauts postes administratifs

Tribune.

 

Souvenez-vous, il y a deux ans, l’Ecole nationale d’administration (ENA) était une cible et devait disparaître : trop étroite et élitiste dans son recrutement, faisant des hauts fonctionnaires de grands corps de l’Etat déconnectés des réalités et des besoins, son sort était scellé. On imaginait en même temps ouvrir davantage la fonction publique aux contractuels venant d’horizons divers.

Le discours du président de la République à Nantes, le 11 février, opère un retour en grâce spectaculaire de la grande institution qui forme les élites administratives françaises : symbole d’un ascenseur social grippé, elle deviendra dès la rentrée 2021 source de progrès social en accompagnant l’entrée d’étudiants de quartiers populaires.

D’autres grandes écoles formant des hauts fonctionnaires sont aussi concernées par cette ouverture des concours : l’Institut national des études territoriales, l’Ecole des hautes études en santé publique, l’Ecole des commissaires de police, l’Ecole des directeurs des établissements pénitentiaires.

Si cette annonce a surpris, cette transformation du recrutement n’est finalement que la poursuite d’un mouvement amorcé à l’ENA depuis près de quarante ans avec l’ouverture des deuxième et troisième voies d’accès : la deuxième voie pour des agents du service public méritants et expérimentés, la troisième voie pour des salariés du privé voulant réorienter leur carrière dans le sens de l’intérêt général.

Ces deux voies ont permis de former des « hauts manageurs publics » aux compétences et aux parcours plus divers et ont étendu le savoir-faire des diplômés de l’ENA, mais cela s’est fait sur une base sociale encore plus étroite, avec un plus bas atteint en 2019 : la promotion ne comptait qu’un étudiant issu d’une famille d’ouvriers… Le milieu social est devenu un marqueur à l’ENA, mais il n’est pas le seul.

Une autre source d’inégalité est peu évoquée et traitée en tant que telle : la méconnaissance générale de la filière administrative supérieure dans la population au-delà des enfants de fonctionnaires. Emmanuel Macron l’a vécu lui-même, il ne connaissait pas l’ENA et y est arrivé un peu par hasard.

 

Annulation de la dette publique: des risques

Annulation de la dette publique:  des risques

Une chronique dans l’Opinion de Emmanuel Combe, professeur à Skema business school et vice-président de l’Autorité de la concurrence.

 

 

« L’histoire nous a maintes fois montré que les difficultés juridiques s’effacent devant les accords politiques » : telle est la conclusion de l’appel lancé par une centaine d’économistes en faveur d’une annulation de la dette-Covid contractée par la BCE.

Pour ce qui est de l’argument historique, il est factuellement juste mais largement sorti de son contexte. L’histoire contemporaine regorge certes d’exemples d’Etats ayant annulé leur dette – à l’image du Mexique en 1861 ou de l’Union soviétique à la fin de 1917 – mais ces décisions sont intervenues souvent à la suite d’un changement de régime politique : il s’agissait de solder un héritage « illégitime » du passé, fondé sur la dictature ou le colonialisme.

Une doctrine juridique sur la « dette odieuse » a même été élaborée dès 1927 par Sack, considérant qu’une dette contractée par un régime contre l’intérêt de ses propres citoyens « n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir ». Force est de constater que nous ne sommes pas aujourd’hui dans ce cas de figure : nous avons en Europe des gouvernements démocratiquement élus, qui ont fait le choix de contracter une dette non pour oppresser leur population mais pour faire face à l’une des plus graves crises économiques depuis 1929. Comparaison n’est pas toujours raison.

Les acteurs économiques se diront que si l’Europe est capable d’annuler les 25 % de dette détenue par la BCE, pourquoi ne ferait-elle pas de même demain sur les 75 % détenue directement par des acteurs privés ?

Crédibilité. Pour ce qui est de l’argument de la toute-puissance du politique, il omet de rappeler qu’il y a un coût économique à faire et défaire les traités. Pour bien le comprendre, il faut revenir à la notion de « crédibilité » : une politique économique est considérée comme crédible si elle obéit à des règles claires et constantes, qui sont annoncées à l’avance et permettent aux agents d’anticiper le comportement futur des pouvoirs publics. Changer les règles du jeu au cours du jeu, ne serait-ce qu’une seule fois, revient à renier ses propres engagements. Le décideur politique réalisera certes un gain à court terme mais il aura perdu toute crédibilité aux yeux des acteurs économiques.

Ainsi, dans le cas de la dette Covid, ces derniers se diront que si l’Europe est capable d’annuler les 25 % de dette détenue par la BCE, pourquoi ne ferait-elle pas de même demain sur les 75 % détenue directement par des acteurs privés ? La sanction économique sera aussi simple que redoutable : comme ils n’auront plus confiance, les investisseurs privés exigeront une prime de risque. Même dans un environnement de taux structurellement bas, les taux d’emprunt seront élevés, faute d’une confiance suffisante.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce qui s’est passé avec la Grèce, suite à l’épisode de restructuration de sa dette en mars 2012. Les marchés obligataires ont eu la mémoire longue et la dent dure : la Grèce devra attendre juillet 2017 avant de retrouver un accès direct aux marchés de capitaux ; elle ne devra son sauvetage pendant ces cinq années qu’à la faveur des plans d’aide du FMI et de l’Union européenne. Il est donc imprudent d’exiger une annulation de la dette détenue par la BCE. Cette demande est d’autant plus infondée que cette dette Covid ne coûte rien aux Etats européens, puisque les taux d’intérêt qu’ils versent à la BCE… leur sont ensuite reversés.

Dette publique : les économistes dans le potage

Dette publique : les économistes dans le potage

Il convient vraiment de prêter une oreille attentive aux économistes dont les avis sont aussi divers et variés que ceux de leurs collègues des autres sciences molles pour déceler des perspectives possibles de la politique monétaire et de ses conséquences économiques et sociales.

Bien sûr il y a des radicaux comme ceux qui proposent sous simplement de ne pas rembourser la dette. Une solution qui résout tous les problèmes ! D’autres tout aussi radicaux, par ailleurs très libéraux, qui proposent la dette perpétuelle assurant une rente au secteur bancaire. ( Une vraie martingale pour les rentiers).

 

S’il  y a dette il y a nécessairement des prêteurs. Et il faudra expliquer à ces prêteurs qu’on a passé un coup d’éponge sur leurs investissements financiers. Évidemment pour l’avenir il ne faudra guère compter sur eux pour répondre à nos futurs emprunts pourtant nécessaires et même incontournables pas seulement pour les investissements mais aussi pour le fonctionnement de l’État. C’est comme si en même temps on proposai  de ne plus verser les salaires des fonctionnaires !

 

D’autres évidemment se rangent des hypothèses plus vraisemblables. Il paraît évident qu’on ne pourra rembourser la dette Covid  en une seule année. D’où le renoncement à des impôts exceptionnels qui ne seraient qu’une goutte d’eau à moins évidemment de doubler d’un coup les prélèvements obligatoires et de tuer définitivement l’économie.

 

La dette sera forcément amortie sur une longue période. La dette covid mais d’une façon plus générale la dette structurelle. La dette représentait  fin 2019 environ 100 % du PIB, elle va atteindre 120 % du PIB soit autour de 500 milliards supplémentaires. D’autres utopistes estiment que cette situation ne présente aucun caractère de gravité puisque la banque centrale rachète les dettes d’État et fournit des liquidités aux banques à des taux proches de zéro qui permettent  aux états d’emprunter à nouveau. Et de minimiser les risques puisque l’inflation est contenue précisément grâce à la BCE qui accorde des généreuses liquidités à des taux faibles voire zéro.

 

Le seul problème c’est de savoir jusqu’à quand ? En effet le système financier court des risques d’éclatement quand la masse monétaire dépasse et de très loin la richesse supposée représentée. Du coup mécaniquement,  l’inflation se met en marche sous l’effet de l’éclatement de bulles et-ou tout simplement sous l’effet du renchérissement des matières premières et des matières transformées. Sans doute ce qui va se produire d’une manière ou d’une autre sitôt que la balance penchera un peu plus en faveur de l’offre. Pour l’instant la demande est trop insuffisante pour générer une vraie reprise qui pèserait sur l’inflation.

On peut imaginer que des plans de remboursement étalé dans le temps permettront d’amortir la dette covid  mais aussi les autres mais il sera difficile d’éviter une remontée significative de l’inflation voire même des risques de bouleversements du système financier qui repose surtout aujourd’hui sur du papier dont une partie n’a pas de réelle valeur. Pour l’instant , les économistes de tous poils sont très discrets d’une part parce qu’il n’est pas évident de discerner les évolutions monétaires et économiques possibles, d’autre part parce qu’il ne faut pas désespérer les investisseurs et Billancourt quant à la reprise possible de l’économie.

 

Dette publique :  » le débat sans issue »

Dette publique :  » le débat sans issue »

Les deux économistes Eric Monnet et Shahin Vallée renvoient dos à dos, dans une tribune au « Monde », les partisans de « l’absolution » et ceux de la « rédemption » financière, suggérant de modifier radicalement le cadre budgétaire européen pour sortir d’un faux dilemme.(Extrait)

Tribune. Le débat sur la dette publique française a pris une tournure religieuse, opposant les partisans de l’absolution à ceux de la rédemption.

Le pardon prendrait la forme de l’annulation de la dette accumulée par la Banque centrale européenne (BCE), ou plus exactement par l’Eurosystème des banques centrales européennes, qui a acheté les trois quarts de la dette publique émise depuis le début de la pandémie.

Ceux qui défendent la rédemption souhaitent au contraire cantonner cette dette et réduire les déficits publics futurs pour la rembourser.

Ces deux options ont pour point commun de « sacraliser » le stock de dette, alors que, à l’inverse de celle d’un ménage ou d’une entreprise, la soutenabilité de la dette d’un Etat dépend de sa capacité à lever l’impôt et de la confiance en sa monnaie – ce qui lui permet de se réendetter pour rembourser.

Mais au lieu de considérer les taux négatifs comme une opportunité de diminuer mécaniquement la charge de la dette, nos dirigeants se soumettent à l’obsession morale pour le stock de dette, au risque de menacer la transition écologique et la relance de l’économie européenne. Et de gommer également les enjeux distributifs du financement de la dette, pourtant essentiels au débat démocratique.

Si l’annulation de la dette détenue par la BCE est possible, elle n’est pas un simple jeu d’écritures. Elle pose la question du traitement réservé aux autres créanciers, puisque tous doivent en principe bénéficier d’un traitement égal. Elle nécessiterait une modification des traités européens qui paraît héroïque, sinon hors de portée.

Une caisse d’amortissement

Ce combat n’est ni politiquement illégitime ni intellectuellement inutile, mais on ne peut présenter les ruptures profondes qu’il entraînerait comme un jeu comptable sur lequel échafauder tout un programme politique. Et quel serait vraiment le gain de cette annulation ? Elle réduirait d’un seul coup le stock de dette mais n’assurerait en rien les conditions de financement à long terme de l’Etat.

En échange d’une annulation, nos partenaires européens, Allemagne en tête, exigeraient sans doute des règles plus contraignantes hypothéquant la politique budgétaire future. Par ailleurs, rien ne dit que les investisseurs seraient dupes et apprécieraient plus la dette française à la faveur d‘une telle réduction de son stock.

La rédemption est quant à elle l’option privilégiée par le gouvernement et a motivé la création d’une « Commission sur l’avenir des finances publiques ». Son objectif est double : rassurer les créanciers en affectant une ressource budgétaire propre au remboursement de la dette (lui procurant ainsi une forme de séniorité), et d’autre part, signaler par un enregistrement comptable spécifique que cette dette est traitée différemment par l’Etat et son remboursement assuré.

« Seine-Saint-Denis : l’écroulement de l’école publique»

« Seine-Saint-Denis : l’écroulement de l’école publique»

 

Dans ce département, a besoin de réels moyens pour rétablir l’égalité, la situation ne cesse de se dégrader, alerte, dans une tribune au « Monde », le collectif Christine Renon, constitué après le suicide en septembre 2019 de cette directrice d’école maternelle. Le « déni » doit cesser.

Tribune. 

 

« Aujourd’hui samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée, épuisée, après seulement trois semaines de rentrée. Les soucis depuis bien avant la rentrée se sont accumulés, c’est le sort de tous les directeurs malheureusement. » Ces mots sont ceux de Christine Renon. Le 21 septembre 2019, cette directrice d’école se suicidait dans son école maternelle, à Pantin (Seine-Saint-Denis).

Dans une lettre accablante accompagnant son geste, elle dressait un constat dramatique de la charge qui pesait sur ses épaules et continue de peser sur celles de ses collègues. Elle s’y inquiétait de ces contraintes, nombreuses, qui entravent le sens que tous les professionnels de l’éducation donnent à leur métier. Entre 2018 et 2019, cinquante-huit suicides ont endeuillé l’éducation nationale. Et d’autres ont eu lieu depuis. C’est inacceptable.

Notre collectif « a-partisan », qui rassemble des parents et des enseignants du primaire comme du secondaire, s’est constitué quelques jours après ce drame. Depuis, nous n’avons eu de cesse de nous battre pour que les mots de Christine Renon soient entendus et que son geste ne soit pas vain.

Nous avons aussi échangé, depuis, avec les enseignants, les parents, les familles des villes voisines de Seine-Saint-Denis et des quartiers nord-est de Paris, endeuillés par l’assassinat de plusieurs élèves. Il y a des éléments communs dans ces différentes formes de violence et de souffrance.

Une fin de non-recevoir

Un an plus tard, dans un contexte sanitaire incertain, plus de 450 personnes se sont rassemblées et ont marché ensemble, le 26 septembre 2020, entre Aubervilliers et Pantin. A l’issue de cette marche, notre collectif a de nouveau demandé à être reçu par le ministre de l’éducation nationale. Jusqu’à présent, nous nous sommes heurtés à une fin de non-recevoir.

Dans un rapport de l’inspection générale du 11 décembre 2019, le suicide de Christine Renon a été considéré comme imputable au service. Une enquête du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), demandée par les syndicats, a finalement eu lieu, plus d’un an après. Les syndicats ont dû lutter pour que cette enquête ait lieu dans de bonnes conditions.

Ce silence – ce déni ? – interroge plus largement. Quelles réponses politiques ont été apportées par le ministère depuis plus d’un an ? Nous n’avons pour le moment vu advenir qu’un projet de réforme du statut des directeurs d’écoles du premier degré pour en faire des mini-proviseurs dotés de pouvoir hiérarchique alors que ce qui est demandé, c’est plus de coopération. Camouflée derrière le recrutement de jeunes en service civique, la fin des aides administratives à la direction d’école a entraîné des surcharges de travail énormes pour le personnel. Et puis est arrivée la pandémie de Covid-19…

Absentéisme dans la fonction publique: 33 jours, 20 dans le priv

Absentéisme dans la fonction publique: 33 jours, 20 dans le privé

Un peu plus de 33 jours dans le public pour une vingtaine de jours dans le privé. Pourtant les conditions de travail sont loin d’être favorables au privé.

 

33 jours, c’est l’absentéisme moyen des agents du service public dans les mairies en France, selon un classement que dévoile le think-tank libéral iFRAP en se basant sur les derniers bilans sociaux disponibles, ceux de 2017. Le rapport note que la population vieillissante chez les fonctionnaires, l’augmentation des congés «longue maladie» ou le temps de réintégration au travail après une absence font gonfler l’absentéisme dans les mairies. La ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est celle qui enregistre le plus gros taux d’absentéisme, avec 52 jours d’arrêt en moyenne.

Pour établir ce classement, l’iFRAP a récupéré les données de 53 communes représentant 142.000 agents et 8,9 millions de Français vivant dans ces villes. Un échantillon national représentatif, donc, même si ces données datent de 2017, car celles de 2019 n’ont pas encore été compilées.

L’absentéisme des salariés du secteur privé, lui,  est resté stable en 2019 par rapport à l’année précédente.

 

Avec « 18,7 jours d’absence par an et par salarié en moyenne », contre 18,6 jours en 2018, l’absentéisme des salariés du secteur privé est resté stable en 2019 par rapport à l’année précédente, selon le 12e baromètre du groupe de conseil Ayming publié ce mercredi.

Le taux d’absentéisme atteignait ainsi 5,1% l’an dernier, d’après une enquête réalisée en mars et avril auprès de 45 403 entreprises du privé employant 1,92 million de salariés et portant sur les arrêts maladie, accidents du travail et maladies professionnelles « dès le 1er jour d’arrêt », a précisé Ayming.

Complotisme- Succès de « Hold-up »: le résultat d’un discrédit de la parole publique

Complotisme- Succès  de « Hold-up »: le résultat d’un discrédit de la parole publique

 

 

 

 

De tout temps on a compté des complotistes  qui soupçonnent un pouvoir obscur de manipuler tout le monde, experts et politiques compris. Mais le succès du montage audiovisuel hold-up s’explique surtout par le discrédit qui affecte la parole publique. Bref, il n’y a plus grand monde qui peut encore croire encore ces experts prétentieux qui assènent des vérités contradictoires pour satisfaire leur ego dans les médias.Alors que la science devrait continuer d’être discrète et ne pas s’afficher sur des chaînes d’info qui ressemble de plus en plus à des discussions de bistrot .

Aujourd’hui, les contradictions sont telles sur l’origine du virus, sa nature, son traitement, la perspective d’un vaccin, ses enjeux économiques et ses autres conséquences sociales, politiques ou encore culturels que beaucoup peuvent dire n’importe quoi en mêlant habilement des éléments de vérité, des approximations et des raisonnements complètement tordus.

 

Ce reportage médiatique révèle l’état assez pitoyable de notre démocratie ou des pantins juridiquement élus et dont on ne peut contester la légitimité juridique ne disposent  en fait d’aucun crédit politique. Ils ont souvent d’ailleurs été élus par défaut, par hasard autant que par démagogie.

 

C’est sur ce terreau de décomposition de la démocratie que peuvent pousser tous les complotismes  les plus farfelus. Ce n’est pas d’abord le complotisme  qui doit être condamné mais les raisons de son émergence et de son succès auprès de certains qui préfèrent évidemment les théories simplistes à la complexité des facteurs explicatifs de notre société.

Succès « Hold-up »: le résultat d’un discrédit de la parole publique

Succès « Hold-up »: le résultat d’un discrédit de la parole publique

 

 

 

 

De tout temps on a compté des complotistes  qui soupçonnent un pouvoir obscur de manipuler tout le monde experts et politiques compris. Mais le succès du montage audiovisuel hold-up s’explique surtout par le discrédit qui affecte la parole publique. Bref, il n’y a plus grand monde qui peut encore croire encore ces experts prétentieux qui assènent des vérités contradictoires pour satisfaire leur ego dans les médias. Alors que la science devrait continuer d’être discrète et ne pas s’afficher sur des chaînes d’info qui ressemble de plus en plus à des discussions de bistrot .

Aujourd’hui les contradictions sont telles sur l’origine du virus, sa nature, son traitement, la perspective d’un vaccin, ses enjeux économiques et ses autres conséquences sociales, politiques ou encore culturels que beaucoup peuvent dire n’importe quoi en mêlant habilement des éléments de vérité, des approximations et des raisonnements complètement tordus.

 

Ce reportage médiatique révèle l’état assez pitoyable de notre démocratie ou des pantins juridiquement élus et dont on ne peut contester la légitimité juridique ne disposent  en fait d’aucun crédit politique. Ils ont souvent d’ailleurs été élus par défaut, par hasard autant que par démagogie.

 

C’est sur ce terreau de décomposition de la démocratie que peuvent pousser tous les complotismes  les plus farfelus. Ce n’est pas d’abord le complotisme  qui doit être condamné mais les raisons de son émergence et de son succès auprès de certains qui préfèrent évidemment les théories simplistes à la complexité des facteurs explicatifs de notre société.

Baisse des candidats à la fonction publique, pourquoi?

Baisse des candidats à la fonction publique, pourquoi?  

 

Constate une nette baisse pour ne pas dire une chute brutale en une vingtaine d’années des candidats à la fonction publique. En cause, évidemment le salaire souvent dérisoire des fonctionnaires. Pourtant les effectifs de fonctionnaires et assimilés sont les plus importants des pays d’Europe. Le problème c’est qu’on a choisi la quantité et non la qualité. Le problème c’est qu’on n’a pas déterminé quels étaient les champs prioritaires de l’action régalienne.

Du coup, des armées de fonctionnaires se déploient  dans toutes les fonctions y compris celles qui n’ont qu’un lien discutable avec l’intérêt général voire pas du tout. Par exemple les jardiniers municipaux, une véritable armée qui s’est développée depuis 20 ans et bien d’autres encore dans les grandes villes comme dans les plus petits villages.

Comme il y a sans doute le double de fonctionnaires nécessaires globalement- ce qui n’est pas contradictoire avec des tensions parfois dramatiques dans des secteurs peut réellement prioritaires- les salaires sont inférieurs en gros de 50 % par rapport à des pays comparables. Dans la recherche par exemple on ne peut pas conserver des experts de haut niveau avec des salaires de quelques milliers d’euros mensuels quand au Canada ou aux États-Unis voir en Allemagne les intéressés sont payés 10 fois plus voire davantage. On pourrait multiplier les exemples. La question centrale est celle du soir des champs de l’action régalienne et des moyens adaptés. Ce qui nécessiterait aussi des audits réguliers des fonctions publiques et des ressources utilisées. En 20 ans, le nombre de candidats pour les concours de la fonction publique de l’État a chuté, passant de 650.000 postulants en 1997 à seulement 228.000 en 2018.

La différence de salaire entre le domaine public et le domaine privé serait l’une des principales raisons du manque d’attractivité du service public.

Selon une information du Monde, alors que, en 1997, ils étaient environ 650.000 à souhaiter intégrer le corps des fonctionnaires, en 2018, ils ne sont plus de 228.000 à vouloir servir l’État, alors même que le nombre de jeunes diplômés, et donc de candidats potentiels, a augmenté.

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

 

À juste titre, la présidente de la BCE craint les conséquences brutales et dramatiques d’un arrêt des aides publiques consenties par les Etats pour mettre l’économie sous oxygène pendant la crise sanitaire. La plupart de ces mesures devraient en effet s’arrêter à la fin de l’année.

Il est évident que compte tenu de la propagation du virus et de l’absence corrélative d’une véritable reprise, les aides devraient être prolongées en 2021 pour éviter un véritable cataclysme en matière de faillite et l’emploi. La transition en douceur s’impose donc estime Christine Lagarde. «Ma première préoccupation à ce stade est que la conduite des politiques permette d’éviter l’effet de falaise», c’est-à-dire «le fait que certaines des politiques mises en place pendant la pandémie (…) soient arrêtées brutalement», a déclaré Mme Lagarde lors d’une intervention dans le cadre d’une conférence organisée par le FMI.

«Nous espérons que les décideurs comprendront et agiront de sorte que ces soutiens soient prolongés pendant un certain temps, pour que la reprise s’installe, et même si la pandémie s’éteint progressivement», a-t-elle souhaité.

La dette publique : à 114,1% du PIB

La dette publique :  à 114,1% du PIB

La dette publique française a gonflé fin juin à 114,1% du produit intérieur brut (PIB), soit 2.638,3 milliards d’euros, en hausse de 12,7 points par rapport à fin mars. C’est la plus forte augmentation trimestrielle depuis que l’Insee publie cet indicateur, en 1995, a-t-il rapporté vendredi.

« Une part de la progression de la dette (…) alimente la trésorerie des administrations publiques en forte augmentation », notamment pour répondre « à des besoins de financements futurs liés à la crise sanitaire », a expliqué l’Institut national de la statistique dans un communiqué.

La dette de l’Etat a notamment progressé de 113,4 milliards d’euros, détaille l’Insee, pour financer les mesures de chômage partiel, les reports de charges et compenser la baisse des recettes fiscales du fait de la chute de l’activité économique.

La dette des administrations de sécurité sociale (Acoss, Cades, Unédic, hôpitaux et Cnaf) augmente aussi fortement de 84,9 milliards d’euros, du fait des mesures de chômage partiel et des reports et des annulations de cotisations sociales décidées pour soutenir les entreprises en difficulté durant le confinement.

Enfin, la dette des administrations publiques locales (Apul) est également en hausse (+2,7 milliards), mais de façon moins importante.

Du fait de la crise du Covid-19 et des dépenses engagées, le gouvernement s’attend à ce que la dette s’envole à 117,5% du PIB cette année.

 

Fonction publique: contre le jour de carence

Fonction publique: contre le jour de carence

 

Alors que dans le privé la période de carence se traduit par une perte de rémunération pour les trois premiers jours de maladie, les fonctionnaires, ne sont soumis qu’à un jour de carence.

Dans une étude, Dares avait montré alors que le taux d’absentéisme était de 2,6% pour les salariés en CDD, 3,7% pour ceux en CDI, et 3,9% dans la fonction publique.

Pour tenter de diminuer l’absentéisme dans la fonction publique (mais aussi pour faire des économies) le gouvernement a décidé de rétablir le jour de carence. Une étude de l’Insee centrée sur la fonction publique montait que son instauration, entre janvier 2012 et janvier 2014, avait diminué de 50% les absences de deux jours mais augmenté de près de 25% les absences d’une semaine à trois mois. Si bien que la part des fonctionnaires absents sur une semaine n’avait pas vraiment bougé.

Suspendu provisoirement pendant le confinement, le jour de carence a été réactivé à la fin de l’état d’urgence sanitaire, le 10 juillet. Au grand dam des neuf syndicats de la fonction publique qui ont écrit à leur ministre pour demander «son abrogation définitive» à terme et, dans un premier temps, «la prolongation de sa suspension».

 

25 milliards pour la recherche publique

25 milliards pour la recherche publique

25 milliards d’euros vont être injectés dans la recherche publique progressivement, avec l’objectif qu’en 2030 le budget annuel passe de 15 à 20 milliards par an. Dès 2021, 400 millions seront investis, puis 800 millions en 2022. Un « véritable réarmement de la recherche française », a promis Jean Castex.

La loi recherche doit permettre de relancer l’attractivité des métiers scientifiques, notamment par une revalorisation massive des salaires, mais doit aussi revivifier l’activité de recherche et son financement. « Plus aucun chercheur ou enseignant-chercheur ne doit être recruté en dessous de deux smic. Alors qu’aujourd’hui, à 34, voire 38 ans, ils peuvent ne toucher que 1,2 smic. Les talents partent dans le privé.

La nouvelle martingale: La dette publique sans limite et permanente?

La nouvelle martingale: La dette publique  sans limite ?

 

 

On a trouvé la martingale, : la dette illimitée; certains proposent de financer le fonctionnement par l’impôt et les déficits par la dette, bref le cercle vicieux qui autorise tous le dérapages et en permanence sauf a croire que la création monétaire était peut être déconnectée de la richesse produite.

Aujourd’hui on aligne les milliards comme s’il en pleuvait. D’après le ministre de l’économie, les premières mesures prises pour soutenir la crise sanitaire représenteraient autour de 500 milliards. Il faudra y ajouter les 250 milliards de recettes fiscales qui vont manquer avec la baisse du PIB qui va diminuer de l’ordre de 10 %. Parallèlement la dette va augmenter de 20 %. L’addition est encore loin d’être terminée, elle le  sera en partie lorsqu’on aura examiné secteur par secteur les différents soutiens qui vont permettre de limiter les défaillances et les plans de licenciement. En tout état de cause ,ce sont des centaines et des centaines de milliards qu’il va falloir emprunter et qui vont venir s’ajouter à la charge de la dette, en outre qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre. À moins d’être partisan d’une dette perpétuelle, illimitée voire non remboursable. Une possibilité évidemment à condition de n’avoir pas besoin à emprunter de nouveau car les prêteurs intégreront les nouvelles primes de risque dans les prêts accordés. Or la France ne peut pas vivre sans emprunt non seulement pour les investissements mais aussi pour son fonctionnement.

On peut aussi imaginer qu’on sollicite encore davantage la planche à billets augmenter la masse monétaire mais une masse monétaire complètement décalée de la richesse nationale et qui un jour ou l’autre se traduit par une inflation monstre qui se traduit concrètement par une baisse du pouvoir d’achat notamment des plus modestes, c’est-à-dire de ce qui consacre l’essentiel de leurs revenus à la consommation immédiate.Aujourd’hui la demande n’est pas assez forte pour  alimenter toute suite une inflation mais mécaniquement avec un réajustement des parités monétaires les coûts auront tendance à augmenter et les prix avec entraînant une dévalorisation de fête des pouvoir d’achat

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