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Guadeloupe : le président de la région en garde à vue pour détournement de fonds publics

Guadeloupe : le président de la région en garde à vue pour détournement de fonds publics

L’enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics en lien avec l’embauche simultanée de Pascal Averne comme directeur de cabinet à la mairie de Basse-Terre et comme inspecteur général des services au Conseil régional de Guadeloupe. « Deux emplois à temps plein cumulés (…) sauf à établir que l’un des deux était fictif »écrivait Guadeloupe la 1ère en mars.

« C’est le chevauchement de ces recrutements qui interpelle », explique le procureur à l’AFP. L’enquête doit s’attacher à déterminer « les modalités de ces recrutements ». Pascal Averne avait été placé en garde à vue il y a deux semaine, et en était ressorti libre.

Bistrot : Une nouvelle licence IV pour remplacer les services publics !

Bistrot : Une nouvelle licence IV pour remplacer les services publics !

En 40 ans, 80 % des bistrots ont disparu, il en reste environ 30 000. L’idée du gouvernement est de réactiver le secteur avec une nouvelle licence 1V qui appartiendrait aux collectivités locales. Ces nouveaux bistrots étendraient le champ de leurs activités  par exemple comme point relais pour le transport, pour certaines opérations de la poste en plus de leur rôle traditionnel comme points de  rencontres et de convivialité. L’idée du gouvernement qui n’est pas totalement idiote est de reconstituer une espèce de pôle privé qui assurerait les activités classiques du café mais auquel s’ajouterait d’autres activités commerciales et de services publics.  La question est de savoir n’est pas déjà trop tard car dans nombre de quartiers un peu éloigné des centres et  dans les zones rurales, il y a longtemps que le bistrot a disparu comme d’autres commerces ailleurs. « Le café du village, autrefois lieu de rencontre central pour les habitants, a souvent disparu », reconnaît Jean-Marc Borello, le président de Groupe SOS qui veut recréer  ces lieux de vie dans des communes rurales en souffrance. « L’idée n’est pas originale, tout le monde en parle depuis longtemps mais ce qui l’est, c’est que nous avons décidé de tenter le coup. »

Un millier de nouvelles licences IV un peu particulières puisqu’elles appartiendront aux mairies dans lesquelles les cafés seront ouverts. Autrement dit, si les patrons des bars veulent fermer leur établissement, ils ne pourront pas céder leur licence à un exploitant extérieur à la commune. Cette pratique a participé à la paupérisation des centres-villes, les patrons de bistrot partant à la retraite préférant vendre leur licence à un exploitant extérieur à la ville pour  y ouvrir bars et bistrots en périphérie. Ce ne sera plus le cas avec ces nouvelles licences IV qui permettront des créer de nouveaux bars appelés à devenir « des lieux de vie pour les acteurs associatifs locaux, lieux de programmation culturelle, relais de mobilité et points d’accompagnement et de convivialité pour les seniors », précise Jean-Marc Borello.

Encore un député LREM impliqué dans un détournement de fonds publics

Encore un député LREM impliqué  dans un détournement de fonds publics

 

Décidément le nouveau parti de Macron, la république en marche, se banalise vraiment notamment à travers la multiplication d’affaires politico- financières dont certaines sont d’ailleurs enterrées (l’affaire du conflit d’intérêts du secrétaire général de l’Élysée par exemple). Des affaires qui peuvent concerner de nouveaux élus qui faute de colonne vertébrale idéologique ont tendance à confondre intérêt général et intérêt privé.

 

Mais des affaires qui concernent aussi de vieux crocodiles par exemple comme Richard Ferrand qui lorsqu’il était le patron des mutuelles de Bretagne a permis à sa compagne d’empocher un petit boni de 800 000 € ! Cette fois c’est un autre crocodile x-maire socialiste de Fresnes, qui  est soupçonné d’avoir utilisé illégalement une partie de ses indemnités représentatives de frais de mandat à hauteur de 60.000 euros, selon Le Monde.

 

Le député La République en marche du Val-de-Marne, Jean-Jacques Bridey, est visé par une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) pour détournement de fonds publics, révèle Le Monde mercredi. Selon le quotidien, ces investigations sont liées à un usage illicite de ses indemnités représentatives de frais de mandat de député, lors de son premier mandat de député, entre 2012 et 2017.

 

. Jean-Jacques Bridey, actuellement président de la Commission de défense de l’Assemblée nationale (CDAN), aurait détourné 60.000 euros d’argent public pour des dépenses sans lien avec son mandat.

En septembre 2018, Mediapart a révélé que le député est aussi visé par une enquête préliminaire pour concussion. Selon le média d’investigation, il aurait cumulé les indemnités de ses différents mandats au-delà des plafonds autorisés par la loi. Au total, il aurait indûment touché 100.000 euros.

En outre, ce marcheur de la première heure se serait fait rembourser deux fois, en 2016 et 2017, des notes de frais contractées au restaurant pour un montant de 4807,70 euros, alors qu’il était maire de Fresnes. Épinglé par la chambre régionale de la Cour des comptes (CRC), il avait assuré début septembre vouloir «rembourser» ces frais, invoquant une «simple erreur d’inattention sur quelques doublons».

« Grand débat national » : pour la suspension des fermetures de services publics (maires ruraux)

« Grand débat national » : pour la suspension des fermetures de services publics (maires ruraux)

Ajuste titre, les maires ruraux souhaitent que soit suspendue la fermeture de service public pendant le grand débat national. Il conteste aussi les projets de réorganisation territoriale notamment autour des métropoles. Cette mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Services publics : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

  •  Services publics : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

La question posée dans le cadre du grand débat voulu par le président de la république n’est pas forcément d’une grande clarté et paraît surtout avoir été dictée par le mécontentement d’une partie de la population représentée par les gilets jaunes. Des gilets jaunes qui contestent l’augmentation de la fiscalité qui finance des services publics plutôt en régression dans les zones périphériques. D’où la question officielle posée par le gouvernement : « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ? »

De fait, dans certaines parties du territoire, ce lien paraît de plus en plus ténu voire inexistant, en tout cas très de plus en plus éloigné. Dans nombre de villages, il y a déjà longtemps qu’il n’existe pratiquement plus de services publics et le dernier qui semblait devoir résister, à savoir la poste, disparaît aussi. En cause évidemment,  un  aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres et qui conduit le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois et en services. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040-2050,  certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si localement on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être. Parallèlement on doit aussi s’interroger sur le concept même de service public, son coût, son fonctionnement et son financement ; en effet, si le rythme de suppression des  services s’accélère, c’est notamment pour des raisons socio-économiques évoquées précédemment mais aussi à cause d’un coût que la collectivité a du mal à assumer. Ce coût explique largement que le pays détienne le double record du monde de prélèvement obligatoire et de dépenses publiques par rapport au PIB. Un record qui porte atteinte à la compétitivité donc aussi à l’emploi. Dans son acception un peu générale, la tendance est forte d’assimiler service public, secteur  public voire statut des personnels. Trois notions pourtant à distinguer. La première découle du champ régalien de l’État (ou plus généralement des collectivités)  lequel mériterait sans doute d’être mieux défini, sans doute plus restreint et en même temps mieux assumé.  Certaines tâches doivent être toujours être assumés par l’État directement mais sans nécessairement gérer directement la logistique. La deuxième confusion concernant le service public vise le statut des personnels. Si on peut comprendre par exemple  que les infirmières ou ASH soient fonctionnaires, c’est plus discutable pour les jardiniers, les menuisiers, et autres comptables. Le problème c’est qu’on résume souvent la problématique des conditions de travail par exemple du personnel des hôpitaux à celle des infirmières. La troisième dimension du service public est liée à la structure juridique qui l’effectue. Or rien n’indique que l’intérêt général doive être exclusivement assumé par le secteur public. De nombreuses fonctions d’intérêt général sont en effet exercées notamment  par voie de délégation à des organisations parapubliques ou privées (santé, transport, formation etc.) Du coup, l’amalgame des trois définitions conduit souvent en fait à masquer une défense corporatiste et coûteuse du service public qui au total porte atteint à la qualité, à l’accessibilité et à la compétitivité de ce service. Faute de cela non seulement tout service public disparaîtra des petites communes mais nombre de fonctions d’intérêt général vont aussi s’étioler dans les petites et moyennes villes (les hôpitaux par exemple).  La problématique n’est pas simple, le service public pour certaines de ses activités constitue un atout indiscutable pour le progrès social mais aussi économique, il n’en demeure pas un  boulet financier qui hypothèque son avenir. Avant d’envisager cette réforme du service public, il sera nécessaire au préalable de procéder à une évaluation qualitative et quantitative des contenus, du fonctionnement et du coût. L’évaluation qualitative est indispensable car ce n’est par la même chose par exemple en terme d’accessibilité d’avoir la possibilité d’obtenir un rendez vous au bout de 15  jours ou au bout de 5 mois chez un cardiologue ou un ophtalmologue. Autre exemple, Ce n’est pas non plu la même chose de disposer en permanence de la 4G en téléphonie mobile et de recevoir des SMS le lendemain de leur émission dans le zones blanches ou mal couvertes.

Services publics : détérioration d’après une enquête de Bercy

Services publics : détérioration d’après une enquête de Bercy

 

D’après une très large enquête menée par Bercy 17.000 personnes (10.000 agents, 7.000 usagers) un net sentiment de dégradation de l’action des services publics se dégage (pour 66% des agents publics, et 60% des usagers), du fait notamment de «la fermeture de certains services publics » et « des temps d’attente qui s’allongent« . Nombre de répondants lient cette dégradation à la baisse des moyens et aux réductions d’effectifs. La continuité des services publics n’apparaît comme effective que pour 31% d’usagers, et la protection des plus fragiles pour 27%. Pour faire mieux, beaucoup de répondants suggèrent de simplifier les démarches, réduire les délais de traitements des demandes et élargir les horaires d’accueil. Par ailleurs, la majorité des agents et usagers se prononce pour que le périmètre actuel des missions de service public reste inchangé. L’enquête  proposait également, cette fois aux seuls agents, de formuler des propositions sur l’attractivité de la fonction publique et des problématiques de ressources humaines (RH). Un peu plus de 4.800 contributions ont été recueillies – un chiffre à rapprocher des 5,7 millions d’agents publics. Principales attentes : une meilleure reconnaissance et un meilleur accompagnement des déroulements de carrière.

 

Violences du 1er-Mai : la responsabilité des pouvoirs publics en cause

Violences du 1er-Mai : la responsabilité des pouvoirs publics en cause

La responsabilité des pouvoirs publics est mise en cause dans les violences constatées lors du  1 er mai à paris.  Il y a en effet uen contradiction fondamentale dans l’argumentation officielle. Dun coté préfet et ministère l’intérieur considèrent que les moyens mis en œuvre étaient dimensionnée aux risques et que les mesures ont donc été prises pour maitriser les débordements mais de l’autre les mêmes pouvoirs publics affirment qu’ils mettront davantage de moyens lors des manifestations à venir ; Un aveu d’inadéquation. Sans parler qu’on a laissé la manifestation se couper en deux avec devant 14 500 personnes précédées de 1200 blacks blocs et derrière la manifestation officielle. Certes les blacks blocks sont très mobiles et ont peu prendre la tête au dernier moment mais il en va différemment des autres participants de la première parie du défilé. S’ajoute à cela l’absence de contrôle préalable des manifestants. De toute façon, 1500 policiers répartis sur tout le parcours étaient notoirement insuffisants pour assurer la sécurité de 40 000 manifestants comportant 1200 radicaux violents.  Gérard Collomb a cependant assuré que le dispositif de maintien de l’ordre serait renforcé pour ces rassemblements, qui interviennent dans un climat social tendu avec les grèves à la SNCF et Air France. “J’ai peur qu’un certain nombre de gens soient aspirés par la spirale des mots”, a souligné le ministre de l’Intérieur, qui s’est par ailleurs déclaré favorable à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements du 1er-Mai notamment réclamée par le PS. Le préfet de police de Paris a concédé mercredi sur BFM TV que les images de violence du 1er-Mai étaient “choquantes” mais qu’il convenait de “regarder le bilan humain” de la journée. En clair cela signifie que les Pouvoirs publics ont retenu leur action pour éviter uen bavure qui aurait pu conduire à un drame humain au risque de favoriser les actes de dégradation aux biens publics et privés. La vraie consigne c’est surtout pas de blessé, voire pire, pour ne pas détériorer uen climat social déjà délétère. . “La stratégie (du préfet de police) a évité qu’il y ait 200 ou 300 personnes dans les hôpitaux”, a fait valoir Gérard Collomb sur LCI.

Médias publics : le grand gaspillage

Médias publics : le grand gaspillage

Macron veut faire le ménage dans l’audio visuel public, il serait temps compte tenu des gaspillages. La Cour des Comptes a déjà jugé  avec une grande sévérité la gestion de France télévision qui se caractérise par un très grand nombre de chaînes qui font double emploi, avec aussi des innombrables bureaux en province et qui mobilise ainsi 10 000 salariés environ dont 2500 2700 journalistes. (Par comparaison ces deux à trois fois plus que dans les chaînes privées). Du coup cette chaîne pourtant financée par le contribuable laisse apparaître un déficit de plusieurs dizaines de millions. ) « Au regard de la dégradation inquiétante de sa situation financière, la maîtrise des dépenses est impérative », jugeait la cour. « À ces défis stratégiques, l’entreprise et son actionnaire n’ont apporté au mieux que des réponses partielles, au risque à terme de compromettre la pérennité du service public de l’audiovisuel », concluait la cour des comptes. . Ils formulaient alors  23 recommandations, parmi lesquelles la réduction du nombre d’antennes régionales de France 3, la mise à l’étude d’un rapprochement de son réseau régional avec celui des radios France Bleu, la fusion de l’ensemble des rédactions nationales, ou la suppression des bureaux régionaux de France 2. La Cour exhortait également le groupe, qui compte 9.932 emplois à temps plein dont 2.700 journalistes, à s’engager sur un objectif précis de non remplacement des départs à la retraite d’ici 2020 ou à examiner le contenu réel des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés. Quant à Radio France, c’est  600 millions de budget, déficit de 50 millions, 5000 salariés, salaire mensuel moyen de 5 000 euros !

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

D’après le baromètre Odoxa* pour BFM Business, plus de 60 % des Français doutent que le gouvernement puisse ramener les déficits publics à 3 % du PIB. Pour autant l’indice de confiance en l’avenir de la situation économique reste, certes, toujours dans le vert (55% des Français se déclarent confiants), mais il perd 6 points par rapport au mois dernier (de +16 points à +10 points). Les sympathisants de gauche sont même moins de la moitié (49%) à se dire plutôt confiants.  Pour pallier les difficultés budgétaires, 69% des personnes interrogées préconisent de mettre en vente des participations de l’État dans des entreprises non stratégiques, tandis qu’ils sont 68% à se dire favorables au report de la réforme de l’allègement de l’ISF. Le renoncement provisoire à l’augmentation des crédits pour la Défense (48%), le report des créations de postes prévues dans l’éducation (34%) ou la réduction des dotations aux collectivités locales (30%) remportent une plus légère approbation.

Wauquiez: une enquête pour « détournement de fonds publics »

Wauquiez: une enquête pour « détournement de fonds publics »

. Fin février, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour « détournement de fonds publics » à l’encontre du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, selon une information de Rue89 Lyon, confirmée par franceinfo. En cause, un voyage en Chine en février 2017 durant lequel l’élu des Républicains a participé à une soirée de soutien et à un appel aux dons pour le candidat de la droite à l’élection présidentielle. Laurent Wauquiez n’avait pas caché avoir participé à cette soirée de soutien à François Fillon, à Shanghai. « Pas un euro d’argent public n’a été dépensé pour cette rencontre », avait précisé son cabinet, lorsque des élus d’opposition s’en étaient émus, explique Rue89 Lyon. Une réponse insuffisante pour le conseiller régional d’opposition Stéphane Gemmani. « Ce mélange des genres entre l’intérêt général de la région, qu’il est censé représenter, et les intérêts particuliers et partisans de la campagne du candidat Fillon n’est pas acceptable », a-t-il expliqué. Après avoir envoyé des courriers au procureur de la République de Lyon, à la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ainsi qu’au trésorier payeur régional, l’élu a décidé de porter plainte. Une enquête préliminaire pour « détournement de fonds publics » a donc été ouverte et la police judiciaire s’est rendue au conseil régional pour récupérer des documents, le 23 mars.

Fragilité des équilibres financiers publics

Fragilité des équilibres financiers publics

 

D’après  le premier président Cour des Comptes, Didier Migaud, contrairement à ce qu’ont  déclaré et Michel sapin le ministre des finances les équilibres financiers de la France sont loin d’être rétablis ;  ce qui hypothèque à la fois la croissance future et la crédibilité du pays vis-à-vis des partenaires européens. Pas tout à fait la même position que Benoît Hamon qui propose tout simplement de faire prendre en charge la dette française par l’Allemagne ! Une différence d’appréciation qui n’est sans doute pas lié uniquement à des divergences idéologiques mais aussi et surtout à des différences de compétences « La situation de nos finances publiques n’est pas encore rétablie « , a dit Didier Migaud qui a aussi indiqué que, la France était l’un des quatre pays, avec l’Espagne, le Portugal et la Grèce, à faire encore l’objet d’une procédure pour déficit excessif de la part de la Commission européenne. En cause surtout le fait que si le déficit français c’est un peu amélioré, on le doit pour 40 % à la baisse des taux. La remontée des taux est engagée et la charge de la dette va recommencer à progresser. Dans ce contexte, le premier président de la Cour des comptes a averti que l’équation des finances publiques serait rendue cette année « plus complexe » du fait de « trois tendances lourdes ». La première est la « disparition possible d’un des principaux atouts sur lequel l’Etat a pu compter dans les années récentes », à savoir la baisse des taux d’intérêt due à la politique de la Banque centrale européenne et qui a permis de limiter la charge d’intérêt de sa dette. Cette évolution explique 40% de la baisse des déficits intervenue depuis 2011, estime la Cour. La seconde tient à la « très forte dynamique salariale » dans la fonction publique attendue cette année. La revalorisation du point d’indice de la grille des rémunérations et les hausses d’effectifs font que l’augmentation de la masse salariale de l’Etat « devrait être équivalente en 2017 à celle constatée entre 2011 en 2016″, a indiqué Didier Migaud. Enfin, la hausse des moyens consacrés à la sécurité après les attentats de 2015 et 2016 « ne sera probablement pas remise en question dans les années qui viennent et aura d’inévitables implications budgétaires ».

BdF: dérapage des comptes publics

BdF:  dérapage des comptes publics

 

 

Il ya un risque sérieux de dérapage des dépense publiques indique le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un entretien au journal La Croix. En additionnant la totalité des promesses faites par le gouvernement dans la perspective des élections présidentielles on parvient à une somme de l’ordre de 7 milliards. Une somme qui n’est pas financée sinon par d’hypothétiques réductions de dépenses des ministères. Mais des réductions de dépenses non identifiées et non quantifiées. En clair la perspective de réduction du déficit public à 2 % 2,7 % et bien entendus remis en cause. Ce que pense aussi la Cour des Comptes Le gouvernement français maintient cependant son objectif d’un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) fin 2017, en comptant notamment sur le renforcement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour compenser les 6,8 milliards d’euros de dépenses supplémentaires prévues l’an prochain. Dans un document préparé pour le débat d’orientation budgétaire prévu jeudi matin à l’Assemblée, le gouvernement fait état, pour les seuls crédits des ministères, d’une augmentation des dépenses de 5,6 milliards d’euros par rapport au montant envisagé dans le programme de stabilité 2016-2019 présenté en avril à ses partenaires européens. Ce montant, lié notamment aux différentes mesures annoncées depuis janvier par l’exécutif, correspond à des dépenses destinées aux « secteurs prioritaires », qui sont en partie compensées par des économies réalisées au niveau des autres ministères, est-il précisé. Cette somme intègre notamment des moyens dégagés en faveur de l’emploi, de la sécurité ou encore de l’éducation et la jeunesse. Autre surplus à financer par rapport aux projections d’avril: un montant de 1,2 milliard d’euros lié à la diminution de l’effort financier demandé aux collectivités locales pour l’an prochain. En dépit de ces 6,8 milliards d’euros de dépenses supplémentaires, le gouvernement réaffirme son intention de faire passer le déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut en 2017, conformément à ses engagements européens. « Notre politique budgétaire ne doit pas subir des à-coups, y compris en fonction d’échéances électorales », a déclaré le gouverneur de la banque de France.  Dans cet entretien à paraître lundi. Interrogé sur la possibilité que les finances publiques dérapent, il a répondu: « Attendons de voir le budget 2017 définitif. Mais en effet, il y a un risque ».  »Il faut absolument descendre sous les 3% de déficit en 2017 – comme le gouvernement s’y est engagé – et ce avec des mesures crédibles », a-t-il insisté.  »C’est important pour notre crédibilité en Europe et pour notre intérêt national, alors que nous avons trop de dette et de dépenses publiques », a-t-il souligné.

Des bureaux de poste tranformés en maisons de services publics

Des bureaux de poste tranformés en   maisons de services publics

Une bonne idée, ‘ déjà expérimentée, celle qui consiste à transformer des bureaux de postes en maison de services publics. Mais 1000 avant fin 2016 c’est pas beaucoup , cela représente 10 par département. Pourquoi ne pas donner aussi des délégations de services publics à des commerces dans des localités sans bureau de poste ? La Poste a proposé au gouvernement de transformer 982 de ses bureaux de postes en maisons de services au public (MSP). Cette décision, révélée par Le Monde s’inscrit dans l’engagement pris en mars dernier par Manuel Valls de lutter contre l’abandon des zones rurales. Le premier ministre voulait alors «multiplier par trois» ces maisons de services au public, des lieux d’accueil créés dans des zones rurales, regroupant au même endroit des services comme l’assurance maladie, SNCF, EDF, les allocations familiales… Les bureaux de postes avaient été évoqués pour jouer ce rôle. Une proposition qui satisferait à la fois l’État et l’établissement public. «C’est une logique gagnant-gagnant, confirme l’entourage de la ministre du Logement Sylvia Pinel, contacté par Le Figaro. Nous saisissons l’opportunité de répondre à l’enjeu d’une plus grande proximité dans les territoires ruraux, avec une mise en place rapide. Il y a bien évidemment une rationalité économique, La Poste possède déjà les locaux et le personnel». Ces nouvelles MSP coûteraient 32.000 euros en moyenne par an, contre 45.000 à 50.000 auparavant, ajoute Le Monde. Le calendrier et le dispositif de financement seront détaillés le 24 juin prochain par la ministre du Logement Sylvia Pinel. «Il y a bien évidemment une rationalité économique. La Poste possède déjà les locaux et le personnel».  Le groupe La Poste y voit quant à lui une opportunité de «pérenniser ses bureaux». Affaibli par la chute du courrier, le groupe était à la recherche de nouvelles activités pour redresser la barre en se diversifiant. Avec 17.000 points de contact sur le territoire, «La Poste possède toute l’infrastructure nécessaire, tant sur le plan humain que logistique, assure le groupe dans un communiqué «Cette initiative permet à La Poste de contribuer également à la réduction de la fracture numérique par la mise à disposition d’équipements connectés, de garantir un accueil et un accompagnement humain, de proximité et de participer au maintien de services au public dans les zones les plus fragiles». Environ 360 maisons de services au public existent déjà et sont financées par les collectivités «à hauteur de 75%. L’État assume les 25% restants, via le Fonds national d’aménagement du territoire», explique l’entourage de la ministre. La sélection des bureaux de poste qui les accueilleront se fera «au niveau local, en concertation entre les préfets, les opérateurs au niveau local, La Poste et les élus». Les 982 bureaux proposés se situent dans des communes de 1500 habitants en moyenne, précise Le Monde. L’objectif affiché par le gouvernement est l’ouverture de 1000 maisons de services d’ici fin 2016.

Détournement de fonds publics : mise en examen du maire de Montauban

Détournement de fonds publics : mise en examen du maire de Montauban

 

La maire de Montauban, Brigitte Barèges (Les Républicains), a été mise en examen pour détournement de fonds publics, a-t-on appris jeudi matin auprès du Procureur de la République de Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. « Elle a été mise en examen et placée sous contrôle judicaire avec une caution de 100.000 euros », a-t-il indiqué à l’AFP, précisant « qu’elle était repartie chez elle ». L’élue était entendue mercredi dans le cadre d’une enquête préliminaire confiée à la police judiciaire de Toulouse qui concerne « le financement par la municipalité de Montauban d’un emploi possiblement fictif d’un chargé de communication à la mairie », a précisé dans un communiqué le procureur de la République à Toulouse, Pierre-Yves Couilleau. Brigitte Barèges a effectivement été placée en garde à vue mercredi pour « détournement de fonds publics, complicité et recel de ce délit, faux et usage », ainsi que son ancien directeur de cabinet, Stéphane Bensmaine, l’ex-chargé de communication et directeur de campagne Jean-Paul Fourment et Alain Paga, directeur du Petit Journal, quotidien proche de la mairie, a précisé le procureur. L’enquête porte sur l’emploi fictif supposé qui aurait été attribué à Jean-Paul Fourment, payé par la mairie pour écrire des articles favorables à Brigitte Barèges dans le Petit Journal.

 

Détournement de fonds publics : Dumas encore en correctionnelle ou de la merde dans un bas de soie

Détournement de fonds publics : Dumas encore   en correctionnelle ou de la merde dans un bas de soie

Une nouvelle affaire Dumas renvoyé en correctionnel pour détournement de fonds publics. Lui, pourtant l’ancien président du conseil constitutionnel la plus haute instance de la république, garante des lois ! Dumas l’archétype de l’entourage de Mitterrand ( sauf quelques  exception comme Badinter). Dumas impliqué dans différentes affaires et condamné , mondain, méprisant , voleur au surplus. Qui ajoute la muflerie à ses pratiques de truand. Roland Dumas et l’ancien maire de Pont-Saint-Esprit (Gard), Gilbert Beaumet, ont en effet été renvoyé en correctionnel vendredi par le parquet de Nîmes pour une affaire de détournement de fonds publics.  L’avocat et ex-ministre Roland Dumas a été renvoyé vendredi en correctionnelle pour « recel de détournement de fonds publics » par le parquet de Nîmes. Même chose pour Gilbert Beaumet, l’ancien maire socialiste de Pont-Saint-Esprit (Gard), lui aussi ancien ministre de François Mitterrand, renvoyé en correctionnelle dans la même affaire pour « détournement de fonds publics ». La justice suspecte Gilbert Beaumet d’avoir commandé une étude à Roland Dumas sur la vidéosurveillance alors qu’il était maire de Pont-Saint-Esprit. Cette étude d’un montant de 8.300 euros aurait servi à payer une partie des honoraires d’avocats de Roland Dumas qui avait défendu le maire de Pont-Saint-Esprit en 2006 dans une affaire de malversations. BHL avait  trouvé la formule pour le sulfureux  et gâteux Roland Dumas qui a déclaré que Valls était sous influence juive « .De la merde dans un bas de soie »,  cette formule employée par Napoléon à l’égard de Talleyrand convient pour celui qui s’est toujours caractérisé par des paroles et des actes indignes de la république. Sa dernière saillie concernait la certification ( par lui-même alors qu’il était président du conseil constitutionnel) des comptes de campagne de Chirac «  faux mais certifiés pour sauver la république » ! . On attribue une bonne définition de Dumas par  Mitterrand «  pour le droit , j’ai Badinter, pour le tordu, j’ai Dumas ». Effectivement impliqué ( et condamné ) dans des affaires tordues, Dumas avait persisté en déclarant récemment  que Valls était sous influence juive !  Il faut dire que les propos de Dumas ont été largement sollicités par Bourdin, le journaliste de RTL dont le populisme caricatural ne sert pas la cause de la démocratie. Bourdin est un peu au journalisme ce que le FN est à la politique, un provocateur,  un diffuseur de vulgarité  et un défonceur de portes ouvertes qui aime patauger dans les eaux troubles du caniveau.

 

Services publics : des économies possibles

Services publics : des économies possibles

Les Français pensent qu’on peut dégraisser le mammouth administratif dans la pluparts secteurs. Il est clair que c’est un enjeu essentiel pour réduite le poids de la fiscalité puisque le taux des dépenses publiques atteint de l’ordre de 57% de la richesse nationale (le PIB), un record mondial si l’on excepte quelques pays exotiques. Cela vaut pour les services qui dépendent de l’Etat mais tout autant pour les services qui dépendent des collectivités locales où les dépenses de fonctionnement représentent 60% des budgets. La majorité des usagers des services publics pensent qu’il serait possible de faire des économies sans nuire à la qualité,  à l’exclusion de deux secteurs : l’éducation nationale et la police, selon un baromètre TNS Sofres publié mardi. D’après l’étude, réalisée pour l’Institut Paul Delouvrier, en moyenne 59% des usagers estiment que des marges de manœuvre budgétaires existent dans les différents services publics. C’est spécialement vrai en ce qui concerne les services fiscaux (78%), la sécurité sociale (76%) ou l’environnement (71%). Mais ça l’est aussi pour l’emploi (65%), le logement (55%), la justice (53%) et la santé publique (51%). Les deux seuls secteurs où moins de la moitié des personnes interrogées estiment que des économies peuvent être faites sans dommage sont l’éducation nationale (47%) et la police (33%). Pour réduire les dépenses publiques, les usagers citent d’abord le fait d’améliorer l’efficacité des services publics (61%), devant l’idée de diminuer le montant de certaines aides sociales (54%), réduire les dépenses d’équipement (41%), supprimer certains services fournis par l’Etat (37%) ou utiliser plus internet (35%). Parmi les autres pistes, seuls 2% évoquent l’idée de diminuer le nombre de salariés de la fonction publique. Une grande majorité des personnes interrogées (65%) seraient aussi pour diminuer le niveau des impôts et prélèvements, quitte à réduire les prestations fournies par les services publics. Parmi les domaines d’intervention de l’Etat sur lesquels les pouvoirs publics devraient axer leurs efforts, l’emploi et la lutte contre le chômage arrivent largement en tête (cités par 60% des personnes interrogées dans les trois premières priorités), devant l’éducation (40%) et la santé publique (38%), une constante depuis dix ans.

Sondage: Pôle emploi, le plus mauvais des services publics

Sondage: Pôle emploi, le plus mauvais des services publics

Ce n’est sans doute pas une surprise, Pôle empli est considéré comme le plus mauvais service public par les  Français. Ce qui est en cause c’est surtout le manuel de professionnalisme de ce service et son manque de sérieux. Sans parler des conditions d’accueil et de la bureaucratie.  Pourtant 67% des personnes interrogées par la Sofres est satisfaite de la qualité de la santé publique, de la police, de la gendarmerie et des impôts. Mais c’est loin d’être le cas dans le secteur de l’aide à la recherche d’emploi.   Historiquement, c’est parmi tous les services publics testés, c’est même l’emploi qui enregistre le résultat le plus bas avec un niveau de bonne opinion qui n’a jamais dépassé 30% et qui atteint cette année un niveau  jamais observé (11%). En baisse de cinq points, il est le seul service, avec la Justice (-2), à ne pas bénéficier d’un rebond général.  Guy Snanoudj, le directeur de l’institut Paul Delouvrier, a deux explications :  »D’abord l’absence de résultats par rapport à leur situation au regard du chômage.  Et la deuxième chose c’est la difficulté à avoir un suivi personnalisé auprès de ses services ». A l’opposé, les forces de sécurité (police, gendarmerie) ont toujours enregistré l’opinion la plus favorable chez les Français depuis dix ans avec des résultats de bonne opinion systématiquement supérieurs à 60%.

 

Hôpitaux publics : plus chers que les cliniques

Hôpitaux publics : plus chers que les cliniques

Selon une enquête publiée ce 16 janvier par 60 millions de consommateurs, les médecins libéraux (en secteur 2) qui opèrent en hôpital public (2000 médecins) peuvent facturer une intervention jusqu’à 4 fois plus cher que leurs confrères en clinique.  C’est notamment le cas pour l’ablation de la prostate. Alors que le tarif de base de la sécu est de 777,20 euros, les chirurgiens des hôpitaux publics facturent en moyenne 1.028 euros de plus lorsqu’ils opèrent des patients dans le cadre de leur activité libérale. Or dans une clinique, le dépassement moyen s’élève à 252 euros.  Même pour un acte aussi fréquent que l’opération de la cataracte, la moyenne atteint 561,70 euros pour les hôpitaux publics, soit 290 euros de plus que le tarif de base servant au calcul du remboursement de la sécurité sociale. Or dans le privé, le dépassement moyen se limite à 212 euros.   »Ces chiffres ne constituent que des moyennes. Les montants facturés aux patients peuvent atteindre des sommes bien plus élevées » prévient 66millions d’impatients. Dans certains cas, le dépassement d’honoraire peut atteindre 10 fois le plafond fixé par la sécurité sociale. Au total, les praticiens hospitaliers ont facturé 68,7 millions d’euros de dépassements d’honoraires dans le cadre de leur activité libérale en 2013, en légèrement augmentation par rapport à l’année passée. En moyenne, un praticien hospitalier en secteur 2, s’offre ainsi un complément de revenus de 33.000 euros par an. Mais l’on note de grandes disparités en fonction des disciplines. Les ophtalmologues sont les champions, puisque leur activité libérale leur a permis d’augmenter leurs revenus de 54.872 euros. Au bout du classement viennent les gastro-entérologues, avec seulement 15.217 euros perçus en dépassements d’honoraires.  Des chiffres qui montrent que les tentatives de régulations pour lutter contre les abus, menées par la Caisse d’assurance maladie et les commissions d’activité libérale installées aux seins des hôpitaux, n’ont pas pleinement réussi leur mission. « Aucune réponse n’a été apportée par les pouvoirs publics à ces pratiques » a réagit Christian Saout, secrétaire général du collectif représentant les associations de patines (CISS), dans le Parisien. Et de regretter que la solution la plus simple pour mettre fin à cette surenchère des tarifs, qui consiste à faire payer les patients à la caisse de l’hôpital, ne soit toujours pas appliquée.

(1) L’étude prend en compte les chiffres obtenus auprès de la Caisse nationale d’Assurance maladie, couplées à celles disponibles sur le site de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH)

Sondage-déficits publics : 54% des français prêts pour des efforts

Sondage-déficits publics : 54% des français prêts pour  des efforts

 

Les français semblent de plus en plus conscients de la gravité de la situation financière de la France et veulent bien faire des efforts. Reste toutefois à préciser la nature et l’ampleur. Même si ils se plaignent de la pression fiscale, les Français semblent en effet disposés à contribuer davantage au redressement des comptes publics.  En effet, 54% des Français se disent prêts à faire personnellement des efforts dans ce but, selon un sondage IFOP à paraître le 13 avril pour Dimanche Ouest France. La proportion de volontaires n’était que de 44% en novembre 2013, note l’institut de sondage. En 6 mois, l’acceptation des efforts de la part des ouvriers a augmenté de 28 points et celle des employés de 13 points. En revanche, celle des professions intermédiaires n’a progressé que de 3 points tandis que celle des professions libérales et des cadres supérieurs reculait d’un point. Parmi les personnes interrogées, seulement 42% des sympathisants du Front de Gauche et 47% de ceux du Front National seraient prêts à ces efforts, contre 60% des sympathisants UMP et 74% de ceux du PS.

 

Les français semblent de plus en plus conscients de la gravité de la situation financière de la France et veulent bien faire des efforts. Reste toutefois à préciser la nature et l’ampleur. Même si ils se plaignent de la pression fiscale, les Français semblent en effet disposés à contribuer davantage au redressement des comptes publics.  En effet, 54% des Français se disent prêts à faire personnellement des efforts dans ce but, selon un sondage IFOP à paraître le 13 avril pour Dimanche Ouest France. La proportion de volontaires n’était que de 44% en novembre 2013, note l’institut de sondage. En 6 mois, l’acceptation des efforts de la part des ouvriers a augmenté de 28 points et celle des employés de 13 points. En revanche, celle des professions intermédiaires n’a progressé que de 3 points tandis que celle des professions libérales et des cadres supérieurs reculait d’un point. Parmi les personnes interrogées, seulement 42% des sympathisants du Front de Gauche et 47% de ceux du Front National seraient prêts à ces efforts, contre 60% des sympathisants UMP et 74% de ceux du PS.

Déficits publics : ils ne seront pas tenus (Sapin)

Déficits publics : ils ne seront pas tenus (Sapin)

Sapin veut renégocier le rythme de réduction des déficits ; en clair autant dire qu’on abandonne les objectifs. Ce qui n’est pas nécessairement une erreur à condition que les dépenses permises par ces déficits servent réellement à la croissance et qu’on ne pratique pas la fuite en avant.  Le nouveau ministre des Finances a donc assuré qu’il était « dans l’intérêt commun de l’Europe de trouver le bon rythme » de réduction des déficits.  Michel Sapin, le nouveau ministre des Finances et des comptes publics, a assuré ce jeudi 3 avril sur France Inter que le « rythme » de réduction du déficit public serait « discuté » à Bruxelles. Pour sa première déclaration publique depuis sa nomination mercredi 2 avril, il a expliqué qu’il discuterait avec la commission européenne « pour trouver le chemin de l’intérêt commun ». « Ce n’est pas un pays qui implore les autres » mais « l’Europe se portera mieux quand la France se portera mieux », a-t-il expliqué. Michel Sapin a précisé que le « cap » de réduction des déficits n’était pas abandonné. La France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à passer sous la barre des 3% du produit intérieur brut. En 2013, le déficit a atteint 4,3% du PIB.  »Les objectifs sont des objectifs que nous tiendrons », a-t-il répété, sans donner de calendrier.  La passation de pouvoir avec son prédécesseur à Bercy, Pierre Moscovici, est prévue dans la matinée.

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