Archive pour le Tag 'PSA; Aulnay'

PSA Aulnay: Montebourg condamne la radicalisation

PSA Aulnay: Montebourg condamne la radicalisation

 

   »On peut décider sur les échecs économiques de rajouter de l’affrontement social. Mais est-ce constructif ? Est-ce que ça crée des conditions de reprise ? La réponse est non », a déclaré le ministre du Redressement productif, réagissant sur France Inter à la manifestation de la veille à la Gare de Lyon à Paris.  Il a souligné que cinq syndicats sur six « ont signé le plan social et les mesures de réindustrialisation ». Le sixième, la CGT, est « courant Lutte ouvrière », a-t-il noté.   »Parce que M. (Jean-Pierre) Mercier (délégué syndical CGT PSA Aulnay) est un militant politique et, évidement, ce n’est pas tout à fait la même chose finalement que la CGT en général », a-t-il ajouté.  Pour M. Montebourg, « plus on utilise l’épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible » l’engagement « personnel » qu’il a pris de « n’envoyer personne à Pôle emploi » des sites PSA d’Aulnay et de Rennes.   »Nous, nous travaillons dans le dialogue. C’est nécessaire dans la période d’affaissement économique que nous vivons dans toute l’Europe. Nous avons besoin de nous unir », a-t-il insisté.  M. Montebourg est « gonflé », a réagi Jean-Pierre Mercier devant des journalistes. « Quand on voit l’accord proposé par la direction, il n’y a aucune garantie que les salariés trouvent un CDI. Pour ceux qui ne choisiront pas la mobilité » à l’intérieur du groupe, « c’est la garantie zéro ».   »Ce que Peugeot prépare, c’est des licenciements massifs », et les reclassements « sont « l’antichambre du Pôle Emploi », a jouté M. Mercier, faisant valoir que beaucoup de salariés de plus de 50 ans ne pourraient pas bénéficier du dispositif de départ anticipé. Selon le délégué CGT, un millier de salariés d’Aulnay (sur les 2.550 en CDI au 1er février) ont signé une pétition contre l’accord autour du PSE.  M. Mercier prend aussi l’exemple de salariés de Melun-Sénart, site que PSA a fermé en 2012, et dont « 400 sont aujourd’hui au Pôle Emploi », et dont près d’une centaine a saisi la justice pour contester les modalités de leur départ de l’entreprise. Mercredi, les manifestants, portant des badges CGT, mais aussi CFDT et SUD, avaient exigé que le ministre vienne les rencontrer et s’exprimer publiquement sur le quai, ce que M. Montebourg a refusé de faire. Le ministre avait proposé une rencontre dans une salle de la gare, qui n’a pas eu lieu. Ils entendaient demander la nomination d’un « médiateur » dans le conflit autour de la fermeture du site d’Aulnay.  L’usine est bloquée par une grève lancée le 16 janvier par la CGT, que SUD et la CFDT du site de Seine-Saint-Denis ont ensuite rejoint. Moins de 200 grévistes y participent depuis plusieurs semaines selon Denis Martin, directeur industriel.

 

PSA Aulnay : l’abandon, même par les médias

PSA Aulnay : l’abandon, même par les médias

 

Pas de chance pour les PSA d’Aulnay, ils ne font plus le buzz ; même en séquestrant un cadre ; ce qui n’est pas forcément une forme d’action très légitime. Pourtant il faut comprendre l’exaspération de 3000 salariés qui seront licencies. Aulnay n’intéresse plus, il faut mieux parler de l’exploit de Félix Baumgartner qui a franchi le mur du son et réalisé un joli coup de pub pour la boisson qui l’a sponsorisé. Un cadre de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration, a don été séquestré pendant onze heures mercredi par des salariés qui protestaient contre des retenues sur leurs salaires pour des débrayages.  Le chef de personnel au secteur montage de cette usine de Seine-Saint-Denis fabriquant la Citroën C3 a été séquestré vers 11H00 mercredi, dans une pièce du bâtiment central qui avait été envahi par une centaine de salariés en colère. Il a été libéré peu avant 22H00. « Il est parti avec les pompiers, un médecin et une psychologue. Il a l’air d’aller bien », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la direction de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration qui prévoit 8.000 suppressions de postes chez PSA en France.  Contacté dans l’après-midi par l’AFP, Marc Darsy, délégué CGT, avait nié toute situation de ce type. « Personne n’est actuellement séquestré à Aulnay », avait-il assuré. Le cadre concerné, contacté par téléphone, avait toutefois confirmé à l’AFP être retenu par des salariés, assurant ne pas pouvoir donner plus de précisions.  Mercredi soir, entre 60 et 70 d’entre eux occupaient toujours les lieux, qu’ils ont quittés au moment de la libération du cadre retenu. Ils souhaitent « l’arrêt des retraits sur salaire pour les salariés qui interrompent leur travail pour discuter avec des délégués syndicaux », selon Mohamed Khenniche, délégué Sud. Mardi après-midi, une dizaine de manifestants avaient déjà fait irruption dans les locaux de la direction pour les mêmes motifs.  Selon la direction, ils ont cassé une porte et obligé le directeur de l’usine à signer un accord sur le paiement des heures passées en assemblée générale par les salariés. Mercredi, la direction centrale de PSA a fait savoir que ce document n’avait « aucune valeur » car il avait « été obtenu sous la contrainte », selon la porte-parole de la direction du site. « Cette attitude n’est pas acceptable, mais il s’agit là d’une poignée de personnes qui n’est pas du tout représentative des salariés », a ajouté cette porte-parole, qui précise que l’usine envisage de porter plainte. Contactée par l’AFP, la représentante du SIA, syndicat majoritaire à Aulnay, Tanja Sussest, a critiqué l’action des manifestants. « On ne résout rien avec la violence. En faisant cela, on donne des arguments à la direction, cela joue en notre défaveur », a-t-elle estimé. Une délégation de douze salariés d’Aulnay-sous-Bois dont des responsables SUD et CGT, ont été reçus mercredi en fin de journée par la direction de PSA, sur le site de Poissy (Yvelines). L’usine emploie 3.000 salariés et quelque 400 intérimaires.

 

PSA Aulnay : bientôt la fermeture

PSA Aulnay : bientôt la fermeture

Il s’agit d’un dossier symbolique pour le début de quinquennat de François Hollande. Les salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, redoutent une fermeture du site, qui produit les Citroën C3. Mardi et mercredi, un Comité central d’entreprise est organisé et les syndicats sont peu optimistes.   »On a dépassé le stade de l’inquiétude, on est plutôt dans la conviction que du côté de la direction de Peugeot, la décision a été prise de fermer le site », assure sur Europe 1 Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site.  En juin 2011, le syndicat avait divulgué un document de travail interne qui évoquait une possible fermeture en 2014, date d’arrêt de la production de la berline. 3.500 salariés, dont 300 intérimaires, sont menacés. Au total, 9.000 emplois directs ou indirects seraient touchés par une fermeture, selon les calculs de Gérard Caudron, député socialiste et candidat dans la circonscription. Les salariés sont déterminés et s’étaient invités, le 2 mai dernier, devant le studio où devaient débattre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Celui-ci s’était brièvement entretenu avec eux, leur promettant de les rencontrer s’il était élu.  « Il faut qu’il tienne sa promesse de nous voir », demande Salah Keltoumi, un autre délégué CGT du site, assurant qu’il « ne lâchera rien ».  Jean-Pierre Mercier, lui, estime que « la gauche a tous les pouvoirs en main : ils ont le Sénat, les régions, les maires, les conseils généraux ». Et prévient : « si avec ça, ils ne sont pas capables de demander à Peugeot de maintenir tous les emplois, on se demande pourquoi ils sont au pouvoir ».

 

 




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