Archive pour le Tag 'PS'

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PS : « Le patron, c’est Hollande » ! (Le Foll)

PS : « Le patron, c’est Hollande » ! (Le Foll)

« Le patron, jusqu’à nouvel ordre, c’est le président de la République », a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Les Echos. « Un patron ça ne se décrète pas, ça s’impose naturellement », a répondu lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, qui soutient Macron. Gérard Collomb qui a ajouté que Hollande est discréditée puisqu’il est plus soutenu que par 4 % des Français. En fait c’est un peu la panique au parti socialiste qui un jour affirme que Manuel Valls est le candidat naturel à la succession de François Hollande et qui le lendemain considère que la représentation socialiste doit être décidée par François Hollande. Bref la dialectique marxiste classique de Cambadélis un coup à gauche pour satisfaire des parlementaires , un coup à droite pour ne pas se couper des institutions « Le patron qui a été élu en 2012 c’est François Hollande, donc on ne va pas non plus réinventer et réécrire l’histoire », a poursuivi ce fidèle du chef de l’Etat en ajoutant: « Il y a un calendrier qui a été fixé par le président de la République, qu’on le respecte. » François Hollande, malmené dans les sondages et contesté jusque dans les rangs socialistes depuis la parution d’un livre de « confidences » à des journalistes, devrait préciser ses intentions début décembre. A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, le Premier ministre, qui s’était jusqu’ici toujours montré loyal à l’égard du président de la République, semble commencer à prendre ses distances tout en tentant de cultiver une image de présidentiable. « Celui qui à mes yeux aujourd’hui est le mieux à même de rassembler, c’est lui », a indiqué le ministre de l’Agriculture.  Mais les appels au rassemblement émanant de l’exécutif ne semblent pas en mesure d’être entendus dans une majorité en proie à des divisions persistantes, même si aucun candidat déclaré ou pressenti à gauche ne semble pour l’heure en mesure de se qualifier pour le second tour. Candidats à la primaire de la gauche, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, qui avaient quitté le gouvernement en 2014 sur fond de désaccords avec la ligne incarnée par Manuel Valls et François Hollande, estiment que ni l’un ni l’autre ne peuvent se poser en rassembleur. Mais ux sans doute mais il faut aussi compter avec Mélenchon et Macron

(Avec Reuters)

PS : vers un suicide collectif ?

PS : vers un suicide collectif ?

 

Il se pourrait bien que le parti socialiste ait  implicitement choisi le scénario du suicide collectif. En cause d’abord la décision de François Hollande de faire part de son intention de se représenter ou non seulement fin décembre. Du coup la primaire socialiste ne pourra dégager de candidat officiel que fin janvier. Ce qui laisse seulement trois mois de campagne. Un délai beaucoup réduit pour remonter la pente d’impopularité d’un parti complètement usé par le pouvoir. D’autant que d’ici cette  de primaire de forte des interrogations vont planer concernant le vainqueur soit Valls, soit Montebourg, soit Hollande s’il se représente. La droite, elle, aura trois mois d’avance par rapport au parti socialiste. Du coup le pire scénario pourrait se produire avec une campagne écourtée forcément mal préparée et un score catastrophique pour le candidat socialiste qui pourrait être autour de 15 % mais dépassé bien sûr par  le candidat de la droite, par Le Pen, mais aussi par Mélenchon. Arrivé en troisième ou quatrième position l’ES pourrait alors perdre la plus grosse partie de ces députés pour passer de 250 à environ 80. La stratégie de non choix  du parti socialiste ressemble donc à un scénario de suicide collectif. A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, le malaise grandit au Parti socialiste, où une éventuelle candidature de François Hollande soulève un scepticisme croissant, sans qu’émerge pour autant un « plan B » crédible. Le doute était palpable dans les propos tenus lundi par le premier secrétaire du PS, qui a évoqué l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls, au cas où le président sortant jetterait l’éponge. « C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités mais il y a d’autres candidats possibles », a dit Jean-Christophe Cambadélis, citant « quatre ou cinq personnalités ». Preuve s’il en fallait que les divisions restent profondes au PS, l’appel à l’unité lancé samedi par le Premier ministre a été repoussé d’emblée par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, ex-ministres candidats à la primaire socialiste de janvier. Et « Le casse-tête absolu pour le PS c’est qu’il n’y a pas de candidat idéal mais surtout pas de candidat rassembleur », analyse François Miquet-Marty, de l’institut de sondages Viavoice. « Si François Hollande renonce, il n’y pas l’évidence d’une autre candidature. » La tempête née de la publication d’un livre de « confidences » de François Hollande à des journalistes n’a guère modifié le paysage à gauche, entre un président impopulaire et une offre abondante – y compris hors PS, avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron – dont personne n’émerge vraiment. « Les derniers sondages ne font état d’aucun bouleversement majeur : pas d’effondrement de François Hollande, pas de dynamique de Manuel Valls, ni d’Emmanuel Macron », indique François Miquet-Marty.

(Avec Reuters)

2017 : Hollande de plus en plus contesté au PS

 

 

Les confidences de François Hollande auront perturbé beaucoup de responsables socialistes au point que certains s’interrogent maintenant sur la crédibilité de sa candidature en 2017. On se demande d’ailleurs si ces confidences ne relèvent pas davantage d’un testament politique que d’un projet ; en d’autres termes si François Hollande ne se prépare pas à renoncer. Au-delà de l’impact assez malheureux de ces confidences se pose peut-être la question encore plus fondamentale de l’incapacité de François Hollande de créer la moindre dynamique électorale : témoin le fait que désormais seulement 13 % des Français souhaitent sa candidature en 2017. Un record d’impopularité historique pour un président de la république. Du coup le désarroi s’est manifesté sans détour mardi au Parti socialiste, où l’on hésite ouvertement à soutenir le chef de l’Etat en vue des échéances de 2017. De nombreux élus, qui évoquent l’hypothèse d’un recours à Manuel Valls, réclament des explications au président, resté discret depuis la parution de l’ouvrage « Un président ne devrait pas dire ça » contenant des propos jugés désinvoltes par les plus cléments, politiquement suicidaires par d’autres. »C’est une évidence que ce livre n’a pas été compris et qu’il faut désormais que le président s’en explique », a estimé mardi le député Olivier Faure avant la réunion hebdomadaire du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Ce dernier refuse de signer un « chèque en blanc » sous la forme d’un appel en faveur du président, candidat de moins en moins naturel de son camp. « N’inversons pas les choses à chaque fois. Le soutien vient après les propositions », a encore dit le député, longtemps directeur adjoint du cabinet de François Hollande à l’époque où celui-ci dirigeait le Parti socialiste, puis cheville ouvrière de son équipe de campagne en 2011 et 2012. Des parlementaires et des élus locaux devaient signer avant la fin du mois d’octobre un texte de soutien, conçu comme un marchepied vers une candidature à la primaire de janvier. L’initiative n’est plus à l’ordre du jour. « Il ne vous a pas semblé que la donne avait un peu changé, là, ces derniers temps, et qu’effectivement ça mérite un peu de réflexion et de recul ? », a répondu le député de Vendée Hugues Fourage aux journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet. Dans l’ouvrage paru la semaine dernière, François Hollande qualifie, selon des propos rapportés par deux journalistes, les footballeurs de « gosses mal éduqués », traite la magistrature d’ »institution de lâcheté » et juge l’immigration trop massive. Le chef de l’Etat a depuis exprimé ses « regrets » auprès des magistrats et dit entendre, dans une interview au groupe Ebra, les « doutes » soulevés par la publication du livre. Insuffisant pour résorber les lézardes apparues jusqu’au sommet de l’édifice socialiste: Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti, a parlé d’un livre « ni fait ni à faire » et Claude Bartolone, président de l’Assemblée, s’est interrogé sur la volonté de François Hollande de postuler à sa succession. Au sein même du gouvernement, on ne cache pas sa stupéfaction. « ‘Un président ne devrait pas dire ca’. Vous avez la réponse dans le titre. C’est peut-être la seule chose intéressante du livre », a jugé encore mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, devant la presse diplomatique. (Avec Reuters)

 

Cahuzac : le procès du « père la rigueur » du PS

Cahuzac : le procès du « père la rigueur » du PS

 

Un procès qui tombe vraiment mal pour le PS en cette période pré-électorale. En effet avant que les petits arrangements fiscaux ne soient découverts Jérôme Cahuzac incarnait  pour le PS la rigueur, il fut même le héros de la lutte contre l’évasion fiscale. Cette affaire est révélatrice des convictions réelles de certains apparatchiks socialistes et de leur pratique. Elle souligne par ailleurs le décalage entre la sociologie  des dirigeants et ceux  qu’ils sont supposés représenter. Il suffit pour s’en persuader de se référer  aux aveux de Cahuzac qui considère qu’un compte caché de près d’un million d’euros était seulement  destiné à ouvrir les petites dépenses courantes. La plupart des électeurs du parti socialiste vivent vraisemblablement dans un autre monde. Les audiences, reprennent donc après la validation par le Conseil constitutionnel, fin juin, du cumul des poursuites administratives et pénales en matière fiscale.  L’ex-ministre du Budget, contraint à la démission en mars 2013 après les révélations sur son compte caché à l’étranger, a reconnu devant les juges les faits qui lui sont reprochés. A 64 ans, Jérôme Cahuzac, héraut en son temps de la lutte contre l’évasion fiscale, devra répondre pendant près de deux semaines de fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de patrimoine lors de son entrée au gouvernement en mai 2012. Il lui est reproché d’avoir dissimulé des avoirs sur un compte bancaire situé dès 1992 en Suisse, et transféré à Singapour en 2009, via des sociétés écrans établies au Panama et aux Seychelles. Un transfert qui répondait à « une volonté d’opacité renforcée », selon les enquêteurs. Son ex-femme, Patricia Ménard, est également poursuivie pour fraude fiscale et blanchiment. Elle est accusée d’avoir dissimulé une partie de ses revenus sur des comptes en Angleterre, en Suisse, et sur l’Ile de Man. « Je suis rentrée dans une spirale du mensonge », a-t-elle expliqué aux juges en février 2013, selon une source judiciaire. Le couple, désormais séparé, se voit également reprocher d’avoir utilisé les comptes de la mère de Jérôme Cahuzac pour y déposer, de 2003 à 2010, des chèques issus de leur activité professionnelle, ainsi dissimulés au fisc. Certains patients de leur clinique, spécialisée dans les implants capillaires, ont raconté ne pas avoir rempli l’ordre du bénéficiaire sur leurs chèques. A leurs côtés seront jugés pour blanchiment de fraude fiscale trois autres prévenus : la banque Reyl, le banquier François Reyl, qui la dirigeait à l’époque des faits, ainsi qu’un avocat. Tous trois sont soupçonnés d’avoir participé activement à la dissimulation des avoirs de l’ancien ministre. Les cinq prévenus encourent jusqu’à sept ans de prison et un million d’euros d’amende. Ouvert le 8 février dernier sur des questions de procédure, le procès avait été suspendu au bout de deux jours, la défense contestant via des Questions prioritaires de constitutionnalité le cumul des majorations d’impôts et des sanctions pénales. Si les « Sages » lui avaient donné raison, cela aurait pu faire tomber une partie des charges pesant contre Jérôme Cahuzac. Mais l’ancien ministre de François Hollande comparaîtra finalement pour l’ensemble des faits qui lui valent son renvoi. La trajectoire de Jérôme Cahuzac, incarnation d’une rigueur de gauche, fut sans encombre jusqu’en décembre 2012, et les premières accusations de Mediapart sur son compte en Suisse. « Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger », répétera-t-il pendant plusieurs mois, à la presse, à ses collègues, devant l’Assemblée nationale, et même au président de la République. Fin mars 2013, Jérôme Cahuzac finira par démissionner. « Contrairement aux déclarations que j’ai été conduit à faire alors que j’étais membre du gouvernement, je suis titulaire d’un compte à l’étranger et souhaite vous fournir toutes explications à ce sujet », écrit-il alors à ses juges, avant de passer aux aveux publics quelques jours plus tard, sur son blog. Aux enquêteurs, Jérôme Cahuzac a expliqué avoir approvisionné son compte avec des revenus tirés de ses activités de chirurgien, mais également avec la rémunération d’une mission de conseil auprès d’un laboratoire pharmaceutique. Il a ajouté avoir utilisé ce compte, qui affichait, début 2013, un solde d’un peu plus de 687.000 euros, pour des dépenses de la vie courante, et pour payer des vacances. « L’existence de ce compte était pour moi un boulet », a toutefois assuré aux enquêteurs celui qui se faisait appeler « Birdie » – un terme emprunté au golf – par la banque Reyl. Les audiences sont prévues les lundi, mercredi et jeudi jusqu’au 15 septembre. Le jugement devrait être mis en délibéré.

(Avec Reuters)

Islamisme radical : le déni de réalité de la gauche bien-pensante (El Khatmi, PS)

Islamisme radical : le déni de réalité de la gauche bien-pensante (El Khatmi PS)

 

Amine El Khatmi, l’adjoint socialiste au maire d’Avignon dénonce le déni de réalité de la gauche bien-pensante. Il défend une laïcité intransigeante, quitte à agacer dans son propre camp. Les derniers attentats ne font qu’accentuer sa colère. «J’ai confiance en ce que font Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Mais on peut aller plus loin», explique-t-il mercredi à La Provence. «Il faut expulser les imams étrangers qui tiennent des propos antirépublicains», insiste l’élu, qui invite les musulmans «à se prendre en main» et à «faire le ménage chez eux». «Qu’ils commencent par ça. Parce qu’il y a trop de complaisances, de choses qu’on laisse passer», insiste-t-il. Celui qui officie dans le quartier Nord de la cité des papes se désole que «des élus ont assuré leur élection et leur réélection en achetant la paix sociale, en se fourvoyant pour quelques paquets de voix». «Il y a des gens qui expliquaient en tribune qu’ils étaient des républicains et des laïcs et qui, sitôt descendus, allaient s’enfermer dans des caves avec imams salafistes», lance Amine El Khatmi. En janvier dernier, le socialiste âgé de 28 ans avait été menacé et insulté sur les réseaux sociaux pour avoir dénoncé l’interview sur France 2 d’une proche du Parti des indigènes, un mouvement communautariste. «Désormais, dès que vous dites un mot sur l’islam, on vous traite d’islamophobe. L’islamophobie, c’est un concept politique crée pour étouffer toute critique de la religion», avance Amine El Khatmi qui assure qu’il «ne faut pas avoir peur de dénoncer» les dérives observées malgré «cette espèce d’épée de Damoclès». L’élu n’hésite pas à se dire «en guerre contre l’islam politique, «celui des salafistes» avec qui il faut «être plus ferme». Il se dit aussi opposé au droit de vote des étrangers et réclame qu’on soit «plus vigilant vis-à-vis des personnes qu’on accueille dans la communauté nationale». Il fait aussi l’éloge d’un «service civique, obligatoire et universel encadré par des militaires». Des propositions qui ne sont pas partagées par tous rue de Solferino… «Il y a un réel problème à gauche où des gens ne veulent pas accepter la situation telle qu’elle est, qui restent perchés dans des idéaux un peu soixante-huitards», observe-t-il. Il en veut pour preuve le vote à l’Assemblée nationale de la prorogation de l’état d’urgence: «J’entends des gens, comme Cécile Duflot, qui ont voté contre (…) Je me dis “Qu’est-ce-que j’ai encore de commun avec ces camarades là?”» «Quand la gauche est en responsabilité, elle doit assumer ce discours sécuritaire», dit-il, dans la même veine que Malek Boutih qui se désolait vendredi que le Parti socialiste a «beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale». Amine El Khatmi, lui, refuse d’être dans «le déni de réalité» avec ceux «qui ne veulent pas “stigmatiser”». Il somme son camp de prendre conscience de l’attente de fermeté des citoyens: «Même des gens raisonnables, ni extrémistes, ni violents, pas des fachos, commencent à dire “Ça suffit”. Il faut l’entendre».

(Le Figaro)

Université d’été du PS annulée ou la faiblesse de l’État

Université d’été du PS annulée  ou la faiblesse de l’État

L’annulation de l’université d’été du parti socialiste ne constitue sans doute pas en soi un dommage grave à la réflexion politique pour autant cette annulation témoigne du climat délétère qui règne en France aussi des actes à caractère fascisant de certains radicaux politiques ou syndicaux. Comment en effet ne pas être choqué par cette   décision du parti socialiste d’annuler son université en raison des violences vraisemblables de la part essentiellement des ultras gauchistes et des anarchistes. Cela témoigne aussi de la déliquescence de l’État dans la première mission régalienne et d’assurer la sécurité notamment en protégeant les libertés individuelles et collectives. Il faut évidemment condamner cette violence et le climat qui la favorise et de ce point de vue le discours de certains responsables politiques et syndicaux diffusant une ambiance de haine est intolérable dans une démocratie comme celle de la France. Ce n’est pas seulement le parti socialiste qui est visé mais la démocratie dans son essence. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé dimanche le report probable, voire la suspension de l’université d’été de sa formation pour éviter les violences dont ce rendez-vous annuel pourrait être la cible. Le PS et ses alliés avaient initialement prévu de l’organiser du 26 au 28 août à Nantes, et non à La Rochelle où elle se tenait depuis 1993, mais le chef de file socialiste a revu ses plans en raison du climat social électrique. « C’est une question à laquelle je réfléchis depuis un moment et je pense que, devant les risques de violences à Nantes, ou dans tout autre endroit où se tiendrait l’université d’été de la Belle Alliance populaire, il vaut mieux reporter, suspendre l’université de cet été », a-t-il déclaré sur France 3. « C’est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la Belle Alliance (une coalition rassemblant autour du PS les fidèles de François Hollande, NDLR) », a-t-il ajouté. Selon Jean-Christophe Cambadélis, « il faut trouver une autre date qui permette de faire les choses avec plus de sérénité ». « On nous menaçait de violences sur nos militants, on nous menaçait de saccager l’ensemble de la ville. Je ne peux pas avoir demandé à la CGT de suspendre ses manifestations au vu des violences et moi-même maintenir l’université », a-t-il justifié. Fin juin, un collectif réunissant notamment des « étudiants », des « syndicalistes » et des opposants à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avait appelé à « rendre impossible cette université d’été ». « Les idées fusent déjà, on projette des blocages, on imagine une occupation de la ville, une manif monstre, une université d’été du peuple », pouvait-on lire dans un communiqué de ce collectif. La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a salué l’annonce de Jean-Christophe Cambadélis, qu’elle juge « responsable ». « Les Nantais ont droit à un été serein (…) Il y avait deux formes de risques: le premier, celui des dégradations, des violences, l’autre, pour des raisons de sécurité, celui du bouclage, de la paralysie de la ville », a-t-elle dit sur France 3. Depuis le début de la contestation contre le projet de réforme du Code du travail, en février, plusieurs permanences du PS ont fait l’objet de dégradations, le siège de la fédération de l’Isère ayant même été visé par des tirs.

(Avec Reuters)

Présidentielle 2017 : une primaire PS piège pour les frondeurs

Présidentielle  2017 : une primaire PS piège pour les frondeurs

Le moins que l’on puisse dire c’est que Cambadélis ne manque pas de capacités tactiques. L’ancien trotskiste sait  manœuvrer et propose une primaire piège à la gauche du PS. D’abord il réitère son soutien à une primaire de l’ensemble de la gauche mais tout en sachant que ni Mélenchon ni les verts, ni le parti communiste n’en accepteront le principe écrasés qu’ils seraient sans doute par le candidat du PS. Du coup la primaire est réduite à la gauche du gouvernement c’est-à-dire en clair limitée au PS puisque le reste ne représente pas grand-chose. En outre il est clair que ni macro, ni valle ne seront candidats à cette primaire si François Hollande décide de se représenter, du coup ils soutiendront l’actuel chef de l’État. Or les candidats potentiels Montebourg, Aubry et autres frondeurs n’ont pas les épaules suffisamment larges pour prétendre représenter la totalité du parti socialiste. On ne peut cependant exclure un fort rejet de François Hollande lors  de cette primaire ouverte à tous les citoyens mais du coup il faut s’attendre à un très large éparpillement des voix sur les autres candidats. « Faute de soutien des Verts et du PCF à une primaire de toute la gauche, le Parti socialiste décide d’organiser une primaire ouverte aux acteurs de la Belle Alliance populaire et (à) tous ceux qui soutiendraient la démarche », indique la version provisoire du texte de « la résolution sur les primaires » qui a été soumis au vote du Conseil national. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait mis fin vendredi soir à un long suspense, en annonçant son intention de proposer au Conseil national l’organisation de cette primaire ouverte à tous les citoyens, mais resserrée sur le périmètre politique de la Belle Alliance populaire  Un conseil national organisé le 2 octobre devra ratifier les modalités du vote et des débats. Ces points seront préalablement discutés en commission de suivi des primaires et soumis à une consultation des partenaires du PS. La date limite des candidatures est fixée au 1er décembre et leur clôture au 15 décembre. Ce calendrier est compatible avec celui de François Hollande, qui doit annoncer ses intentions pour la présidentielle en décembre. Le temps pour lui et son bilan de retrouver des couleurs, sur fond d’embellie de la croissance et baisse du chômage.

Législative partielle : le PS laminé

Législative partielle : le PS laminé

 

Le candidat du parti Les Républicains Pascal Thévenot a largement remporté dimanche l’élection législative partielle dans la deuxième circonscription des Yvelines, qui l’opposait au second tour au candidat socialiste Tristan Jacques. Soutenu par l’UDI et le Modem, M. Thévenot a obtenu 72,25% des suffrages, contre 27,75% pour son adversaire, dans un scrutin à faible participation (26,12%). Le maire de Vélizy-Villacoublay succède ainsi à Valérie Pécresse, qui a démissionné de son siège à l’Assemblée nationale après son élection à la tête de la région Ile-de-France. Il avait obtenu 46,05% des voix au premier tour, devançant déjà largement Tristan Jacques (12,98%), un candidat « Yvelines pour tous » -émanation de la Manif pour tous- (9,56%) et le FN, éliminé après avoir récolté 9,38% des voix. Dans cette circonscription fidèle à la droite, Valérie Pécresse avait été réélue en 2012 avec près de 59% des voix devant le socialiste Jacques Lollioz.

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a estimé mercredi dans l’émission « Questions d’info » LCP-France Info-Le Monde-AFP que les dirigeants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui ont appelé à manifester contre le projet de la loi Travail « sont à coté de leurs pompes« . « Combattre un gouvernement qui pose la réforme aujourd’hui comme nécessité pour notre société, je pense que c’est une erreur des Jeunes socialistes. Ils sont en train de saper l’idéologie, de saper le terreau de la réforme sur lequel je pensais qu’ils pouvaient ensuite venir nous accompagner« , a regretté le député de la Seine Saint-Denis. Bruno Leroux a vivement critiqué le syndicat étudiant l’UNEF qui a appelé les jeunes à continuer la mobilisation contre la loi El-Khomri, contrairement à l’autre syndicat la Fage.  » Je m’aperçois que ceux (La Fage-NDRL) qui ont fait le choix d’être sur la thématique de défense des étudiants et qui sont dans les propositions et qui, je le reconnais, ont été sur le texte de la loi Travail une force de propositions. Et bien aujourd’hui, ça paye. ! » Selon lui, la Fage a pris le dessus sur l’Unef : « Je le constate sur le terrain. J’en été surpris d’ailleurs« , a-t-il ajouté.

(France info)

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections 

Le parti socialiste a été éliminé des le premier tour dans 2 des 3  législatives partielles de ce week-end .Les candidats Les Républicains de la 10e circonscription du Nord et de la 2e de l’Aisne sont arrivés en tête dimanche soir du premier tour d’élections législatives partielles, et affronteront un candidat frontiste au second, le PS étant éliminé. Dans le Nord, Vincent Ledoux, maire de Roncq et vice-président de la Métropole Européenne de Lille, a obtenu 46,84% des suffrages. Il se trouve en ballottage face à la candidate frontiste (25,22%) Virginie Rosez, lors d’un scrutin où la participation n’a atteint que 21,7%. Le candidat socialiste Alain Mezrag se place en troisième position avec 11,24% des voix. Viennent ensuite les candidats EELV (5,90%), PCF (5,10%), LO (2,96%), DVD (1,49%) et MRC (1,24%).  Dans la 2e circonscription de l’Aisne, où les électeurs doivent élire le successeur à Xavier Bertrand qui a démissionné de son mandat pour se consacrer à la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie après son élection, Julien Dive (LR) est arrivé en tête avec 36,28% des suffrages. M. Dive, 31 ans, ancien responsable des Jeunes populaires et maire d’Itancourt depuis 2014, devance la frontiste Sylvie Saillard (28,79%) et la socialiste Anne Ferreira (15,69%). Un candidat sans étiquette, Eric Norel (5,79%), arrive en 4e position, devançant deux candidats communistes, Gérard Brunel (3,80%) et Corinne Becourt (3,48%), puis ceux d’EELV (3,33%), LO (2,21%) et Belaïdi Lograda, sans étiquette (0,63%).
La participation à ce scrutin a été de 33,97%, selon la préfecture.

Loi du travail : El Khomri contestée au PS

Loi du travail : El Khomri contestée  au PS

 

 

Deux parlementaires du parti socialiste contestent assez durement le projet de loi de Myriam El Khomri y comprit sa légitimité et sa compétence.

 

Déclaration de Yann Galut, député (PS) du Cher et Conseiller Départemental, membre du bureau national du Parti Socialiste
Romain Blachier Adjoint (PS) au Maire de Lyon 7e et conseiller Métropolitain du Grand Lyon, membre du conseil national du Parti Socialiste
« La Ministre disposant d’une expérience professionnelle acquise uniquement dans le monde politique, ignore visiblement qu’il est très facile, par exemple pour un grand groupe privé ou public, de déclarer en déficit l’une de ses branches par un jeu comptable. C’est pourquoi jusqu’à présent un contrôle pouvait exister et sera supprimé si la Ministre réussi à faire passer son point de vue. Cette loi risque tout simplement d’ajouter des chômeurs aux déjà nombreux inscrits à Pole Emploi sans aider aucunement les entreprises à trouver de nouveaux clients. De même, la possibilité de faire oeuvrer les salariés 25 heures hebdomadaires au-dessus du seuil actuel, soit 60 heures par semaine, est un véritable danger pour l’emploi dans notre pays. Faire travailler beaucoup quelques-uns quand d’autres n’ont du tout de gagne-pain est une absurdité. Et une véritable incitation à la culture d’un chômage élevé, véritable dogme chez nombre de classes dirigeantes françaises. Au lieu de créer des nouveaux postes de travail, on laissera davantage de personnes privées d’emploi à la porte des entreprises. Et les heures supplémentaires ainsi dégagées sont moins bien payées qu’auparavant, bien moins d’ailleurs en pourcentage qu’en Chine, pays qui ne passe pourtant pas pour un modèle social éclairé. Bien pire, il sera possible de se retrouver à travailler 5 heures de plus par semaine à certaines périodes sans aucune compensation. Alors que des millions de personne ne demandent qu’à trouver un moyen de vivre, eux et leurs familles. Avec de telles mesures, ce seront autant de salariés qui ne pourront pas trouver d’emploi. Et qui devront se contenter de vivre d’allocations de la collectivité. Avec une telle mesure, ce seront autant d’emplois qui ne seront pas créés et autant de semaines de très dur labeur pour les quelques salariés qui seront dans l’entreprise, au détriment de leurs familles et de leur bien-être. Autre dispositif visant involontairement à favoriser le chômage: celle du plafonnement des réparations des dommages subis par les salariés. Ce serait une première en Droit que d’ignorer ce principe « le propre de la réparation est de rétablir aussi exactement que possible l’équilibre détruit par le dommage. Et de replacer la victime dans la situation où elle se serait trouvée, si l’acte dommageable n’avait pas eu lieu. ». Il est anormal qu’une situation spéciale soie faite pour les travailleurs privés d’emploi par une faute de leur employeur. Et risque là encore une fois, d’amener de nouveau salariés au chômage puisque la sanction pour licenciement illicite sera plus légère. Le premier besoin des entreprises, la Ministre ne semble visiblement pas le voir, c’est des clients et de l’innovation Ce n’est pas non plus en rendant gratuit les astreintes le week-end, en ne comptant pas le temps d’habillage en tenue professionnelle pour les ouvriers ou en faisant travailler des mineurs 10 heures par jours, autres aspects du projet de loi, que nous diminuerons le chômage dans notre pays. Mais nous créons à coup sûr, en plus du chômage supplémentaire, de nombreuses injustices. Il serait bon que notre Ministre aille connaitre un jour sa 1ere expérience en entreprise, publique ou privé pour connaitre concrètement la réalité des salariés et des indépendants dans notre pays. C’est en réfléchissant au pouvoir d’achat, à l’innovation (rappelons que les budgets de recherche sont en berne dans notre pays, alors que nos entreprises ont besoin d’innover), aux green-techs, aux simplification administratives comme cela a déjà commencé d’être fait par ailleurs, au locavore, à relancer nos exportations, à diminuer notre dépendance au pétrole, au partage du travail, à la question du rapport entre actionnaires et salariés, en agissant pour l’emploi à partir des territoires, en pensant aussi et surtout que le premier besoin de l’entreprise est celui d’avoir des clients et un carnet de commande rempli, que nous relancerons la machine de l’emploi et de la compétitivité. Pas en rendant plus facile la création de nouveaux chômeurs et en instaurant de nouvelles injustices. »

Cuvillier (PS): pas sûr de voter la confiance au nouveau gouvernement !

Cuvillier (PS): pas sûr de voter la confiance au nouveau gouvernement !

visiblement la composition du nouveau gouvernement n’a pas permis de rassembler tous les sceptiques et les opposants au sein du PS. Frédéric Cuvillier, député du Nord, ancien secrétaire d’État aux transports, n’est pas certain de voter la confiance à ce nouveau gouvernement : « Il y a effectivement un gouvernement présenté comme élargi et composé à l’occasion d’un exercice partiellement maîtrisé. Aujourd’hui, dans cette période extrêmement sensible, on observe une forte désapprobation populaire. Il ne me paraîtrait donc pas anormal que le gouvernement, pour qu’il soit réellement fort comme il entend l’être, demande aux députés un nouveau vote de confiance, comme c’est la tradition républicaine.  S’il devait y avoir un vote de confiance, j’attendrais la déclaration de politique générale du ­Premier ministre. Les signaux donnés jusqu’ici montrent que la compréhension de l’action de l’exécutif n’est pas totale. ». Une critique qui vient s’ajouter à celles concernant l’organisation d’un référendum sur la question de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. L’ancien secrétaire d’État aux transports connaît parfaitement le dossier, il sait que  juridiquement le président de la république ne peut décider d’un référendum local : « ce référendum pose davantage de problèmes qu’il en résout » complète Frédéric Cuvillier qui ajoute que l’utilisation du référendum serait beaucoup plus utile sur la question de la déchéance de nationalité. Une manière) de critiquer deux fois le gouvernement. Une fois par rapport aux tergiversations interminables concernant la déchéance de nationalité, une autre fois sur la question suivante de Notre-Dame des Landes. Un projet d’intérêt national qui ne peut évidemment être décidé uniquement par des populations locales sinon ce serait rendre incohérent le schéma national d’infrastructures.

Valls pour une gauche « confrontée au réel » ou la fin du PS

 

 

Comme d’habitude,  Valls n’a pas pris des pincettes pour contextualiser le départ de Taubira et au-delà pour attaquer la gauche de la gauche. Il souhaite que cette gauche se confronte au réel au lieu de fuir ses responsabilités ou de se réfugier dans des discours abstraits et chimériques. Plus vulgairement on pourrait considérer que Valls estime que Taubira, les frondeurs et autres gauches de la gauche sont à côté de leurs pompes et qu’il est grand temps de prendre en compte les réalités pour le PS, à moins de disparaître.  Manuel Valls n’a sans doute pas tort de ce point de vue ; en effet ce qui est en cause aujourd’hui l’éclatement voire la disparition totale du parti socialiste. Comment pourrait en effet être conciliables le courant marxiste des frondeurs, le courant modéré des sociaux-démocrates et le courants social libéral ?  Certains objecteront qu’en réalité le parti socialiste n’a jamais eu de ligne claire même depuis sa création. Sa cohésion était toutefois assurée grâce à des textes de congrès très gauchistes mais qui n’ont jamais empêché le PS une fois au pouvoir d’abandonner ses orientations (ou de les mettre en œuvre que pendant quelques mois avant de se contredire comme Mitterrand par exemple). Face à ceux qui perçoivent dans le  départ de Taubira comme la preuve d’une droitisation de l’exécutif, le Premier ministre a défendu la gestion d’une gauche « confrontée au réel » dans des situations sécuritaire et économique difficiles.   »C’est l’avenir de la France qui me préoccupe, pas l’avenir de la gauche », a-t-il dit lors de ses vœux à la presse. « La gauche au pouvoir est confrontée au réel », a-t-il insisté. « Et parce qu’elle gouverne dans une période particulièrement difficile, elle doit tenir. Il y a toujours la tentation de partir. Il y a toujours la tentation de fuir ses responsabilités  Engageant un dialogue à distance avec son ancienne ministre, Manuel Valls a estimé que « résister aujourd’hui, ça n’est pas proclamer, ça n’est pas faire des discours, résister, c’est se confronter à la réalité du pays ».  Christiane Taubira a reçu le soutien de personnalités à la gauche du PS, à l’instar des anciens ministres « frondeurs » Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti.   »Il y a une forme de fracture très nette et la démission de Christiane Taubira est le symbole de cette crise politique majeure qui fracture aujourd’hui la gauche », a dit cette dernière sur BFM TV et RMC Info.  Ce départ apporte de la « clarté » sur la ligne gouvernementale, a considéré pour sa part le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux.

Déchéance de nationalité : la quadrature du cercle pour le PS

Déchéance de nationalité : la quadrature  du cercle pour le PS

 

Ça tourne sérieusement en rond au PS avec la recherche impossible d’un consensus permettant de voter la déchéance de nationalité des Français coupables de terrorisme sans mettre en cause les accords internationaux sur l’apatridie ( ce qui revient en fait à ne viser  que les bi nationaux). Il faudrait éviter à la fois la formule de la déchéance pour tous les Français et en même temps celle de la  déchéance pour les binationaux. Du coup on  pourrait se rabattre sur une formule plus soft privant seulement les intéressés de leurs droits civiques. Mais dans ce cas, la droite risque de ne pas voter pour.   De ce point de vue ce n’est pas la déclaration Cambadélis qui permet d’éclairer la question : Il s’agit, a-t-il dit, de « montrer la détermination de la Nation face aux Français qui portent atteinte à d’autres Français, assurer la cohésion de la Nation, empêcher toute forme de stigmatisation, notamment vis-à-vis des binationaux, et empêcher la patrie des droits de l’Homme de créer des hommes sans patrie, donc éviter l’apatridie ».  L’addition de ces conditions semble contradictoire avec la proposition du gouvernement puisque seule la « déchéance pour tous » permet de respecter l’égalité entre Français.  D’autres portes de sortie avaient été suggérées, comme la déchéance de citoyenneté, qui ne créerait pas d’apatridie sans priver pour autant les terroristes de leur nationalité. Le Premier ministre, Manuel Valls, a réaffirmé sa position en faveur de la déchéance pour les binationaux et confirmé qu’il présenterait lui-même la révision constitutionnelle, accompagnée, a-t-il promis à la droite lors des questions au gouvernement à l’Assemblée, d’une loi d’application.

PS– Déchéance de nationalité : le bal des frustrés et des indignés

PS– Déchéance de nationalité : le bal des frustrés et des indignés

 

Comme à chaque fois sur les grandes questions sociétales ou économiques, le PS étale avec complaisance ses divergences. Cette fois la protestation ne se limite pas aux éternels indignés qui limitent leur action politique à la protestation, ils sont rejoints par les frustrés qui ont des comptes à régler  avec Hollande, Valls, voire  la ligne du parti socialiste. Certes il y a de nombreux motifs à être mécontent de la ligne politique du gouvernement et du président de la république qui avaient promis le changement pour maintenant et qui ont échoué à peu près dans tous les domaines notamment sur l’enjeu central du chômage et de la croissance sans parler de l’accumulation des déficits budgétaires ou des comptes sociaux. Mais cette critique ne valide pas pour autant l’inconsistance totale des orientations des protestataires. Il y a d’abord les folkloriques frondeurs qui menacent de claquer la porte tout en restant bien au chaud dans leurs mandats nationaux. Des frondeurs qui de toute évidence seraient davantage à leur place chez Mélenchon ou chez les écolos politisés. Martine Aubry, championne aussi du slalom politique, en profite pour régler une nouvelle fois ses comptes avec Hollande et Valls. Même chose pour Ayrault qui n’a pas apprécié d’être remercié après son pitoyable passage à Matignon. Hamon, Philippetti, Montebourg, la gauche bobo (type Anne Hidalgo), les oligarques et autres frustrés ont aussi grossi la vaguelette des opposants à la mesure de déchéance de nationalité. Autant de courants qui seront balayés lors  des prochaines consultations électorales tellement le décalage est grand entre leur approche théorique et les réalités économiques et sociétales. La volonté de François Hollande d’inscrire dans la Constitution la possibilité de retirer leur nationalité à des binationaux nés Français est loin de faire l’unanimité dans la majorité, où certains dénoncent une mesure contraire aux valeurs de gauche. La polémique a donc  pris une nouvelle ampleur ce week-end avec les interventions de l’ancien chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault et de l’ex-ministre Benoît Hamon, tous deux opposés à un tel projet. Dans un long message aux allures de mise au point publié sur son compte Facebook, l’actuel Premier ministre dit vouloir « éviter tout amalgame, (et) écarter les arguments infondés ».   »Comment peut-on dire que priver de la nationalité française des terroristes condamnés serait une idée d’extrême droite ? (…) C’est strictement faux », selon Manuel Valls. Lequel aurait pu ajouter que cette disposition existe dans le Code civil article 23 sept depuis 1938 et 1945. Plusieurs dizaines de Français ont déjà été privées de leur nationalité dans le cadre de cette disposition. « Ce principe existe dans de nombreux pays démocratiques proches de la France : en Grande-Bretagne, au Canada, en Suisse, aux Pays-Bas et d’autres encore, sans doute », poursuit le chef du gouvernement. L’ancien ministre de l’Intérieur, qui se fait l’avocat de ce projet annoncé par François Hollande trois jours après les attentats sanglants du 13 novembre, se défend de vouloir rétrécir le champ de la nationalité française. « Dès 2012, (…) j’ai rétabli – sous les critiques virulentes de l’extrême droite – des conditions normales et ouvertes d’accès à la naturalisation, y compris bien sûr sur la base du droit du sol », écrit-il. « Ce n’est aucunement une remise en question du droit du sol puisque la possibilité de déchéance concernera tous les terroristes binationaux condamnés pour crimes, quel que soit le mode d’obtention de la nationalité, droit du sol ou filiation », ajoute Manuel Valls. Pour être validée, la réforme constitutionnelle voulue par l’exécutif devra être approuvée par référendum ou par trois cinquièmes des parlementaires. Mais il semble bien que Hollande veuille privilégier la voie parlementaire en utilisant le poids de l’opinion publique pour infléchir la position de ces indignés et de ses frustrés.

Déchéance de nationalité : les bobos du PS contre

Déchéance de nationalité : les bobos du PS contre

Après les belles envolées de François Hollande concernant l’union nationale et la politique de sécurité retour à la case départ et au consensus mou. Le gouvernement renonce à la déchéance de nationalité pour faits de terrorisme. Un renoncement en plus annoncée par Taubira en Algérie ! En fait c’est une nouvelle victoire des bobos du PS toujours très à gauche sur les questions sociétales et cela d’autant plus qu’ils ne résident  pas dans les zones sensibles concernées par le radicalisme et la violence. On remplacera donc la déchéance de nationalité par une mesure symbolique complètement inefficace à savoir la déchéance de droit civil. « Le projet de révision constitutionnelle qui sera présenté en conseil des ministres ne retient pas cette disposition », a dit Christiane Taubira à la troisième chaîne de la radio algérienne, en marge d’une visite à Alger. Le « projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation » avait été annoncé par François Hollande devant le Congrès après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts et comprenait cette extension de la déchéance. L’Elysée s’est refusé mardi à tout commentaire sur un texte dont les mesures avaient été saluées par le Front national et une partie de la droite mais qu’elles font l’objet d’un vif débat à gauche, où certains craignent pour les libertés.  François Hollande avait prôné devant le Congrès la déchéance de la nationalité française des binationaux condamnés pour des actes ou menaces relevant du terrorisme, sauf si cela les rend apatrides. Actuellement, seuls les binationaux naturalisés français peuvent être déchus. Le Conseil d’Etat a remis au gouvernement un avis favorable à cette mesure qui « répond à un objectif légitime » mais qui « ne serait pas dissuasive pour les terroristes ».  Le Premier ministre, Manuel Valls, avait déjà semblé prendre ses distances avec la mesure la semaine dernière, estimant qu’elle était de nature symbolique, et Christiane Taubira a dévoilé ce qu’était l’arbitrage final au vu du tollé provoqué au PS, chez les radicaux de gauche et chez les écologistes.

Régionales : la défaite des barons du PS comme en Île-de-France

 

Régionales : la défaite des  barons  du PS comme en Île-de-France

 

Cela fait 30 ans que Bartolone accumule les responsabilités et les mandats. De ce point de vue Bartolone est représentatif des caciques du parti socialiste. En effet Bartolone comme nombre de responsables socialistes est un spécialiste du grand écart entre un discours volontariste et gauchisant et une pratique approximative et droitière ;  pour résumer avant les élections les candidats du PRS pimentent  leurs discours de formule radicale de  gauche mais une fois au pouvoir ils poursuivent tout simplement les politiques antérieures du fait d’une part de leur incompétence et de leur manque de courage votre politique. On ce souvient que Bartolone avait appelé contre (avec Fabius !) le traité constitutionnel européen de 2005. Par la suite évidemment il a donné son adhésion à toutes les orientations qui s’inscrivaient dans le cadre de ce traité. Comme nombre de ses amis socialistes Bartolone sociologiquement n’appartient pas à ce peuple de gauche qu’il prétend représenter ;  de ce point de vue il ne faut pas s’étonner qu’il se soit opposé à la publication de la fortune des députés par voie publique (aussi de la sienne !). On attendrait évidemment de l’intéressé qui renonce à la présidence de l’assemblée nationale après une telle défaite. Il est vraisemblable qu’il n’en fera rien puisqu’il a déclaré qu’il remettait son mandat dans les mains de son groupe parlementaire autant dire qu’il sollicite habilement la prolongation de son mandat de président de l’assemblée nationale. Une posture habituelle au PS, aussi dans la classe politique française mais qui polluent la démocratie. Depuis 30 ans et plus ce sont presque les mêmes dirigeants qui sont à la tête du parti socialiste, des dirigeants qui d’une part n’ont jamais été représentatifs du peuple de gauche et qui ,aujourd’hui, en plus sont politiquement usés, sans projet cohérent et sans réelle volonté politique.

Jean-Pierre Masseret ex PS Grand Est sur France info : le charabia de l’oligarque !

Jean-Pierre Masseret  ex PS Grand Est sur France info : le charabia de l’oligarque !

 

Il était intéressant d’entendre ce matin Jean-Pierre Masseret sur France Info car son propos illustrait bien le charabia infâme des oligarques du PS. Une constatation d’abord, Pierre Masseret n’est pas un intello mais un politicien de carrière.  Il était inspecteur des impôts et cela fait 35 ans qu’il cumule les mandats électoraux. Il s’est montré complètement incapable de traiter avec un peu de profondeur la problématique socio économique qui justifie la colère de nombre d’électeurs qui votent FN. Certes il reconnaît les dommages du chômage mais en même temps évoque les « formidables »  actions du gouvernement « insuffisamment expliquées ». Pas étonnant comme la plupart de ses collègues socialistes, anciens fonctionnaires, Jean-Pierre Masseret ignore tout de l’économie et sans doute des réalités sociales même s’il en parle pour légitimer sa posture gauchisante. Ces explications étaient bien pathétiques et son propos était du niveau d’un conseiller général de la France profonde. Du bla-bla incompréhensible qui mélange des valeurs républicaines, des références gauchistes et  des propos de bistrot. L’intéressé affirme qu’il ne se bat pas pour des postes ; dès lors,  on se demande bien pourquoi à 71 ans il est encore sénateur et ambitionne en plus d’être président de la région du Grand Est. En outre il a l’outrecuidance d’affirmer qu’en dépit de son âge il est beaucoup plus jeune que d’autres. Pourtant la nullité de son argumentation ne peut l’exonérer de toute sénilité. Comme beaucoup d’autres responsables politiques Jean-Pierre Masseret a parlé de sa carrière politique comme si l’engagement au service de l’intérêt général pouvait se concevoir comme un métier dans lequel on fait une carrière. Encore un dévoiement de la fonction électorale. La  discours de Jean-Pierre Masseret illustre  bien ce qu’est devenu le PS : une congrégation d’apparatchiks  qui ne se rendent  même pas compte de l’incongruité de leurs propos

Jean-Pierre Masseret ex PS Grand Est : socialiste, fonctionnaire, oligarque, cumulard, franc maçon et gauchisant

Jean-Pierre Masseret  ex PS Grand Est : socialiste, fonctionnaire, oligarque, cumulard, franc maçon et gauchisant

 

Jean Pierre Masseret c’est l’archétype du responsable PS « ferme » sur les valeurs de gauche mais dont le comportement est celui d’un oligarque cumulard. Première observation,  pourquoi le PS a-t-il choisi comme tête de liste un oligarque de plus de 70 ans déjà sénateur ? On comprend que l’intéressé trouve son compte mais certainement pas la démocratie. Jean-Pierre Masseret comme nombre de responsables du PS est un fonctionnaire qui forcément n’a qu’une connaissance approximative des réalités économiques et sociales (ancien inspecteur des impôts !), Bref un vrai « socialiste ». En plus gauchisant puisqu’il a voté contre le traité constitutionnel de 2005, comme le FN d’ailleurs ou l’extrême gauche (deux extrêmes qui se rejoignent souvent, témoin le siphonage des voies de Mélenchon par le FN lors des régionales). Franc-maçon en plus, Jean-Pierre Masseret n’a pas honte de contribuer à faire élire le Front national. En dépit de toutes les pressions le « puriste » Masseret a  donc refusé d’obéir aux consignes nationales de retrait, malgré sa troisième place au premier tour, et décidé de maintenir sa liste, qu’il a déposée dès lundi. Cela alors qu’une majorité de colistiers s’est prononcée pour le retrait. Il est possible que la région du Grand Est soit la seule région gagnée par le FN car pour l’instant les sondages montrent que la droite pourrait devancer le Front National aussi bien dans le Nord  qu’en PACA. La porte-parole du PS, Corinne Narassiguin, avait pourtant  déclaré : « Une claire majorité absolue des colistiers socialistes sont candidats contre leur gré, ils refusent de participer de quelque manière que ce soit à une victoire du FN dans leur région. Il revient maintenant à Jean-Pierre Masseret de retrouver son sens des responsabilités dans la défense des valeurs de la République, en se retirant de la campagne du deuxième tour ».  Mais Jean-Pierre Masseret n’a pas tenu compte de cet appel. Il préfère échanger l’enjeu national contre quelques strapontins avec les indemnités financières qui l’accompagnent (autour de 2500 € par mois) qui viendront s’ajouter à la confortable rémunération du Sénat (autour de 10 000 euros par mois).C’  Est quand même mieux que le salaire d’un inspecteur des impôts qui tourne autour de 2500 euros ! (ou que le montant de la retraite) !  

« Voter FN ou voter PS, c’est pareil » (Sarkozy)

« Voter FN ou voter PS, c’est pareil » (Sarkozy)

Sarkozy a participé sans doute à Rochefort à son dernier réunion publique  pour les élections régionales. Il faut dire que les têtes de liste de la droite classique ne souhaitent pas sa présence lors des meetings tellement sa personnalité est contestée. Ce ne sont pas les déclarations de Sarkozy lors  du meeting de Rochefort qui vont permettre de renforcer sa crédibilité. Il a un effet indiqué que le vote FN n’était pas immoral et que voter PS ou voter FN c’était pareil. Une déclaration qui confirme le caractère inaudible des propos de Sarkozy. Sarkozy qui fait en permanent le grand écart entre des positions extrémistes de droite et des positions libérales ; de toute manière ; même lorsque ses propos sont parfois cohérents, ils ne sont pas entendus car Sarkozy n’est plus crédible. On peut donc imaginer que les réunions qui vont suivre les régionales seront très tendues à la direction  parti des Républicains car nombre de leaders contestent la ligne floue de Sarkozy et même son leadership. D’une certaine manière Sarkozy est comme Hollande usé et complètement discréditée auprès de l’opinion publique La stratégie de Nicolas Sarkozy ne fait pas l’unanimité dans son camp puisque les centristes, ainsi que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux de LR, ont exprimé leur désaccord.  A Rochefort, Nicolas Sarkozy a également défendu l’alliance pour ces régionales avec les centristes de l’UDI et du Modem. « J’ai voulu l’union parfaite dans toutes les régions de France », a-t-il dit à l’attention de ses alliés, indiquant que faire des différences entre les régions en fonction des résultats était « un problème de boutiquier ».   »On a fait l’union pour diriger les régions mais cette union d’aujourd’hui doit être l’union de demain », a-t-il ajouté. Dimanche dernier, la liste de droite et des centristes conduite dans le Sud-ouest par Virginie Calmels est arrivée en deuxième position (27,2%) derrière celle menée par le président socialiste sortant en Aquitaine, Alain Rousset (30,4%), et devant celle du FN (23,2%).

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