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Programmes Primaire PS : gauche, gauche !

 

Programmes Primaire PS : gauche, gauche !

 

Globalement les programmes des candidats à la primaire du parti socialiste se caractérisent par un déplacement à gauche. En clair, on reprend les bonnes vieilles méthodes du passé, celle de Mitterrand, celle de François Hollande avec un discours prêt électoral de rupture avec le libéralisme. Un recentrage résolument socialiste donc tant  en matière économique qu’en matière sociétale. Une différence de taille toutefois, il ne s’agit sans doute pas d’espérer une victoire aux présidentielles mais de prendre la tête de ce qui restera du parti socialiste. Du coup, la gauchisation marque les programmes des principaux candidats. Il y avait la démonstration avec les programmes d’Arnaud Montebourg et surtout de Hamon. La tendance se confirme avec ce que viennent d’annoncer d’une part Manuel Valls d’autre part Vincent Peillon. Ainsi Manuel Valls vient-il de promettre la baisse de la fiscalité pour les classes moyennes et populaires, la défiscalisation des heures supplémentaires, un revenu décent pour les minima sociaux de leur de 800 € par mois. De son côté Vincent Peillon veut amender la loi travail en revenant sur l’inversion de la hiérarchie des normes, plafonner la taxe d’habitation pour les plus modestes, aussi la création de postes de fonctionnaires. Bref Du déjà vu et déjà entendu notamment lors  des promesses de François Hollande en 2012. Encore une fois il ne s’agit pas de se qualifier pour le second tour des présidentielles puisque vraisemblablement le candidat du PS sera éliminé. Il risque même de finir en quatrième ou cinquième position derrière Fillon, Le Pen mais aussi Macron et Mélenchon. L’objectif vise à préparer le futur congrès du parti social socialiste et d’en prendre la tête. Mais un parti socialiste qui pourrait éclater sous le poids de ses contradictions voire disparaître si par exemple il n’obtient  qu’un score inférieur à 10 % au premier tour des présidentielles et surtout si son nombre de députés devient anecdotique. Compte tenu de l’enjeu de cette primaire,  l’opinion semble peu mobilisée par le débat entre les candidats qui d’une manière générale se caractérise aussi par un manque d’originalité, de réalisme et de charisme. Un seul exemple cette candidature de dernière minute de Vincent Peillon qui n’a sans doute d’autre but que de savonner la planche à Valls. Vincent Peillon qui s’étonne lui-même du peu d’engouement médiatique autour de sa candidature. Il se pourrait toutefois que les débats entre les candidats suscitent quand même un certain intérêt notamment lors des confrontations télévisées ;  par compte il est peu probable que la primaire dite de la « belle alliance »  suscite une grande mobilisation. De ce point de vue la comparaison de la mobilisation entre la primaire de la droite et celle de la gauche  risque d’être mortifère pour le parti socialiste.

PS 2017 : la fuite vers Macron ?

PS 2017 : la fuite vers Macron ?

Plusieurs responsables socialistes ont déjà rejoint Macron, d’autres devraient suivre comme M’jid El Guerrab, conseiller de Cambadélis et ancien proche de Ségolène Royal. Une Ségolène Royal qui comme d’autres aussi s’interrogent sur un éventuel soutien à Macron. Tout dépendra en fait des sondages respectifs du PS et de Macron dans les semaines et mois à venir. S’ils devaient se confirmer que Macron recueille  au moins le double du  score du candidat socialiste alors l’hémorragie ne pourrait plus être arrêtée. D’une certaine manière,  il y aurait une sorte d’inversion des pressions au ralliement. Pour sauver leur peau, les candidats socialistes à la députation n’auraient pas d’autre choix que de se rallier à Macron. Un Macron qui pourrait encore progresser tellement l’espace est large entre des candidats très marqués à gauche et des candidats très marqués à droite et à l’extrême droite. Il n’est pas du tout certain que Macron parvienne à se qualifier au premier tour des présidentielles, il faudrait pour cela un vaste mouvement de vase communiquant entre Fillon et n  puisque Marine Le Pen connaît peu d’évolution dans son solide socle électoral et que Mélenchon peut aussi espérer un score significatif autour de 12%. Aujourd’hui les socialistes comptent 250 députés. En fonction du résultat candidat du PS aux présidentielles, ce nombre pourrait être ramené à 50 voir 30. Du coup parmi les députés menacés beaucoup pourraient être tentés de rechercher le soutien de Macron pour sauver leur circonscription. À la veille d’une primaire compliquée pour le PS et alors que le leader d’En marche! est crédité de 18% des intentions de vote pour l’élection présidentielle, l’ambiance n’est donc pas à la fête dans les couloirs de Solferino. Dernier signe en date: le mini-tapage provoqué par M’jid El Guerrab, conseiller «euroméditerannée» du premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis depuis octobre, qui vient de quitter le parti. Ce Franco-marocain, ancien conseiller de Ségolène Royal en 2007 puis de l’ancien président du Sénat Jean-Pierre Bel, a publié une tribune dans L’Obs dans laquelle il annonce sa démission du PS et son soutien à Emmanuel Macron. «Cette primaire ne sera pas en mesure de produire la dynamique que nous escomptions. Son calendrier ne permettra pas de construire l’adhésion à un programme politique», écrit-il. Pour le désormais ex-socialiste, Emmanuel Macron «incarne ce renouvellement politique que les Français appellent de leurs vœux et que nous voulons tous». Avant de quitter le navire, M’jid El Guerrab convoitait l’investiture de la neuvième circonscription des Français de l’étranger. Territoire qui a finalement échu à Didier Le Bret, compagnon de Mazarine Pingeot soutenu par l’état-major du PS jusqu’à l’Élysée.

 

Législatives : les pro-Macron privés d’investiture du PS

Législatives : les pro-Macron privés d’investiture du PS

 

Sans doute les derniers soubresauts partisans d’un parti socialiste qui risque de mourir après les législatives. La direction menace en effet de priver d’investiture PS les candidats députés qui soutiennent aussi Macron. Une décision qui toutefois pourrait bien se modifier radicalement au lendemain des élections présidentielles dans la mesure où les candidats socialistes  hors parti socialiste  risquent de faire un score représentant largement le double peut-être le triple des voix recueillies par le candidat labellisé PS. Les l candidats députés PS seront à leur bien contents de se rapprocher soit de Mélenchon, soit de Macron pour tenter de sauver leur peau. Ce n’est plus alors  le PS qui délivrera les investitures mais Macron et Mélenchon. D’une certaine manière, l’absence de label officiel du parti socialiste constitue plutôt un atout qu’un désavantage pour les candidats se réclamant de la gauche. Les menaces de la direction du parti socialiste risquent donc de se révéler assez illusoire. Il est en effet probable que ce parti va éclater sous le poids de ses contradictions, de son impopularité et de ses idéologies irréconciliables. Outre le lancement officiel de la primaire de la Belle alliance populaire, samedi, se tenait la convention nationale d’investiture en vue des élections législatives de juin 2017. Les candidats à la députation ont été désignés, la semaine dernière, par les militants du PS. Mais le sort de ceux qui portent la double casquette, socialiste et macroniste, restait en suspens. Le Parti socialiste a finalement lancé un avertissement, samedi : ceux qui resteraient fidèles à l’ancien ministre de l’Economie perdront leur investiture. Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, a ainsi filé la métaphore footballistique pour clarifier la situation lors de son point presse samedi : « On ne peut pas jouer à la fois à l’OM et au PSG. » « Tous les candidats ont reçu (…) copie d’un courrier du président de la commission nationale des conflits qui est un rappel statutaire et qui dit quelque chose de simple : être candidat socialiste aux législatives, c’est soutenir le candidat socialiste à l’élection présidentielle », a précisé le cadre du PS. Par conséquent, à l’issue de la primaire de la gauche qui désignera le candidat socialiste à la présidentielle, « ceux qui ne le soutiennent pas n’auront plus l’investiture socialiste », a informé Christophe Borgel, faisant ainsi directement allusion aux soutiens d’Emmanuel Macron. Parmi les députés concernés, Richard Ferrand est particulièrement ciblé. Le député du Finistère est devenu le délégué général du mouvement En Marche! D’Emmanuel Macron. D’autres députés PS comme Christophe Castaner, Stéphane Travert et Corinne Erhel revendiquent eux aussi la double-appartenance PS et En Marche! A terme, les députés ayant rallié Emmanuel Macron pourraient aussi être exclus du PS.

Primaire de la gauche : dernier concours miss France du PS

Primaire de la gauche : dernier concours miss France du PS

 

 

D’une certaine manière, la primaire du PS connaît les mêmes soubresauts que l’organisation de miss France. Une miss France  dont la légitimité est contestée par des organisations concurrentes notamment celle de Geneviève de Fontenay qui organise de son coté miss national prestige. Avec une différence, la société dépositaire du titre socialiste, le PS, est maintenant supplantée par les organisations concurrentes. Il y a bien sûr les traditionnels représentants de l’extrême gauche, aussi ceux des écolos mais surtout maintenant Macron et Mélenchon. Des candidats dont le score actuel pronostiqué par les organismes de sondage est très supérieur à celui du PS  (autour de 10 % pour le candidat socialiste, 13 % pour Mélenchon et 15 % pour Macron.)Du coup, ce pourrait bien être le dernier concours Miss France du parti socialiste. Un parti qui pourrait bien disparaître après les législatives avec un courant très à gauche qui rallierait Mélenchon, un autre social démocrate qui rallierait Macron. Aujourd’hui le PS peut compter sur 250 députés mais l’ampleur de la défaite à prévoir aux législatives pourrait ramener ce chiffre à une cinquantaine. Pour sauver leur peau les candidats députés du PRS n’auront d’autre de solution que de se rallier à l’un ou l’autre courant. Ces désistements réciproques seront indispensables si le PS  veut encore exister au Parlement. Mais cela signifie la fin du parti socialiste et la primaire du PRS risque d’être le dernier concours Miss France organisé sous cette étiquette. D’une certaine façon Valls prend la place du mort, celle que devait occuper Hollande. Les autres candidats à savoir Montebourg, Hamon, Peillon vont jouer sur le tout sauf Valls. L’enjeu n’est  pas tellement l’élection présidentielle mais de savoir qui pourra récupérer les dépouilles d’un parti socialiste en miettes Les trois autres candidats sont là pour faire de la figuration à savoir les écologistes François de Rugy et Jean-Luc Benhamias, et la présidente du Parti radical de gauche, Sylvia Pinel, qui a décidé de participer à cette primaire après la décision de François Hollande de ne pas briguer un deuxième mandat à la tête de l’Etat. La participation à cette primaire donnera un aperçu du reste de popularité d’un parti socialiste discrédité. « Le niveau de participation à la primaire du PS sera fondamental », estime Jean Chiche, du centre de recherche de Sciences Po Paris (Cevipof). « Si on est à peine à un million, on pourra dire que le PS n’a plus de base populaire. »

Macron écrase la belle alliance du PS

Macron écrase la belle alliance du PS  

 

Près de 15 000 personnes au meeting de Macron et seulement 2000 personnes pour le dernier meeting de la belle Alliance du PS, Emmanuel Macron a fait samedi une démonstration de force en organisant un meeting géant à Paris, où il a déroulé son programme de « candidat du travail ».  Macron a aussi marqué sa différence en se présentant  en opposition aux candidats du renoncement qui face à la numérisation et à la robotisation proposent un revenu universel pour le  chômage qu’il considère comme inévitable. Macro veut redynamiser l’économie, lui redonner davantage de compétitivité et faire de la formation l’outil de requalification des salariés victimes des restructurations et la modernisation. Un meeting qui marque sa différence surtout avec Valls et le parti socialiste. Macro n’a pas épargné non plus Fillon auquel il a surtout reproché sa réforme de la sécurité sociale qui vise à ne rembourser que les pathologies lourdes. Pour autant Macron qui veut préserver le système social veut aussi en modifier les conditions de financement notamment en reportant sur la CSG l’allégement des charges qui pèsent sur les salariés en matière de couverture sociale.  L’ancien ministre de François Hollande, qui a refusé de participer à la primaire organisée par le PS, s’est présenté comme le rassembleur d’un vaste courant progressiste avec son mouvement En marche! qui compte selon lui 120.000 adhérents. »Je suis le candidat du travail », a-t-il dit en refusant l’idée selon laquelle la robotisation en sonnerait le glas. Il propose de continuer à réduire le coût du travail pour les entreprises mais le crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice), créé sous le quinquennat en cours pour améliorer la compétitivité des entreprises, sera transformé en allègement pérenne de 6 points pour toutes les entreprises. La durée légale du temps de travail resterait de 35 heures, mais les modalités d’application seraient fixées par des négociations de branches ou d’entreprises.  Il a réaffirmé sa proposition de remplacer les cotisations d’assurance chômage et maladie des salariés par une hausse de la contribution sociale généralisée, à l’assiette plus large, pour augmenter leur pouvoir d’achat — un couple de salariés au Smic gagnerait 500 euros nets de plus chaque année. Cette mesure sera financée par une hausse de la CSG limitée à 1,7 point, y compris sur les revenus du capital et pour les retraités les plus aisés. Seuls les 40% de retraités les plus modestes et les chômeurs seront épargnés par cette hausse. Emmanuel Macron, qui propose de transférer la gestion de l’assurance chômage des partenaires sociaux à l’Etat, a également pris le contrepied du candidat de la droite, François Fillon, en matière de protection sociale, en particulier dans le domaine de la santé, où il refuse tout déremboursement. Il a aussi fait l’éloge des fonctionnaires, dont François Fillon veut réduire le nombre de 500.000 : il embaucherait ainsi 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires de 2017 à 2020. L’ancien ministre entend que les entreprises qui licencient plus que les autres ou qui recourent excessivement aux contrats courts se voient imposer un malus tandis que celles qui privilégient l’emploi durable bénéficieraient d’un bonus. La protection de l’assurance chômage sera étendue à tous, notamment aux indépendants, aux artisans, aux petits commerçants, aux autoentrepreneurs qui n’en bénéficient pas. Les salariés qui démissionnent auront le droit de bénéficier de la protection de l’assurance chômage dans la limite d’une fois tous les cinq ans pour éviter les abus. »Vous avez vu le monde qui est ici ? Qui aujourd’hui est capable de rassembler une force aussi grande ? a conclu Macron.

PS : réussir sa primaire ou disparaître

PS : réussir sa primaire ou disparaître

 

Après le succès de la primaire de la droite,  le parti socialiste est condamné à réussir sa propre consultation. L’enjeu c’est de montrer que l’PS dispose encore d’une base populaire.. En clair réunir près de 3 millions d’électeurs.  Le niveau de participation à la primaire du PS sera fondamental », estime Jean Chiche, du centre de recherche de Sciences Po Paris (Cevipof). « Si on est à peine à un million, on pourra dire que le PS n’a plus de base populaire. ». L’enjeu n’est donc pas tellement le choix d’une candidat puisque ce dernier n’a aucune chance de se qualifier second tour. Avec seulement 1 million de personnes son existence seraiat en cause.  « Ce n’est pas un candidat sortant de la primaire avec aussi peu de voix qui serait capable de porter le camp du progrès », renchérit le député socialiste Philippe Duron. La porte-parole du PS, Corinne Narassiguin, admet qu’en dessous d’un million de votants, « tout le monde considèrera que c’est un échec » et que cela jettera un doute sur la capacité du candidat désigné à créer une dynamique favorable. La référence, pour les dirigeants socialistes, reste les 2,6 millions de votants au premier tour de la primaire de gauche en 2011 et les 2,9 millions de participants au second tour. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a placé sur France Culture la barre plus haut, « aux alentours de deux millions », pour créer une dynamique permettant au candidat désigné de devancer Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle. Quant à l’ancien ministre Arnaud Montebourg, principal rival de l’ex-Premier ministre Manuel Valls, il envisage carrément une participation approchant les trois millions de votants. Le député socialiste Christophe Borgel, responsable de l’organisation de la primaire, se garde bien de faire des pronostics et se borne à citer des sondages faisant état d’une participation oscillant entre 4% et 8% du corps électoral, soit 1,8 à 3,6 millions de votants.   »Si c’est juste une foire d’empoigne autour du bilan du quinquennat, les gens n’auront pas envie de voter », dit_on chez les socialistes.

La « Belle alliance populaire » du PS avec qui ? Personne

La « Belle alliance populaire » du PS avec qui ? Personne

 

L’enflure sémantique de la « belle alliance populaire » du PS cache malheureusement une réalité cruelle : aucune alliance n’est prévue et même possible avec les autres courants de la gauche. On sait que Mélenchon ne renoncera pas et pour l’instant les sondages lui attribuent un score supérieur à celui du futur candidat du PS. Les communistes jadis alliés au PS ont de leur côté déclaré soutenir Mélenchon ;  le courant social démocrate sera représenté, lui, par Emmanuel Macron qui peut se réjouir d’atteindre déjà aujourd’hui près de 15 % des voix pour la présidentielle.  Les autres petits partis ne représentent pas grand-chose à gauche, en outre ils ont décidé de se présenter indépendamment du PS. C’est le cas pour les radicaux de gauche avec Sylvia Pinel, c’est le cas évidemment des partis d’extrême gauche qui traditionnellement présenteront un candidat trotskiste. L’alliance ne sera donc pas ni belle, ni populaire. Dans l’hypothèse assez invraisemblable où elle se réaliserait de toute manière elle ne pourrait dépasser un score de 40 %. L’enjeu aujourd’hui ne concerne pas l’élection présidentielle perdue par avance par la gauche mais les élections législatives qui pourraient faire disparaître certains partis, en faire éclater d’autres. Pour le PS qui se joue aujourd’hui c’est sa survie même

 

2017: Montebourg leader des « frondeurs » du PS

Montebourg leader des « frondeurs » du PS

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Montebourg a reçu le soutien des frondeurs mais pour autant ce n’est pas un gage de succès aux primaires du PS.  Selon un sondage Elabe, François Hollande et Manuel Valls devancent Arnaud Montebourg auprès des sympathisants de gauche pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Compte tenu de l’évolution du chômage, 83 % des personnes interrogées estiment par ailleurs qu’une candidature Hollande en 2017 ne serait « pas justifiée », contre 16 % d’un avis contraire. L’enquête ne porte pas sur des intentions de vote à la primaire socialiste de janvier, mais sur des souhaits exprimés par les personnes interrogées, mêlant votants et non votants à ce futur scrutin, selon cette enquête pour BFM TV. Auprès des sympathisants de gauche, François Hollande obtient 30 % d’avis favorables, contre 28 % à Arnaud Montebourg, 16 % pour Benoît Hamon et 9 % à Marie-Noëlle Lienemann. Dans l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls – en l’absence de François Hollande -, l’actuel Premier ministre obtient 31 % de réponses positives dans cette tranche de l’électorat, contre 24 % à Arnaud Montebourg, 15 % à Benoît Hamon et 10 % à Marie-Noëlle Lienemann. Auprès des seuls sympathisants socialistes, Arnaud Montebourg est largement devancé par François Hollande (48 %, contre 25 % à l’ancien ministre de l’Économie) et par Manuel Valls (48 % contre 21 %). Le chef de file des députés « frondeurs » socialistes a cependant jugé mercredi François Hollande disqualifié pour porter les couleurs de la gauche lors de l’élection présidentielle de 2017 et lancé un appel à soutenir la candidature de l’ancien ministre de l’Economie d’Arnaud Montebourg. Il estime dans un communiqué que deux risques d’une « immense gravité » menacent la France, avec la « révolution conservatrice » promise par le candidat de la droite, François Fillon, et la « révolution nationale » représentée par Marine Le Pen, présidente et candidate du Front national. « L’inventaire lucide du quinquennat ne permet pas la réunion des gauches et des écologistes autour du président de la République », poursuit Christian Paul.

Sondage 2017 : Fillon-Le Pen, Valls en tête, Macron- Mélenchon outsiders, le PS dernier

 

 

 

Un sondage qui n’est qu’une photo à un moment donné qui met en tête Fillon et le pen avec deux outsiders macron ET MELENCHON. Loin derrière le candidat du parti socialiste EN CINQUIEME POSITION. Un sondage toutefois à relativiser parce que la campagne entre les principaux candidats n’a pas encore vraiment commence et parce qu’il faut tenir compte de la marge d’erreur pour une fois affichée par les sondeurs (+ OU -3 %).  

Fillon arriverait en tête au 1er tour de la présidentielle, avec près de 30% des voix, et l’emporterait nettement au second face à Marine Le Pen, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint diffusé mardi. Lundi, deux autres enquêtes réalisées par Harris Interactive et Odoxa étaient arrivées à des résultats similaires. Manuel Valls et Emmanuel Macron apparaissent quant à eux comme les «meilleurs candidats» pour représenter la gauche en 2017, loin devant François Hollande. Avec 29% d’intentions de vote, François Fillon devancerait dans l’ordre Marine Le Pen (23%), Emmanuel Macron (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%), François Hollande (7,5%) et François Bayrou (6%) au 1er tour, selon cette enquête pour LCI, RTL et Le Figaro. Sans candidatures Bayrou ni Macron, le vainqueur de la primaire de la droite grimpe à 34%, Marine Le Pen monte à 26% et François Hollande double pratiquement son score à 14%. La présidente du Front national se qualifierait pour le second tour dans tous les cas de figure. Dans l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls à la place de François Hollande, François Fillon est crédité de 28%, Marine Le Pen de 24%, Emmanuel Macron de 13%, Jean-Luc Mélenchon de 12% et l’actuel Premier ministre de 9,5%. Sans candidature Bayrou, Manuel Valls grimpe à 11%. Arnaud Montebourg, candidat socialiste, recueille 6% à 7% d’intentions de vote. (27% à 31% des personnes interrogées ne sont pas certaines de voter où n’ont pas exprimé de choix au 1er tour.) Au second tour, François Fillon l’emporterait avec 66% des voix, contre 34% à Marine Le Pen. Interrogés sur «le meilleur candidat» pour représenter la gauche, les Français interrogés dans leur ensemble désignent Emmanuel Macron (61% à 62% selon les hypothèses) devant Manuel Valls (46% à 50%), loin devant François Hollande crédité de 13% (deux réponses possibles). Les seuls sympathisants de gauche placent quant à eux Manuel Valls (58% à 63%) devant Jean-Luc Mélenchon (48% à 50%) et Emmanuel Macron (44% à 52%). François Hollande et Arnaud Montebourg recueillent chacun 31% d’avis favorables.

 

* Enquête réalisée en ligne le 28 novembre auprès de 1.011 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de + ou – 3,1%.

 

Montebourg : les électeurs de droite doivent éliminer Hollande à la primaire PS

Montebourg : les électeurs de droite doivent éliminer Hollande à la primaire PS

 

Constatant sans doute l’influence qu’ont pu avoir certains électeurs de gauche lors  de la primaire de la droite pour éliminer Sarkozy, Montebourg appelle les électeurs de droite à éliminer Hollande lors de la primaire du parti socialiste. Un appel qui pourrait être entendu non pas massivement mais peut-être suffisamment (autour de 10 % des votants) pour infliger un cuisant échec à François Hollande. « Je les invite à venir à la primaire participer finalement aux choix politiques de l’avenir du pays et d’y participer à leur manière. Je leur propose de battre le président de la République avec ma candidature », a-t-il ajouté. Selon une enquête BVA-Salesforce publiée la semaine dernière, Arnaud Montebourg l’emporterait sur François Hollande au second tour de la primaire de la gauche. L’ex-ministre du Redressement productif serait en revanche battu en cas de duel avec le Premier ministre, Manuel Valls. Très bas dans les sondages d’opinion, François Hollande doit annoncer début décembre s’il est candidat ou non à sa succession, théoriquement avant le 15, date limite de dépôt des candidatures pour la primaire organisée par le parti socialiste fin janvier. « On ne peut pas lever l’espoir sur un échec et le quinquennat est un quinquennat qui constitue un échec », a estimé Arnaud Montebourg. « Il est fait de reniements et de renoncements de combats non menés, d’abandons, donc je crois que ce serait à l’honneur du président de la République d’en tirer les justes conclusions, mais c’est lui seul qui décide ».

(Avec Reuters)

PS : « Le patron, c’est Hollande » ! (Le Foll)

PS : « Le patron, c’est Hollande » ! (Le Foll)

« Le patron, jusqu’à nouvel ordre, c’est le président de la République », a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du Grand rendez-vous Europe 1-iTELE-Les Echos. « Un patron ça ne se décrète pas, ça s’impose naturellement », a répondu lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, qui soutient Macron. Gérard Collomb qui a ajouté que Hollande est discréditée puisqu’il est plus soutenu que par 4 % des Français. En fait c’est un peu la panique au parti socialiste qui un jour affirme que Manuel Valls est le candidat naturel à la succession de François Hollande et qui le lendemain considère que la représentation socialiste doit être décidée par François Hollande. Bref la dialectique marxiste classique de Cambadélis un coup à gauche pour satisfaire des parlementaires , un coup à droite pour ne pas se couper des institutions « Le patron qui a été élu en 2012 c’est François Hollande, donc on ne va pas non plus réinventer et réécrire l’histoire », a poursuivi ce fidèle du chef de l’Etat en ajoutant: « Il y a un calendrier qui a été fixé par le président de la République, qu’on le respecte. » François Hollande, malmené dans les sondages et contesté jusque dans les rangs socialistes depuis la parution d’un livre de « confidences » à des journalistes, devrait préciser ses intentions début décembre. A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, le Premier ministre, qui s’était jusqu’ici toujours montré loyal à l’égard du président de la République, semble commencer à prendre ses distances tout en tentant de cultiver une image de présidentiable. « Celui qui à mes yeux aujourd’hui est le mieux à même de rassembler, c’est lui », a indiqué le ministre de l’Agriculture.  Mais les appels au rassemblement émanant de l’exécutif ne semblent pas en mesure d’être entendus dans une majorité en proie à des divisions persistantes, même si aucun candidat déclaré ou pressenti à gauche ne semble pour l’heure en mesure de se qualifier pour le second tour. Candidats à la primaire de la gauche, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, qui avaient quitté le gouvernement en 2014 sur fond de désaccords avec la ligne incarnée par Manuel Valls et François Hollande, estiment que ni l’un ni l’autre ne peuvent se poser en rassembleur. Mais ux sans doute mais il faut aussi compter avec Mélenchon et Macron

(Avec Reuters)

PS : vers un suicide collectif ?

PS : vers un suicide collectif ?

 

Il se pourrait bien que le parti socialiste ait  implicitement choisi le scénario du suicide collectif. En cause d’abord la décision de François Hollande de faire part de son intention de se représenter ou non seulement fin décembre. Du coup la primaire socialiste ne pourra dégager de candidat officiel que fin janvier. Ce qui laisse seulement trois mois de campagne. Un délai beaucoup réduit pour remonter la pente d’impopularité d’un parti complètement usé par le pouvoir. D’autant que d’ici cette  de primaire de forte des interrogations vont planer concernant le vainqueur soit Valls, soit Montebourg, soit Hollande s’il se représente. La droite, elle, aura trois mois d’avance par rapport au parti socialiste. Du coup le pire scénario pourrait se produire avec une campagne écourtée forcément mal préparée et un score catastrophique pour le candidat socialiste qui pourrait être autour de 15 % mais dépassé bien sûr par  le candidat de la droite, par Le Pen, mais aussi par Mélenchon. Arrivé en troisième ou quatrième position l’ES pourrait alors perdre la plus grosse partie de ces députés pour passer de 250 à environ 80. La stratégie de non choix  du parti socialiste ressemble donc à un scénario de suicide collectif. A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, le malaise grandit au Parti socialiste, où une éventuelle candidature de François Hollande soulève un scepticisme croissant, sans qu’émerge pour autant un « plan B » crédible. Le doute était palpable dans les propos tenus lundi par le premier secrétaire du PS, qui a évoqué l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls, au cas où le président sortant jetterait l’éponge. « C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités mais il y a d’autres candidats possibles », a dit Jean-Christophe Cambadélis, citant « quatre ou cinq personnalités ». Preuve s’il en fallait que les divisions restent profondes au PS, l’appel à l’unité lancé samedi par le Premier ministre a été repoussé d’emblée par Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, ex-ministres candidats à la primaire socialiste de janvier. Et « Le casse-tête absolu pour le PS c’est qu’il n’y a pas de candidat idéal mais surtout pas de candidat rassembleur », analyse François Miquet-Marty, de l’institut de sondages Viavoice. « Si François Hollande renonce, il n’y pas l’évidence d’une autre candidature. » La tempête née de la publication d’un livre de « confidences » de François Hollande à des journalistes n’a guère modifié le paysage à gauche, entre un président impopulaire et une offre abondante – y compris hors PS, avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron – dont personne n’émerge vraiment. « Les derniers sondages ne font état d’aucun bouleversement majeur : pas d’effondrement de François Hollande, pas de dynamique de Manuel Valls, ni d’Emmanuel Macron », indique François Miquet-Marty.

(Avec Reuters)

2017 : Hollande de plus en plus contesté au PS

 

 

Les confidences de François Hollande auront perturbé beaucoup de responsables socialistes au point que certains s’interrogent maintenant sur la crédibilité de sa candidature en 2017. On se demande d’ailleurs si ces confidences ne relèvent pas davantage d’un testament politique que d’un projet ; en d’autres termes si François Hollande ne se prépare pas à renoncer. Au-delà de l’impact assez malheureux de ces confidences se pose peut-être la question encore plus fondamentale de l’incapacité de François Hollande de créer la moindre dynamique électorale : témoin le fait que désormais seulement 13 % des Français souhaitent sa candidature en 2017. Un record d’impopularité historique pour un président de la république. Du coup le désarroi s’est manifesté sans détour mardi au Parti socialiste, où l’on hésite ouvertement à soutenir le chef de l’Etat en vue des échéances de 2017. De nombreux élus, qui évoquent l’hypothèse d’un recours à Manuel Valls, réclament des explications au président, resté discret depuis la parution de l’ouvrage « Un président ne devrait pas dire ça » contenant des propos jugés désinvoltes par les plus cléments, politiquement suicidaires par d’autres. »C’est une évidence que ce livre n’a pas été compris et qu’il faut désormais que le président s’en explique », a estimé mardi le député Olivier Faure avant la réunion hebdomadaire du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Ce dernier refuse de signer un « chèque en blanc » sous la forme d’un appel en faveur du président, candidat de moins en moins naturel de son camp. « N’inversons pas les choses à chaque fois. Le soutien vient après les propositions », a encore dit le député, longtemps directeur adjoint du cabinet de François Hollande à l’époque où celui-ci dirigeait le Parti socialiste, puis cheville ouvrière de son équipe de campagne en 2011 et 2012. Des parlementaires et des élus locaux devaient signer avant la fin du mois d’octobre un texte de soutien, conçu comme un marchepied vers une candidature à la primaire de janvier. L’initiative n’est plus à l’ordre du jour. « Il ne vous a pas semblé que la donne avait un peu changé, là, ces derniers temps, et qu’effectivement ça mérite un peu de réflexion et de recul ? », a répondu le député de Vendée Hugues Fourage aux journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet. Dans l’ouvrage paru la semaine dernière, François Hollande qualifie, selon des propos rapportés par deux journalistes, les footballeurs de « gosses mal éduqués », traite la magistrature d’ »institution de lâcheté » et juge l’immigration trop massive. Le chef de l’Etat a depuis exprimé ses « regrets » auprès des magistrats et dit entendre, dans une interview au groupe Ebra, les « doutes » soulevés par la publication du livre. Insuffisant pour résorber les lézardes apparues jusqu’au sommet de l’édifice socialiste: Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du parti, a parlé d’un livre « ni fait ni à faire » et Claude Bartolone, président de l’Assemblée, s’est interrogé sur la volonté de François Hollande de postuler à sa succession. Au sein même du gouvernement, on ne cache pas sa stupéfaction. « ‘Un président ne devrait pas dire ca’. Vous avez la réponse dans le titre. C’est peut-être la seule chose intéressante du livre », a jugé encore mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, devant la presse diplomatique. (Avec Reuters)

 

Cahuzac : le procès du « père la rigueur » du PS

Cahuzac : le procès du « père la rigueur » du PS

 

Un procès qui tombe vraiment mal pour le PS en cette période pré-électorale. En effet avant que les petits arrangements fiscaux ne soient découverts Jérôme Cahuzac incarnait  pour le PS la rigueur, il fut même le héros de la lutte contre l’évasion fiscale. Cette affaire est révélatrice des convictions réelles de certains apparatchiks socialistes et de leur pratique. Elle souligne par ailleurs le décalage entre la sociologie  des dirigeants et ceux  qu’ils sont supposés représenter. Il suffit pour s’en persuader de se référer  aux aveux de Cahuzac qui considère qu’un compte caché de près d’un million d’euros était seulement  destiné à ouvrir les petites dépenses courantes. La plupart des électeurs du parti socialiste vivent vraisemblablement dans un autre monde. Les audiences, reprennent donc après la validation par le Conseil constitutionnel, fin juin, du cumul des poursuites administratives et pénales en matière fiscale.  L’ex-ministre du Budget, contraint à la démission en mars 2013 après les révélations sur son compte caché à l’étranger, a reconnu devant les juges les faits qui lui sont reprochés. A 64 ans, Jérôme Cahuzac, héraut en son temps de la lutte contre l’évasion fiscale, devra répondre pendant près de deux semaines de fraude fiscale, blanchiment et fausse déclaration de patrimoine lors de son entrée au gouvernement en mai 2012. Il lui est reproché d’avoir dissimulé des avoirs sur un compte bancaire situé dès 1992 en Suisse, et transféré à Singapour en 2009, via des sociétés écrans établies au Panama et aux Seychelles. Un transfert qui répondait à « une volonté d’opacité renforcée », selon les enquêteurs. Son ex-femme, Patricia Ménard, est également poursuivie pour fraude fiscale et blanchiment. Elle est accusée d’avoir dissimulé une partie de ses revenus sur des comptes en Angleterre, en Suisse, et sur l’Ile de Man. « Je suis rentrée dans une spirale du mensonge », a-t-elle expliqué aux juges en février 2013, selon une source judiciaire. Le couple, désormais séparé, se voit également reprocher d’avoir utilisé les comptes de la mère de Jérôme Cahuzac pour y déposer, de 2003 à 2010, des chèques issus de leur activité professionnelle, ainsi dissimulés au fisc. Certains patients de leur clinique, spécialisée dans les implants capillaires, ont raconté ne pas avoir rempli l’ordre du bénéficiaire sur leurs chèques. A leurs côtés seront jugés pour blanchiment de fraude fiscale trois autres prévenus : la banque Reyl, le banquier François Reyl, qui la dirigeait à l’époque des faits, ainsi qu’un avocat. Tous trois sont soupçonnés d’avoir participé activement à la dissimulation des avoirs de l’ancien ministre. Les cinq prévenus encourent jusqu’à sept ans de prison et un million d’euros d’amende. Ouvert le 8 février dernier sur des questions de procédure, le procès avait été suspendu au bout de deux jours, la défense contestant via des Questions prioritaires de constitutionnalité le cumul des majorations d’impôts et des sanctions pénales. Si les « Sages » lui avaient donné raison, cela aurait pu faire tomber une partie des charges pesant contre Jérôme Cahuzac. Mais l’ancien ministre de François Hollande comparaîtra finalement pour l’ensemble des faits qui lui valent son renvoi. La trajectoire de Jérôme Cahuzac, incarnation d’une rigueur de gauche, fut sans encombre jusqu’en décembre 2012, et les premières accusations de Mediapart sur son compte en Suisse. « Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger », répétera-t-il pendant plusieurs mois, à la presse, à ses collègues, devant l’Assemblée nationale, et même au président de la République. Fin mars 2013, Jérôme Cahuzac finira par démissionner. « Contrairement aux déclarations que j’ai été conduit à faire alors que j’étais membre du gouvernement, je suis titulaire d’un compte à l’étranger et souhaite vous fournir toutes explications à ce sujet », écrit-il alors à ses juges, avant de passer aux aveux publics quelques jours plus tard, sur son blog. Aux enquêteurs, Jérôme Cahuzac a expliqué avoir approvisionné son compte avec des revenus tirés de ses activités de chirurgien, mais également avec la rémunération d’une mission de conseil auprès d’un laboratoire pharmaceutique. Il a ajouté avoir utilisé ce compte, qui affichait, début 2013, un solde d’un peu plus de 687.000 euros, pour des dépenses de la vie courante, et pour payer des vacances. « L’existence de ce compte était pour moi un boulet », a toutefois assuré aux enquêteurs celui qui se faisait appeler « Birdie » – un terme emprunté au golf – par la banque Reyl. Les audiences sont prévues les lundi, mercredi et jeudi jusqu’au 15 septembre. Le jugement devrait être mis en délibéré.

(Avec Reuters)

Islamisme radical : le déni de réalité de la gauche bien-pensante (El Khatmi, PS)

Islamisme radical : le déni de réalité de la gauche bien-pensante (El Khatmi PS)

 

Amine El Khatmi, l’adjoint socialiste au maire d’Avignon dénonce le déni de réalité de la gauche bien-pensante. Il défend une laïcité intransigeante, quitte à agacer dans son propre camp. Les derniers attentats ne font qu’accentuer sa colère. «J’ai confiance en ce que font Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Mais on peut aller plus loin», explique-t-il mercredi à La Provence. «Il faut expulser les imams étrangers qui tiennent des propos antirépublicains», insiste l’élu, qui invite les musulmans «à se prendre en main» et à «faire le ménage chez eux». «Qu’ils commencent par ça. Parce qu’il y a trop de complaisances, de choses qu’on laisse passer», insiste-t-il. Celui qui officie dans le quartier Nord de la cité des papes se désole que «des élus ont assuré leur élection et leur réélection en achetant la paix sociale, en se fourvoyant pour quelques paquets de voix». «Il y a des gens qui expliquaient en tribune qu’ils étaient des républicains et des laïcs et qui, sitôt descendus, allaient s’enfermer dans des caves avec imams salafistes», lance Amine El Khatmi. En janvier dernier, le socialiste âgé de 28 ans avait été menacé et insulté sur les réseaux sociaux pour avoir dénoncé l’interview sur France 2 d’une proche du Parti des indigènes, un mouvement communautariste. «Désormais, dès que vous dites un mot sur l’islam, on vous traite d’islamophobe. L’islamophobie, c’est un concept politique crée pour étouffer toute critique de la religion», avance Amine El Khatmi qui assure qu’il «ne faut pas avoir peur de dénoncer» les dérives observées malgré «cette espèce d’épée de Damoclès». L’élu n’hésite pas à se dire «en guerre contre l’islam politique, «celui des salafistes» avec qui il faut «être plus ferme». Il se dit aussi opposé au droit de vote des étrangers et réclame qu’on soit «plus vigilant vis-à-vis des personnes qu’on accueille dans la communauté nationale». Il fait aussi l’éloge d’un «service civique, obligatoire et universel encadré par des militaires». Des propositions qui ne sont pas partagées par tous rue de Solferino… «Il y a un réel problème à gauche où des gens ne veulent pas accepter la situation telle qu’elle est, qui restent perchés dans des idéaux un peu soixante-huitards», observe-t-il. Il en veut pour preuve le vote à l’Assemblée nationale de la prorogation de l’état d’urgence: «J’entends des gens, comme Cécile Duflot, qui ont voté contre (…) Je me dis “Qu’est-ce-que j’ai encore de commun avec ces camarades là?”» «Quand la gauche est en responsabilité, elle doit assumer ce discours sécuritaire», dit-il, dans la même veine que Malek Boutih qui se désolait vendredi que le Parti socialiste a «beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale». Amine El Khatmi, lui, refuse d’être dans «le déni de réalité» avec ceux «qui ne veulent pas “stigmatiser”». Il somme son camp de prendre conscience de l’attente de fermeté des citoyens: «Même des gens raisonnables, ni extrémistes, ni violents, pas des fachos, commencent à dire “Ça suffit”. Il faut l’entendre».

(Le Figaro)

Université d’été du PS annulée ou la faiblesse de l’État

Université d’été du PS annulée  ou la faiblesse de l’État

L’annulation de l’université d’été du parti socialiste ne constitue sans doute pas en soi un dommage grave à la réflexion politique pour autant cette annulation témoigne du climat délétère qui règne en France aussi des actes à caractère fascisant de certains radicaux politiques ou syndicaux. Comment en effet ne pas être choqué par cette   décision du parti socialiste d’annuler son université en raison des violences vraisemblables de la part essentiellement des ultras gauchistes et des anarchistes. Cela témoigne aussi de la déliquescence de l’État dans la première mission régalienne et d’assurer la sécurité notamment en protégeant les libertés individuelles et collectives. Il faut évidemment condamner cette violence et le climat qui la favorise et de ce point de vue le discours de certains responsables politiques et syndicaux diffusant une ambiance de haine est intolérable dans une démocratie comme celle de la France. Ce n’est pas seulement le parti socialiste qui est visé mais la démocratie dans son essence. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé dimanche le report probable, voire la suspension de l’université d’été de sa formation pour éviter les violences dont ce rendez-vous annuel pourrait être la cible. Le PS et ses alliés avaient initialement prévu de l’organiser du 26 au 28 août à Nantes, et non à La Rochelle où elle se tenait depuis 1993, mais le chef de file socialiste a revu ses plans en raison du climat social électrique. « C’est une question à laquelle je réfléchis depuis un moment et je pense que, devant les risques de violences à Nantes, ou dans tout autre endroit où se tiendrait l’université d’été de la Belle Alliance populaire, il vaut mieux reporter, suspendre l’université de cet été », a-t-il déclaré sur France 3. « C’est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la Belle Alliance (une coalition rassemblant autour du PS les fidèles de François Hollande, NDLR) », a-t-il ajouté. Selon Jean-Christophe Cambadélis, « il faut trouver une autre date qui permette de faire les choses avec plus de sérénité ». « On nous menaçait de violences sur nos militants, on nous menaçait de saccager l’ensemble de la ville. Je ne peux pas avoir demandé à la CGT de suspendre ses manifestations au vu des violences et moi-même maintenir l’université », a-t-il justifié. Fin juin, un collectif réunissant notamment des « étudiants », des « syndicalistes » et des opposants à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avait appelé à « rendre impossible cette université d’été ». « Les idées fusent déjà, on projette des blocages, on imagine une occupation de la ville, une manif monstre, une université d’été du peuple », pouvait-on lire dans un communiqué de ce collectif. La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a salué l’annonce de Jean-Christophe Cambadélis, qu’elle juge « responsable ». « Les Nantais ont droit à un été serein (…) Il y avait deux formes de risques: le premier, celui des dégradations, des violences, l’autre, pour des raisons de sécurité, celui du bouclage, de la paralysie de la ville », a-t-elle dit sur France 3. Depuis le début de la contestation contre le projet de réforme du Code du travail, en février, plusieurs permanences du PS ont fait l’objet de dégradations, le siège de la fédération de l’Isère ayant même été visé par des tirs.

(Avec Reuters)

Présidentielle 2017 : une primaire PS piège pour les frondeurs

Présidentielle  2017 : une primaire PS piège pour les frondeurs

Le moins que l’on puisse dire c’est que Cambadélis ne manque pas de capacités tactiques. L’ancien trotskiste sait  manœuvrer et propose une primaire piège à la gauche du PS. D’abord il réitère son soutien à une primaire de l’ensemble de la gauche mais tout en sachant que ni Mélenchon ni les verts, ni le parti communiste n’en accepteront le principe écrasés qu’ils seraient sans doute par le candidat du PS. Du coup la primaire est réduite à la gauche du gouvernement c’est-à-dire en clair limitée au PS puisque le reste ne représente pas grand-chose. En outre il est clair que ni macro, ni valle ne seront candidats à cette primaire si François Hollande décide de se représenter, du coup ils soutiendront l’actuel chef de l’État. Or les candidats potentiels Montebourg, Aubry et autres frondeurs n’ont pas les épaules suffisamment larges pour prétendre représenter la totalité du parti socialiste. On ne peut cependant exclure un fort rejet de François Hollande lors  de cette primaire ouverte à tous les citoyens mais du coup il faut s’attendre à un très large éparpillement des voix sur les autres candidats. « Faute de soutien des Verts et du PCF à une primaire de toute la gauche, le Parti socialiste décide d’organiser une primaire ouverte aux acteurs de la Belle Alliance populaire et (à) tous ceux qui soutiendraient la démarche », indique la version provisoire du texte de « la résolution sur les primaires » qui a été soumis au vote du Conseil national. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait mis fin vendredi soir à un long suspense, en annonçant son intention de proposer au Conseil national l’organisation de cette primaire ouverte à tous les citoyens, mais resserrée sur le périmètre politique de la Belle Alliance populaire  Un conseil national organisé le 2 octobre devra ratifier les modalités du vote et des débats. Ces points seront préalablement discutés en commission de suivi des primaires et soumis à une consultation des partenaires du PS. La date limite des candidatures est fixée au 1er décembre et leur clôture au 15 décembre. Ce calendrier est compatible avec celui de François Hollande, qui doit annoncer ses intentions pour la présidentielle en décembre. Le temps pour lui et son bilan de retrouver des couleurs, sur fond d’embellie de la croissance et baisse du chômage.

Législative partielle : le PS laminé

Législative partielle : le PS laminé

 

Le candidat du parti Les Républicains Pascal Thévenot a largement remporté dimanche l’élection législative partielle dans la deuxième circonscription des Yvelines, qui l’opposait au second tour au candidat socialiste Tristan Jacques. Soutenu par l’UDI et le Modem, M. Thévenot a obtenu 72,25% des suffrages, contre 27,75% pour son adversaire, dans un scrutin à faible participation (26,12%). Le maire de Vélizy-Villacoublay succède ainsi à Valérie Pécresse, qui a démissionné de son siège à l’Assemblée nationale après son élection à la tête de la région Ile-de-France. Il avait obtenu 46,05% des voix au premier tour, devançant déjà largement Tristan Jacques (12,98%), un candidat « Yvelines pour tous » -émanation de la Manif pour tous- (9,56%) et le FN, éliminé après avoir récolté 9,38% des voix. Dans cette circonscription fidèle à la droite, Valérie Pécresse avait été réélue en 2012 avec près de 59% des voix devant le socialiste Jacques Lollioz.

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Loi Travail : « les jeunes socialistes à côté de leurs pompes » (Bruno Leroux, PS)

Bruno Leroux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a estimé mercredi dans l’émission « Questions d’info » LCP-France Info-Le Monde-AFP que les dirigeants du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui ont appelé à manifester contre le projet de la loi Travail « sont à coté de leurs pompes« . « Combattre un gouvernement qui pose la réforme aujourd’hui comme nécessité pour notre société, je pense que c’est une erreur des Jeunes socialistes. Ils sont en train de saper l’idéologie, de saper le terreau de la réforme sur lequel je pensais qu’ils pouvaient ensuite venir nous accompagner« , a regretté le député de la Seine Saint-Denis. Bruno Leroux a vivement critiqué le syndicat étudiant l’UNEF qui a appelé les jeunes à continuer la mobilisation contre la loi El-Khomri, contrairement à l’autre syndicat la Fage.  » Je m’aperçois que ceux (La Fage-NDRL) qui ont fait le choix d’être sur la thématique de défense des étudiants et qui sont dans les propositions et qui, je le reconnais, ont été sur le texte de la loi Travail une force de propositions. Et bien aujourd’hui, ça paye. ! » Selon lui, la Fage a pris le dessus sur l’Unef : « Je le constate sur le terrain. J’en été surpris d’ailleurs« , a-t-il ajouté.

(France info)

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections

Législatives partielles : le PS éliminé dans deux élections 

Le parti socialiste a été éliminé des le premier tour dans 2 des 3  législatives partielles de ce week-end .Les candidats Les Républicains de la 10e circonscription du Nord et de la 2e de l’Aisne sont arrivés en tête dimanche soir du premier tour d’élections législatives partielles, et affronteront un candidat frontiste au second, le PS étant éliminé. Dans le Nord, Vincent Ledoux, maire de Roncq et vice-président de la Métropole Européenne de Lille, a obtenu 46,84% des suffrages. Il se trouve en ballottage face à la candidate frontiste (25,22%) Virginie Rosez, lors d’un scrutin où la participation n’a atteint que 21,7%. Le candidat socialiste Alain Mezrag se place en troisième position avec 11,24% des voix. Viennent ensuite les candidats EELV (5,90%), PCF (5,10%), LO (2,96%), DVD (1,49%) et MRC (1,24%).  Dans la 2e circonscription de l’Aisne, où les électeurs doivent élire le successeur à Xavier Bertrand qui a démissionné de son mandat pour se consacrer à la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie après son élection, Julien Dive (LR) est arrivé en tête avec 36,28% des suffrages. M. Dive, 31 ans, ancien responsable des Jeunes populaires et maire d’Itancourt depuis 2014, devance la frontiste Sylvie Saillard (28,79%) et la socialiste Anne Ferreira (15,69%). Un candidat sans étiquette, Eric Norel (5,79%), arrive en 4e position, devançant deux candidats communistes, Gérard Brunel (3,80%) et Corinne Becourt (3,48%), puis ceux d’EELV (3,33%), LO (2,21%) et Belaïdi Lograda, sans étiquette (0,63%).
La participation à ce scrutin a été de 33,97%, selon la préfecture.

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