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Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente du PS

Bruno Le Roux, exemple de l’oligarchie décadente  du PS

 

Bruno Le Roux, éphémère ministre de l’intérieur, démissionné par Hollande est malheureusement représentatif de l’oligarchie décadente du parti socialiste. Un parti socialiste essentiellement composé de hauts diplômés, notamment des énarques, qui ont mis depuis longtemps la main sur une organisation politique supposée pourtant défendre  les intérêts des plus défavorisés. Comme beaucoup d’autres, Bruno Le Roux n’a jamais travaillé ailleurs que dans la politique. Sitôt diplômé,  il a suivi le cursus royal de la sulfureuse mutuelle des étudiants noyautée par le PS et a fait toute sa carrière professionnelle comme élu et dirigeant du parti socialiste. Bruno Le Roux n’est pas n’importe qui dans l’organigramme, il était le président du groupe socialiste à l’assemblée. Pour arrondir ses fins de mois lui, comme d’autres, il  a choisi de salarier sa famille (ses enfants) comme assistants parlementaires. Des emplois fictifs évidemment. Il se serait agi d’opérations de classement. Au moins une tâche impossible à vérifier. Le pire c’est que François Hollande remplace l’oligarque indélicat par un autre oligarque, jeune politique qui lui aussi n’a jamais travaillé. D’une certaine manière, le parti socialiste était condamné dés sa naissance quand les diplômés en particulier les énarques ont mis la main sur le parti supposé représenter les couches moyennes et les plus défavorisés. Dans l’organigramme de la direction du parti socialiste on ne trouve pas un seul ouvrier, un seul employé du privé, un seul agriculteur, un seul syndicaliste. Bref essentiellement des salariés de l’État et des collectivités locales et des organisations satellites type mutuelles des les étudiants de France (MNEF). Dernier avatar le plus connu de cette dérive oligarchique : Benoît Hamon qui, lui non plus, n’a jamais mis les pieds dans la production, un bobo hors-sol qui sort de son chapeau le revenu universel et décrète la fin du travail. D’une manière générale, la plupart de ces responsables se sont gavés des fruits du pouvoir en raison essentiellement du fait qu’il n’aurait jamais du accéder aux plus hautes fonctions ainsi en masse et de manière aussi illégitime d’un point de vue sociétal. Le pire peut-être, ce sont les  hypocrisies qui caractérisent ces responsables faisant encore hier la leçon de morale et qui se trouvent  pris les mains dans le pot de confiture. Dernier exemple en date, Moscovici ancien ministre de l’économie, aujourd’hui commissaire européen grassement rémunéré, énarque lui aussi, et qui comme Fillon se faisait offrir des costumes de luxe « par un ami  » fournisseur en vins  de l’Élysée et de Matignon ! On objectera sans doute que tous n’ont pas forcément piqué dans la caisse mais tous sont illégitimes socialement car ni leur origine ni leur parcours ni leur expérience sociale n’aurait dû leur permettre de noyauter le parti socialiste et d’accéder aux plus hautes fonctions de l’État. On pourrait certes faire observer que la rigueur n’est pas ce qui caractérise non plus la droite elle aussi engluée dans les affaires notamment avec Sarkozy et Fillon. Toutefois cela ne serait constituer une excuse bien au contraire pour un parti dit socialiste

Le Roux (PS), ministre de l’intérieur : 50 000 euros pour ses filles, lycéennes !

Le Roux (PS), ministre de l’intérieur : 50 000euros pour  ses filles, lycéennes !

 

Encore un responsable politique pris la main dans le pot de confiture ; en plus, l’ancien président du groupe PS actuellement ministre de l’intérieur !  Le ministre français de l’Intérieur,  Bruno Le Roux, a employé ses deux filles en tant que collaboratrices parlementaires alors que ces dernières étaient lycéennes et étudiantes, rapporte lundi l’émission « Quotidien ». La défense de l’intéressé est pathétique puisqu’il relativise ses emplois fictifs en indiquant   « Bien entendu, j’ai mes filles qui ont travaillé avec moi sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence », a dit l’ancien chef de file des députés socialistes au micro de l’émission diffusée sur la chaîne TMC. Et de s’enfoncer encore davantage quand il précise « Moi je me souviens avoir pris aussi des gens qui m’étaient recommandés sur l’été et donc je crois que c’est quelque chose qui se fait assez régulièrement, d’essayer de faire découvrir les choses, d’essayer de faire découvrir un travail », a-t-il ajouté lors d’un déplacement dans le Gard, le 10 mars dernier. Selon « Quotidien », les filles de Bruno Le Roux, âgées aujourd’hui de 23 et 20 ans, ont tout au long de leur cursus au lycée et pendant leurs études supérieures, bénéficié de CDD à l’Assemblée nationale comme collaboratrices parlementaires auprès de leur père, alors député PS de Seine-Saint-Denis. Elles auraient cumulé chacune 14 et 10 Contrats à durée déterminée (CDD), effectués pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016, précise l’émission présentée par Yann Barthès. Cette révélation survient à l’heure où plusieurs candidats à l’élection présidentielle d’avril-mai sont visés par des soupçons d’emplois fictifs. Selon les informations de « Quotidien », le montant cumulé des contrats des deux filles atteindrait 55.000  euros.

Réformateurs du PS : appel à voter Macron

Réformateurs du PS : appel à voter Macron

 

«La candidature d’Emmanuel Macron peut rassembler largement les Français au-delà de clivages ressentis comme de plus en plus inopérants. Elle marque une rupture générationnelle et son projet ambitieux et crédible représente l’espoir d’un renouveau politique dans lequel le social-réformisme a toute sa place. C’est à la construction d’une nouvelle alliance européenne et réformiste, autour d’Emmanuel Macron, que nous appelons en tant que socialistes. La campagne de Benoît Hamon a confirmé l’intention de rompre avec cette mandature et de fédérer tout ce qu’elle compte d’opposants à la majorité sortante! Cette stratégie ne permettra pas de définir un programme crédible de gouvernement pour la fin mai. La situation convalescente de la France suppose un autre projet que l’exaltation d’une démarche inspirée par Die Linke en Allemagne, Podemos en Espagne ou Jeremy Corbyn en Grande Bretagne, qui n’aboutit qu’à maintenir les droites au pouvoir dans ces pays. » C’est le texte qui circule actuellement d’après le Figaro chez les réformateurs du parti socialiste. Les députés Gilles Savary et Christophe Caresche - ce dernier, élu de Paris, a d’ailleurs déjà rejoint à titre personnel le leader de En Marche! – seraient à l’origine de ce texte. C’est d’ailleurs déjà Gilles Savary qui avait réuni les parlementaires « réformateurs » dans la semaine qui avait suivi, le 29 janvier, la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste. A l’époque, certains imaginaient une migration rapide vers Emmanuel Macron. Finalement, les réformateurs avaient décidé qu’il était urgent d’attendre. Il s’agissait surtout de voir si le candidat officiel du PS allait recentrer son discours avant de se prononcer. Mais il est indéniable que la percée dans les sondages de l’ancien ministre de l’Economie -selon un sondage Harris Interactive publié ce 9 mars, avec un gain de six points en deux semaines, le fondateur d’En marche! réunirait maintenant 26% des intentions de vote, contre 25% pour Marine Le Pen au premier tour et il serait largement vainqueur au second- agite les esprits chez certains au PS et sert d’aimant puissant. Il est vrai que Benoît Hamon, lui, reste collé à environ 13% des intentions de vote. 

Hamon provoque la révolte des réformateurs du PS

Hamon provoque la révolte des réformateurs du PS

 

 

L’éventualité du non remboursement de la dette évoquée par Benoît Hamon est sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la contestation des réformateurs du parti socialiste. Des réformateurs qui contestent les orientations  gauchistes de Benoît Hamon et qui sont particulièrement inquiets du score de la primaire du candidat de la gauche engluée autour de 15 %. Si ce score devait se confirmer, le parti socialiste qui peut compter aujourd’hui sur environ 250 députés en perdrait les trois quarts. D’une façon générale, les réformateurs ne considèrent que le projet de Benoît Hamon et utopiste, irréaliste et dangereux. « Nous sommes extrêmement inquiets de la tournure prise par la campagne menée par Benoît Hamon et Yannick Jadot », a déclaré le député Gilles Savary au sortir d’une réunion d’une quinzaine de députés « réformateurs », mardi à l’Assemblée nationale. Elle s’est tenue en présence de lieutenants d’Emmanuel Macron comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le député Christophe Caresche, qui a rejoint le fondateur d’En Marche!  Autre converti « macroniste », le député radical de gauche Alain Tourret décrit « une dynamique en train de se faire autour de Macron dans tous les secteurs de l’opinion », en rupture avec « le programme de M. Hamon qui ce n’est pas celui d’une gauche rationnelle et raisonnable marquée par l’esprit des Lumières ». Gilles Savary décrit un moment « extrêmement compliqué ». « Il y a aujourd’hui des gens qui sont tentés tout de suite d’aller chez Macron, d’autres qui sont tentés de le faire plus tard, d’autres qui sont dans l’attentisme », a-t-il dit. Jean-Marie Le Guen a dénoncé mardi « l’impasse stratégique » dans laquelle s’est engouffré selon lui Benoît Hamon, tenant d’une ligne trop radicale à ses yeux pour séduire une majorité. « Il ne peut pas s’adresser simplement à 20% des Français qui, pour telle ou telle raison, sont sensibles à des thèmes d’une gauche radicalisée », a insisté sur RTL le secrétaire d’Etat à la Francophonie, proche de Manuel Valls. Bref ça rue sérieusement dans les brancards de la belle alliance populaire dont certains pensent de plus en plus à se rapprocher des manuels Macron.

PS : « la déprime » Vallaud-Belkacem

PS : « la déprime »  Vallaud-Belkacem

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Au parti socialiste la déprime s’installe, la division aussi ce que constate Vallaud Belkacem qui regrette que le parti ne soit pas mobilisé derrière Benoît Hamon qui stagne toujours autour de 13 à 14 % en dépit du renfort de Jadot qui il est vrai pèse de l’ordre de 1 %. D’une certaine façon, la déprime est justifiée car les sélections législatives qui suivront la présidentielle risque d’être catastrophiques. Le parti socialiste qui dispose d’environ 250 députés actuellement pourrait voir les trois quarts de ses candidats éliminés. Vallaud Belkacem reconnaît que le candidat du PRS est loin d’être soutenu par l’ensemble du parti. Il y a d’abord les réformateurs qui ont fait valoir leur droit de retrait de la campagne, en clair qui refusent  de voter pour Benoît Hamon ; d’autres réformateurs font scission et se prononcent  pour Macron  Dans le Journal du Dimanche, le député et chef de file des réformateurs Christophe Caresche, enfonce le clou, jugeant que le « moment est venu » de soutenir Emmanuel Macron, candidat du mouvement « En Marche! » et ex-ministre de l’Economie de François Hollande. « On est un peu dans la situation de 2007 où il n’y a pas le soutien évident de tout le parti, avec en plus une offre concurrentielle, ce qui dédouane ceux qui n’ont pas une sympathie évidente pour notre candidat », estime Najat Vallaud-Belkacem dans les colonnes du Parisien. Le problème c’est que Benoît à mon ne parer pas vraiment présidentiable surtout avec ses propositions utopiques. Élu par surprise il ne parvient pas à imposer son leadership au sein du parti socialiste. À l’extérieur sa candidature ne prend pas. Il faut dire qu’ils pas ce sont en à rechercher des petits alliances depuis des semaines d’une part avec les écolos d’autre part avec Mélenchon. Du temps perdu évidemment car les écolos politisés d’Europe écologie les Verts (ce qu’il en reste) ne représente guère plus de 1 % dans l’opinion. Quant à l’alliance avec Mélenchon c’est une chimère. L’intéressé entend bien ce maintenir jusqu’au bout et a déclaré ne pas vouloir monter « dans le corbillard du parti socialiste. Du coup Valaud Belkacem s’attaque à macro. « Je n’ai toujours pas la réponse à une question simple : dans un attelage composé aussi bien de gens de gauche que de l’ex-directeur de campagne de Bruno Le Maire, ou encore d’Alain Minc, qui décidera de la ligne politique ? Quelle majorité gouvernera ? », dit-elle.  Elle pose la question de l’homogénéité des soutiens de Macron mais pourrait se poser la même question concernant le parti socialiste. On peut en effet se demander quelle cohérence il y a entre les positions gauchistes des frondeurs, les orientations européennes de Vincent Peillon et les partisans de la synthèse molle de Hollande.

Un réformateur du PS annonce son soutien à Macron

Un réformateur du   PS annonce son soutien à Macron

Dans une interview au JDD, Christophe Caresche, député de Paris et chef de file des réformateurs  du PS, explique sa « volonté de ne pas participer » à la campagne de Benoît Hamon. Et « espère que d’autres suivront ».

 

« Le moment est venu de soutenir Emmanuel Macron« , indique Christophe Caresche dans le JDD qui précise : « Parce qu’il offre la possibilité de créer une nouvelle force, cohérente, parce qu’il rassemble déjà des responsables issus de formations politiques opposées mais qui, au fond, pensent la même chose : il faut relancer l’Europe et faire du redressement économique une priorité. C’est une décision qui n’est pas facile à prendre : je dois tout au PS, à commencer par ma carrière politique. Mais il faut prendre acte aujourd’hui du fait que nos chemins se séparent. »  Derrière son choix, le député pointe le danger de l’extrême droite : « Pour un homme de gauche, Emmanuel Macron est la seule solution permettant de contrer efficacement Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle. » Et indique que la candidature de Benoît Hamon fait peser un risque : « Le projet que porte Benoît Hamon est incompatible avec un large rassemblement des Français au deuxième tour, s’il y figurait, face à Le Pen. Ce serait un risque que personnellement je ne souhaite pas courir. »

Le chef de file du pôle des réformateurs du PS sera-t-il suivi par les siens? « La décision n’est pas prise, mais la réflexion devrait s’accélérer. Cette sensibilité a vocation à se retrouver dans la démarche d’Emmanuel Macron. Certains m’ont d’ailleurs précédé, et j’espère que d’autres suivront », indique-t-il au JDD.

PS : la tentation Macron pour 150 députés socialistes

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Les ralliements à Macron de centristes, de personnalités de la société civile et même de socialistes continuent.  Cependant pour l’instant, on ne peut pas encore parler hémorragie du PS. Mais dès dimanche soir certains dans l’entourage de Valls estimaient qu’environ 150 députés socialistes pourraient rejoindre Macron. Aujourd’hui le parti socialiste dispose de 250 députés et avec la victoire de Benoît Hamon, il ne peut espérer en conserver qu’une cinquantaine. Du coup nombre de députés vont tenter de sauver leur peau en se rapprochant du mouvement en marche. Un rapprochement qu’à facilité d’ailleurs Hamon lui-même qui ne s’est pas privé de couper l’intervention de Valls alors qu’il pouvait attendre quelques minutes et sur le fond qui a tout de suite proposé le rapprochement avec l’extrême-gauche donnant ainsi des raisons supplémentaires aux députés non frondeurs de se rapprocher de Macron. Benoît Hamon n’a rien fait pour se montrer rassembleur en conservant d’une part l’intégralité de ses propositions utopistes et en ne manifestant aucun souci de faire des concessions à ceux  qui ne partagent  pas ses idées, c’est-à-dire la masse des députés socialistes. En fait tout va se jouer dans les prochains sondages. S’il se confirme que Benoît Hamon atteint seulement de l’ordre de la moitié des voix de Macron, alors  les perspectives pour les législatives pourraient se révéler catastrophiques. Le parti socialiste pourrait éclater et même disparaître. Le parti socialiste serait alors réduit  à une sorte  de club de gauche marginal et renvoyé pour longtemps dans l’opposition et dans l’obscurantisme. Il lui faudra sans doute une bonne vingtaine d’années pour retrouver la lumière. Une lumière indispensable pour éclairer les enjeux complexes des mutations actuelles. Ce qui lui éviterait alors de promettre la lune. 

Résultats primaire PS : truqués ou non ?

Résultats primaire PS : truqués ou non ?

 

Après avoir rajouté 350 000 votants fictifs, on parvient  selon les résultats quasi définitifs du scrutin publiés lundi soir par la Haute autorité de la primaire à 1,597 million sur 95,45% des bureaux. En fait il ne semble pas que les résultats en % aient été véritablement truqués mais on a fait de la gonflette concernant le nombre de participants pour ne pas paraître ridicule. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup,  on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. Mélenchon longtemps membre du parti socialiste et qui connaît les pratiques de bidouillage chères au PS a dénoncé cette manœuvre statistiques.   »C’est absolument inouï. Rien ne peut plus être cru dans cette élection », a estimé mardi sur France 2 le candidat de « La France insoumise » à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé un « trucage de masse ». « Je n’ai jamais cru en leur organisation, je ne crois pas en leur sincérité », a poursuivi le co-fondateur du Parti de Gauche, qui a quitté le PS en 2008 et refusé de participer à la primaire de la « belle alliance populaire ». « La Solférinologie n’est plus une science que je pratique mais il est étrange que dans une élection manifestement truquée aucun des candidats ne proteste ». « Ils désigneront le candidat qu’ils veulent mais c’est un candidat qui est d’abord désigné par une opération de triche », a ajouté l’eurodéputé, crédité de 14 % à 15 % des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle par les sondages. En 2011, le premier tour de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 avait réuni 2,7 millions de votants. Celle de la droite, en novembre dernier, a attiré près de 4,3 millions de personnes. « Je pense qu’on a voulu dire ‘ça y est, c’est bon on a 1,6 million ou 1,7 million de participants à cette primaire’, alors qu’on s’est rendu compte que ce résultat n’était qu’une projection d’un résultat qui avait été acquis, lui, sur 1,2 ou 1,4 million de participants », a tenté d’expliquer sur France Info François de Rugy. Je ne crois pas qu’il y ait eu de fraude au sens où on aurait gonflé les chiffres, bourré les urnes ou truquer les PV des bureaux de vote, je n’ai aucun élément qui permette de dire cela », a ajouté le vice-président de l’Assemblée nationale. « En revanche j’estime que c’est vraiment inacceptable que certains aient pris la responsabilité de publier des chiffres qui étaient trompeurs. »

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

Primaire : Benoit Hamon, le dernier des poètes du PS

Primaire: : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

 

Benoît Hamon est sans doute l’un des derniers poètes du parti socialiste. Celui qui s’est fait le chantre de la souffrance au travail, de sa disparition et de son remplacement par le revenu universel parle d’autant mieux d’économie et de travail que sa connaissance du sujet est évasive. En fait le poète est un oligarque qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique et dont il a fait son métier (comme Valls d’ailleurs). Après une licence d’histoire, il est aussitôt entré en politique comme on entre en religion pour ne pas en ressortir et pour tenter de coiffer la mitre d’évêque et aujourd’hui la tiare papale. Proche de Rocard au début, il s’est progressivement gauchisé pour devenir ensuite un crypto marxiste altermondialiste teinté de vert. Évidemment, il n’a jamais  eu l’occasion de fréquenter de près ou de loin le monde de la production (comme  beaucoup d’autres). ,  ce qui ne l’empêche nullement de théoriser sur sa disparition proche. En réalité il est bien incapable d’analyser les mutations technologiques des modes de production et de distribution qui effectivement seront affectées par la numérisation mais remplacés par d’autres emplois. Hamon comme beaucoup d’autres oublient que la moitié des produits et services qui existeront dans 30 ans sont aujourd’hui inconnus et que nécessairement les conditions de production et les modes de consommation vont évoluer. Sa proposition de revenu universel relève de l’exercice poétique et témoigne de l’incompétence et de la paresse. Elle témoigne surtout de son simplisme. La première question qui ne se pose est de savoir qui va payer. ? Les robots dit son inspiratrice une parlementaire européenne socialiste belge qui vient de faire un rapport surréaliste sur la question. Surréaliste parce qu’en outre elle propose d’instaurer une responsabilité civile des robots eux-mêmes ! Évidemment le coût de ce fameux revenu universel est minimisé alors que selon les hypothèses il s’agit de 300 à 700 milliards par an. Un chiffre que relativise Hamon. : « C’est seulement 15 % du PIB ». Comme si le PIB pouvait être distribué. Il confond sans doute le PIB avec le budget de l’État car c’est évidemment l’État qui paierait ce revenu. Reste que Benoît Hamon a trouvé un truc pour se distinguer des autres. D’ailleurs, il affirme comme pour se défendre mais ce n’est pas pour demain. C’est une proposition à très long terme. Bref pas de quoi répondre pour les 10 ou 15 ans qui viennent à la question centrale du chômage. Dernière observation, des usines pratiquement entièrement robotisées seront d’autant plus faciles à délocaliser pour éviter des fiscalités trop fortes. Se pose alors  la question des ressources pour financer cette solution miracle qui vise à supprimer le travail pour supprimer en même temps le chômage. Pas vraiment de la poésie, peut-être de l’humour et de l’humour noir. Mais Benoît Hamon persiste, ce qui lui a permis d’apparaitre comme le plus à gauche et de se placer en favori pour la primaire.   »J’assume, je suis convaincu que la révolution numérique va avoir comme impact la raréfaction du travail. Ces algorithmes, ces robots, ces machines se déploient dans tous les secteurs », a plaidé l’ancien ministre de l’Education de François Hollande. « Face à cette révolution numérique, je défends aujourd’hui le revenu universel d’existence. Je ne crois plus du tout aux petites solutions de court terme. A mes yeux, le revenu universel d’existence sera le nouveau pilier de la protection sociale. « A pleine charge, il représentera 15% du PIB. Cela n’a rien d’irréalisable. C’est un choix que nous voulons faire ou pas », a-t-il affirmé au cours de sa campagne. Sans doute pas pour concourir aux présidentielles mais pour prendre la tête de ce qui restera du PS !

Primaire PS : Macron le vrai vainqueur

 

Primaire PS : Macron le vrai vainqueur

 

Benoît Hamon sortira donc vraisemblablement vainqueur de la primaire de la gauche. Une victoire dont doit se réjouir et Emanuel Macron car elle lui offre un vrai boulevard du centre gauche au centre droit. . En effet, selon les sondages Benoît Hamon obtient de l’ordre de 7 % des voix au premier tour des présidentielles, soit trois fois moins que Macron. Un Macron dont la dynamique devrait encore s’amplifier si le candidat le plus gauchiste devait représenter le parti socialiste. En outre, le scénario d’un éclatement du parti socialiste deviendrait de plus en plus crédible. D’un côté il y aurait les plus altermondialistes utopistes finalement assez proches de Mélenchon et de l’autre les sociaux démocrates proches de Macron. D’un certain point de vue, le débat sur le revenu universel paraît assez surréaliste. Un  Revenu universel qui résout la question du chômage puisqu’il supprime la nécessité du travail. . Benoît Hamon attaqué sur ce point par nombre de ses concurrents n’a cependant pas lâché son point de vue. Il tient sa martingale pour se faire élire même s’il convient maintenant qu’elle est irréalisable dans les 5à 10 ans voire au-delà. En effet Hamon  garde l’idée mais sa proposition se réduit maintenant à un relèvement du RSA applicable aussi aux jeunes. Le problème c’est que les sympathisants du PS ne représentent plus grand-chose sur l’échiquier politique. La participation à cette première phase des primaires représente de l’ordre de 30 % des primaires de la droite. Ce qui est cohérent avec les prévisions des sondages qui donnent également environ 30 % de voix par rapport à la droite au premier tour des présidentielles soit 26 % pour Fillon et moins de 8 % pour Benoît ha mon point.  De ce point de vue le troisième débat comme le second devrait faire aussi un flop chez les téléspectateurs de plus en plus persuadés que cette confrontation interne devient anecdotique en prévision des présidentielles puisqu’en tout état de cause le vainqueur arrivera en cinquième position lors du premier tour.

Primaire PS : un vote de funérailles

Primaire PS : un vote de funérailles

 

Le vote de la primaire socialiste pourrait bien prendre la forme d’uen cérémonie de funérailles. D’après  les récents sondages, il semblerait que la mobilisation soit faible  pour des élections primaires qui ne présentent qu’un intérêt accessoire puisqu’il s’agit surtout de préparer le projet congrès socialiste et non de prétendre pour une qualification aux présidentielles. En effet dans toutes les hypothèses, le candidat socialiste n’obtiendra que la cinquième position au premier tour des présidentielles. Si Valls est élu il pourrait flirter avec les 10 % mais si,  comme probable, c’est  Benoît Hamon ou Montebourg,  il faudra alors se contenter de 7 %. Ce serait alors l’enterrement du parti socialiste. Le vote au primaire de la gauche constituant alors une sorte de préliminaire. Aucun candidat à cette primaire n’émerge réellement pour redonner une dynamique à un parti socialiste envoie d’obsolescence. Au-delà des présidentielles le danger le plus inquiétant est celui d’une quasi-disparition des députés socialistes. Des députés socialistes qui sont aujourd’hui 250 dans l’hémicycle mais qui pourraient se retrouver à 50 voire 30. Cela d’autant plus qu’Emmanuel Macron a d’entrée a fixé les règles : le ralliement tout de suite c’est-à-dire avant le 29 janvier et sans condition et surtout pas d’accord avec les appareils. Avec aussi la promesse de faire émerger 50 % de candidats nouveaux, ce qui élimine d’autant les candidats socialistes des circonscriptions visées. On voit mal ce qui pourrait mobiliser les sympathisants socialistes pour se déplacer à cette primaire où la seule idée à peu près nouvelle est complètement utopique et dangereuse à savoir le fameux revenu universel de Benoît Hamon (qui viendrait suppléer la disparition du travail)  et dont on ne sait pas comment il serait remboursé financer sauf à faire prendre en compte notre dette par les Allemands comme le propose aussi Benoît Hamon !  

Présidentielle 2017 : Macron encore en hausse, le PS largué

Présidentielle 2017 : Macron encore en hausse, le PS largué

 

D’après un sondage Ipsos-Sopra Steria diffusé jeudi 19 janvier pour Le Monde et le Cevipof (Sciences Po) Macron obtiendrait jusqu’à 21 % (en cas de renoncement de Bayrou, ce qui semble se dessiner) alors que le candidat du parti socialiste serait scotché à 7 % environ. Pour l’instant Fillon et Le Pen demeurent toutefois encore en tête. Dans ce sondage Macron progresse trois à quatre points de pourcentage. Concrètement, l’ancien ministre est crédité de 17% d’intentions de vote, si Manuel Valls et François Bayrou sont candidats, ou 21% si Bayrou n’est pas présent et que le PS est représenté par Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. La progression d’Emmanuel Macron est d’autant plus notable, car François Fillon se trouve en légère perte de vitesse. Le vainqueur de la primaire de la droite, donné premier lors d’une précédente enquête en décembre, perdrait à présent trois à quatre points. Il se situe désormais entre 23 et 25%. Quant à Marine Le Pen, elle est à 25 ou 26%.Derrière ce trio de tête, Jean-Luc Mélenchon progresse aussi. Le représentant de la France insoumise recueille 13 à 15% d’intentions de vote. Surtout, cela signifie que le candidat socialiste, élu au terme de la primaire de la gauche, se voit quoi qu’il arrive relégué en cinquième positionManuel Valls obtient 9% d’intentions de vote (10% sans François Bayrou), Arnaud Montebourg 6% (ou 7%), Benoît Hamon à 7% (sans François Bayrou).

Enquête réalisée par internet du 10 au 15 janvier auprès d’un échantillon de 15.921 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 10.986 certaines d’aller voter à l’élection présidentielle, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 0,3 à 1 point. 

2017 : Même à 5%, le PS maintiendra son candidat (Cambadélis)

2017 : Même à 5%, le PS maintiendra son candidat (Cambadélis)

 

Le candidat du parti socialiste pourrait n’obtenir que de cinq à 7 % aux présidentielles si l’on se fie aux derniers sondages qui prévoient une victoire soit de Benoît Hamon, soit d’Arnaud Montebourg pour la primaire du PSG. Du coup, les rumeurs concernant le retrait des le premier tour d’un candidat du parti socialiste ne cessent  de s’amplifier. En raison de certains responsables socialistes qui rejoignent Macron des le premier tour. En raison aussi de la récente déclaration du ministre des affaires étrangères Ayrault  qui souhaite un ralliement de toute la gauche derrière celui qui aurait le plus de voix. Une manière de se préserver une porte de sortie pour le parti socialiste en vue des législatives. En clair il faut se préparer à rejoindre Macron soit au second tour si Macron se qualifie, soit même dès  le premier tour pour donner davantage de chances à Macron. Pourtant Cambadélis le premier secrétaire du PS affirme Qu’Il n’est pas question que le vainqueur de la primaire de la gauche se retire de la course à la présidentielle, en faveur de Jean-Luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron. Cette idée hante la campagne de la primaire des 22 et 29 janvier car son vainqueur, quel qu’il soit, est distancé dans les sondages par la droite et l’extrême droite mais également par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Emmanuel Macron (En marche !). La déclaration de Cambadélis révèle en fait l’inquiétude d’un parti socialiste qui pourrait être complètement marginalisé. Selon un sondage BVA publié mercredi, Manuel Valls est en tête des intentions de vote pour le premier tour de la primaire mais perdrait au second face à Benoît Hamon ou à Arnaud Montebourg. De candidats qui feront nettement moins de 10 % au premier tour des présidentielles. Notons également que Vincent Peillon n’hésite pas à poser la question du rassemblement autour de macro pour éviter que le parti socialiste ne disparaisse. La question du ralliement à macro se posera encore davantage pour les législatives. Si comme les sondages indiquent Macron obtient un score proche de 25 % c’est-à-dire environ trois fois plus que le parti socialiste aux présidentielles, il est clair que c’est le ralliement à Macron qui permettrait aux candidats députés du parti socialiste de sauver les meubles. D’autant plus que pour forcer la main au parti socialiste Macron a annoncé qu’il présentera des candidats dans toutes les circonscriptions. Aujourd’hui, Macron ne laisse aucune ambiguïté sur ses ambitions. À l’occasion de sa conférence de presse de ce jeudi , il a intitulé cette rencontre par un thème évocateur et provocateur en même temps à savoir: « Construire une majorité de projet ». Pour lui cette majorité doit se construire autour de lui. Pas étonnant si les responsables socialistes à commencer par Cambadélis se montrent aussi fébriles.

 

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, le ralliement avec le camp socialiste est possible mais seulement dans un seul sens : derrière Mélenchon. Pour lui l’inverse relève du conte de fée. En l’état actuel des sondages qui lui confèrent une assez nette avance sur le parti socialiste, Mélenchon ironise sur les conditions de ralliement possible. En clair pour lui si le parti socialiste veut sauver sa peau (c’est-à-dire son nombre de députés), il n’y a qu’une seule alternative se ranger derrière le candidat du parti de gauche et sans condition. Finalement, le même raisonnement qu’Emmanuel Macron qui le dit avec moins de brutalité : c’est au parti socialiste de ce rallier.  Jean-Luc Mélenchon a donc exclu dimanche toute candidature commune avec Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon si l’un de ces deux socialistes devait être investi pour la présidentielle, l’hypothèse relevant selon lui du « conte de fée». Lui-même candidat de « La France insoumise », l’eurodéputé accepterait seulement un ralliement derrière lui mais en aucun cas un accord avec le vainqueur de la primaire de la fin janvier, a-t-il dit lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. « C’est vos contes de fée, c’est la Belle au bois dormant », a répondu Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur le sujet. « C’est des histoires pour les enfants (…) Là, on parle de choses sérieuses. Il s’agit de gouverner la cinquième puissance du monde au moment où la guerre généralisée se dessine. » « Je ne suis pas intéressé à la carabistouille », a-t-il insisté, tout en disant qu’il serait « clairement » préférable que le candidat désigné le 29 janvier, à l’issue de la primaire de la « Belle alliance populaire », se range derrière lui. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, classés à la gauche du PS, ont à plusieurs reprises lancé des appels à l’union, destinés en premier lieu à Jean-Luc Mélenchon.

Revenu universel : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

Revenu universel : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

 

Benoît Hamon est sans doute l’un des derniers poètes du parti socialiste. Celui qui s’est fait le chantre de la souffrance au travail, de sa disparition et de son remplacement par le revenu universel parle d’autant mieux d’économie et de travail que sa connaissance du sujet est évasive. En fait le poète est un oligarque qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique et dont il a fait son métier. Après une licence d’histoire, il est aussitôt entré en politique comme on entre en religion pour ne pas en ressortir et pour tenter de coiffer la mitre d’évêque et aujourd’hui la tiare papale. Proche de Rocard au début, il s’est progressivement gauchisé pour devenir ensuite un crypto marxiste teinté de vert. Évidemment, il n’a jamais comme beaucoup d’autres oligarques du PS eu l’occasion de fréquenter de près ou de loin le monde de la production ;  ce qui ne l’empêche nullement de théoriser sur sa disparition proche. En réalité il est bien incapable d’analyser les mutations technologiques des modes de production et de distribution qui effectivement seront affectées par la numérisation mais relacés par d’autres emplois. Hamon comme beaucoup d’autres oublient que la moitié des produits et services qui existeront dans 30 ans sont aujourd’hui inconnus et que nécessairement les conditions de production et les modes de consommation vont évoluer. Sa proposition de revenu universel relève de l’exercice poétique et témoigne de l’incompétence et de la paresse. Elle Témoigne surtout de son simplisme. La première question qui ne se pose est de savoir qui va payer. ? Les robots dit son inspiratrice une parlementaire européenne socialiste qui vient de faire un rapport surréaliste sur la question. Surréaliste parce qu’en outre elle propose d’instaurer une responsabilité civile des robots eux-mêmes ! Évidemment le coût de ce fameux revenu universel est minimisé alors que selon les hypothèses il s’agit de 300 à 700 milliards par an. Un chiffre que relativise Hamon. : « C’est seulement 15 % du PIB ». Comme si le PIB pouvait être distribué. Il confond sans doute le PIB avec le budget de l’État car c’est évidemment l’État qui paierait ce revenu. Reste que Benoît Hamon a trouvé un truc pour se distinguer des autres. D’ailleurs, il affirme comme pour se défendre mais ce n’est pas pour demain. C’est une proposition à très long terme. Bref pas de quoi répondre pour les 10 ou 15 ans qui viennent à la question centrale du chômage. Dernière observation, des usines pratiquement entièrement robotisées seront d’autant plus faciles à délocaliser pour éviter des fiscalités trop fortes. Se pose alors  la question des ressources pour financer cette solution miracle qui vise à supprimer le travail pour supprimer en même temps le chômage. Pas vraiment de la poésie, peut-être de l’humour et de l’humour noir. Mais Benoît Hamon persiste et dit « assumer » pleinement son projet de revenu universel d’existence et l’a longuement expliqué vendredi lors d’un meeting à Marseille, au lendemain du premier débat télévisé des candidats à la primaire de la gauche, alors que certains sondages le donnent en tête du premier tour. »J’assume, je suis convaincu que la révolution numérique va avoir comme impact la raréfaction du travail. Ces algorithmes, ces robots, ces machines se déploient dans tous les secteurs », a plaidé l’ancien ministre de l’Education de François Hollande. « Face à cette révolution numérique, je défends aujourd’hui le revenu universel d’existence. Je ne crois plus du tout aux petites solutions de court terme. A mes yeux, le revenu universel d’existence sera le nouveau pilier de la protection sociale. « A pleine charge, il représentera 15% du PIB. Cela n’a rien d’irréalisable. C’est un choix que nous voulons faire ou pas », a-t-il poursuivi dans un discours de plus d’une heure prononcé devant 600 personnes réunies dans une salle habituellement dédiée aux concerts situé sur le cours Julien, le quartier alternatif de Marseille. Avec à mon l’existence du travail seraient posées mais s’il est élu candidat du PS c’est plus vraisemblablement l’existence des socialistes qui sera en cause Selon un sondage Harris Interactive effectué après le débat télévisé et publié vendredi par Atlantico, 27% des Français certains d’aller voter souhaitent sa victoire alors que 23% se prononcent pour Manuel Valls et autant pour Arnaud Montebourg.

La moitié des députés du PS serait prêts à rejoindre Macron

La moitié des députés du PS serait prêts à rejoindre Macron

Alors que les attaques de la part du premier secrétaire du parti socialiste, Cambadélis, étaient jusque-là très dures en direction de Macron considéré comme une bulle médiatique, il semble bien que le propos se soit nettement adouci. En cause,  un sondage officieux au sein du parti socialiste qui montrerait que près de la moitié des députés actuels seraient prêts à rejoindre Macon pour sauver leur circonscription. Cambadélis qui a aussi le souci de sauver sa structure ne peut donc plus tirer à boulets rouges sur celui dont il aura sans doute besoin pour espérer conserver des députés. Du coup, les menaces d’exclusion du parti ont pour l’instant été mises entre parenthèses. Un député PS proche de François Hollande reconnaît que la candidature Macron est « un élément perturbateur fort » et prédit un basculement de nombreux élus PS en sa faveur en cas de victoire d’Arnaud Montebourg ou de Benoît Hamon à la primaire. Un avis partagé par Jérôme Sainte-Marie, selon qui « la faiblesse des candidats du PS dans les sondages agite beaucoup les esprits parmi les élus locaux socialistes » : « Il y a une réelle possibilité qu’à un moment donné la digue cède et qu’il y ait une forme d’hémorragie vers Emmanuel Macron », estime-t-il. Sans se rallier explicitement, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement qui fut elle-même une candidate hors norme bien qu’investie par le PS en 2017, ne rate pas une occasion de dire tout le bien qu’elle pense d’Emmanuel Macron. Une des plus belles prises de la semaine est l’économiste Jean Pisani-Ferry, qui a abandonné la tête de France Stratégie, organisme de réflexion placé auprès du gouvernement, pour coordonner son projet, renforçant ainsi sa crédibilité. Pendant que le président de l’Union des démocrates et indépendants, Jean-Christophe Lagarde, négocie laborieusement les conditions du ralliement de l’UDI à François Fillon, des figures du parti centriste, comme les anciens ministres Jean Arthuis et Serge Lepeltier, ont rejoint « En Marche ! ». Une quinzaine de membres ou sympathisants du MoDem ont aussi annoncé leur ralliement et appelé leur parti à en faire autant, sans attendre de savoir si leur président, François Bayrou, se présente ou apporte son soutien à un des candidats en lice. L’ancienne ministre de l’Environnement Corine Lepage, co-fondatrice du MoDem, et le député européen Jean-Marie Cavada, lui aussi passé par ce parti, ont sauté le pas cette semaine. Ce qui fait dire au politologue Thomas Guénolé qu’Emmanuel Macron est plus un facteur de recomposition du centre que de la gauche Est-il au contraire « surtout un problème pour la gauche », comme le soutient François Fillon ? Pour le député LR Thierry Solère, porte-parole du candidat de droite, il convient de ne pas sous-estimer le phénomène Macron. « C’est un homme de gauche mais il est capable de prendre des voix sur la droite. Je ne le prends pas à la légère », dit-il.

Le vrai vainqueur des primaires du PS : Macron

Le vrai vainqueur des primaires du PS : Macron

 

Après le soporifique débat des primaires du PS, le vainqueur pourrait bien être Emmanuel Macon. En effet aucune personnalité forte et crédible ne s’est  vraiment dégagée de ce premier affrontement télévisé de la » belle alliance de gauche ». Un débat par ailleurs peu suivi en comparaison avec la primaire de la droite. Tous les candidats qui se sont affrontés lors de ce premier débat ont montré leurs limites sur la problématique économique ; ils ont même affiché des divergences qui interrogent sur leur appartenance au même parti. On peut donc en conclure que Macron sort renforcer après ce premier rendez-vous manqué de la consultation socialiste. C’est ce qu’estime notamment le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de la société de conseil PollingVox. « Je ne pense pas que le spectacle d’hier soit de nature à freiner l’ascension d’Emmanuel Macron », a-t-il dit à Reuters. De sondage en sondage, l’ex-conseiller de François Hollande, qui a refusé de se plier au jeu des primaires, s’est installé dans le statut de « troisième homme » de la présidentielle. En embuscade derrière le candidat de la droite, François Fillon, et la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, il est même parfois donné qualifiable pour le second tour. La multiplication des attaques dont il est la cible témoigne de ce statut d’outsider en pleine ascension. Une des dernières en date est venue de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui le juge responsable, avec François Hollande et l’ex-Premier ministre Manuel Valls, de « l’immense gâchis du quinquennat ». A droite, le président des Républicains, le cacique et inoxydable Bernard Accoyer, dénonce une « vaste opération de marketing électoral » et une « escroquerie politique » du « fils parricide » du chef de l’Etat. Quant à l’autre outsider de la gauche, Jean-Luc Mélenchon, il estimait dans Le Monde du 5 janvier que le seul « vrai choix » des électeurs du PS était entre lui et l’ex-ministre. Une façon pour le candidat de « La France insoumise » de reconnaître en Emmanuel Macron un adversaire digne de lui. Le baromètre Elabe pour Les Echos le place en tête des personnalités politiques françaises avec 41% d’avis positifs (+2 points en un mois), devant François Fillon, troisième, qui perd quatre points à 35%, et Marine Le Pen, septième 29% (+2). Les principaux candidats à la primaire de la gauche sont loin derrière. A la sixième place, Arnaud Montebourg (30%, +2) devance son ancien collègue du gouvernement Benoît Hamon, 10e (27%, +7) et l’ex-Premier ministre Manuel Valls, 18e (21%, -10). Le meeting parisien d’Emmanuel Macron, qui a réuni 10.000 à 15.000 personnes le 10 décembre, beaucoup plus que tout autre candidat de droite ou de gauche, a été un tournant. Depuis lors, il fait pratiquement salle comble à chaque réunion publique. Son mouvement, « En Marche ! », lancé en avril 2016, revendique aujourd’hui plus de 135.000 adhérents, 3.145 comités locaux et un peu plus de quatre millions d’euros de dons. Il ne se passe pas de jours sans qu’il n’enregistre des ralliements de gauche, du centre ou de la société civile. Il mord même sur l’électorat du FN dans les intentions de vote.

PS : mort brutale ou lente agonie ?

PS : mort brutale ou lente agonie ?

 

De toute évidence, on  va vers la disparition du parti socialiste. La question est de savoir si cette mort sera brutale ou lente. On pourra avoir un début de réponse avec les résultats des élections présidentielles de 2017 et surtout des législatives qui suivront. Dans le meilleur des cas le parti socialiste obtiendrait d’après les sondages autour de 10 % avec Valls, 5% avec Montebourg. Un score qui rappelle celui de Gaston Defferre en 1969 quand l’ancêtre du parti socialiste à savoir la SFIO a  disparu (Defferre avait obtenu 5 %). Le parti socialiste supposé représenter les couches populaires notamment les ouvriers ne recueille pratiquement plus aucun soutien dans cette catégorie sociologique récupérée à hauteur de 50 % par le Front National. En réalité,  le parti socialiste a été approprié dès le départ par les professionnels de la politique ;  des couches moyennes et aisées ou supérieures bien loin des préoccupations des moins favorisés. Jusque-là grâce à Mitterrand et à quelques autres comme Hollande, le parti socialiste a  réussi l’exploit de faire un grand écart entre dés orientations crypto communistes  (représentées aujourd’hui surtout par les frondeurs à mon) et une pratique de gestion plutôt centriste de type social libéral. Les réalités  de la gestion ont fait éclater en vol les contradictions idéologiques du parti socialiste. Une organisation qui par ailleurs n’a jamais représenté une organisation de masse mais plutôt un club d’élus et de candidats à l’élection. Pour preuve aucune réflexion de fond n’est jamais sortie du parti socialiste dont les structures sont virtuelles et ne servent pratiquement à rien. Certes des débats ont lieu dans certains cas mais il n’en est jamais tenu compte lorsque le parti socialiste est au pouvoir. Ce fut le cas en 81 avec François Mitterrand qui s’est assis immédiatement et sans scrupules sur le projet socialiste préparé par Chevènement et qui a sorti de son chapeau 110 propositions par ailleurs pas davantage respectées. Même chose avec Jospin ou encore Hollande. D’une certaine façon le bouillant Mélenchon a raison quand il se demande à quoi peut servir une candidature socialiste en 2017 alors qu’elle se situera en quatrième, cinquième voir sixième position. Certains observateurs estiment que l’enjeu de la primaire de la gauche n’est plus la présidentielle mais la préparation du prochain congrès du parti socialiste pour en prendre la direction. Reste à savoir ce qu’il en restera. En effet les législatives pourraient être encore plus meurtrières pour le parti socialiste. Un parti qui aujourd’hui peut compter 250 députés et qui demain pourrait voir sa représentation réduite à 30 ou 50 dans le meilleur des cas. À moins évidemment de se rallier pour les uns a Mélenchon pour les autres à Macron. Ce que feront sans doute nombre de députés socialistes qui voudront sauver leur peau. Le parti socialiste va vraisemblablement connaître le sort de la SFIO c’est-à-dire disparaître à terme et en attendant vivoter avec un impact dans l’électorat autour de 7 %. En cause dans cette agonie,  le fait que le parti socialiste a été complètement détourné de son objet du fait de l’appropriation par des professionnels de la politique,  des dirigeants sans grande conviction et -où coupés des réalités socio-économiques voir culturelles. En tout état de cause la mort du parti socialiste et programmés avec d’un côté des crypto marxistes proches de Mélenchon et de l’autre des sociaux libéraux proches de Macron.

Programmes Primaire PS : gauche, gauche !

 

Programmes Primaire PS : gauche, gauche !

 

Globalement les programmes des candidats à la primaire du parti socialiste se caractérisent par un déplacement à gauche. En clair, on reprend les bonnes vieilles méthodes du passé, celle de Mitterrand, celle de François Hollande avec un discours prêt électoral de rupture avec le libéralisme. Un recentrage résolument socialiste donc tant  en matière économique qu’en matière sociétale. Une différence de taille toutefois, il ne s’agit sans doute pas d’espérer une victoire aux présidentielles mais de prendre la tête de ce qui restera du parti socialiste. Du coup, la gauchisation marque les programmes des principaux candidats. Il y avait la démonstration avec les programmes d’Arnaud Montebourg et surtout de Hamon. La tendance se confirme avec ce que viennent d’annoncer d’une part Manuel Valls d’autre part Vincent Peillon. Ainsi Manuel Valls vient-il de promettre la baisse de la fiscalité pour les classes moyennes et populaires, la défiscalisation des heures supplémentaires, un revenu décent pour les minima sociaux de leur de 800 € par mois. De son côté Vincent Peillon veut amender la loi travail en revenant sur l’inversion de la hiérarchie des normes, plafonner la taxe d’habitation pour les plus modestes, aussi la création de postes de fonctionnaires. Bref Du déjà vu et déjà entendu notamment lors  des promesses de François Hollande en 2012. Encore une fois il ne s’agit pas de se qualifier pour le second tour des présidentielles puisque vraisemblablement le candidat du PS sera éliminé. Il risque même de finir en quatrième ou cinquième position derrière Fillon, Le Pen mais aussi Macron et Mélenchon. L’objectif vise à préparer le futur congrès du parti social socialiste et d’en prendre la tête. Mais un parti socialiste qui pourrait éclater sous le poids de ses contradictions voire disparaître si par exemple il n’obtient  qu’un score inférieur à 10 % au premier tour des présidentielles et surtout si son nombre de députés devient anecdotique. Compte tenu de l’enjeu de cette primaire,  l’opinion semble peu mobilisée par le débat entre les candidats qui d’une manière générale se caractérise aussi par un manque d’originalité, de réalisme et de charisme. Un seul exemple cette candidature de dernière minute de Vincent Peillon qui n’a sans doute d’autre but que de savonner la planche à Valls. Vincent Peillon qui s’étonne lui-même du peu d’engouement médiatique autour de sa candidature. Il se pourrait toutefois que les débats entre les candidats suscitent quand même un certain intérêt notamment lors des confrontations télévisées ;  par compte il est peu probable que la primaire dite de la « belle alliance »  suscite une grande mobilisation. De ce point de vue la comparaison de la mobilisation entre la primaire de la droite et celle de la gauche  risque d’être mortifère pour le parti socialiste.

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