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Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour « en Marche » à la télé !

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour en Marche à la télé !

Le parti d’Emmanuel Macron conteste la répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en lice pour les élections législatives. LREM conteste plus particulièrement l’article 167-1 du code électoral, qui régit cette répartition et limite à 12 minutes au total le temps d’antenne des formations non représentées par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. C’est le cas de LREM, héritier d’En Marche !, mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 mais qui compte aujourd’hui plus d’adhérents que tout autre parti français et est crédité d’une nette avance par les sondages. La QPC, qui conteste la conformité de l’article 167-1 à la Constitution, sera examinée mardi après-midi en audience par le Conseil constitutionnel, qui rendra publique sa décision mercredi matin, a précisé à Reuters cette institution. Selon le même article, les formations politiques représentées par des groupes parlementaires bénéficient pour leur part de temps d’antenne proportionnels à leur importance dans l’Assemblée sortante. Le Parti socialiste bénéficie ainsi de deux heures de temps d’antenne, alors qu’il a été laminé par la présidentielle. Le parti Les Républicains (LR), autre perdant de cette élection, a pour sa part été crédité par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de 104 minutes, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), alliée de LR, de 22 minutes et le Parti radical de gauche, allié du PS, de 15 minutes.

Cambadélis : le dernier secrétaire du PS

Cambadélis : le dernier secrétaire du PS

Cambadélis pourrait bien être le dernier secrétaire du parti socialiste. En cause, le fait qu’il risque de ne pas être reconduit comme député. Il ne sera pas le seul car si le parti socialiste peut compter sur environ 250 députés aujourd’hui, lors  des prochaines législatives ce nombre pourrait être ramené à une trentaine. Un véritable cataclysme qui pourrait faire éclater ce qui reste du parti socialiste. Bref le parti socialiste s’apprête à devenir un groupuscule de gauche et d’une certaine façon Cambadélis pourrait être le croque-mort du parti socialiste même s’il affirme qu’il Il n’est pas prêt de raccrocher: dans une interview au Monde, Jean-Christophe Cambadélis promet qu’il « fer[a] de la politique jusque dans [s]a tombe ». En cas de défaite aux législatives, le premier secrétaire du Parti socialiste ne compte pas se ranger des voitures.  Candidat dans la 16ème circonscription de Paris, l’éléphant socialiste est pris en étau entre le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi pour La République en marche et la représentante de la France insoumise Sarah Legrain, tous deux trentenaires et étoiles montantes de leurs partis. Député depuis 1988 (avec une interruption de 1993 à 1997), « Camba » pourrait cette fois ne pas être reconduit, victime du « dégagisme » ou du « renouvellement». Dans le 19ème arrondissement, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle avec 30,5%, suivi d’Emmanuel Macron à 29,9%. Benoît Hamon a beau avoir obtenu le double de son résultat national (13,2% contre 6,36%) dans cette circonscription, il est toutefois arrivé quatrième, derrière François Fillon. De quoi donner des sueurs froides au patron de Solferino.

Aubry : c’est foutu pour le PS!

 Aubry : c’est foutu pour le PS!

C’est en substance ce qu’a déclaré Martine Aubry par rapport aux chances des socialistes lors des législatives. Et là frondeuse  de rendre responsable Macron des déboires du PS. D’après elle (énarque , comme Macron mais qui n’a jamais fait autre chose que de la politique) Macron est incapable de comprendre les difficultés des gens ! La conférence de presse de Martine Aubry, mercredi, a donc  laissé apparaître une femme très désabusée. « C’est ça ma tristesse absolue. J’ai 66 ans et j’ai l’impression que tout ce que j’ai fait dans ma vie est abîmé, cassé. Tout ce à quoi j’ai cru », a livré, amère, la maire PS de Lille. Le point presse de soutien aux candidats socialistes aux législatives à Lille est devenu, en 1h20, « un état des lieux crépusculaire de la maison aubryste », relate La Voix du Nord. Mais la réunion fut quand même l’occasion, pour la féroce édile, de critiquer le président Emmanuel Macron.  »Avoir un Parlement à sa botte, ce n’est pas la démocratie. Un Parlement est là pour contrebalancer l’exécutif », sinon « on est dans l’autoritarisme », a dénoncé la maire de Lille. Selon Martine Aubry, Emmanuel Macron cherche des députés « béni oui-oui ».  Elle estime aussi que le Président  »connaît mal les Français » car il a grandi « dans un milieu protégé à Amiens ». Il y a chez lui, a-t-elle déclaré, « une incapacité à comprendre la souffrance des gens parce qu’il ne les connaît pas. » La composition du gouvernement a aussi été la cible des critiques de l’ancienne numéro un du PS, qui a dit « regretter ce mélange des genres entre la droite et la gauche », qui profiterait selon elle à « l’extrême droite et l’extrême gauche. » Cette dernière, en la personne de Jean-Luc Mélenchon, – qui a frôlé à Lille les 30%, en tête du premier tour de la présidentielle – a aussi été visée par Martine Aubry. L’extrême gauche est « dans la politique du rêve et des annonces qui n’ont aucune chance de se réaliser », a attaqué la maire. Pour autant, l’édile a assuré avoir « compris la colère des électeurs de Jean-Luc Mélenchon », mais a insisté : « le vote utile et efficace, c’est le PS. » Et d’expliquer : « Si on ne vote pas pour les socialistes au premier tour, il n’y aura pas de députés de gauche élus au second » car « les candidats de Mélenchon ne gagneront jamais face à ceux de Macron soutenus par la droite. »  Selon la maire, ce « gouvernement de droite avec un programme largement de droite » promet de « casser 50 ans de progrès social » avec la réforme annoncée du droit du travail.  Malgré ces attaques, Martine Aubry ne semblait pas se faire d’illusions sur l’avenir politique des candidats socialistes aux législatives, qu’elle venait initialement soutenir. Le candidat du PS à la présidentielle, Benoît Hamon, n’a même pas atteint les 11% des voix à Lille. « Je ne sais pas comment parler aux Français aujourd’hui », s’est désolée la maire. Et de conclure, dépitée : « Les petits nouveaux de chez Macron qu’on a choisi au pif ou parce que ce sont des copains, c’est mieux que les gens de gauche qui se sont battus depuis cinq ans? Ça me rend malade.

 

Hamon, Macron : même combat, faire disparaître le PS !

Hamon, Macron : même combat, faire disparaître le PS !

Paradoxalement Hamon comme Macron, pour des raisons différentes, veulent tuer ce qui reste du PS ; Macron  en marginalisant les socialistes et Hamon, lui,  en appelant à voter contre certains candidats socialistes au profit du PC, des écolos ou des insoumis.   Benoît Hamon apporte en effet  son soutien au candidat PCF Michel Nouaille opposé à Manuel Valls dans la première circonscription de l’Essonne et également à la militante féministe Caroline De Haas face à Myriam El Khomri et Philippe Rio (PCF) face à Malek Boutih. Hamon a aussi choisi d’appuyer Salah Amokrane, qui se présente aux législatives sous l’étiquette Europe-Écologie-Les Verts dans la deuxième circonscription de Haute-Garonne. Et non Gérard Bapt, le poids lourd local adoubé par le PS et élu député dans cette circonscription depuis 1978. Les deux se connaissent bien puisque Salah Amokrane a été le conseiller justice sociale et égalité de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle. « C’est quelqu’un à gauche, de motivé et qui connaît bien les quartiers », confie à RTL.fr l’entourage de Benoît Hamon.   Dans un communiqué de l’antenne toulousaine d’EELV, Benoît Hamon est cité, expliquant que Salah Amokrane « incarne le renouvellement véritable dont notre assemblée a besoin » et qu »il a toute [sa] confiance ». L’ancien conseiller social de Benoît Hamon l’a d’ailleurs remercié de ces mots chaleureux sur Twitter.  Du côté de Benoît Hamon, la candidature de Gérard Bapt est loin de susciter l’enthousiasme : « Gérard Bapt a déjà fait neuf mandats et il soutient Bachar Al Assad », dézingue un proche. Et d’ajouter : sa candidature « ne défend pas le renouvellement des élus », promu par Benoît Hamon lors de sa campagne. L’actuel député des Yvelines se présente lui aux législatives pour un deuxième mandat.    En février 2015, Gérard Bapt avait fait partie d’une délégation parlementaire française qui s’était rendue à Damas. La visite, qui n’avait pas eu l’accord du Quai d’Orsay, avait créé la polémique, Gérard Bapt ayant alors assuré n’avoir jamais rencontré le dictateur. Contacté par La Dépêche du Midi, Gérard Bapt, incrédule, rappelle qu’il a  »parrainé Benoît Hamon » à la présidentielle !

Une campagne législative pour faire éclater le PS, les Républicains et le FN

Une campagne législative pour faire éclater le PS, les Républicains et le FN

 

Avec les prévisions des sondages aux législatives Macron  pourrait bien faire éclater non seulement le parti socialiste et les Républicain mais aussi le Front national. Pour le parti socialiste, la division est consommée depuis longtemps. Pour les Républicains,  elle interviendra après les législatives avec le ralliement à Macron de nombre de progressistes. Enfin le Front National sera lui aussi très affecté par la division qui apparaît maintenant entre les partisans de l’abandon de l’euro comme Philippot  et ceux qui se résignent  à son maintien pour mieux coller à l’avis des Français majoritairement pour l’euro. Les différents sondages montrent en effet que la république en marche pourrait obtenir autour de 30 % des intentions de vote au niveau national, contre autour de 20 % pour la droite comme pour le FN, loin devant La France insoumise (14 %) et le PS (8 %). Le nouvel exécutif obtiendrait aujourd’hui 280 à 300 députés, Même dans l’hypothèse basse, il aurait une majorité absolue », souligne Bruno Jeanbart, le directeur général adjoint d’OpinionWay. La majorité absolue est à 289 sièges. la droite obtiendrait 150 à 170 sièges, soit moins que dans l’Assemblée sortante (199 en incluant les apparentés). L’extrême-droite, confronté à un plafond de verre dans les scrutins majoritaires à deux tours, est créditée de 10 à 15 élus,.  La gauche serait très minoritaire dans l’hémicycle. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon n’en réalise pas moins une petite percée avec la perspective de 20 à 25 députés. Le Parti socialiste, lui, en obtiendrait aujourd’hui entre 40 et 50. Pas moins de 62 % des Français qui disent vouloir voter pour un candidat du PS lors des législatives souhaitent qu’Emmanuel Macron dispose au final d’une majorité. Un véritable big-bang politique se prépare avec l’éclatement des trois formations citées. Pour preuve au PS, au Front National et chez les Républicains on se prépare même à changer de nom mais aussi de ligne stratégique.

PS : on ressort la vieille dialectique d’opposition

PS : on ressort la vieille dialectique d’opposition

 

L’ancien trotskiste,  Cambadélis, premier secrétaire du PS,  ressort la vielle dialectique « Haro sur ce gouvernement de droite ». « Un gouvernement de droite, une remise en cause du statut des fonctionnaires, le retour des inégalités, la purge chez les enseignants etc. » ;  bref le discours radical utilisé par  le parti socialiste quand il est dans l’opposition. Malheureusement il y a encore quelques jours ce même parti socialiste était au pouvoir et son bilan est encore pire que celui de Sarkozy. Jamais le chômage n’a été un tel niveau et les inégalités sociales aussi fortes. Du coup, le discours de Cambadélis qui redécouvre les vertus gauchistes tombe vraiment à plat. En cause évidemment,  l’usure du pouvoir et les contradictions d’un parti en voie d’extinction. Des responsables d’un parti vraiment trop grassouillets qui visiblement ont fait honneur à la gastronomie républicaine comme Hollande, Cambadélis, Julien Dray, ou même Moscovici. Trop joufflus, trop ventrus pour convaincre de leur ascétique et révolutionnaire  discours. Des critiques qui tombent à plat et qui masquent  mal le grand vide du parti socialiste dont l’audience dans le pays ne représente plus que 5 à 6 %. Jean-Christophe Cambadélis a fait du Mélenchon, il a dénoncé les idées proférées par différents membre du gouvernement avant leur entrée en fonction. Ainsi, il a « chargé » Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l’Education nationale qualifié « d’homme des purges, largement responsable de la diminution du nombre des enseignants » sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il l’a aussi accusé de vouloir « remettre en cause le statut des enseignants et de trop militer pour l’autonomie des établissements, c’-est-à-dire en fait d’instituer l’inégalité ». Quant au nouveau ministre PRG de l’Agriculture, Jacques Mézard, il est l’homme qui est « pour le cumul des mandats » quant à Bruno Le Maire, il est celui qui « veut la fin du statut de la fonction publique territoriale » Et de conclure « ce gouvernement de droite pour la droite ne peut pas inspirer confiance ». Est-ce à dire que Jean-Christophe Cambadélis veut définitivement inscrire le PS dans l’opposition à Emmanuel Macron ? Le Premier secrétaire se refuse à répondre pour l’instant: « Nous nous voulons constructifs et vigilants. On verra qui sera majoritaire à l’Assemblée nationale »

Sondage législatives : En marche très largement en tête, LR et FN à égalité, le PS en voie de disparition

Sondage  législatives : En marche très  largement en tête, LR et FN à égalité, le PS en voie de disparition

 

Selon l’institut Harris Interactive, La République En Marche accentue son avance avec 32 % d’intentions de vote (+3) pour ses candidats au premier tour du scrutin qui se déroulera dimanche 11 juin, devant Les Républicains (LR) et le Front national (FN) qui perdent chacun un point (19%).  La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon recueille quant à elle 15% d’intentions de vote, accusant une chute d’un point en une semaine, et le Parti socialiste allié au Parti radical de gauche 6% (-1), selon cette enquête pour France Télévisions. Les candidats d’Europe Écologie-Les Verts et les souverainistes de Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, sont crédités de 3% d’intentions de vote, ceux du Parti communiste de 2% et ceux de l’extrême gauche (LO ou NPA) de 1%.

Enquête réalisée en ligne du 15 au 17 mai (avant la présentation du nouveau gouvernement) auprès de 4.598 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 0,7 à 1,6 point. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Lancement de micro-boutiques au PS

Lancement de micro-boutiques au PS

 

Le score du parti socialiste aux présidentielles à beau être catastrophique, les différents leaders veulent se partager les maigres dépouilles.  Il y a eu d’abord cet appel hétérogène lancé par Hidalgo, Aubry et Taubira pour rassembler la gauche à partir de banalités de gauche  sans grand souffle. Il y a aussi cette décision de Benoît à mon de créer sa propre boutiques  trans courant. Les hollandais ne voudront sans doute pas rester dans le vide comme Valls actuellement. Certains d’entre eux ont rejoint Macon, certains  vont le faire, d’autres attachés à la vieille maison vont constituer leur propre courant qui pourrait s’articuler autour de la personnalité de l’ancien porte-parole du gouvernement le Foll.  Le nouveau mouvement créé par Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira, baptisé « Dès Demain »,  » ‘est un mouvement qui est citoyen », insiste la maire de Paris ce jeudi 11 mai au micro de RTL. « C’est un mouvement très large, Il y a aujourd’hui un besoin, exprimé depuis longtemps (…) à créer une plateforme, un réseau, un mouvement qui permette de reprendre toutes les initiatives, les solutions qui sont aujourd’hui trouvées en France dans tous les domaines », justifie Anne Hidalgo. Hamon, lui,  va lancer le 1er juillet un mouvement « large, transpartisan », afin de poursuivre le travail « commencé lors de la campagne présidentielle », a-t-il annoncé mercredi sur France Inter. Le 1er juillet, cela veut donc dire après les élections législatives du 11 et 18 juin.  »J’inviterai des hommes et des femmes qui appartiennent aux partis politiques ou n’y appartiennent pas. Je les inviterai à continuer ce travail indispensable pour reconstruire la gauche », a-t-il déclaré, en précisant qu’il ne quitterait pas le Parti socialiste. « Ce sera un mouvement transpartisan, qui se nourrira du travail des intellectuels, de cette innovation citoyenne et démocratique que nous avons mise en oeuvre lors de la campagne présidentielle », a-t-il dit. »Aujourd’hui, on peut appartenir au Parti communiste, aux écologistes, se reconnaître dans différentes candidatures et avoir envie de travailler ensemble », a-t-il ajouté. Mais il n’a pas apprécié que son parti ne reprenne pas ses idées développées pendant la campagne présidentielle.  »Je maintiens l’essentiel des marqueurs qui ont fait ma campagne. Un parti aussi grand soit-il ne peut pas enterrer de belles idées. Surtout des idées qui doivent féconder la rénovation de la gauche. Il y a plus de personnes qui adhèrent à mon projet que de gens qui ont voté pour moi. Je veux m’atteler à l’avenir de ses idées », a-t-il assuré, avant de défendre le revenu universel, le projet phare de sa candidature : « Le débat de la campagne a été particulièrement innovant sur le plan social. Le revenu universel c’était la seule idée nouvelle, et le Parti socialiste l’enterre. »

 

Législatives : Manuel Valls démissionne du PS pour Macron

Législatives : Manuel Valls démissionne du PS pour Macron

 

Invité de RTL ce mardi matin, l’ex-premier ministre, Manuel Valls, a confirmé qu’il renonçait à se présenter sous l’étiquette PS aux législatives de juin prochain dans la première circonscription de l’Essonne, et annoncé qu’il serait « candidat de la majorité présidentielle », souhaitant s’ »inscrire » dans le mouvement du président élu Emmanuel Macron.

Manuel Valls a aussi invité «tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire», à faire de même.

 

Dès dimanche soir, l’éclatement au PS mais aussi chez les Républicains

Dès dimanche soir, L’éclatement au PS  mais aussi chez les Républicains

 

 

Le très transparent secrétaire général du parti les Républicains, Bernard Accoyer, s’est offusqué du pronostic de Macron concernant l’éclatement de la droite. L’éclatement qui pourrait intervenir dès dimanche soir. Il affectera bien sûr aussi le parti socialiste car plus rien ne peut rassembler d’un côté les crypto marxistes, néo communistes,  représenté par les frondeurs et les sociaux libéraux proches de Hollande  et de Valls. À droite, la situation électorale est beaucoup moins désespérée puisque le candidat issu des primaires, François Fillon, s’est  appuyé sur un socle  d’environ 20 % d’électeurs. Pour autant, là aussi, les divergences sont telles qu’on voit mal comment les deux grandes tendances pourraient se réconcilier. « Les Républicains, c’est un parti fracturé entre une droite réactionnaire, qui sur le plan sociétal, social, européen est beaucoup plus proche des thèses de Marine Le Pen (…), et une droite social-libérale gaulliste, beaucoup plus proche de moi », juge Emmanuel Macron. Un pronostic pertinent car on voit mal comment pourrait cohabiter encore longtemps d’un côté les libéraux humanistes et de l’autre des anti européens « Je suis convaincu que Les Républicains se scinderont parce que c’est le sens de la recomposition de la vie politique », poursuit macro. Le secrétaire général des Républicains (LR), Bernard Accoyer, a dénoncé vendredi des « déclarations arrogantes, mensongères et irresponsables » d’Emmanuel Macron, qu’il accuse de souhaiter la mort du principal parti de droite. Dans une interview au Parisien de vendredi, le favori de l’élection présidentielle prédit une scission de LR dans le cadre d’une vaste recomposition politique. « Monsieur Macron, par ses déclarations arrogantes et irresponsables, prend ses désirs pour des réalités. Notre famille politique a une histoire forte et un avenir certain », fulmine Bernard Accoyer dans un communiqué.  La droite espère prendre sa revanche à l’occasion des législatives des 11 et 18 juin, sous l’égide de François Baroin, son nouvel homme fort.

Le PS pour Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en bois ?

Le PS pour  Macron, mais pas un « chèque en blanc »… en  bois ?

 

Le parti socialiste veut encore donner l’impression qu’il fixe  ses conditions Emmanuel macro. Victime d’un véritable cataclysme électoral le parti socialiste n’a pourtant pas d’autres solutions que d’essayer de s’accrocher à Macron pour sauver ce qui peut encore l’être lors des élections législatives. Du coup la condition mise au soutien à Macron, à savoir pas de chèque en blanc, ressemble plutôt à un chèque en bois car l’apport électoral du parti socialiste aujourd’hui devient négligeable. Dans le pire des cas on espérait avant les élections seulement 50 députés socialistes  à l’assemblée nationale en sauver aujourd’hui une trentaine serait considéré comme un exploit. L’étiquette PS  va sans doute constituer un véritable boulet pour les candidats députés qui ne pourront pas ou ne voudront pas se rallier clairement à Macron.  Le Parti socialiste a décidé lundi de faire battre Marine Le Pen le 7 mai sans pour autant proposer d’alliance à Emmanuel Macron pour les législatives, au lendemain de la défaite historique de Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle. L’appel du candidat socialiste à voter pour Emmanuel Macron a été renouvelé par le Premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, après un Bureau national organisé lundi. « Sans conditions, comme nous l’avons fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen » en 2002, a-t-il dit à la presse. « Le programme de Madame Le Pen ne prévoit pas uniquement une sortie de l’Europe mais aussi une sortie de notre République », a averti Jean-Christophe Cambadélis avant d’annoncer que le PS allait imprimer 4 millions de tracts pour faire campagne contre la présidente du FN. « Marine Le Pen présidente, ça, jamais. » Jean-Christophe Cambadélis s’est refusé quant à lui à évoquer les scrutins des 11 et 18 juin et l’avenir du Parti socialiste. « Le temps de l’explication de cette défaite viendra, mais pas maintenant », a-t-il commenté devant la presse. « Nous nous battrons avec nos idées pour rassembler les socialistes et l’ensemble de la gauche », dit le député Jean-Marc Germain. L’avenir du Parti socialiste reste en suspens. Lundi matin, Manuel Valls a indiqué sur France Inter souhaiter gouverner avec Emmanuel Macron dans une future majorité. « Nous devons être prêts à le soutenir, à l’aider, à participer à cette majorité », a déclaré l’ancien Premier ministre. Au siège du PS, le cas Valls divise. Pour le député Olivier Dussopt, qui a été son porte-parole à la primaire, Manuel Valls a « évidemment sa place » au sein du PS. Au contraire, le député Christian Paul estime que « ce n’est pas la gauche qui est irréconciliable mais peut-être Manuel Valls qui n’est plus conciliable avec la gauche ». « Ce n’est pas maintenant qu’on va couper des têtes », tempère Yann Galut au sujet des socialistes qui ont rejoint En Marche. Pour le député du Cher, les résultats de dimanche sont un « big bang ». « Il va y avoir une recomposition et elle aura lieu après les législatives. »

Hamon balayé, vers l’explosion du PS ?

Hamon  balayé, vers l’explosion du PS ?

 

 

Au parti socialiste on ne se faisait guère d’illusions sur une possible qualification du candidat pour le second tour des élections. On savait par avance qu’il fallait s’attendre à une défaite plus ou moins catastrophique. Avec Hamon,  le parti socialiste aura connu un cataclysme. On pouvait s’attendre à un score de 10 % voir légèrement plus mais certainement pas à des résultats aussi insignifiants qui font du parti socialiste une organisation marginale. En cause évidemment,  cette logique des primaires qui a fait émerger le candidat le plus radical mais aussi l’entêtement de Hamon  à ce positionner sur les positions gauchistes des frondeurs. Le PS, dont la blessure de 2002 – avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour – était à peine cicatrisée, a subi la plus cuisante des débâcles depuis la présidentielle de 1969 (Gaston Defferre, 5%, et Michel Rocard, 3,6%). La question qui se pose est de savoir si le parti socialiste pourra ce relevé après des résultats aussi lamentables. Pourra ce relevé après des résultats aussi lamentables. Certes des résultats qui sanctionnent en grande partie la gestion de François Hollande mais aussi le choix délibéré de Benoît Hamon de se rabougrir sur des positions les plus radicales voir les plus surréalistes en particulier avec son fameux revenu universel. Pour sauver sa peau, le parti socialiste n’a plus d’autre choix que de tenter des alliances avec le mouvement en marche sinon il pourrait presque disparaître totalement de l’assemblée nationale.  D’une certaine manière, c’est la conclusion de contradictions impossibles à gérer depuis des années au parti socialiste avec des orientations d’un côté de crypto marxistes et de l’autre de socio démocrates voire de socio libéraux. Des contradictions jusque-là masquées par des synthèses confuses réalisées aussi bien par Mitterrand que par Hollande.

 

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

Hamon : dernier appel avant fermeture de la boutique du PS

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C’est sans doute le dernier grand appel de Benoît Hamon avant fermeture de la boutique socialiste. D’après les sondages,  le candidat officiel du PRS ne recueillerait même pas 10 % des voix ce qui annonce une véritable catastrophe pour les législatives et sans doute les soldes du parti avant éclatement et fermeture totale. Même lors  de son dernier meeting à Paris place de la république Hamon n’a pas fait recette. Quelques milliers de partisans seulement soit 10 fois moins que Jean-Luc Mélenchon le 18 mars.  Du coup Benoît amont a lancé un appel un peu désespéré.  « Citoyennes, citoyens, réveillez-vous, parce que vous seuls pouvez éviter un cauchemar pour la France ! » a lancé Benoît Hamon à des milliers de sympathisants agitant des drapeaux aux couleurs du PS sous le soleil. Le candidat socialiste, qui semble faire les frais d’un « vote utile » en faveur du candidat d’En Marche ! Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon pour contrer le Front national, a plaidé pour « un vote de raison, de conviction, un vote sur l’avenir » et non un vote guidé par « des sondages qui limitent (le) choix souverain » des électeurs. Si le PS continue officiellement de défendre son candidat, les débats vont bon train en coulisses pour préparer ce que sera sa position pour le second tour et surtout les élections législatives des 11 et 18 juin. Le PS, pratiquement assuré de ne pas avoir de candidat au second tour de la présidentielle, a aussi beaucoup à perdre lors des législatives, au sortir d’une législature pendant laquelle il a bénéficié avec ses alliés, radicaux de gauche notamment, de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Largué, Hamon attaque le PS

Largué, Hamon attaque le PS

 

 Crédité de moins de 10% des intentions de vote, loin du quatuor de tête associant Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat socialiste à l’élection présidentielle commence à régler ses comptes avec le PS. .  Benoît Hamon épingle les membres de son propre parti ayant apporté leur soutien à Emmanuel Macron, évoquant « le feuilleton qui tenait du supplice chinois consistant à organiser (son) affaiblissement : celui des défections ». L’ex-frondeur critique notamment l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qu’il avait battu lors du second tour de la primaire de la gauche fin janvier et qui a annoncé fin mars qu’il voterait pour Emmanuel Macron. « Ce n’est pas surprenant de voir Manuel Valls ne pas respecter la démocratie puisque c’est l’homme du 49-3″, dit-il en faisant allusion à l’article de la Constitution qui permet de faire adopter un texte sans vote, utilisé à deux reprises par l’ex-Premier ministre, sur la loi Travail d’août 2016 (dite « loi El Khomri ») et la loi d’août 2015 sur la croissance (dite « loi Macron »). Dans un entretien de même tonalité paru samedi dans Sud-ouest, Benoît Hamon prend date pour une clarification au sein d’un PS dont les divisions sont apparues de plus en plus flagrantes au cours de la campagne électorale. « Le temps viendra d’analyser ce qui s’est passé et notamment les défections », indique le candidat socialiste dans les colonnes du quotidien régional en évoquant ceux qui ont fait « le choix de la défaite de leur propre camp » après la primaire. « Dans mon camp, on a cherché à entraver ma campagne, j’en ai conscience, « , dit-il. Et  ce n’est pas fini car il y aura d’autres ralliements à Macron. 

Présidentielle: La « Haute autorité du PS » gronde mollement les soutiens à Macron

Présidentielle: La « Haute autorité du PS »  gronde mollement les soutiens à Macron

 

Pour ménager l’avenir sans doute, la haute autorité du PS  s’est limitée à gronder les socialistes soutiens de Macron. Qui «  nombreux désertent le camp socialiste …en raison des réserves sur la campagne de Hamon »». Un véritable aveu de catastrophe annoncée. Une condamanation cependant molle. En cause sans doute, le fait que pour avoir des chances d’être élus nombre de socialistes auront besoin dune alliance avec Macron lors des législatives.  « La haute autorité dénonce seulement  des attitudes contraires au « principe de loyauté ». La Haute autorité éthique du parti a appelé samedi les socialistes à respecter la primaire qui a désigné Benoît Hamon comme candidat à la présidentielle, déplorant que certains tablent « manifestement sur la victoire d’un autre candidat, Or la Haute Autorité Ethique constate que, régulièrement, des adhérents du Parti socialiste, et notamment des élus, tablant manifestement sur la victoire d’un autre candidat, font connaître leur préférence pour celui-ci, ce qui revient à nier le processus électoral des Primaires Citoyennes », déplore la Haute autorité dans un communiqué. « Cette préférence se manifeste plus ou moins intensément, qu’il s’agisse de l’annonce du vote pour un autre candidat, du ralliement pur et simple ou de la recherche d’une investiture concurrente pour les élections législatives », constate-t-elle, alors que de nombreux socialistes désertent la campagne au profit notamment du leader d’En marche, Emmanuel Macron, qui n’est pas passé par les Primaires citoyennes. Cette attitude est contraire au « principe de loyauté » qui oblige les adhérents du PS « à ne soutenir que les seuls candidats à des fonctions électives effectivement investis ou soutenus par le Parti socialiste, quelles que soient les réserves qu’ils déclarent éprouver à l’égard de la manière dont le candidat investi mène sa campagne », rappelle la Haute autorité.

PS- 2017 : «pas de Saint-Barthélemy au PS « , dit Cambadélis

PS- 2017 : «pas de Saint-Barthélemy au PS « , dit Cambadélis

 

Un aveu de faiblesse mais aussi une preuve de réalisme chez le secrétaire du parti socialiste désormais tout en nuances vis-à-vis de macro, et qui refuse une St Barthélémy au PS. Et c’est sur le bout des lèvres qu’il rappelle une règle à laquelle il ne croit sans doute pas beaucoup : « Quand on adhère à En Marche!, on quitte le PS. Quand on parraine Emmanuel Macron, on ne peut pas se présenter au nom du PS. » A la question de savoir si une alliance avec l’ancien ministre de Economie est envisageable en cas de victoire de ce dernier, il répond: « D’abord il n’a pas gagné. Ensuite, il ne le veut pas. Je ne vais pas me poser des problèmes qui ne se posent pas. » mais il pourrait ajouter : qui vont rapidement se poser sinon tout simplement le parti socialiste risque de disparaître ou de connaître le sort du parti communiste. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point diffusé vendredi, Le candidat socialiste Benoît Hamon est en chute libre à 8%, en recul de 4,5 points.  La direction du PS est sans doute en train de constater l’énorme catastrophe de la candidature de Benoît Hamon. De quoi remettre en cause l’élection de nombre de responsables lors des législatives. Ou  alors il faudra passer un accord avec Macron et ou Mélenchon pour sauver ce qui peut l’être. Du coup le parti socialiste met de l’eau dans son vin et ne parle plus d’exclusion comme avant.  Pourtant  ces dernières semaines, plusieurs élus socialistes ont rejoint la campagne d’Emmanuel Macron ou indiqué – comme Manuel Valls - qu’ils voteront pour le candidat d’En Marche au premier tour de la présidentielle. Depuis un moment aussi, Jean-Christophe Cambadélis multiplie les rappels à l’ordre. « On ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d’être exclu », déclarait le premier secrétaire en septembre dernier, rappelant les statuts du parti.  »J’ai dit, et je n’ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste », avait rappelé le patron du PS sur BFMTV début février. A la question « Le maire de Lyon [Gérard Collomb] sera-t-il exclu? », il avait rétorqué : « Bien sûr. Sans problème. »  Malgré les mises en garde, aucune sanction concrète – d’exclusion notamment – n’a été prononcée. Et les mots semblent désormais moins tranchants. « Les tenants de la Saint-Barthélemy socialiste sont toujours de très mauvais conseillers. Il faudrait stigmatiser, exclure, couper. Qui peut croire que ce nouveau feuilleton servirait notre candidat? », écrit Jean-Christophe Cambadélis, dans un communiqué publié le 29 mars. Pour autant, il le dit aussi : « Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. »  »Moi? Je serais exclu par ceux qui n’ont respecté aucune règle pendant cinq ans? », avait, lui, réagi Manuel Valls. Une référence aux frondeurs socialistes auxquels Benoît Hamon faisait partie. Les choses devraient se clarifier à l’approche des législatives, où il faudra choisir son camp. Les candidats d’En Marche devront « être rattachés politiquement et administrativement » au mouvement, a fait savoir Emmanuel Macron cette semaine. Ce ne sera pas le cas des vallsistes, assure l’ancien directeur de campagne de Manuel Valls, Didier Guillaume. « Les gens qui soutiennent Emmanuel Macron, qui sont dans son organisation politique, sont En Marche, sont membres de ce parti. Les socialistes ont vocation à être à l’Assemblée nationale, à gouverner dans une majorité avec Macron s’il est élu, ou à être dans l’opposition si c’est un autre », a précisé le président du groupe PS au Sénat sur CNews. Avant d’ajouter : « Exclure des socialistes qui après l’élection présidentielle devront composer un groupe, une majorité pour aider le candidat, si Macron est élu, à exercer la magistrature suprême? Ça n’a aucun sens. »

PS-Ralliements à Macron : pour les exclusions on verra plus tard

PS-Ralliements à Macron : pour les exclusions on verra plus tard

 

On devait être ferme et exclure ceux du PS qui ont trahi, les faire passer en cour martiale et les exclure. Rien de tout cela. La position a bien changé car la direction du PS est sans doute en train de constater l’énorme catastrophe de la candidature de Benoît hamon qui pourrait même se situer assez en dessous de 10 %. De quoi remettre en cause l’élection de nombre de responsables lors des législatives. Ou  alors il faudra passer un accord avec Macron et ou Mélenchon pour sauver ce qui peut l’être. Du coup le parti socialiste met de l’eau dans son vin et ne parle plus d’exclusion comme avant.  Pourtant  ces dernières semaines, plusieurs élus socialistes ont rejoint la campagne d’Emmanuel Macron ou indiqué – comme Manuel Valls - qu’ils voteront pour le candidat d’En Marche au premier tour de la présidentielle. Depuis un moment aussi, Jean-Christophe Cambadélis multiplie les rappels à l’ordre. « On ne peut pas soutenir un autre candidat que celui choisi par le PS au risque d’être exclu », déclarait le premier secrétaire en septembre dernier, rappelant les statuts du parti.  »J’ai dit, et je n’ai pas bougé, que ceux qui le parraineraient ne seraient plus au Parti socialiste », avait rappelé le patron du PS sur BFMTV début février. A la question « Le maire de Lyon [Gérard Collomb] sera-t-il exclu? », il avait rétorqué : « Bien sûr. Sans problème. »  Malgré les mises en garde, aucune sanction concrète – d’exclusion notamment – n’a été prononcée. Et les mots semblent désormais moins tranchants. « Les tenants de la Saint-Barthélemy socialiste sont toujours de très mauvais conseillers. Il faudrait stigmatiser, exclure, couper. Qui peut croire que ce nouveau feuilleton servirait notre candidat? », écrit Jean-Christophe Cambadélis, dans un communiqué publié le 29 mars. Pour autant, il le dit aussi : « Ceux qui ont rejoint En Marche ne sont donc plus au Parti socialiste. Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui parrainent ne peuvent plus s’en réclamer. »  »Moi? Je serais exclu par ceux qui n’ont respecté aucune règle pendant cinq ans? », avait, lui, réagi Manuel Valls. Une référence aux frondeurs socialistes auxquels Benoît Hamon faisait partie. Les choses devraient se clarifier à l’approche des législatives, où il faudra choisir son camp. Les candidats d’En Marche devront « être rattachés politiquement et administrativement » au mouvement, a fait savoir Emmanuel Macron cette semaine. Ce ne sera pas le cas des vallsistes, assure l’ancien directeur de campagne de Manuel Valls, Didier Guillaume. « Les gens qui soutiennent Emmanuel Macron, qui sont dans son organisation politique, sont En Marche, sont membres de ce parti. Les socialistes ont vocation à être à l’Assemblée nationale, à gouverner dans une majorité avec Macron s’il est élu, ou à être dans l’opposition si c’est un autre », a précisé le président du groupe PS au Sénat sur CNews. Avant d’ajouter : « Exclure des socialistes qui après l’élection présidentielle devront composer un groupe, une majorité pour aider le candidat, si Macron est élu, à exercer la magistrature suprême? Ça n’a aucun sens. »

 

Valls pour Macron ou la fin du PS

Valls pour Macron ou la fin du PS

 

 

Avec la décision de Manuel Valls de voter pour Macron sonne la fin d’un parti dit socialiste, une illusion qui aura duré presque 50 ans.  Depuis le congrès d’Épinay en 1971, le parti socialiste aura réussi à donner le change en faisant croire qu’il était différent de son ancêtre, la SFIO. En réalité, le parti socialiste va disparaître pour les mêmes raisons à savoir :l’hétérogénéité  de ses composantes, leur caractère inconciliable longtemps marqué par des synthèses molles ou plus exactement hypocrites. De Mitterrand à Hollande,  le parti socialiste affirmait dans les congrès son caractère anti capitaliste combattant les forces de la finance mais  il se compromettait avec les intérêts les plus contradictoires. Il est clair que ce parti n’a jamais été socialiste puisqu’en fait il réunissait à la fois des cryptomarxistes et des libéraux unis simplement par l’appétit du pouvoir. Le ralliement de nombreux gauchistes depuis une vingtaine d’années n’a guère clarifié la ligne idéologique. Des gauchistes venus de formation d’extrême gauche complètement marginalisées et qui finalement n’ont pas non plus résisté aux délices du pouvoir. Nombre de dirigeants du parti socialiste compte d’ailleurs un parcours initial gauchiste avéré. Certains se sont facilement laissés convaincre par les gestionnaires, d’autres se sont réfugiés dans le courant des frondeurs.  La vérité,  c’est que là plupart ne savent pas trop où ils se trouvent d’un point de vue idéologique. Le parti socialiste a été longtemps un parti attrape-tout dont la composition sociologique n’a guère permis de prendre en compte les réalités socioéconomiques. Parmi les dirigeants socialistes,  on ne trouve aucun ouvrier, aucun employé du privé, aucun agriculteur, aucun commerçant, aucun membre d’associations caritatives, aucun syndicaliste, uniquement des apparatchiks.  Le parti socialiste présente en effet la particularité de n’être en majorité composé que d’oligarques qui n’ont jamais travaillé dans la production ou qui sont issus du secteur public. C’est le cas de François Hollande, Martine Aubry, Benoît Hamon, Manuel Valls,  Cambadélis et de bien d’autres.  Pour parler clair, le parti socialiste n’a jamais eu de colonne vertébrale, de philosophie et de stratégie. Un parti surtout formé d’opportunistes. Cette population de dirigeants hétéroclites était  essentiellement soudée par la perspective de la conquête du pouvoir, elle  éclate sous le poids des contradictions. Peut-être y aura-t-il maintien d’un parti socialiste mais sont sort  risque de suivre celui du parti communiste, c’est-à-dire la marginalisation. Le choix de Manuel Valls, annoncé mercredi, de voter Emmanuel Macron à l’élection présidentielle entérine au Parti socialiste le divorce entre deux gauches irréconciliables, possible prélude à une scission du parti fondé en 1971. En décidant de voter pour macro manuelle Valls entérine la mise à mort du parti. Et ce ne sont pas les cris d’orfraie de mon qui changeront quelque chose Prenant acte de ce « grand coup de plus » porté à la démocratie, Benoît Hamon a dénoncé un « jeu morbide » et, dans un nouvel appel quasi désespéré, invité le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui le précède désormais dans les sondages, à se rallier à sa candidature, jugeant sa position « centrale ». « Je fais cette adresse forte et fraternelle pour que nous ne laissions pas les forces de destruction, les forces de l’argent présider aux destinées de notre pays », a-t-il lancé lors d’une brève déclaration à son siège de campagne, à Paris. Le communiste Pierre Laurent a proposé pour sa part une rencontre entre Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et lui-même pour « créer les conditions de la victoire » autour d’un projet profondément ancré  à gauche, d’une campagne et d’une candidature commune », écrit-il dans un communiqué. En faite pour essayer de sauver ce qui reste des élus communistes

2017 : Mélenchon dit non à Hamon pour avoir enfin la peau du PS

2017 : Mélenchon dit non à Hamon pour avoir enfin la peau du PS

 

Benoît Hamon acculé dans les sondages et qui risque de passer même sous la barre des 10 % a lancé un appel désespéré à Mélenchon pour une union illusoire lors des présidentielles. Sans surprise, Mélenchon a opposé une fin de recevoir à cette requête un peu naïve. En effet l’objectif de Mélenchon n’est pas tellement de se qualifier pour le second tour des présidentielles même si actuellement il progresse et atteint environ  15 %. Son objectif est à plus long terme, il s’agit d’écraser définitivement le parti socialiste et de prendre sa place. Du coup on voit mal pourquoi il aiderait au sauvetage d’un candidat lâché par la plupart des dirigeants importants du parti socialiste. L’objectif de Mélenchon n’est pas nouveau, il a été réitéré à de nombreuses reprises : il veut faire disparaître ce parti qui n’a de socialiste que le nom de son point de vue. En quelque sorte,  il veut définitivement réparer son erreur de 2012 quand il a soutenu François Hollande. D’une certaine façon Benoît ha mon paye pour François Hollande. Certes le parti socialiste ne disparaîtra pas forcément immédiatement mais il aura sans doute le sort du parti communiste et avec l’éclatement maintenant inévitable, le parti socialiste maintenu de Benoît Hamon et autres frondeurs crypto marxistes ce retrouvera avec 5 % des voix. Jean-Luc Mélenchon a donc refusé l’appel à l’unité lancé par le vainqueur de la belle alliance populaire. Quelques heures plus tôt. « J’ai marché mon chemin, sans ne céder à rien, je ne vais pas commencer aujourd’hui« , s’est exclamé le candidat de la France Insoumise, mercredi 29 mars lors d’un meeting au Havre. Il a toutefois ménagé le socialiste, en assurant ne pas être « en compétition » avec lui, préserver le « code de bonne conduite » établi entre eux mais vouloir simplement « rattraper Fillon » puis ensuite « rattraper le suivant ». Plus tôt dans la journée, peu après l’annonce du soutien officiel de Manuel Valls à Emmanuel Macron, Benoît Hamon avait lancé un « appel solennel » à Jean-Luc Mélenchon pour qu’il se range derrière sa candidature. « J’appelle désormais tous les électeurs, ceux qui sont engagés dans la lutte contre les injustices, j’appelle les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes ».

Macron : pas besoin du vieux PS, ni de la vieille droite

Macron : pas besoin du vieux PS, ni de la vieille droite

 

« Aujourd’hui notre pays n’a besoin ni de la gauche de 1981 (…) ni de la droite de 1934, qui espérait la radicalisation des Français contre nos institutions », a déclaré Macron.  L’ancien ministre de l’Economie s’est attaché, lors d’une conférence de presse, à faire cette clarification en anticipation d’un afflux de ralliements à venir, notamment de ténors du Parti socialiste, à l’approche du premier tour. Il a brocardé le candidat socialiste Benoît Hamon, « soutenu du bout des lèvres par la majorité des siens », et celui de la droite, François Fillon, dont les soutiens « ont déserté le champ de bataille », alors que son mouvement En Marche ! engrange quotidiennement les ralliements. « La question de la majorité ne se pose pas à nous. Elle se pose à ceux qui voient leurs soutiens se réduire comme peau de chagrin, elle se pose à ceux qui ont déjà des frondeurs avant même les élections législatives », a-t-il ajouté. Le fondateur et candidat du mouvement En Marche !, créé il y a moins de 11 mois, a ainsi assuré que son gouvernement, s’il est élu, pourrait « s’appuyer sur une majorité parlementaire ». Il a averti que, « pour concrétiser la capacité à gouverner et à légiférer avec des sensibilités différentes », tous les candidats d’En Marche ! seront investis « sous la bannière de la majorité présidentielle », y compris s’ils viennent de partis existants, dont ils devront abandonner l’étiquette. « Il n’y aura aucun accord d’appareils, aucun accord avec des groupes », a insisté Emmanuel Macron. « Tous les soutiens sont les bienvenus mais aucun soutien ne m’empêchera de réformer et d’avancer », a-t-il encore averti. « Je ne trie pas les soutiens (…) mais un soutien vaut une voix, pas une investiture, pas une participation à la campagne, pas une modification de notre programme. » Il a par ailleurs dit qu’il choisirait son Premier ministre pour son « expérience politique » et réaffirmé qu’il aimerait que ce puisse être une femme. « Je ne ferai pas mon gouvernement avec les états-majors des partis politiques », a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a enfin souhaité qu’il n’y ait qu’un débat télévisé avant le premier tour de la présidentielle avec l’ensemble des onze candidats et non deux, dont trois jours avant le scrutin, comme prévu actuellement.

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