Archive pour le Tag 'PS'

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Olivier Faure : favori au PS ou le retour de la langue de bois et du déni de réalité

Olivier Faure : favori au PS ou le retour de la langue de bois et du déni de réalité

On se demande si le PS n’a pas décidé, lui aussi comme les Républicains, de se détruire. En effet il apparaîtrait que la candidature d’Olivier Faure tienne la corde pour occuper le poste de premier secrétaire du parti. Un candidat sans doute écouté à l’intérieur mais complètement inaudible dans l’opinion publique tellement il pratique la langue de bois et le déni de réalité. Pas étonnant qu’il soit soutenu notamment par Martine Aubry. Produit de l’oligarchie, sans charisme, sans ligne claire autre que les valeurs refuge très virtuelles du parti socialiste (il est passé de Rocard à Aubry !). , Olivier Faure est sans doute le candidat idéal pour enfoncer définitivement le parti socialiste et le condamner  à une cure d’opposition d’au moins une vingtaine d’années. « Je vais prendre une position qui est de soutenir Olivier Faure […] Il souhaite remettre le parti au travail », a lancé jeudi Martine Aubry depuis son fief de Lille. L’ex-première secrétaire du PS, dont la voix reste écoutée au sein de son parti, est un soutien de poids pour Olivier Faure. Ce dernier connaît bien Martine Aubry, puisqu’il en a été l’un des conseillers au ministère de l’Emploi de 1997 à 2000. Ce soutien vient en tout cas appuyer la dynamique positive que connaît la candidature du patron des députés PS. D’autres proches, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, l’ancien ministre de l’Intérieur Matthias Fekl, les maires de Rennes et Nantes Nathalie Appéré et Johanna Rolland en ont fait de même. Les discussions sont également bien engagées avec le collectif « Le Manifeste », composé d’une trentaine de cadres dont la députée Valérie Rabault et les patrons des importantes fédérations de Haute-Garonne et de Paris, Sébastien Vincini et Emmanuel Grégoire. Ce collectif, qui n’excluait pas de présenter un candidat, est à l’origine d’une tribune publiée dans le JDD le week-end dernier. « Je me retrouve largement » dans ses propositions, a commenté jeudi sur Facebook Olivier Faure, qui rencontrait ce vendredi à Toulouse Sébastien Vincini.

Delphine Batho candidate anti-mafia à la tête du PS

Delphine Batho candidate anti-mafia à la tête du PS

 

Delphine Batho ,. l’ex-ministre PS de l’Ecologie devient la cinquième candidate déclarée à la tête du PS, après l’ancien porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, le patron des députés PS, Olivier Faure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas et le député européen Emmanuel Maurel. Frondeuse, elle critique un parti dont elle espère « changer le système » et s’en prend déjà à l’organisation du congrès : « Je conteste de A à Z les modalités d’organisation de ce congrès de confiscation, dans ce qui n’est plus un parti mais une petite mafia politique avec ses parrains, ses lieutenants, ses exécutants. » La députée Nouvelle Gauche des Deux-Sèvres affirme être  »une candidate libre » qui se présente  »sans les parrains, sans les barons, sans les fausses cartes, en dehors de tout courant ».  »Que les choses soient claires, j’irai jusqu’au bout. Les liquidateurs de l’espérance, le verrouillage de l’appareil, ça suffit ! », assure Delphine Batho. Elle « lance un appel à la mobilisation, à tous ceux qui refusent ce système : venez-vous battre, forcez les portes ». Concernant les candidats annoncés, ce sont « ceux de la reconduction du même système », déplore l’ex-ministre avant de préciser : « En aucun cas, je n’aurais été candidate contre Najat Vallaud-Belkacem. » Cette dernière a annoncé le 3 janvier qu’elle ne briguerait pas la tête du parti lors de son congrès en avril.

Gérard Filoche : l’exclu qui démissionne du PS !

Gérard Filoche : l’exclu qui démissionne du PS !

 

Gérard Filoche l’un des frondeurs les plus véhéments  du parti socialiste aura tellement usé et abusé de la caricature qu’il en devient lui-même l’objet. Ainsi celui qui a été exclu conteste la décision mais démissionne du parti socialiste. Pour sauver son honneur ? Mais il y a longtemps que le ridicule glisse sur lui comme l’eau sur les plumes d’un canard. L’ancien inspecteur du travail plus à gauche que la gauche n’a cessé de vilipender la gestion de Hollande st maintenant forcément celle de Macron. Une derrière dernière pirouette sans doute pour l’intéressé qui ne représente plus grand-chose puisque la posture de contestataire professionnel a été prise depuis longtemps par Mélenchon et ses amis, les frondeurs du PS  ont disparu comme leurs convictions l. On n’en trouvera quelques-uns chez les insoumis, mais pour l’essentiel,  ils seront bien contraints de se rallier à la majorité de ceux qui restera au parti socialiste. Ou alors il faudra changer complètement de métier. Filoche est l’archétype des responsables socialistes. Ancien actionnaire qui se veut plus à gauche que les salariés du privé. Il est temps que le parti socialiste débarrasse de ce genre de profil radical qui a mieux sa place à l’extrême gauche, chez Mélenchon que dans un parti de gouvernement. Le 21 novembre 2017, Gérard Filoche avait été exclu du PS après un tweet antisémite, publié quatre jours plus tôt. David Assouline, secrétaire national, l’avait annoncé sur Twitter :  »Le Bureau National a voté à l’unanimité pour l’exclusion de G. Filoche. Il ne pourra plus dès ce soir se réclamer du Parti Socialiste et de ses instances ». Dans le JDD, Gérard Filoche indique avoir « cherché à savoir » si il était « vraiment exclu » : « Car c’est le bureau national, qui n’a pas ce pouvoir, qui a voté mon exclusion! J’ai donc envoyé plusieurs lettres recommandées pour obtenir le texte exact de la résolution votée par le bureau. Et je me suis aperçu qu’en réalité, il n’avait rien voté. Même chose à la commission des conflits du parti, qui ne m’a jamais répondu. »

S’il dénonce ainsi une « pseudo-exclusion », il annonce dans une interview au Journal du Dimanche : « Je quitte le PS. » « Je pars avec mes amis pour construire notre réseau, la Gauche démocratique et sociale (GDS) », précise-t-il parlant de « véritable choc » au sujet du quinquennat Hollande : « Un retour en arrière d’un siècle. » Pourquoi pas 1000 ans ?

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Congrès du PS : interrogations existentielles d’une trentaine de cadres

Dans une tribune parue dans le JDD une trentaine de cadres du parti s’interrogent  l’avenir du PE et plus généralement du socialisme. Un document qui se veut aussi une analyse du libéralisme et de ses déviances aussi une réaffirmation des valeurs humanistes face à la technostructure. Un document intéressant mais dont on sait par avance qu’il finirait dans la poubelle dès la  reconquête du pouvoir par les socialistes eux aussi  produits pour beaucoup de la technostructure. . C’est tout le drame du parti socialiste qui a commencé avec Mitterrand qui sitôt élu a enterré le projet du parti socialiste élaboré par Chevènement ;

 

« Beaucoup a été dit sur les causes de la défaite des socialistes en 2017 : divisions, usure du pouvoir, renoncements et reniements. Mais n’oublions pas la dimension la plus grave, la marginalisation idéologique. Le Congrès d’Aubervilliers, ne pourra pas être le congrès de toutes les réponses mais il s’agira bien de la question fondamentale pour une formation politique : celle de son utilité sociale. C’est à celle-ci qu’il convient d’apporter une réponse et tout en faisant émerger de nouveaux outils et de nouvelles pratiques politiques. La victoire du prétendu « ni de droite ni de gauche » a sidéré l’opinion publique et bousculé le paysage politique. Six mois plus tard il reste une vision moins idyllique. La loi de l’individualisme s’impose et le Président de la République peine à réduire la fracture entre gagnants et perdants de la modernité alors même que ce qui fait nation réside justement dans ce sentiment que le progrès sera partagé. La cohésion d’une société ne se décrète pas par éléments de langage distillés à la télévision. La forme contemporaine du libéralisme se traduit par des mutations technologiques et sociétales d’une ampleur inédite. Nous sommes bel et bien face à un nouveau monde, mais celui-ci ne se résume pas à un rajeunissement du personnel politique ou à l’arrivée massive de DRH à l’Assemblée. Il est avant tout celui d’une violence sociale sans précédent, d’une rupture des mécanismes de solidarité, d’une remise en cause permanente des protections collectives. Ce libéralisme nous montre également son incapacité à répondre à l’urgence climatique et sa cécité face à l’ère anthropocène qui s’annonce. C’est d’ailleurs logique, le libéralisme économique considérant que le bien commun n’est rien d’autre que la somme des intérêts individuels, il est incapable d’affronter un défi qui nous dépasse tous, qui nécessite un sursaut collectif qui est contraire à l’essence même de sa doctrine. La faillite de la social-démocratie européenne complique encore davantage notre tâche face à ces nouveaux enjeux : un sentiment d’impuissance voire de complaisance vis-à-vis de la mondialisation et du capitalisme s’est installé. C’est l’idée même du progrès qui est mise en cause face aux risques climatique et écologique, tout autant que face à l’incompréhension devant les mutations engendrées par la révolution technologique et de l’intelligence artificielle. Nous devons comprendre ces nouvelles douleurs contemporaines. C’est en ce sens que le PS doit faire l’effort de compréhension avant de vouloir et de pouvoir être force de proposition. Pour cela, l’action dans les territoires est sans doute le levier le plus puissant pour agir efficacement sur la vie des citoyens. C’est là que doit se mener concrètement le combat, de l’écoute, de l’action et de la preuve. Seule cette proximité et ce caractère concret peuvent permettre de regagner la confiance. C’est pourquoi le territoire est, et doit être au centre de la refondation du PS. Le territoire c’est le réel. Beaucoup dans leur vie quotidienne se ressentent du côté des perdants et éprouvent un sentiment de dépossession et de déclassement. Notre projet doit être marqué par l’exigence de « vies dignes » pour tous en leur apportant la protection qui est un droit (accès à la santé, à un logement digne, au bien-être au travail, à une protection sociale de qualité pour tous les travailleurs), en renforçant leur confiance dans le progrès à laquelle ils aspirent ((tiers de confiance, intimité numérique), en faisant appel à l’innovation sociale, comme l’expérimentation lancée récemment par des départements sur le revenu de base. C’est pourquoi le PS doit proposer un projet de société des Nouveaux possibles Maîtrisés s’articulant autour de nouveaux communs qui sont une redéfinition des services publics notamment à l’aune de la révolution numérique, un nouveau modèle productif écologique, de nouveaux droits sociétaux et de nouveaux mécanismes redistributifs qui poursuive le combat pour l’égalité. L’Europe dans ce contexte doit devenir une Europe-providence pour atteindre le meilleur niveau possible de bien-être économique, social et culturel pour ses peuples, et une puissance pour mettre l’humain au cœur de la mondialisation. Nous devons porter notre idéal républicain d’émancipation et d’accomplissement de chacun par l’accès de tous à l’éducation, à la culture, à l’art, et à la garantie pour chacun d’un temps de loisir suffisant pour pouvoir s’épanouir, alors que les mutations du monde du travail posent la question de la déconnexion et de la capacité à échapper à une vie passée entre les transports et l’entreprise. Cet idéal est le meilleur rempart contre le réveil de particularismes identitaires sources de division. À contre-courant de l’uniformisation, qui génère pertes de repères et d’identité dans un monde où tout se dématérialise, notre identité repose à la fois sur des patrimoines culturels et historiques, auquel il faut redonner de la vie et du sens, en bâtissant la deuxième phase de l’exception culturelle.

Ce nouveau cadre idéologique du socialisme sera celui de l’affirmation de nos valeurs humanistes face à une techno-finance sans contrôle. Le Congrès d’Aubervilliers doit être une première étape vers la construction d’une nouvelle doctrine, celle où le progrès est mieux partagé, un nouvel horizon à dessiner, pour que les Français considèrent à nouveau le socialisme comme un chemin d’espoir. »

Les premiers signataires :

 

Sébastien Vincini (1er Féd Haute-Garonne), Valérie Rabault (Députée, 1er Féd Tarn-et-Garonne), Emmanuel Grégoire (1er Féd Paris), Gabrielle Siry (SN), Edouardo Rihan Cypel (SN), Nicolas Brien (1er Féd Allier), Sébastien Denaja (SN), Annie Guillemot (Sénatrice, co-resp. Rhône), Gilbert-Luc (Sénateur, co-resp. Rhône) et Sylvie Guillaume (Députée européenne, co-resp. Rhône), (Boris Faure (1er Féd Français de l’Etranger), Didier Steinville (1er Féd intérimaire Hautes-Alpes), Emmanuelle De Gentili (1er Féd Haute-Corse), Etienne Lejeune (1er Féd Creuse), Frédéric Orain (1er Féd Loir et Cher), Guillaume Crépin (1er Féd Cher), Guillaume Mathelier (1er Féd Haute-Savoie), Jean-Jacques Thomas (1er Féd Aisne), Joël Carreiras (SN), Laurent Cervoni (SN), Marc Mancel (SN), Maxime Picard (1er Féd Morbihan), Nathalie Malmberg (SN), Nicolas Sfez (SN), Philippe Dussert (1er Féd Hautes-Pyrénées), Rémi Demersseman (SN), Stéphane Ibarra (1er Féd Vendée), Sylvain Mathieu (1er Féd Nièvre), Vincent Recoules (1er Féd Tarn), Vincent Véron (1erFéd Orne), Olivia Polski (adjointe Paris, Secrétaire Nationale)

1er Fed : 1er fédéral de département

SN : Secrétaire national

Sondage élections européennes : déroute du PS et des Républicains

Sondage élections européennes : déroute du PS et des Républicains

D’ après  une enquête,  l’Ifop révèle que  le parti présidentiel sortirait largement en tête avec 26% des voix, devant le Front national (17 %), La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (14 %) et Les Républicains (12 %). «Ce résultat est un bon reflet du rapport des forces politiques actuelles. On est toujours dans la continuité du big bang survenu après la présidentielle et les législatives», explique Frédéric Dabi, le directeur général de l’Ifop. Ce serait donc la confirmation que le parti socialiste est en voie de disparition et que les républicains de Wauquiez deviennent une formation marginale. Le parti communiste avec 2 %, l’extrême gauche avec 1 %,  les écolos avaient 4% sont également sur la voie de l’extinction. Finalement seul le Front National semble s’en sortir avec 17 % auquel il faudrait rajouter les 2 % du parti de Philippot. Avec 26 % des voix, LREM est même au-dessus (+ 2 points) du score de référence macronien: le premier tour de la présidentielle, où le futur chef de l’État avait recueilli 24 %. Pour y parvenir, la liste LREM grignote sur tous les électorats, comme l’a fait Macron à la présidentielle. Ainsi, les Marcheurs séduiraient aux européennes 28 % des électeurs de Benoît Hamon et 18 % de ceux de François Fillon au premier tour de la présidentielle. La liste gagnerait donc aussi bien sur sa droite que sur sa gauche. À titre de comparaison, Les Républicains ne réussiraient à attirer dans leurs filets électoraux que 49 % des électeurs de Fillon en avril 2017, soit moins d’un votant sur deux.

 

 

Sondage le PS va disparaître pour 75% des Français

 Sondage le PS va disparaître pour  75% des Français 

 

Il est clair que le parti socialiste vit un moment particulièrement difficile en raison notamment du naufrage des élections présidentielles. À l’assemblée le vieux parti ne compte plus qu’une trentaine de députés alors qu’il était précédemment majoritaire avec environ 300 élus. . Pire nombre de responsables sont partis. Certains ont rejoint Macon, d’autres se sont rapprochés de Mélenchon d’autres enfin sont un peu hors sol comme Benoît à mon avec son micro parti qui pourrait tenir dans une cabine téléphonique. Même sur ce qui reste socialiste les clivages demeurent entre ceux qui sont partisans de l’Europe et d’autres davantage souverainistes, entre les libéraux et les étatistes, entre les sociaux démocrates et les gauchistes. Tout est à redéfinir au parti socialiste l’orientation, la stratégie et la direction du mouvement. Aucune personnalité n’émerge vraiment et on a du mal à discerner la ligne idéologique et le programme. 75 % des Français considèrent que l’hypothèse d’une mort du parti socialiste n’est plus impossible selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et franceinfo publié jeudi soir. Dans cette enquête, 74% des personnes interrogées pronostiquent une telle disparition, qui serait temporaire de l‘avis de 51% d‘entre eux, et définitive pour 23%. Alors que le PS prévoit un congrès le printemps prochain, le sondage a testé la popularité de différentes personnalités dans la perspective de l’élection présidentielle de 2022. L‘ancien Premier ministre Manuel Valls, qui a quitté le PS pour rejoindre la majorité présidentielle, arrive en tête avec 25% des réponses, devant l‘ancien ministre Arnaud Montebourg, retiré la vie politique (21%) et l‘ex-candidat du PS à l’élection présidentielle Benoît Hamon (19%), qui a lui aussi abandonné le PS pour fonder son propre mouvement. Les personnalités pressenties ou déclarées pour prendre la direction du Parti socialiste manquent clairement de notoriété. Seul candidat déclaré pour le moment, le député Luc Carvounas est crédité de 4%, derrière le président du groupe Nouvelle gauche à l‘Assemblée nationale Olivier Faure, 5%. Les anciens ministres Najat-Vallaud Belkacem et Stéphane Le Foll sont respectivement crédités de 10% et 9%. Ce sondage a été réalisé par internet les 29 et 30 novembre auprès d‘un échantillon de 991 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquels 238 sympathisants de gauche, 137 sympathisants La République en marche, 148 sympathisants de droite hors Front national et 130 du FN.

PS : la dérive de Filoche, soldat gauchiste perdu bientôt exclu

PS : la dérive de Filoche, soldat gauchiste perdu  bientôt exclu

 

Pour avoir comparé Macron un nazi, Gérard filoché risque d’être exclu du parti socialiste.  la dérive gauchiste de l’intéressé est assez pathétique depuis plusieurs années. Avec un style mélenchonnien  très populiste il n’a cessé de critiquer le gouvernement de François Hollande et le président de la république de l’époque encore davantage. L’évolution de Gérard Filoche l’a conduit à adopter une dialectique d’extrême-gauche avec tous les excès et les caricatures que cela comporte. D’une certaine manière,  Gérard Filoche  est assez représentatif de ces frondeurs, sorte  de soldats perdus qui ont certes réussi à démolir Hollande mais qui pour la plupart n’ont même pas été capables de se faire réélire notamment à l’assemblée nationale. Aujourd’hui, i ils sont en perdition les uns ayant rejoint l’extrême gauche notamment le mouvement des insoumis, d’autres restant au parti socialiste en situation d’attente,  d’autres enfin ont disparu du champ politique. Il est clair que le parti socialiste ne pouvait pas laisser passer cette assimilation de Macon un agit La direction du Parti socialiste a donc annoncé samedi qu‘elle engageait une procédure d‘exclusion à l‘encontre de Gérard Filoche, membre du bureau national du PS et figure de son aile gauche, qui a publié un photomontage anti-Macron emprunté à l‘extrême-droite et rappelant l‘imagerie nazie et antisémite. Filoche  a publié vendredi soir un tweet présentant le chef de l‘Etat avec un brassard rouge et blanc où la croix gammée est remplacée par le signe dollar. Emmanuel Macron y domine un globe terrestre, bras écartés, encadré par des drapeaux israélien et américain et les figures du PDG d‘Altice Patrick Drahi, du banquier Jacob Rothschild et de l‘ancien conseiller de François Mitterrand Jacques Attali. Le tout accompagné par la légende : “En Marche vers le chaos mondial”. Gérard Filoche ajoute à propos d‘Emmanuel Macron : “Un sale type, les français vont le savoir tous ensemble bientôt.”  La Ligue internationale contre le racisme et l‘antisémitisme (Licra) a dénoncé un photomontage “immonde”, emprunté selon elle au site internet “Egalité et Réconciliation”, de l‘idéologue d‘extrême-droite Alain Soral. Il vaut à ce dernier d’être renvoyé le 24 janvier prochain devant le tribunal correctionnel de Paris, rappelle la Licra, partie civile dans ce dossier. “Les mêmes maux appellent les mêmes réponses : dans le cas de Gérard Filoche, la Licra saisit la justice”, a annoncé cette organisation dans un communiqué. Dans un communiqué, le PS condamne pour sa part un tweet “insupportable, inexcusable et inacceptable”, qui “porte atteinte aux valeurs mêmes du socialisme ainsi qu’à l‘engagement (…) de ses militants contre le racisme et l‘antisémitisme”. “C‘est pourquoi la direction du Parti socialiste a immédiatement décidé d‘engager une procédure d‘exclusion.

PS : « pas d’avenir, il est temps qu’il disparaisse » (Strauss-Kahn)

PS : «  pas d’avenir, il est temps qu’il disparaisse »  (Strauss-Kahn)

 

 

« Le PS n’a pas d’avenir et c’est une bonne chose. Il est temps qu’il disparaisse », affirmé Strauss-Kahn à Marrakech en mage d’un colloque international (World Policy Conference)   . Avant de donner un satisfecit au nouveau président Français, Strauss-Kahn a insisté sur le nécessaire équilibre entre mesures économiques et mesures sociales. Tout en estimant  que Macron  pourrait aller encore plus vite dans la mise en œuvre des réformes.

 

Aurélie Filippetti exclue du PS ?

Aurélie Filippetti exclue du PS ?

Règlement de comptes au parti socialiste avec la mise à l’écart de l’ancienne ministre Aurélie Filipe qui avait choisi de soutenir la liste dissidente conduite par Philippe Gasparella, ex-suppléant de la candidate aux législatives. Et ce choix n’a pas convenu à l’ancien secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini, qui a malgré tout été réélu sénateur., l’ex-ministre, devenue conseillère municipale à Metz, ainsi que tous ceux qui l’ont suivie, a reçu un avis de «sortie» du parti.  les socialistes «légitimistes» s’appuient sur les statuts du parti. «On n’est pas dans une logique d’exclusion mais de clarification», «La même règle s’est d’ailleurs précédemment appliquée à Richard Lioger et Ludovic Mendes après qu’ils se sont présentés aux législatives contre nos candidats»,. Avant de lancer une bravade: «Aurélie Filippetti peut toujours faire appel, mais il lui faudra prouver qu’elle n’a pas enfreint nos statuts». C’est justement ce que compte faire l’intéressée. Dans un message publié sur Facebook, elle annonce sa riposte à venir: «Je confirme avoir reçu cette lettre ainsi que mes amis. La procédure utilisée – la lettre recommandée – était sans doute ce que l’on pouvait attendre de plus élégant de la part de la Fédération de Moselle du Parti socialiste et de ses dirigeants. Le délit d’opinion n’existant pas en démocratie, n’ayant enfreint aucune règle interne, j’ai adressé un recours à la Commission de dsicipline.

PS : plus utile dans l’opposition qu’au pouvoir (Cambadélis)

 

C’est un aveu d’impuissance qu’a reconnu Jean-Christophe Cambadélis, l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste, sur BFMTV ce dimanche soir. Pour parler clair il a indiqué que le parti socialiste ne servait pas à grand-chose une fois au pouvoir. D’une manière plus générale il a estimé que la logique des institutions de la Ve République plaçait les partis au pouvoir en situation de parenthèses. Pas question en effet de contester la politique du gouvernement voir même de faire des propositions. Cela vaut toutes les formations y compris actuellement avec le parti en marche. Du coup les organisations politiques une fois pouvoir se laisse cannibaliser par une logique de gouvernance souvent technocratique. « Quand vous êtes un parti au pouvoir, le parti ne peut pas faire échec à son propre gouvernement. Vous ne pouvez qu’infléchir, vous ne pouvez pas renverser une orientation politique. »:  »Nous avons été un parti de gouvernement qui a sombré dans la gouvernance (…) Nos électeurs ne nous ont plus suivis parce qu’ils ne voyaient pas où nous voulions aller. »  . Jean-Christophe Cambadélis estime par ailleurs que François Hollande n’était pas prêt à gouverner. « François Hollande était dans une compétition avec Dominique Strauss-Kahn. À l’époque, tout le monde pensait qu’il allait l’emporter (…) Et d’un seul coup, il s’est retrouvé dans une situation de mener sa campagne pour l’élection présidentielle alors qu’au fond il se préparait à être dans un ticket avec Dominique Strauss-Kahn. Il n’avait pas réfléchi, humé, défini (…) ce qui aurait été nécessaire pour la France. » Jean-Christophe Cambadélis observe par ailleurs que la quasi-totalité des parties politiques font reposer leur projet sur une philosophie très centralisatrice (de l’extrême gauche à l’extrême droite). Il oppose à cette philosophie une vision participative très décentralisée car estime-t-il les Français ne veulent pas seulement une politique cohérente mais tout autant être associé à la définition des orientations. Pour lui,  le mouvement en marche du président de la république présente de ce point de vue les mêmes défauts que ceux du parti socialiste et connaîtra à terme le même sort. Bref face à la démarche jacobine de tous les partis politiques,  Jean-Christophe Cambadélis propose une démarche girondine très volontariste. Dommage évidemment que les propositions de Jean-Christophe Cambadélis arrivent un peu tard.

PS : un parti de frondeurs contre la réforme du Code du travail

PS : un parti de frondeurs contre  la réforme du Code du travail

 

C’est reparti pour un tour, le PS  veut refaire son unité sur une stratégie d’opposition qui permet au moins de dissimuler les divergences internes entre gauchistes, sociaux démocrates et libéraux. Toujours  la vieille stratégie Mitterrandienne : unir sur ce qu’on conteste  puisqu’il est impossible de s’unir sur des positions constructives. Bref le parti socialiste tente de refaire son unité sur les postures des frondeurs avec l’idée aussi de récupérer les différents mécontentements syndicaux à des fins politiques. Un peu comme Mélenchon mais avec retard. Olivier Faure président  du groupe socialiste à l’assemblée et de bien des points sur lesquels la gauche politique et syndicale pourrait s’unir mais sans en citer un  Le Parti socialiste, qui conteste la réforme du Code du travail, a appelé vendredi les organisations syndicales et partis hostiles aux ordonnances à opposer un front uni au gouvernement. “C‘est une occasion ratée, un rendez-vous manqué avec l‘emploi et avec le dialogue social”, a dit Olivier Faure, président du groupe socialiste à l‘Assemblée, au lendemain de la présentation par le gouvernement des ordonnances visant à réformer le Code du travail. “Ce que les Françaises et les Français (…) attendent de nous, c‘est, non pas que nous fassions chacun triompher notre propre point de vue mais que nous soyons au moins capables (…) de faire triompher les points pour lesquels nous sommes d‘accord”, a-t-il ajouté lors d‘un point de presse. “Quelle force ça aurait d‘avoir des organisations très différentes qui disent ‘il y a quatre points par exemple sur lesquels on est tous d‘accord, là-dessus ça va bouger’? Ça aura de l’écho quand même dans l‘opinion». Après la présentation des textes de loi jeudi, la CGT, du côté syndical, et La France insoumise, sur le front politique, ont déclaré qu‘elles maintenaient leurs mobilisation respectives des 12 et 23 septembre. Le Parti socialiste dit vouloir contacter les syndicats dans les prochains jours pour discuter d‘une ligne commune de revendications. Il appelle aussi les “organisations de cadres”, et les partis politiques tels que La France insoumise, le parti communiste et les écologistes à se joindre au mouvement, sans en dire plus sur la forme que prendrait cette mobilisation. Bref une sorte de front populaire avec  presque 100 ans de retard !  Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré vendredi sur BFM TV ne pas souhaiter une coalition entre syndicats et partis pour une question d‘indépendance. Le PS ne participera pas aux deux journées de mobilisation de septembre.

Monument historique : François Hollande veut « reconstruire » le PS

Monument historique : François Hollande veut « reconstruire » le PS

 

Ce n’est évidemment pas un hasard si très récemment Hollande est sortie de sa réserve d’une part pour réhabiliter son bilan, d’autre part pour attaquer Macron en lui conseillant surtout l’immobilisme. La stratégie est surtout politicienne. François Hollande qui ne sait pas faire autre chose que de la politique et de retour. En fait,  il veut reconstruire l’PS, sorte de monument historique très délabré. On voit mal comment un architecte de la vieille école pourrait rebâtir une bâtisse un peu solide à moins d’utiliser les vieilles recettes qui consistent à obtenir le soutien de courants contradictoires grâce à des synthèses molles. Des synthèses qui permettent d’unifier les gauchistes, les sociaux démocrates et les libéraux. Une stratégie qui ne tient que dans l’opposition car sitôt confrontée aux réalités pouvoir ces contradictions explosent. Mais pour Hollande comme pour de nombreux autres caciques de la politique, peu importe ;  il sera toujours temps d’essayer de dépasser ces contradictions l’objectif premier et la conquête du pouvoir et même l’unique objet du projet. . Martine Pinville, ancienne secrétaire d’Etat au Commerce hollandaise convaincue, fait d’ailleurs peu de mystère des intentions de l’ancien chef de l’Etat: « Il prépare. Il veut reconstruire le parti pour qu’il puisse mieux répondre aux attentes des Français. » Quels Français ?

PS : des salaires confortables

PS : des salaires confortables

Mediapart souligne les alaires un peu excessifs de certains responsables au PS. Malheureusement, le phénomène touche de nombreux élus et ou apparatchiks qui transforment  la fonction politique en métier et qui perdent de vue l’objet social du mandat : servir l’intérêt général et non se servir ! Une maladie qui ne touche pas que des responsables nationaux mais aussi  nombre d’élus locaux. A l’heure où le PS va devoir se serrer la ceinture, plombé par l’élection présidentielle –qui a vu Benoît Hamon dépenser plus de 15 millions d’euros pour un résultat très décevant– et les législatives, certaines rémunérations font tâche au sein du parti. D’autant que selon Mediapart, ce sont les proches du Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis qui sont particulièrement bien lotis. La directrice de communication du parti, Karine Gautreau, touche ainsi 7600 euros brut par mois, selon le site d’informations. A cela, il convient d’ajouter son indemnité d’adjointe au maire du 19ème arrondissement (1500 euros). Lorsque Jean-Christophe Cambadélis était encore député, elle touchait également 700 euros mensuels en tant qu’assistante parlementaire. Et a été rémunérée pour avoir assuré la communication de la campagne du député sortant en 2017. Pierre Kanuty, le conseiller diplomatique du Premier secrétaire, gagne lui 4300 euros brut par mois. Auxquels s’ajoutent 2600 euros en sa qualité de conseiller régional d’Île-de-France. Quant à Frédéric Bonnot, qui occupe le poste de secrétaire général administratif, il émarge à 9100 euros brut. Sans oublier Maxime des Gayets, directeur de cabinet de Jean-Christophe Cambadélis. Ce dernier, qui devrait quitter son poste à la fin du mois, cumule son salaire de plus de 10.000 euros brut avec ses indemnités d’adjoint au maire du 2ème arrondissement (1540 euros) et de conseiller régional d’Île-de-France (2660 euros). Certains salariés, interrogés par Mediapart, s’étonnent ainsi de voir des niveaux de rémunération dignes du secteur privé s’appliquer à un parti financé par des subventions publiques. 

Benoît Hamon crée son micro parti et quitte le PS

Benoît Hamon crée son micro parti  et quitte le PS

 

Sans doute en panne d’imagination Hamon a intitulé son micro parti : « mouvement du 1er juillet » date de sa création. Il n’a pas osé faire une référence au socialisme dont  il se réclame toujours. Un titre finalement assez neutre et même plat à l’image du peu de charisme de l’intéressé qui paraît toujours un peu hors-sol dans le paysage politique. Un micro parti qui pourra tout juste espérer une audience de 2à 3 %, tout au plus ; une audience  insuffisante pour gagner les élections mais suffisante pour en faire perdre les  autres organisations de gauche en particulier le parti socialiste. Le poète de la gauche avec son revenu universel veut refaire le coup du congrès d’Épinay. Malheureusement il n’a pas l’étoffe d’un Mitterrand et le socialisme à la papa n’a plus sa place dans le monde contemporain. De moins en moins de pays s’y réfèrent encore. Ce mouvement du 1er juillet permettra peut-être à Benoît Hamon  de continuer de faire de la politique, accessoirement d’en vivre mais sans doute pas de créer un mouvement de renouvellement de masse. Ce n’est plus seulement un éclatement de la gauche à laquelle on assiste mais à un véritable émiettement avec les insoumis, le parti socialiste canal historique, les écolos, le parti communiste et les socialistes ralliés à Macon sans parler de l’autre partie microscopique que constitue les radicaux de gauche. Benoît Hamon, qui réunissait ses fidèles ce samedi sur la pelouse de Reuilly à Paris pour le lancement de son « Mouvement du 1er juillet », a donc annoncé son départ du parti d’Epinay. « J’ai décidé de quitter le Parti socialiste », a-t-il déclaré sous de nombreux applaudissements tout en précisant qu’il ne quittait pour autant « ni le socialisme, ni les socialistes ». Des premiers signes se faisaient sentir sur un potentiel départ : samedi dernier, Benoît Hamon avait par exemple préféré se rendre à la Gay Pride plutôt que participer au Congrès national du PS. A la tribune, le candidat malheureux à l’élection présidentielle a en effet estimé, devant les 11.000 militants présents selon lui, que le PS avait « peut-être fait son temps » après avoir concédé de « trop nombreux renoncements et reniements ». « Il a eu des heures glorieuses. Ma conviction est qu’aujourd’hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d’Epinay », a expliqué Benoît Hamon en considérant que l’électorat socialiste avait été avalé « par la République en Marche et la France Insoumise ». L’ancien député des Yvelines, battu dès le premier tour des législatives le mois dernier, plaide depuis plusieurs semaines pour une « maison commune » avec EELV – son allié de la présidentielle – et le Parti communiste français.

 

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

Stéphane Le Foll (PS) contre une opposition radicale au gouvernement

 

 

Si l’on en croit Stéphane le Foll, député TPS, ancien porte-parole du gouvernement plusieurs lignes vont coexister au sein du parti socialiste quant à l’attitude à avoir vis-à-vis de Macron. Par rapport au vote de confiance par exemple la ligne officielle est de voter contre mais certains pourraient voter pour et d’autres s’abstenir. Stéphane le Foll préconise d’adopter une attitude positive par rapport au gouvernement tout en restant dans l’opposition. Plusieurs députés socialistes ont aussi critiqué dimanche la position officielle du Parti socialiste, choisie samedi soir en conseil national, de voter contre la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe. Il n’est pas certain toutefois qu’on procède à des exclusions ainsi que  le demandent certains comme la frondeuse Noël Marie Lienemann passée par tous les courants des rocardiens aux frondeurs. La principale ligne de partage se situe entre les  progressistes et la ligne crypto marxiste. ¨ Stéphane Le Foll, élu sans opposant de La République en marche face à lui, souhaite « faire évoluer » cette position afin que son parti « aille dans un certain sens, qui n’est pas une opposition radicale » au gouvernement. Parmi les 31 députés socialistes élus dimanche dernier, certains vont plus loin et ont fait savoir qu’ils iraient contre l’avis du PS. « Je souhaite voter la confiance au gouvernement », a annoncé dimanche le député Guillaume Garot sur franceinfo, qui se défend de donner un « chèque en blanc » à Emmanuel Macron. « Pour peser, pour être exigeant il faut d’abord afficher un soutien clair mais un soutien toujours exigeant », s’est-il justifié. Mardi dernier à la sortie d’un bureau politique, plusieurs membres appelaient à exclure les socialistes qui voteraient la confiance à Edouard Philippe, à l’image du sort réservé à l’ancien Premier ministre Manuel Valls. « Si on commence à exclure au moment où l’on veut reconstruire, je pense qu’on ira pas très loin », a réagi dimanche Guillaume Garot. Manuel Valls, élu sans l’étiquette socialiste ni celle de La République en marche malgré son appel à voter dès le premier tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron, est pour l’instant inscrit comme député divers gauche. L’ancien premier ministre devrait tout de même siéger dans un groupe « progressiste », selon Le Parisien. Il retrouverait dans cette formation notamment des radicaux de gauche et un autre dissident socialiste, Olivier Falorni.

Le PS : retour à l’idéologie de l’opposition des années 70

Le PS : retour à l’idéologie de l’opposition des années 70

 

 

 

 

Retour aux années 70 pour le PS qui fait de la posture d’opposition le ciment idéologique. Le parti socialiste réduit à pas grand-chose à l’assemblée nationale choisit donc une nouvelle fois la fuite en avant pour ne pas avoir à trancher entre des lignes politiques de plus en plus contradictoires. On objectera queces oppositions  ne sont pas nouvelles mais elles ont pris cette fois des proportions qui rendent inconciliables  la ligne progressiste et la ligne crypto marxiste. ¨Etre dans l’opposition devrait être un critère pour se dire socialiste ! On ne sait pas  sur quoi on est pour mais on sait au moins sur quoi on est contre ! Une nouvelle synthèse à la mode de François Hollande qui fait encore reculer la grande confrontation nécessaire pour sauver un parti menacé à sa gauche par Mélenchon et à sa droite par Macron. . Clairement dans l’opposition, le Conseil national – qui correspond au parlement du parti – a entamé le long processus de la clarification. Les 200 membres présents à la Maison de la Chimie (Paris, VIIe arrondissement) sur 309 ont affirmé que le PS ne voterait pas la confiance. «Le PS est clairement dans l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe. Il ne votera pas la confiance», a confirmé Rachid Temal, secrétaire national, lors de la conférence de presse finale de la journée. Concrètement, selon les statuts du parti, cette décision devrait contraindre les trente députés PS à voter contre dans l’hémicycle le 4 juillet, ou a minima, s’abstenir. Sauf qu’en dépit de la position collective du groupe, chacun pourra exercer sa liberté de vote. Des sanctions seront-elles prises contre les parlementaires qui voteront pour la confiance au gouvernement? «Nous serons clairement dans l’opposition, mais nous allons voir, je ne veux pas commencer par des mesures de caporalisation, ce sera à chacun de s’auto-discipliner», a déclaré Olivier Faure, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, à son arrivée rue Saint-Dominique. Pour l’heure, au moins trois députés socialistes ont exprimé leur volonté de voter pour la confiance: Olivier Dussopt, David Habib et Guillaume Garot, absents samedi de la réunion. Olivier Faure, sur une ligne plutôt conciliante, veut convaincre son groupe de ne pas voter pour. Mais sans contraindre, au risque de perdre quelques députés dans un groupe déjà réduit à peau de chagrin.

« Le PS est mort » (Le Guen)

« Le PS est  mort » (Le Guen)

 

Déjà sonné après la présidentielle, le Parti socialiste « est très clairement mort », a estimé sur LCI Jean-Marie Le Guen, ancien secrétaire d’Etat de François Hollande. Comme le SFIO, le PS va disparaitre après le laminage des législatives où  il obtient au  premier tour des législatives  un peu plus de 7% des votes, la défaite la plus importante dimanche prochain, 46 ans jour pour jour après la refondation du parti en 1971 au congrès d’Epinay. « Le premier tour des élections législatives est (…) marqué par le recul sans précédent de la gauche dans son ensemble et notamment du Parti socialiste », a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire fragilisé avant le scrutin et disqualifié à l’issue du premier tour. La campagne socialiste, qui a pâti d’un manque de lisibilité et de leadership, risque d’aboutir au plus bas nombre de députés élus, inférieur à celui de la débâcle de 1993, quand le PS n’avait remporté que 57 sièges. Parmi les figures qui doivent symboliser cette réinvention, plusieurs n’ont pas passé ce premier tour. C’est le cas de Benoît Hamon ou de Matthias Fekl, ancien ministre de l’Intérieur, contrairement à Najat Vallaud-Belkacem – néanmoins en ballottage très défavorable. Seule Delphine Batho semble en mesure de l’emporter dans sa circonscription. Les socialistes n’ont pas attendu cette défaite pour se déchirer, entre aile gauche en faveur de l’opposition au nouveau chef de l’Etat et aile droite du parti, Manuel Valls en tête, qui a fait campagne en faveur de la majorité présidentielle. Les résultats donnent raison à ces derniers, face à qui La République en marche, n’avait pas toujours présenté de candidat. Stéphane le Foll arrive ainsi en tête dans la 4e circonscription de la Sarthe, avec 30,31%, tout comme Marisol Touraine en Indre-et-Loire. Manuel Valls, qui n’est plus au PS, est lui aussi premier. Myriam El Khomri arrive, de son côté, derrière Jean-Yves Bournazel, candidat Les Républicains se revendiquant comme elle du nouveau chef de l’Etat. L’implantation locale des socialistes n’a pas permis d’éviter la défaite. Plusieurs figures du parti, élus depuis plusieurs décennies, sont disqualifiées dès le premier tour, comme Elisabeth Guigou, en Seine-Saint-Denis, Patrick Mennucci, à Marseille, ou encore Jean Glavany, dans les Hautes-Pyrénées. D’autres, anciens ministres, n’ont pas fait mieux, comme Aurélie Filippetti, ou les alliées écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse.

Une tôle historique pour le PS »(Hamon le connaisseur)

Une tôle historique pour le PS »(Hamon le  connaisseur)

Benoît Hamon le candidat très malheureux aux présidentielles se transforme en pronostiqueur de la défaite historique de son propre parti. Un Hamon  qui d’ailleurs a de fortes chances d’être lui-même battu l’heure des législatives. L’ancien candidat socialiste aux présidentielles surprend encore par son irresponsabilité totale. Le plus ahurissant c’est quand il prévoit le lancement d’un de son propre mouvement «une organisation nouvelle, citoyenne, intellectuelle, sociale, écologiste et européenne » un mouvement aux qualificatifs nombreux mais qui ne réunira sans doute pas plus de 2 % dans l’opinion. Il serait sans doute temps que Benoît Hamon  reprenne contact avec le réel lui qui n’a pratiquement jamais travaillé en dehors de la politique. De ce point de vue, sa probable défaite aux législatives sera salutaire. Candidat à sa réélection dans la 11ème circonscription des Yvelines, où les prétendants des Républicains, de La République en marche et de la France insoumise peuvent également espérer se qualifier au second tour, Benoît Hamon confesse au Monde que le scrutin sera « compliqué » pour lui. Le socialiste prédit « entre quinze et quarante » sièges pour le PS, et ajoute: «Si c’est quinze, je vois mal comment je peux en faire partie, ajoute-t-il. La circonscription bascule en fonction des majorités. Elle a été à gauche quand la gauche gagnait les législatives, elle ne l’a jamais été quand la gauche perdait. Alors a fortiori quand on se prend une énorme raclée… » Benoît Hamon affirme avoir appris de sa défaite: « J’en tire la conclusion que c’était la fin d’un cycle à gauche. (…) on ne me fera pas faire de la politique aux côtés de personnes avec qui je ne partage plus l’essentiel, comme Manuel Valls. »

Législatives PS : c’est cuit (Cambadélis)

Législatives PS : c’est cuit  (Cambadélis)

Cette fois il n’y a plus aucune illusion chez le secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis. Pas étonnant puisque les sondages ne donnent que 25 à 30 sièges pour l’alliance parti socialiste, radicaux de gauche Europe écologie les Verts alors que lors des dernières élections ils  pouvaient compter sur plus de 250 députés. Dans le pire des scénarios le parti socialiste espérait encore une cinquantaine de députés mais les différents sondages ne  leur attribue plus qu’une trentaine seulement ; en outre, sur cette base électorale très réduite entre parenthèses c’est à lui sans du corps électoral) les divisions n’ont jamais été importants avec d’un côté les frondeurs gauchistes et de l’autre les progressistes on voit mal comment ces deux camps pourraient continuer de cohabiter au sein du même parti au sein d’un même groupe parlementaire « Il y a d’autres responsabilités, on en parlera en temps et  en heure », a-t-il ajouté.  » Je n’ai pas réussi à faire en sorte que les socialistes soient unis malgré mes demandes, mes discussions… », a déclaré Cambadélis. Avant de poursuivre en mettant son camp en garde: « Je pense qu’aujourd’hui comme demain, s’il n’y a pas l’unité des socialistes et de l’ensemble de la gauche, il peut y avoir une déroute des socialistes dans une défaite historique de la gauche ». Le dirigeant du PS est lui-même en danger dans sa circonscription parisienne où il fait face à Mounir Mahjoubi, candidat de La République en marche et membre du gouvernement. « Nous faisons la guerre à celui qui est plus proche de nous par rapport à la droite et l’extrême droite », a déploré le député de Paris. Jean-Christophe Cambadélis est également revenu sur le choix de Benoît Hamon de soutenir le candidat communiste opposé à Manuel Valls aux législatives dans l’Essonne: « J’ai dit déjà que Benoît Hamon faisait à Manuel Valls ce que Manuel Valls lui avait fait » en votant pour Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle. « On peut continuer comme ça pendant 30 ans, je ne pense pas que ce soit comme cela qu’on peut redresser la gauche », a-t-il prévenu.

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour « en Marche » à la télé !

Législatives : deux heures pour le PS, 12 minutes pour en Marche à la télé !

Le parti d’Emmanuel Macron conteste la répartition du temps d’antenne entre les formations politiques en lice pour les élections législatives. LREM conteste plus particulièrement l’article 167-1 du code électoral, qui régit cette répartition et limite à 12 minutes au total le temps d’antenne des formations non représentées par des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale. C’est le cas de LREM, héritier d’En Marche !, mouvement créé par Emmanuel Macron en avril 2016 mais qui compte aujourd’hui plus d’adhérents que tout autre parti français et est crédité d’une nette avance par les sondages. La QPC, qui conteste la conformité de l’article 167-1 à la Constitution, sera examinée mardi après-midi en audience par le Conseil constitutionnel, qui rendra publique sa décision mercredi matin, a précisé à Reuters cette institution. Selon le même article, les formations politiques représentées par des groupes parlementaires bénéficient pour leur part de temps d’antenne proportionnels à leur importance dans l’Assemblée sortante. Le Parti socialiste bénéficie ainsi de deux heures de temps d’antenne, alors qu’il a été laminé par la présidentielle. Le parti Les Républicains (LR), autre perdant de cette élection, a pour sa part été crédité par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de 104 minutes, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), alliée de LR, de 22 minutes et le Parti radical de gauche, allié du PS, de 15 minutes.

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