Archive pour le Tag 'provisoire'

Une taxe provisoire sur les riches proposée par le FMI

Une taxe provisoire sur les riches proposée par le FMI

Comme d’autres, le FMI propose la mise en place d’une taxe provisoire sur les plus riches pour financer les énormes dépenses des gouvernements qui font face au financement de la crise sanitaire. L’idée peut paraître pertinente et généreuse. Le seul problème pour des pays comme la France par exemple c’est que déjà le niveau de prélèvements obligatoires atteint des records avec 46 % du PIB consacré à l’impôt et 56 % du PIB aux dépenses.

La question est complexe car la taxation ne concernerait que ce qui aurait bénéficié de revenus supplémentaires (entreprises et particuliers) pendant la crise. Il faudrait en effet distinguer les bénéficiaires et les victimes ; ces dernières très nombreuses. Enfin et peut-être surtout, il faudrait s’assurer du caractère réellement provisoire de la nouvelle taxation. Or en France en particulier il est rare qu’une nouvelle taxation ne soit pas institutionnalisée pour toujours.

 

Notons aussi que les besoins financiers sont immenses et la France par exemple aurait besoin de  200 milliards par an de fiscalité nouvelle pour financer son déficit budgétaire covid. Un poids fiscal difficile à supporter sur une année et qui pourrait tuer la compétitivité et la croissance future.

 

Mieux vaudrait sans doute amortir sur le long terme l’endettement. Le  FMI recommande pourtant, comme il l’avait fait en octobre, la mise en place d’une fiscalité provisoire sur les revenus les plus élevés pour aider les gouvernements à répondre à ces besoins de financement. Prenant acte du fait que dans les économies avancées, il y a eu ces dernières années une érosion des revenus provenant de l’impôt sur les sociétés, Paolo Mauro, économiste au FMI a salué l’initiative internationale «pour parvenir à un accord» sur l’imposition d’une fiscalité minimale mondiale.

 

«Nous avons également constaté une érosion de l’imposition des revenus personnels pour les personnes se situant tout en haut de l’échelle des revenus», a-t-il ajouté. «Ainsi, dans les économies avancées, il y a une opportunité d’inverser» cette tendance en augmentant à la fois l’impôt sur le revenu des sociétés et des particuliers les plus riches, en éliminant les niches fiscales, en augmentant les impôts fonciers ou les droits de succession, a-t-il détaillé.

Le chef des affaires budgétaires du FMI Vitor Gaspar a de son côté défendu la vaccination tous azimuts. Plus de 1.000 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires pourraient être générées d’ici 2025 à l’échelle mondiale si tous les pays parvenaient à maîtriser la pandémie plus tôt que prévu. Cela permettrait aussi «d’économiser des milliards supplémentaires dans les mesures d’aide» aux économies, observe le FMI dans son rapport sur la surveillance budgétaire publié mercredi dans le cadre des réunions de printemps. «La vaccination est donc plus que rentable, car elle offre un excellent rapport qualité-prix aux fonds publics investis pour accélérer la production et la distribution mondiales de vaccins», commentent les auteurs.

Moral des patrons : remontée provisoire ?

Moral des patrons : remontée provisoire ?

Depuis décembre il semblerait qu’on assiste à un lent  redressement du moral des patrons. Reste que cette évolution positive pourrait être contredite par la nouvelle percée de la pandémie. Selon la dernière Grande consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI, le moral des dirigeants poursuit sa lente remontée depuis décembre pour s’établir au mois de février à 76 points. Il s’agit du meilleur score depuis le mois de septembre. A l’automne, l’optimisme des répondants avait plongé après l’annonce du second confinement tout au long du mois de novembre. Par ailleurs, cette hausse de l’optimisme concerne aussi bien les entreprises de plus de 9 salariés (12 points ) que celle ayant entre 0 et 9 salariés (11 points). Il reste que la forte progression du variant anglais dans les chaines de contamination et les reconfinements locaux dans les zones à nouveau en tension comme la Côte d’Azur ou certaines villes comme Dunkerque assombrissent à nouveau les perspectives pour les populations à l’échelle de certains territoires.

Nucléaire: Un accord provisoire entre l’Iran et l’agence internationale

Nucléaire: Un accord provisoire entre l’Iran et l’agence internationale

L’Iran s’est félicitée  hier des discussions à Téhéran avec le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, à l’approche de la mise en application d’une loi qui limiterait les inspections des activités nucléaires en cas de maintien des sanctions américaines.

L’AIEA et l’Iran ont publié une déclaration conjointe indiquant que Téhéran continuerait de mettre en œuvre l’Accord de garanties globales, ses obligations fondamentales envers l’agence qui permettent de surveiller ses installations nucléaires déclarées.

L’AIEA poursuivra également «les activités de vérification et de surveillance nécessaires pendant jusqu’à trois mois», indique le communiqué, sans préciser quelles sont ces activités.

Grossi, ched de L’AIEA a déclaré que les mesures que l’Iran prendrait cette semaine seraient «dans une certaine mesure atténuées» par les termes de ce nouvel accord temporaire.

«Ce que nous avons convenu est quelque chose de viable, il est utile de combler ce fossé que nous avons, de sauver la situation maintenant. Mais bien sûr, pour une situation stable et durable, il faudra une négociation politique qui ne dépend pas de moi », a déclaré Grossi, suggérant que cela créait une fenêtre pour des pourparlers sur le sauvetage de l’accord nucléaire.

Dans un geste à l’égard de l’Iran, les États-Unis ont accepté jeudi une invitation des Européens à participer à des pourparlers pour relancer l’accord de 2015. Mais le lendemain, Joe Biden a appelé les puissances européennes à travailler de concert avec les États-Unis pour répondre aux « activités déstabilisatrices » de l’Iran au Moyen-Orient.

La partie est encore loin d’être jouée car à la confrontation des stratégies diplomatiques s’ajoutent aussi des considérations internes surtout en Iran pour ne pas perdre la face.

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia vient de gagner devant la cour d’appel de Paris mais devra attendre environ au moins un mois et demi concernant la nouvelle enquête de l’autorité des marchés financiers. En outre Veolia devra se situer par rapport à la proposition du ministre de l’économie qui souhaite la nomination d’un médiateur entre Veolia et Suez. Une proposition acceptée par Suez.

Bref une sorte de victoire à la Pyrrhus pour Veolia.  La cour d’appel de Paris a confirmé que Veolia n’était donc pas en situation de préoffre lorsque la société a racheté auprès d’Engie une participation de 29,9 % dans le capital de son concurrent Suez. Ce dernier estimait que le projet de Veolia, l’achat de la participation d’Engie dans Suez suivi d’une offre publique, était un montage suffisamment précis pour le qualifier de préoffre. L’AMF avait battu en brèche cette interprétation dans sa décision du 24 septembre, considérant que l’offre était loin d’être finalisée. Suez avait porté l’affaire devant la cour d’appel de Paris, qui a donc une nouvelle fois donné raison à Veolia.

C’est un coup dur pour Suez, car un avis différent aurait tout simplement annulé la transaction de vente des titres Suez. Il s’agit de la deuxième victoire importante de Veolia depuis le début du mois. Le 3 février, le tribunal de commerce de Nanterre a estimé que Veolia n’avait pas à mener à bien une procédure d’information- consultation auprès des salariés de Suez. Ce qui a permis au groupe dirigé par Antoine Frérot de récupérer ses droits de vote, même s’ils restent encadrés par les autorités de la concurrence. Et de lancer son projet d’OPA dimanche 7 février. Cependant  le gendarme français de la Bourse ne pourra probablement pas se prononcer sur la conformité de l’offre publique d’achat de Veolia sur Suez « avant un mois et demi, deux mois », a dit vendredi son président Robert Ophèle.

Pendant ce temps-là le gouvernement ne restera pas non plus inactif et poussera ses pions pour geler les hostilités de Veolia vis-à-vis de Suez.

 

Moral des Français : rebond … provisoire ?

Moral des Français : rebond … provisoire ?

D’après l’INSEE, en décembre, « la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente très fortement. Le solde correspondant gagne quinze points par rapport au mois précédent. Il dépasse sa moyenne de longue période, pour la première fois depuis février 2020″.

Concernant la situation financière future des ménages, « le solde d’opinion augmente fortement aussi, gagnant neuf points et dépassant sa moyenne de longue période », met en avant l’Insee. Toujours au cours du mois de décembre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner « baisse nettement ».

Celle considérant que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois « augmente très fortement, après avoir chuté en octobre et novembre: le solde correspondant gagne vingt points mais demeure néanmoins très en dessous de sa moyenne de longue période », résume l’institut. Notons que cette enquête a été réalisée en décembre à la veille des fêtes.

L’évolution pourrait être différente en janvier avec d’une part la progression de la pandémie, la crise de la politique vaccinale et les perspectives économiques très sombres revues d’ailleurs en baisse par les instituts internationaux. Des perspectives qui s’accompagnent de mesures de reconfinement dans le monde et qui pourraient contribuer à la détérioration de ce moral.

Brexit: accord très provisoire des transactions financières swap

Brexit: accord très provisoire des transactions financières swap

En raison du brexit,  on a craint une interruption au moins partielle des transactions sur les swaps entre les deux rives de la Manche, qui représentent des milliards d’euros chaque jour. Les filiales des banques de l’UE basées à Londres étaient les plus menacées.

Le swap est une sorte de contrat d’échange de flux financiers qui concernent essentiellement les banques et autres institutions financières

  • le swap peut concerner des devises, des taux d’intérêt des risques de crédit des matières premières et d’autres opérations complexes. Concernant des indices, des obligations ou encore des actions.
  • Un swap de taux est un contrat dans lequel deux contreparties s’engagent mutuellement à se verser des flux financiers (les « jambes » du swap). La contrepartie « jambe fixe » paye les intérêts à taux fixe pour recevoir un taux variable. À l’inverse, la « jambe variable » paye un taux variable et reçoit un taux fixe.

Le swap (de l’anglais to swap : échanger) ou contrat d’échange financier (J.O. du 21 septembre 2017 / 31 janvier 1990 ) est un produit dérivé financier. Il s’agit d’un contrat d’échange de flux financiers entre deux parties, qui sont généralement des banques ou des institutions financières.

Le swap est le deuxième marché financier après les emprunts d’État

Pour ne pas bloquer les swaps, les autorités britanniques ont autorisé le marché commun a utilisé les plates-formes britanniques pour une période de trois mois. “Nous verrons, d’ici au 31 mars 2021, si l’évolution des marchés ou de la réglementation justifie de reconsidérer notre approche”, ajoute la FCA dans un communiqué.

Cette décision implique qu’une partie des transactions réalisées jusqu’à présent à la City de Londres devraient migrer à partir de lundi vers des plates-formes de transactions de l’Union européenne.

La Banque d’Angleterre avait dit craindre que des perturbations affectent des swaps de taux d’intérêt représentant quelque 200 milliards de dollars (163 milliards d’euros) en l’absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’Union. L’accord commercial n’a pas traité les relations financières entre l’ombre et l’union européenne. Une discussion sur ce sujet va être engagée.

Pérou : encore un président provisoire, Francisco Sagasti

Pérou : encore un président provisoire, Francisco Sagasti

Le parlement péruvien a finalement choisi Francisco Sagasti pour occuper le poste de président pour remplacer l’autre président intérimaire Manuel Mérino. Le Pérou,  un pays qui se caractérise par une corruption généralisée chez une majorité de députés et de candidats à la présidence. Depuis 30 ans, tous les présidents successifs ont été destitués pour corruption. Ce fut encore le cas pour le dernier régulièrement élu Martin Vizcarra.

Martín Vizcarra, vient à son tour de quitter la Maison de Pizarro à Lima;  lundi, le Congrès a voté sa destitution en l’accusant d’avoir reçu des dessous-de-table en 2014, quand il était gouverneur d’un département. Mais le cas de Vizcarra n’est pas comparable à ceux de ses prédécesseurs : c’est sa croisade anticorruption qui lui vaut l’acharnement des députés, dont 69 sur 130 font l’objet de poursuites judiciaires. Depuis lundi, les mobilisations se multiplient dans le pays, en défense d’un président au taux de popularité record. Les manifestants dénoncent le «congrès putschiste» et dénient toute légitimité au chef de l’Etat par intérim, le président du Parlement, Manuel Merino, qui prend les rênes du gouvernement jusqu’à la prochaine présidentielle, prévue en avril.

Mais ce président par intérim du Pérou, Manuel Merino, a démissionné dimanche, moins d’une semaine après avoir pris ses fonctions, après des manifestations hostiles qui ont provoqué la mort de deux personnes et fait des dizaines de blessés au cours d’une des plus graves crises politiques que le pays ait connue depuis une vingtaine d’années.

Il vient donc d’être remplacé par un autre président intérimaire Francisco Sagasti. Jusqu’à quand ?

Arménie – Azerbaïdjan : cessez-le-feu provisoire ou définitif ?

Arménie – Azerbaïdjan : cessez-le-feu provisoire ou définitif ?

 

Les responsables russes, arméniens et d’Azerbaïdjan ont annoncé un nouveau cessez le feu. Ce n’est pas le premier car plusieurs ont déjà été déclarés mais aussitôt non respectés. Cette fois, c’est Poutine qui reprend encore l’initiative et qui obtient un accord. De toute manière, il n’y a sans doute que la Russie soit en capacité d’imposer la paix dans la région à propos du conflit du Haut-Karabakh . Les États-Unis se sont désintéressés du problème et le président Trump alors préoccupé par les questions électorales a fait état d’un pseudo accord qui n’a pas tenu une heure. La France de son côté a bien essayé d’intervenir pour mettre les belligérants sur une position commune mais en vain. Notons que les États-Unis, la Russie et la France ont une mission pour garantir la recherche de la paix depuis 1993 dans la région du Haut-Karabakh .

Poutine a évidemment des intérêts dans ce processus de paix car les deux pays sont des anciennes composantes de l’URSS et d’une certaine manière participent du dispositif de défense de la Russie même si elles s’opposent. Poutine a mis aussi les pieds dans le plat inquiet de voir Erdogan attiser une nouvelle fois les braises de la guerre dans une zone considérée comme le pré carré russe.

Le Kremlin a donc confirmé qu’un accord de «cessez-le-feu total» dans le Haut-Karabakh a été signé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. «Le 9 novembre, le président de l’Azerbaïdjan (Ilham) Aliev, le Premier ministre de l’Arménie (Nikol) Pachinian et le président de la fédération de Russie ont signé une déclaration annonçant un cessez-le-feu total et la fin de toutes les actions militaires dans la zone du conflit du Nagorny Karabakh à partir de minuit le 10 novembre heure de Moscou», a détaillé Vladimir Poutine, selon une déclaration diffusée dans la nuit de lundi à mardi aux médias. Selon lui, les belligérants gardent au terme de cet accord «les positions qu’ils occupent».

Croissance Chine : sortie de crise provisoire ?

Croissance Chine : sortie de crise provisoire ?

En apparence, la Chine semble mieux s’en sortir en matière de croissance avec une perspective de résultat positif d’environ 1,6 % pour l’année 2020. Il s’agit sans doute d’un résultat en trompe-l’œil d’abord parce que la Chine a besoin d’une croissance chaque année de l’ordre de 6 à 7 % pour satisfaire l’offre d’emploi et maintenir le pouvoir d’achat de sa population. Ensuite le rebond constaté jusqu’àlors  correspond surtout à un phénomène de compensation. L’économie a est en effet été paralysé au plan international pendant plusieurs mois et les stocks des entreprises destinataires des exportations chinoises ont besoin d’être reconstitués. Un phénomène qui devrait s’atténuer d’autant que la croissance n’est vraiment pas au rendez-vous dans la plupart des pays comme en Europe ou aux États-Unis

L ’accroissement du PIB chinois sera donc limité comme l’a estimé, fin juillet, la Banque mondiale. Il devrait atteindre « 1,6 %, ce qui représente la plus faible expansion depuis 1976, avant de rebondir à 7,9 % en 2021. Même si l’activité économique reprend, le rythme de la baisse de la pauvreté en Chine devrait ralentir, reflétant un ralentissement des revenus des ménages ». C’est évidemment loin des chiffres enregistrés ces dernières années, même si ceux-ci s’étaient tassés depuis le milieu des années 2010. Mais il y aura tout de même croissance, ce qui constitue pour le pouvoir chinois un argument important vis-à-vis de son opinion publique

Mais , le gouvernement chinois a entrepris de réorienter l’économie pour que celle-ci s’appuie davantage sur le marché intérieur. Le discours n’est pas nouveau, mais Xi Jinping en fait désormais une priorité. Depuis le printemps, le président chinois a multiplié les sorties et les déclarations en ce sens. En mettant l’accent sur la consommation intérieure et en faisant des entreprises locales les principaux vecteurs de la croissance, il souhaite que le pays soit moins dépendant de l’extérieur d’autant plus que les récentes initiatives de l’administration Trump visent justement à contenir l’influence économique de la Chine et à limiter les investissements américains sur son territoire. Il faudra toutefois du temps pour que s’opère des relocalisations. De ce fait, la demande internationale va encore soutenir la croissance chinoise. Pour preuve en juillet, la production industrielle a enregistré une croissance de 4,8 % par rapport à la même période de l’année dernière.

Par contre la demande intérieure ne repart pas vraiment. Selon le Bureau national des statistiques, les ventes au détail ont même reculé de 1,1 % en juillet en comparaison avec le même mois de 2019, en légère amélioration par rapport à juin où elles avaient baissé de 1,8 %. La confiance ne se décrète pas et il faudra sans doute un peu de temps pour qu’elle revienne même avec des plans de relance.

Carbone : un nette baisse historique mais , très provisoire

Carbone  : un nette baisse historique mais , très provisoire

C’est de façon presque mécanique que les émissions de carbone ont enregistré une baisse historique. Bien entendu cette  baisse sera malheureusement provisoire dans la mesure où elle est essentiellement due non pas à une modification de notre mode de production, de distribution et de consommation mais à une paralysie d’une grande partie de l’économie. Les émissions de dioxyde de carbone mondiales ont enregistré une chute spectaculaire de 8,6% pendant les quatre premiers mois de l’année, par rapport à 2019. Le record a été enregistré le 7 avril : -17%, au plus fort du confinement. Une conséquence directe de l’arrêt de l’économie des pays. Avec la reprise d’une croissance classique, les émissions vont reprendre d’autant. Certes le contenu de cette croissance pourrait et devrait se modifier mais cela ne peut s’effectuer que dans un processus progressif si on ne veut pas provoquer à côté de la crise économique un énorme tsunami  social. Cette évolution de notre mode de production, de distribution et de consommation est toutefois incontournable et beaucoup plus pertinent qu’une taxe carbone qui a surtout pour objet de boucher les trous du budget et non d’influencer la régulation des émissions polluantes. On notera d’ailleurs que le prix du pétrole et celui qui intéresse plus particulièrement les consommateurs à savoir le prix des carburants influent de manière très accessoire sur le volume de la consommation et donc des émissions.

 

Le moral des ménages français : en hausse…provisoire ?

Le moral des ménages français : en hausse…provisoire ?

 

La confiance des manages s’est encore améliorée en juillet mais ce pourrait être  provisoire. En effet on a appris ces derniers jours que la confiance des milieux d’affaires, elle, se dégradait et que les instituts de prévisions prévoyait un tassement économique pour le second semestre.  L’indice de confiance des ménages en France a donc  continué de progresser en juillet pour le septième mois consécutif, en raison notamment de moindres craintes concernant le chômage, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. L’indicateur, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), s’est établi à 102 points, soit un point de plus qu’en juin et 15 points de plus qu’en décembre, quand il avait atteint son plus bas niveau depuis 2014.

Mercosur : recul provisoire du gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’union économique et la France ont été surpris par le niveau des oppositions au projet d’accord commercial Mercosur entre  l’Europe et l’Amérique du Sud. Du coup le gouvernement essaie maintenant de ramer à contre-courant et déclare que la France ne signera pas « à n’importe quel prix ». Traduction : elle signera sans doute mais avec quelques aménagements de forme concernant la problématique agricole comme l’avait initialement déclaré Macron. Des accommodements de toute façon dérisoires car l’union européenne n’aura jamais les moyens de vérifier les conditions locales de production notamment en matière d’hygiène, de santé ou de prise en compte de l’environnement. “Il n’y aura pas d’accord à n’importe quel prix et l’histoire n’est pas terminée”, a déclaré le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. “Le gouvernement tout entier et moi-même serons vigilants. Je ne serai pas le ministre de l’Agriculture qui aura sacrifié l’agriculture française sur l’autel d’un accord international.”“Cet accord ne pourra pas être signé si, au niveau du boeuf (…), on n’a pas de certitudes sur la traçabilité”, a-t-il poursuivi. Et “déstabiliser la filière sucrière aujourd’hui, tellement elle est en difficulté, ce ne serait pas acceptable». Quelques minutes plus tôt, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian avait estimé que la précipitation n’était pas “toujours bonne conseillère” et prévenu que la France jugerait “sur pièces”.

“Même si les dispositions que l’on croit connaître de cet accord offrent des opportunités économiques importantes à nos exportateurs, il ne faut pas le négliger, il n’empêche qu’à cet instant, la France demande à voir”, a-t-il poursuivi, faisant écho aux propos tenus dans la matinée par la porte-parole du gouvernement.

Invitée de BFM TV-RMC, Sibeth Ndiaye avait fait savoir que la France “pour l’instant n’[était] pas prête à ratifier” cet accord qui, pour entrer en vigueur, doit encore être ratifié par chaque Etat membre de l’UE et le Parlement européen. La vérité c’est que le gouvernement craint par-dessus tout un mouvement de protestation du milieu agricole dans une période où les tensions sociales sont encore loin d’être apaisées notamment dans la perspective de la réforme de l’ASSEDIC et plus encore en prévision de la réforme des retraites.

Le gouvernement M5S-Ligue : un gouvernement provisoire ?

Le gouvernement M5S-Ligue : un gouvernement provisoire ?

 

Finalement de manière peut-être très provisoire on est parvenu en Italie à réconcilier l’inconciliable avec le respect de l’orthodoxie européenne, le populisme et la posture anti européenne. Pas sûre que cette coalition très hétéroclite tienne longtemps. E les italiens pourraient être rapidement conviés à revenir aux urnes.  Si le rapport à l’immigration recueille un certain soutien, il en va différemment quant au positionnement vis-à-vis de l’Europe. De toute manière, la coalition ne pourra pas tenir ses promesses contradictoires, si elle le fait elle sera la cible des marchés financiers, la dette qui représente déjà 130% du PIB) filera, avec les taux d’intérêts et la croissance sera grandement menacée. En attendant, Luigi di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) ont réussi jeudi à relancer leur alliance après s’être mis d’accord sur un ministre de l’Economie susceptible d’être accepté par le président de la République. Ce dernier avait mis son veto le week-end dernier au choix de l’eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, que les deux partis avaient présenté comme ministre de l’Economie. L’octogénaire avait indiqué avoir un plan pour abandonner l’euro. Ce poste est finalement occupé par Giovanni Tria, un économiste peu connu.Les chefs de la Ligue et du M5S ont obtenu des postes clés au gouvernement. Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur, tandis que Luigi Di Maio prend la tête d’un nouveau ministère renforcé combinant les portefeuilles de l’Industrie et du Travail. Salvini et Di Maio sont également tous deux vice-présidents du Conseil. Giovanni Tria, président de l’Ecole nationale d’administration italienne et professeur d’économie politique à l’université romaine de Tor Vergata, occupe donc le ministère de l’Economie, tandis qu’un ancien ministre des Affaires européennes, Enzo Moavero Milanesi, est ministre des Affaires étrangères. Giovanni Tria a critiqué la gouvernance économique de l’UE mais, contrairement à Paolo Savona, il n’a pas préconisé de “plan B” pour sortir de l’euro. Dans des articles récents, il a appelé à un changement dans les règles budgétaires de l’UE pour permettre aux investissements publics de soutenir la croissance. Comme beaucoup d’économistes, il a critiqué l’excédent persistant des comptes courants de l’Allemagne. L’Italie, endettée à hauteur de plus de 130% de son produit intérieur brut (PIB), est le pays le plus endetté de la zone euro après la Grèce. Elle est souvent décrite comme “trop importante pour faire faillite”.

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Il faut vraiment avoir l’esprit tordu ou être un technocrate qui n’a jamais dirigé une entreprise pour imaginer la solution d’une gouvernance transitoire à Air France. La manoeuvre est claire, on choisit un président à l’essai qu’on pourra licencier dans deux ans.  D’entrée, ce président serait forcément en situation de faiblesse surtout vis avis de syndicats aussi tordus et têtus que le SNPL qui est à l’économie et m^me au syndicalisme ce que Mac Do est à la gastronomie. certes il faut renouer les fils du dialogue mais c’est d’une main de fer dans un gant de velours dont a besoin une entreprises dont le climat est pourri depuis des années par des pilotes complètement irresponsables. A distinguer du personnel au sol qui compte des salaires très moyens voire faibles.  Plusieurs personnalités pressenties ont refusé cette perspective de gouvernance de transition ou même refusé le challenge de manière définitive. Un challenge qui peut fusiller une carrière en cas d’échec.

Donnée comme favorite, l’ancienne secrétaire d’État aux transports Anne-Marie Idrac (administratrice indépendante) a, selon des sources concordantes, refusé ce poste de transition, préférant au contraire un poste de plus longue durée, au moins, selon certains, jusqu’à la fin du mandat de Jean-Marc Janaillac qui court jusqu’en mai 2019. Autre candidate sollicitée mais qui ne connait rien au transport (elle est spécialisée dans les médias) Anne-Marie Couderc, membre du gouvernement d’Alain Juppé entre 1995 et 1997. Bruno Mettling, PDG d’Orange Middle East and Africa est également cité. En tout cas cette solution de gouvernance provisoire témoigne de la fébrilité du conseil d’administration et de l’amateurisme du gouvernement. Un tel concept de président provisoire est le meilleur moyen de déstabiliser une entreprise qui a besoin d’engager sa modernisation économique et sociale sur le long terme.

Nucléaire : Fessenheim à l’arrêt….. provisoire ?

Nucléaire : Fessenheim à l’arrêt….. provisoire ?

 

D’après le précédent gouvernement la centrale nucléaire de Fessenheim devait être définitivement fermée l’heure de la mise en service de Flamanville, c’est-à-dire en 2019. Mais les deux réacteurs sont actuellement à l’arrêt pour entretien. La question se pose de savoir si cet arrêt est provisoire ou définitif. Un réacteur  a déjà a été stoppé en juin 2016, en raison d’une anomalie détectée sur un générateur de vapeur présentant une irrégularité de fabrication à l’usine Areva du Creusot (Saône-et-Loire), EDF devant prouver sa fiabilité à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Début juillet, EDF a précisé que le redémarrage de ce réacteur n’interviendrait pas avant début 2018. Alors que la centrale du Haut-Rhin est censée fermer définitivement lors de la mise en service de l’EPR de Flamanville en 2019, les associations écologistes font pression pour qu’EDF ne remette pas en service Fessenheim. En effet, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est totalement à l’arrêt depuis samedi, et pour plusieurs semaines, a annoncé EDF: son réacteur numéro 1 doit subir une opération de maintenance, tandis que le numéro 2 est à l’arrêt au moins jusqu’à début 2018 à cause d’une anomalie. L’arrêt du réacteur numéro 1, depuis vendredi soir minuit, « permettra aux équipes de renouveler une partie du combustible contenu dans le réacteur et de réaliser des activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaires et non nucléaires des installations », a précisé EDF. Chacun des deux réacteurs de Fessenheim a une capacité de 900 MW. En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit « environ 65% de la consommation d’électricité alsacienne », selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.

 

Un gouvernement très provisoire pour gagner les élections

Un gouvernement très provisoire pour gagner les élections

Le premier gouvernement d’Emmanuel Macon n’a pas pour objet de gérer la France mais de gérer la campagne électorale pour les législatives afin de donner une majorité de progrès au nouveau président de la république. Du coup le casting s’intéressera moins aux compétences qu’au profil médiatique des ministres susceptibles de conforter la majorité présidentielle. À l’issue des législatives, un nouveau gouvernement sera formé et il faudra prévoir des changements de postes, des départs et des arrivées sauf sans doute sur les grands ministères régaliens à savoir l’intérieur, les affaires étrangères et les finances. Le nouveau gouvernement est donc déjà condamné.   Ce gouvernement resserré « sera rassembleur de compétences », a précisé Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre mardi soir. Les ministres ne devraient pourtant pas faire long feu. « C’est une coutume républicaine : le gouvernement démissionne traditionnellement après les élections législatives . Il est normal que le premier gouvernement ne dure que quelques semaines.  . Edouard Philippe, qui sera en première ligne pour cette bataille, ne s’en est d’ailleurs pas caché : le gouvernement devra « donner une majorité de progrès » au président de la République. Les ministres ont quelques semaines pour surtout afficher les grandes orientations à venir. De toute manière on ne pourra gouverner en légiférant faute d’assemblée nationale. Peut-être prendra-t-on quelques décrets concernant des lois déjà votées. Du coup on peut même s’interroger sur la véritable utilité d’un nouveau gouvernement qui ne peut faire voter aucune nouvelle disposition législative

 

Alstom Belfort : une solution très politique, provisoire et incongrue

Alstom Belfort : une solution très politique, provisoire et incongrue

 

 

C’est à l’évidence une solution très politique qui va être annoncée pour sauver Alstom Belfort pour résumer on va commander 15 rames TGV et leurs 3o motrices pour circuler sur des lignes aujourd’hui secondaires par rapport à la grande vitesse. Les lignes ou circulent des trains inter cités dont la vitesse maximale ne dépasse pas 200 km/h et souvent contrainte de circuler à 150 voir nettement moins compte tenu de l’état déplorable des infrastructures. En résumé des TGV c’est pour rouler à 320 et qui ne dépasseront pas les 150 km heures en moyenne. Il est clair que ces lignes inter cités avaient besoin d’un coup de jeune puisque la moyenne d’âge du matériel est de 34 ans (notamment les anciens corail). Mais la priorité aurait dû concerner la réhabilitation des infrastructures constellées de ralentissements justifiés par le mauvais état de la voie. Une solution donc assez incongrue d’autant plus que c’est  l’Etat lui-même qui achète le matériel sans même savoir par avance qui va exploiter ces lignes (la SNCF ou d’autres puisque les lignes inter cités vont être ouvertes à la concurrence). Il faudra que l’État loue un très bas prix ces TGV inadaptés aux lignes desservies s’il veut trouver des opérateurs candidats pour exploiter des lignes en perte de vitesse. En bref c’est le contribuable qui paiera. La solution est provisoire mais  elle peut assurer le plan de charge pendant environ deux ans ;  au-delà la problématique va se reposer. En effet ce qui est en cause c’est l’avenir du transport ferroviaire, de son environnement, c’est-à-dire de la politique des transports caractérisés par la plus grande incohérence depuis 30 ans sauf en milieu urbain. La cohérence se situe surtout dans l’intervention financière de l’État en matière de matériel alors qu’il devrait concentrer son action sur la gestion et le financement des infrastructures comme pour la route. De ce point de vue,  la réintégration de la gestion des infrastructures dans la récente réforme de la SNCF constitue une aberration d’autant plus qu’on a oublié de traiter la question du financement et de la dette. Bien entendu cette solution sera bien accueillie par les salariés de Belfort, elle permettra de sauvegarder l’emploi pendant un moment mais l’avenir de la filière ferroviaire n’étant  pas réglé les mêmes problèmes ce poseront d’ici quelques années pour Alstom et pas simplement à Belfort. Le plan de sauvetage du site Alstom de Belfort, qui sera présenté aujourd’hui mardi par le secrétaire d’Etat à l’Industrie, comprend une commande publique de 16 rames TGV et de leurs 32 motrices, cela représente un coût de près de 500 millions d’euros, dont on ignore à ce stade comment il sera financé   Ce site sera par ailleurs transformé par Alstom en centre européen de la maintenance ferroviaire, soit un investissement de 70 millions d’euros. Le groupe y produira aussi à l’avenir des autobus électriques.

Retraites complémentaires : un accord de principe….provisoire

Retraites complémentaires : un accord de principe….provisoire

 

De toute évidence ce plan pour assainir financièrement les mes Ce que pense auusi  L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Raymond Soubie estime que le plus gros des mesures reste à prendre. La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ont finalement accepté les mesures proposées par le MEDEF concernant les retraites complémentaires. Désormais, c’est sur des « détails » que les syndicats continuent à négocier.  »La question est de savoir, par exemple, si la pénalité pour ceux qui ne partiraient pas avant 63 ans sera de 10% on non, et si elle durera deux ou trois ans », détaille l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Raymond Soubie, invité sur RTL.   Le principe adopté est le suivant : « Ceux qui partent à la retraite avant 63 ans auront un malus, ceux qui partiront après 63 ans auront un bonus« , décrypte l’expert en gestion des ressources humaines. Mais cette mesure sur l’âge du départ à la retraite n’est pas la plus importante, estime Raymond Soubie. « Les vraies mesures qui vont rapporter de l’argent, ce sont les mesures purement financières, qui consistent à continuer à sous-indexer les pensions des régimes complémentaires(en clair baisser les pensions NDLR), ainsi qu’une hausse des cotisations patronales et salariales », déclare-t-il. Des mesures qui devraient faire légèrement baisser le pouvoir d’achat des retraités, et coûter aux entreprises 400 millions d’euros supplémentaires.

Le pétrole en hausse provisoire

Le pétrole en hausse…. provisoire

 

 

L’opep  a annoncé une reprise de la demande qui a tiré le pétrole à la hausse. Une hausse qui pourrait cependant être provisoire car il n’y a aucune certitude sur le maintien de la demande compte tenu du ralentissement économique mondial. En fait l’OPEP  commence à être très inquiète de la baisse des prix qui hypothèquent les ressources des pays producteurs. Le pétrole était orienté à la hausse lundi en Asie, en raison notamment de déclarations de l’OPEP laissant les investisseurs anticiper une augmentation de la demande. Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre gagnait 0,93% à 50,09 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, la référence européenne du brut, également pour livraison en novembre, s’appréciait de 0,78% à 53,06 dollars. Vendredi, les cours du pétrole avaient légèrement monté à New York, gagnant 20 cents à 49,63 dollars sur le Mercantile Exchange (Nymex), mais baissé à Londres, perdant 40 cents à 52,65 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE).

Migrants: Sarkozy prône un statut de réfugié provisoire

Migrants: Sarkozy prône un statut de réfugié provisoire

Pour une  fois Sarkozy n’a peut être pas complètement tort de critiquer les limites de la politique en matière d’immigration. De toute manière la politique de quotas de Bruxelles sera rapidement obsolète. On prévoit en effet d’accueillir environ 150 000 réfugiés alors que l’ONU prévoit une arrivée de près d’un million de personnes d’ici 2016. Pour autant Nicolas Sarkozy qui critique le statut des réfugiés et Schengen ne parle pas de l’essentiel à savoir des facteurs explicatifs de ces migrations. En clair comment lutter contre l’État islamique, quelle politique européenne dans ce domaine, quelle coalition internationale, quelles forces aussi bien aériennes que terrestres, quelles transitions démocratiques, quels type de rapports nouveaux avec ces pays etc.  Finalement comme la plupart des responsables politiques on ne traite pour l’instant que les questions d’urgence ce qui d’un point de  vue humanitaire se comprend parfaitement ; pour autant on   ne s’attaque pas aux causes essentielles. Ceci étant  la proposition de Sarkozy d’accorder un statut de réfugié politique provisoire pourrait peut-être  permettre de se donner du  temps et d’aborder de manière plus globale la politique de migration sur le long terme. Nicolas Sarkozy reste hostile en effet aux quotas de migrants sans l’établissement d’une politique migratoire européenne commune et dénonce l’alignement de François Hollande sur la chancelière allemande Angela Merkel dans le débat actuel.  Dans une interview au Figaro, à paraître jeudi, le président des Républicains voit dans le revirement du chef de l’Etat, qui était initialement hostile aux quotas, « une nouvelle illustration de l’absence de stratégie, de vision et d’autorité ». « La France a vocation à fixer un cap en Europe et non pas à se retrouver à la traîne. Les Français constatent chaque jour que François Hollande a perdu toute maîtrise des événements », dit-il. Pour Nicolas Sarkozy, les quotas « ne peuvent être que la conséquence d’une nouvelle politique d’immigration européenne, et en aucun cas le préalable ! » L’ex-président de la République voudrait la création d’un statut de réfugié de guerre, distinct du droit d’asile, pour ceux « qui sont obligés de fuir provisoirement leurs pays en voie de désintégration » et qui « ont vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie ». « Ces derniers doivent être distingués des réfugiés politiques qui, eux, ont droit à un visa de dix ans », assure-t-il.

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