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Un gouvernement « d’action »…… provisoire (Macron)

Un gouvernement d’action…… provisoire (Macron)

Macron en quelque sorte a confirmé Élisabeth Barnes au poste de première ministre mais sans doute de manière provisoire que le gouvernement sera revu au mois de juillet. Cette hypothèse d’un nouveau gouvernement n’est pas exclue car à peine en fonction, le gouvernement subit déjà une crise de popularité.

Selon le dernier baromètre Ifop pour le JDD, avec seulement 38 % de Français satisfaits (- 3 points) contre 61 % qui ne le sont pas (+ 3), le Président affiche en juin une cote de popularité qui n’est plus que la moitié de celle qu’il enregistrait au début de son premier quinquennat, à l’été 2017. Pis, pour la première fois, « il est minoritaire dans les catégories qui constituent son socle électoral », relève ­Frédéric Dabi, directeur général du département Opinion de l’Ifop.

 

Un « nouveau gouvernement d’action » sera formé dans  »les premiers jours du mois de juillet », a affirmé le président. D’ici là, Elisabeth Borne est chargée de sonder les différents groupes de l’Assemblée nationale, notamment sur leur volonté de participer au gouvernement, de voter la confiance en la Première ministre et le projet de budget.

On voit mal comment cette première ministre qui n’a aucune expérience politique et ne dégage pas un grand charisme pourrait convaincre les oppositions à se rallier à la république en marche au Parlement.

 « la Première ministre me soumettra des propositions pour une feuille de route pour le gouvernement de la France sur les prochains mois et les prochaines années, et également pour la composition d’un nouveau gouvernement d’action au service de la France », détaille Emmanuel Macron dans cet entretien.

Ce gouvernement pourra aller « des communistes aux LR », mais pas au-delà, prévient Emmanuel Macron, qui exclut la participation du Rassemblement national et de La France insoumise : « Je ne confonds pas les extrêmes, mais par leur expression, leur positionnement, (…) ces formations ne s’inscrivent pas comme des partis de gouvernement ». En fait,  chaque courant de l’opposition a déjà en tête la perspective d’une dissolution le moment venu évidemment et  ne voudra pas porter le chapeau de l’échec politique de Macron. 

Bref on pourra éventuellement se diriger vers des alliances au cas par cas mais certainement pas de ralliements (saufs quelques débauchages) à la politique de la République en marche.

L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que ce gouvernement ne durera pas davantage que quelques mois voire quelques semaines compte tenu d’une part de la baisse de la popularité du pouvoir et de la détérioration de la conjoncture (baisse de croissance, inflation, retour du covid etc).

 

Crise Ukraine et Prix: Les produits en hausse ?

Crise Ukraine et Prix: Les produits en hausse ?

 

Le conflit en Ukraine perturbe les marchés mondiaux des céréales, du pétrole ou encore du gaz. Les conséquences pour l’alimentation des Français  d’après un papier du Figaro.

Alors qu’à plusieurs milliers de kilomètres de nos frontières, la guerre en Ukraine se poursuit depuis plus de deux semaines, ce conflit pourrait avoir un impact sur le prix de nombreux produits de grande consommation achetés par les Français.

L’Ukraine et le sud-ouest de la Russie font en effet partie des principaux producteurs de céréales au monde. Ces deux pays représentent notamment un tiers des exportations de blé tendre dans le monde. En conséquence, les cours du blé américain ont signé, ce mardi, un nouveau record, toujours portés par les incertitudes sur l’offre russe et ukrainienne. Le prix du blé tendre d’hiver de variété SRW (Soft Red Winter Wheat) pour livraison en mai a bondi jusqu’à 13,6350 dollars le boisseau (environ 27 kg), bien au-delà du précédent sommet de 13,4000 dollars, établi vendredi.

La Russie est également de loin le premier fournisseur de l’Europe de gaz naturel, représentant 40% de ses importations au total et 20% pour la France. Même si les prix du gaz reculaient, ce mardi, face au risque amoindri d’un embargo européen sur la Russie, le cours du gaz reste tout de même en hausse de 147% depuis le début de l’année.

De leur côté, les prix du gazole avaient bondi de 14 centimes en une semaine, selon les chiffres officiels publiés lundi. «En 2020, la France a importé 25 millions de tonnes de gazole dont un quart était du gazole russe, à peu près 6 millions de tonnes. Là encore, on a une dépendance potentielle et le marché est déjà en train de se réorganiser et notamment de délaisser le gazole russe, d’où les augmentations considérables que l’on a vues sur le gazole la semaine dernière», a relevé Olivier Gantois, président de l’Ufip (ex-Union française des industries pétrolières).

Des perturbations sur les cours des céréales, du gaz et du pétrole qui pourraient avoir un impact direct sur les éleveurs et les industriels et in fine sur le prix proposé aux consommateurs. « Avant même le début de conflit, nous prévoyions une inflation d’une moyenne de 3% sur l’ensemble des prix des produits de grande consommation, notamment à cause de la hausse des prix des transports, du gaz et de l’électricité mais aussi des matières premières à cause des aléas climatiques. L’impact additionnel de cette guerre sur les prix va dépendre de sa gravité et de sa durée mais on envisage une inflation de l’ordre de 5% », explique Emily Mayer de l’Iri. Certains produits devraient être plus touchés que d’autres.

Selon les chiffres de FranceAgriMer, en plus de leur importance sur le marché du blé, l’Ukraine et la Russie représentent 20% des exportations mondiales de maïs. Il s’agit d’une des principales céréales utilisées, avec le blé, pour nourrir le poulet et le porc. « Cela reviendra plus cher aux éleveurs pour les nourrir, il y aura donc une répercussion sur leur prix de vente », met en avant Emily Mayer, directrice Business Insight (perspectives commerciales) au sein de l’Iri, institut spécialisé dans l’analyse des données de produits de grande consommation. Du côté du bœuf, il devrait également y avoir un impact sur le prix mais moindre. En effet, les vaches se nourrissent principalement d’herbes et seulement en petites proportions de céréales.

Cependant, cette hausse des prix ne devrait pas se ressentir dans l’immédiat. « Les éleveurs ont d’ores et déjà leurs stocks de céréales pour les deux ou trois prochains mois à venir. Ce sera au moment où ils devront en racheter que l’impact se fera ressentir. Le prix de tous les produits périphériques sera également touché tels que les œufs et la charcuterie», affirme Henri Biès Peré, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (Fnsea).

L’herbe est l’aliment principal pour nourrir les vaches mais les céréales telles que le blé et l’orge sont tout de même utilisées pour compléter leur alimentation. L’Ukraine et la Russie représentent 30% des exportations mondiales d’orge. «Il en découle que le prix du lait va également augmenter mais pas autant que les produits de la filière animale car le poids des céréales dans l’alimentation des vaches est moindre», explique Henri Biès Peré de la FNSEA. En conséquence, l’ensemble des produits laitiers tels que les fromages, les yaourts et la crème connaîtront également une hausse de leur prix.

La farine étant obtenue par un broyage des grains de céréales, en général du blé tendre, sera directement affectée par la hausse des cours de blé. « Tous les produits contenant de la farine seront donc indirectement impactés, en fonction de la proportion de la matière première dans le produit fini. La majorité des biscuits et des viennoiseries en contiennent », déclare Emily Mayer de l’Iri. En ce qui concerne le pain, Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA se veut rassurante : il n’y aura pas de répercussions car, «sur le pain, nous utilisons du blé français».

« La Russie et l’Ukraine représentent 78% des exportations mondiales d’huile de tournesol », met en avant Emily Mayer. qui précise qu’un taux d’inflation à deux chiffres sur ce produit en particulier est à envisager. L’Ukraine est le plus gros producteur d’huile de tournesol au monde. Cette importante hausse de prix qui pourrait également avoir un effet de ricochet sur le prix des autres types d’huile qui vont, en conséquence, être plus sollicitées. D’après les données de l’Iri, à ce jour, l’huile de tournesol comptabilise 37% des ventes d’huiles en France.

 

Economie-Une inflation provisoire… qui risque de durer !

Economie-Une inflation provisoire… qui risque de durer !

 

Les économistes volontaristes en matière de croissance ont inventé un nouveau concept l’inflation temporaire. Le problème c’est évidemment que cette inflation temporaire pourrait durer car on voit mal dans l’histoire économique  une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. L’inflation aujourd’hui est largement alimentée par la très forte hausse de toutes les matières premières, matières pour l’industrie ou pour les matières agricoles. La seconde raison est liée au dysfonctionnement de la chaîne logistique largement perturbée par la crise sanitaire et qui accroît les coûts de transport sans parler des ruptures de chaînes de production et de distribution.

Naturellement l’inflation de la production se transmet un moment ou un autre à la consommation sauf déflation. Or la demande est suffisante pour justifier une augmentation générale des prix dans nombre de domaines y comprit d’ailleurs les services. Le fonds monétaire international n’échappe pas à cette contradiction qui consiste à constater une élévation générale des prix considérant que cette inflation disparaîtrait comme par miracle en 2022. Cette contradiction est surtout alimentée par le désir des économistes concernés de nourrir l’optimisme des acteurs économiques . Des économistes qui par parenthèse font l’impasse sur  le décalage de plus en plus immense entre la masse monétaire et la richesse réellement produite (phénomène de la planche à billets).

En outre concernant l’inflation, le FMI appelle les Banques centrales à maintenir leur soutien aux économies et ne pas resserrer leurs politiques dans l’immédiat, estimant que « l’inflation devrait retourner à ses niveaux pré-pandémiques dans la plupart des pays en 2022″, malgré « le risque que des pressions transitoires puissent devenir plus persistantes ».

Le FMI table désormais, pour les économies développées, sur 2,4% d’inflation en 2021 (+0,8 point), et 5,4% (+0,5 point) dans les pays en développement.

Néanmoins, l’organisation a prévenu que la persistance d’une inflation élevée pourrait conduire à une « réévaluation » des perspectives de politique monétaire par la Réserve fédérale et les banques centrales des pays avancés. Une action préventive de la part de ces institutions monétaires provoquerait un « double choc » sur les marchés émergents, ajoutant des sorties de capitaux et un durcissement des conditions financières aux difficultés de croissance. Bref le FMI prévoit quand même tout mais  aussi son contraire.

Une inflation provisoire… qui risque de durer (FMI)

Une inflation provisoire… qui risque de durer

 

Les économistes volontaristes en matière de croissance ont inventé un nouveau concept l’inflation temporaire. Le problème c’est évidemment que cette inflation temporaire pourrait durer car on voit mal dans l’histoire économique  une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. L’inflation aujourd’hui est largement alimentée par la très forte hausse de toutes les matières premières, matières pour l’industrie ou pour les matières agricoles. La seconde raison est liée au dysfonctionnement de la chaîne logistique largement perturbée par la crise sanitaire et qui accroît les coûts de transport sans parler des ruptures de chaînes de production et de distribution.

Naturellement l’inflation de la production se transmet un moment ou un autre à la consommation sauf déflation. Or la demande est suffisante pour justifier une augmentation générale des prix dans nombre de domaines y comprit d’ailleurs les services. Le fonds monétaire international n’échappe pas à cette contradiction qui consiste à constater une élévation générale des prix considérant que cette inflation disparaîtrait comme par miracle en 2022. Cette contradiction est surtout alimentée par le désir des économistes concernés de nourrir l’optimisme des acteurs économiques . Des économistes qui par parenthèse font l’impasse sur  le décalage de plus en plus immense entre la masse monétaire et la richesse réellement produite (phénomène de la planche à billets).

En outre concernant l’inflation, le FMI appelle les Banques centrales à maintenir leur soutien aux économies et ne pas resserrer leurs politiques dans l’immédiat, estimant que « l’inflation devrait retourner à ses niveaux pré-pandémiques dans la plupart des pays en 2022″, malgré « le risque que des pressions transitoires puissent devenir plus persistantes ».

Le FMI table désormais, pour les économies développées, sur 2,4% d’inflation en 2021 (+0,8 point), et 5,4% (+0,5 point) dans les pays en développement.

Néanmoins, l’organisation a prévenu que la persistance d’une inflation élevée pourrait conduire à une « réévaluation » des perspectives de politique monétaire par la Réserve fédérale et les banques centrales des pays avancés. Une action préventive de la part de ces institutions monétaires provoquerait un « double choc » sur les marchés émergents, ajoutant des sorties de capitaux et un durcissement des conditions financières aux difficultés de croissance. Bref le FMI prévoit quand même tout mais  aussi son contraire.

Pêche: un accord provisoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni

Pêche: un accord provisoire entre l’Union européenne et le Royaume-Uni

L’encre de l’accord sur le brexit  était à peine séchée que déjà Boris Johnson fidèle à ses habitudes s’était assis sur les dispositions relatives à la pêche. Il a fallu attendre le mois de mai pour qu’un accord définisse enfin les droits de pêche des européens dans les eaux britanniques.

 Un accord provisoire toutefois puisqu’il ne couvre que l’année 2021. Un accord qui ne fait pas l’unanimité chez les pêcheurs européens notamment français. D’abord les pêcheurs auront dû abandonner 25 % de leurs captures dans les eaux britanniques. Cela court jusqu’en 2026 ensuite les désaccords seront rediscutés annuellement.

 Un obstacle évidemment aux investissements. Ensuite pour pêcher dans les eaux britanniques les pêcheurs doivent disposer de licences accordées avec parcimonie et bureaucratie par le Royaume-Uni. Les petits pêcheurs étant surtout victimes  de cette procédure bureaucratique. Pour faire pression l’Europe dispose cependant d’une carte fondamentale à savoir les restrictions qu’elle peut apporter aux services financiers britanniques qui veulent intervenir dans l’union européenne.

Une taxe provisoire sur les riches proposée par le FMI

Une taxe provisoire sur les riches proposée par le FMI

Comme d’autres, le FMI propose la mise en place d’une taxe provisoire sur les plus riches pour financer les énormes dépenses des gouvernements qui font face au financement de la crise sanitaire. L’idée peut paraître pertinente et généreuse. Le seul problème pour des pays comme la France par exemple c’est que déjà le niveau de prélèvements obligatoires atteint des records avec 46 % du PIB consacré à l’impôt et 56 % du PIB aux dépenses.

La question est complexe car la taxation ne concernerait que ce qui aurait bénéficié de revenus supplémentaires (entreprises et particuliers) pendant la crise. Il faudrait en effet distinguer les bénéficiaires et les victimes ; ces dernières très nombreuses. Enfin et peut-être surtout, il faudrait s’assurer du caractère réellement provisoire de la nouvelle taxation. Or en France en particulier il est rare qu’une nouvelle taxation ne soit pas institutionnalisée pour toujours.

 

Notons aussi que les besoins financiers sont immenses et la France par exemple aurait besoin de  200 milliards par an de fiscalité nouvelle pour financer son déficit budgétaire covid. Un poids fiscal difficile à supporter sur une année et qui pourrait tuer la compétitivité et la croissance future.

 

Mieux vaudrait sans doute amortir sur le long terme l’endettement. Le  FMI recommande pourtant, comme il l’avait fait en octobre, la mise en place d’une fiscalité provisoire sur les revenus les plus élevés pour aider les gouvernements à répondre à ces besoins de financement. Prenant acte du fait que dans les économies avancées, il y a eu ces dernières années une érosion des revenus provenant de l’impôt sur les sociétés, Paolo Mauro, économiste au FMI a salué l’initiative internationale «pour parvenir à un accord» sur l’imposition d’une fiscalité minimale mondiale.

 

«Nous avons également constaté une érosion de l’imposition des revenus personnels pour les personnes se situant tout en haut de l’échelle des revenus», a-t-il ajouté. «Ainsi, dans les économies avancées, il y a une opportunité d’inverser» cette tendance en augmentant à la fois l’impôt sur le revenu des sociétés et des particuliers les plus riches, en éliminant les niches fiscales, en augmentant les impôts fonciers ou les droits de succession, a-t-il détaillé.

Le chef des affaires budgétaires du FMI Vitor Gaspar a de son côté défendu la vaccination tous azimuts. Plus de 1.000 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires pourraient être générées d’ici 2025 à l’échelle mondiale si tous les pays parvenaient à maîtriser la pandémie plus tôt que prévu. Cela permettrait aussi «d’économiser des milliards supplémentaires dans les mesures d’aide» aux économies, observe le FMI dans son rapport sur la surveillance budgétaire publié mercredi dans le cadre des réunions de printemps. «La vaccination est donc plus que rentable, car elle offre un excellent rapport qualité-prix aux fonds publics investis pour accélérer la production et la distribution mondiales de vaccins», commentent les auteurs.

Moral des patrons : remontée provisoire ?

Moral des patrons : remontée provisoire ?

Depuis décembre il semblerait qu’on assiste à un lent  redressement du moral des patrons. Reste que cette évolution positive pourrait être contredite par la nouvelle percée de la pandémie. Selon la dernière Grande consultation des entrepreneurs réalisée par OpinionWay pour CCI France, La Tribune et LCI, le moral des dirigeants poursuit sa lente remontée depuis décembre pour s’établir au mois de février à 76 points. Il s’agit du meilleur score depuis le mois de septembre. A l’automne, l’optimisme des répondants avait plongé après l’annonce du second confinement tout au long du mois de novembre. Par ailleurs, cette hausse de l’optimisme concerne aussi bien les entreprises de plus de 9 salariés (12 points ) que celle ayant entre 0 et 9 salariés (11 points). Il reste que la forte progression du variant anglais dans les chaines de contamination et les reconfinements locaux dans les zones à nouveau en tension comme la Côte d’Azur ou certaines villes comme Dunkerque assombrissent à nouveau les perspectives pour les populations à l’échelle de certains territoires.

Nucléaire: Un accord provisoire entre l’Iran et l’agence internationale

Nucléaire: Un accord provisoire entre l’Iran et l’agence internationale

L’Iran s’est félicitée  hier des discussions à Téhéran avec le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, à l’approche de la mise en application d’une loi qui limiterait les inspections des activités nucléaires en cas de maintien des sanctions américaines.

L’AIEA et l’Iran ont publié une déclaration conjointe indiquant que Téhéran continuerait de mettre en œuvre l’Accord de garanties globales, ses obligations fondamentales envers l’agence qui permettent de surveiller ses installations nucléaires déclarées.

L’AIEA poursuivra également «les activités de vérification et de surveillance nécessaires pendant jusqu’à trois mois», indique le communiqué, sans préciser quelles sont ces activités.

Grossi, ched de L’AIEA a déclaré que les mesures que l’Iran prendrait cette semaine seraient «dans une certaine mesure atténuées» par les termes de ce nouvel accord temporaire.

«Ce que nous avons convenu est quelque chose de viable, il est utile de combler ce fossé que nous avons, de sauver la situation maintenant. Mais bien sûr, pour une situation stable et durable, il faudra une négociation politique qui ne dépend pas de moi », a déclaré Grossi, suggérant que cela créait une fenêtre pour des pourparlers sur le sauvetage de l’accord nucléaire.

Dans un geste à l’égard de l’Iran, les États-Unis ont accepté jeudi une invitation des Européens à participer à des pourparlers pour relancer l’accord de 2015. Mais le lendemain, Joe Biden a appelé les puissances européennes à travailler de concert avec les États-Unis pour répondre aux « activités déstabilisatrices » de l’Iran au Moyen-Orient.

La partie est encore loin d’être jouée car à la confrontation des stratégies diplomatiques s’ajoutent aussi des considérations internes surtout en Iran pour ne pas perdre la face.

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia: une victoire provisoire à la Pyrrhus

Veolia vient de gagner devant la cour d’appel de Paris mais devra attendre environ au moins un mois et demi concernant la nouvelle enquête de l’autorité des marchés financiers. En outre Veolia devra se situer par rapport à la proposition du ministre de l’économie qui souhaite la nomination d’un médiateur entre Veolia et Suez. Une proposition acceptée par Suez.

Bref une sorte de victoire à la Pyrrhus pour Veolia.  La cour d’appel de Paris a confirmé que Veolia n’était donc pas en situation de préoffre lorsque la société a racheté auprès d’Engie une participation de 29,9 % dans le capital de son concurrent Suez. Ce dernier estimait que le projet de Veolia, l’achat de la participation d’Engie dans Suez suivi d’une offre publique, était un montage suffisamment précis pour le qualifier de préoffre. L’AMF avait battu en brèche cette interprétation dans sa décision du 24 septembre, considérant que l’offre était loin d’être finalisée. Suez avait porté l’affaire devant la cour d’appel de Paris, qui a donc une nouvelle fois donné raison à Veolia.

C’est un coup dur pour Suez, car un avis différent aurait tout simplement annulé la transaction de vente des titres Suez. Il s’agit de la deuxième victoire importante de Veolia depuis le début du mois. Le 3 février, le tribunal de commerce de Nanterre a estimé que Veolia n’avait pas à mener à bien une procédure d’information- consultation auprès des salariés de Suez. Ce qui a permis au groupe dirigé par Antoine Frérot de récupérer ses droits de vote, même s’ils restent encadrés par les autorités de la concurrence. Et de lancer son projet d’OPA dimanche 7 février. Cependant  le gendarme français de la Bourse ne pourra probablement pas se prononcer sur la conformité de l’offre publique d’achat de Veolia sur Suez « avant un mois et demi, deux mois », a dit vendredi son président Robert Ophèle.

Pendant ce temps-là le gouvernement ne restera pas non plus inactif et poussera ses pions pour geler les hostilités de Veolia vis-à-vis de Suez.

 

Moral des Français : rebond … provisoire ?

Moral des Français : rebond … provisoire ?

D’après l’INSEE, en décembre, « la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente très fortement. Le solde correspondant gagne quinze points par rapport au mois précédent. Il dépasse sa moyenne de longue période, pour la première fois depuis février 2020″.

Concernant la situation financière future des ménages, « le solde d’opinion augmente fortement aussi, gagnant neuf points et dépassant sa moyenne de longue période », met en avant l’Insee. Toujours au cours du mois de décembre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner « baisse nettement ».

Celle considérant que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois « augmente très fortement, après avoir chuté en octobre et novembre: le solde correspondant gagne vingt points mais demeure néanmoins très en dessous de sa moyenne de longue période », résume l’institut. Notons que cette enquête a été réalisée en décembre à la veille des fêtes.

L’évolution pourrait être différente en janvier avec d’une part la progression de la pandémie, la crise de la politique vaccinale et les perspectives économiques très sombres revues d’ailleurs en baisse par les instituts internationaux. Des perspectives qui s’accompagnent de mesures de reconfinement dans le monde et qui pourraient contribuer à la détérioration de ce moral.

Brexit: accord très provisoire des transactions financières swap

Brexit: accord très provisoire des transactions financières swap

En raison du brexit,  on a craint une interruption au moins partielle des transactions sur les swaps entre les deux rives de la Manche, qui représentent des milliards d’euros chaque jour. Les filiales des banques de l’UE basées à Londres étaient les plus menacées.

Le swap est une sorte de contrat d’échange de flux financiers qui concernent essentiellement les banques et autres institutions financières

  • le swap peut concerner des devises, des taux d’intérêt des risques de crédit des matières premières et d’autres opérations complexes. Concernant des indices, des obligations ou encore des actions.
  • Un swap de taux est un contrat dans lequel deux contreparties s’engagent mutuellement à se verser des flux financiers (les « jambes » du swap). La contrepartie « jambe fixe » paye les intérêts à taux fixe pour recevoir un taux variable. À l’inverse, la « jambe variable » paye un taux variable et reçoit un taux fixe.

Le swap (de l’anglais to swap : échanger) ou contrat d’échange financier (J.O. du 21 septembre 2017 / 31 janvier 1990 ) est un produit dérivé financier. Il s’agit d’un contrat d’échange de flux financiers entre deux parties, qui sont généralement des banques ou des institutions financières.

Le swap est le deuxième marché financier après les emprunts d’État

Pour ne pas bloquer les swaps, les autorités britanniques ont autorisé le marché commun a utilisé les plates-formes britanniques pour une période de trois mois. “Nous verrons, d’ici au 31 mars 2021, si l’évolution des marchés ou de la réglementation justifie de reconsidérer notre approche”, ajoute la FCA dans un communiqué.

Cette décision implique qu’une partie des transactions réalisées jusqu’à présent à la City de Londres devraient migrer à partir de lundi vers des plates-formes de transactions de l’Union européenne.

La Banque d’Angleterre avait dit craindre que des perturbations affectent des swaps de taux d’intérêt représentant quelque 200 milliards de dollars (163 milliards d’euros) en l’absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’Union. L’accord commercial n’a pas traité les relations financières entre l’ombre et l’union européenne. Une discussion sur ce sujet va être engagée.

Pérou : encore un président provisoire, Francisco Sagasti

Pérou : encore un président provisoire, Francisco Sagasti

Le parlement péruvien a finalement choisi Francisco Sagasti pour occuper le poste de président pour remplacer l’autre président intérimaire Manuel Mérino. Le Pérou,  un pays qui se caractérise par une corruption généralisée chez une majorité de députés et de candidats à la présidence. Depuis 30 ans, tous les présidents successifs ont été destitués pour corruption. Ce fut encore le cas pour le dernier régulièrement élu Martin Vizcarra.

Martín Vizcarra, vient à son tour de quitter la Maison de Pizarro à Lima;  lundi, le Congrès a voté sa destitution en l’accusant d’avoir reçu des dessous-de-table en 2014, quand il était gouverneur d’un département. Mais le cas de Vizcarra n’est pas comparable à ceux de ses prédécesseurs : c’est sa croisade anticorruption qui lui vaut l’acharnement des députés, dont 69 sur 130 font l’objet de poursuites judiciaires. Depuis lundi, les mobilisations se multiplient dans le pays, en défense d’un président au taux de popularité record. Les manifestants dénoncent le «congrès putschiste» et dénient toute légitimité au chef de l’Etat par intérim, le président du Parlement, Manuel Merino, qui prend les rênes du gouvernement jusqu’à la prochaine présidentielle, prévue en avril.

Mais ce président par intérim du Pérou, Manuel Merino, a démissionné dimanche, moins d’une semaine après avoir pris ses fonctions, après des manifestations hostiles qui ont provoqué la mort de deux personnes et fait des dizaines de blessés au cours d’une des plus graves crises politiques que le pays ait connue depuis une vingtaine d’années.

Il vient donc d’être remplacé par un autre président intérimaire Francisco Sagasti. Jusqu’à quand ?

Arménie – Azerbaïdjan : cessez-le-feu provisoire ou définitif ?

Arménie – Azerbaïdjan : cessez-le-feu provisoire ou définitif ?

 

Les responsables russes, arméniens et d’Azerbaïdjan ont annoncé un nouveau cessez le feu. Ce n’est pas le premier car plusieurs ont déjà été déclarés mais aussitôt non respectés. Cette fois, c’est Poutine qui reprend encore l’initiative et qui obtient un accord. De toute manière, il n’y a sans doute que la Russie soit en capacité d’imposer la paix dans la région à propos du conflit du Haut-Karabakh . Les États-Unis se sont désintéressés du problème et le président Trump alors préoccupé par les questions électorales a fait état d’un pseudo accord qui n’a pas tenu une heure. La France de son côté a bien essayé d’intervenir pour mettre les belligérants sur une position commune mais en vain. Notons que les États-Unis, la Russie et la France ont une mission pour garantir la recherche de la paix depuis 1993 dans la région du Haut-Karabakh .

Poutine a évidemment des intérêts dans ce processus de paix car les deux pays sont des anciennes composantes de l’URSS et d’une certaine manière participent du dispositif de défense de la Russie même si elles s’opposent. Poutine a mis aussi les pieds dans le plat inquiet de voir Erdogan attiser une nouvelle fois les braises de la guerre dans une zone considérée comme le pré carré russe.

Le Kremlin a donc confirmé qu’un accord de «cessez-le-feu total» dans le Haut-Karabakh a été signé entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. «Le 9 novembre, le président de l’Azerbaïdjan (Ilham) Aliev, le Premier ministre de l’Arménie (Nikol) Pachinian et le président de la fédération de Russie ont signé une déclaration annonçant un cessez-le-feu total et la fin de toutes les actions militaires dans la zone du conflit du Nagorny Karabakh à partir de minuit le 10 novembre heure de Moscou», a détaillé Vladimir Poutine, selon une déclaration diffusée dans la nuit de lundi à mardi aux médias. Selon lui, les belligérants gardent au terme de cet accord «les positions qu’ils occupent».

Croissance Chine : sortie de crise provisoire ?

Croissance Chine : sortie de crise provisoire ?

En apparence, la Chine semble mieux s’en sortir en matière de croissance avec une perspective de résultat positif d’environ 1,6 % pour l’année 2020. Il s’agit sans doute d’un résultat en trompe-l’œil d’abord parce que la Chine a besoin d’une croissance chaque année de l’ordre de 6 à 7 % pour satisfaire l’offre d’emploi et maintenir le pouvoir d’achat de sa population. Ensuite le rebond constaté jusqu’àlors  correspond surtout à un phénomène de compensation. L’économie a est en effet été paralysé au plan international pendant plusieurs mois et les stocks des entreprises destinataires des exportations chinoises ont besoin d’être reconstitués. Un phénomène qui devrait s’atténuer d’autant que la croissance n’est vraiment pas au rendez-vous dans la plupart des pays comme en Europe ou aux États-Unis

L ’accroissement du PIB chinois sera donc limité comme l’a estimé, fin juillet, la Banque mondiale. Il devrait atteindre « 1,6 %, ce qui représente la plus faible expansion depuis 1976, avant de rebondir à 7,9 % en 2021. Même si l’activité économique reprend, le rythme de la baisse de la pauvreté en Chine devrait ralentir, reflétant un ralentissement des revenus des ménages ». C’est évidemment loin des chiffres enregistrés ces dernières années, même si ceux-ci s’étaient tassés depuis le milieu des années 2010. Mais il y aura tout de même croissance, ce qui constitue pour le pouvoir chinois un argument important vis-à-vis de son opinion publique

Mais , le gouvernement chinois a entrepris de réorienter l’économie pour que celle-ci s’appuie davantage sur le marché intérieur. Le discours n’est pas nouveau, mais Xi Jinping en fait désormais une priorité. Depuis le printemps, le président chinois a multiplié les sorties et les déclarations en ce sens. En mettant l’accent sur la consommation intérieure et en faisant des entreprises locales les principaux vecteurs de la croissance, il souhaite que le pays soit moins dépendant de l’extérieur d’autant plus que les récentes initiatives de l’administration Trump visent justement à contenir l’influence économique de la Chine et à limiter les investissements américains sur son territoire. Il faudra toutefois du temps pour que s’opère des relocalisations. De ce fait, la demande internationale va encore soutenir la croissance chinoise. Pour preuve en juillet, la production industrielle a enregistré une croissance de 4,8 % par rapport à la même période de l’année dernière.

Par contre la demande intérieure ne repart pas vraiment. Selon le Bureau national des statistiques, les ventes au détail ont même reculé de 1,1 % en juillet en comparaison avec le même mois de 2019, en légère amélioration par rapport à juin où elles avaient baissé de 1,8 %. La confiance ne se décrète pas et il faudra sans doute un peu de temps pour qu’elle revienne même avec des plans de relance.

Carbone : un nette baisse historique mais , très provisoire

Carbone  : un nette baisse historique mais , très provisoire

C’est de façon presque mécanique que les émissions de carbone ont enregistré une baisse historique. Bien entendu cette  baisse sera malheureusement provisoire dans la mesure où elle est essentiellement due non pas à une modification de notre mode de production, de distribution et de consommation mais à une paralysie d’une grande partie de l’économie. Les émissions de dioxyde de carbone mondiales ont enregistré une chute spectaculaire de 8,6% pendant les quatre premiers mois de l’année, par rapport à 2019. Le record a été enregistré le 7 avril : -17%, au plus fort du confinement. Une conséquence directe de l’arrêt de l’économie des pays. Avec la reprise d’une croissance classique, les émissions vont reprendre d’autant. Certes le contenu de cette croissance pourrait et devrait se modifier mais cela ne peut s’effectuer que dans un processus progressif si on ne veut pas provoquer à côté de la crise économique un énorme tsunami  social. Cette évolution de notre mode de production, de distribution et de consommation est toutefois incontournable et beaucoup plus pertinent qu’une taxe carbone qui a surtout pour objet de boucher les trous du budget et non d’influencer la régulation des émissions polluantes. On notera d’ailleurs que le prix du pétrole et celui qui intéresse plus particulièrement les consommateurs à savoir le prix des carburants influent de manière très accessoire sur le volume de la consommation et donc des émissions.

 

Le moral des ménages français : en hausse…provisoire ?

Le moral des ménages français : en hausse…provisoire ?

 

La confiance des manages s’est encore améliorée en juillet mais ce pourrait être  provisoire. En effet on a appris ces derniers jours que la confiance des milieux d’affaires, elle, se dégradait et que les instituts de prévisions prévoyait un tassement économique pour le second semestre.  L’indice de confiance des ménages en France a donc  continué de progresser en juillet pour le septième mois consécutif, en raison notamment de moindres craintes concernant le chômage, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. L’indicateur, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), s’est établi à 102 points, soit un point de plus qu’en juin et 15 points de plus qu’en décembre, quand il avait atteint son plus bas niveau depuis 2014.

Mercosur : recul provisoire du gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’union économique et la France ont été surpris par le niveau des oppositions au projet d’accord commercial Mercosur entre  l’Europe et l’Amérique du Sud. Du coup le gouvernement essaie maintenant de ramer à contre-courant et déclare que la France ne signera pas « à n’importe quel prix ». Traduction : elle signera sans doute mais avec quelques aménagements de forme concernant la problématique agricole comme l’avait initialement déclaré Macron. Des accommodements de toute façon dérisoires car l’union européenne n’aura jamais les moyens de vérifier les conditions locales de production notamment en matière d’hygiène, de santé ou de prise en compte de l’environnement. “Il n’y aura pas d’accord à n’importe quel prix et l’histoire n’est pas terminée”, a déclaré le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. “Le gouvernement tout entier et moi-même serons vigilants. Je ne serai pas le ministre de l’Agriculture qui aura sacrifié l’agriculture française sur l’autel d’un accord international.”“Cet accord ne pourra pas être signé si, au niveau du boeuf (…), on n’a pas de certitudes sur la traçabilité”, a-t-il poursuivi. Et “déstabiliser la filière sucrière aujourd’hui, tellement elle est en difficulté, ce ne serait pas acceptable». Quelques minutes plus tôt, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian avait estimé que la précipitation n’était pas “toujours bonne conseillère” et prévenu que la France jugerait “sur pièces”.

“Même si les dispositions que l’on croit connaître de cet accord offrent des opportunités économiques importantes à nos exportateurs, il ne faut pas le négliger, il n’empêche qu’à cet instant, la France demande à voir”, a-t-il poursuivi, faisant écho aux propos tenus dans la matinée par la porte-parole du gouvernement.

Invitée de BFM TV-RMC, Sibeth Ndiaye avait fait savoir que la France “pour l’instant n’[était] pas prête à ratifier” cet accord qui, pour entrer en vigueur, doit encore être ratifié par chaque Etat membre de l’UE et le Parlement européen. La vérité c’est que le gouvernement craint par-dessus tout un mouvement de protestation du milieu agricole dans une période où les tensions sociales sont encore loin d’être apaisées notamment dans la perspective de la réforme de l’ASSEDIC et plus encore en prévision de la réforme des retraites.

Le gouvernement M5S-Ligue : un gouvernement provisoire ?

Le gouvernement M5S-Ligue : un gouvernement provisoire ?

 

Finalement de manière peut-être très provisoire on est parvenu en Italie à réconcilier l’inconciliable avec le respect de l’orthodoxie européenne, le populisme et la posture anti européenne. Pas sûre que cette coalition très hétéroclite tienne longtemps. E les italiens pourraient être rapidement conviés à revenir aux urnes.  Si le rapport à l’immigration recueille un certain soutien, il en va différemment quant au positionnement vis-à-vis de l’Europe. De toute manière, la coalition ne pourra pas tenir ses promesses contradictoires, si elle le fait elle sera la cible des marchés financiers, la dette qui représente déjà 130% du PIB) filera, avec les taux d’intérêts et la croissance sera grandement menacée. En attendant, Luigi di Maio (M5S) et Matteo Salvini (Ligue) ont réussi jeudi à relancer leur alliance après s’être mis d’accord sur un ministre de l’Economie susceptible d’être accepté par le président de la République. Ce dernier avait mis son veto le week-end dernier au choix de l’eurosceptique Paolo Savona, 81 ans, que les deux partis avaient présenté comme ministre de l’Economie. L’octogénaire avait indiqué avoir un plan pour abandonner l’euro. Ce poste est finalement occupé par Giovanni Tria, un économiste peu connu.Les chefs de la Ligue et du M5S ont obtenu des postes clés au gouvernement. Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur, tandis que Luigi Di Maio prend la tête d’un nouveau ministère renforcé combinant les portefeuilles de l’Industrie et du Travail. Salvini et Di Maio sont également tous deux vice-présidents du Conseil. Giovanni Tria, président de l’Ecole nationale d’administration italienne et professeur d’économie politique à l’université romaine de Tor Vergata, occupe donc le ministère de l’Economie, tandis qu’un ancien ministre des Affaires européennes, Enzo Moavero Milanesi, est ministre des Affaires étrangères. Giovanni Tria a critiqué la gouvernance économique de l’UE mais, contrairement à Paolo Savona, il n’a pas préconisé de “plan B” pour sortir de l’euro. Dans des articles récents, il a appelé à un changement dans les règles budgétaires de l’UE pour permettre aux investissements publics de soutenir la croissance. Comme beaucoup d’économistes, il a critiqué l’excédent persistant des comptes courants de l’Allemagne. L’Italie, endettée à hauteur de plus de 130% de son produit intérieur brut (PIB), est le pays le plus endetté de la zone euro après la Grèce. Elle est souvent décrite comme “trop importante pour faire faillite”.

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Air France : un président provisoire ou comment enfoncer un peu plus la compagnie

Il faut vraiment avoir l’esprit tordu ou être un technocrate qui n’a jamais dirigé une entreprise pour imaginer la solution d’une gouvernance transitoire à Air France. La manoeuvre est claire, on choisit un président à l’essai qu’on pourra licencier dans deux ans.  D’entrée, ce président serait forcément en situation de faiblesse surtout vis avis de syndicats aussi tordus et têtus que le SNPL qui est à l’économie et m^me au syndicalisme ce que Mac Do est à la gastronomie. certes il faut renouer les fils du dialogue mais c’est d’une main de fer dans un gant de velours dont a besoin une entreprises dont le climat est pourri depuis des années par des pilotes complètement irresponsables. A distinguer du personnel au sol qui compte des salaires très moyens voire faibles.  Plusieurs personnalités pressenties ont refusé cette perspective de gouvernance de transition ou même refusé le challenge de manière définitive. Un challenge qui peut fusiller une carrière en cas d’échec.

Donnée comme favorite, l’ancienne secrétaire d’État aux transports Anne-Marie Idrac (administratrice indépendante) a, selon des sources concordantes, refusé ce poste de transition, préférant au contraire un poste de plus longue durée, au moins, selon certains, jusqu’à la fin du mandat de Jean-Marc Janaillac qui court jusqu’en mai 2019. Autre candidate sollicitée mais qui ne connait rien au transport (elle est spécialisée dans les médias) Anne-Marie Couderc, membre du gouvernement d’Alain Juppé entre 1995 et 1997. Bruno Mettling, PDG d’Orange Middle East and Africa est également cité. En tout cas cette solution de gouvernance provisoire témoigne de la fébrilité du conseil d’administration et de l’amateurisme du gouvernement. Un tel concept de président provisoire est le meilleur moyen de déstabiliser une entreprise qui a besoin d’engager sa modernisation économique et sociale sur le long terme.

Nucléaire : Fessenheim à l’arrêt….. provisoire ?

Nucléaire : Fessenheim à l’arrêt….. provisoire ?

 

D’après le précédent gouvernement la centrale nucléaire de Fessenheim devait être définitivement fermée l’heure de la mise en service de Flamanville, c’est-à-dire en 2019. Mais les deux réacteurs sont actuellement à l’arrêt pour entretien. La question se pose de savoir si cet arrêt est provisoire ou définitif. Un réacteur  a déjà a été stoppé en juin 2016, en raison d’une anomalie détectée sur un générateur de vapeur présentant une irrégularité de fabrication à l’usine Areva du Creusot (Saône-et-Loire), EDF devant prouver sa fiabilité à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Début juillet, EDF a précisé que le redémarrage de ce réacteur n’interviendrait pas avant début 2018. Alors que la centrale du Haut-Rhin est censée fermer définitivement lors de la mise en service de l’EPR de Flamanville en 2019, les associations écologistes font pression pour qu’EDF ne remette pas en service Fessenheim. En effet, la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est totalement à l’arrêt depuis samedi, et pour plusieurs semaines, a annoncé EDF: son réacteur numéro 1 doit subir une opération de maintenance, tandis que le numéro 2 est à l’arrêt au moins jusqu’à début 2018 à cause d’une anomalie. L’arrêt du réacteur numéro 1, depuis vendredi soir minuit, « permettra aux équipes de renouveler une partie du combustible contenu dans le réacteur et de réaliser des activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaires et non nucléaires des installations », a précisé EDF. Chacun des deux réacteurs de Fessenheim a une capacité de 900 MW. En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit « environ 65% de la consommation d’électricité alsacienne », selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.

 

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