Archive pour le Tag 'Proportionnelle'

Proportionnelle : 10% seulement pas 25% ! (Larcher)

Proportionnelle : 10% seulement pas 25% ! (Larcher)

 

La partie de poker continu entre le président de la république et le président du Sénat, Gérard Larcher. Sur trois dispositions essentielles envisagées dans la modification de la constitution, le président du Sénat est en désaccord, à savoir : la limitation du nombre de parlementaires, le non-cumul des mandats et l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’assemblée nationale. Sur ce dernier aspect le président du Sénat accepterait un taux de proportionnelle à l’assemblée mais refuse le chiffre de 25 % avancés par le gouvernement au motif que cela bouleverserait la logique des institutions concernant notamment  stabilité politique en France. Le gouvernement et le président de la république menacent  par ailleurs, si l’opposition persiste, de recourir au référendum. Il hésite cependant car il connaît les risques politiques ; en effet, on répond rarement en France à la question posée lors d’un référendum ; c’est souvent l’occasion d’exprimer un mécontentement global vis-à-vis du gouvernement. Or le gouvernement actuellement voit sa popularité diminuer de manière assez significative. Du coup, il semblerait qu’un accord avec le Sénat serait politiquement moins dangereux. Il faut pour cela convaincre les trois cinquièmes des élus parlementaires et notamment le président du Sénat “La question de la proportionnelle sur le fond (…) je n’y suis pas favorable pour les députés parce que le fait majoritaire repose sur le scrutin majoritaire et la Ve République repose là-dessus”, a donc déclaré Gérard Larcher (Les Républicains) au ‘Grand Rendez-vous’ Europe 1, Les Echos, CNews. “Je militerai pour une proportionnelle qui soit la plus mesurée possible pour ne pas nous conduire au spectacle auquel nous avons assisté en Allemagne”, a-t-il ajouté en référence aux négociations difficiles qui ont permis mercredi de reconduire Angela Merkel à la tête du gouvernement allemand dans une position affaiblie. A la question de savoir quelle dose de proportionnelle serait raisonnable selon lui, il a répondu: “j’ai une tentation plutôt vers 10%”. Aujourd’hui, les députés sont élus au scrutin majoritaire. Une dose de proportionnelle permettrait plutôt d’attribuer des sièges en fonction du nombre de voix. Selon Gérard Larcher, “plus de 70% des sénateurs sont élus à la proportionnelle”.

435 députés au lieu de 577 et 100 à la proportionnelle

435 députés au lieu de 577 et 100 à la proportionnelle

 

Ce que propose notamment le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Il faudrait pratiquement regrouper par 2 les circonscriptions actuelles. Notons que cette proposition   risque d’être un facteur d’instabilité politique si la de  gouvernement se révèle trop faible. « Il n’est pas courant qu’une Assemblée comptant un grand nombre de députés nouveaux, avec un groupe largement majoritaire, décide de réduire fortement la taille de ses effectifs. Mais on a été élus pour le faire, on va le faire », a-t-il dit dans une interview publiée vendredi par Le Monde. Emmanuel Macron a annoncé le 3 juillet devant le Congrès réuni à Versailles que son gouvernement proposerait de réduire d’un tiers le nombre de députés, qui sont actuellement 577, avec une dose de proportionnelle pour mieux représenter les courants comme le Front national ou La France insoumise. Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a précisé que le président français souhaitait une dose de 20 à 25%, ce qui ne bouleversait pas les équilibres. François de Rugy propose, parmi les hypothèses, « le regroupement des circonscriptions par deux et d’avoir en complément une centaine de députés élus à la proportionnelle », ce qui permettrait de parvenir à la réduction du nombre de députés suggérée par Emmanuel Macron.

Proportionnelle : c’est pas pour demain

Proportionnelle : c’est pas pour demain

Finalement la proportionnelle qui avait été annoncée pourrait avoir du plomb dans l’aile.  Officiellement,  il s’agirait d’une question de calendrier. Effectivement le plan de travail du Parlement risque d’être très chargé par les innombrables réformes nécessaires à la modernisation du pays. La question de la proportionnelle n’est donc pas forcément prioritaire. Cela d’autant plus que le mode de scrutin actuel présente pour Macron un avantage majeur à savoir la marginalisation des principaux partis d’opposition. Si par hypothèse le quinquennat de Macron  devait être réussi, la mise en œuvre du mode de scrutin actuel pourrait bien tuer définitivement la plupart des partis république en marche exceptée. Cette réforme, qui avait été annoncée par le chef de l’Etat pour la fin de l’année, pourrait prendre du retard, selon une source gouvernementale citée par franceinfo, notamment en raison d’un calendrier parlementaire chargé. « Il y a un problème d’urgence », a souligné de son côté le président de la Commission nationale d’investiture de La République en marche, Jean-Paul Delevoye, sur Europe 1. « Le président de la République a très clairement fixé l’urgence pour les six prochains mois pour être au rendez-vous des législatives allemandes et retrouver un crédit que la France a perdu en Europe », a-t-il ajouté. »Le président de la République a fixé ses priorités, formation professionnelle, assurance chômage, liberté d’entreprise », a-t-il ajouté. « Et je crois qu’après il y aura un temps et j’espère pour la mi-quinquennat ou le post-quinquennat où effectivement nous pourrons réfléchir à la (…) modification institutionnelle qui permettra effectivement je l’espère une dose de proportionnelle ». Contacté par Reuters, l’entourage du chef de l’Etat a indiqué que rien n’avait encore été décidé pour l’heure. L’élection des députés se déroule actuellement au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, qui devrait permettre au mouvement d’Emmanuel Macron d’obtenir une écrasante majorité absolue avec moins d’un tiers des voix. L’introduction de la proportionnelle, l’un des termes de l’alliance conclue entre Emmanuel Macron et le président du Modem, François Bayrou, est réclamée de longue date par le Front national.

Proportionnelle aux élections : Hollande ne tient pas ses promesses

Proportionnelle aux élections : Hollande ne tient pas ses promesses

 

François Bayrou constate avec une certaine amertume que dans de nombreux domaines Hollande n’a pas tenue ses promesses notamment en ce qui concerne l’instauration de la proportionnelle aux  élections.  »François Hollande, quand il a été élu, il a pris des engagements formels, notamment sur le changement de la règle électorale: il n’a qu’à les respecter », a déclaré avec véhémence François Bayrou, dans l’émission « 12-13 Dimanche » diffusée dimanche 4 octobre sur France 3. « Je pense que François Hollande a choisi depuis le début de faire que ses paroles, c’étaient des promesses pour ceux qui les reçoivent, et pas plus », a-t-il ajouté. Il en a profité pour critiquer le rapport sur les institutions remis vendredi au président PS de l’Assemblée nationale Claude Bartolone. « J’en ai assez qu’on fasse des groupes de travail sur les institutions », a-t-il commenté.  Intitulé « Refaire la démocratie », ce rapport est issu des réflexions du groupe de travail sur « l’avenir des institutions », lancé à l’automne 2014 par le président de l’Assemblée, qui l’a coprésidé avec l’historien Michel Winock. Dans ce rapport Bartolone propose en faite que le président de la république revienne à se limiter à l’inauguration des chrysanthèmes. En effet sa mission serait réduite aux questions de très long terme sans autre précision. Autant dire un président potiche ce qui nous ramènerait à la IVe République.




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