Archive pour le Tag 'progressif'

Ecole : un « retour progressif et pas obligatoire »

Ecole : un « retour progressif et pas  obligatoire »

 

Le gouvernement s’enferme dans sa proposition complètement idiote et contradictoire de retour progressif à l’école. On se demande bien comment un retour pourrait être progressif. Sur la base du volontariat indique le ministre de l’éducation qui est bien incapable évidemment d’envisager des mesures susceptibles de diviser par exemple le nombre d’élèves par trois ou quatre pour respecter un minimum d’hygiène vis-à-vis du Coronavirus. Sous couvert de lutte contre les inégalités sociales ou de socialisation , le ministre de l’éducation essaye de justifier la transformation de l’école en garderie permettant aux actifs d’aller travailler. Économiquement cela peut se comprendre mais sanitaire, c’est complètement incompréhensible.

Le retour à l’école ne « sera pas obligatoire le 11 mai. Encore une fois c’est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d’aménagements c’est évident », a insisté le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

« L’objectif c’est qu’entre le 11 mai et le 4 juillet (date des vacances d’été), nous ayons réussi cette resocialisation (…) qui permette de se remettre dans l’apprentissage », a poursuivi Jean-Michel Blanquer.

Pour l’heure, les modalités de ce retour progressif à la scolarisation pour tous ne sont pas connues. « La façon de faire va s’élaborer au cours

Jean Pisani-Ferry :aussi pour le déconfinement progressif

Jean Pisani-Ferry : pour le déconfinement progressif

 

Pour Jean Pisani-Ferry ,Economiste, la gestion fine du déconfinement sera cruciale pour la reprise, prévient l’économiste dans sa chronique qui n’apporte pas grand chose.

 

Chronique. On ne sait pas encore quand commencera le déconfinement, mais on sait, depuis les déclarations du premier ministre, qu’il se fera pas à pas. On connaît déjà les questions qu’il va poser : quelles contraintes lever et à quel rythme ? Comment minimiser les risques sanitaires d’une reprise du travail ? Et, a contrario, comment tirer le meilleur parti économique des marges de manœuvre que dégagera le ralentissement de la pandémie ?

Il ne s’agira pas – comme l’avait suggéré Donald Trump le 22 mars, avant de se raviser – de choisir entre l’économie et la santé. Les pressions des milieux d’affaires seront fortes, mais aucun responsable ne peut délibérément conduire les hôpitaux au point de rupture et voir la mortalité tripler en conséquence. Ce serait d’ailleurs un bien mauvais calcul : aux Etats-Unis, lors de la grippe espagnole de 1918-1920, les Etats et villes qui ont opté pour un confinement précoce et strict ont fini par créer plus d’emplois que les autres (« Pandemics Depress the Economy, Public Health Interventions Do Not : Evidence from the 1918 Flu », Sergio Correia, Stephan Luck et Emil Verner, SSRN, 26 mars 2020).

 

C’est seulement une fois la progression du virus stoppée (c’est-à-dire après que la distanciation sociale aura ramené au-dessous de 1 le nombre de personnes qu’un porteur du virus infecte lui-même) qu’il sera légitime de raisonner économie. Cette étape est attendue pour la fin du mois, c’est à cette échéance qu’il faut imaginer la stratégie de déconfinement. 

Dans un mois, la chute de l’activité sera sans doute plus forte que les – 35 % estimés fin mars par l’Insee : hors administrations, elle approchera sans doute les – 50 %. Sur les quelque 20 millions de salariés de droit privé du début 2020, une moitié environ seront sans doute en activité, très majoritairement en télétravail. Pour l’autre moitié, ils seront soit en chômage partiel (ils sont déjà 4 millions et l’OFCE en attend près de 6 millions), soit en arrêt maladie pour s’occuper de leurs enfants, soit sans emploi (« Evaluation au 30 mars 2020 de l’impact économique de la pandémie de Covid-19 et des mesures de confinement en France », Observatoire français des conjonctures économiques, Policy Brief, n° 65, 30 mars 2020). Si la France avait réagi comme les Etats-Unis, nous aurions déjà 2 millions de chômeurs de plus. L’activité partielle nous l’évite – même si les CDD, intérimaires et autoentrepreneurs subissent le choc de plein fouet. »

 

 

Après le confinement progressif, le déconfinement progressif (Édouard Philippe)

Après le confinement progressif, le déconfinement progressif (Édouard Philippe)

On se souvient que le confinement a été très progressif, il a même fallu que les scientifiques insistent beaucoup pour qu’on puisse contraindre le maximum de Français à rester chez eux pour ne pas accroître la contamination. On se souvient même que le même Premier ministre avait le même jour souhaité le confinement et l’appel au rassemblement pour les élections municipales. Cette fois, il promet un déconfinement progressif. En fait,  ce qui se pratique actuellement puisqu’après avoir appelé au retrait du maximum de Français, le pouvoir prenant la mesure de l’impact économique a autorisé évidemment la mobilité des personnels soignants mais aussi des personnels nécessaires faire tourner l’économie d’abord sur les biens essentiels ensuite sur d’autres. On peut donc imaginer que progressivement le déconfinement concernera les salariés. En fait Édouard Philippe, comme Macron, ne sait pas trop comment gérer la crise mais l’essentiel est d’en parler même quand on ne connaît pas grand-chose de l’évolution de la pandémie.

“Il est probable que nous ne nous acheminons pas vers un déconfinement qui serait général et absolu, en une fois, pour tout le monde”, a prévenu le chef du gouvernement qui était auditionné par visioconférence devant la mission d’information de l’Assemblée nationale.“Le déconfinement dépendra d’éléments dont nous ne disposons pas aujourd’hui”, a-t-il souligné, évoquant notamment l’éventualité de traitements éprouvés et la capacité à tester.“Le déconfinement dépendra aussi de la façon dont le virus aura circulé. Quelle proportion (de Français) seront immunisés ?”

Le Premier ministre a voulu faire preuve d’humilité, indiquant que les décisions prises jusqu’ici par le gouvernement l’ont souvent été sur le fondement d’informations incomplètes et parfois contradictoires.

“C’est un combat long et qui va durer, un combat difficile”, a-t-il dit. Conclusion, il est vraisemblable que la politique sanitaire   sera toujours aussi hésitante et contradictoire. Un seul exemple , celui des tests massivement pratiqués dans les pays asiatiques ou encore en Allemagne et dont le président de la république n’a même pas parlé de sa dernière allocution. Une raison à cela comme pour les masques, la France manque cruellement de matériel, de tests bien sûr mais aussi de laboratoires équipés et de personnel

Nouveau procès Kerviel ? Non, un enterrement progressif de l’affaire

Nouveau procès Kerviel ? Non,  un enterrement progressif de l’affaire

Comme l’indique l’avocat de la Société Générale, au terme des différents recours judiciaires des différentes parties il y a de grandes chances pour que leur affaire soit enterrée d’ici trois ou quatre ans. En cause évidemment le rapport de force déséquilibrée entre l’armée d’avocats financés par la banque et Kerviel le bouc émissaire bien pratique pour dissimuler la responsabilité des spéculations qui ont entraîné les pertes financières de la Société Générale.  La justice française a décidé lundi de reporter sa décision concernant la tenue d’un nouveau procès de Jérôme Kerviel, réclamée par l’ancien trader condamné deux fois pour avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société Générale.  Un scandale d’Etat qui met en cause le pouvoir politique ancien et actuel, la justice, plus généralement l’omerta de l’oligarchie qui détient tous les pouvoirs. Un scandale politique car le pouvoir a voulu masqué la spéculation du système bancaire (pas seulement celle de la Société Générale car d’autres banques ont été concernées). Pire on a accordé une indemnité fiscale de 1.7 milliards à la société générale  pour préjudice subi alors que la banque s’est toujours refusée de publier les comptes de cette affaire. Un scandale aussi de la justice mise sous tutelle du politique et des groupes financiers et qui en « toute indépendance »  a enfoncé  le lampiste Kerviel, certes pas innocent mais qui ne pouvait être le seul responsable de ces dérives. Comment a-t-on pu autorisé Kerviel à engager de l’ordre de  50 milliards (avec une  perte de 5 milliards), soit l’équivalent des fonds propres de la banque. La fraude de Kerviel (qui au passage ne s’est pas enrichi personnellement) ou les défaillances informatique ne peuvent expliquer cela.  La police s’est aussi laissée manipuler en tronquant les résultats de l’enquête. Aujourd’hui encore les grands médias sont d’une prudence suspecte vis-à-vis de cette affaire. Pas étonnant tout le monde se  tient par la barbichette. L’oligarchie qui maitrise  tous les pouvoirs en France (politique  et économique notamment) a savamment cadenassé la problématique en recentrant toute la responsabilité sur un pauvre type dont on s’est servi quant il permettait d’encaisser des profits mais qu’on a condamné quand les pertes se sont accumulées. Kerviel  a surtout une insuffisance rédhibitoire, il n’appartient pas à cette oligarchie, ni énarque, ni polytechnicien pas même sorti d’un institut politique, c’est la victime expiatoire rêvée. A noter que pas un dirigeant de la Société Générale n’a été inquieté (alors que la responsabilité de la banque a été reconnue), que dans d’autres affaires des grands dirigeants pour des faits d’enrichissement personnel ont écopé de peines dérisoires. Du coup les réseaux sociaux ont décidé  de suppléer des grands médias défaillants en relayant et en expliquant ce sandale d’Etat. Il  ne fait aucun doute quel’  oligarchie va s’efforcer d’étouffer à nouveau cette affaire si l’opinion ne prend pas le relai ; Une affaire qui met en cause le système politique, judicaire, économique et au-delà  la démocratie.




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