Archive pour le Tag 'programmes ?'

Présidentielle 2017 : les Français dubitatifs sur les programmes économiques des candidats

Présidentielle 2017 : les Français dubitatifs sur les programmes économiques des candidats

La seule conviction réellement partagée par les français c’est la nécessité de maintenir l’euro pour 75 %. Pour le reste les Français demeurent relativement dubitatifs sur l’efficacité des programmes économiques des candidats. Selon un sondage réalisé par l’institut BVA* pour La Tribune 57 % des Français estiment que le programme économique du candidat En Marche ! ne permettrait pas d’améliorer la situation économique de la France. Concernant la candidate d’extrême droite, c’est encore pire : 66 % des Français n’ont pas confiance dans ses propositions économiques. Le programme d’Emmanuel Macron est donc relativement mieux évalué que celui de Marine Le Pen : 57 % des Français considèrent que Macron fait les meilleures propositions en économie, contre 33 % pour Le Pen, 10 % des personnes interrogées ne se prononçant pas, indique BVA. Au-delà de cette réserve manifeste des Français vis à vis des programmes économiques, BVA souligne un basculement de l’opinion: en mars, environ 54 % des Français jugeaient que le programme d’Emmanuel Macron permettrait d’améliorer la situation économique de la France, contre 41 % désormais. Un recul principalement alimenté par celui de 26 points de pourcentage auprès des sympathisants FN « dans un contexte de compétition électorale plus élevée », estime BVA. A l’inverse, la crédibilité du programme de Marine Le Pen progresse légèrement (+8 points en comparaison à février), « en raison notamment d’une hausse de 5 points auprès des sympathisants de la droite et d’un soutien quasi-unanime des sympathisants FN », note BVA. Dans le détail, les réserves des français vis à vis des programmes des deux candidats ressortent particulièrement sur leurs principales propositions. Ainsi, 48 % des Français  se déclarent opposés à la réforme du droit du travail souhaitée par Emmanuel Macron ; alors qu’à l’inverse, seulement 38 % y sont favorables. La défiance des Français est encore plus forte face à la proposition de Marine Le Pen de faire « cohabiter une monnaie nationale française et une monnaie commune européenne ». Seuls 25 % s’y déclarent favorables. Surtout, 74 % y sont opposés !

Sondage 2017 : les chefs d’entreprise dubitatif sur les programmes

Sondage 2017 : les chefs d’entreprise dubitatif sur les programmes

Selon un sondageOpinion Way pour CCI France/La Tribune/ Europe 1 43% estiment qu’aucun des cinq principaux candidats ne propose de politique économique meilleure que celle de ses concurrents. Plus grave, peut-être, 41% des chefs d’entreprises ont le sentiment qu’aucun des présidentiables n’est à leur écoute. Ils sont 39% à reconnaitre «  ne voir en aucun d’eux une incarnation du changement en matière de politique économique « ,  Le sentiment de malaise progresse même. Seuls 18% des chefs d’entreprise sont portés à dire que «  c’est très bien en ce moment «  - un pourcentage en repli de 6 points par rapport à février – et la crainte de l’avenir est de plus en plus tangible. Ainsi, ils sont 30% à déclarent que  » ce sera mieux demain « . Ils étaient 36% en février….. Les chefs d’entreprise témoignent de leur inquiétude qui ne cesse d’augmenter (40%, +3 points en un mois mais surtout +11 points depuis novembre dernier) et, dans le même temps, de leur niveau de confiance qui chute (21%, -7 points par rapport à la mesure de février).  A noter, cette érosion de leur confiance dans l’avenir concerne aussi bien l’environnement proche que celui plus lointain. Le pourcentage de chefs d’entreprises confiants dans l’avenir de leur entreprise recule à 59% (-3 points et jusqu’à -11 points par rapport au mois de novembre dernier). Ils ne sont que 21% à avoir confiance dans l’économie française (-1 point en un mois) et 26% à espérer un rebond de l’économie mondiale (-2 points). Dans ce contexte, sans surprise, la très large majorité des dirigeants envisage de maintenir le nombre de salariés de leur entreprise (91%), un chiffre en hausse de trois points par rapport au mois dernier. Seul point rassurant, près d’un tiers des entreprises de 10 salariés ou plus envisage des recrutements pour l’année à venir (27%).

2017 : l’illusion des programmes

 

« La présidentielle ne se jouera pas sur les programmes » indique un grand éditorialiste sur RTL. « Mais sur la personnalité ajouet-til. Un constat évident tellement le concept même de programme est illusoire.  La fumisterie que constituent les programmes n’empêche nullement les opposants à Macron de tirer à boulet rouge  sur l’intéressé qui n’a  pas produit de catalogue de promesses. La critique la plus dure vient du « rigoureux » Fillon : »cas d’école de l’illusionnisme, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel ». La rigueur de Fillon est évidemment toute relative aussi bien concernant le détournement de fonds publics qu’en ce qui concerne sa gestion de premier ministre. Rappelons-nous, en 207Fillons avait déclaré qu’il était à la tête d’un État en faillite et qu’il entendait redresser la situation. Bilan de l’intéressé en 2012 : 600 000 chômeurs en plus (comme Hollande) et 600 milliards d’endettements supplémentaires. Ne parlons pas des promesses faites pour 2017 notamment de sa sulfureuse proposition de ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves. Une proposition sans doute inspiré par le financement qu’il a reçu de l’assureur Axa. Autre proposition tout aussi hypothétique : la suppression de 500 000 fonctionnaires sans indiquer où et comment. Autre fumisterie celle de Benoît Hamon avec son fumeux revenu universel de 300 à 700 milliards par an dont on ne sait pas comment il serait financé. Dernier exemple les promesses de Marine Le Pen consistant à sortir de l’euro ou à engager 40 milliards de dépenses supplémentaires. Des dépenses supplémentaires financées par 60 milliards d’économies. Où,  comment ? On ne le saura jamais. Sans doute le programme le plus surréaliste qui s’il était appliqué conduirait le pays vers la catastrophe financière et l’appauvrissement généralisé. La seule sortie de l’euro coûterait immédiatement 20 % de pouvoir d’achat aux Français du fait du différentiel de taux de change. On se souvient de ce qu’il est advenu des promesses dans le passé de Sarkozy ou de François Hollande. Pour le bien de la démocratie il serait urgent d’interdire aux candidats d’élaborer des listes de promesses illusoires. Le premier objectif pour eux devrait être de définir les enjeux de la période actuelle, ensuite de donner une vision cohérente pour l’avenir du pays enfin de se limiter aux grandes réformes structurelles dont le pays a cruellement besoin pour mieux affronter les mutations en cours dans les domaines économique, sociale, environnementale, sanitaire et sociétale et cela évidemment resitué dans un environnement international. Pour satisfaire la demande paresseuse de certains journalistes de grands médias,  il suffira à Macron décrire programme à la place du mot projet. De toute façon,  les journalistes politiques n’entretiennent que des rapports approximatifs avec les réalités économiques et sociales. Ils sont bien incapables de vérifier la pertinence d’un bouclage financier. Un bouclage financier au demeurant parfaitement illusoire car tout repose sur la croissance. Pour preuve le dernier budget 2017 de François  Hollande a été très critiquée par la Cour des Comptes car il repose sur des perspectives peu crédibles notamment sur une croissance du libre de 1,5 % quand vraisemblablement la croissance sera proche de celle de 2016, à savoir un peu plus de 1,1 %.  Certes on peut et on doit agir sur le niveau des dépenses mais nombre de dépenses dépendent  précisément de la croissance et de l’emploi (par exemple UNEDIC, sécurité sociale, retraite etc.).  Cependant poussé par ses concurrents, Macron va récapituler ses propositions le 22 février et préciser ses orientations financières début mars. Pour satisfaire à la demande des illusionnistes, il suffira peut-être de remplacer le mot projet par le mot programme. Bref quand la sémantique politicienne donne raison à l’incompétence et à la paresse des experts politiques.

2017 : La fumisterie des programmes

2017 : La fumisterie des programmes

La fumisterie que constituent les programmes n’empêche nullement les opposants à Macron de tirer à boulet rouge  sur l’intéressé qui n’a  pas produit de catalogue de promesses. La critique la plus dure vient du « rigoureux » Fillon :  »cas d’école de l’illusionnisme, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel ». La rigueur de Fillon est évidemment toute relative aussi bien concernant le détournement de fonds publics qu’en ce qui concerne sa gestion de premier ministre. Rappelons-nous, en 207Fillons avait déclaré qu’il était à la tête d’un État en faillite et qu’il entendait redresser la situation. Bilan de l’intéressé en 2012 : 600 000 chômeurs en plus (comme Hollande) et 600 milliards d’endettements supplémentaires. Ne parlons pas des promesses faites pour 2017 notamment de sa sulfureuse proposition de ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves. Une proposition sans doute inspiré par le financement qu’il a reçu de l’assureur Axa. Autre proposition tout aussi hypothétique : la suppression de 500 000 fonctionnaires sans indiquer où et comment. Autre fumisterie celle de Benoît Hamon avec son fumeux revenu universel de 300 à 700 milliards par an dont on ne sait pas comment il serait financé. Dernier exemple les promesses de Marine Le Pen consistant à sortir de l’euro ou à engager 40 milliards de dépenses supplémentaires. Des dépenses supplémentaires financées par 60 milliards d’économies. Où,  comment ? On ne le saura jamais. Sans doute le programme le plus surréaliste qui s’il était appliqué conduirait le pays vers la catastrophe financière et l’appauvrissement généralisé. La seule sortie de l’euro coûterait immédiatement 20 % de pouvoir d’achat aux Français du fait du différentiel de taux de change. On se souvient de ce qu’il est advenu des promesses dans le passé de Sarkozy ou de François Hollande. Pour le bien de la démocratie il serait urgent d’interdire aux candidats d’élaborer des listes de promesses illusoires. Le premier objectif pour eux devrait être de définir les enjeux de la période actuelle, ensuite de donner une vision cohérente pour l’avenir du pays enfin de se limiter aux grandes réformes structurelles dont le pays a cruellement besoin pour mieux affronter les mutations en cours dans les domaines économique, sociale, environnementale, sanitaire et sociétale et cela évidemment resitué dans un environnement international. Pour satisfaire la demande paresseuse de certains journalistes de grands médias,  il suffira à Macron décrire programme à la place du mot projet. De toute façon,  les journalistes politiques n’entretiennent que des rapports approximatifs avec les réalités économiques et sociales. Ils sont bien incapables de vérifier la pertinence d’un bouclage financier. Un bouclage financier au demeurant parfaitement illusoire car tout repose sur la croissance. Pour preuve le dernier budget 2017 de François  Hollande a été très critiquée par la Cour des Comptes car il repose sur des perspectives peu crédibles notamment sur une croissance du libre de 1,5 % quand vraisemblablement la croissance sera proche de celle de 2016, à savoir un peu plus de 1,1 %.  Certes on peut et on doit agir sur le niveau des dépenses mais nombre de dépenses dépendent  précisément de la croissance et de l’emploi (par exemple UNEDIC, sécurité sociale, retraite etc.).  Cependant poussé par ses concurrents, Macron va récapituler ses propositions le 22 février et préciser ses orientations financières début mars. Pour satisfaire à la demande des illusionnistes, il suffira peut-être de remplacer le mot projet par le mot programme. Bref quand la sémantique politicienne donne raison à l’incompétence et à la paresse des experts politiques.

2017 : refuser l’escroquerie des programmes

2017 : refuser l’escroquerie des programmes

 

Politiques, journalistes et forcément électeurs un peu naïfs  tombent dans le piège du programme des candidats à élection présidentielle. D’abord comme si c’était le rôle d’un président de faire la liste des commissions et promesses électorales. On se souvient du programme du PS écrit par Chevènement avant 1981, puis des 110 propositions de Mitterrand ou plus près de nous du programme de Sarkozy ou celui  du Bourget de Hollande. Des programmes mis aux oubliettes le lendemain des élections. Pour 2017,  de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, les promesses ne manquent pas ; d’une certaine manière c’est un peu le catalogue de la Redoute. Il y en a pour toutes les catégories socioprofessionnelles auxquelles on promet de raser gratis. Évidemment, une fois au pouvoir, les dirigeants s’empressent de contredire leurs intentions initiales au prétexte qu’ils avaient sous-estimé la gravité de la situation du pays notamment sur le plan financier.  Une contradiction récurrente qui a largement nourri tous les populismes et qui a d’une certaine manière discrédité le système politique. L’urgence n’est sans doute pas de promettre tout à tout le monde avec des propositions tout aussi illusoires que  démagogiques comme  le  relèvement significatif de tous les revenus en même temps que la baisse d’impôts générale et le plein-emploi d’ici 2022. Autant de propositions irréalistes et mensongères. Certes, le progrès social est indispensable mais il n’est envisageable qu’avec des progrès économiques au moins équivalents  à moins de conduire le pays vers la faillite ; Le rôle d’un président c’est d’abord  éclairer les problématiques des grands enjeux économiques, sociaux et sociétaux. Ce travail d’analyse est un préalable pour ne pas tomber dans la démagogie.  De ce point de vue,  nombre de Français ne sont pas très matures pour comprendre la complexité de la crise systémique actuelle en particulier celle de la France qui accumule les retards en matière de mutations structurelles. Du coup, la paresse  et l’incompétence conduisent  nombre de candidats à adopter dans le simplisme pour mieux donner une légitimité à des propositions irresponsables et bâclées. Une récente étude d’Allianz a confirmé l’insuffisance de culture  économique et financière des Français. Des Français qui se situent au dernier rang en Europe pour leurs connaissances en matière de gestion financière y compris pour leurs finances personnelles. (Étude Allianz en Europe). Le déficit de compréhension des facteurs explicatifs de la crise française est immense. Pour le combler, il ne faut   pas être  prisonnier de l’idéologie d’un appareil et de la logique des partis. Une logique des partis qui, pour satisfaire les différents courants, consiste le plus souvent à promettre tout et le contraire. La responsabilité d’un chef d’État consiste à faire d’abord un travail d’explication pour permettre une adhésion plus consciente et plus active aux enjeux du moment. Ensuite, il lui appartient de définir des orientations qui se révéleront pertinente dans le temps. Bref une vision, un projet mais pas l’auberge Espagnole ou l’inventaire à la Prévert. Il sera toujours temps le moment venu -et ce sera alors nécessaire notamment lors des législatives- de traduire ces orientations en politiques sectorielles. Un candidat président  doit s’en tenir à cette philosophie et non tomber dans le piège de la posture des marchands d’illusions qui ont conduit la France dans l’état dans lequel elle est depuis plus de 30 ans. Pour résumer, priorité surtout à l’analyse, à la vision et au projet de société.

 

2017 : l’escroquerie des programmes

2017 : l’escroquerie des programmes

 

Politiques, journalistes et forcément électeurs un peu naïfs  tombent dans le piège du programme des candidats à élection présidentielle. D’abord comme si c’était le rôle d’un président de faire la liste des commissions et promesses électorales. On se souvient du programme du PS écrit par Chevènement avant 1981, puis des 110 propositions de Mitterrand ou plus près de nous du programme de Sarkozy ou celui  du Bourget de Hollande. Des programmes mis aux oubliettes le lendemain des élections. Pour 2017,  De l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, les promesses ne manquent pas ; d’une certaine manière c’est un peu le catalogue de la Redoute. Il y en a pour toutes les catégories socioprofessionnelles auxquelles on promet de raser gratis. Évidemment, une fois au pouvoir, les dirigeants s’empressent de contredire leurs intentions initiales au prétexte qu’ils avaient sous-estimé la gravité de la situation du pays notamment sur le plan financier.  Une contradiction récurrente qui a largement nourri tous les populismes et qui a d’une certaine manière discrédité le système politique. L’urgence n’est sans doute pas de promettre tout à tout le monde avec des propositions tout aussi illusoires que  démagogiques comme  le  relèvement significatif de tous les revenus en même temps que la baisse d’impôts générale et le plein-emploi d’ici 2022. Autant de propositions irréalistes et mensongères. Certes, le progrès social est indispensable mais il n’est envisageable qu’avec des progrès économiques au moins équivalents  à moins de conduire le pays vers la faillite le rôle d’un président c’est d’abord  éclairer les problématiques des grands enjeux économiques, sociaux et sociétaux. Ce travail d’analyse est un préalable pour ne pas tomber dans la démagogie.  De ce point de vue,  nombre de Français ne sont pas très matures pour comprendre la complexité de la crise systémique actuelle en particulier celle de la France qui accumule les retards en matière de mutations structurelles. Du coup, la paresse  et l’incompétence conduisent  nombre de candidats à adopter dans le simplisme pour mieux donner une légitimité à des propositions irresponsables et bâclées. Une récente étude d’Allianz a confirmé l’insuffisance de culture  économique et financière des Français. Des Français qui se situent au dernier rang en Europe pour leurs connaissances en matière de gestion financière y compris pour leurs finances personnelles. (Étude Allianz en Europe). Le déficit de compréhension des facteurs explicatifs de la crise française est immense. Il peut être comblé par quelqu’un comme Macron qui n’est pas prisonnier de l’idéologie d’un appareil et de la logique des partis. Une logique des partis qui, pour satisfaire les différents courants, consiste le plus souvent à promettre tout et le contraire. La responsabilité d’un chef d’État consiste à faire d’abord un travail d’explication pour permettre une adhésion plus consciente et plus active aux enjeux du moment. Ensuite, il lui appartient de définir des orientations qui se révéleront pertinente dans le temps. Bref une vision, un projet mais pas l’auberge Espagne ou l’inventaire à la Prévert. Il sera toujours temps le moment venu -et ce sera alors nécessaire notamment lors des législatives- de traduire ces orientations en politiques sectorielles. Un candidat président  doit s’en tenir à cette philosophie et non tomber dans le piège de la posture des marchands d’illusions qui ont conduit la France dans l’état dans lequel elle est depuis plus de 30 ans. Pour résumer, priorité surtout à l’analyse, à la vision et au projet de société.

 

Programmes Primaire PS : gauche, gauche !

 

Programmes Primaire PS : gauche, gauche !

 

Globalement les programmes des candidats à la primaire du parti socialiste se caractérisent par un déplacement à gauche. En clair, on reprend les bonnes vieilles méthodes du passé, celle de Mitterrand, celle de François Hollande avec un discours prêt électoral de rupture avec le libéralisme. Un recentrage résolument socialiste donc tant  en matière économique qu’en matière sociétale. Une différence de taille toutefois, il ne s’agit sans doute pas d’espérer une victoire aux présidentielles mais de prendre la tête de ce qui restera du parti socialiste. Du coup, la gauchisation marque les programmes des principaux candidats. Il y avait la démonstration avec les programmes d’Arnaud Montebourg et surtout de Hamon. La tendance se confirme avec ce que viennent d’annoncer d’une part Manuel Valls d’autre part Vincent Peillon. Ainsi Manuel Valls vient-il de promettre la baisse de la fiscalité pour les classes moyennes et populaires, la défiscalisation des heures supplémentaires, un revenu décent pour les minima sociaux de leur de 800 € par mois. De son côté Vincent Peillon veut amender la loi travail en revenant sur l’inversion de la hiérarchie des normes, plafonner la taxe d’habitation pour les plus modestes, aussi la création de postes de fonctionnaires. Bref Du déjà vu et déjà entendu notamment lors  des promesses de François Hollande en 2012. Encore une fois il ne s’agit pas de se qualifier pour le second tour des présidentielles puisque vraisemblablement le candidat du PS sera éliminé. Il risque même de finir en quatrième ou cinquième position derrière Fillon, Le Pen mais aussi Macron et Mélenchon. L’objectif vise à préparer le futur congrès du parti social socialiste et d’en prendre la tête. Mais un parti socialiste qui pourrait éclater sous le poids de ses contradictions voire disparaître si par exemple il n’obtient  qu’un score inférieur à 10 % au premier tour des présidentielles et surtout si son nombre de députés devient anecdotique. Compte tenu de l’enjeu de cette primaire,  l’opinion semble peu mobilisée par le débat entre les candidats qui d’une manière générale se caractérise aussi par un manque d’originalité, de réalisme et de charisme. Un seul exemple cette candidature de dernière minute de Vincent Peillon qui n’a sans doute d’autre but que de savonner la planche à Valls. Vincent Peillon qui s’étonne lui-même du peu d’engouement médiatique autour de sa candidature. Il se pourrait toutefois que les débats entre les candidats suscitent quand même un certain intérêt notamment lors des confrontations télévisées ;  par compte il est peu probable que la primaire dite de la « belle alliance »  suscite une grande mobilisation. De ce point de vue la comparaison de la mobilisation entre la primaire de la droite et celle de la gauche  risque d’être mortifère pour le parti socialiste.

Sondage : une majorité de Français contre les programmes de Fillon et Juppé

Sondage : une majorité de Français contre les programmes de Fillon et Juppé

 

Un sondage qui démontre que les réformes voulues par Juppé et surtout Fillon rencontrent l’opposition d’une majorité de Français et qui permet de penser que le climat social risque d’être tendu en cas de victoire de la droite en 2017 et surtout si c’est Fillon. Fillon apparait en effet notoirement plus clivant que Juppé. Pourtant les Français pense que Fillon va cependant gagner la primaire et derrière l’élection de 2017. La conclusion c’est que Fillon aura bien du mal à faire passer ses orientations en douceur et que le climat social se détériorer avec nombre de conflits. D’autant que Fillon veut faire l’impasse sir la concertation avec les partenaires sociaux. Une majorité de Français se dit en effet opposée aux programmes des finalistes de la primaire de la droite. Mais François Fillon et Alain Juppé, sont, au contraire, plébiscités par les proches de la droite et du centre, selon un sondage Elabe publié ce mercredi. Le projet de François Fillon suscite le plus l’opposition des sondés (56 %) devant celui d’Alain Juppé (52 %). Le premier recueille au contraire 42 % d’avis favorables, le second 46 %. Trois proches de la droite et du centre sur quatre (76 %) se déclarent en revanche favorables au programme de François Fillon, 67 % à celui d’Alain Juppé, selon cette enquête pour BFMTV. Le programme de Juppé est jugé meilleur par les Français sur la protection sociale et la santé (55 % contre 36 %), la fiscalité et les impôts (53 % contre 38 %), les relations internationales (51 % contre 40 %), la famille (50 % contre 41 %), l’éducation (49 % contre 42 %) ou la situation économique et l’emploi (48 % contre 42 %).  Le projet de Fillon l’emporte en revanche sur la sécurité, la menace terroriste et l’immigration (49 % contre 42 %) et les valeurs et l’identité française (48 % contre 42 %). A quatre jours du second tour de la primaire, François Fillon apparaît comme celui qui a le plus de chance d’être élu à l’Élysée en 2017 (57 %, contre 34 % à Alain Juppé) auprès des Français. Il est perçu comme « le plus honnête » des deux (55 % contre 35 %) et celui qui « veut vraiment changer les choses » (54 % contre 36 %). Alain Juppé est vu comme celui qui « comprend le mieux les gens » (48 % contre 41 %) et qui « a le plus les qualités » pour être président (46 % contre 43 %).

 

Un comparateur de programmes politiques !!!

Un comparateur de programmes politiques !!!

Jusque-là il y avait des comparateurs de prix concernant la plupart des biens de consommation. Désormais on passe du matériel à l’immatériel avec cette création d’un comparateur des programmes politiques. Pas forcément une idée complètement farfelue mais dont il faut souligner toutefois toutes les limites. En effet la déconsidération un peu général de la politique voir des conditions d’exercice de la démocratie provient essentiellement du décalage entre les discours et la pratique. Or le comparateur de programmes ne pourra prendre en compte que les intentions politiques. Or on sait bien que confronter à l’exercice du pouvoir et aux différentes influences des lobbys, des cartels, des castes et des corporatismes la plupart des dirigeants ne mettre en œuvre qu’une partie infime de leurs programmes voir même font le contraire de ce qu’ils avaient promis. Finalement une comparaison qui ne mange pas de pain mais qui demeure toutefois relativement virtuelle. Léonore de Roquefeuil ex de Sciences Po a donc décidé  de lancer voxe.org, un comparateur de programmes électoraux.   »Non seulement cela permet de ramener de la clarté et de la transparence, mais cela responsabilise également les candidats » explique la jeune femme. « Cela permet de voter en connaissance de cause et plus à la tête du client ». Léonore de Roquefeuil décrit son site comme « le Wikipedia de la politique, dans le sens où notre but n’est pas seulement de réintéresser les jeunes mais aussi des les réengager« . Des équipes de jeunes volontaires, des « bénévoles », sont engagés pour contacter les candidats un par un.  Le but de cet outil est de ramener un peu de contenu, de se rendre compte que tous les politiques ne disent pas la même chose.  Et le succès est au rendez-vous. En 2012, le site a comptabilisé 3 millions de comparaisons, sachant qu’un utilisateur fait au moins deux comparaisons. Aujourd’hui, le site compare les programmes des candidats de 14 pays, dont le Burkina Faso récemment. Une application Android et IOS existe également.

 

« Les nouveaux programmes reflètent la crise »( Pierre Nora )

« Les nouveaux programmes reflètent la crise »( Pierre Nora )

Dans uen interview au JDD,Pierre Nora fait part de ses inquiétudes sur les nouveaux programmes d’histoire.

Les nouveaux programmes d’histoire soulèvent des polémiques. Y a-t-il des raisons de s’inquiéter?
Ces programmes portent à l’évidence la marque de l’époque: une forme de culpabilité nationale qui fait la part belle à l’Islam, aux traites négrières, à l’esclavage et qui tend à réinterpréter l’ensemble du développement de l’Occident et de la France à travers le prisme du colonialisme et de ses crimes. Faire de l’humanisme et des Lumières un thème facultatif, alors qu’il est central, est à cet égard très significatif. Du coup, les critiques les plus violentes viennent des tenants de ce que l’on appelle le « roman national ». Et pourtant le récit historique, presque mythologique, destiné à former naguère des citoyens et des soldats ne tient plus.

 La ministre taxe les détracteurs de « pseudo-intellectuels »…
Je lui laisse la responsabilité de pareilles expressions…

Certains estiment que les nouveaux programmes privilégient l’étude de l’Islam –obligatoire en cinquième– au détriment de la chrétienté…
Ces reproches sont abusifs. Les élèves apprennent chronologiquement le judaïsme et le christianisme en sixième, en étudiant l’Antiquité. Et ils enchaînent avec l’Islam et le début du Moyen Âge en cinquième. La place des différentes religions ne change pas par rapport à 2008. Ce que je reproche aux nouveaux programmes est bien plus grave…

Que reprochez-vous à ces programmes?
L’ensemble manque de cohérence. Il aurait fallu une déclaration d’orientation intellectuelle et politique nette et claire. Les programmes ont une bonne inspiration : le retour à la chronologie, mais à l’intérieur d’une mosaïque de thèmes, qui ne forment pas une unité dynamique. Je ne jette pas la pierre au Conseil supérieur des programmes. Cette absence d’orientation reflète la crise identitaire que traverse la France, une des plus graves de son histoire. C’est l’expression d’une France fatiguée d’être elle-même, d’un pays qui ne sait pas trop où il va et ne sait donc pas dire d’où il vient.

 

Supprimer le redoublement scolaire, les notes et même les programmes ?

Supprimer le redoublement scolaire, les notes et même les programmes ?

 

On s’inquiète parce que la France faiat redoubler environ 30% des élèves, on devrait plutôt s’inquiéter de ne pas en faire redoubler davantage car c’est le niveau qui en cause et qui place la France dans les profondeurs des classements internationaux. Même si le redoublement n’est pas La solution pour relever le nouveau général, il n‘empêche,  sa mise en cause s’ajoute à celle  des notes (approuvée par une majorité des parents !!) au-delà sans doute au principe même d’évaluation. Dès lors pourquoi ne pas supprimer aussi les programmes ? (dont il est vrai une grande partie en élémentaire voire en secondaire relève de l’ésotérisme).  28% des élèves de moins de 15 ans ont redoublé au moins une fois dans leur scolarité. Cette statistique place la France au 5e rang des pays de l’OCDE qui font le plus redoubler les élèves, derrière l’Espagne, le Portugal, la Belgique et le Luxembourg, selon un rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire. Le CNESCO planche actuellement sur la question de la réelle efficacité d’une méthode qui, selon le ministère de l’Education nationale, a aussi un coût élevé, estimé à 2 milliards d’euros par an. « Mon redoublement a été inutile. Je n’avais pas l’esprit au travail et cette sensation de perdre mon temps a été source de frustration personnelle et de tensions familiales », confie Thomas G., qui a redoublé la classe de seconde. « J’aurais pu passer directement en 1ère STG sans redoublement, puisque j’y suis allé à l’issue de ma deuxième seconde », poursuit cet élève déçu, qui déplore le manque de conseil et d’orientation de la part du personnel éducatif. Même sentiment pour Alexis C.: « J’ai d’abord choisi de m’orienter vers une 1ere scientifique, catastrophique au niveau des notes, avant de redoubler vers la filière économique et sociale. J’aurais dû prendre cette voie dès le départ. Mes notes ont décollé. » Le personnel enseignant, aussi, s’interroge. « On nous pousse à faire redoubler le moins possible, explique Thibaut M., professeur de français à Gagny, en Seine-Saint-Denis. Je pense pourtant que c’est une chance. Le redoublement est souvent un échec par manque de suivi, de motivation et de communication. Il faudrait un soutien individualisé

 




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