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Rythmes scolaires : un enterrement programmé ?

Rythmes scolaires : un enterrement programmé ?

 

Dès la rentrée la réforme des rythmes scolaires pourrait être progressivement enterrée puisque les maires  auront la possibilité d’y renoncer. Appliquée en 2013 par les communes volontaires, puis à la rentrée 2014 pour le reste des écoles, la réforme initiée par Vincent Peillon avait instauré la semaine à 4 jours et demi aux élèves des écoles maternelles et élémentaires. De nouvelles activités périscolaires (NAP) ont été mises en place pour remplir l’emploi du temps des écoliers. En 2015, les écoles publiques du premier degré (maternelles et élémentaires) accueillaient environ 5,8 millions d’élèves, selon les données de l’Éducation nationale. La perspective du détricotage de cette réforme devrait soulager en premier lieu les maires, qui avaient combattu de pied ferme le passage à 4 jours et demi. L’Association des maires de France (AMF), dans son dernier bilan annuel des rythmes scolaires en 2016, a calculé que le coût brut de la réforme Peillon pour les communes s’élève à 231 euros par enfant inscrit aux NAP et par an. Une facture qui s’élève d’année en année. Hors aides de l’État et de la CAF, le coût net revient à 161 euros en moyenne. Le reste à charge pour les collectivités tourne donc autour de 70%.  «Les collectivités ont dû faire face à une augmentation des dépenses liées à la masse salariale, au fonctionnement et à l’entretien des locaux pour une matinée supplémentaire, sans compter les dépenses d’investissement parfois rendues nécessaires», résume l’AMF dans son rapport. «Sur le plan financier, les collectivités ont mis en avant leurs difficultés de mise en œuvre de la réforme en lien avec la baisse des dotations de l’État, d’autant plus lorsqu’elles ont le souci de ne pas la faire payer aux parents ni aux contribuables.»

 

 

Le programme du FN mènerait à une grave crise (Paul Krugman)

Le programme du FN mènerait à une grave crise (Paul Krugman)

 

D’une manière générale le programme économique du Front National est condamné par la quasi totalité des économistes qui estiment que cela conduirait le pays à la ruine. Il faut dire que les dirigeants du Front National entretiennent des liens assez approximatifs avec l’économie dont il pense d’ailleurs qu’elle doit se soumettre à la politique (un point de vue que partage Marine Le Pen avec Mélenchon). Le prix Nobel d’économie Paul Krugman, pourtant critique vis-à-vis de l’euro, dans le  New York Times estime toutefois que «rien de ce que propose le FN ne conduirait la France dans la bonne direction». Avant d’ajouter: «Les politiques dont parle le FN – sortie unilatérale non seulement de l’euro, mais aussi de l’UE – nuiraient à l’économie française». Selon Paul Krugman, «le coût de la sortie de l’euro et de la réintroduction d’une monnaie nationale serait immense». L’économiste évoque une fuite massive des capitaux qui provoquerait une crise bancaire, un contrôle des mouvements de capitaux et des fermetures temporaires de banques. «Des problèmes de valorisation des contrats créeraient un bourbier juridique, les entreprises seraient perturbées pendant une longue période de confusion et d’incertitude», poursuit-il. Si l’économiste américain considère que l’euro est un «projet imparfait», il juge cependant qu’il y a une énorme différence entre le fait de ne pas adhérer à la monnaie unique – comme ce fut par exemple le cas de la Suède, du Royaume-Uni ou de l’Islande qu’il cite – et d’en partir après y avoir adhéré. Paul Krugman estime aussi qu’une sortie de l’euro aurait pu être profitable à la Grèce mais pas à la France qui n’est, selon lui, absolument pas dans la même situation économique. «Pour la France, sortir de l’euro entraînerait tous les coûts que la Grèce aurait eu à supporter sans aucun des bénéfices», écrit-il. Quant à la sortie de l’Union européenne, il explique: «Désolé, mais la France n’est pas assez grande pour prospérer avec des politiques économiques centrées sur elle-même, nationalistes». «Le fait que Le Pen et des économistes comme moi soient critiques envers la politique européenne ne signifie pourtant pas que nous avons quelque chose en commun», conclut Paul Krugman, comme pour se démarquer. Il est vrai que le Front National cite régulièrement le nom de l’économiste américain pour justifier la sortie de l’euro. Ainsi, en juillet 2015, Florian Philippot (vice-président du Front National) déclarait dans les colonnes des Echos: «La sortie de l’euro est très majoritaire chez les sympathisants FN et chez un tiers de l’ensemble des français [...] Les économistes très critiques vis-à-vis de l’Euro, comme les prix Nobel Paul Krugman ou Joseph Stiglitz, ne sont pas beaucoup entendus sur les plateaux comparés à ce que j’appelle les économistes de banque».

 

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production (François Lenglet)

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production  (François Lenglet)

François Lenglet dans un article sur RTL souligne surtout le déséquilibre entre l’importance de la redistribution et la production de richesses chez Benoit Hamon.
« Ce qui me frappe, dans ce programme, c’est le déséquilibre entre la redistribution et la production. Je m’explique. Vous voulez redistribuer davantage, avec ce projet d’allocation universelle, avec l’augmentation des minimas, l’élargissement du droit aux allocations familiales. Du coup, vous allez prélever davantage, et en particulier sur les entreprises : la taxe sur les robots, les allègements de charges sociales diminuées, les impôts sur les super-profits « qui ne concernera que le système bancaire ». « Ce que je souhaite », explique Benoît Hamon, « c’est que là où nous constatons que l’automatisation se traduit par des destructions d’emplois, il puisse y avoir une contribution sociale prélevée sur la richesse créée par les robots. Et que cette contribution finance un fonds de retour à l’emploi pour les personnes qui auraient perdu leur emploi. C’est le strict symétrique de la proposition de Bill Gates aux États-Unis. »  Soit. Mais qu’est-ce que vous faites pour rendre les entreprises plus compétitives ? Pour faire monter en gamme l’économie française ? Pour rendre la formation professionnelle plus efficace ? Pour rendre la France plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers ? En un mot, qu’est-ce que vous faites pour qu’il reste quelque chose à prélever ? Pour que la redistribution n’asphyxie pas la production. Et est-ce que vous ne prenez pas le risque, avec cette politique, de provoquer la fin du travail que vous croyez voir venir ?    Tout cela m’a rappelé une phrase d’un ministre de l’économie socialiste, il y a 20 ans, qui disait, pour répondre à des critiques de gauche de sa politique, « Marx a écrit Le Capital, et pas la Sécurité sociale ». Benoît Hamon a réagi à cette citation signée Dominique Strauss-Kahn. « Je suis favorable à la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés pour les PME, TPE et entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et leurs profits. Je suis favorable à ce que 50% de la commande publique aille à nos entreprises (installés en France, ndlr) par le biais de la réservation des marchés publics. » Le candidat socialiste a par ailleurs insisté sur son « plan de création d’emplois dans des filières qui ont besoin d’être structurées : les métiers des services à la personne, les métiers du soin, la prise en charge du vieillissement, les énergies renouvelables, d’où ma proposition de mettre 100 milliards d’euros sur la table sur la rénovation urbaine et thermique. »  Il y a aujourd’hui en France 1,7 million de jeunes sans emploi ni formation en France. Cela représente presque 15% des 15-29 ans. Avec votre programme, ils auront une allocation, le super RSA, au moins ceux qui ont plus de 18 ans. Mais qu’est-ce que vous faites pour les remettre en selle, les réinsérer, au-delà de l’allocation que vous leur verser ? « Le lien entre les trois dernières années de lycée et les trois premières années de l’enseignement supérieur est un chapitre important de mon projet », répond Benoît Hamon, qui souhaite également développer l’alternance et « revaloriser l’enseignement professionnel ». « Je veux consacrer 1 milliard d’euros supplémentaires à l’enseignement supérieur et à la recherche par an. » Vous êtes très critique sur le CICE, en expliquant qu’on a « arrosé du sable ». Et je dois dire que j’ai pensé la même chose que vous. Et puis sont arrivés les chiffres de création d’emplois : 190.000 en 2016, pour le secteur marchand, avec 1% de croissance seulement. Ça n’est jamais arrivé. Cela n’est-il pas le signe que le CICE, c’est pas si bête, et qu’il pourrait être dangereux de l’interrompre.

Programme Macron : approuvé par 63% des Français

Programme Macron : approuvé par 63% des Français

 

63% des Français approuvent les principales mesures de Macron d’après le baromètre Odoxa pour BFM Business et le magazine Challenges. S’ils approuvent une grande partie d’entre elles, les Français semblent plus mitigés en ce qui concerne l’efficacité globale de ces propositions. 48% d’entre eux (contre 51%) pensent en effet que les mesures prônées par l’ancien ministre de l’Économie sauront redonner confiance au pays et redresser l’économie. Ils ne sont que 46% à les trouver « socialement justes » et seulement 38% à les qualifier de « réalistes ». Et surtout, seuls 39% d’entre eux les jugent  »économiquement efficaces ». Par ailleurs, Odoxa note qu’une minorité des plus bas revenus (43%) pense que ses mesures pourraient avoir un impact positif sur l’économie alors qu’ils sont une large majorité (57%) chez les Français les plus aisés à juger ses propositions efficaces. Les plus pauvres sont tout de même nettement plus nombreux à apprécier les mesures d’Emmanuel Macron que celles de François Fillon testées il y a un mois.  Sans surprise, les personnes interrogées approuvent en premier lieu les propositions qui vont améliorer leur pouvoir d’achat. Ainsi, ils sont 86% à soutenir le remboursement à 100% des lunettes et des audioprothèses et 73% à approuver l’extension du droit au chômage pour les indépendants après cinq ans d’activité et pour les salariés démissionnaires. 81% d’entre eux se disent également favorables à la création de 12.000 postes de professeurs et 10.000 postes de policiers et gendarmes. Les autres mesures sont bien moins acceptées. C’est le cas du plafonnement des indemnités versées en cas de licenciement (56% d’adhésion). Voire rejetées, comme la transformation de l’ISF en impôt sur la rente immobilière (43%) et la suppression des cotisations chômage et maladie payées par le salarié, conjuguée à la hausse de la CSG (42%). Il faut enfin souligner qu’en moyenne, les dix mesures testées sont soutenues par 69% des sympathisants de l’ensemble de la gauche et par 60% des sympathisants de droite. Même constat sur le caractère « innovant » du programme, reconnu majoritairement comme tel à droite (51%) comme à gauche (58%). Le clivage réapparaît en revanche sur sa dimension « socialement juste », les sympathisants de droite étant 43% à le juger de la sorte contre 51% à gauche.

(*) Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 980 personnes âgées de 18 ans et plus.

Programme Macron : principales mesures

Programme Macron : principales mesures 

 

Emmanuel Macron a annoncé un plan d’investissement de 50 milliards d’euros (dont 15 milliards pour la formation et 15 autres milliards pour la transition écologique). Le candidat prévoit également de baisser l’impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % et veut transformer l’ISF en « Impôt sur la fortune immobilière » (excluant le patrimoine financier). Il a également rappelé sa volonté d’exonérer 80 % des ménages français de la taxe d’habitation, un « impôt injuste », selon lui. « L’État remboursera aux communes le manque à gagner », a assuré M. Macron. L’ancien ministre de l’économie veut également imposer les grands groupes Internet sur leur chiffre d’affaires réalisé en Franceréserver l’accès aux marchés publics européens aux entreprises localisant au moins la moitié de leur production en Europe, et mettre en place un mécanisme de contrôle des investissements étrangers en Europe pour préserver les secteurs stratégiques. L’ancien ministre de l’économie prévoit entre autres réformes de « simplifier » l’assurance chômage. Dans l’entretien donné au Parisien, jeudi matin, il précise ainsi les modalités de cette réforme : « On sort d’un système d’assurance financé par les cotisations pour aller vers un système universel financé par l’impôt et ouvert aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux indépendants, aux professions libérales, et aussi aux salariés qui démissionnent, dans la limite d’une fois tous les cinq ans ». « Je proposerai un système universel d’indemnisation du chômage et aussi un système universel de retraite, plus transparent, plus efficace », a-t-il déclaré devant la presse jeudi. Emmanuel Macron souhaite en effet mettre fin aux régimes spéciaux de retraites, avec une harmonisation progressive des règles pour une « vraie fin des inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé ». M. Macron toutefois a souligné qu’il ne « proposerait pas de modifier l’âge légal de départ à la retraite » et que le montant des pensions resterait inchangé. Le candidat défend un projet à la fois de « transmissions de nos valeurs » et d’« émancipation pour construire l’égalité des chances ». Alors qu’il compte supprimer globalement 120 000 postes de fonctionnaires, Emmanuel Macron propose de continuer à créer des postes d’enseignants, « entre 4 000 et 5 000 ». Les communes – qui gèrent les écoles primaires – décideront quelle semaine elles veulent mettre en place et choisiront si elles souhaitent arrêter ou poursuivre la réforme des rythmes scolaires. De manière générale, M. Macron plaide pour une « vraie autonomie au niveau de l’école », comme il l’a expliqué dans son interview au Parisien, notamment en ce qui concerne le recrutement et la pédagogie. Les enseignants en zone prioritaire toucheraient une prime de 3 000 euros net par an. En CP et CE1 dans ces zones, il n’y aurait pas plus de douze élèves par classe, pour assurer un suivi quasi individualisé.

Par ailleurs, le téléphone portable ne serait pas seulement interdit en classe, mais dans toute l’enceinte des écoles et des collèges. Emmanuel Macron a également proposé de rétablir l’exonération de cotisations sociales pour les heures supplémentaires, comme sous la présidence Sarkozy, mais sans reprendre l’idée d’une défiscalisation comme c’était le cas entre 2007 et 2012. C’était une des conditions exigées par François Bayrou pour sceller une alliance avec le leader d’En Marche ! : Emmanuel Macron a présenté jeudi plusieurs pistes pour une « moralisation de la vie publique ». Le candidat entend « éradiquer les conflits d’intérêts »interdire « toute fonction de conseil pour tous les parlementaires » ainsi que « l’embauche de proches ou de membres de sa famille ». De son côté, il s’est engagé à ne pas investir « un candidat avec un casier judiciaire de type B2 », qui comprend la plupart des condamnations et décisions de justice.

S’il est élu, M. Macron « s’engage à rendre compte de ces engagements devant le Parlement une fois par an ». Il estime aussi que les ministres doivent être davantage auditionnés par des commissions parlementaires et que ces commissions « puissent se multiplier ». Les ministres « seront responsables pleinement de la gestion de leur portefeuille ministériel, et en particulier des engagements de finances publiques que je prends ». « Cela sera évalué chaque année avec, si le respect n’est pas plein et entier, des décisions qui seront prises en termes de maintien devant le gouvernement. » L’ancien ministre s’est dit « favorable à une dose de proportionnelle, qui permet de mieux représenter le pluralisme de notre vie politique ». Il compte également réduire d’un tiers le nombre de parlementaires.

Emmanuel Macron revient sur des thématiques qu’il a déjà abordées lors de précédentes interviews. Le candidat d’En marche ! propose ainsi la création d’une « police de sécurité quotidienne » et promet 10 000 postes de policiers et de gendarmes pendant le quinquennat. L’ancien ministre de l’économie, qui assure que « toute peine judiciaire prononcée sera exécutée » souhaite également créer 15 000 nouvelles places de prison et des centres pénitentiaires dédiés aux « foreign fighters » (combattants étrangers). La lutte contre le terrorisme est l’un des axes forts du programme de M. Macron. « C’est un projet qui tient compte de la réalité de la menace terroriste qui divise notre pays, le fragilise et appelle le plus grand engagement. » « J’ai confirmé l’intention de passer à 2 % du PIB en matière de dépenses pour notre défense nationale », a rappelé le candidat, qui souhaite également la création d’un état-major centralisé du renseignement rapportant directement au Conseil de défense auprès du président de la République.Dans son programme, Emmanuel Macron souhaite « garantir notre sécurité, lutter contre le changement climatique, défendre nos intérêts économiques »« En matière de politique internationale, trois objectifs guideront mes décisions et conduiront la diplomatie française : garantir la sécurité de nos concitoyens, porter la voix de la lutte contre le changement climatique et défendre nos intérêts économiques. » Le candidat d’En marche ! a rappelé son attachement à l’Europe« au cœur de notre projet »« Nous avons besoin de relancer la zone euro, de reconstituer une solidarité », insistant sur la nécessité du « couple franco-allemand » comme « condition de toute avancée ». Emmanuel Macron prévoit ainsi la création d’une force de 5 000 garde-frontières avec les partenaires européens, d’un Fonds européen de défense qui financera les équipements militaires communs et d’un Quartier général européen permanent. Le candidat prévoit aussi la mise en place d’un budget de la zone euro, avec un Parlement et un ministre de l’économie et des finances de la zone euro. Il proposera également le lancement dans toute l’Union européenne, après les élections allemandes de l’automne 2017, de conventions démocratiques, qui aboutiront à un projet adopté par tous les pays qui le souhaitent.Emmanuel Macron a promis de faire de « l’égalité hommes/femmes » une cause nationale. « Les femmes sont aujourd’hui sous-représentées, elles sont l’objet de violences, de harcèlement », a déploré le candidat, dénonçant « une forme de consentement tacite », qui « s’est trop longtemps installé dans la société, la vie professionnelle, la vie politique ». « Et donc, c’est à travers une politique assumée, que je porterai moi-même dans les nominations, dans les pratiques, dans le suivi de notre vie économique et sociale, avec plusieurs mesures concrètes, que cette cause sera suivie. »

 

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

 

Pour résumer, Emmanuel Macron propose de réaliser une cinquantaine de milliards d’économies et de les réinvestir dans la relance notamment des investissements. Il propose une baisse de la fiscalité équitablement répartie entre entreprises et ménages. Il envisage des réformes structurelles destinées à redonner à la France une crédibilité vis-à-vis de l’Allemagne dans le but de relancer la dynamique européenne. Sans crédibilité, la France ne fera pas bouger l’Allemagne déclare-t-il. Dans une interview publiée vendredi par Les Echos, l’ex-ministre de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, présente les grandes lignes de son programme économique. Il fait de la lutte contre le chômage de masse sa priorité et juge possible de le ramener à 7% de la population active à la fin du quinquennat. Compte tenu de prévisions de croissance « prudentes » et d’un déficit public à 2,9% du PIB en 2017, il précise qu’il n’y aura « ni cadeau, ni rigueur supplémentaire » cet été s’il est élu.

CADRAGE MACRO-ÉCONOMIQUE ET TRAJECTOIRE BUDGÉTAIRE

- respect de l’engagement européen de limiter les déficits publics à 3% du PIB (2,9% en 2017);

- prévision de croissance : de 1,4% en 2017 à 1,8% en 2022 ;

- réduction de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB en cinq ans, soit 60 milliards d’euros d’économies par rapport à leur croissance spontanée.

Ces économies seront réparties entre assurance-maladie (15 milliards d’euros, avec une progression des dépenses maintenue à 2,3% par an), assurance-chômage (10 milliards), collectivités locales (10 milliards) et Etat (25 milliards).Il juge possible de ne pas renouveler 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, dont 50.000 pour l’Etat et 70.000 dans les collectivités locales. Celles-ci pourront recourir plus largement à des recrutements de droit privé et devront « respecter la durée annuelle légale du temps de travail » (1.607 heures).

PLAN QUINQUENNAL D’INVESTISSEMENTS PUBLICS

Cinquante milliards d’euros d’investissements publics en cinq ans, dont :

- 15 milliards pour la formation et la qualification des jeunes et des demandeurs d’emploi ;

- 15 milliards pour la transition écologique et énergétique, notamment pour accompagner la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ;

- le reste sera notamment consacré à la modernisation de l’administration (numérisation), à l’agriculture, à la santé et aux transports locaux.

« Financé par des taux d’intérêts très bas, notre plan d’investissement permettra de réduire nos dépenses avant la fin du quinquennat et de soutenir notre croissance potentielle. C’est cela qui améliorera la soutenabilité de notre dette. »

FISCALITÉ

- objectif : baisse nette des prélèvements obligatoires de 20 milliards d’euros sur le quinquennat, répartie « équitablement entre ménages et entreprises » ;

- réduction d’impôt d’environ 10 milliards d’euros en début de quinquennat pour les classes populaires et moyennes ;

- transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi en allègement pérenne de charges en 2018 et suppression des dernières charges patronales au niveau du smic ;

- réduction à 25%, sur le quinquennat, de l’impôt sur les sociétés ;

- transfert sur la contribution sociale généralisée des cotisations salariales maladie et chômage ;

- « Toute hausse de TVA est exclue », assure le candidat ;

- création d’un prélèvement forfaitaire unique de l’ordre de 30%, prélèvements sociaux inclus, pour tous les revenus du capital (intérêts, dividendes, loyers, plus-values, etc.) ;

- alignement progressif de la fiscalité du diesel sur l’essence et montée en charge de la taxe carbone.

(Avec Reuters)

Juppé critique le programme de Fillon

Juppé critique le programme de Fillon

 

Juppé adresse une critique à peine voilée à François Fillon dont il considère que le programme ne prend pas assez en compte les attentes des électeurs. Une manière pour Juppé de se rappeler à l’opinion publique bien qu’il affirme toujours refuser le rôle de remplaçant dans le cadre d’un plan B. Il n’empêche les Juppéiste un peu mis sur la touche par François Fillon manifestent  ainsi leur présence pour modérer le programme Fillon dans un sens plus humaniste et peut-être aussi dans l’hypothèse d’un plan B. Alain Juppé presse donc  François Fillon, qu’il soutient pour la présidentielle par « un choix de raison », de « prendre davantage en compte » les attentes des électeurs qui l’ont plébiscité lors de la primaire de la droite et du centre. Dans un billet posté sur son blog sous le titre « Un choix de raison », le maire de Bordeaux, perdant du second tour de la primaire, sort de son silence pour réaffirmer qu’il ne se prêtera pas à « un plan B » visant à remplacer François Fillon, sous le coup d’une enquête judiciaire. « François Fillon a confirmé à plusieurs reprises qu’il était déterminé à aller jusqu’au bout. Je pense qu’il ne changera pas d’avis », écrit-il. « J’ai dit que ce serait dur. C’est une évidence tant la confusion politique est aujourd’hui grande. Mais Fillon peut et doit gagner. Le socle de l’électorat de droite lui reste fidèle », estime Alain Juppé. Pour l’ancien Premier ministre, la plus grande menace demeure la présidente du Front national, alors que « l’emballement pour Emmanuel Macron commence à refluer, au fur et à mesure que l’immaturité politique du candidat apparaît aux yeux de tous », et que la gauche socialiste, selon lui, est minée « par des divergences idéologiques extrêmement profondes. » « Une victoire de Marine Le Pen est improbable; mais elle n’est plus impossible. (…) Pour gagner, F. Fillon doit prendre davantage en compte les attentes de tous les électeurs de la droite et du centre, y compris de ceux qui m’ont fait confiance à la primaire », souligne-t-il. Alain Juppé plaide, comme il l’a fait durant la campagne de la primaire, pour « une droite humaniste » alors que François Fillon a amorcé un virage sécuritaire dans sa campagne avec l’aval de Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré mercredi dernier. Le candidat de la droite et du centre, qui s’était rendu le 25 janvier dernier à Bordeaux au début de ses ennuis judiciaires, doit recevoir Alain Juppé à Paris mercredi après-midi, a fait savoir son entourage. Les élus juppéistes, dont Valérie Pécresse et Jean-Pierre Raffarin, se réunissent mardi soir dans un bar proche de l’Assemblée nationale pour faire le point sur la campagne, dont les cahots inquiètent cadres et militants.

François Fillon : changement de programme sur la santé !

François Fillon : changement de programme sur la santé !

Exit le programme radical de privatisation de la sécurité sociale. Fillon change son fusil d’épaule et promet même d’améliorer encore les remboursements. Du coup, l’ancien programme tombe à l’eau pour cause d’écroulement dans les sondages. C’est aujourd’hui que François Fillon va présenter ses nouvelles orientations dans ce domaine. Il va même presque s’excuser d’avoir envisagé une santé à deux vitesses en indiquant que son interrogation était légitime. Mais depuis très critiqué à l’intérieur de sa propre majorité notamment par Sarkozy et Juppé, Fillon a dû avaler son chapeau. D’autant plus que les affaires qu’il trimbale ne le mette pas en position d’imposer des mesures radicales aux Français. Du coup, fini la perspective de limiter les remboursements de la sécurité sociale aux maladies graves. Fillon promettra même un meilleur remboursement. Il promettra aussi de mieux articuler le rôle de la sécurité sociale et des mutuelles. Bref il promettra, comme d’autres, mais sans s’avancer sur les conséquences financières qui seraient susceptibles de contribuer à sa disqualification pour le deuxième tour de 2017. Comme le dit le monde : « c’est donc un programme nettement plus consensuel et attrayant que celui qu’il avait défendu en novembre 2016 à la primaire de la droite que François Fillon doit présenter mardi 21 février, à la tribune du palais Brongniart, à Paris, lors d’une rencontre organisée par la Mutualité française sur cette thématique. Après deux semaines de polémiques sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants, il s’agit pour le candidat de la droite de revenir sur le terrain des idées, tout en mettant fin aux accusations de privatisation de la Sécu qui avaient suscité le trouble jusque dans son propre camp. »

Macron : la chanson du programme réclamée par les médias

 

Macron : la chanson du programme réclamée par les médias

 

En mal de copie, les médias depuis quelques jours reprennent en chœur les arguments de Fillon : Macron n’a pas de programme. Demandez le programme vocifèrent les médias  qui évidemment n’ont pas pris le temps d’analyser en profondeur  le programme des autres candidats. Des programmes bidon évidemment. Si l’on se réfère à quelques exemples de propositions. Il y a le programme de Benoît Hamon et son fameux revenu universel d’un coût de 300 à 700 milliards dont on ne sait pas comment il serait financé. Il y a l’aussi fameuse proposition de Fillon concernant la sécurité sociale qui viserait à ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves dont il ne donne aucune définition aussi sa proposition de supprimer 500 000 fonctionnaires sans dire où et comment. Sans parler évidemment du catalogue de la Redoute de Marine Le Pen qui promet tout à tout le monde, le contraire aussi notamment la sortie de l’euro, en ignorant sans doute que mécaniquement la perte de pouvoir d’achat serait de l’ordre de 20 % pour les Français. À signaler aussi le programme de Mélenchon qui propose tout simplement de ne plus rembourser la dette. Bref autant de programmes qui constituent des catalogues de promesses utopiques et où démagogiques. Depuis quelques jours dans les salons parisiens les journalistes ont repris en chœur la thématique du programme de Macron. Comme si les promesses des deux autres candidats avaient la moindre chance d’être mises en œuvre. Comme si le rôle d’un président de la république consistait  à faire une liste de commissions électoralistes et de promesses illusoires. Comme la plupart des médias sont à peu près nul en matière d’économie,  ils évitent cependant d’adresser des reproches à Macron sur l’économie et du coup se rabattent  sur le vide de ses propositions en matière sociétale. Comme si on pouvait accorder le moindre crédit aux propositions des autres candidats dans ce domaine. Deux questions centrales constituent les enjeux de cette élection : l’emploi et la sécurité. Sur l’emploi, les propositions économiques de Macron sont prudentes et sans conteste les plus pertinentes et les mieux construites. Sur la sécurité, mieux vaudrait être modeste et surtout pas de déclarations intempestives afin de ne pas mettre la France en situation de cible du terrorisme. C’est précisément parce que l’échec a été total au plan économique que les deux présidents présidents  ont tenté de se refaire une santé électorale au plan international en s’investissant de manière excessive dans des opérations de guerre pour détourner l’attention. Du coup, la France est devenue l’une des principales cibles du terrorisme. Sur cette question comme sur les autres problématiques sociétales, il convient de rester modeste et sérieux. En faire davantage, mieux,  mais en parler moins. Avec Sarkozy puis Hollande,  la France a surtout connu une présidence de la parole, on attend maintenant une présidence de l’action. On espère moins de fanfaronnade mais davantage de courage, de pertinence et de détermination. En outre il faudrait que la France apprenne à sortir de sa monarchie républicaine pour ne pas faire du président le seul décideur de tout. Le parlement, le gouvernement, les facteurs économiques doivent assumer leur rôle et non raisonner en permanence de manière étatique avec des lois, des décrets et forcément des fiscalités pour tout régler. De ce point de vue, les Français ont aussi à faire leur révolution culturelle car si la France est dans un état aussi catastrophique depuis une trentaine d’années, la responsabilité en incombe sans doute aux responsables politiques mais tout autant aux Français eux-mêmes qui du fait de leurs contradictions contribuent à la fois à la perte de compétitivité de l’économie mais aussi à l’affaiblissement des valeurs de la république.

Sondage : Fillon un mauvais programme pour 77%

Sondage : Fillon un mauvais programme  pour 77%

 

 

Une majorité de Français considère que François Fillon mène une mauvaise campagne (53 %) selon un sondage et Elabe pour BFM. Ils sont même 77% à souhaiter que le candidat modifie son programme ; 22% sont pour son maintien. La preuve évidemment que le programme de Fillon à surtout été taillé pour remporter la primaire de la droite, c’est-à-dire pour séduire plutôt les couches aisées et âgées mais pas pour mobiliser un spectre sociologique plus large. Sur les grands axes prioritaires de sa campagne,  Fillon est contestée surtout concernant la réforme de la sécurité sociale notamment le non remboursement des maladies autres que graves mais aussi sur la réduction du nombre de fonctionnaires et sur la fiscalité. C’est aussi la démonstration que le processus des primaires n’est pas forcément le moyen le plus adapté pour dégager un candidat suffisamment rassembleur pour être sûr de remporter les élections. En l’état des sondages François Fillon figure toujours en tête devant Marine Le Pen toutefois sa popularité est en baisse. Pas étonnant,  sa campagne ne parvient pas véritablement à démarrer pire elle est contestée y compris parfois dans ses propres rangs qui tentent de ramer pour adoucir la rugosité des mesures annoncées par Fillon. Du coup une surprise à l’élection présidentielle n’est pas impossible avec la perspective d’un Macron en seconde position. Fillon ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisqu’il multiplie maintenant les attaques contre Macron considéré hier encore comme un phénomène médiatique très temporaire. En fait Macron  s’installe durablement et surtout séduit y compris au sein du parti socialiste où des candidatures comme celles de Montebourg, Hamon ou Valls lesquels suscitent  chez certains de fort rejet. Pour preuve le soutien presque explicite qu’apporte maintenant Ségolène Royal à Emmanuel Macron. En réalité s’il veut conserver des chances, François Fillon doit opérer un virage à 180° puisque seulement 17 % des personnes interrogées dans le sondage souhaitent qu’il maintienne le programme défendu pour la primaire. Rien n’est joué dans cette élection présidentielle d’autant qu’y compris Marine Le Pen enregistre aussi un tassement lié sans doute à l’incongruité de certaines de ses positions et à ses nombreuses contradictions. Un autre personnage pourrait venir troubler le jeu,  François Bayrou qui meurt d’envie de ce présenter à nouveau mais  ne peut espérer qu’un score relativement médiocre encore inférieur à ce qu’il avait obtenu lors des consultations précédentes. Du coup,  se pose la question de son aile éventuelle alliance par exemple avec Fillon. Mais Deux tiers des Français (66%) sont opposés à une alliance entre François Fillon et le président du MoDem François Bayrou. Les sympathisants de droite y sont majoritairement défavorables (58%). Les sympathisants Les Républicains sont contre à 65%, alors que les sympathisants du MoDem y sont favorables à 57%. Reste alors la possibilité d’une alliance avec Macron. Pour l’instant François Bayrou attend pour se déterminer. En clair il rejoindra Macron si celui-ci fait une percée supplémentaire dans les sondages.

Montebourg : un programme vite fait

Montebourg : un programme vite fait

Un programme vite fait pour Montebourg qui comme les autres candidats de la primaire de la gauche a été surpris par le renoncement tardif de François Hollande. La plupart d’ailleurs n’ont encore publié aucun programme hormis Hamon  qui propose notamment son utopie de revenu universel d’un coût de 300 milliards ! Montebourg se gauchise sans doute par opposition à Manuel Valls,  sont principal concurrent. Ce programme se caractérise surtout par des dépenses supplémentaires dont on ignore le financement. Par ailleurs tout en soulignant son attachement à l’environnement Montebourg botte en touche par rapport aux centrales nucléaires en renvoyant le choix de fermeture ou non à l’autorité de sécurité nucléaire dont évidemment ce n’est pas le rôle. Même attitude faux-cul concernant la très controversée taxe carbone que Montebourg renvoie aux frontières de l’Europe. Un programme résolument à gauche ! Première proposition ancrant clairement le projet d’Arnaud Montebourg à gauche : « mettre fin à l’austérité aveugle, abroger la loi Travail et lancer un grand plan de relance de 30 milliards d’euros pour soutenir la croissance économique ». En lançant sa campagne le 21 août, le candidat avait d’abord affirmé vouloir « renégocier » la loi Travail, avant de rectifier le tir à l’occasion d’un déplacement à Florange (Moselle). Arnaud Montebourg précise certaines propositions : il veut ainsi « rendre 800 euros par an de pouvoir d’achat aux Français par une baisse de la CSG », « encadrer les salaires des patrons en les obligeant à augmenter les salaires de leurs employés s’ils souhaitent augmenter le leur », « proposer à chaque Français l’accès à une mutuelle publique à 10 euros par mois » ou « dédoubler les classes du CP au CE2 ». Il en met d’autres sur la table, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux, et l’établissement d’un « plafonnement légal des tarifs des actes prothétiques et des soins les plus courants ». Autres nouveautés : la création d’un parquet national antiterroriste (idée empruntée à la droite et rejetée par le procureur de Paris François Molins) et celle d’un « service de renseignement de proximité ». En matière écologique, Arnaud Montebourg se dit favorable à l’instauration d’une « taxe carbone aux frontières de l’Europe », et rappelle son opposition aux gaz de schiste. Dans le domaine nucléaire, il entend « laisser le choix de fermeture ou non des centrales nucléaires à l’Autorité de sécurité nucléaire », comme il l’avait déjà expliqué mi-décembre. L’ancien ministre reprend aussi à son compte des propositions de François Hollande en 2012, comme la promulgation d’une « grande loi de séparation bancaire », et l’instauration du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales. En matière institutionnelle, l’ancien ministre rappelle son souhait de proposer « dès l’été 2017 » un « référendum sur une nouvelle République », de « créer un statut de lanceurs d’alerte protecteur » ou de « permettre aux citoyens de saisir la Cour régionale des comptes ».

Primaire à gauche: des Pieds Nickelés sans programme

Primaire à gauche: des Pieds Nickelés  sans programme

 

 

De toute évidence tous les candidats à la primaire de la gauche ont été surpris par le renoncement tardif de François Hollande pour 2017. Du coup ils ont rédigé à la va-vite un programme ou n’ont rien rédigé du tout. D’une certaine manière, les candidats de la primaire à gauche ressemblent aux Pieds Nickelés, cette ancienne bande dessinée humoristique très célèbre avec Manuel Valls en Croquignol (avec son long nez), Montebourg en Ribouldingue (avec la barbe) et  Hamon en Filochard (avec un seul œil). Valls n’a pas publié de programme on ne le connaîtra qu’en janvier, ce qu’il avance est assez croquignolesque il annonce à peu près le contraire de ce qu’il avait réalisé comme Premier ministre. Montebourg, c’est le marchand de vent (qui vient d’ailleurs de faire faillite avec sa start-up écolo qui proposait  de vendre des arbres à vent !). Hamon, c’est Filochard  avec un œil social mais aucun œil économique ce qui lui permet de promettre tout et n’importe quoi. Il y a aussi Vincent Peillon dernier candidat déclaré mais lui ce serait plutôt le Professeur Nimbus intelligent mais complètement hors sol. Une belle bande de Pieds Nickelés car tous ces candidats ne sont guère ni très sexy, ni très crédibles. Il faudrait ajouter à ces Pieds Nickelés quelque figurants  comme François de Rugy, Sylvia Pinel ou encore Jean-Luc Bellamy qui ont sans doute l’envergure d’un président de conseil départemental. Tous vont profiter de la trêve  pour peaufiner leur projet et leur calendrier de campagne. Trois candidats n’ont pas encore dévoilé leurs propositions et ne comptent pas le faire avant la rentrée de janvier, soit à peine trois semaines avant le scrutin et une semaine avant le premier débat télévisé. Il y a ceux qui ont mis en ligne leurs propositions, comme Jean-Luc Bennahmias(dans une rubrique sobrement intitulée « Programme » sur son site), Benoît Hamonici), Arnaud Montebourg ( ici) et François de Rugy (dans un document de 73 pages, dix chapitres et 66 propositions). Mais pour connaître les projets de Vincent PeillonManuel Valls et Sylvia Pinel, il faudra attendre la première semaine de janvier. Pour l’heure, les sites manuelsvalls.fr et vp-2017.fr ne comportent aucune proposition. Vincent Peillon a néanmoins mis en ligne sa « lettre aux Français »ainsi qu’une compilation de ses déclarations dans les médias. Sur le site de Manuel Valls, on retrouve uniquement des formules extraites du discours de candidature prononcé à Evry. Quant à Sylvia Pinel, elle n’a tout simplement pas de site dédié.

Programme Fillon : Chartier patauge dans la semoule

Programme  Fillon : Chartier patauge dans la semoule

 

Lors du  «Grand jury» RTL/Le Figaro/LCI, Jérôme Chartier, le conseiller spécial de François Fillon, à sérieusement pataugé dans la semoule pour expliquer les propositions du candidat de droite. Il a d’abord opéré un vrai rétro pédalage à propos du projet santé dont il a convenu qu’il était remis en discussion après les réactions très négatives concernant l’objectif visant à faire rembourser par la sécurité sociale les seules affections graves ou de longue durée  «Cette réforme n’a pas été comprise donc elle n’a pas été suffisamment aboutie», a-t-il admis. Interrogé sur les contours du nouveau projet, le député du Val-d’Oise renvoie désormais à la «grande convention» qui sera organisée sur le sujet courant janvier, en présence de professionnels du secteur. «La méthode Fillon, c’est la discussion», a tenté le proche de l’ancien premier ministre.  Selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche, le programme de François Fillon est jugé «inquiétant» par 62 % des Français, une statistique en hausse de 16 points chez les sympathisants LR par rapport à fin novembre. Même flou concernant l’objectif de réduction de 500 000 emplois publics en cinq ans. Jérôme Chartier a été incapable de préciser les modalités de cette diminution indiquant qu’on ne pouvait connaître avant les élections où et comment pourrait s’opérer la suppression du nombre  de fonctionnaire. Il a cependant maintenu l’objectif de 500 000 emplois à supprimer mais sans indiquer si l’éducation nationale qui fournit le plus gros contingent de fonctionnaires ou encore la santé seront affectés. « Il faudra voir le nombre de fins de contrats ou de retraite qui auront lieu 2016 » a-t-il indiqué précisant que François Fillon étant dans l’opposition pour l’instant n’est pas en capacité d’évaluer ce nombre. Étant entendu aussi que la gestion des effectifs de fonctionnaires des collectivités locales incombait aux élus locaux. Bref pas vraiment convaincant. «C’est un objectif raisonnable, tiré des non-remplacements des départs à la retraite réalisés entre 2007 et 2012», a expliqué le conseiller de François Fillon. «Cela représente 2 % des fonctionnaires par an pendant cinq ans, c’est un effort extrêmement faible.» Bref une argumentation pas vraiment convaincante et qui explique le tassement de Fillon dans l’opinion même s’il reste encore le favori. À noter qu’un dernier sondage fait apparaître que seulement 28 % des Français souhaitent l’élection de François Fillon.

 

Fillon : « un programme injuste » (Henri Guaino)

Fillon : « un programme injuste » (Henri Guaino)

 

Il est clair que chez les gaullistes traditionnels la pilule radicale du programme Fillon a du mal à passer. Du coup Michelle Alliot Marie et Henri Guaino viendront concurrencer Fillon dans sa conquête de l’Élysée.   Henri Guaino, invité de franceinfo jeudi 8 décembre, s’est montré très critique sur le programme de François Fillon, vainqueur de la primaire de la droite. Le député Les Républicains (LR) des Yvelines, à la recherche de parrainages pour se présenter à la présidentielle, hors primaire, a déclaré « être toujours en colère contre le programme de François Fillon ». S’exprimant sur la primaire, le député a opposé « les 4 millions et quelques de participants aux 45 millions d’électeurs potentiels »« La primaire , je ne sais pas ce que c’est en terme de légitimité. » François Fillon a-t-il une onction populaire ? « Non, il a l’onction d’un échantillon biaisé sociologiquement et idéologiquement qui fait 4 millions de personnes. C’est le peuple français qui choisit son président et pas un petit morceau de la droite », a répondu Henri Guaino.  Henri Guaino qui s’est dit « choqué » par plusieurs points du programme de François Fillon, notamment sur l’assurance maladie. « Vouloir la privatiser en grande partie, c’est un bouleversement considérable de notre pacte social », a-t-il déclaré. « Supprimer la durée légale du temps de travail, ça me choque »,  a ajouté le député des Yvelines, résumant ainsi sa position : « Je ne soutiendrai jamais un programme que je trouve profondément injuste. »    Henri Guaino a-t-il recueilli les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle ? Où en est sa candidature ? « Elle avance d’autant mieux que les primaires sont terminées et que certains se retrouvent orphelins de leur candidat et que beaucoup d’autres commencent à lire le programme de celui qui a été désigné, » a répondu l’élu des Yvelines qui affirme : « Je serai candidat. »  .

 

Montebourg : demandez le programme !

Montebourg : demandez le programme !

 

En apparence le programme de Montebourg présente des aspects intéressants mais avec des dimensions fortement étatiques dont  certaines irréalistes voir surprenantes  comme la nomination d’un commissaire chargé de la réduction du chômage dans chaque région et élue au suffrage universel ou encore une baisse de 50 % du coût de l’accession à la propriété. Un programme made in France cocktail de mesures protectionnistes, étatiques et sociales démocrates. Autre exemple la nationalisation d’une grande banque française de manière temporaire ou partielle ! Le soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME), autour desquelles M. Montebourg souhaite dynamiser le « made in France ». Ce soutien passerait par l’attribution de 80 % des marchés publics aux PME « pendant une période de huit ans, le temps que la France se réindustrialise ». Il propose également l’investissement de « 10 à 20 % » de l’assurance-vie des Français dans les PME et la remise en place d’un « crédit national », car, selon M. Montebourg, la banque publique d’investissement ne finance que « de façon homéopathique » les projets de développement. Cette « banque d’encouragement au risque » cautionnera « 90 % des emprunts, des crédits aux PME, aux TPE, aux start-ups, aux artisans, aux commerçants ».

  • La rénovation thermique des bâtiments dotés de 100 milliards d’euros sur cinq ans pour « faire repartir fortement les PME du bâtiment et du secteur des travaux publics », de façon à ce que l’écologie devienne le « carburant de la nouvelle croissance ».
  • La création d’un « Etat fort », avec la possibilité de « nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises » pour agir sur l’économie nationale.
  • Le décret de la « fin de l’austérité », soit l’abandon du plafond de 3 % du déficit public autorisé au sein de l’UE.

Pouvoir d’achat :

  • L’annulation des hausses d’impôts de ces cinq dernières années pour les classes moyennes et populaires.
  • L’accès à la propriété grâce à « une baisse de 50 à 70 % par rapport au prix du marché » pour les locataires de logements sociaux, de façon à faire baisser la charge du prix du logement.

Réforme du modèle social :

  • La suspension de la directive des travailleurs détachés, un « dumping social à domicile » qui revient selon M. Montebourg à « importer le chômage des autres pays européens ».
  • La formation des chômeurs « à un nouveau métier » pendant un an sur les 24 mois d’indemnités chômage, financé par l’argent de la formation professionnelle.
  • L’élection au suffrage universel dans chaque région d’un « commissaire chargé de la réduction du chômage » et de la formation professionnelle.

Sécurité :

  • Le rétablissement du « service national, civil et militaire obligatoire pour six mois » pour tous les jeunes hommes et les jeunes femmes.
  • Le rétablissement d’une « police de proximité ».

Réformes européennes et institutionnelles :

  • Le « sauvetage aux forceps de l’Union européenne » en remettant en cause les traités européens sur la base du refus de l’austérité budgétaire et monétaire et de la création d’un « gouvernement économique » de la zone Euro pour « impliquer les citoyens » dans l’avenir de l’Europe.
  • La réduction de l’Assemblée nationale de 577 à 350 députés, dont 50 élus à la proportionnelle afin que les partis politiques « exclus de la représentation parlementaire » soient représentés.
  • La réduction du Sénat à 200 membres dont 100 tirés au sort parmi les électeurs, « un par département, afin d’assurer l’entrée de citoyens dans le système politique » et 100 membres du conseil économique, social et environnemental.
  • La fin de l’utilisation de l’article 49-3, « sauf en matière budgétaire ».

 

Le programme du Parti socialiste, présenté mardi, propose de « rétablir la conscription ». Une idée qui traverse les lignes partisanes.

Programme Fillon : effet négatif sur la croissance ?

Programme Fillon : effet négatif sur la croissance ?

 

 

D’après BFM business qui a fait tourner un modèle économétrique largement utilisé le programme Fillon se traduirait surtout par un effet négatif sur la croissance. En effet l’axe central des orientations de François Fillon vise à ponctionner les ménages pour environ 20 milliards à travers l’augmentation de 2 % de la TVA. Ce qui engendrerait une diminution de la croissance du fait de la baisse de consommation qui représente les deux tiers du produit intérieur brut. À cette amputation du pouvoir d’achat des consommateurs il faudrait ajouter une hausse de l’inflation d’environ 1,7 % qui viendront encore diminuer davantage le pouvoir d’achat. Certes  on peut  comprendre que Fillon veuille alléger encore les charges des entreprises pour rendre l’économie plus compétitive mais les efforts ; qu’il demande aux ménages risquent  d’être contre-productifs pour l’activité et le chômage. Premier point: le cadrage financier du programme. François Fillon promet 50 milliards d’euros d’allègements sociaux et fiscaux, dont 40 milliards pour les entreprises (avec notamment 10 milliards de baisse d’impôt sur les sociétés) et 10 milliards pour les ménages mais en fait annuler par l’augmentation de 20 milliards de la TVA Pour financer ces baisses, il ambitionne de réduire la dépense publique de 100 milliards d’euros, de raboter le nombre de fonctionnaires jusqu’à 500.000 en cinq ans, et d’augmenter de 2 points la TVA.

Le changement des règles du jeu économique ensuite: pour rendre l’économie française plus flexible, François Fillon entend simplifier le code du travail, faciliter les licenciements, supprimer les 35 heures, relever les seuils sociaux, renforcer le dialogue social en entreprise, encourager le travail indépendant… A partir de là, étudions deux scénarios:

L’ancien Premier ministre parvient à réduire la dépense publique et le nombre de fonctionnaires, mais échoue sur le marché du travail et le dialogue social. Reste un programme d’austérité déflationniste: le « malade » France serait peut-être en voie de guérison à l’issue de son mandat en 2022, notamment du côté des finances publiques, dont le solde serait redressé de plus de 5 points de PIB. Mais il serait très affaibli, puisque « la thérapie de choc » Fillon coûterait sur la période plus de 3,5 points de croissance et augmenterait le taux de chômage de 0,7 point.

 

Si François Fillon parvient à mettre en œuvre l’intégralité de son programme, alors on peut tirer des expériences étrangères similaires les leçons suivantes: les entreprises auront plus de latitude et de moyens pour investir, et géreront mieux leurs effectifs, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, avec des effets positifs sur la productivité et la compétitivité. La pression sur les salaires sera plus grande, mais il y aura aussi plus d’embauches, inversant la vieille préférence française pour le chômage. Le visage économique de la France aura changé: la croissance, après avoir souffert dans la première partie du quinquennat, se redressera, le taux de chômage sera inférieur de 1,7 point à ce qu’il aurait été sans réforme, les comptes publics seront excédentaires et le commerce extérieur encore plus. Bref, la France aura regagné une compétitivité « à l’allemande ». Toute la question est donc de savoir si Fillon sera en capacité d’appliquer d’intégralité de son programme avec la rigueur nécessaire.

« LE PROGRAMME DE FILLON N’EST PAS RÉALISTE » (Juppé)

  »LE PROGRAMME DE FILLON N’EST PAS RÉALISTE » (Juppé)

Juppé considère que le programme de François Fillon n’est pas réaliste dans une interview à Europe 1.  Il conteste notamment certaines mesures économiques en particulier celles relatives à la réduction du nombre de fonctionnaires mécaniquement impossible à réaliser. Juppé conteste aussi la hausse de la fiscalité sur les ménages qui financeront la totalité de l’allégement des charges des entreprises.  D’une façon générale Juppé considère que le projet Fillon est brutal, irréaliste et conservateur.

Interview de Juppé

Pensez-vous que vous avez encore une chance de gagner?

« Oui et c’est pour cela que je me bats entre ces deux tours. Il y a eu une grosse surprise dimanche dernier ».

« Je vais essayer d’expliquer cette semaine ce que sera mon projet »

« J’ai pour François Fillon de l’amitié et du respect même si nous avons des différences ».

 

Dimanche dernier, c’est Fillon qui a été très bon ou Juppé qui a été mauvais?

« Sans doute les deux, je n’en sais rien ».  

« Sans doute François Fillon a-t-il fait une bonne campagne à la fin du parcours ».

 

Le soutien de Nicolas Sarkozy à François Fillon

« Ça clarifie la situation. Ce tandem qui se reconstitue rétablit bien le programme droite-droite de François Fillon ».

« Je veux m’en tenir au projet. Fillon a dit que mon projet était mou. Je dis aujourd’hui que son projet est trop dur. On ne supprimera pas 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans (…). Passer aux 39 heures du jour au lendemain, c’est impossible sur le plan financier ». 

« Ce programme est trop dur, il n’est pas réaliste, il provoquera des blocages dans la société française ».

« J’appelle comme toujours au rassemblement, c’est ma ligne depuis toujours ».

« Je pense être plus ouvert que Fillon sur toute une série de sujets ».

 

Est-ce que vous n’êtes pas le candidat des demi-mesures?

« On peut dire qu’en faire trop, c’est aller dans le mur ».

« La durée du travail, moi je propose de la négocier dans l’entreprise et si au bout de deux ans, il ne s’est rien passé, on passe à 39 heures ».

« De 2007 à 2012, nous avons supprimé 150.000 postes de fonctionnaires, on ne fera pas le double lors du prochain quinquennat ».

« Le passage aux 39 heures, se fera progressivement et pas en une seule année. Il faudra une négociation dans l’entreprise privée et dans la fonction publique ».

 

Pourquoi est-il impossible de supprimer l’aide médicale d’Etat?

« Cela fait deux ans que j’ai dit qu’il fallait supprimer ce système (…). Quant au compte pénibilité c’est une absurdité socialiste ».

« Le programme de François Fillon va trop loin sur un certain nombre de points. Sur la TVA, 16 milliards de son côté. Moi je suis plus équilibré. Car, 16 milliards, cela veut dire qu’il n’y aura aucun allégement de la charge fiscale des ménages ».

 

Sur les questions de société, vous dites qu’il est conservateur. Qu’est-ce qui vous choque?

« François Fillon a le soutien de Sens Commun (…). C’est un mouvement politique qui a des positions extrêmement conservatrices et traditionnalistes ».

« J’aimerais qu’il se positionne plus clairement sur l’IVG (…). Il y a souvent du flou artistique. Moi je considère que c’est un droit fondamental, il l’a écrit et ensuite est revenu sur sa position ».

« Moi je suis plus engagé sur la question de l’égalité homme-femme. Je veux lutter avec beaucoup de fermeté contre la violence faite aux femmes et lutter contre la précarité dont les femmes sont plus souvent victimes ».

 

La loi Taubira

« Je suis pour le maintien de l’union des couples de même sexe mais je suis contre la GPA (…), une marchandisation du corps d’autrui ».

 

Etes-vous pour le prolongement de l’état d’urgence?

« Tant qu’il y a urgence, l’état d’urgence mérite d’être maintenu ». 

« Il faut prendre toutes les mesures pour s’opposer à la menace terroriste ». 

« Il faut renforcer le renseignement, mieux coordonner nos services entre eux ».

« Pour lutter contre le terrorisme et effacer des zones de non-droit, nous avons besoin de renforcer les effectifs de la police et de la gendarmerie. C’est absolument indispensable. Dans les quartiers sensibles, on entend: +nous avons besoin de voir des policiers sur le terrain+. Je veux 5.000 policiers par redéploiement et 5.000 nouveaux employés ».

 

Armer les policiers municipaux

« C’est à la décision des maires, je crois qu’il faut l’autoriser. Ils sont souvent agressés dans l’exercice de leur fonction, il faut leur permettre de se défendre. Il faut clarifier les règles de légitime défense (…).  Aujourd’hui la situation n’est pas tenable et tous les policiers vont diront qu’ils sont dans une situation impossible ».

 

La politique étrangère

« La Russie est un partenaire évident, il faut dialoguer avec la Russie, la rassurer, il faut faire baisser la pression ».

« Mais il y a des points où je suis en désaccord avec la Russie et je le dirai: l’annexion de la Crimée au mépris de toutes les règles internationales, par exemple ».

« Sur l’Ukraine, il faut respecter l’accord de Minsk (…), la Russie joue un rôle ambigu vis à vis des séparatistes ».

« Au Proche Orient, le combat contre l’Etat islamique ne doit pas signifier le rétablissement de Bachar al-Assad qui ne règlera jamais la situation et ne rétablira jamais la paix ».

 

La Syrie

« La situation actuelle est une impasse totale. A Alep, le massacre est absolument scandaleux, la population est écrasée par Bachar al-Assad avec le soutien de la Russie et de l’Iran ».  

« Il faut une priorité au combat contre l’EI mais pas de rétablissement en l’état de Bachar al-Assad (…). Il faut faire évoluer le régime ».  

« On n’a pas tout essayé, le jour où les Etats-Unis ont dit : +en cas d’utilisation des armes chimiques nous ne laisserons pas faire, nous avons laissé faire+« .

« Le problème c’est que la France est complètement inaudible dans cette partie du monde ».

 

Si vous êtes élus président, quel sera votre premier déplacement international?

« Naturellement à Berlin. Il faut absolument sortir l’Europe du danger mortel dans lequel elle se trouve aujourd’hui ».

« On ne changera l’Europe que si la France retrouve sa crédibilité ».

 

Qui est le mieux placé pour stopper Marine Le Pen?

« Je pense que c’est moi, parce que je rassemble à la droite et au centre ».

 

François Bayrou vous a apporté son soutien

« Je ne vais refuser le soutien de quelqu’un qui me l’apporte. Surtout de quelqu’un qui a déjà appartenu à notre famille politique ».  

« Je ne change pas de points de vue, je veux rassembler la droite et le centre parce que c’est le bon sens et cela qui nous permettra de gagner contre le FN ».  

 

On vous accuse d’être mou

« En matière de sécurité, je me sens plus clair que les autres ».

« Il faut arrêter de simplifier les choses, je ne vais pas faire des choses molles mais des choses crédibles et efficaces, cela ne sert à rien de jouer des mécaniques ».

 

Soutiendrez-vous François Fillon s’il gagne la primaire?

« S’il gagne la primaire je le soutiendrai. Si je gagne, j’espère qu’il me soutiendra ».  

 

Qu’est ce qui vous permet d’y croire encore?

« Les choses ont bougé ces derniers jours et elles peuvent encore bouger (…). Le deuxième tour est fait pour mettre les projets sur la table ».  

« J’ai été la cible d’attaques particulièrement dégueulasse sur les réseaux sociaux ».

« On a dit que j’étais un ami du salafisme (…). Il y a eu la campagne qui a consisté à m’appeler +Ali Juppé+« « Il ne faut pas en rigoler parce que c’est grave et je n’ai entendu aucun de mes concurrents la condamner ».

 

Si François Fillon remportait la présidentielle, lui proposerez-vous vos services?

« Comme je vais gagner dimanche, je n’aurai pas à répondre à cette question ».  

 

Viande bovine: 3 ministres pour un programme humanitaire

 

 

Alors que les cours sont au plus bas pour la viande (en France parfois autour de trois euros le kilo et deux euros pour les bêtes de réforme,  soit très loin du prix de revient),  les ministres de l’agriculture recherchent une solution pour trouver  la fois des débouchés et pour diminuer l’offre. Stéphane Le Foll et ses homologues allemand et polonais, Christian Schmidt et Krzysztof Jurgiel, «  invitent la Commission européenne à travailler sur la mise en place d’un programme d’aide humanitaire +en nature+ portant sur des produits à base de viande bovine, au bénéfice des pays faisant face à un afflux de réfugiés », indique le ministère français de l’Agriculture dans ce communiqué. Les éleveurs français avaient déjà évoqué cette idée en marge du récent salon de l’élevage Space à Rennes, mais avaient alors reçu une fin de non-recevoir du Commissaire européen, Phil Hogan, selon un professionnel de la filière. Les professionnels du secteur avaient ensuite réitéré cette demande début octobre, lors du Sommet de l’élevage en Auvergne. Selon Guy Hermouet, président de la section bovins au sein de la Fédération interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), cette opération permettrait « d’aider des zones en état de guerre ou en grande difficulté en raison des migrants », mais aussi d’assainir le marché européen de la viande dont les cours s’effondrent, en raison d’un afflux massif de bêtes dans les abattoirs. Selon la Fédération Nationale Bovine, près d’un million de vaches laitières de plus qu’en 2015 vont en effet être abattues en 2016 dans l’ensemble des 28 pays membres de l’UE, afin de réduire drastiquement la production et soutenir ainsi les cours du lait. Les professionnels affirment s’être inspirés des Américains pour faire leur proposition. L’UE aide déjà financièrement les pays voisins de la Syrie – Turquie, Liban, Jordanie – qui accueillent des millions de réfugiés.

(Avec AFP)

 

En économie à droite, un programme au caractère gnangnan

En économie à droite, un programme au  caractère gnangnan

 

Le moins que l’on peut dire c’est que le programme économique de la droite exposé par les différents candidats  durant de la primaire est un peu gnangnan. Comme la plupart des autres candidats,  on promet une réduction des impôts, un peu de relance de la croissance, une réduction des déficits,  moins de chômage mais sans grande analyse de l’état exact du pays et sans proposition très innovante pour inverser les tendances. Du coup on se résout même à accepter en 2017 un déficit budgétaire. Pourtant la crédibilité du budget de Bercy est « improbable ». Improbable, la prévision de croissance de 1,5 %, déjà révisée par l’Insee à 1,3 %. Improbable aussi, l’objectif en pleine année électorale d’un retour du déficit à 2,7 % du PIB, qui n’engage que la crédulité des plus naïfs puisqu’il est très improbable que ceux qui l’ont fixé soient encore là pour le constater… En 2017, si la droite l’emporte, le scénario est déjà téléphoné : quel que soit le ca les candidats auraient gagnés à s’investir dans une analyse un peu plus approfondie et plus pertinente de l’économie. Au lieu de cela on ressort les vieilles recettes sans indiquer fermement l’horizon. Bref du bricolage économique comme souvent en France. Témoin par exemple la position sur les 35 heures. Aucun candidat ne dit clairement qu’il convient aux 40 heures 35. . En promettant aux entreprises  la compétitivité mais en même temps en promettant aussi au salarié de gagner Par exemple concernant  la réduction du nombre de fonctionnaires. En fait on adopte la méthode habituelle, un audit des finances publiques affirmera que tout était faux dans ce budget ; et une loi de finances rectificative appliquera dès l’été un programme qui repose dans tous les cas sur un creusement - temporaire ? - du déficit pour remettre les compteurs à zéro. Certains prévoient même d’enclencher un contre-choc fiscal immédiat, bien sûr non financé, ce qui alourdira un peu plus la note pour un effet économique incertain. Adieu donc, si la droite gouverne l’an prochain, les 3 % du PIB. Il faudra tenter de renégocier avec Bruxelles et l’Allemagne un nouveau délai. Et ce sera reparti pour un tour, à moins que l’élastique européen ne se casse… La divergence croissante entre la France trop déficitaire et l’Allemagne trop excédentaire ne conduit pas à l’optimisme. Le débat économique gagnerait à se fonder sur un diagnostic mieux établi. L’un d’entre eux ne fait pas débat : on sait que le PIB par habitant en France, rapporté au même indicateur en Allemagne, a perdu près de dix points en dix ans. La droite et la gauche en assument la même paternité. Bien sûr, l’une des explications est démographique : la population allemande stagne, alors qu’elle conserve une croissance en France. Mais, c’est justement pour cela que c’est grave, car avec moins de croissance que l’Allemagne et de plus en plus d’habitants, c’est bien notre niveau de vie qui décline à grande vitesse. Une stratégie économique cohérente pourrait se fixer comme objectif d’inverser cette courbe. Cela a été le cas entre 1986 et 1988, puis du milieu des années 1990 au milieu des années 2000 (période pendant laquelle l’Allemagne a été affaiblie par sa réunification). Comme quoi la droite sait le faire ! A condition d’appliquer pour cela les bons remèdes, à commencer par une politique favorisant vraiment la croissance. C’est le drame de la politique française : ses dirigeants, de droite comme de gauche, arrivent au pouvoir mal préparés, avec un diagnostic partiel et souvent erroné de la réalité économique. Se sentant engagés par leurs promesses de campagne, ils appliquent sans réfléchir leur programme, la plupart du temps daté, bâclé, inopérant et à contre-emploi ; et ils finissent au bout d’un an ou deux par se rendre compte de leur erreur avant de passer la fin de leur mandat à essayer – dans le meilleur des cas – de la  corriger.

Sondage programme Juppé : 58 % pour

Sondage programme Juppé : 58 % pour

Selon un baromètre Odoxa publié ce jeudi 12 mai.   »La part de Français se déclarant favorables aux mesures proposées par Alain Juppé est en moyenne de 58,5% pour les 6 mesures testées », relève Gaël Sliman, le président d’Odoxa dans sa note de synthèse. Dans le détail, la mesure qui recueille le plus d’échos favorables reste l’allègement de la fiscalité de l’épargne avec 74% d’approbation (68% pour les sympathisants de gauche et 80% pour ceux de droite). Il faut croire que les Français n’ont guère apprécié l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail décidé par François Hollande. Suivent la réduction du taux d’impôt sur les sociétés pour le ramener au niveau de la moyenne européenne (70% d’opinions favorables), et la liberté donnée aux entreprises de décider du retour au 39h de travail par semaine ou de conserver les 35h (66%). Alain Juppé compte également laisser les syndicats continuer à gérer la Sécu, un marqueur important puisque d’autres candidats Les Républicains (LR) veulent changer la donne. Du coup cette mesure est moins populaire (58% d’approbation) en raison surtout du refus au niveau des sympathisants de droite (49% d’avis favorables). Sans trop de surprise, la suppression de 300.000 fonctionnaires via le non-remplacement de départs en retraite obtient un score modeste de 53%, en raison de la désapprobation des sympathisants de gauche (35% sont pour) alors que la mesure est applaudie à droite (71%). Un seul point du programme économique d’Alain Juppé est rejeté: la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune. Une mesure qui fait chou blanc, avec 70% de refus et ce aussi bien à gauche (81%) qu’à droite (57%).Reste que si les Français sont globalement d’accord avec les idées du maire du Bordeaux, ils en attendent plus.  »Bonnes mais plus ‘rustines’ que de nature à transformer notre modèle…tel semble être le sentiment des Français à l’égard des mesures économiques proposées par Alain Juppé », commente Gaël Sliman. 54% des Français considèrent ainsi que le programme de l’ex-Premier ministre n’apportera pas le « choc » nécessaire pour remettre la France sur les bons rails.

(BFM)

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