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Salaires des profs: une obole de 100 euros !

Salaires des profs: une obole de 100 euros !

 

Dans le secteur de l’enseignement comme dans le secteur hospitalier, le gouvernement en quelque sorte lance un os pour calmer la grogne; évidemment la question fondamentale de la sous rémunération sur elle n’est pas posée. Comme dans le secteur hospitalier, comme d’une manière générale dans la fonction publique, le secteur de l’enseignement peine à recruter quantitativement et qualitativement.

 

Pour l’ensemble de la fonction publique on constate en effet une nette baisse pour ne pas dire une chute brutale en une vingtaine d’années des candidats à la fonction publique. En cause, évidemment le salaire souvent dérisoire des fonctionnaires. Pourtant les effectifs de fonctionnaires et assimilés sont les plus importants des pays d’Europe. Le problème c’est qu’on a choisi la quantité et non la qualité. Le problème c’est qu’on n’a pas déterminé quels étaient les champs prioritaires de l’action régalienne.

Du coup, des armées de fonctionnaires se déploient  dans toutes les fonctions y compris celles qui n’ont qu’un lien discutable avec l’intérêt général voire pas du tout. Par exemple les jardiniers municipaux, une véritable armée qui s’est développée depuis 20 ans et bien d’autres encore dans les grandes villes comme dans les plus petits villages. Dans l’enseignement proprement dit qui compte environ 880 000 salariés entre  100 à 200 000 seraient sous employés, indisponibles et affectés à d’autres tâches.

Dans la fonction publique , il y a sans doute le double de fonctionnaires nécessaires -ce qui n’est pas contradictoire avec des tensions parfois dramatiques dans des secteurs réellement prioritaires- les salaires sont inférieurs en gros de 50 % par rapport à des pays comparables. Dans la recherche par exemple, on ne peut pas conserver des experts de haut niveau avec des salaires de quelques milliers d’euros mensuels quand au Canada ou aux États-Unis voir en Allemagne les intéressés sont payés 10 fois plus voire davantage. On pourrait multiplier les exemples. La question centrale est celle du choix  des champs de l’action régalienne et des moyens adaptés. Ce qui nécessiterait aussi des audits réguliers des fonctions publiques et des ressources utilisées. En 20 ans, le nombre de candidats pour les concours de la fonction publique de l’État a chuté, passant de 650.000 postulants en 1997 à seulement 228.000 en 2018.

La différence de salaire entre le domaine public et le domaine privé serait l’une des principales raisons du manque d’attractivité du service public.

Selon une information du Monde, alors que, en 1997, ils étaient environ 650.000 à souhaiter intégrer le corps des fonctionnaires, en 2018, ils ne sont plus de 228.000 à vouloir servir l’État, alors même que le nombre de jeunes diplômés, et donc de candidats potentiels, a augmenté.

 

Moins de profs ?

Moins de profs ?

C’est l’interrogation après l’annonce du ministre de l’éducation de supprimer 1800 postes. En fait il s’agirait d’effectifs de services administratifs mais aussi du second degré. Il y aurait donc une sorte de glissement des effectifs du second degré vers le primaire considéré comme prioritaire surtout dans certaines zones sensibles. On peut comprendre cette priorité accordée au primaire pour autant la crise du second degré est également patente dans la mesure où les élèves qui franchissent ce niveau sont loin de maîtriser tous les fondamentaux. Une nouvelle qui déclenche « beaucoup de colère » pour Frédérique Rolet, du Snes-Fsu. Selon elle, cette décision va se traduire par des classes encore plus chargées : « Ce qu’il faut savoir, c’est que le second degré est en expansion démographique, donc ça se résume très simplement, on va avoir moins de profs et plus d’élèves. L’idée d’imposer une deuxième heure supplémentaire apportera peu de moyens en plus, puisque du fait du manque de postes, on est déjà quasiment à une moyenne de deux heures supplémentaires par professeur. » « Dans cette réforme du lycée, il est dit qu’il faudra mutualiser les enseignements, donc tout le monde n’aura plus le droit à une offre de formation riche dans tous les lycées. On se doutait donc bien que le second degré serait sacrifié, mais là, on est en train de mentir aux familles et aux élèves », conclut Frédérique Rolet.

Prime de 400 euros aux profs

Prime de 400 euros aux profs

Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon serait prêt à faire un geste financier en faveur des professeurs des écoles, sous la forme d’une indemnité annuelle, d’après le journal les Echos.  Une indemnité annuelle pourrait être versée aux 300.000 enseignants du primaire, sur le modèle de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (Isoe) que perçoivent aujourd’hui ceux du secondaire. Elle serait dans un premier temps de 400 euros annuels, écrit le quotidien sur son site internet.  Cette prime viserait à rapprocher un peu ce que gagnent les enseignants du primaire et ceux du secondaire, comme l’a souhaité à plusieurs reprises le ministre, précise les Echos.  Le journal indique que la décision serait annoncée vers la mi-février, après le congrès de la principale organisation syndicale de l’éducation, la FSU.  Jeudi, une partie des fonctionnaires, et donc des enseignants ont fait grève à l’appel de trois syndicats (CGT, FSU, SolidaiRes) afin de faire part au gouvernement de leur impatience, notamment en matière de pouvoir d’achat.

 

 

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