Archive pour le Tag 'professionnel'

Société-Le football professionnel complice des violences

Société-Le football professionnel complice des violences

 

Après les récents incidents dans les stades, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet et le journaliste Eric Champel proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « supercommission de discipline », indépendantes des institutions officielles.

 

Après l’arrêt de la rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche 21 novembre à Lyon, en raison d’un jet de bouteille sur un joueur marseillais, et après plusieurs incidents dans les stades, le foot français doit sortir de sa consanguinité pour trouver des solutions adaptées.

Les catastrophes ne sont jamais le fruit d’un hasard. Elles surviennent toujours après s’être engouffrées dans des failles dont on n’a pas su – voulu – percevoir l’importance sur le moment. La multiplication des incidents dans les stades français est la conséquence d’un lent effritement structurel des clubs de Ligue 1. Ils sont aujourd’hui confrontés à un désespérant mouvement de balancier.

Sportivement, la « Ligue des talents » n’a jamais été aussi performante et attractive, ses résultats sur la scène européenne le prouvent. Mais, dans le même temps, elle n’a jamais été aussi fragile et vulnérable. Elle a brutalement perdu le contrôle de son équilibre financier après avoir été confrontée, coup sur coup, à deux impondérables.

D’abord, l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, en avril 2020, en raison de la crise sanitaire. Sans doute trop docile et trop vite résignée, elle a été le seul grand championnat européen à se retrouver dans un tel cas de figure, ce qui a eu de lourdes conséquences économiques.

Huit mois plus tard, la défaillance du groupe audiovisuel espagnol Mediapro, incapable d’honorer le chimérique contrat à 762 millions d’euros annuels concernant l’acquisition des droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a été un autre coup d’arrêt. Cette somme est encore en deçà des pertes cumulées du foot français, qui dépassent largement le milliard d’euros.

Depuis le début de la saison, dans un pernicieux effet domino qui tient de la loi des séries, le foot professionnel s’est aussi laissé déborder par une partie de ses supporteurs, et ses stades ne sont plus des lieux sûrs ni recommandables.

Ce problème de sécurité publique s’inscrit dans une interminable partie de ping-pong engagée il y a plusieurs années. Pouvoirs publics et clubs s’y renvoient inlassablement la balle dans un conflit stérile et inutile qui repose sur une ambiguïté : le club est responsable de la sécurité à l’intérieur du stade et l’Etat à l’extérieur.

Pourtant, il ne fait aucun doute que, s’il y a des incidents graves à l’intérieur du stade, il y en aura aussi à l’extérieur. La première urgence consiste donc à sortir de cette guerre froide et malsaine. Il faut élaborer une véritable doctrine du maintien de l’ordre dans les tribunes et en dehors, et définir des règles strictes et incontournables pour décréter l’arrêt d’une rencontre. Cela permettrait d’éviter une scène ubuesque et burlesque, comme celle qui s’est déroulée à Lyon, le 21 novembre. Au point d’en arriver au comble de l’hypocrisie et du sens de l’irresponsabilité et de faire croire que l’arbitre de la rencontre pouvait être le seul fautif d’un tel chaos.

Le football professionnel complice des violences

Le football professionnel complice des violences

 

Après les récents incidents dans les stades, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet et le journaliste Eric Champel proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « supercommission de discipline », indépendantes des institutions officielles.

 

Après l’arrêt de la rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche 21 novembre à Lyon, en raison d’un jet de bouteille sur un joueur marseillais, et après plusieurs incidents dans les stades, le foot français doit sortir de sa consanguinité pour trouver des solutions adaptées.

Les catastrophes ne sont jamais le fruit d’un hasard. Elles surviennent toujours après s’être engouffrées dans des failles dont on n’a pas su – voulu – percevoir l’importance sur le moment. La multiplication des incidents dans les stades français est la conséquence d’un lent effritement structurel des clubs de Ligue 1. Ils sont aujourd’hui confrontés à un désespérant mouvement de balancier.

Sportivement, la « Ligue des talents » n’a jamais été aussi performante et attractive, ses résultats sur la scène européenne le prouvent. Mais, dans le même temps, elle n’a jamais été aussi fragile et vulnérable. Elle a brutalement perdu le contrôle de son équilibre financier après avoir été confrontée, coup sur coup, à deux impondérables.

D’abord, l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, en avril 2020, en raison de la crise sanitaire. Sans doute trop docile et trop vite résignée, elle a été le seul grand championnat européen à se retrouver dans un tel cas de figure, ce qui a eu de lourdes conséquences économiques.

Huit mois plus tard, la défaillance du groupe audiovisuel espagnol Mediapro, incapable d’honorer le chimérique contrat à 762 millions d’euros annuels concernant l’acquisition des droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a été un autre coup d’arrêt. Cette somme est encore en deçà des pertes cumulées du foot français, qui dépassent largement le milliard d’euros.

Depuis le début de la saison, dans un pernicieux effet domino qui tient de la loi des séries, le foot professionnel s’est aussi laissé déborder par une partie de ses supporteurs, et ses stades ne sont plus des lieux sûrs ni recommandables.

Ce problème de sécurité publique s’inscrit dans une interminable partie de ping-pong engagée il y a plusieurs années. Pouvoirs publics et clubs s’y renvoient inlassablement la balle dans un conflit stérile et inutile qui repose sur une ambiguïté : le club est responsable de la sécurité à l’intérieur du stade et l’Etat à l’extérieur.

Pourtant, il ne fait aucun doute que, s’il y a des incidents graves à l’intérieur du stade, il y en aura aussi à l’extérieur. La première urgence consiste donc à sortir de cette guerre froide et malsaine. Il faut élaborer une véritable doctrine du maintien de l’ordre dans les tribunes et en dehors, et définir des règles strictes et incontournables pour décréter l’arrêt d’une rencontre. Cela permettrait d’éviter une scène ubuesque et burlesque, comme celle qui s’est déroulée à Lyon, le 21 novembre. Au point d’en arriver au comble de l’hypocrisie et du sens de l’irresponsabilité et de faire croire que l’arbitre de la rencontre pouvait être le seul fautif d’un tel chaos.

Foot professionnel : l’écroulement d’un système de financement

Foot professionnel : l’écroulement d’un système de financement

 

Dans une tribune au « Monde », Léonidas Kalogeropoulos, président de Médiation & Arguments, et Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la transformation audiovisuelle, alertent sur les conséquences désastreuses que fait peser le groupe sino-espagnol sur la chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française.

Tribune. 

 

Alors que le monde du football retient son souffle face à Mediapro, qui refuse de verser l’échéance de 172 millions d’euros prévue par son contrat de 3,1 milliards d’euros pour exploiter les droits de la Ligue 1 pendant quatre ans, une cascade de conséquences désastreuses menace le secteur du ballon rond : faillites de clubs, arrêt temporaire du championnat, non-participation aux coupes d’Europe…

Côté diffuseurs – chaînes de télévision, opérateurs télécoms –, le secteur se prépare à gérer les résiliations de milliers d’abonnés, mettant en péril le football professionnel et amateur, ainsi que tout le paysage audiovisuel français.

En marge de ces victimes médiatiques du coup de poker joué par Mediapro en 2018 sur les droits du foot grâce aux « poches » supposées profondes de son actionnaire chinois – Orient Hontai Capital –, qui détient 54 % de son capital, c’est toute l’industrie technique audiovisuelle qui assiste silencieusement à l’écroulement de ses fondations à la suite de décisions prises par les anciens dirigeants de la Ligue de football professionnel (LFP), aujourd’hui démissionnaires.

La chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française, constituée principalement de deux entreprises, AMP Visual TV et Euro Media France (EMF), s’est dotée en quelques décennies des équipements les plus modernes d’Europe pour capter et diffuser en très haute définition les événements les plus fédérateurs de la télévision, qu’il s’agisse des matchs de football, du Tour de France, du rugby, des événements officiels – défilé du 14-Juillet, remontée des Champs-Elysées des présidents élus –, sans compter les événements internationaux comme les Jeux olympiques, le Vendée Globe, les Coupes du monde…

Ces grands moments de télévision nationaux et internationaux sont produits grâce à des technologies de pointe qui nécessitent des investissements considérables et la constitution de ressources humaines hautement qualifiées – sept cents employés permanents et des milliers d’intermittents pour un million d’heures annuelles –, ce qui place notre industrie française de l’image à l’avant-garde mondiale de ce savoir-faire.

Tous ces investissements ont pu être réalisés parce que les entreprises françaises ont pu bénéficier d’une visibilité sur l’avenir de leur marché, très concurrentiel, mais structuré autour d’événements récurrents dits « premium », le principal d’entre eux étant de loin le championnat de la Ligue 1 de football, et ce depuis les années 1980. Le football professionnel, par les volumes financiers qu’il génère, est ainsi de facto le moteur de la constitution des atouts techniques et humains d’AMP Visual TV et d’EMF, devenus de fait les outils techniques mutualisés de la télévision française.

 

Mise en situation en milieu professionnel : encore un nouveau machin

Mise en situation en milieu professionnel : encore un nouveau machin

 

 

Un texte alambiqué comme sait en produire la France avec le décret sur la mise en situation en milieu. Ce n’est plus du chômage mais ne n’est pas non plus u emploi ; l’intéressé ne pourra effectuer le travail l d’un poste permanente ou faire de remplacement. Bref, un truc come l’apprentissage où avec toute les procédures l’apprenti est condamné à observer et du coup les entreprise ne veulent plus de cet apprentissage virtuel.  Inclus dans la loi sur la formation professionnelle de mars dernier, le décret sur la mise en situation en milieu professionnelle se veut comme un nouvel outil d’insertion professionnel.  « Les périodes de mises en situation en milieu professionnel ont pour objet de permettre à un travailleur, privé ou non d’emploi, ou à un demandeur d’emploi, « soit de découvrir un métier ou un secteur d’activité, soit de confirmer un projet professionnel, soit d’initier une démarche de recrutement », lit-on dans l’article 20 de la loi relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale.  Le dispositif n’est pas nouveau, il existait déjà divers dispositifs de ce type éclatés dans le Code du travail : « périodes en milieu professionnel » pour les jeunes en contrat d’insertion dans la vie sociale, « évaluations en milieu de travail » pour les chômeurs, « périodes d’immersion » pour les salariés titulaires d’un contrat à durée déterminée d’insertion ou d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi. Ces dispositifs se retrouvent unifiés sous le décret de « période de mise en situation en milieu professionnel ». Ce nouvel outil d’aide au retour à l’emploi s’adresse aux chômeurs ou salariés en insertion :  »Les périodes de mise en situation en milieu professionnel sont ouvertes à toute personne faisant l’objet d’un accompagnement social ou professionnel personnalisé, sous réserve d’être prescrites par l’un des organismes suivants : Pôle emploi, la mission locale pour l’emploi, un organisme de placement spécialisé dans la mise en situation professionnel », précise l’article 20.   La personne effectuant une période de mise en situation en milieu professionnelle doit se conformer aux règles de la structure où il ira, et ce même si il y a des horaires de nuit.  Mais durant cette période, le bénéficiaire d’une période de mise en situation professionnelle n’est pas salarié :  »Le bénéficiaire d’une période de mise en situation en milieu professionnel conserve le régime d’indemnisation et le statut dont il bénéficiait avant cette période. Il n’est pas rémunéré par la structure dans laquelle il effectue une période de mise en situation en milieu professionnel », mentionne l’article 20. Selon Les Échos, le projet de décret fixe à un mois renouvelable une fois, la durée maximale d’exercice de la période de mise en situation professionnelle, une durée sujette à questionnement.  À noter qu’ « aucune convention de mise en situation en milieu professionnel ne peut être conclue pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de la structure d’accueil, pour occuper un emploi saisonnier ou pour remplacer un salarié en cas d’absence ou de suspension de son contrat de travail ». 

 




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