Archive pour le Tag 'probables'

Le déficit public : de 50 milliards prévus à 250 milliards probables

Le déficit public : de 50 milliards prévus à 250 milliards probables

 

Dans un gouvernement pléthorique de plus de 40 ministres, beaucoup s’ennuient; c’est le cas sans doute du ministre délégué aux Comptes publics, Olivier Dussopt, qui commente l’évolution des finances de la France dans le JDD sans apporter le moindre éclairage sur les facteurs explicatifs et encore moins sur les perspectives. Tout ce qu’il dit était déjà connu et a été annoncé notamment par le ministre de l’économie.

Olivier Dussopt répète que le déficit public budgétaire va dépasser 11 % du produit intérieur brut alors qu’initialement le déficit de 2020 était fixé à 53,5 milliards. La conséquence évidemment de la crise sanitaire mais sans doute pas seulement.

Le gouvernement a annoncé qu’un nouveau projet de loi de finances rectificative (PLFR) inclurait 20 milliards d’euros de nouvelles mesures de soutien à l’économie. Au total la richesse nationale (produit intérieur brut–PIB) aura perdu environ 250 milliards en 2020 alors que dans le même temps il aura fallu évidemment apporter des mesures économiques et sociales à une crise sanitaire mal maîtrisée.

La croissance économique va sans doute enregistrer une baisse de l’ordre de 11 à 12 % sur le PIB. À comparer avec la baisse allemande de 5 %. Un pays qui a mieux maîtrisé à la fois la crise sanitaire et l’activité économique.

Le pire sans doute c’est que ce gouvernement se montre dans l’incapacité de créer un climat de confiance favorisant un rebond significatif de l’économie du fait d’orientations qui ne cessent de se contredire. Si une majorité de Français approuvent le reconfinement mais pas forcément ses modalités par contre  près de 70 % ne font pas confiance au gouvernement pour maîtriser la crise sanitaire et encore moins la crise économique

“Depuis mars dernier, le Covid nous a coûté 186  milliards d’euros : 100  milliards de pertes de recettes du fait de la chute d’activité, et 86  milliards de mesures d’urgence sanitaires et économiques”, explique Olivier Dussopt au JDD.

Les 20 milliards d’euros du quatrième PLFR de 2020 doivent permettre de “finir l’année”, précise-t-il, en portant notamment les crédits du fonds de solidarité de 8,5 à 19,4 milliards d’euros et les exonérations de charges de 5,2 à 8,2 milliards.

Vendredi, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait annoncé que la dette publique de la France représenterait en fin d’année 119,8% du PIB, un niveau sans précédent, contre 117,5% prévu auparavant.

Relèvement des taux peu probable par la Fed en 2016

Relèvement des taux peu probable par la Fed en 2016

 

Constatant la dégradation de la croissance de l’économie internationale la Fed laisse planer des doutes sur relèvement des taux en 2016 A l’issue de deux jours de débat, le comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a maintenu l’objectif du taux des fonds fédéraux dans une fourchette de 0,25% à 0,50%, niveau auquel il se trouve depuis décembre dernier après son premier relèvement depuis près de dix ans. Le FOMC explique dans son communiqué que l’amélioration du marché du travail se poursuit en dépit du récent ralentissement de la croissance et ajoute qu’il continue de surveiller l’évolution des prix. Il précise que les facteurs défavorables liés à la situation économique et financière internationale restent à surveiller mais l’évocation des risques liés à ces facteurs ne figure plus dans son communiqué. « Le comité continue de surveiller étroitement les indicateurs d’inflation et l’évolution de la situation économique et financière mondiale », dit le texte. A Wall Street, la tendance s’est orientée à la hausse après ces déclarations et le dollar a peu réagi tandis que les rendements obligataires refluaient. Les marchés à terme suggèrent que l’hypothèse d’une hausse de taux en septembre – et pas avant – est la plus probable et ils montrent que la probabilité d’une deuxième hausse d’ici la fin de l’année est jugée inférieure à 50%. Selon le baromètre FedWatch de CME Group, les investisseurs estiment à 23% la probabilité d’un relèvement du taux des « fed funds » en juin, contre 21% avant mercredi. « Ce dernier communiqué ne plaide pas fortement en faveur d’une hausse de taux en juin », estime Bill Irving, gérant de Fidelity Investments. La Fed, qui a veillé ces derniers mois à ne pas donner trop d’indications sur l’évolution possible de sa politique, ne fait pas mention dans son communiqué de son évaluation globale de l’équilibre des risques pesant sur l’économie. La banque centrale note toutefois si les dépenses des ménages ont ralenti, leurs revenus réels ont augmenté à « un rythme solide » et que la confiance du consommateur demeure élevée Si l’inflation s’est récemment accélérée, la Fed dit s’attendre à ce qu’elle demeure faible à court terme, en partie à cause de l’impact prolongé de la baisse des prix de l’énergie. Elle ajoute néanmoins rester confiante dans la remontée du taux d’inflation vers son objectif de 2% sur le moyen terme « Je pense qu’ils sont en mode attentiste. Relever les taux en juin pourrait être trop rapide, à moins que l’on observe une remontée de l’inflation. Pour moi, cela semble très improbable », a commenté Brian Jacobsen, responsable de la stratégie d’investissement de Wells Fargo Asset Management. La première estimation de la croissance du premier trimestre aux Etats-Unis doit être publiée jeudi et les économistes interrogés par Reuters s’attendent à ce qu’elle montre un net ralentissement, à 0,7% en rythme annualisé contre 1,4% sur les trois derniers mois de 2015.

(Reuters)

Loi Travail : les probables amendements du gouvernement

Loi Travail : les probables amendements du gouvernement

Le gouvernement s’apprête à procéder à trois modifications essentielles pour tenter de rallier les syndicats réformistes. La première mesure concerne le champ géographique pris en compte pour le licenciement économique, la seconde la suppression du plafond des indemnités enfin  la question du forfait jour. D’autres modifications seront également effectuées sur d’autres points un  peu moins stratégiques.  Sur la question du licenciement économique, On assisterait à un retour à la case départ. Alors que l’avant-projet de loi El Khomri prévoyait que les difficultés économiques – baisse du chiffre d’affaires pendant au moins deux trimestres – et le besoin de maintenir la compétitivité pourraient à l’avenir se faire en appréciant la situation au niveau de la seule entreprise, ce ne serait finalement pas le cas. C’est au niveau du groupe, s’il y en a un, que cela continuera de se faire, y compris lorsqu’il existe des implantations en dehors du sol national. Sur les indemnités prud’homales le plafond serait simplement supprimé. Rappelons que l’idée était, en cas de licenciement abusif constaté par un conseil de prud’hommes, de fixer un plafond (entre 2 mois et 15 mois de salaire selon l’ancienneté du salarié) aux dommages et intérêts que peut allouer au salarié la juridiction prud’homale. Selon une source gouvernementale, ce plafond devrait disparaitre au profit d’un mécanisme incitant à encourager la phase de conciliation entre l’employeur et le salarié qui a saisi la justice prud’homale. Depuis la loi de juin 2013, il existe en effet un barème fixant les dommages et intérêts qui peuvent être accordés à un salarié qui accepte un compromis devant le bureau de conciliation et d’orientation(BCO) du conseil de prud’hommes. Ce barème, toujours selon nos informations, pourrait être revalorisé (il varie entre 2 mois et 15 mois de salaire… après 25 ans d’ancienneté) pour le rendre nettement plus attractif et favoriser la conciliation au dépens du jugement. Concernant le forfait jour, il ne sera pas finalement possible dans une PME  de conclure directement une « convention de forfait jours » avec un salarié. L’avant projet de loi El Khomri prévoyait en effet qu’une telle conclusion serait possible, même en l’absence d’accord d’entreprise, jusqu’ici nécessaire pour appliquer le dispositif des forfaits jours. Finalement, les PME dans l’impossibilité de conclure un tel accord devront encourager le mandatement de l’un de leurs salariés par un syndicat pour pouvoir conclure des forfaits jours. Enfin, d’autres points devraient connaître des évolutions. Ainsi, il ne serait finalement pas possible de faire travailler un apprenti mineur, sans l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail. Le Compte personnel d’activité (CPA) pourrait inclure les éventuels compte épargne temps. Enfin, des garde-fous seraient apportés à l’inversion de la hiérarchie des normes. En d’autres termes, les accords d’entreprise ne pourraient pas, aussi facilement que cela était initialement envisagé, ne pas tenir compte d’éventuels accords de branche. , les modifications apportées à ce texte, si elles se confirment, devraient permettre de maintenir les syndicats du camp réformiste (CFDT, CFTC, CFE-CGC et Unsa) en dehors de la mobilisation contre le texte. 




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