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Prix énergie : baisse européenne de la TVA ?

 

La flambée des prix de l’énergie risque d’affecter une croissance encore fragile, témoin le tassement en septembre et octobre par exemple en France,  mais aussi d’amputer pouvoir d’achat du fait de l’inflation. Une hausse globale des prix qui pourraient remettre en cause le redressement économique. Le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton approuve donc  les mesures prises par les différents gouvernements pour amortir la crise de l’énergie. Par ailleurs il va donner  « la possibilité de baisser aussi la TVA« , ce que certains ont d’ores et déjà annoncé.( Il y a forcément des marges de manœuvre puisque plus les cours sont hauts et plus les taxes proportionnelles sont fortes).

En  raison des effets de la reprise, les dégâts sur le pouvoir d’achat des Européens sont potentiellement importants. Le secteur de l’énergie a ainsi connu la plus forte hausse des prix le mois dernier (+17,4%, après +15,4% en août), selon l’office européen des statistiques.

En France, les prix du gaz ont déjà bondi de 57% depuis le début de l’année et devraient augmenter à nouveau de 10% en novembre.

En conséquence, l’inflation dans la zone euro a, elle, atteint en septembre son plus haut niveau depuis 13 ans.

Le taux d’inflation en zone euro a bondi en septembre à 3,4 % sur un an, au plus haut depuis 13 ans (septembre 2008), en raison de la flambée des prix de l’énergie, a annoncé vendredi Eurostat. Parmi les principales composantes de l’indicateur, le secteur de l’énergie a connu de loin la plus forte hausse des prix le mois dernier (+17,4%, après +15,4 % en août), a souligné l’office européen des statistiques. Depuis juin, l’inflation a progressé chaque mois dans la zone euro. Elle avait atteint 2,2 % en juillet et 3 % en août, toujours en glissement annuel, dépassant nettement l’objectif de 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Les tensions sur les prix font craindre aux marchés financiers une remontée des taux d’intérêt. Mais la BCE, tout comme la Fed, son homologue américaine, jugent le phénomène temporaire !

Il y a deux semaines, le gouvernement français a décidé d’octroyer en décembre un « chèque énergie » d’un montant de 100 euros à six millions de ménages modestes, sur les 29 millions de ménages que compte la France au total.

« On diffère la facture pour les consommateurs, la douloureuse c’est pour plus tard, après l’échéance électorale. Cela ne trompe personne », avait réagi Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir.

De même, en Espagne, le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez a adopté début septembre une mesure de réduction de la taxe spéciale sur l’électricité, qui passe de 5,11% à 0,5%. Le plan va également imposer une limite aux bénéfices engrangés par les groupes énergétiques, à 2,6 milliards d’euros.

Industrie : plombée par les approvisionnements et le prix des matières premières

 

 

L’activité industrielle se tasse un peu au regard des objectifs du faite en particulier des difficultés d’approvisionnement et de la hausse des matières premières. Les approvisionnements sont affectés par des causes conjoncturelles liées à une augmentation de la demande mais aussi par des causes structurelles liées à la  restructuration de l’appareil de production. S’ajoute à cela l’envoler du prix des matières premières et de l’énergie. Pour les matières premières et l’énergie, il y a évidemment aussi des raisons conjoncturelles du fait de la reprise de croissance mondiale mais aussi des raisons plus structurelles qui découlent de contraintes environnementales et du manque d’investissement dans le secteur énergétique depuis au moins deux ans. Selon le dernier point de conjoncture de la Banque de France portant sur le mois de septembre, le niveau d’activité de l’industrie hexagonale demeure cinq points inférieur à son niveau d’avant crise (95%). La part des chefs d’entreprise connaissant des obstacles d’approvisionnement continue de grimper passant de 44% en mai à 56% en septembre.

A l’opposé, l’activité dans les services et la construction continuent de progresser après un été favorable. A ces freins sur l’approvisionnement, s’ajoutent également les problèmes de recrutement. Au final, le produit intérieur brut (PIB) de l’économie française devrait progresser de 2,3% au troisième trimestre, selon la dernière prévision des économistes, conformément aux dernières projections. Sur l’ensemble de l’année 2021, la Banque de France prévoit une croissance de la valeur ajoutée de 6,3%, très proche de celle de l’Insee (6,25%). « L’économie française est quasiment revenue au niveau d’activité d’avant crise. L’activité a progressé au mois de septembre et en octobre », a déclaré l’économiste de la Banque centrale Olivier Garnier lors d’un point presse.

Energies renouvelables : la hausse des prix aussi

Energies renouvelables : la hausse des prix aussi

Les énergies renouvelables vont également enregistrer une hausse des prix du fait en particulier de l’augmentation du coût des métaux (cuivre, de lithium, de cobalt et de métaux rares ). Une augmentation favorisée aussi par la croissance des coûts du charbon utilisé en Chine pour la construction des panneaux solaires. Les éoliennes seront aussi victimes de la hausse du prix des métaux.

De ce point de vue, c’est un peu le paradoxe environnemental. Certains pays dont la France se félicitent en effet du du développement des éoliennes qui permet une énergie renouvelable moins polluante. En réalité le bilan est moins favorable qu’on le dit si l’on intègre la construction, l’exploitation et la démolition. En outre les externalités négatives sont en quelque sorte délocalisées dans d’autres pays ( Chine, Espagne etc.). Le bilan comptable est également difficile à effectuer compte tenu du large soutien financier public.

D’après le rapport annuel de CapGemini sur les marchés mondiaux de l’énergie. «L’envolée des cours des métaux nécessaires à la transition énergétique pourrait effacer une partie de la baisse des coûts enregistrés dans le solaire et l’éolien ces dix dernières années », indique l’auteur du rapport et conseillère énergie auprès du président de CapGemini, Colette Lewiner.

Inflation :Un envol des prix incontournable

 

 

Un envol des prix incontournables qui affecte l’énergie notamment le gaz électricité, les matières premières y compris alimentaires , les métaux. Une inflation qui a d’abord atteint le système de production et qui commence à se transmettre à la consommation. La hausse du gaz, celle prévisible de l’électricité, de nombreux services et de produits alimentaires de consommation.

Officiellement l’inflation en France est inférieure à celle de l’union européenne. L’INSEE ne constate qu’une inflation de l’ordre de 2 % sur un an. En Europe l’inflation est supérieure à 3 %. En cause, évidemment le faite que l’indice de mesure de l’évolution des prix de l’INSEE est faussé du fait de la modification structurelle des dépenses des consommateurs depuis la crise sanitaire. En gros, les dépenses contraintes ont notoirement augmenté et les dépenses ajustables ont vu leur part diminuer

Les énergies sont surtout concernées , le gaz bien sûr, également l’électricité. Si les particuliers restent encore relativement protégés du fait des tarifs réglementés, la mise en place prochaine d’une « tarification dynamique » pourrait changer la donne. Et pour les industriels électro-intensifs, comme la sidérurgie, la chimie, l’agroalimentaire, et l’industrie du papier, tout juste sortis de la crise du covid 19, c’est également une très mauvaise nouvelle, d’autant que pour ne rien arranger, certains font déjà face à une hausse des cours mondiaux des matières premières).

 

Exemples , le prix de gros de l’électricité est passé de 15 euros à 152 euros pour une livraison en 2022 , le gaz a pris 60 %. Un grand pays industriel comme l’Italie a d’ailleurs décidé de mettre en urgence 5 milliards d’euros sur la table pour aider ses industries à faire face à ces augmentations fulgurantes.

Économie :Un envol des prix incontournable

Économie :Un envol des prix incontournable

 

Un envol des prix incontournables qui affecte l’énergie notamment le gaz électricité, les matières premières y comprises alimentaires ,les métaux. Une inflation qui a d’abord atteint le système de production et qui commence à se transmettre à la consommation. La hausse du gaz, celle prévisible de l’électricité, de nombreux services et de produits alimentaires de consommation.

Officiellement l’inflation en France est inférieure à celle de l’union européenne. L’INSEE ne constate qu’une inflation de l’ordre de 2 % sur un an. En Europe l’inflation est supérieure à 3 %. En cause, évidemment le faite que l’indice de mesure de l’évolution des prix de l’INSEE est faussé du fait de la modification structurelle des dépenses des consommateurs depuis la crise sanitaire. En gros, les dépenses contraintes ont notoirement augmenté et les dépenses ajustables ont vu leur part diminuer

Les énergies sont surtout concernées , le gaz bien sûr, également l’électricité. Si les particuliers restent encore relativement protégés du fait des tarifs réglementés, la mise en place prochaine d’une « tarification dynamique » pourrait changer la donne. Et pour les industriels électro-intensifs, comme la sidérurgie, la chimie, l’agroalimentaire, et l’industrie du papier, tout juste sortis de la crise du covid 19, c’est également une très mauvaise nouvelle, d’autant que pour ne rien arranger, certains font déjà face à une hausse des cours mondiaux des matières premières).

 

Exemples , le prix de gros de l’électricité est passé de 15 euros à 152 euros pour une livraison en 2022 , le gaz a pris 60 %. Un grand pays industriel comme l’Italie a d’ailleurs décidé de mettre en urgence 5 milliards d’euros sur la table pour aider ses industries à faire face à ces augmentations fulgurantes.

Une crise sociale avec la hausse des prix de l’énergie

Une crise sociale avec la hausse des prix de l’énergie

Un certain nombre d’évolutions en cours laissent penser à l’économiste Patrick Artus qu’une crise sociale pourrait se déclencher en France. Ses explications dans une tribune aux « Echos ».

 

 

Par Patrick Artus (chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis), une crise sociale en France est probable. Quatre évolutions, dans un futur proche, vont dégrader fortement la situation des ménages modestes et des salariés.

La transition énergétique rapide va d’abord faire apparaître une hausse forte du prix de l’énergie, ainsi que de certains biens. Les estimations montrent que le prix de l’énergie pourrait plus que doubler (en euros constants) dans les vingt prochaines années. Cela est dû à la hausse du prix du CO2 (qui va maintenant concerner aussi la construction, le transport, les industries grosses consommatrices d’énergie) et surtout à l’intermittence de la production d’énergie renouvelables.

Ou les conséquences du découplage intellectuel croissance environnement succédant à l’autre découplage développement sans écologie.

De quoi réveiller une planification qui permettent aux acteurs d’évoluer en tenant compte des évolutions structurelles au lieu soit de s’arc-bouter sur un copier coller du présent ou de privilégier les utopies qui ignorent les réalités socio-économiques

Un envol des prix incontournable

Un envol des prix incontournable

 

Un envol des prix incontournables qui affecte l’énergie notamment le gaz électricité, les matières premières y comprises alimentaires ,les métaux. Une inflation qui a d’abord atteint le système de production et qui commence à se transmettre à la consommation. La hausse du gaz, celle prévisible de l’électricité, de nombreux services et de produits alimentaires de consommation.

Officiellement l’inflation en France est inférieure à celle de l’union européenne. L’INSEE ne constate qu’une inflation de l’ordre de 2 % sur un an. En Europe l’inflation est supérieure à 3 %. En cause, évidemment le faite que l’indice de mesure de l’évolution des prix de l’INSEE est faussé du fait de la modification structurelle des dépenses des consommateurs depuis la crise sanitaire. En gros, les dépenses contraintes ont notoirement augmentées et les dépenses ajustables ont vu leur part diminuer

Les énergies sont surtout concernées , le gaz bien sûr, également l’électricité. Si les particuliers restent encore relativement protégés du fait des tarifs réglementés, la mise en place prochaine d’une « tarification dynamique » pourrait changer la donne. Et pour les industriels électro-intensifs, comme la sidérurgie, la chimie, l’agroalimentaire, et l’industrie du papier, tout juste sortis de la crise du covid 19, c’est également une très mauvaise nouvelle, d’autant que pour ne rien arranger, certains font déjà face à une hausse des cours mondiaux des matières premières).

 

Exemples , le prix de gros de l’électricité est passé de 15 euros à 152 euros pour une livraison en 2022 , le gaz a pris 60 %. Un grand pays industriel comme l’Italie a d’ailleurs décidé de mettre en urgence 5 milliards d’euros sur la table pour aider ses industries à faire face à ces augmentations fulgurantes.

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Quel prix pour l’électricité en France

Quel prix pour l’électricité en France 

 

Marine Godelier s’interroge sur le rôle de la régulation en France dans un papier très intéressant de la Tribune (extrait)

 

Le mécanisme de l’ARENH pousse EDF à vendre sur les marchés de l’électricité à un prix très avantageux pour les fournisseurs alternatifs, afin de permettre aux concurrents de l’opérateur historique de proposer des offres compétitives. (Crédits : Reuters)

Alors que les tarifs réglementés de vente d’électricité en France devaient bondir de près de 12% début 2022, soit un surcoût annuel de 150 euros, la hausse sera finalement limitée à 4% l’an prochain. C’est ce qu’a promis le 30 septembre dernier le Premier ministre, Jean Castex, au journal télévisé de France 2. En l’état, cela passera vraisemblablement par une diminution provisoire des taxes sur l’électricité, de manière à alléger la facture des ménages.

Pourtant, en parallèle, une autre demande se renforce de la part d’associations de défense des consommateurs et de l’industrie : doubler la mesure d’un relèvement du plafond de l’ARENH (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), afin de bénéficier de plus d’énergie à bas coût, au moins le temps que la crise passe. Notamment pour les entreprises, puisque leurs minimaux de taxation sont fixés par la Commission européenne, et non par l’Etat. Mais la solution n’est « pas envisageable », avait mis au clair fin septembre la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, Bérangère Abba.

Qu’est-ce que l’ARENH, et pourquoi le gouvernement refuse-t-il, pour l’heure, d’y toucher ? Cet acronyme peu connu du grand public se trouve en fait au coeur du fonctionnement du marché de l’électricité en France, et de la manière dont son prix est déterminé. Concrètement, il permet depuis 2011 aux fournisseurs « alternatifs » (c’est-à-dire autres qu’EDF), qui ne peuvent posséder aucune centrale nucléaire, de proposer à leurs clients des prix compétitifs en achetant de l’électricité auprès d’EDF à prix coûtant (sans bénéfice pour ce dernier), plutôt qu’à celui, fluctuant, du marché. Ce tarif étant fixé par les pouvoirs publics à 42 euros le mégawatt heure (MWh), l’ARENH représente logiquement un avantage considérable pour ces opérateurs au moment où les cours s’envolent à plus de 110 euros le MWh.

A l’origine, le rôle de l’ARENH est de permettre une libéralisation du marché de l’électricité, autrefois à la main d’EDF. Et pour cause, ce dernier bénéficiant d’une électricité compétitive liée à l’exploitation historique de son parc nucléaire, aux coûts désormais amortis, il disposait d’un avantage considérable sur ses concurrents potentiels.

« Le but était donc qu’EDF perde des parts de marché, et que les autres en gagnent », explique Jacques Percebois, économiste et directeur Centre de recherche en économie et droit de l’énergie (CREDEN).

Le mécanisme était bien sûr encadré : la production nucléaire s’élevant à environ 400 TwH par an à l’époque, « il a été décidé que les fournisseurs alternatifs pourraient accéder à prix coûtant à 25% de celle-ci », développe Jacques Percebois. Le plafond de l’ARENH a ainsi été fixé à 100 TwH d’électricité à prix régulé pour tous les concurrents d’EDF, au tarif de 42 euros le MWh. De quoi leur permettre de jouer à armes égales avec l’opérateur historique, et de maintenir une concurrence, que certains qualifient d’artificielle.

Seulement voilà : depuis 2011, cette concurrence a explosé, jusqu’à atteindre près de 80 fournisseurs alternatifs aujourd’hui en France. Mathématiquement, le plafond de 100 TwH restant inchangé, chacun d’entre eux bénéficie de moins d’ARENH qu’auparavant. Si leurs demandes excèdent ce volume global, et c’était le cas ces dernières années, le trop perçu fait l’objet d’un écrêtement, se répercutant sur la facture des consommateurs. « Ils demandent donc que le plafond soit revalorisé à 150 TWh », précise Jacques Percebois.

Mais EDF, aux profits déjà bridés par l’ARENH, serait forcément perdant. « On parle de plusieurs centaines de millions d’euros », précise Nicolas Golberg, senior manager Energie à Colombus Consulting.

« Si le plafond augmente à 150 TWh, le tarif de 42 euros augmentera forcément en même temps, pour compenser ces pertes », ajoute Jacques Percebois.

Surtout que le coût du nucléaire a augmenté, ne serait-ce qu’à cause de l’inflation - les prix ayant grimpé de 15% environ depuis 2010. « Par conséquent, l’ARENH devrait au moins être aux alentours de 48 euros le MWh », fait valoir Jacques Percebois. De quoi pousser EDF à vouloir « remplacer » ce dispositif « asymétrique » qui l’ « impacte structurellement », glisse-t-on chez l’opérateur historique. Une position assumée par le président d’EDF, Jean-Bernard Levy, qui fustige régulièrement le mécanisme, le qualifiant de « poison » pour la rentabilité du groupe.

D’autant que certains fournisseurs alternatifs « profitent » de ce système, en ne demandant une part d’ARENH que lorsque les prix sur le marché de gros augmentent, et dépassent le tarif réglementé de 42 euros / MWh. « En 2016, plus personne ne voulait acheter d’ARENH, car le prix du marché est ponctuellement descendu à 38 euros le MWh », précise Jacques Percebois. « Le fait qu’ils n’aient pas l’obligation d’acheter des parts d’AREHN quand les prix sont en-dessous du tarif réglementé fait que nous sommes toujours perdants », dénonce-t-on chez EDF.

« C’est un jeu qui se fait toujours au détriment d’EDF et en faveur des alternatifs », abonde Emmanuel Autier, manager associé Energie chez BearingPoint.

« Dans l’idéal, il faudrait un système sélectif, qui ne profite qu’à ceux qui en ont vraiment besoin, plutôt que ceux qui ont une attitude spéculative et joue sur le marché de court terme », répond Nicolas de Warren, président de l’UNIDEN (Union des industries utilisatrices d’énergie), une association chargée de défendre les intérêts des entreprises énergivores, qui demande un relèvement du plafond à 150 TWh.

Reste qu’EDF « refait aujourd’hui un peu ses marges » du fait de l’explosion des cours, car l’électricité qu’il vend sur le marché de gros, en dehors de l’ARENH, vaut bien plus cher que ce qu’elle a coûté sur le marché européen interconnecté de l’énergie. Un phénomène qui pousse par exemple l’UFC-Que Choisir à demander à « faire primer le pouvoir d’achat des consommateurs sur les intérêts mercantiles d’EDF ».

 

Marine Godelier

L’envolée aussi des prix ressources alimentaires mondiales (FAO)

L’envolée aussi des prix  ressources alimentaires mondiales (FAO)

Une augmentation de plus de 30 % sur un an qui va évidemment se répercuter très prochainement sur les produits de consommation.    Les prix mondiaux des produits alimentaires ont encore augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau en dix ans, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), jeudi 7 octobre.

 L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130 points le mois dernier, un record depuis septembre 2011. Sur un an, l’indice a augmenté de 32,8 % en septembre. De mauvaises récoltes conjuguées à la demande chinoise expliquent la nette augmentation des prix des produits agricoles de base.

L’indice des prix des céréales a augmenté de 2 % en septembre par rapport à août, en raison de la croissance des prix du blé (+4 %), la FAO évoquant dans un communiqué le « resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale ».

Les prix des huiles végétales ont augmenté de 1,7 % en septembre et restent supérieurs de 60 % à leur niveau enregistré il y a un an, selon la FAO, en raison principalement de la hausse des cours de l’huile de palme et de l’huile de colza. En ce qui concerne la production céréalière, la FAO prévoit une récolte mondiale record de 2,8 milliards de tonnes en 2021.

Énergie: Une volatilité des prix incontrôlable

Énergie: Une volatilité des prix incontrôlable

 

 Frédéric Gonand est professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine-PSL, spécialiste des questions énergétiquesExplique pourquoi la volatilité des prix devient incontrôlable (dans l’Opinion, extrait).

Pétrole, gaz, électricité : la flambée des cours de l’énergie est-elle temporaire ou voyons-nous là les prémices de la transition énergétique ?

De manière générale, les prix de l’énergie et des matières premières figurent parmi les plus volatils d’une économie. L’actuelle reprise mondiale implique un décollage de la demande d’énergie, que l’offre a du mal à suivre. C’est surtout vrai pour la Chine qui a mis en œuvre une relance budgétaire dès mai 2020 – là où l’Union Européenne a mis plus d’un an – et a redémarré vigoureusement dès la fin de 2020. Cela a tiré vers le haut les prix des métaux, par exemple, mais aussi du gaz naturel. En Europe, le prix du gaz a d’autant plus augmenté qu’on a observé en 2021 des baisses de production (notamment en Mer du Nord) et d’importation via les gazoducs (notamment venant de Russie). La catastrophe a été évitée grâce aux stockages de gaz, qui ont été très sollicités et sont actuellement très bas, alors que l’hiver arrive. L’ensemble de ces facteurs ne devraient pas se dissiper avant la mi-2022. La question de l’effet sur les prix de la transition énergétique est assez différente car elle porte sur un horizon temporel plus long. Il y a beaucoup d’arguments qui laissent penser que l’énergie sera plus chère pendant la durée de cette transition (coût de production, de transport, de distribution, prix du carbone…). Les investissements nécessaires en infrastructures sont colossaux, et les changements de comportements doivent être accompagnés par une tarification du carbone qu’il faut bien payer si l’on souhaite défendre le climat.

Bercy a-t-il raison de partir en guerre contre le marché européen de l’électricité, jugé « obsolète » par Bruno Le Maire et qualifié « d’aberration écologique et économique » par sa ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher ?

La force des termes est sans doute à la hauteur de la pression qu’un responsable politique ressent quand les prix de l’énergie s’envolent à quelques mois de l’élection présidentielle. Même s’il y aurait beaucoup à dire sur le fonctionnement du marché européen de l’électricité, la situation où le producteur marginal (assez souvent une centrale à gaz ou à charbon) détermine le prix sur le marché est celle qui permet de produire l’électricité en moyenne à moindre coût, et qui a aussi permis aux centrales nucléaires d’être rentables depuis quarante ans. Je serais donc plus mesuré dans mon appréciation, car un système électrique fonctionne sous des contraintes physiques qui sont rarement « obsolètes » ou « aberrantes ». Un des autres apports du marché européen de l’électricité est d’avoir contribué, depuis vingt ans, à la transparence des coûts et des prix. Ce n’est pas négligeable car cela évite les rentes indues payées par le consommateur. Mais il est vrai que le credo libéral européen, qui a fait croire que le marché de l’énergie pouvait être aussi concurrentiel que celui des baguettes de pain ou des voitures, a posé des problèmes.

 

Peut-on trouver de nouvelles solutions pour lutter contre la volatilité des cours de l’énergie ?

De la volatilité, il y en aura de plus en plus sur le marché de l’électricité à l’avenir, précisément en lien avec le développement des énergies renouvelables. L’une des solutions importantes et qui est en train d’arriver progressivement, c’est le stockage sur les réseaux électriques. La technologie est mûre et le modèle d’affaires sera bientôt rentable. Il aura, certes, besoin d’être en partie régulé. Mais il est consolant de voir que le couplage du photovoltaïque et du stockage massif d’électricité a probablement un bel avenir devant lui.

Cet épisode souligne aussi le problème de l’indépendance énergétique de l’Europe. Le nucléaire reste-t-il la solution ?

Plutôt qu’une solution unique, dans le domaine de l’énergie il y a des éléments de solution. Le nucléaire a des avantages techniques et économiques, mais le coût des nouvelles centrales a aussi augmenté dans le passé récent, et les questions environnementales ne sont bien sûr pas illégitimes. Ce qu’il ne faut vraiment pas faire, c’est fermer des centrales déjà construites et qui fonctionnent bien. Et pour finir, une autre politique de l’énergie efficace, peu chère et qui préserve notre indépendance : le pull en laine. Avec 19°C en pull plutôt que 21° en chemise, vous n’imaginez pas le bien que vous faites à l’économie et à l’environnement !

Prix de l’énergie: Vers une nouvelle crise économique ?

Prix de l’énergie: Vers une nouvelle crise économique ?

Le  choc de la transition énergétique sera de la même ampleur que celui sur le pétrole de 1973-1974, estime l’économiste Jean Pisani-Ferry dns l’Opinion (extrait)

 

 

Face à la flambée des prix de l’énergie, « nous allons mettre, pour le gaz, pour l’électricité, en place ce que j’appellerais un bouclier tarifaire, promet le Premier ministre. C’est-à-dire que nous allons nous prémunir contre ces hausses de tarifs ». Nous sommes cette fois le 30 septembre 2021, et Jean Castex s’adresse aux Français au 20 heures de TF1.

Ah, comme le monde a changé ! Les augmentations actuelles sont de bien moindre ampleur que celles des années 1970, et devraient se calmer l’année prochaine. Les facteurs de hausse des cours sont économiques (rebond post-crise) et climatiques (sécheresses, manque de vent, ouragans…) tandis qu’en 1973, ils étaient purement géopolitiques. « Il y avait un jeu de cartellisation alors qu’aujourd’hui chaque pays joue sa carte individuelle : Russie, Arabie saoudite, Emirats, États-Unis…  », ajoute Céline Antonin, économiste à l’OFCE.

En outre, la dépendance de l’économie au pétrole dans les années 1970 était beaucoup plus importante que celle au gaz aujourd’hui. C’est d’ailleurs à ce moment-là que les pouvoirs publics ont cherché à diversifier les sources d’énergie, en allant vers le gaz et le nucléaire en France. Pour moins consommer, la taille des automobiles a été réduite, la lumière éteinte le soir dans les boutiques. « On a créé l’heure d’été, on vérifiait que la température dans les administrations ne dépassait pas 19 degrés, on a limité la vitesse sur les autoroutes à 130 km/h », raconte Jean-Marc Daniel, professeur à l’ESCP Business school.

Le contexte est aussi moins inflammable aujourd’hui qu’à l’époque où l’inflation était déjà élevée dans les pays développés. Les syndicats étaient puissants, les salaires orientés à la hausse – la France venait de signer les accords de Grenelle de mai 1968. Autre facteur d’instabilité, en 1973, « les pays ont eu pour la première fois des taux de changes flexibles avec la fin du système de Bretton Woods », rappelle Aurélien Goutsmedt, historien de l’économie.

 

Mais ne nous y trompons pas. Comme dans les années 1970, la hausse des prix de l’énergie entraîne des réactions en chaîne. La poussée des prix du gaz se propage à l’électricité, gêne la production d’engrais, de boissons gazéifiées, de poulets… Comme après les chocs pétroliers, elle met les banques centrales dans l’embarras. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, ces dernières ont d’abord trop été accommodantes, en laissant se créer une spirale inflationniste sur les salaires, afin de préserver l’emploi. « Elles ont créé un cercle vicieux », explique Jean-Baptiste Michau, professeur à Polytechnique. Puis, en 1979, elles ont « changé de braquet et refroidi l’économie » en augmentant leurs taux et en limitant l’accès au crédit, ce qui a créé une récession et fait augmenter le chômage.

Aujourd’hui, les Etats amortissent les baisses de pouvoir d’achat au prix de creusement de déficits que les banques centrales ne pourront financer indéfiniment. L’économiste Nouriel Roubini pense que les politiques monétaires et budgétaires sont trop accommodantes et risquent de surchauffer l’économie, provoquant « une stagflation totale avec une croissance beaucoup plus faible et une inflation plus élevée », écrit-il dans Les Echos.

Enfin, durant la prochaine décennie, la transition écologique fera subir à l’économie « un choc d’offre négatif, dont l’ordre de grandeur sera proche de celui du choc pétrolier de 1973-1974 », écrit Jean Pisani-Ferry dans un article récent pour le Grand Continent. Car « la décarbonation revient fondamentalement à mettre un prix sur une ressource qui était auparavant gratuite (…). Le choc pétrolier de 1974 a entraîné la réévaluation de 19,7 milliards de barils de pétrole, passant de 3,3 à 11,60 dollars le baril. Le choc correspondant a représenté 3,6 points du PIB mondial de 1973 ». Or un prix du carbone à 75 dollars la tonne représenterait, vu nos émissions, 3,1 % du PIB mondial ; un prix de 100 dollars la tonne, 4,1 %.

La transition énergétique aura-t-elle les mêmes conséquences que le choc de 1974, à savoir « un ralentissement significatif de la croissance du PIB mondial et une forte récession dans les économies avancées (…), une lutte entre les travailleurs et les employeurs pour la répartition d’un surplus réduit, et (…) une croissance faible pendant plusieurs années » ? Jean Pisani-Ferry ne le pense pas mais reproche aux responsables politiques d’entretenir l’image d’un chemin pavé de roses. Il faut s’attendre à « des effets négatifs significatifs sur le bien-être des consommateurs, des changements dans la répartition des revenus et une pression considérable sur les finances publiques ».

 

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Le commissaire européen Thierry Breton a prévenu la crise du prix de l’énergie va durer. En cause évidemment une reprise économique mondiale assez dynamique notamment d’une forte demande de la Chine pour les matières premières et l’énergie. Des préoccupations climatiques qui conduisent à surtaxer l’électricité , le gaz et le carburant. Aussi des phénomènes de spéculation et géopolitiques( gaz russe ou algérien par exemple) qui tirent les prix vers le haut.

Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget, s’est presque excusé de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulierconcerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

La tyrannie des prix bas qui tuent les salaires

La tyrannie des prix bas qui tuent les salaires

L’économiste Gérard Fonouni explique, dans une tribune au « Monde », qu’il est possible, dans un contexte de reprise économique, de favoriser la hausse du revenu du travail pour donner plus de pouvoir d’achat et d’emplois, sans pénaliser la compétitivité des entreprises.(extrait)

Tribune.

 

Les ménages ont, aujourd’hui, avec la même quantité d’argent qu’hier, le sentiment de ne plus pouvoir acheter la même quantité de biens et services, en raison de la hausse des prix de certains produits alimentaires, de celui du pétrole renchéri par les taxes sur le carburant, de ceux du gaz, de l’électricité, des loyers et des coûts des matières premières en 2021.

Ces différentes hausses font craindre un retour de l’inflation. Cette crainte de la vie chère s’est amplifiée dans un contexte où de nouveaux modes de consommation couplés à des besoins toujours plus nombreux, font face à des salaires qui ne progressent que très faiblement ou stagnent le plus souvent.

Si l’inflation qui se situe actuellement à 1,9 % ne baisse pas et si les salaires n’augmentent pas, les fins de mois pourraient être de plus en plus difficiles pour les ménages aux revenus moyens. La modération salariale des employés du secteur privé imposée par la compétitivité et par la crise sanitaire renforce ce sentiment. Celle du secteur public et plus particulièrement celle des enseignants, justifiée par la réduction des dépenses publiques, le confirme.

Le pouvoir d’achat est d’abord l’affaire des entreprises puisqu’elles fixent directement le niveau du salaire. Hormis le smic et le traitement des fonctionnaires, l’Etat n’intervient qu’indirectement sur le pouvoir d’achat en fixant le montant des impôts, des cotisations sociales et des prestations sociales.

Le pouvoir d’achat dépend à la fois du prix et du revenu. Dès lors, pour en distribuer davantage, deux types de mesures sont possibles.

L’Etat pourrait conditionner allègements fiscaux et cotisations sociales patronales à l’augmentation des rémunérations, afin d’inciter les entreprises à modifier le partage de la valeur ajoutée en faveur des revenus du travail

Le premier type consiste à réduire les prix en comprimant les salaires considérés comme un coût, afin de favoriser la compétitivité des entreprises et d’en faire bénéficier les consommateurs grâce à la baisse des prix qui en résulte. Cette recherche accrue de la baisse des prix à travers la réduction du coût du travail tend à opposer les intérêts de ceux qui achètent aux intérêts de ceux qui produisent, oubliant au passage que ceux qui produisent et ceux qui achètent sont les mêmes agents économiques dénommés autrement.

Cette course effrénée à la baisse des prix précarise le travail et encourage la concurrence par les salaires. Elle contraint les ménages à consommer moins cher, obligeant ainsi les entreprises à leur tour, à produire encore moins cher en comprimant davantage leurs coûts salariaux pour maintenir leur marge et trouver des débouchés. Elle enclenche ce cercle vicieux où la baisse des prix entraîne moins de débouchés pour les entreprises résidentes sur le territoire, faute de salaire suffisant.

La hausse du prix du gaz pourrait durer…….. un certain temps !

La hausse du prix du gaz pourrait durer…….. un certain temps ! 

Thierry Bros, professeur à Sciences Po , analyse la géopolitique de l’énergie en Europe. Les Européens répètent qu’il ne faut « plus investir dans le pétrole et le gaz ». Du coup, les fournisseurs resserrent les vannes et font grimper les prix.Interview sur France Info (extrait)

 

Pourquoi le prix du gaz augmente-t-il ?

Thierry Bros : L’économie se rouvre. Nous avons appris à vivre avec le Covid, donc nous consommons beaucoup plus de gaz qu’en 2020 et à peu près le même niveau qu’en 2019, 2018 et 2017. L’offre est aussi contrainte : pendant le Covid, on a fait peu de maintenance sur les installations de production dans les pays producteurs parce que c’était compliqué d’avoir des équipes sur place. Il faut aussi savoir que dans le pétrole et dans le gaz, quand les investissements diminuent, il y a souvent un déclin naturel des champs. On peut donc estimer qu’il y a eu là un déclin naturel sur la période Covid de 2020, avec une demande qui augmente et une offre qui se contraint. Aujourd’hui les stocks européens sont donc à un niveau très bas et les traders font pousser les prix vers le haut. Ils le font parce qu’ils estiment qu’on a un risque d’avoir des problèmes d’approvisionnement cet hiver.

Qui sont les pays fournisseurs de gaz de la planète et notamment de l’Europe ?

Les grands producteurs de gaz sont les États-Unis, la Russie, le Qatar et l’Australie. La Russie représente 40 % de parts de marché européen et nous fournit le gaz directement par pipe. Le Qatar et les États-Unis nous fournissent sous forme de gaz liquéfié dans des bateaux. Gazprom, la société d’État russe, à 50 % est la seule qui détienne de la capacité résiduelle inemployée. C’est la seule société vers laquelle on peut se tourner pour avoir des volumes supplémentaires, encore faut-il qu’elle le veule. Un fournisseur peut ou pas vous fournir des volumes additionnels et aujourd’hui la Russie n’a pas l’air de vouloir nous fournir de volumes additionnels, peut-être pour montrer son mécontentement vis-à-vis de l’Union européenne et de cette transition énergétique verte qui devrait pousser le gaz vers la sortie.

« L’approche dogmatique européenne quant au Green Deal ne résiste pas aux faits : on a besoin de plus de gaz et on en a besoin pour raisons climatiques. »

Si on a des prix du gaz trop élevés, on va être obligé de brûler du charbon ou du fuel pour de la production électrique. Cela causera des émissions de CO2 en hausse.

Est-ce que cela signifie selon vous que les Européens sont les premiers responsables de l’augmentation du prix du gaz ?

Oui. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) nous parlait il y a quelques mois d’un scénario net zéro en nous disant qu’il ne fallait plus investir dans le pétrole et le gaz. Quand vous envoyez ce genre de message, vous contraignez l’offre et la demande doit s’adapter. À ce moment-là, la demande ne peut que s’adapter par les prix. Et c’est ce que l’on voit aujourd’hui. La hausse pourrait durer encore quelques mois, voire quelques trimestres. Il faut du temps, les investissements dans l’énergie se font en années voire en décennies. Il va falloir rattraper ce retard et revenir sur une approche plus pragmatique. Il va falloir comprendre que les sociétés pétrolières et gazières doivent continuer à investir dans des projets pour fournir la demande qui continue à être en hausse. Et cela va prendre quelques trimestres au moins.

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Les prix de l’énergie s’envolent

Les prix de l’énergie s’envolent

Il y a d’abord eu depuis des semaines la hausse régulière du pétrole et ses conséquences sur le carburant dont le prix atteint des sommets. À cela s’ajoutent  les hausses sur le gaz qui vont dépasser les 10 %. Enfin l’électricité en France va enregistrer une hausse d’environ 10 % dès janvier 2022.

Le secrétaire d’État budget a pudiquement évacué d’un revers de main la responsabilité du gouvernement . Certes nl’augmentation de l’énergie constitue un phénomène mondial mais l’État français n’est pas sans pouvoir. Le secrétaire d’État au budget ce réfugie derrière le dispositif de régulation (Arenh) d’EDF. Il indique à juste titre que ce dispositif n’a pas été mis en place par le gouvernement actuel. Rien n’empêche cependant de le modifier. 

La hausse de l’électricité sera évidemment préjudiciable pour les ménages mais peut-être encore davantage pour les entreprises notamment industrielles.Le pire c’est que cette hausse de l’énergie ( En plus de celle des matières premières) notamment de l’électricité va se transmettre de la production à la consommation et nourrir une inflation inévitable qui forcément le moment venu va peser sur les taux d’intérêt.

 

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Dimanche Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget,sc’est presse excusés de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulier

concerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

 

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

Automobile « Le logiciel va tout changer » !…..surtout le prix .

Automobile « Le logiciel va tout changer » !…..surtout le prix . 

Éric Kirstetter, associé senior chez Roland Berger et spécialiste de l’automobile explique que le logiciel va tout changer dans la voiture du futur. Une stratégie qui peut largement se discuter dans la mesure où l’automobile se bourre  surtout d’informatique pour justifier le maintien de prix à un très haut niveau. En effet nombre de ces éléments de l’architecture logicielle sont inutiles et poseront de graves difficultés d’entretien au garagiste du coin. D’où aussi l’accroissement des dépenses d’entretien.

 

Extrait de l’interview d’Éric Kirstetter à la Tribune

 

Depuis plusieurs mois, l’actualité automobile est émaillée d’annonces autour des logiciels. En début d’année, Volkswagen a annoncé un plan d’envergure pour reprendre la main sur cette technologie. On a du mal à imaginer l’ampleur de la thématique…

ÉRIC KIRSTETTER - Ce qui est en jeu, c’est l’architecture logicielle de la voiture du futur. C’est une fusée à quatre étages. Le premier étage, c’est ce qu’on appelle le hardware, également appelés les calculateurs. Ce sont eux qui font fonctionner les équipements de la voiture. Le deuxième étage, c’est le middleware, autrement intitulé operating system [le système d'exploitation, Ndlr]. Si on devait comparer une voiture à un ordinateur, c’est ce qui équivaudrait à Windows. Il est nécessaire pour faire fonctionner tous les équipements d’une voiture, du moteur au châssis, en passant par la partie digitale des commandes de bord, ou le GPS. Le troisième étage, ce sont les applications. Elles gèrent tous les équipements de la voiture pour la faire fonctionner et créer « l’expérience utilisateur » (donner une expérience de conduite propre à la marque, proposer une interface utilisateur intuitive et agréable à utiliser…). Enfin, le quatrième étage, c’est le cloud. Cette technologie va s’imposer demain lorsque tous les véhicules seront connectés.

Le cloud est une technologie récente. Que va-t-il changer dans le modèle de l’architecture logicielle d’un véhicule ?

Il va tout changer. Demain, les voitures connectées auront accès à des données qui seront extérieures à la voiture, laquelle pourra consolider ces données pour définir des fonctionnalités spécifiques, en fonction du profil du conducteur, ou des réglages particuliers d’un véhicule. Typiquement, si vous entrez l’adresse d’un restaurant sur votre GPS, la voiture sera capable de vérifier si le temps de trajet, mis à jour en temps réel via les données livrées par le cloud, vous permettra d’arriver à l’heure avant la fermeture du restaurant; dans le cas contraire, le système pourra alors vous proposer des solutions alternatives. L’autre rupture que va apporter le cloud, c’est qu’il va permettre d’externaliser la puissance de calcul nécessaire au fonctionnement de la voiture. Cela va totalement changer la place des calculateurs présents dans une voiture. Aujourd’hui, on compte, en fonction des modèles, entre 50 et 70 calculateurs. Chaque fonction est réalisée avec un calculateur spécifique, celui-ci est vendu par un tier-one [le plus souvent un équipementier, Ndlr] avec des capteurs et des actionneurs. Demain, les calculs seront davantage centralisés dans de plus gros calculateurs de plus haute performance, qui couvriront plusieurs fonctions. Ces calculateurs vont se répartir aux quatre coins de la voiture pour centraliser les fonctionnalités et réduire le câblage des voitures.

Tout sera donc géré de l’extérieur ?

Non. Le middleware restera un élément stratégique majeur pour l’automobile de demain. Là aussi, le secteur s’apprête à basculer dans une nouvelle ère. Pour schématiser le monde d’avant: il y avait autant d’operating system que de modèles disponibles sur le marché. Ainsi, un constructeur devait reconstruire un système d’exploitation depuis le début à chaque fois qu’il mettait sur le marché un nouveau modèle. Mais avec le cockpit de plus en plus digital, le cloud, les assistants de conduite de plus en plus gourmands en données, ces systèmes d’exploitation s’avèrent de plus en plus complexes et coûteux à mettre en œuvre, et il est très difficile de réutiliser les applications déjà développées pour la version antérieure du véhicule. La voie générale que semblent suivre les constructeurs, c’est donc de créer un système d’exploitation en propre qui va pouvoir être réutilisé d’un véhicule à l’autre et qui va permettre de réutiliser et d’améliorer facilement les applications qui avaient été développées pour le véhicule précédent. Si on veut une comparaison, on peut dire que les constructeurs développent leur propre système Windows qui leur permet d’améliorer facilement Word et Excel entre chaque véhicule.

Hausse du prix du gaz : L’Europe responsable

Hausse du prix du gaz : L’Europe responsable

 

Le prix du gaz est en forte augmentation depuis le début de l’été en Europe et en Asie. Le 15 septembre, il a atteint 79,31 euros le mégawattheure, un plus haut historique sur le marché européen, avec une augmentation de plus de 30 % en une semaine. Plus de 40 eurodéputés ont demandé à la Commission d’ouvrir une enquête sur les agissements du fournisseur russe Gazprom, qu’ils suspectent de manipulation du marché. Le sujet devrait s’inviter à la table des ministres européens de l’Energie, qui se réunissent mercredi et jeudi.

 

 Par Thierry Bros est professeur à Sciences Po, spécialiste de la géopolitique de l’énergie, considère que l’Europe est responsable de la flambée des prix du gaz( l’Opinion, extrait)

Comment expliquez-vous l’augmentation du prix du gaz ?

Pour bien comprendre l’évolution d’un marché, il faut regarder trois variables. Commençons par la demande, qui revient au même niveau que 2019, après avoir baissé pendant la pandémie. Or, pendant ce temps-là, les industriels ont très peu investi, ce qui est à l’origine d’un déclin naturel des champs de gaz, occasionnant une baisse d’environ 1 % des capacités de production mondiales en dix-huit mois et donc une offre plus faible. Dernière variable : les stocks, qui baissent mécaniquement quand le marché est tendu, et sont actuellement très bas pour la période.

La Russie cherche-t-elle à tendre le marché pour obtenir la mise en service du gazoduc Nord Stream 2 ?

Je ne crois pas. La mise en service d’un gazoduc est compliquée techniquement, et Nord Stream 2 (NS2) ne sera sans doute pas opérationnel avant plusieurs années. Pour l’heure, Gazprom dévoile ses objectifs d’exportations vers l’Europe en précisant « avec ou sans NS2 ». D’un autre côté, il est vrai que la Russie exprime son mécontentement par son attitude. Gazprom remplit ses obligations contractuelles mais refuse de faire transiter des volumes additionnels via l’Ukraine. Moscou est mécontent car à Bruxelles, le dogme a changé : ce qu’on appelait « gaz naturel » est devenu « gaz fossile ». Je crois donc que les Russes voudraient que les Européens fassent le geste que Joe Biden a consenti sur le pétrole par rapport à l’Opep le 11 août : reconnaître qu’ils ont besoin de plus de gaz. Enfin, les règles de concurrence européenne imposent qu’aucun opérateur ne dépasse 40 % du marché. Gazprom ne peut donc pas faire transiter plus de gaz, à moins de s’exposer à une enquête de la Commission.

Pour vous, les Européens sont donc les principaux responsables de l’augmentation du prix du gaz ?

Absolument, oui. Les responsables politiques et l’Agence internationale de l’énergie diabolisent le gaz et disent qu’il ne faut plus investir. Avec le Pacte vert, la Commission ne se focalise que sur l’hydrogène à l’horizon 2050 en omettant de dire comment les Européens vont se chauffer et se nourrir d’ici là. On va se retrouver dans une situation de rationnement par le prix, mais personne ne le dit aux peuples. Et pour éviter les black-out, on risque de devoir rallumer les centrales à charbon, comme on le fait déjà dans certains pays européens. Sans compter que l’augmentation des prix affecte encore plus durement les pays asiatiques comme l’Inde.

« Soit on continue, face à des prix élevés, à faire de plus en plus de “chèques énergie” pour permettre aux consommateurs de payer leurs factures. Soit on revient aux fondamentaux en se focalisant de nouveau sur notre sécurité d’approvisionnement à des coûts acceptables »

Que peut-on attendre de la réunion des ministres de l’Energie européens ?

Ils ne sont certainement pas en capacité de freiner la flambée des prix. Mais ils sont à la croisée des chemins : maintenant que nous sommes à quelques mètres du mur, faut-il encore accélérer ou essayer de minimiser les dégâts ? Soit on continue, face à des prix élevés, à faire de plus en plus de « chèques énergie » pour permettre aux consommateurs de payer leurs factures. Soit on revient aux fondamentaux en se focalisant de nouveau sur notre sécurité d’approvisionnement à des coûts acceptables.

Prix pétrole en recul

Prix pétrole en recul

Les inquiétudes sur la demande notamment chinoise nourrissent les interrogations sur la baisse des cours du pétrole.

 

Les cours du pétrole ont terminé en nette baisse lundi. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, coté à Londres, a fini à 73,92 dollars, en baisse de 1,88% ou 1,42 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Quant au baril de WTI américain, pour le contrat à terme avec livraison en octobre, il a perdu 2,33% ou 1,68 dollar, pour finir à 70,29 dollars.

L’écart de prix entre essence et pétrole brut, a chuté de plus de 11% (pour les contrats à échéance en octobre), ce qui montre que le prix de l’essence a baissé plus vite que celui de l’or noir, pourtant malmené lundi. Cela dénote une baisse de la demande d’essence, qui pourrait accentuer encore le repli des cours du brut.

 

Electricité : le prix de gros a doublé en un an

Electricité : le prix de gros a doublé en un an

 

Pour la première fois, le prix de l’électricité sur le marché calendaire français (dont la production sera livrée dans 12 mois) vient de franchir la barre symbolique de 100 euros le mégawattheure (e/MWh) soit le double quil  il y a un an.

Il y a quelques jours déjà, le cours avait dépassé le précédent record, datant de mi-2008 juste avant la crise financière, lorsque le prix s’était établi à 93 euros. Surtout, cette hausse du marché de l’électricité a été très rapide. A titre de comparaison, le prix du mégawattheure était encore aux alentours de 45 euros au début de l’année.

Inévitablement cette hausse des prix de gros va serait percutée sur la consommation.

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