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Contrôle des prix de l’électricité en France

Contrôle des prix de l’électricité en France

Pour lutter contre l’inflation le ministre de l’économie a décidé un contrôle des prix de l’électricité nucléaire ; une régulation qui va se constater sur la facture des usagers, ménage ou entreprise.

Dans un entretien au Parisien, le ministre de l’Economie a détaillé la stratégie de Bercy à l’égard de l’énergéticien EDF. Il a confirmé son intention de baisser les taxes, comme l’avait déjà évoqué l’exécutif. La principale, la Taxe intérieure de l’électricité (TICFE) La principale, la Taxe intérieure de l’électricité (TICFE), a été ramenée de 22,5 à 0,5 € au mégawattheure (MWh).

De quoi récupérer 8 milliards d’euros. « Cela nous permettait de couvrir environ 15 points de hausse du prix de l’électricité », a souligné le ministre. Mais il a évalué à 35% l’augmentation du prix de l’électricité : pour compenser la différence, il a donc annoncé une autre mesure, faisant cette fois peser la charge sur EDF.

Nous allons donc mettre en œuvre une mesure complémentaire en augmentant de 20 térawattheures (TWh) le volume d’électricité nucléaire vendu à prix réduit par EDF à ses concurrents, pour le faire passer à titre exceptionnel de 100 à 120 TWh. Cette mesure sera automatiquement répercutée sur la facture des particuliers, que ce soit les ménages ou les entreprises qui achètent leur électricité au tarif régulé.

En fonction des prix du marché, le coût imputé à l’énergéticien serait de 7,7 milliards à 8,4 milliards d’euros, calcule Le Maire. Pour adoucir la facture d’EDF, le tarif de vente a été augmenté pour ces 20 TWh supplémentaires : il sera de 46,2 € / MWh, contre 42 prévus habituellement dans le cadre de cette procédure, l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique).

La décarbonation menacée par la hausse des prix de l’énergie ?

La décarbonation menacée par la hausse des prix de l’énergie ?

 

Yann Leriche, directeur général de Getlink (ex-Eurotunnel), demande dans une tribune au « Monde » que la Commission européenne fixe une trajectoire du prix du carbone de façon à rendre le coût de la transition énergétique plus prévisible pour les entreprises

 

Tribune. 

 

Face au dérèglement climatique, la grande majorité des acteurs économiques ont aujourd’hui compris l’impérative nécessité de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, la forte augmentation des prix de l’énergie que nous observons ces derniers mois, et en particulier de l’électricité, nous place face à une autre réalité.

Cette hausse des prix met en suspens les trajectoires de décarbonation. Ainsi, la compagnie britannique de fret Freightliner ressort ses locomotives diesel. Le groupe sidérurgique allemand Saarstahl, qui a acquis une aciérie électrique en France, a envisagé de rapatrier temporairement sa production vers des unités alimentées au charbon, provoquant une levée de boucliers des pouvoirs publics français.

La fédération des producteurs d’acier britannique s’avoue incapable d’adopter des techniques bas carbone face à une telle pression sur les prix de l’énergie. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prédit des niveaux records de consommation de charbon pour produire de l’électricité en 2021. Et les exemples sont nombreux.

Le coût de la transition énergétique

On pourrait vouloir se rassurer en énumérant les circonstances particulières qui expliquent l’état actuel des marchés de l’énergie. Mais ne nous faisons pas d’illusion sur notre futur : rien ne promet qu’il sera fondé sur la stabilité. Et surtout, acceptons la réalité que nous rappelle ce moment que beaucoup d’observateurs voudraient omettre ou masquer : la transition énergétique, et donc la transition écologique, a un coût.

La transition nécessite de passer d’une énergie bon marché à une énergie plus coûteuse, elle n’est donc pas une source immédiate de profit pour l’entreprise. Pour permettre une transition rapide malgré cette donnée fondamentale, les outils sont connus : incitations à l’innovation verte et tarification du carbone. Le potentiel de la tarification pour annuler au plus tôt la compétitivité des énergies et des solutions les plus carbonées est puissant.

La hausse du prix du carbone induit mécaniquement une diminution durable des émissions de gaz à effet de serre (« The unequal economic consequences of carbon pricing », Diego Kanzig, London Business School, janvier 2022). Il faut fixer le prix du carbone au bon niveau pour favoriser une trajectoire de décarbonation des activités émettrices la plus efficace et la plus juste possible.

Pour la création d’un référent européen

Ce qui nécessite par définition une convergence des prix retenus par les différents acteurs vers la valeur qui doit servir de référence pour sélectionner les actions de lutte contre le dérèglement climatique. La mise en place d’une telle référence est nécessaire pour donner de la visibilité aux entreprises. Elle permettra d’orienter les investissements vers les solutions bas carbone, en intégrant son prix dans les processus de décision.

 

L’envolée des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

L’envolée des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

 

 

Un papier de France Info explique pourquoi actuellement des records sont battus pour les prix du gaz qui entraîne par ailleurs ceux de l’électricité. (extrait)

 

 

Le prix du gaz a atteint des sommets en Europe, mardi 21 décembre, pour culminer à 175 euros le mégawattheure (MWh). Soit une hausse de 400% sur les six derniers mois. L’électricité aussi a vu ses prix gonfler, pour atteindre un pic à 442 euros/MWh le 20 décembre en France, du jamais vu depuis 2009. Si

1Pourquoi les prix de l’énergie s’envolent-ils depuis plusieurs mois ?

Les causes de cette hausse sont multiples et sont en partie liées à la pandémie de Covid-19. « Avec le développement des vaccins, l’économie mondiale a connu une reprise inédite, en Asie et en Europe notamment », explique à franceinfo Nicolas Goldberg, spécialiste du secteur de l’énergie pour le cabinet Colombus Consulting.

 

. A cela se sont ajoutées des tensions géopolitiques avec la Russie, principal fournisseur de gaz des pays européens, au sujet de nouveaux gazoducs et face à l’escalade militaire à l’est de l’Ukraine« La Russie vend son gaz pour l’argent, mais surtout pour tisser des relations et défendre ses intérêts auprès d’autres pays », analyse Nicolas Goldberg. En décidant des volumes exportés, « Vladimir Poutine souffle littéralement le chaud et le froid sur le marché du gaz européen ».

 

Essentiel pour l’industrie lourde, le gaz est aussi largement utilisé en Europe pour produire du courant, d’où la hausse des prix de l’électricité. L’apport des énergies renouvelables, comme l’éolien, est particulièrement faible en cette fin d’année, pour des raisons essentiellement météorologiques, comme l’absence de vent.

2La situation peut-elle encore de se dégrader ?

Oui, d’après les pouvoirs publics et de nombreux experts du secteur. Fin septembre, la Commission de régulation de l’énergie prévoyait déjà « un maintien des prix (du gaz) très élevés jusqu’à la fin de l’hiver »« Deux facteurs seront à surveiller de très près : la reprise économique et les conditions météorologiques, liste Nicolas Goldberg. Rien que pour les températures, une chute de 1 °C provoque une augmentation de la consommation nationale équivalente à un (réacteur) EPR et demi. C’est tout sauf négligeable. »

3Comment cela se répercute-t-il en France ?

Cet hiver, la situation est particulièrement critique dans l’Hexagone, où de nombreux réacteurs nucléaires sont par ailleurs indisponibles pour cause de visite décennale ou par mesure de précaution. Plus d’un tiers du parc nucléaire est actuellement concerné, ce qui force la France à se tourner vers les centrales thermiques et à solliciter ses voisins. « 

4Faut-il craindre un black-out pendant l’hiver ?

 

Pour soulager le réseau, il est possible de baisser la tension générale, une mesure  »transparente », car peu intrusive, qui n’a jamais été prise en France. Ou d’actionner un dernier levier d’urgence : le délestage tournant, c’est-à-dire couper pendant deux heures l’électricité de dizaines de milliers de foyers. « Cela avait déjà été évoqué l’an dernier, mais je n’y croyais pas, confie Nicolas Goldberg. Aujourd’hui, c’est du domaine du possible, mais j’espère vraiment qu’on n’y aura pas recours. La dernière fois que ça a eu lieu à grande échelle, c’était il y a plus de quarante ans. »

Energie: l’envol des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

Energie: l’envol des prix du gaz et de l’électricité, pourquoi ?

 

 

Un papier de France Info explique pourquoi actuellement des records sont battus pour les prix du gaz qui entraîne par ailleurs ceux de l’électricité. (extrait)

 

 

Le prix du gaz a atteint des sommets en Europe, mardi 21 décembre, pour culminer à 175 euros le mégawattheure (MWh). Soit une hausse de 400% sur les six derniers mois. L’électricité aussi a vu ses prix gonfler, pour atteindre un pic à 442 euros/MWh le 20 décembre en France, du jamais vu depuis 2009. Si

1Pourquoi les prix de l’énergie s’envolent-ils depuis plusieurs mois ?

Les causes de cette hausse sont multiples et sont en partie liées à la pandémie de Covid-19. « Avec le développement des vaccins, l’économie mondiale a connu une reprise inédite, en Asie et en Europe notamment », explique à franceinfo Nicolas Goldberg, spécialiste du secteur de l’énergie pour le cabinet Colombus Consulting.

 

. A cela se sont ajoutées des tensions géopolitiques avec la Russie, principal fournisseur de gaz des pays européens, au sujet de nouveaux gazoducs et face à l’escalade militaire à l’est de l’Ukraine« La Russie vend son gaz pour l’argent, mais surtout pour tisser des relations et défendre ses intérêts auprès d’autres pays », analyse Nicolas Goldberg. En décidant des volumes exportés, « Vladimir Poutine souffle littéralement le chaud et le froid sur le marché du gaz européen ».

 

Essentiel pour l’industrie lourde, le gaz est aussi largement utilisé en Europe pour produire du courant, d’où la hausse des prix de l’électricité. L’apport des énergies renouvelables, comme l’éolien, est particulièrement faible en cette fin d’année, pour des raisons essentiellement météorologiques, comme l’absence de vent.

2La situation peut-elle encore de se dégrader ?

Oui, d’après les pouvoirs publics et de nombreux experts du secteur. Fin septembre, la Commission de régulation de l’énergie prévoyait déjà « un maintien des prix (du gaz) très élevés jusqu’à la fin de l’hiver »« Deux facteurs seront à surveiller de très près : la reprise économique et les conditions météorologiques, liste Nicolas Goldberg. Rien que pour les températures, une chute de 1 °C provoque une augmentation de la consommation nationale équivalente à un (réacteur) EPR et demi. C’est tout sauf négligeable. »

3Comment cela se répercute-t-il en France ?

Cet hiver, la situation est particulièrement critique dans l’Hexagone, où de nombreux réacteurs nucléaires sont par ailleurs indisponibles pour cause de visite décennale ou par mesure de précaution. Plus d’un tiers du parc nucléaire est actuellement concerné, ce qui force la France à se tourner vers les centrales thermiques et à solliciter ses voisins. « 

4Faut-il craindre un black-out pendant l’hiver ?

 

Pour soulager le réseau, il est possible de baisser la tension générale, une mesure  »transparente », car peu intrusive, qui n’a jamais été prise en France. Ou d’actionner un dernier levier d’urgence : le délestage tournant, c’est-à-dire couper pendant deux heures l’électricité de dizaines de milliers de foyers. « Cela avait déjà été évoqué l’an dernier, mais je n’y croyais pas, confie Nicolas Goldberg. Aujourd’hui, c’est du domaine du possible, mais j’espère vraiment qu’on n’y aura pas recours. La dernière fois que ça a eu lieu à grande échelle, c’était il y a plus de quarante ans. »

Énergie : envolée du prix du gaz ….et des autres énergies à suivre

 

 

Énergie : envolée du prix du gaz ….et des autres énergies à suivre

 

Nouveau record du prix du gaz ce mardi en raison notamment des tensions géopolitiques entre la Russie et certains de ces pays clients

. Une hausse qui mécaniquement va se reporter sur les autres énergies et sur l’électricité. À noter par ailleurs que les énergies renouvelables actuellement loin d’apporter le complément nécessaire à une demande en hausse du fait de la baisse des températures. En particulier l’éolien qui se révèle effectivement très intermittent.

On sait qu’en France la tension est extrême sur la production d’électricité et que le gouvernement a même demandé à la ministre écolo Barbara Ponfilly de solliciter davantage l’électricité nucléaire. D’ordinaire la France et le premier pays producteur exportateur mondial d’électricité mais du faîte de l’arrêt de plusieurs réacteurs entretien la France doit importer de l’électricité. Cela d’autant plus que parallèlement on a fermé la centrale de Fessenheim dont la durée de vie pouvait être prolongée d’une vingtaine d’années !

Le cours européen de référence, le TTF néerlandais, est monté vers 13 heures de près de 20% à 175 euros le mégawattheure (MWh), battant son record précédent du 6 octobre, quand celui du gaz britannique pour livraison le mois prochain a culminé à 435 pence par thermie (une unité de quantité de chaleur), suivant une hausse par rapport à la clôture de la veille. Ces niveaux de prix au comptant sont près de huit fois supérieurs à ceux du début d’année.

Le regain de tensions à la frontière entre la Russie et l’Ukraine est régulièrement mis en avant par les observateurs du marché pour expliquer la flambée des prix. Les Occidentaux affirment que Moscou masse du matériel militaire à la frontière ukrainienne en vue d’une possible opération, des accusations rejetées par la Russie qui se dit au contraire sous la menace de l’Otan, qui arme l’Ukraine et multiplie les déploiements de moyens aériens et maritimes dans la région de la mer Noire.

 

Prix de l’énergie et pouvoir d’achat

Prix de l’énergie et  pouvoir d’achat

D’après l’INSEE, le surcroît de dépenses lié à la flambée des prix de l’énergie est évaluée à 40 euros en moyenne par famille au mois d’octobre 2021 par rapport à fin 2019.

 

Les deux principaux postes concernent les carburants ( +21 % depuis le début de l’année) et le gaz (+40% sur la même période). Avec la chute des températures et l’arrivée de l’hiver dans quelques jours, la consommation d’énergie pourrait encore grimper pendant quelques mois. Notons que l’INSEE sous s’évalue nettement les conséquences de l’augmentation du fioul destiné au chauffage et qui a pris les augmentations plein pots quand les citernes ont été remplies pour l’année.( Sur un an les prix ont augmenté de près de 50 % . Soit une augmentation moyenne de 500 €)

En comparant au point bas de décembre 2020, la hausse est encore plus fulgurante. Les statisticiens évaluent ce surcoût à 64 euros. À l’intérieur de cette moyenne il y a d’énormes inégalités.

Le budget consacré aux carburants pour un ménage francilien est d’environ 650 euros chaque année contre 1.550 euros pour une famille dans une commune rurale.

les factures liées à l’énergie (logement, transport) font partie des dépenses contraintes qu’il est impossible de diminuer sans conséquence grave sur la vie économique et sociale. Le principal risque étant de perdre son emploi.

Prix pétrole : à la baisse

Prix pétrole : à la baisse 

Tendance baissière pour le marché du pétrole qui s’inquiète évidemment de l’évolution de la pandémie sanitaire actuelle et encore davantage par les dégâts possibles du variant omicron qui pourrait peser sur la demande notamment de pétrole.Les éventuelles mesures restrictive sur le plan sanitaire pourrait en effet affecter de manière très sensible l’activité économique et la demande de brut. Il y a aussi les annonces d’évolution des banques centrales relatives au relèvement progressif des taux d’intérêt aux États-Unis et en Angleterre Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a perdu 1,99% ou 1,50 dollar à 73,52 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier a abandonné 2,10% ou 1,52 dollar à 70,86 dollars. Les deux cours de référence du brut avaient clôturé la séance de jeudi sur une hausse aux pourcentages semblables.

«Le marché a été très influencé par la Bourse aujourd’hui alors que la séance des trois sorcières (qui voit l’échéance de contrats d’options) a mis la pression sur les prix», a souligné Phil Flynn de Price Futures Group. Des forces contraires sont à l’oeuvre, d’un côté la crainte que le nouveau variant de Covid-19 n’obère la demande d’or noir, de l’autre des signes encourageants comme la baisse importante des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière, partagée mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Résultat, «les marchés pétroliers sont à la recherche d’un prix d’équilibre jusqu’à ce que la situation change de manière convaincante dans un sens ou dans l’autre», reprend M. Halley. «L’ombre du variant Omicron plane sur le marché parce qu’on entend parler de nouveaux potentiels confinements ce qui pèse sur le moral des opérateurs», a ajouté Phil Flynn.

Possible réunion de l’Opep

Les investisseurs attendent notamment la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l’accord Opep+ prévue le 4 janvier. Mais des rumeurs sur les marchés évoquent une possible réunion du cartel des producteurs «autour de Noël pour réagir à la menace d’Omicron», a indiqué l’analyste de Price Futures Group à l’AFP.

Le prix de l’énergie plombe le pouvoir d’achat

 

 

D’après l’INSEE, le surcroît de dépenses lié à la flambée des prix de l’énergie est évaluée à 40 euros en moyenne par famille au mois d’octobre 2021 par rapport à fin 2019. Les deux principaux postes concernent les carburants ( +21 % depuis le début de l’année) et le gaz (+40% sur la même période). Avec la chute des températures et l’arrivée de l’hiver dans quelques jours, la consommation d’énergie pourrait encore grimper pendant quelques mois. Notons que l’INSEE sous s’évalue nettement les conséquences de l’augmentation du fioul destiné au chauffage et qui a pris les augmentations plein pots quand les citernes ont été remplies pour l’année.( Sur un an les prix ont augmenté de près de 50 % . Soit une augmentation moyenne de 500 €)

En comparant au point bas de décembre 2020, la hausse est encore plus fulgurante. Les statisticiens évaluent ce surcoût à 64 euros. À l’intérieur de cette moyenne il y a d’énormes inégalités.

Le budget consacré aux carburants pour un ménage francilien est d’environ 650 euros chaque année contre 1.550 euros pour une famille dans une commune rurale.

les factures liées à l’énergie (logement, transport) font partie des dépenses contraintes qu’il est impossible de diminuer sans conséquence grave sur la vie économique et sociale. Le principal risque étant de perdre son emploi.

Dmitri Mouratov, Prix Nobel de la paix : journalistes, le contrepoison de la dictature

Dmitri Mouratov, Prix Nobel de la paix :  journalistes, le contrepoison de la dictature

Dans son discours de réception du Nobel de la paix dont il est colauréat avec la journaliste philippine Maria Ressa, le rédacteur en chef du journal russe « Novaïa Gazeta » a dénoncé, vendredi 10 décembre, les dérives autoritaires, les idéologues de la mort et rappelé que le rôle du journaliste est « de grogner et de mordre ». Il reprend les propos d’Andreï Sakharov.

[Dmitri Mouratov, 60 ans, est rédacteur en chef du journal russe Novaïa Gazeta, renommé pour ses enquêtes approfondies sur la corruption, les abus des politiques, les atteintes aux droits humains. Il en fut le fondateur, en 1993, avec une équipe issue, comme lui, de la Komsomolskaïa Pravda, dans le but de créer un média qui soit « une source honnête et indépendante pour les citoyens russes ». Six journalistes de Novaïa Gazeta ont été assassinés. Dmitri Mouratov a reçu de nombreux prix pour la liberté de la presse et a été élevé, en France, en 2010, au rang de chevalier de la Légion d’honneur pour ses engagements. Avec la journaliste philippine Maria Ressa, il a reçu, en 2021, le prix Nobel de la paix qui, pour la première fois de son histoire, récompensait la liberté d’information. Il reprend les propos d’ Andreï Sakharov ( Le Monde)

Document.

Vos Majestés ! Vos Altesses Royales, membres distingués du Comité Nobel et invités de marque !

Le matin du 8 octobre, ma mère m’a appelé. Elle m’a demandé : « Quoi de neuf ? »

– Maman, on nous a attribué le prix Nobel…

– C’est bien. Et quoi d’autre ?

Un instant, maman, je vais tout te raconter.

« Je suis convaincu que la liberté d’opinion, tout comme les autres libertés civiques, est la base du progrès.

Je défends la thèse de l’importance fondamentale des libertés civiques et politiques dans le destin de l’humanité !

Je suis convaincu que la confiance internationale, (…) le désarmement et la sécurité sont impensables sans une société ouverte, sans la liberté de l’information et d’opinion, sans la transparence (…).

La paix, le progrès, les droits de l’homme, ces trois objectifs sont inextricablement liés. »

Ce texte est un extrait du discours du Nobel de l’académicien Andreï Sakharov, citoyen de la Terre et grand penseur. Le discours a été lu ici même, dans cette ville [Oslo], le jeudi 11 décembre 1975, par son épouse, Elena Bonner. Il m’a semblé nécessaire que les paroles de Sakharov résonnent, une seconde fois, ici, dans cette salle mondialement connue.

Pourquoi est-ce si important pour nous tous, et pour moi personnellement ? Le monde n’aime plus la démocratie. Le monde est déçu par les élites dirigeantes. Le monde aspire à la dictature. Une illusion est née que le progrès peut être atteint grâce à la technologie et à la violence plutôt que grâce au respect des libertés et des droits de l’homme. Ce progrès sans la liberté, c’est comme du lait sans la vache… Les dictatures se sont assuré un accès facile à la violence.

 

Prix pétrole: Recul

Prix pétrole: Recul 

 L’annonce du nouveau variant Omicron  pèse évidemment sur l’avenir même si l’organisation mondiale de la santé a indiqué que les symptômes étaient moins importants que celui du virus Delta. On craint surtout de nouvelles mesures restrictives qui s’imposent avec la hausse des contaminations un peu partoutDu fait des éventuelles conséquences de la pandémie, le pétrole recule depuis une quinzaine de jours. A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de janvier a reculé de 1,42 dollar ou 1,96% à 70,94 dollars. «Malgré les nouvelles selon lesquelles le variant Omicron pourrait ne pas être aussi destructeur pour la demande de pétrole qu’on le craignait au départ, de plus en plus de pays dans le monde réintroduisent des restrictions et d’autres mesures pour freiner l’augmentation du nombre de cas», a relevé Louise Dickson de Rystad Energy. «Cela fait craindre que le marché mondial ne soit de nouveau affecté, ce qui cause un environnement baissier pour les prix du pétrole», a ajouté l’analyste.

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait souligné mercredi que si le variant Omicron du coronavirus semble avoir un taux de réinfection plus élevé, il provoque des symptômes moins sévères que le variant Delta. «Un gel complet de l’activité économique comme en 2020 semble hors de question, même si des restrictions, même très limitées, entament logiquement l’enthousiasme du marché», jugeait aussi Tamas Varga, analyste chez PVM.

Sujet

L’inflation durable…..avec bouclage salaire- prix

L’inflation durable…..avec  bouclage salaire- prix

  •  L’analyse de deux économistes,  Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP et na Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes qui repose essentiellement sur l’hypothèse qu’il il n’y aura pas de bouclage salaire prix. (L’opinion).

Un bouclage qui semble cependant se profiler d’après l’INSEE. Eneffet Du côté des rémunérations, le salaire moyen par tête (SMPT) Le SMPT est désormais supérieur de 3,1 % à son niveau de fin 2019. En comparaison, les prix à la consommation (hors tabac) de l’ensemble des ménages augmentent de 0,5 % ce trimestre et de 1,5 % par rapport à la fin 2019. . La masse salariale soumise à cotisations sociales poursuit elle aussi sa hausse au troisième trimestre 2021 : + 3,8 % après + 2,2 %. NDLR

«Mieux vaut garder son sang froid s ur ce sujet très sensible de l’inflation, temporisait le ministre de l’Economie Bruno Le Maire la semaine dernière au Sénat. Mieux vaut une analyse lucide que d’exagérer la gravité de la situation.» + 6,2 % en octobre aux Etats-Unis, + 4,5 % en Allemagne, + 4,1 % dans la zone euro, + 2,6 % en France… Annoncées comme temporaires, ces hausses de prix pourraient s’installer dans la durée. «Nous considérons que l’inflation mérite toute notre vigilance», assurait encore Bruno Le Maire le 16 novembre à l’Assemblée.

«On était dans une phase de très forte dépression ou en tout cas de contraction de l’activité l’an dernier puisqu’on a fait – 3 % de croissance au niveau mondial», rappelle Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP Paribas Exane. «Et puis on a vu une reprise qui est beaucoup plus forte qu’attendue parce qu’on a mis énormément de stimulations pour rebondir. La stimulation monétaire avec des taux d’intérêt qui ont fortement baissé, la stimulation budgétaire avec des plans de soutien à l’économie, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, qui ont été massifs et sans précédent. Donc on a rebondi beaucoup plus fort que ce qu’on anticipait avec des prévisions qui, celles du FMI dernièrement, montrent des croissances mondiales autour de 6 %. Ce sont quand même des chiffres qui sont assez impressionnants, qui se poursuivent, autour de 5 % encore l’année prochaine.»

«Donc dès qu’on a une reprise cyclique, on a déjà des tensions sur tout ce qui est prix des matières premières. Dans la hausse de l’inflation qu’on voit dans l’ensemble des économies, il y a quand même une grosse composante prix des matières premières, prix des matières énergétiques (prix du baril, etc.) qui pèsent pour beaucoup dans cette hausse de l’inflation.»

Ce retour de l’inflation qui reflète le dynamisme de l’économie est plutôt une bonne nouvelle. «Quelque part c’est naturel et c’est une bonne nouvelle d’avoir une accélération d’inflation après une longue période où on avait des craintes de déflation», complète Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes.

Une bonne nouvelle, mais pas que… «La mauvaise c’est qu’on a un choc d’offre qu’on ne peut pas tout à fait régler tout de suite», ajoute ana Boata. «Il y a une partie aussi mauvaise nouvelle qui est celle d’une accélération assez rapide», ajoute Frédéric Pretet. «Et puis, il y a une partie de cette inflation qui vient de cette hausse des prix de l’énergie. Et nous, en tant que pays consommateur, ce n’est jamais une très bonne nouvelle de ce côté-ci puisque ça veut dire qu’on vient attaquer notre pouvoir d’achat de façon un peu subie. Et là-dessus, on peut dire que c’est la partie inflationniste qui est plutôt la mauvaise nouvelle qui rend la situation un peu plus périlleuse.»

«Notre évaluation est que l’inflation est temporaire», affirmait le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, en présentant au Sénat le projet de budget pour 2022 le 18 novembre. C’est également ce qu’anticipent ces deux spécialistes : «L’inflation, certes, va encore accélérer, le pire n’est pas derrière nous», selon Ana Boata. «Mais on voit qu’en fait on est dans une dynamique, en sortie de crise, avec cette conjonction de facteurs qui fait que l’accélération est certes plus élevée qu’attendue mais encore une fois, elle devrait ralentir fin 2022 pour se rapprocher de la cible de 2 %. On pourra rester encore légèrement au-dessus de 2 %. Mais en tout cas on n’aura pas un phénomène d’hyperinflation.»

Pour Frédéric Pretet, «on est plutôt dans une situation conjoncturelle. Mais c’est vrai qu’on a quand même le sentiment que l’inflation s’est installée sur un sentier de croissance qui est sans doute un petit peu plus élevé que ce qu’on avait eu l’habitude de connaître sur les dix dernières années». «Effectivement il peut y avoir un côté structurel si, par exemple, on voit une boucle prix-salaires qui s’installe. Ce qui n’est pas vraiment notre scénario», nuance Ana Boata.

A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement craint que l’inflation ampute le pouvoir d’achat. Bruno Le Maire assure prendre «la question de la hausse des prix, avec le Premier ministre, très au sérieux». Car en s’installant durablement, ces augmentations pourraient conduire à un cercle vicieux qui peut nourrir lui-même l’inflation.

«Si cette inflation devient trop rapide, trop forte, trop longtemps, ça peut créer un déplacement dans les anticipations d’inflation et donc du coup des revendications salariales qui s’amplifient de plus en plus, qui viennent perturber, je dirais, le bon fonctionnement des entreprises, leur visibilité sur leurs coûts et donc du coup sur leurs investissements», prévient Frédéric Pretet. «Et donc ça peut créer un choc qui perdure et qui vient attaquer de façon durable aussi la reprise à moyen, long terme. Par rapport à ça, ça voudrait dire qu’on a des banques centrales qui sont quand même, bien sûr, sensibles au risque inflationniste, qui pourraient remonter les taux. Et donc si on remonte les taux, on rajoute aussi au coût pour les entreprises, pour les ménages, pour consommer, pour investir, et c’est là où l’inflation deviendrait une mauvaise nouvelle si ça devait durer trop longtemps et ça entraînerait cette réaction en chaîne de la part des autres agents économiques.»

Si cette hypothèse n’est pas à l’ordre du jour, une éventuelle hausse des taux d’intérêt viendrait tuer dans l’oeuf la reprise économique. «Un resserrement excessif des conditions de financement n’est pas souhaitable et constituerait un obstacle injustifié à la reprise», a déclaré le 15 novembre la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

«Venir attaquer, par une hausse des taux d’intérêt, à un moment donné où le cycle de reprise reste quand même sur des niveaux qui sont en-dessous ou pas encore au niveau de ce qu’on avait il y a deux ans, c’est peut-être venir briser, je dirais, le cycle de reprise beaucoup trop tôt», analyse l’économiste Frédéric Pretet.

Une éventuelle hausse des taux viendrait également fragiliser les Etats les plus endettés comme l’Italie, la Grèce ou la France. «Tant que les taux d’intérêt restent bas et que la croissance reste supérieure à ces taux d’intérêt, on est bons, parce que les marchés savent qu’on est dans un scénario de soutenabilité de la dette qui est assurée», temporise Ana Boata.

«Une hausse des taux d’intérêt, bien sûr, c’est un frein pour la politique budgétaire, pour les arbitrages, pour l’investissement», estime par ailleurs Frédéric Pretet. «Le coût de la dette augmente avec la hausse des taux d’intérêt. Si vous avez une hausse des taux d’intérêt aujourd’hui, ça ne se traduirait pas directement tout de suite par une hausse de la charge de la dette à porter puisque, par exemple, pour un pays comme la France, la maturité de la dette est autour de sept ans. Donc, en gros, avant d’avoir un impact significatif de la hausse des taux d’intérêt, il faut laisser presque sept ans s’écouler avant d’avoir cet impact-là sur les finances publiques. Mais il n’empêche, c’est quand même un signal qui est envoyé. Ça veut dire qu’il faut quand même se préparer à une situation qui sera sans doute beaucoup plus compliquée sur le moyen terme. Et donc du coup, pour les politiques budgétaires, même si ça ne vient pas forcément freiner tout de suite les gouvernements, ça leur met quand même une espèce de «warning» je dirais, un avertissement. Et donc du coup ça peut un petit peu les gêner pour mettre en place certaines politiques qu’ils jugent comme importantes.»

L’inflation sera durable…..en cas de bouclage salaire- prix

L’inflation sera  durable…..en cas de bouclage salaire- prix

  •  L’analyse de deux économistes,  Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP et na Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes qui repose essentiellement sur l’hypothèse qu’il il n’y aura pas de bouclage salaire prix. (L’opinion).

«Mieux vaut garder son sang froid s ur ce sujet très sensible de l’inflation, temporisait le ministre de l’Economie Bruno Le Maire la semaine dernière au Sénat. Mieux vaut une analyse lucide que d’exagérer la gravité de la situation.» + 6,2 % en octobre aux Etats-Unis, + 4,5 % en Allemagne, + 4,1 % dans la zone euro, + 2,6 % en France… Annoncées comme temporaires, ces hausses de prix pourraient s’installer dans la durée. «Nous considérons que l’inflation mérite toute notre vigilance», assurait encore Bruno Le Maire le 16 novembre à l’Assemblée.

«On était dans une phase de très forte dépression ou en tout cas de contraction de l’activité l’an dernier puisqu’on a fait – 3 % de croissance au niveau mondial», rappelle Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP Paribas Exane. «Et puis on a vu une reprise qui est beaucoup plus forte qu’attendue parce qu’on a mis énormément de stimulations pour rebondir. La stimulation monétaire avec des taux d’intérêt qui ont fortement baissé, la stimulation budgétaire avec des plans de soutien à l’économie, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, qui ont été massifs et sans précédent. Donc on a rebondi beaucoup plus fort que ce qu’on anticipait avec des prévisions qui, celles du FMI dernièrement, montrent des croissances mondiales autour de 6 %. Ce sont quand même des chiffres qui sont assez impressionnants, qui se poursuivent, autour de 5 % encore l’année prochaine.»

«Donc dès qu’on a une reprise cyclique, on a déjà des tensions sur tout ce qui est prix des matières premières. Dans la hausse de l’inflation qu’on voit dans l’ensemble des économies, il y a quand même une grosse composante prix des matières premières, prix des matières énergétiques (prix du baril, etc.) qui pèsent pour beaucoup dans cette hausse de l’inflation.»

Ce retour de l’inflation qui reflète le dynamisme de l’économie est plutôt une bonne nouvelle. «Quelque part c’est naturel et c’est une bonne nouvelle d’avoir une accélération d’inflation après une longue période où on avait des craintes de déflation», complète Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes.

Une bonne nouvelle, mais pas que… «La mauvaise c’est qu’on a un choc d’offre qu’on ne peut pas tout à fait régler tout de suite», ajoute ana Boata. «Il y a une partie aussi mauvaise nouvelle qui est celle d’une accélération assez rapide», ajoute Frédéric Pretet. «Et puis, il y a une partie de cette inflation qui vient de cette hausse des prix de l’énergie. Et nous, en tant que pays consommateur, ce n’est jamais une très bonne nouvelle de ce côté-ci puisque ça veut dire qu’on vient attaquer notre pouvoir d’achat de façon un peu subie. Et là-dessus, on peut dire que c’est la partie inflationniste qui est plutôt la mauvaise nouvelle qui rend la situation un peu plus périlleuse.»

«Notre évaluation est que l’inflation est temporaire», affirmait le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, en présentant au Sénat le projet de budget pour 2022 le 18 novembre. C’est également ce qu’anticipent ces deux spécialistes : «L’inflation, certes, va encore accélérer, le pire n’est pas derrière nous», selon Ana Boata. «Mais on voit qu’en fait on est dans une dynamique, en sortie de crise, avec cette conjonction de facteurs qui fait que l’accélération est certes plus élevée qu’attendue mais encore une fois, elle devrait ralentir fin 2022 pour se rapprocher de la cible de 2 %. On pourra rester encore légèrement au-dessus de 2 %. Mais en tout cas on n’aura pas un phénomène d’hyperinflation.»

Pour Frédéric Pretet, «on est plutôt dans une situation conjoncturelle. Mais c’est vrai qu’on a quand même le sentiment que l’inflation s’est installée sur un sentier de croissance qui est sans doute un petit peu plus élevé que ce qu’on avait eu l’habitude de connaître sur les dix dernières années». «Effectivement il peut y avoir un côté structurel si, par exemple, on voit une boucle prix-salaires qui s’installe. Ce qui n’est pas vraiment notre scénario», nuance Ana Boata.

A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement craint que l’inflation ampute le pouvoir d’achat. Bruno Le Maire assure prendre «la question de la hausse des prix, avec le Premier ministre, très au sérieux». Car en s’installant durablement, ces augmentations pourraient conduire à un cercle vicieux qui peut nourrir lui-même l’inflation.

«Si cette inflation devient trop rapide, trop forte, trop longtemps, ça peut créer un déplacement dans les anticipations d’inflation et donc du coup des revendications salariales qui s’amplifient de plus en plus, qui viennent perturber, je dirais, le bon fonctionnement des entreprises, leur visibilité sur leurs coûts et donc du coup sur leurs investissements», prévient Frédéric Pretet. «Et donc ça peut créer un choc qui perdure et qui vient attaquer de façon durable aussi la reprise à moyen, long terme. Par rapport à ça, ça voudrait dire qu’on a des banques centrales qui sont quand même, bien sûr, sensibles au risque inflationniste, qui pourraient remonter les taux. Et donc si on remonte les taux, on rajoute aussi au coût pour les entreprises, pour les ménages, pour consommer, pour investir, et c’est là où l’inflation deviendrait une mauvaise nouvelle si ça devait durer trop longtemps et ça entraînerait cette réaction en chaîne de la part des autres agents économiques.»

Si cette hypothèse n’est pas à l’ordre du jour, une éventuelle hausse des taux d’intérêt viendrait tuer dans l’oeuf la reprise économique. «Un resserrement excessif des conditions de financement n’est pas souhaitable et constituerait un obstacle injustifié à la reprise», a déclaré le 15 novembre la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

«Venir attaquer, par une hausse des taux d’intérêt, à un moment donné où le cycle de reprise reste quand même sur des niveaux qui sont en-dessous ou pas encore au niveau de ce qu’on avait il y a deux ans, c’est peut-être venir briser, je dirais, le cycle de reprise beaucoup trop tôt», analyse l’économiste Frédéric Pretet.

Une éventuelle hausse des taux viendrait également fragiliser les Etats les plus endettés comme l’Italie, la Grèce ou la France. «Tant que les taux d’intérêt restent bas et que la croissance reste supérieure à ces taux d’intérêt, on est bons, parce que les marchés savent qu’on est dans un scénario de soutenabilité de la dette qui est assurée», temporise Ana Boata.

«Une hausse des taux d’intérêt, bien sûr, c’est un frein pour la politique budgétaire, pour les arbitrages, pour l’investissement», estime par ailleurs Frédéric Pretet. «Le coût de la dette augmente avec la hausse des taux d’intérêt. Si vous avez une hausse des taux d’intérêt aujourd’hui, ça ne se traduirait pas directement tout de suite par une hausse de la charge de la dette à porter puisque, par exemple, pour un pays comme la France, la maturité de la dette est autour de sept ans. Donc, en gros, avant d’avoir un impact significatif de la hausse des taux d’intérêt, il faut laisser presque sept ans s’écouler avant d’avoir cet impact-là sur les finances publiques. Mais il n’empêche, c’est quand même un signal qui est envoyé. Ça veut dire qu’il faut quand même se préparer à une situation qui sera sans doute beaucoup plus compliquée sur le moyen terme. Et donc du coup, pour les politiques budgétaires, même si ça ne vient pas forcément freiner tout de suite les gouvernements, ça leur met quand même une espèce de «warning» je dirais, un avertissement. Et donc du coup ça peut un petit peu les gêner pour mettre en place certaines politiques qu’ils jugent comme importantes.»

Risques d’une inflation durable…..en cas de bouclage salaire- prix

Risques d’une inflation durable…..en cas de bouclage salaire- prix

  •  L’analyse de deux économistes,  Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP et na Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes qui repose essentiellement sur l’hypothèse qu’il il n’y aura pas de bouclage salaire prix. (L’opinion).

«Mieux vaut garder son sang froid s ur ce sujet très sensible de l’inflation, temporisait le ministre de l’Economie Bruno Le Maire la semaine dernière au Sénat. Mieux vaut une analyse lucide que d’exagérer la gravité de la situation.» + 6,2 % en octobre aux Etats-Unis, + 4,5 % en Allemagne, + 4,1 % dans la zone euro, + 2,6 % en France… Annoncées comme temporaires, ces hausses de prix pourraient s’installer dans la durée. «Nous considérons que l’inflation mérite toute notre vigilance», assurait encore Bruno Le Maire le 16 novembre à l’Assemblée.

«On était dans une phase de très forte dépression ou en tout cas de contraction de l’activité l’an dernier puisqu’on a fait – 3 % de croissance au niveau mondial», rappelle Frédéric Pretet, co-directeur de la recherche macroéconomique chez BNP Paribas Exane. «Et puis on a vu une reprise qui est beaucoup plus forte qu’attendue parce qu’on a mis énormément de stimulations pour rebondir. La stimulation monétaire avec des taux d’intérêt qui ont fortement baissé, la stimulation budgétaire avec des plans de soutien à l’économie, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, qui ont été massifs et sans précédent. Donc on a rebondi beaucoup plus fort que ce qu’on anticipait avec des prévisions qui, celles du FMI dernièrement, montrent des croissances mondiales autour de 6 %. Ce sont quand même des chiffres qui sont assez impressionnants, qui se poursuivent, autour de 5 % encore l’année prochaine.»

«Donc dès qu’on a une reprise cyclique, on a déjà des tensions sur tout ce qui est prix des matières premières. Dans la hausse de l’inflation qu’on voit dans l’ensemble des économies, il y a quand même une grosse composante prix des matières premières, prix des matières énergétiques (prix du baril, etc.) qui pèsent pour beaucoup dans cette hausse de l’inflation.»

Ce retour de l’inflation qui reflète le dynamisme de l’économie est plutôt une bonne nouvelle. «Quelque part c’est naturel et c’est une bonne nouvelle d’avoir une accélération d’inflation après une longue période où on avait des craintes de déflation», complète Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Euler Hermes.

Une bonne nouvelle, mais pas que… «La mauvaise c’est qu’on a un choc d’offre qu’on ne peut pas tout à fait régler tout de suite», ajoute ana Boata. «Il y a une partie aussi mauvaise nouvelle qui est celle d’une accélération assez rapide», ajoute Frédéric Pretet. «Et puis, il y a une partie de cette inflation qui vient de cette hausse des prix de l’énergie. Et nous, en tant que pays consommateur, ce n’est jamais une très bonne nouvelle de ce côté-ci puisque ça veut dire qu’on vient attaquer notre pouvoir d’achat de façon un peu subie. Et là-dessus, on peut dire que c’est la partie inflationniste qui est plutôt la mauvaise nouvelle qui rend la situation un peu plus périlleuse.»

«Notre évaluation est que l’inflation est temporaire», affirmait le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, en présentant au Sénat le projet de budget pour 2022 le 18 novembre. C’est également ce qu’anticipent ces deux spécialistes : «L’inflation, certes, va encore accélérer, le pire n’est pas derrière nous», selon Ana Boata. «Mais on voit qu’en fait on est dans une dynamique, en sortie de crise, avec cette conjonction de facteurs qui fait que l’accélération est certes plus élevée qu’attendue mais encore une fois, elle devrait ralentir fin 2022 pour se rapprocher de la cible de 2 %. On pourra rester encore légèrement au-dessus de 2 %. Mais en tout cas on n’aura pas un phénomène d’hyperinflation.»

Pour Frédéric Pretet, «on est plutôt dans une situation conjoncturelle. Mais c’est vrai qu’on a quand même le sentiment que l’inflation s’est installée sur un sentier de croissance qui est sans doute un petit peu plus élevé que ce qu’on avait eu l’habitude de connaître sur les dix dernières années». «Effectivement il peut y avoir un côté structurel si, par exemple, on voit une boucle prix-salaires qui s’installe. Ce qui n’est pas vraiment notre scénario», nuance Ana Boata.

A quelques mois de l’élection présidentielle, le gouvernement craint que l’inflation ampute le pouvoir d’achat. Bruno Le Maire assure prendre «la question de la hausse des prix, avec le Premier ministre, très au sérieux». Car en s’installant durablement, ces augmentations pourraient conduire à un cercle vicieux qui peut nourrir lui-même l’inflation.

«Si cette inflation devient trop rapide, trop forte, trop longtemps, ça peut créer un déplacement dans les anticipations d’inflation et donc du coup des revendications salariales qui s’amplifient de plus en plus, qui viennent perturber, je dirais, le bon fonctionnement des entreprises, leur visibilité sur leurs coûts et donc du coup sur leurs investissements», prévient Frédéric Pretet. «Et donc ça peut créer un choc qui perdure et qui vient attaquer de façon durable aussi la reprise à moyen, long terme. Par rapport à ça, ça voudrait dire qu’on a des banques centrales qui sont quand même, bien sûr, sensibles au risque inflationniste, qui pourraient remonter les taux. Et donc si on remonte les taux, on rajoute aussi au coût pour les entreprises, pour les ménages, pour consommer, pour investir, et c’est là où l’inflation deviendrait une mauvaise nouvelle si ça devait durer trop longtemps et ça entraînerait cette réaction en chaîne de la part des autres agents économiques.»

Si cette hypothèse n’est pas à l’ordre du jour, une éventuelle hausse des taux d’intérêt viendrait tuer dans l’oeuf la reprise économique. «Un resserrement excessif des conditions de financement n’est pas souhaitable et constituerait un obstacle injustifié à la reprise», a déclaré le 15 novembre la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

«Venir attaquer, par une hausse des taux d’intérêt, à un moment donné où le cycle de reprise reste quand même sur des niveaux qui sont en-dessous ou pas encore au niveau de ce qu’on avait il y a deux ans, c’est peut-être venir briser, je dirais, le cycle de reprise beaucoup trop tôt», analyse l’économiste Frédéric Pretet.

Une éventuelle hausse des taux viendrait également fragiliser les Etats les plus endettés comme l’Italie, la Grèce ou la France. «Tant que les taux d’intérêt restent bas et que la croissance reste supérieure à ces taux d’intérêt, on est bons, parce que les marchés savent qu’on est dans un scénario de soutenabilité de la dette qui est assurée», temporise Ana Boata.

«Une hausse des taux d’intérêt, bien sûr, c’est un frein pour la politique budgétaire, pour les arbitrages, pour l’investissement», estime par ailleurs Frédéric Pretet. «Le coût de la dette augmente avec la hausse des taux d’intérêt. Si vous avez une hausse des taux d’intérêt aujourd’hui, ça ne se traduirait pas directement tout de suite par une hausse de la charge de la dette à porter puisque, par exemple, pour un pays comme la France, la maturité de la dette est autour de sept ans. Donc, en gros, avant d’avoir un impact significatif de la hausse des taux d’intérêt, il faut laisser presque sept ans s’écouler avant d’avoir cet impact-là sur les finances publiques. Mais il n’empêche, c’est quand même un signal qui est envoyé. Ça veut dire qu’il faut quand même se préparer à une situation qui sera sans doute beaucoup plus compliquée sur le moyen terme. Et donc du coup, pour les politiques budgétaires, même si ça ne vient pas forcément freiner tout de suite les gouvernements, ça leur met quand même une espèce de «warning» je dirais, un avertissement. Et donc du coup ça peut un petit peu les gêner pour mettre en place certaines politiques qu’ils jugent comme importantes.»

 

Electricité: tension sur les prix et la fourniture

électricité: tension sur les prix et la fourniture

 

 

Il y a plusieurs facteurs explicatifs à l’envolée des prix de l’électricité et aux tensions concernant la fourniture. Il y a d’abord la vague de froid qui concerne l’Hexagone. L’impact du prix d’autres énergie comme le gaz est à prendre en considération. De même les retards d’entretien des centrales nucléaires du fait de la crise sanitaire. Par ailleurs du fait de la température la demande s’emballe. Environ 40 % de la population se chauffent au gaz à l’électricité en France Sous l’effet de la vague de froid hivernal qui frappe l’Hexagone, le prix de l’électricité sur le marché de gros français a dépassé un nouveau record mardi. Le prix du mégawatt-heure pour livraison jeudi a excédé les 300 euros, écrasant le précédent record qui ne datait que d’octobre. Il a atteint un niveau inédit depuis plus de neuf ans, selon Bloomberg.

Le prix du mégawatt-heure pour livraison jeudi a excédé les 300 euros, écrasant le précédent record qui ne datait que d’octobre. Il a atteint un niveau inédit depuis plus de neuf ans, selon Bloomberg.

Par ailleurs il faut prendre en compte la hausse du prix carbone. La Tonne de CO2 a battu mercredi un record en cours de cotation, à 72 euros la tonne.

Carburant : les cours du pétrole baissent mais les prix du carburant demeurent élevés

 

Carburant : les cours du pétrole baissent mais les prix du carburant demeurent élevés

Le phénomène d’évolution des prix du carburant est bien connu. Quand les cours du pétrole augmentent, la hausse des prix du carburant est à peu près immédiate. Inversement quand les cours du pétrole sont à la baisse il faut attendre des semaines pour que le prix du carburant diminue. Pour preuve de tout cela ,c’est quand les prix du pétrole sont au plus haut que les sociétés pétrolières gagnent le plus d’argent. Pourtant ces derniers temps les prix du baril de pétrole sont passés en deux de 80 $ mais les prix du carburant sont toujours à des niveaux records.

En moyenne, le gazole se vendait à 1,5560 euro le litre, contre 1,5577, la semaine précédente. Il frôlait alors son niveau record atteint à la mi-octobre (1,5583 euro le litre), peu avant que le gouvernement n’annonce une « indemnité inflation » de 100 euros pour plus de 38 millions de personnes face au renchérissement du coût de la vie.

De son côté, le super SP95-E10, essence la plus consommée en France, a en revanche très légèrement augmenté la semaine dernière, à 1,6351 euro le litre, contre 1,6327 la semaine précédente. Un tarif qui reste assez proche du record enregistré début novembre, avec un SP95-E10 à 1,6358 euro le litre.

Depuis début octobre, le prix moyen du SP95-E10 n’est pas retombé sous le seuil symbolique de 1,6 euro le litre, un niveau jamais atteint jusqu’ici.

Le gazole n’avait de son côté pas connu une période prolongée au-dessus de 1,5 euro le litre depuis novembre 2018.

Agriculture: L’envolée du prix du blé

Agriculture: L’envolée du prix du blé

Le blé a enregistré une hausse de l’ordre de 50 à 60 % sur une année pour atteindre environ 300 € la tonne. En cause une moindre production dans certains pays et des achats de masse effectuée par la Chine.

« Les prix sont fous, confie Rémi Depoix, président de Cerealis, fournisseur de blé meunier français en Afrique. La tonne de blé dur, celui des pâtes, évolue entre 500 et 600 dollars. » Il a gagné 60 % en un an.

La hausse est aussi alimentée par une spéculation sur les matières premières alimentaires comme sur les autres. A l’esprit de tous les observateurs, le souvenir de 2008. Après la crise financière, les cours du blé s’étaient emballés. Ils avaient, déjà, approché les 300 euros la tonne.

Le risque c’est évidemment une augmentation des denrées alimentaires à base de blé avec des hausses de leur de 10 % de certains produits mais surtout des risques de famine dans des pays en développement. Le blé est en effet essentiellement cultivé dans moins de 10 pays dans le monde mais importé par tous les autres ; la crise affecte les deux catégories de blé, qu’il soit tendre – celui qu’on utilise pour le pain et la pâtisserie – ou dur, celui qui sert à fabriquer pâtes et semoules. Au Canada, la sécheresse a grillé les épis. La récolte de blé tendre, attendue à 30 millions de tonnes, en atteindra à peine 24 millions. « Les huit principaux acteurs mondiaux ont enregistré de nettes baisses de production, constate Arthur Portier, expert chez Agritel, une société spécialisée dans l’analyse des marchés agricoles. La Russie, touchée elle aussi par la sécheresse, n’a récolté que 75 millions de tonnes sur les 80 attendues. En France, ce sont les inondations qui ont réduit la récolte des 38,5 millions de tonnes à moins de 35 millions ».

L’envolée du prix du blé

L’envolée du prix du blé

Le blé a enregistré une hausse de l’ordre de 50 à 60 % sur une année pour atteindre environ 300 € la tonne. En cause une moindre production dans certains pays et des achats de masse effectuée par la Chine.

« Les prix sont fous, confie Rémi Depoix, président de Cerealis, fournisseur de blé meunier français en Afrique. La tonne de blé dur, celui des pâtes, évolue entre 500 et 600 dollars. » Il a gagné 60 % en un an.

La hausse est aussi alimentée par une spéculation sur les matières premières alimentaires comme sur les autres. A l’esprit de tous les observateurs, le souvenir de 2008. Après la crise financière, les cours du blé s’étaient emballés. Ils avaient, déjà, approché les 300 euros la tonne.

Le risque c’est évidemment une augmentation des denrées alimentaires à base de blé avec des hausses de leur de 10 % de certains produits mais surtout des risques de famine dans des pays en développement. Le blé est en effet essentiellement cultivé dans moins de 10 pays dans le monde mais importé par tous les autres ; la crise affecte les deux catégories de blé, qu’il soit tendre – celui qu’on utilise pour le pain et la pâtisserie – ou dur, celui qui sert à fabriquer pâtes et semoules. Au Canada, la sécheresse a grillé les épis. La récolte de blé tendre, attendue à 30 millions de tonnes, en atteindra à peine 24 millions. « Les huit principaux acteurs mondiaux ont enregistré de nettes baisses de production, constate Arthur Portier, expert chez Agritel, une société spécialisée dans l’analyse des marchés agricoles. La Russie, touchée elle aussi par la sécheresse, n’a récolté que 75 millions de tonnes sur les 80 attendues. En France, ce sont les inondations qui ont réduit la récolte des 38,5 millions de tonnes à moins de 35 millions ».

Evolution des prix: : augmentation des consommations courantes

Evolution des prix:  :  augmentation des consommations courantes

 

Les consommateurs ont évidemment constaté l’augmentation importante du carburant mais plus généralement de l’énergie. Ceci vaut aussi pour d’autres consommations courantes comme les produits alimentaires la plupart des produits alimentaires ont augmenté. L’INSEE vient d’ailleurs de constater une augmentation de 2,6% sur 1 an en octobre. Si on prend par exemple le prix des pâtes, certaines marques – particulièrement les marques des distributeurs – affichent une hausse de 10% par rapport à avant l’été. Mais cette forte hausse ne concerne pas tous les produits. D’ailleurs, si on regarde sur l’ensemble des produits alimentaires, l’inflation n’est que de 1% depuis le 1er janvier. « Il faut s’attendre à une augmentation du panier » d’ici la fin de l’année, confirme le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers. Il faudrait aussi ajouter les augmentations discrètes mais réelles des autres dépenses contraintes qui plombent de plus en plus les ménages moyens

Et d’ajouter : « Dès lors que vous avez des matières premières aussi importantes que des céréales ou du café pour ce qui est du contenu, et des matières premières aussi importantes que le carton ou le plastique, pour ce qui est du contenant, c’est impossible de passer à travers les gouttes. » Aucun doute pour le spécialiste, « nous paierons bien évidemment plus cher nos produits alimentaires en grande distribution ».Autre facteur qui pourrait venir impacter les prix : les négociations commerciales entre les producteurs, les industriels et les distributeurs. Elles viennent tout juste de démarrer et s’achèveront le 1er mars prochain. Au ministère de l’Agriculture, on affirme surveiller de près la situation, pour limiter la flambée des prix.

Economie-Inflation : augmentation du prix des consommations courantes

Economie-Inflation :  augmentation du prix des consommations courantes

Les consommateurs ont évidemment constaté l’augmentation importante du carburant mais plus généralement de l’énergie. Ceci vaut aussi pour d’autres consommations courantes comme les produits alimentaires la plupart des produits alimentaires ont augmenté. L’INSEE vient d’ailleurs de constater une augmentation de 2,6% sur 1 an en octobre. Si on prend par exemple le prix des pâtes, certaines marques – particulièrement les marques des distributeurs – affichent une hausse de 10% par rapport à avant l’été. Mais cette forte hausse ne concerne pas tous les produits. D’ailleurs, si on regarde sur l’ensemble des produits alimentaires, l’inflation n’est que de 1% depuis le 1er janvier. « Il faut s’attendre à une augmentation du panier » d’ici la fin de l’année, confirme le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers. Il faudrait aussi ajouter les augmentations discrètes mais réelles des autres dépenses contraintes qui plombent de plus en plus les ménages moyens

Et d’ajouter : « Dès lors que vous avez des matières premières aussi importantes que des céréales ou du café pour ce qui est du contenu, et des matières premières aussi importantes que le carton ou le plastique, pour ce qui est du contenant, c’est impossible de passer à travers les gouttes. » Aucun doute pour le spécialiste, « nous paierons bien évidemment plus cher nos produits alimentaires en grande distribution ».Autre facteur qui pourrait venir impacter les prix : les négociations commerciales entre les producteurs, les industriels et les distributeurs. Elles viennent tout juste de démarrer et s’achèveront le 1er mars prochain. Au ministère de l’Agriculture, on affirme surveiller de près la situation, pour limiter la flambée des prix.

Tassement du prix du pétrole

Tassement du prix du pétrole

Les prix du pétrole, d’abord en recul avec les craintes d’une utilisation de leurs réserves stratégiques de brut par les États-Unis, se sont stabilisés lundi en deuxième partie de séance pour finir sur une note mitigée. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a cédé 12 cents ou 0,14% à 82,05 dollars. À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour le mois de décembre a avancé de 9 cents ou 0,11% à 80,88 dollars.Il faudra encore du temps pour que l’automobiliste ressente ce tassement ; les prix à la pompe encore en effet à un haut niveau exceptionnel ( parfois jusqu’à deux euros le litre) pour le sans plomb Paris.

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