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Crise sanitaire et aides au privé : Une absence de transparence

Crise et aides au privé : Une absence de transparence

 

Un collectif de vingt économistes, parlementaires et associations s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’absence de transparence des aides versées aux entreprises pendant la pandémie

 

Tribune. Avec 155 milliards d’euros débloqués pour soutenir les entreprises entre mars et décembre 2020, la France est, selon les données publiées par la Commission européenne, championne d’Europe en la matière, loin devant l’Italie (108 milliards) et l’Allemagne (104 milliards). Il ne fait aucun doute qu’il était nécessaire de soutenir le secteur privé à partir du moment où les pouvoirs publics décidaient de confiner le pays et arrêter certaines activités économiques.

Malheureusement, plus d’un an après le début de la pandémie, et alors que les aides publiques aux entreprises privées représentent près de cinq fois le produit net de l’impôt sur les sociétés, ni les parlementaires ni les citoyens ne savent précisément qui a bénéficié, et pour quel montant, des 32 milliards d’euros de reports et exonérations de charges fiscales et de cotisations sociales, des 27 milliards d’euros du chômage partiel ou même des dizaines de milliards d’euros des plans d’urgence sectoriels et de relance.

 

Ces données existent pourtant, mais ni Bercy ni le ministère du travail ne souhaitent les rendre publiques. Confidentialité des affaires et secret fiscal sont brandis pour empêcher tout suivi précis et chiffré des bénéficiaires et des aides qu’ils ont obtenues. Si le détail du soutien accordé à notre coiffeur n’est sans doute pas requis, ne pas savoir précisément combien Atos, Bouygues, Vinci ont touché des dispositifs de chômage partiel alors qu’ils sont soupçonnés d’en avoir abusé, n’est pas acceptable.

Manque de transparence et de contrôle démocratiques

Rien ne justifie un tel manque de transparence et de contrôle démocratiques. La première des exigences, la plus élémentaire en démocratie, consiste à appeler l’exécutif et la majorité parlementaire à publier les données relatives aux bénéficiaires des aides publiques. A minima pour les quelque 250 grandes entreprises et 5 700 entreprises de taille intermédiaire (plus de 250 salariés et/ou plus de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires).

Cette exigence de transparence est d’autant plus essentielle que l’Observatoire des multinationales (https://multinationales.org/) a montré, en recoupant les informations parcellaires disponibles, que 100 % des groupes du CAC 40 ont bénéficié et bénéficient encore des aides publiques liées à la pandémie de Covid-19, même si certains ont tenté de prétendre le contraire.


Ainsi, au moins 27 groupes du CAC 40 ont eu recours au chômage partiel. Prévu pour éviter les licenciements et conserver les salariés formés au sein de l’entreprise, le dispositif du chômage partiel est dévoyé lorsque plus de 80 % de ces multinationales qui prétendaient ne pouvoir assumer la charge de la rémunération de leurs salariés ont, dans le même temps, considéré disposer d’une trésorerie suffisamment conséquente pour verser des dividendes en 2020 et/ou 2021.

Business–santé: Doctolib vend des données au privé

Business–santé: Doctolib vend des données au privé

Incapable de mettre au point un logiciel permettant de prendre rendez-vous pour la vaccination, l’administration française en particulier a notamment sous-traité à doctolib cette tâche très rémunératrice .  Sur les énormes effectifs de la sécu y compris dans le domaine numérique.  Doctolib en profite pour revendre à des Allemands une partie de ces informations ( l’Allemagne possède un fort secteur pharmaceutique très intéressé par ces données)

Selon une étude publiée le 21 juin par le site allemand Mobilsicher, spécialiste des questions de confidentialité des données numériques, Doctolib a transmis des informations sur les activités de ses utilisateurs à Facebook et la firme de e-marketing Outbrain.

Ces informations, transmises sous forme d’URL, contenaient notamment la retranscription des recherches effectuées par les utilisateurs allemands sur la plateforme. Pouvaient apparaître la spécialité médicale recherchée (neurologue, psychologue, etc.), mais aussi l’adresse IP – le numéro d’identification unique – de l’appareil utilisé.

« Les informations transmises peuvent donc difficilement être considérées comme anonymes », estime Mobilsicher, qui souligne que « les informations sur les rendez-vous effectivement pris n’étaient pas enregistrées ».

Perte d’autonomie: Financement privé ?

 Perte d’autonomie: Financement privé ? 

 

Le financier Julien Brami prône, dans une tribune au « Monde », la transformation d’une partie de l’assurance-vie en rente, en cas de dépendance, alors que la population de personnes âgées de 85 ans et plus sera multipliée par 3,2 en France d’ici 2050 pour atteindre 4,8 millions. (Le seul problème c’est que nombreux de français âgé n’ont pas la possibilité de développer d’épargne suffisante  par exemple dans l’assurance-vie NDLR)

 

Tribune.

 

Alors que la crise sanitaire a révélé certaines limites de notre système de prise en charge de la perte d’autonomie, l’intégration du risque de dépendance dans la nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale, promulguée en août 2020, marque évidemment une avancée, mais elle nous invite à nous interroger collectivement sur les solutions que nous pouvons apporter face à ce défi majeur.

Pour comprendre l’ampleur de l’enjeu, il faut avoir conscience que la dynamique démographique va mener dans les prochaines décennies à une croissance significative du nombre de personnes âgées dépendantes.

D’après le rapport « Concertation. Grand âge et autonomie » remis en mars 2019 par Dominique Libault à Agnès Buzyn, alors ministre de la santé, la population de personnes âgées de 85 ans et plus sera multipliée par 3,2 en France d’ici 2050 pour atteindre 4,8 millions. Cela devrait représenter 2,2 millions de personnes en perte d’autonomie, contre 1,3 million en 2017. Or la prise en charge de la dépendance s’avère extrêmement coûteuse. Déjà en 2014, 30 milliards d’euros y étaient consacrés, dont 80 % de dépenses publiques.


Les montants en jeu permettent d’appréhender la complexité de la tâche. La perte d’autonomie induit des frais significatifs pour la personne concernée mais également souvent pour ses proches. Une prise en charge partielle par la collectivité apporte un début de réponse, mais on ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le rôle complémentaire que doit jouer l’épargne des ménages dans le financement de la dépendance. Professionnels de la gestion de patrimoine et de la gestion d’actifs, nous devons trouver les mécanismes idoines pour faire contribuer plus efficacement l’épargne accumulée tout au long de la vie lorsque arrive la perte d’autonomie.

L’une des pistes que nous pourrions mettre en œuvre serait d’ouvrir la possibilité, sur l’ensemble des contrats d’assurance-vie existants ou à venir, de convertir tout ou partie de l’épargne en une rente adaptée et spécifique aux besoins d’une personne dépendante. Le système de « rente améliorée » existant outre-Manche pourrait s’avérer une source d’inspiration judicieuse.

 

En partant du principe qu’à partir de 80 ans, une personne dépendante vit en moyenne quatre ans, la rente devra être conséquente, notamment pour couvrir les frais liés à la prise en charge de la perte d’autonomie. D’après une étude du CSA [menée en 2014], les plus de 75 ans détiennent en moyenne 63 000 euros d’encours sur leur contrat d’assurance-vie.

Age de la retraite : près de 63 ans dans le privé (et 1100 € en moyenne)

Age de la retraite : près de 63 ans dans le privé (et 1100 € en moyenne)

Selon Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), l’âge moyen de départ en retraite continue à augmenter: il était de 62,8 ans en 2020, contre 62,7 ans un an plus tôt. Mais un peu plus de 21 % des nouveaux retraités (soit 143.418) ont pu partir avant l’âge légal, dans le cadre du dispositif «carrière longue», qui permet aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir plus tôt. C’est un peu plus qu’en 2019 où ils étaient 142.777.

 

Le montant moyen de la pension de base est de 1.126 euros par mois, soit 1.252 euros pour les hommes et 997 euros pour les femmes. Pourtant nombreux d’institutions indique un salaire net moyen autour de 1400 €. Il s’agit évidemment d’un salaire théorique pour ce ayant une carrière complète. Or ce qui compte réellement c’est le niveau moyen réel versé. complète. En effet moins de la moitié (49 %) des retraités affichent une carrière complète au régime général.

Au total, la Cnav verse 14,7 millions de retraites personnelles et 2,8 millions de retraites de réversion sont en paiement. Parmi les retraités, 86 % ont une pension liée à une carrière salariée, 13 % à une carrière salariée et indépendante et seulement 1 % à une carrière uniquement indépendante. L’âge moyen du retraité du régime général augmente légèrement, à 74,5 ans, contre 74,4 ans en 2019. Presque 91 % d’entre eux résident en France métropolitaine, avec une prédilection pour l’Île-de-France (13 %), la région Rhône-Alpes (9 %) et le Sud-Est (8,2 %).

Croissance secteur privé France : rebond modeste en avril

Croissance secteur privé France : rebond modeste en avril

L’activité dans le secteur privé a bien progressé en avril en France, une première depuis l’été 2020 qui s’est même ressentie dans les services, particulièrement touchés par l’épidémie de Covid-19, a confirmé le cabinet IHS Markit mercredi.

L’indice composite de l’activité globale s’est ainsi redressé, passant de 50 points en mars à 51,6 en avril, un chiffre toutefois légèrement révisé à la baisse par rapport à l’estimation provisoire publiée par IHS Markit (51,7 points), selon les données recueillies auprès d’un panel d’entreprises.(Le franchissement des 50 points constate la croissance).

Croissance du privé Zone euro : au plus haut depuis juillet….. sauf en France

Croissance du privé Zone euro : au plus haut depuis juillet….. sauf en France

La zone euro enregistre en avril une hausse la plus importante depuis juillet en matière de sens d’après les indices Markit sauf en France où la progression est réelle mais beaucoup moins importante.

L’indice PMI composite de la France s’est établi à 51,7 en avril, son niveau aussi le plus élevé depuis neuf mois, contre 50 en mars mais en retrait par rapport à la moyenne européenne

Dans le détail, l’indice PMI du secteur des services a atteint 50,4 en avril, un point haut depuis huit mois, contre 48,2 en mars. L’indice PMI du secteur manufacturier a légèrement fléchi, à 59,2 en avril contre 59,3 en mars. Le niveau du mois d’avril est le plus bas depuis deux mois.

Pour l’ensemble de l’activité du secteur privé dans la zone euro , on a enregistré en avril la plus forte croissance depuis juillet, grâce à une performance record de l’industrie et un rétablissement dans les services, selon la première estimation vendredi de l’indice PMI composite du cabinet Markit.

Cet indice a progressé à 53,7 points en avril, après 53,2 en mars. Un chiffre inférieur à 50 signifie que l’activité se contracte, alors qu’elle progresse à l’inverse si le chiffre est supérieur à ce seuil. Ces chiffres signalent une croissance de l’activité pour le deuxième mois consécutif, après quatre mois de recul.

En particulier, la production dans l’industrie a progressé pour le dixième mois consécutif et a atteint un niveau record (63,4 points) depuis le lancement de cet indicateur en 1997, a souligné Markit dans un communiqué. Les services continuent de sous-performer, victimes des mesures de restrictions contre le Covid-19, encore largement en vigueur à travers l’Europe.

Mais ce secteur a tout de même renoué en avril avec la croissance pour la première fois depuis août. Celle-ci est restée modeste, l’indice PMI pour les services atteignant 50,3 points, après 49,6 en mars.

«Au cours d’un mois durant lequel les mesures de confinement du virus ont été renforcées face à une nouvelle vague d’infections, l’économie de la zone euro a fait preuve d’une vigueur encourageante», a commenté Chris Williamson, économiste en chef du cabinet d’étude, cité dans le communiqué. «Bien que le secteur des services ait continué à être durement touché, il a renoué avec la croissance, les entreprises s’adaptant à la vie avec le virus et se préparant à des jours meilleurs», a-t-il expliqué.

«L’industrie manufacturière est en plein boom. Le rattrapage des dépenses des ménages, après des mois d’abstinence, le réapprovisionnement des stocks, les investissements dans de nouvelles machines et l’optimisme croissant quant aux perspectives ont contribué à alimenter une hausse record de la production et des nouvelles commandes», a-t-il ajouté.

«L’économie de la zone euro semble être sur le point de connaître une reprise spectaculaire», a estimé Bert Colijn, économiste de la banque ING.

«Il y a quelques mois à peine, elle semblait devenir le maillon faible des marchés avancés, à cause des lenteurs de vaccination, des confinements prolongés et d’un soutien fiscal plus faible» qu’aux États-Unis. «Mais le PMI d’avril s’ajoute à de nombreux indicateurs encourageants», a-t-il dit.

 

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

Croissance ZONE EURO – LE SECTEUR PRIVÉ RETOMBE DANS LE ROUGE

 

 

Contrairement aux prévisions du mois d’août, la reprise n’a pas vraiment eu lieu au mois de septembre et  l’activité du privé retombe dans le rouge dans l’union européenne L’activité du secteur privé de la zone euro est retombée en territoire de contraction en octobre sous l’effet des mesures de restriction mises en place pour contrer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus, montrent les résultats prélimnaires de l’enquête mensuelle que réalise IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI).

L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, s’affiche à 49,4, soit sous le seuil de 50 séparant la contraction de la croissance, après 50,4 en septembre.

Cet indice composite est pénalisé par celui des services, tombé à 46,2 après 48,0 en septembre.

L’activité du secteur manufacturier a en revanche dépassé les attentes avec un indice à 54,4, au plus haut depuis 26 mois, contre 53,7 en septembre.

“La perspective d’un retour en récession mettra davantage de pression sur la Banque centrale européenne pour mettre en oeuvre des mesures supplémentaires de soutien et sur les gouvernements pour aider à absorber l’impact des mesures de confinement”, commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

 

Politique de santé: pour une coopération public-privé

Politique de santé: pour une coopération public-privé 

Alors que la concurrence entre hôpitaux publics et cliniques privées reste la norme, les économistes Mehdi Farajallah et Gérald Reparate-Retali considèrent, dans une tribune au « Monde », qu’une meilleure coopération des acteurs de santé devrait constituer aujourd’hui une priorité.

Tribune. Et si on jouait la coopération plutôt que la concurrence ? Pour faire face à la fronde des soignants, Olivier Véran, ministre de la santé et des solidarités, a multiplié les annonces mardi 21 juillet. Mais il n’a rien dit sur un point central : la manière dont le système de santé français est piloté. Or, le curseur est aujourd’hui mal placé : les indicateurs favorisent trop la concurrence entre les professionnels de santé au détriment de leur coopération. Avec des conséquences très problématiques.

Depuis 2017, un indicateur de gestion des hôpitaux acte précisément cette mise en concurrence des établissements. Il s’agit de la « part de marché » de chacun, calculée régulièrement par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation. Cet indicateur incite « naturellement » les directions des établissements à augmenter leur attractivité par rapport à l’offre médicale concurrente. Cela implique de choisir des spécialisations porteuses, permettant de multiplier les actes et donc d’augmenter les rentrées d’argent.

A ce petit jeu, les hôpitaux publics sont bien entendu souvent perdants, car forcés d’accepter l’ensemble des patients y compris des cas lourds, alors que les cliniques privées sont libres de multiplier les opérations rapides et bien rémunérées. Le choix d’un indicateur tel que cette « part de marché » évacue le patient des centres d’intérêt des responsables d’établissement. Ils sont amenés, non pas à se centrer sur l’état de santé du patient et son amélioration, ce qui est au cœur de leur mission, mais à maximiser l’efficacité de leur structure face à d’autres structures concurrentes.

Attirer des patients éloignés est jugé à cette aune comme souhaitable, alors même que la course générale à l’attractivité aboutit au final à une augmentation des inégalités sociales de santé. Les plus favorisés, plus mobiles et/ou mieux informés, se rendent dans les centres hospitaliers les plus prestigieux, tandis que les plus modestes, moins mobiles et/ou moins informés, doivent se contenter de l’offre de proximité. Un système d’incitations qui interroge quand on sait que la France est l’un des pays d’Europe occidentale où les écarts d’espérance de vie entre les milieux sociaux sont les plus forts.

L’activité du privé en nette hausse

L’activité du privé en nette hausse

Selon un indicateur provisoire publié vendredi par le cabinet IHS Markit, l ‘indice flash composite a atteint 57,6 points en juillet, contre 51,7 points en juin, signant sa plus forte progression depuis deux ans et demi.

Un chiffre en dessous de 50 indique une contraction de l’activité, un chiffre supérieur à cette limite signifie une expansion.

Cette progression illustre essentiellement l’accélération de la croissance de l’activité dans le secteur des services. La production manufacturière est également en « forte expansion », constate IHS Markit dans un communiqué.

« L’amélioration de la conjoncture observée au cours du mois a résulté de la première hausse du volume global des nouvelles commandes depuis février », note encore le cabinet.

Ces données confirment « l’amorce d’une phase de reprise économique sur le territoire après le confinement imposé dans le cadre de la lutte contre le Covid-19″, a souligné Eliot Kerr, économiste chez IHS Markit, cité dans le communiqué.

Si les ventes à l’export continuent de reculer, « la demande intérieure commence enfin à reprendre, un nombre croissant d’entreprises reprenant leurs activités, tandis que les dépenses des consommateurs commencent à retrouver des niveaux plus habituels », a-t-il ajouté.

Toutefois, les entreprises ont continué en juillet de réduire leurs effectifs, pour le cinquième mois consécutif, mais la contraction des effectifs s’est nettement ralentie.

« Une amélioration progressive de la demande, pourrait, dans les mois à venir, donner aux entreprises la confiance nécessaire à un renforcement de leurs effectifs, mesure qui devrait à son tour permettre à l’économie française de retrouver des niveaux d’activité conformes à ceux observés avant le début de la pandémie », a estimé M. Kerr.

Jeudi, l’indicateur de climat des affaires publié par l’Insee témoignait déjà d’un regain de confiance des chefs d’entreprises, qui jugent bonnes les perspectives d’activité dans la plupart des secteurs.

 

Coronavirus: de l’ordre de 10 % des salariés du privé en chômage partiel

Coronavirus: de l’ordre de 10 % des salariés du privé en chômage partiel

 

“A la date de vendredi soir, nous avions 220.000 entreprises qui avaient demandé le chômage partiel pour tout ou partie de leurs salariés, 65.000 de plus que la veille”, a dit Muriel Pénicaud lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. “Cela concerne 2,2 millions de salariés, 600.000 de plus que la veille.”

“Je rappelle que le but du chômage partiel, (…) c’est d’éviter les licenciements”, a-t-elle ajouté.

Les principaux domaines concernés sont l’industrie, l’hébergement, la restauration, la construction, le commerce non-alimentaire et les garages, a précisé la ministre du Travail.

Le dispositif de “chômage partiel” mis en place par l’Etat prévoit une indemnisation des salariés correspondant à 70% de leur rémunération brute horaire et une allocation pour les entreprises – 7,74 euros par heure chômée pour celles employant jusqu’à 250 salariés et de 7,23 euros pour celles comptant 251 salariés et plus.

“Pour l’instant, toutes les demandes sont réputées acquises et on fera les contrôles a posteriori”, a poursuivi Muriel Pénicaud en réponse à une question sur d’éventuels abus de la part des entreprises.

“Il y a toujours des gens qui profitent d’une situation mais c’est une minorité”, a assuré la ministre du Travail.

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Hausse des d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

 

D’après l’INSEE, les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1,2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

 

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Créations d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

Créations d’emplois dans le secteur privé : comme la croissance un peu plus de 1 %

D’après l’INSEE les créations d’emplois dans le privé auraient enregistré une hausse un peu supérieur à 1 %, c’est-à-dire autour de 200 000 emplois. Des chiffres qui paraissent plus crédibles que ceux évoqués par certains responsables politiques, plus modestes aussi. En effet la croissance en 2019 n’aura enregistré une progression de 1, 2 %. Il y a donc une certaine cohérence entre l’évolution de l’emploi et celle de l’activité car parallèlement les gains de productivité progressent très peu. Malgré les craintes de ralentissement de l’activité, l’année 2019 a donc  vu les créations d’emplois se poursuivre dans l’Hexagone. Selon l’Insee, 210.000 ont été créés dans l’ensemble du secteur privé en 2019. Le rythme s’est accentué par rapport aux 163.000 créations de 2018, restant toutefois en deçà de l’augmentation de 2017 : 329.700 emplois avaient alors été créés, un cru exceptionnel dans un contexte favorable.

Dans le détail, au quatrième trimestre, l’emploi salarié a augmenté de 0,2% (40.700 emplois supplémentaires), un rythme comparable à celui du troisième trimestre (33.200 emplois), et donnant lieu à une hausse de 1,1% sur l’année 2019. Sur l’année, la hausse est particulièrement notable dans le secteur marchand, qui a produit 155.000 emplois (+1,3%). La construction a elle aussi connu une bonne année, avec 42.200 emplois créés, une progression de 3%. Même constat dans l’agriculture, en hausse de 1,3% avec 3700 emplois supplémentaires. L’industrie voit elle aussi les créations d’emplois en hausse de 0,3% en 2019, avec 7900 postes supplémentaires. D’autres postes sont moins dynamiques. Ainsi, l’emploi intérimaire a reculé sur un an, perdant 6300 postes sur douze mois. La baisse s’est accélérée au dernier trimestre, atteignant 0,9%, contre 0,4% sur la période précédente. Sur le long terme, on constate également un ralentissement en fin d’année dans l’agriculture, l’industrie et les services non marchands, où les créations ont fléchi au dernier trimestre.

Les estimations de l’Insee mettent en exergue un rythme soutenu de créations d’emplois en France, malgré un contexte marqué par un ralentissement de l’activité à l’international. Cette tendance avait été soulignée il y a quelques jours par Pôle emploi dans ses dernières estimations.

Trou de la sécu : pas de jour de carence de caractère public dans le privé

Trou de la sécu : pas de jour de carence de caractère public dans le privé

 

On sait évidemment que le trou de la sécu se recreuse à nouveau. Pourtant Marisol Touraine avait annoncé son équilibre ! Il faut dire que le ralentissement général de l’activité est passé par là : moins de recettes mais davantage de dépenses. En cause surtout,  des dépenses non financées pour les entreprises (réduction de cotisations) et mesures gilets jaunes. On promet le rétablissement financier pour 2020-2021 mais évidemment personne n’en sait rien car cela dépendra notamment du niveau de croissance – donc aussi des recettes) tandis que les dépenses risquent de croitre avec un PIB anémié. La cour des comptes a proposé 42 mesures dont un jour de carence pour le privé. Un jour qui existe dans le public. Dans le privé,  c’est normalement 3 jours mais souvent pris en charge par les entreprises en fonction des accords de branche et/ou locaux.

Les effets de l’instauration d’un jour de carence dans le secteur public, réinstauré l’an dernier, semblent pour l’instant positifs: en 2018, «l’économie liée à cette mesure est estimée à 270 millions d’euros», écrit la Cour des comptes. De plus, les agents de la fonction publique ont vu la fréquence de leurs arrêts chuter de 19% entre 2017 et 2018, et «l’exposition aux arrêts», autrement dit la proportion d’agents ayant posé au moins un congé maladie dans l’année, a diminué de 9% en un an. Les arrêts plus longs et plus graves ont augmenté, tandis que ceux plus courts, d’une journée, ont baissé de 46%.

L’instauration d’un jour de carence risque toutefois de se heurter à une double limite. D’abord, elle risquerait de déclencher l’ire des travailleurs du privé, dont la première journée d’absence ne serait plus rémunérée. Ensuite, ses effets positifs pour l’État restent imprécis: «l’économie potentielle bénéficierait principalement aux entreprises», écrit la Cour dans son rapport. «La hausse des coûts est majoritairement due aux arrêts de longue durée de patients âgés, qui souffrent de maladie grave», rappelle de son côté la ministre: un jour de carence n’aurait donc qu’un effet limité, comme un pansement sur une jambe de bois.

 

Secteur privé : salaire plus de 1 789 euros pour la moitié

 Secteur privé : salaire plus de 1 789 euros pour la moitié !

 

 

 

Le jour même de l’intervention du président de la république portant notamment sur le pouvoir d’achat,  une curieuse information en provenance de l’INSEE indique qu’un Français sur deux, travaillant dans le secteur privé, a gagné plus de 1789 euros net par mois et que ce salaire a augmenté en 2016. (Il faudrait faire observer que nous sommes en 2019 !) Ce qui est surprenant c’est que les concepts varient. En effet selon les cas on parle de salaire moyen, de salaire médian, de salaire net, de salaire brut, de salaire équivalent à plein temps, de salaire concernant tous les Français ou de salaire privés. Des définitions évidemment très différentes. Selon l’INSEE, le salaire mensuel moyen en équivalent temps plein d’une personne travaillant dans le secteur privé a atteint 2 238 euros nets. On voit donc il y a déjà une forte différence entre 1789 € et 2238, salaire moyen)  mais ces chiffres ne correspondent pas à la même chose. En outre ce salaire moyen de 2238 n’a guère de signification si on ne tient pas compte de la très forte dispersion autour de cette moyenne. Notons aussi que l’augmentation théorique de 0, 5 % en 2016 est à rapporter  à l’évolution réelle du pouvoir d’achat par rapport à l’augmentation des prix. Une mesure des prix de l’INSEE très contestée du fait qu’elle ne tient pas compte de l’évolution structurelle de la consommation (de plus en plus de dépenses contraintes et de moins en moins de dépenses ajustables). Il faut aussi souligner que les sommes avancées concernent des équivalents pleins temps alors que les temps partiels ne cessent de se développer (au moins 20 % aujourd’hui). On se demande ce qu’on veut exactement prouver avec ces chiffres sinon que le salaire est sans doute satisfaisant en France et qu’il a bien progressé….en 2016 !

 

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

L’Iran privé des ressources du pétrole par les États-Unis ?

 

Les États-Unis veulent punir les pays qui en dépit de l’embargo américain continu d’acheter du pétrole en provenance d’Iran et qui plus généralement commercent avec ce pays. Reste à savoir quel sera l’impact de cette mesure notamment en Chine et en Inde principaux importateurs actuellement. Il est probable que le pétrole iranien va continuer de s’exporter médias des intermédiaires et en dessous des cours. Certains pays vont par ailleurs refuser d’obéir aux consignes américaines comme par exemple la Turquie. À partir de mai, la Chine, l’Inde, la Turquie, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce seront exposés à des sanctions américaines s’ils continuent d’acheter du brut iranien. Donald Trump espère ainsi atteindre son objectif qui consiste à réduire à zéro les exportations de pétrole iranien et priver ainsi le régime de sa principale source de revenus. «Aucune période de grâce» ne sera accordée aux pays qui bénéficiaient jusqu’à présent des exportations iraniennes, a prévenu le secrétaire d’État Mike Pompeo. Une des conséquences sera aussi de créer encore davantage d’incertitudes chez les investisseurs étrangers comme par exemple les investisseurs français dont certains ont figé leur projet vous-même se sont retirés. Un mauvais coup pour l’Iran mais aussi pour les pays qui commercent avec ce pays notamment en Europe.

Création de 253.500 postes dans le privé en 2017 (Insee)

Création de 253.500 postes dans le privé en 2017 (Insee)

253.500 postes salariés dans le secteur privé (+1,3%) ont été créés  en 2017, grâce au dynamisme des services et de l’intérim, selon une estimation de l’Insee publiée mardi. L’année s’est conclue par 53.300 créations de postes (+0,3%) au 4e trimestre. Sur le trimestre comme sur l’année, les services, et dans une moindre mesure l’intérim, ont été les locomotives de l’emploi privé. La construction est revenue dans le vert, alors que l’industrie a continué de perdre des effectifs. Des chiffres en légère amélioration mais  tant que la démographie n’évoluera pas et si la croissance ne dépassera pas 2%,   on restera autour de 10 % de taux de chômage. Pour faire diminuer de manière significative le chômage, il faudrait donc que la croissance assez nettement les 2 % ou bien attendre la baisse démographique qui interviendra à partir des années 2020 2025.  D’autres facteurs seront à prendre en considération comme l’évolution de la productivité mais aussi l’allongement de l’âge de départ en retraite.  En moyenne, en 2016, on compte 3,0 millions de chômeurs au sens du BIT soit 10,1 % de la population active en France (9,8 % en France métropolitaine). Par rapport à 2015, le nombre de chômeurs recule de 79 000 et le taux de chômage de 0,3 point. En 2008, le taux de chômage avait atteint, pour la France métropolitaine, son plus bas niveau des années 2000, soit 7,1 %. Après une forte hausse en 2009, puis une relative stabilité les deux années suivantes, il a progressé de nouveau entre 2011 et 2013 pour se stabiliser autour de 10,0 % à partir de 2014. Les hommes ont été les plus affectés par cette hausse. Depuis 2013, leur taux de chômage est supérieur à celui des femmes. Le chômage touche particulièrement les jeunes actifs (24,6 % des actifs de 15 à 24 ans, contre 9,3 % pour les 25–49 ans et 6,9 % pour les 50–64 ans). Cependant, peu de jeunes sont actifs à ces âges (36,9 % des 15–24 ans, contre 87,9 % pour les 25–49 ans). De plus, les jeunes qui sont actifs sont globalement peu diplômés et ont donc un risque de chômage accru. La part des chômeurs au sein de l’ensemble de la population, actifs et inactifs confondus, reste plus élevée chez les jeunes, mais l’écart avec leurs aînés est moindre que pour le taux de chômage : la part de chômeurs est de 9,1 % chez les moins de 25 ans contre 8,2 % pour les 25–49 ans et 4,6 % pour les 50–64 ans Néanmoins, le risque de chômage reste particulièrement élevé en phase d’insertion professionnelle : en 2016, 19,8 % des actifs ayant terminé leurs études depuis 1 à 4 ans sont au chômage, contre 8,0 % pour ceux sortis du système éducatif depuis au moins 11 ans. Le risque de chômage est plus élevé pour les ouvriers (14,9 %) et les non-diplômés ou les titulaires du seul brevet des collèges (17,9 %). À l’inverse, il est plus faible pour les titulaires d’un diplôme supérieur à Bac+2 (5,7 %).

 

Croissance zone euro: activité du privé en hausse

Croissance zone euro:  activité du privé en hausse

 

D’après l’enquête  d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, on constate une  reprise généralisée et notamment dans le secteur manufacturier, où l’indice PMI est le deuxième plus élevé depuis sa création en 1997. Le secteur privé allemand, en particulier, a encore accéléré sa croissance en novembre, les usines produisant au rythme le plus soutenu depuis près de sept ans. En France, où les économistes s’attendaient à un ralentissement, l’activité a également accéléré pour atteindre son rythme le plus dynamique en près de six ans et demi, les récentes réformes du marché du travail ayant incité les entreprises à embaucher plus vite qu’à n’importe quelle période depuis 2001. Les pays de la zone euro représentent la bonne surprise économique de 2017, avec des taux de croissance supérieurs à ceux des autres grandes régions, et les indicateurs avancés des enquêtes PMI suggèrent une poursuite de cette dynamique. L’indice PMI composite pour la zone euro atteint 57,5 ce mois-ci dans sa version flash, au plus haut depuis avril 2011 et bien au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et récession. Ce niveau est également supérieur à la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters qui s’attendaient à un indice inchangé à 56,0. « Dans l’ensemble, il n’y a aucun signe de coup d’arrêt pour l’économie de la zone euro actuellement et 2018 devrait commencer sur de bonnes bases », commente Bert Colijn, économiste chez ING. Le mois de décembre semble aussi bien parti. Le sous-indice des entrées de commandes est passé de 56,6 à 56,9 en novembre, à un plus haut de presque sept ans. Si cette tendance se maintient, selon IHS Markit, cela pourrait déboucher sur une croissance de 0,8% au quatrième trimestre, alors qu’en début de mois une enquête Reuters donnait une prévision moyenne de 0,5%.

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21 jours de maladie pour les fonctionnaires territoriaux, 15 jours dans le privé

21 jours de maladie pour les fonctionnaires territoriaux, 15 jours dans le privé

21 jours de maladie en moyenne pour la territoriale contre environ 15 jours pour les salariés du privé. En outre d’après une  étude de Sofaxis, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé, en  2016, les arrêts-maladies des fonctionnaires employés dans les collectivités territoriales ont clairement progressé. Cumulées sur l’année, ces absences représentent 9,5% de l’effectif contre 9,3% un an plus tôt, selon une étude parue mercredi 15 novembre cette étude de Sofaris, courtier en assurance auprès des collectivités territoriales et des établissements de santé. Incroyable Comme en 2015, 44% des agents ont été absents au moins une fois, dont 75% pour une maladie ordinaire. Un peu plus d’un arrêt déposé sur cinq se limite à un ou deux jours et 59% ont été inférieurs à sept jours. Le coût moyen des absences pour raisons de santé s’est élevé à 2.099 euros par agent employé, un coût direct qui a aussi des effets indirects sur l’organisation quotidienne des collectivités, souligne la dernière étude. Parallèlement au vieillissement des agents, la durée du travail a augmenté, suite aux dispositions réglementaires liées aux dernières réformes des retraites.  Les agents territoriaux occupent à 77% des postes de catégorie C (la plus modeste) dans les métiers techniques, physiquement et psychologiquement exigeants (activité de maintenance de locaux, nettoyage, entretien des espaces verts, surveillance scolaire et périscolaires…). Alors que l’âge de départ à la retraite est de 62 ans, il est de 55 à 57 ans pour ces catégories dites « actives », mais le cadre règlementaire contribuant à l’allongement du temps de travail, une part croissante des agents de 60 ans et plus vont continuer d’être employés, avec « un risque d’usure professionnelle » souligne l’étude !!!

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La CFDT devance la CGT et premier syndicat dans le privé

La CFDT devance la CGT et  premier syndicat dans le privé

 

C’est sans doute un événement car depuis un siècle la CGT dominait le paysage syndical. Il aura fallu du temps pour passer d’un syndicalisme révolutionnaire à un syndicalisme réformiste dont l’objet  principal est d’obtenir des résultats. Mais le réformiste est un chemin encore long à parcourir car nombre d’organisations se réfèrent  encore à des conceptions idéologiques obsolètes et où s’enferment  dans un corporatisme destructeur non seulement pour leur entreprise mais aussi leur emploi. La CFDT de Laurent Berger a donc ravi la place de premier syndicat dans le privé à la CGT de Philippe Martinez, selon les calculs publiés par la direction générale du Travail (DGT), qui mesure tous les quatre ans le poids des organisations en France. La centrale de Laurent Berger est créditée de 26,37% des suffrages, contre 24,85% à celle dirigée par Philippe Martinez, indique-t-elle dans un communiqué. En 2013, la CGT (26,77%) ne disposait que d’une légère avance sur la CFDT (26%), suivie de Force ouvrière (15,94%), de la CFE-CGC (9,43%) et de la CFTC (9,3%). Le résultat publié vendredi ne constitue par vraiment une surprise, mais la CFDT a adopté pendant le quinquennat une posture réformiste qui aurait pu lui nuire compte tenu de l’impopularité du chef de l’Etat. Laurent Berger s’est félicité d’une « bascule historique ». « La CFDT devient le 1er syndicat dans le privé ! C’est historique ! Mes premières pensées sont pour les militants, cette victoire est la leur », écrit-il sur Twitter. La CGT souligne dans un communiqué qu’elle conserve néanmoins son leadership dans les TPE, où elle est arrivée en tête avec 25,12% des suffrages en février dernier, ainsi que dans le secteur public. La CGT reste la première organisation syndicale française « si on prend le cumul public et privé », a souligné Philippe Martinez, pour qui le recul dans le privé vient d’un déficit d’implantation dans les entreprises. En mars 2016, le leader de la CGT avait dit sa peur que son syndicat « ne soit plus la première organisation syndicale en 2017″. Outre son déficit d’implantation dans le privé, la centrale a dû faire face à la crise de succession provoquée par le départ de Bernard Thibault en 2013. Son successeur, Thierry Lepaon, a été contraint à la démission deux ans plus tard à la suite de révélations sur son train de vie et Philippe Martinez a dû le remplacer au pied levé. Partisan d’une ligne plus radicale, Philippe Martinez a été en pointe de la longue contestation contre la loi Travail, dont l’adoption au Parlement en août 2016 a été vécue avec amertume par les militants. Force ouvrière souligne pour sa part qu’elle demeure la troisième confédération dans le secteur privé, avec 15,59% des suffrages. « C’est une reconnaissance et un encouragement pour le syndicalisme libre et indépendant », écrit-elle dans un communiqué. La mesure de représentativité de 2017 va accélérer la recomposition du paysage syndical, souligne Le Monde. Le bloc dit réformiste (CFDT, CFTC, UNSA) représente désormais 41,21% des suffrages face au bloc dit contestataire (CGT et FO) qui pèse 40,44%, précise le quotidien. La CFTC souligne pour sa part qu’elle progresse avec une audience nationale de 9,49%, qui « prouve que son ancrage dans le paysage syndical français est solide ». La CFE-CGC, créditée de 10,67%, progresse également. Les chiffres présentés sont le résultat de l’agrégation des scores enregistrés par les organisations syndicales sur le cycle 2013-2016 d’élections professionnelles et des élections aux chambres départementales d’agriculture, souligne la DGT. Au total, 5,6 millions de salariés se sont exprimés, soit 195.518 salariés de plus que lors de la précédente mesure de l’audience syndicale.

Retraites : mêmes conditions pour public et privé (Macron)

Retraites : mêmes conditions  pour public et privé (Macron)

Ceux  qui reprochait à Macron de ne pas avoir de programme ne seront sûrement pas déçus puisqu’aujourd’hui le leader d’en marche va récapituler l’ensemble de ses orientations. Des orientations  dont certaines vont décoiffer comme les mêmes règles pour l’ensemble des régimes de retraite. Sans doute pas brutalement mais progressivement. De quoi réveiller les syndicats systématiquement contestataires qui d’ailleurs avaient fait plier sur ce sujet Alain Juppé en 1995.  Il est clair que socialement rien ne justifie les différences aujourd’hui entre public et privé d’autant que la plupart des agents du public  bénéficient  de la sécurité de l’emploi. Les salariés du privé, subissent les aléas de la conjoncture en matière de chômage et peuvent voir leurs retraites affectées à la baisse du fait de la diminution leurs revenus. Autre orientation majeure : celle  qui consistera à adapter l’âge de la retraite en fonction de la pénibilité et donc de l’espérance de vie. Une évidence et qui risque d’être autant contesté par les syndicats gauchistes et corporatistes. La France s’apprête donc à connaître le programme présidentiel d’Emmanuel Macron, jeudi 2 février. Parmi les mesures prévues, celle détaillée dans Le Parisien de jeudi, qui prévoit « un vrai système universel de retraite ». »Les règles seront les mêmes pour tous les régimes. Ce sera la vraie fin des inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé », explique l’ex-ministre de l’Économie, précisant ne pas vouloir modifier l’âge de départ à la retraite et de ne pas baisser le niveau des pensions « durant le quinquennat ». S’il est élu en mai prochain, Macron  souhaite « engager dès le début, avec les partenaires sociaux les négociations » sur ce sujet. « Un euro versé pour cotisation ouvrira droit aux mêmes droits, quels que soient votre secteur, votre catégorie ou votre statut. Pour celles et ceux qui sont à au moins cinq ans de la retraite, rien ne changera« , précise-t-il encore. L’enjeu, tel qu’il l’explique au Parisien, n’est pas d’assurer l’équilibre financier du système, qui a été « amélioré », mais de redonner de la « confiance » à des jeunes qui « ne croient plus en notre système ». La réforme permettra alors « d’accompagner les transformations de la société et les multiples évolutions de carrière des individus » car, selon Emmanuel Macron, « pour ceux qui ont changé plusieurs fois d’employeur, la reconstitution de carrière est aujourd’hui un casse-tête. » « Enfin, le système sera plus juste car l’actualisation sera calculée, à terme, en fonction de l’espérance de vie, qui n’est pas la même pour un ouvrier et un cadre supérieur », développe le candidat d’En Marche!

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